Category: societe

  • A Marseille, Martigues, Toulon ou La Seyne-sur-Mer, le premier bain de l’année se fête

    A Marseille, Martigues, Toulon ou La Seyne-sur-Mer, le premier bain de l’année se fête

    Marseille : jeudi 1er janvier 2026 à 12h. Plage Prado-Nord, lieu dit plage du Petit-Roucas blanc (13008).

    Organisée par les Libres nageurs et les Nageurs du Prado, un bain populaire, gratuit et festif, accessible à tous, attend les plus courageux pour sa 2eme édition.

    Bain de pieds, trempette ou petite baignade, rien de tel pour « réveiller les sens et la santé, et se serrer les coudes pour l’an qui vient », annonce l’association, sur le ton joyeux qui les caractérise.
    Un détail ? C’est « esprit carnaval » ! Les bonnets de bain de « Papa Noël » ou chapeaux pointus, langues de belles mères sont les bienvenus. Plumes et paillettes aussi !

    Un pique-nique sur les estrades en haut de la plage après le bain clôture l’initiative. A chacun d’amener des victuailles.

    Attention, aucun encadrement n’est prévu dans l’eau, aucune nage loin du rivage n’est autorisée.

    Marseille: jeudi 1er janvier à 12h. Plage des Catalans (13007)

    Comme chaque année, les Fronts runners Marseille (FRM) association sportive LGBT+ se réunissent à la plage des Catalans pour le premier bain de l’année !

    Pour commencer cette nouvelle année sous le signe du partage, un apéro festif est prévu sur la plage.
    Boissons chaudes et variées. De quoi grignoter aussi pour tous les goûts.

    Marseille : samedi 3 janvier 2026 à 12h. Cercle des nageurs. 140-150 Bd Charles Livon (13007).

    Le bain du 1er samedi de l’année au CNM est un des plus anciens, et des plus renommés de la ville. Il est suivi d’un verre de vin chaud bien mérité.
    Attention seul les membres du cercle sont invités pour ce bain un brin select.

    Martigues : dimanche 11 janvier 2026 à 11h – Plage de la Couronne.

    Soupe, et échauffement en musique, pour une ambiance festive.

    Toulon : 1er janvier à 10h30. Anse des Pins, plages du Mourillon. Séance d’échauffement et top départ du Grand bain.

    Venez- vous jeter à l’eau dans la joli anse des Pins et profiter des bienfaits de la mer poussé par l’élan collectif. Un diplôme attestant de la participation sera remis à tous, avant de partager un chocolat chaud, un café et une petite collation pour se réchauffer.

    La Seyne-sur-Mer: samedi 3 janvier 2026à 10h – Esplanade Boeuf – les Sablettes.

    Vin chaud et récompenses à la clé.

  • Saisie de 102 engins pyrotechniques à Marseille

    Saisie de 102 engins pyrotechniques à Marseille

    Ces engins pyrotechniques étaient dépourvus de toute autorisation réglementaire et à destination de la cité phocéenne. La direction régionale des douanes de Marseille précise que « cette saisie illustre parfaitement la typologie des infractions constatées, constituées à plus de 85% par des colis provenant, pour 80% d’entre eux, de Pologne ».

    Ces marchandises dangereuses, « soumises à autorisation d’importation ou d’introduction de produits explosifs à usage civil », ont été saisies. Le parquet de Marseille a été informé et « déterminera les éventuelles suites judiciaires à donner », ajoute la direction régionale des douanes Dans les Bouches-du-Rhône, un arrêté préfectoral interdit l’usage d’articles pyrotechniques par des particuliers, sur la voie publique, depuis le 23 décembre et jusqu’au 5 janvier.

  • Bassin de Thau : les huîtres et moules interdites à la vente

    Bassin de Thau : les huîtres et moules interdites à la vente

    L’épisode pluvieux du 22 décembre est soupçonné d’avoir accentué une contamination naissante quelques jours auparavant. Aussi, les coquillages récoltés à partir du 19 décembre ne doivent pas être consommés et doivent être ramenés au point de vente. Ce norovirus se traduit par des symptômes gastro-intestinaux dans les 6 à 48 heures suivant la consommation. «Cette mesure temporaire sera levée dès lors que les conditions de sécurité sanitaire seront réunies pour une réouverture des zones de production», a précisé la Préfecture.

  • [Rétrospective 2025] La Marseillaise est dans la place !

    [Rétrospective 2025] La Marseillaise est dans la place !

    Nouveaux locaux, même combat pour votre journal

    Année singulière pour La Marseillaise, 2025 marque les cinq ans de la reprise de notre journal après la liquidation de sa précédente société éditrice, emportée par la crise Covid. Elle marque aussi l’emménagement dans les locaux historiques qui abritaient nos rotatives, entièrement rénovés pour accueillir les équipes de La Marseillaise, mais aussi des événements dans un salle dédiée à cet effet.

    Un symbole de dynamisme, mais aussi de fidélité à nos fondateurs résistants qui avait pris les lieux par les armes à un journal collaborationniste.

    Le 13 octobre, 800 personnes se sont pressées pour assister à l’inauguration de ces locaux flambants neufs par les représentants des institutions et de l’État. Un grand moment de joie et d’émotion, d’autant plus qu’il se tenait place du journal La Marseillaise.

    En effet, le segment du cours d’Estienne-d’Orves situé entre le cours Jean-Ballard et notre siège a été rebaptisé, le 27 mai, du nom de notre journal par le maire de Marseille pour reconnaître l’empreinte de La Marseillaise sur l’histoire de la ville.

    Là encore, un moment intense associant élus et lecteurs.

    Une étape importante franchie en Occitanie

    Plus récemment, le 28 novembre, le siège de La Marseillaise hebdo d’Occitanie était à son tour inauguré à Montpellier, 56 rue de l’Industrie, en présence des représentants des collectivités et de nombreux amis de notre journal. Une étape importante pour le rayonnement de notre titre en Occitanie.

    Autant de pas de géant effectués par La Marseillaise grâce à votre confiance.

    Si nos finances restent aussi fragiles que de la porcelaine et dépendantes de votre soutien sans faille, La Marseillaise a progressé en ventes, en abonnements, sur les plans commercial et événementiel. De quoi aborder 2026 avec un esprit de conquête.

    27 mai. Inauguration de la place du journal La Marseillaise devant notre siège à Marseille
    13 octobre. Nos locaux historiques rénovés inaugurés en présence de 800 personnes
    28 novembre. Nouveau siège à Montpellier
    De nouvelles têtes pour les événements de « La Marseillaise »

    Le 1er décembre, après le départ de Pierre Guille vers de nouveaux horizons professionnels, le pôle événementiel du groupe La Marseillaise a été remanié. Maryan Barthelemy (à gauche) devient directeur des événements et Gilles Picard (à droite), président délégué du Mondial La Marseillaise à pétanque. Par ailleurs, Marc Poggiale devient président de l’association ESCS, organisatrice du Grand prix cycliste de Marseille La Marseillaise, et Jean-Luc Corréard, directeur de course.

    Biodiversité : l’appel qui sème l’espoir

    Le 21 mars, à l’occasion de la venue du printemps, « La Marseillaise » a lancé avec de nombreuses associations un appel pour défendre la biodiversité, imprimé sur une première page ensemencée. Inédit dans le monde de la presse.

    France nature environnement, la Ligue de protection des oiseaux, le Mouvement national de lutte pour l’environnement, Green Cross, le Geres, LSR, Acteurs consommateurs solidaires, l’Indecosa CGT, un comité local de la Ligue des droits de l’Homme mais aussi l’Agence régionale de la biodiversité et de l’environnement ont souhaité s’associer cette opération inédite.

    À cette occasion, une vente de masse a été réalisée et une page quotidienne, alimentée par les photos de vos semis et la couverture de sujets en lien avec les enjeux de biodiversité, s’est poursuivie jusqu’à l’été.

    Depuis, une page de La Marseillaise week-end est consacrée à la biodiversité.

    Et aussi

    16 mai. Soirée pour Danielle Casanova

    La Marseillaise et Kallisté ont organisé, dans le cadre des rencontres du gouverneur militaire Thierry Laval, une soirée dédiée à la résistante communiste corse.

    24 août. Dévoilement de la plaque Pierre Brandon

    Tout premier fondateur de La Marseillaise mais aussi du Patriote Martiguais et du Patriote Niçois, sa mémoire a été honorée par Gaby Charroux, maire de Martigues.

    27 août. Une nouvelle plaque pour Mala Kriegel

    La plaque hommage à la résistante FTP-MOI cofondatrice de La Marseillaise, abattue alors qu’elle distribuait notre journal, a été remise à neuf et inaugurée au 85 boulevard Oddo à Marseille .

    11 septembre. Inauguration du collège Jean de Bernardy

    Cofondateur de La Marseillaise, résistant FTPF, communiste et cégétiste, Jean de Bernardy a désormais un collège à son nom, inauguré en présence de Martine Vassal, présidente du conseil départemental.

    25 septembre. Votre journal attaqué par l’extrême droite

    Un député d’extrême droite du Gard attaque en justice, un rédacteur, Tristan Arnaud, et Léo Purguette, directeur de publication. Rassemblement de soutien devant le tribunal.

    13 octobre. Lancement de l’application mobile La Marseillaise

    Votre journal a désormais son appli.

    2 novembre. Banquet pour « La Marseillaise » dans les Alpes

    Un comité des Amis de La Marseillaise s’est constitué pour mobiliser en vue de la diffusion de notre journal dans le 04 et le 05.

  • [Rétrospective logement 2025 2/2] Un combat avec des hauts et des couacs

    [Rétrospective logement 2025 2/2] Un combat avec des hauts et des couacs

    Le bailleur du Département 13 Habitat dans la tourmente

    Favoritisme, conflits d’intérêts dans l’attribution de logements ou de marchés publics… Ce 13 juin, la fuite du rapport du gendarme du logement social, l’Ancols, a fait l’effet d’une bombe. Y sont pointées en long et en large les dérives au sein du bailleur social du conseil départemental 13 Habitat, qui avaient déjà attiré près d’un an plus tôt l’attention de la justice, une enquête ciblant notamment l’attribution d’un logement social par la présidente (SE) Nora Preziosi à sa propre mère. Immédiatement, la préfecture a exigé un changement de gouvernance, sur la même ligne que la collectivité

    Jean-Marc Perrin à la suite

    Déjà de premières turbulences avaient agité l’office au printemps, avec la mise à pied le 26 mars du directeur général Frédéric Mignon et le licenciement de son prédécesseur devenu conseiller spécial, Jean-Louis Ervoes. En retour, le premier avait adressé dès le lendemain en soirée, à travers un long courriel, une alerte aux membres du conseil d’administration, dénonçant des courriers anonymes d’intimidation sur fond d’accusations de malversations. L’affrontement s’était terminé devant le tribunal administratif qui, le 4 juillet, avait rejeté le recours du directeur général contre son licenciement.

    Après l’éviction agitée de la présidente de 13 Habitat en commission permanente du conseil départemental, c’est l’Aixois Jean-Marc Perrin (DVD) qui a été élu par le conseil d’administration du bailleur le 9 juillet, tandis qu’un nouveau directeur général, Damien Vanoverschelde, était approuvé le 14 août. Avec la lourde tâche pour le binôme de redresser l’office épinglé le 25 juillet par la ministre déléguée chargée de la Ville. Un chantier d’ampleur face à la situation dégradée de nombreuses résidences et au manque de logements sociaux : les locataires eux-mêmes l’ont rappelé avec l’alerte lancée à la mi-novembre par les résidents de douze cités de « 13H » à travers le département.

    27 juin : Nora Preziosi évincée

    Il a fallu s’y reprendre par deux fois pour évincer la présidente de 13 Habitat de son poste. Déjà en conseil départemental le 27 juin Nora Preziosi avait contesté vivement la décision de la présidente (DVD) du Département, Martine Vassal, avant de dénoncer l’absence de vote à bulletin secret en commission permanente. Celui-ci a finalement eu lieu le 16 juillet et le recours en justice rejeté. Le 11 novembre, elle annonçait sa candidature aux municipales avec Erwan Davoux.

    Y.S.

    25 juillet : 13 Habitat sanctionné pour sa gestion de Notre-Dame-des-Marins à Martigues

    Le bailleur 13 Habitat, propriétaire de Notre-Dame-des-Marins, à Martigues, a été sanctionné financièrement par l’État fin juillet après le constat de graves manquements dans la gestion de la cité. Le seul bailleur en France à ne pas avoir respecté ses engagements et à avoir été sanctionné s’est vu infliger le retrait d’un abattement fiscal de 133 000 euros environ. Depuis plusieurs années, la cité est en proie au délabrement, dont la manifestation la plus spectaculaire fut l’évacuation et la destruction d’un bâtiment en 2023-2024 après l’apparition de fissures dans la structure. C’est la seule cité de Martigues à n’avoir jamais été rénovée.

    An.M.

    29 octobre : le quartier de Saint-Michel évacué à Apt

    Il y a deux mois, la municipalité d’Apt faisait évacuer 33 foyers dans le quartier de Saint-Michel après des alertes sur la structure du bâti de trois immeubles. La résidence, construite dans les années 60 pour accueillir 3 000 militaires, représente à elle seule presque un tiers des habitants de la commune. Ceux qui ont été évacués ont été relogés tant bien que mal par la mairie. « Je suis propriétaire et maintenant je suis logée dans un bungalow », lâchait Ouarda Belaid, présidente de l’association qui défend les intérêts des habitants du quartier.

    Mack Salman

    Et aussi

    14 novembre. Des locataires en détresse sociale et financière dans le Var

    L’association pour l’Information et la défense des consommateurs salariés (Indecosa) de la CGT interpelle par lettre ouverte les élus et pouvoirs publics afin que soit débloquée en urgence une aide exceptionnelle pour soulager les locataires du logement social fragilisés par d’important rappel de charges. Quelques jours auparavant, certains résidents de THM avaient reçu un courrier de la CAF les enjoignant à contacter leur bailleur pour établir des dossiers Fonds de solidarité logement (FSL) alors que la plupart ne sont pas en impayé de loyers. Les APL peuvent en effet être suspendues pour des dettes émanant de résiduel de charges locatives.

    T.T.

    Mars. À Avignon, la rénovation urbaine avance enfin

    Dans les tuyaux depuis plus de cinq ans, le Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) est entré dans une phase vraiment palpable dans de nombreux quartiers. En mars, la résidence l’Alizé sur la Rocade a commencé à être démolie. En juin, c’est sur l’avenue Coubertin à Saint-Chamand qu’un immeuble était aussi rasé. Pendant l’été encore, à la Reine-Jeanne ou à la Grange d’Orel les réhabilitations ont été lancées avec de nouvelles façades permettant une meilleure isolation et le raccordement au futur réseau de chaleur urbain. Même si la nature des travaux a créé des remous entre la Ville et Grand delta, ce NPNRU concerne 25 000 habitants, 2 500 logements et 15 équipements publics.

    F.C.

  • [Rétro 2025] Alerte rouge sur l’éducation inclusive dans l’Hérault

    [Rétro 2025] Alerte rouge sur l’éducation inclusive dans l’Hérault

    Depuis la rentrée de septembre, les mobilisations se sont multipliées dans l’Hérault pour protester contre le manque d’AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap).

    « Jamais nous n’avons recensé autant de manquements », dénoncent dans un communiqué commun la FSU-SNUipp 34, le Snes-FSU 34, le Snep-FSU 34, le SNnuep-FSU 34 et SUD Éducation 34, qui ont déposé le 6 octobre une alerte sociale. Certains Pial (Pôles inclusifs d’accompagnement localisé, chargés de gérer les besoins d’accompagnement des élèves en situation de handicap) auraient notamment décidé, depuis la rentrée, « d’accompagner uniquement les élèves à fort besoin, donc relevant d’un accompagnement individuel
    – obligation légale – au détriment de ceux censés bénéficier d’un accompagnement mutualisé
     », assure Clémence Cimier, co-secrétaire départementale de la FSU-SNUipp 34 et AESH.

    42 000 enfants sans solution en France

    « Parfois l’enfant se retrouve avec 1h d’accompagnement par semaine. En classe, c’est de la souffrance pour tout le monde : les enfants qui souffrent de handicap, les autres et les enseignants », dénonce Marie Nikichine, présidente de la FCPE de l’Hérault. Plusieurs mobilisations ont eu lieu, dans l’Hérault comme dans le Gard (la dernière date du 16 décembre) pour défendre les AESH, désormais le deuxième corps de métier de l’Éducation nationale, trop peu nombreux et toujours privés de statut. En Octobre, le ministère convenait que 42 000 enfants étaient sans accompagnants.

  • [Sur la table du réveillon] La fabrique du cidre bon pour la planète

    [Sur la table du réveillon] La fabrique du cidre bon pour la planète

    « Je suis une femme qui travaille en ville et toute seule, dans une région qui n’est pas cidricole. » Laureline Saintemarie, cidrière, âgée de 44 ans, est l’une des rares femmes de la région à s’être lancée dans les bulles suite à une reconversion professionnelle après une carrière dans la culture.

    Pour expliquer la bascule vers le breuvage tiré des pommes, la Cévenole d’origine évoque l’héritage laissé par ses grands-parents. « Ils m’ont transmis le goût pour le cidre, né du souvenir qu’il y en avait à table chez eux », se remémore-t-elle. Amatrice de cidre donc, elle souhaite développer ce savoir faire à Marseille. « Il n’y a pas d’habitude autour du cidre, puisque personne ne le fait, je me remonte les manches et je m’y mets ! », s’exclame-t-elle. Son activité débute en 2021 dans les locaux de la Brasserie de la Plaine, et son ambition se confirme en 2023, avec l’ouverture de La cidrerie marseillaise.

    « C’est bien de produire, mais il faut produire autrement », précise-t-elle cependant, arguant d’une « une volonté forte de faire une fabrication d’un produit que j’aime avec les produits les plus sains possible et laisser le moins de déchets possible ».

    Production responsable

    La quinquagénaire fait part de sa liberté dans son travail, du choix du produit en passant par la mise en bouteille, un processus de qualité. « Je travaille avec un arboriculteur dans le Vaucluse, pionnier du bio dans la région », détaille Laurine Saintemarie, avant de poursuivre : « Mes bouteilles sont réemployables, un autre volet d’un positionnement écologique fort, porté par l’association L’incassable avec l’idée de relancer la filière de lavage des emballages en verre. »

    Sollicitées pour les fêtes de fin d’année, les commandes sont une consécration. « C’est la première fois que j’ai fait une livraison à une boulangerie qui a 70 antennes en Provence, je trouve ça plutôt chouette », confie-t-elle. Laureline vend pas moins de 8 000 bouteilles grandes et petites confondues par an et espère convaincre une nouvelle génération de consommateur.

    114, bd National (3e). sur internet : lacidreriemarseillaise.com

  • À l’hôpital d’Apt, amère fin d’année pour le bloc opératoire

    À l’hôpital d’Apt, amère fin d’année pour le bloc opératoire

    Stupeur, colère, espoir, dépit. En six mois, les habitants d’Apt et de son bassin de vie sont passés par tous les états, rarement satisfaisants, au sujet de l’hôpital. Car en juin, profitant de la fin d’autorisation d’activité chirurgicale au 31 décembre, l’Agence régionale de santé (ARS) a décidé de fermer le bloc opératoire et de le transférer vers l’hôpital de Cavaillon.

    Dans le langage très ouaté de l’ARS, cela donne « un ambitieux projet territorial de renforcement de la chirurgie publique sur le Sud Vaucluse, sans dépassement d’honoraires ». Et d’insister sur « l’impact local limité dans la mesure ou la chirurgie pratiquée à Apt est très faible ». Mais, un large front commun inédit a une toute autre lecture de la situation. « C’est une décision de tableau Excel, pas de terrain, qui donne l’impression qu’Apt et le Luberon ne servent qu’à accueillir les Parisiens en vacances, mais pour se faire soigner, allez ailleurs », recampe Dominique Thévenieau. Pendant six mois, le président du comité des usagers de l’hôpital, aux côtés de plusieurs divers collectifs, du syndicat CGT mais aussi des élus du Pays d’Apt, comme la maire LR Véronique Arnaud-Deloy ou la présidente LR du Département, Dominique Santoni, s’est battu contre le départ du bloc à coup de plusieurs manifestations, d’une pétition signée par plus de 16 000 personnes et de quatre recours suspensifs en justice. En vain.

    La population « n’hésitera pas à porter plainte »

    Si les consultations d’avant et d’après opérations seront maintenues à Apt, « les opérations d’activité programmée sont arrêtées depuis le 18 décembre, celle non programmées depuis le 25 pour éviter d’avoir à transférer des patients début janvier », indique Loïc Souriau, directeur de l’ARS 84, pour qui « les choses sont en train de s’organiser de façon sécurisée, garantie et globalement de façon apaisée ». Notamment sur la question du transfert des chirurgiens ou des agents de bloc. « Tout a été fait en comité restreint juste avant Noël sans réel suivi pour les agents », dément Cathy Larsson, secrétaire de l’union santé CGT Vaucluse. Dans un communiqué, il y a dix jours, le syndicat, tout en ironie adressait de nombreux remerciements, aux « décideurs éloignés de la réalité ». « On était face à un rouleau compresseur, peu importe les dégâts qu’ils peuvent faire, ils se moquent des agents et de la population, c’est le chiffre qui compte, pas l’humain », complète Cathy Larsson.

    « On n’a pas pris cette décision à la légère », défend Loïc Souriau, concédant « une décision peut-être mal comprise » quand on l’interroge sur l’ampleur de la mobilisation qui aurait été de nature à infléchir la fermeture. « Hors particularités de grand éloignement, il n’y a aucun hôpital en France de cette taille qui réalise encore des opérations chirurgicales », assure le directeur de l’ARS 84. Le comité de défense des usagers a toujours contesté « les chiffres biaisés » de l’ARS sur le nombre d’interventions chirurgicales et redoute, en cascade, « la fin du service des urgences la nuit car 40% de son activité, c’est la chirurgie ».

    L’ARS a promis, notamment, une IRM ou un mammographe à l’hôpital. La CGT, tout comme les usagers seront vigilants. « Si des habitants venaient à avoir un souci de santé majeur, ils n’hésiteront pas à porter plainte contre l’ARS et les directions des hôpitaux d’Apt et d’Avignon-Cavaillon », prévient déjà Dominique Thévenieau.

  • Les drones étendent leur surveillance sur le réveillon à Marseille

    Les drones étendent leur surveillance sur le réveillon à Marseille

    La tradition veut que l’on s’embrasse sous le gui pour le nouvel an. Les Marseillais, eux, pourront le faire sous le regard des drones. Ce lundi soir en effet, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône a autorisé leur déploiement pour surveiller tout le centre-ville de Marseille à l’occasion de la Saint-Sylvestre, de 17h jusqu’à 6h du matin. Vingt cités « concernées par des faits de violence urbaine » sont aussi ciblées, depuis la Castellane (16e) jusqu’à la Soude (9e) en passant par Air Bel (11e).

    C’est que le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a promis avoir donné des « consignes de fermeté et d’autorité » aux préfets. Dans les Bouches-du-Rhône, la préfecture de police annonce ainsi « plus de 2 000 forces de sécurité et forces de secours mobilisées », avec en particulier plusieurs compagnies de CRS déployées « dans les quartiers et zones les plus sensibles aux phénomènes de violences urbaines ». Des arrêtés interdisant la vente, le port et l’utilisation d’artifice ainsi que de contenants de carburants complètent le dispositif.

    « Certaines zones à surveiller sont dépourvues de caméras de vidéoprotection permettant une vue sur les différents points hauts présents sur les différentes cités », justifie la préfecture de police dans son arrêté autorisant le survol par drones. Elle craint que soient installés sur les toits des « objets dangereux pouvant mettre en péril la sécurité des effectifs amenés à intervenir », notamment des mortiers d’artifice. Et que les dégradations bloquent la circulation sur les grands axes.

    Plus de 250 arrêtés pris

    Le dispositif pourtant reste inédit pour un réveillon à Marseille. En 2023, le périmètre se cantonnait aux environs de la Soude. La secrétaire d’État chargée de la Ville, Sabrina Agresti-Roubache, était allée à la rencontre des policiers de la division Sud à l’occasion de la Saint-Sylvestre. L’année suivante, six cités étaient cette fois visées. Sollicitée pour expliquer cette évolution au fil des ans, la préfecture de police indiquait, ce mardi, ne pas être en mesure de répondre. La veille, un arrêté similaire pris par le préfet de l’Ariège a pourtant été annulé par la justice, le juge administratif pointant « une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée ».

    L’arrêté pris pour Marseille, de son côté, prend bien le soin d’expliquer que les engins voleront à plus de 60 mètres de hauteur, « ne permettant pas ainsi une captation d’images à l’intérieur des habitations ». La préfecture de police est rodée à l’exercice : le 9 décembre, à l’occasion d’opérations coordonnées contre le narcotrafic (notre édition du 10/12), le cap de 250 autorisations a été atteint dans le département selon notre décompte, les trois-quarts pour Marseille. Seules un quart d’entre elles concernent directement la lutte contre les trafics, tandis que les mobilisations sociales sont de plus en plus visées.

    Circulation interdite sur le Vieux-Port

    Alors que l’Algérie affronte la Guinée équatoriale en Coupe d’Afrique des nations à partir de 17h ce 31 décembre, la préfecture de police a décidé d’interdire la circulation de tout véhicule motorisé le long du quai des Belges, craignant des rassemblements. Dimanche, la victoire des Fennecs fêtée par 800 personnes sur le Vieux-Port n’avait pas été anticipée, « nécessitant le déploiement inopiné d’un service d’ordre ». La circulation pourra reprendre « si l’état des routes le permet ».