Category: societe

  • Avec Mia Frezza, une grande dame de la culture varoise s’en va

    Avec Mia Frezza, une grande dame de la culture varoise s’en va

    « Elle défendait haut et fort la culture en expliquant l’importance de ce combat dans la bataille contre l’extrême droite. » Sous le choc comme beaucoup de monde à Toulon et La Seyne, sa camarade Danielle Dorel veut tout nous dire du personnage qu’était Mia Frezza.

    Elle veut mettre en avant, pour commencer, l’engagement plein de ce petit bout de femme au caractère entier qui s’est tant investie pour faire vivre son idéal de justice sociale. Notamment auprès des jeunes, dans les quartiers, lors des stages en insertion.

    Arrivée de Rome en 1978, Rosa Maria Frezza, qui a été formée entre autres par le dramaturge Dario Fo, aura été en effet de toutes les luttes. Notamment en 2014, se souvient Danielle, pour défendre le statut des intermittents du spectacle.

    Comédienne, metteuse en scène, professeure d’art dramatique, Mia a travaillé des décennies durant aux côtés d’André Neyton, l’ancien directeur de l’Espace Comedia disparu en début d’année. Communiste, syndicaliste et féministe, elle militait activement également au Mouvement de la paix.

    « Elle nous transmettait sa joie de vivre à travers son humour et ses éclats de rire », veut aussi ajouter Danielle Dorel, de peur qu’on passe sous silence une partie de tout ce qui faisait sa personnalité.

    L’ancien journaliste Daniel Bombert écrit, lui, qu’« en travaillant avec les jeunes gens les moins favorisés, Mia libérait leur capacité créative, la liberté de leur sens critique, les guidait et les mobilisait ».

    Eh oui, elle était tout cela Mia. Et bien d’autres choses encore. Son parcours nous oblige. Honorer sa mémoire commence par rester debout et poursuivre inlassablement tous ses combats.

    Ciao, camarade.

  • Le plan vélo doit enfin faire de la place à la petite reine à Aubagne

    Le plan vélo doit enfin faire de la place à la petite reine à Aubagne

    « C’est maintenant, lors du dernier conseil municipal de votre mandature, que vous nous étalez les merveilles de ce que pourrait être la ville que vous n’avez pas su ni voulu aménager pendant deux mandats », assène le conseiller municipal communiste de l’opposition (RGE) Yves Perrin-Toinin, le 18 décembre. Et de trancher : « Il n’est pas question pour nous de contribuer à cette duperie, nous ne participerons pas au vote. » Il a pris la parole après que Laurent Guedj, conseiller municipal délégué à la mobilité, a présenté le schéma directeur marche et vélo.

    Ce plan « prévoit la création de 50 km d’itinéraires piétons et cyclables à travers six itinéraires principaux [en tout 31 km, Ndlr] et des itinéraires secondaires (19 km au total), ainsi que la création d’une zone apaisée du centre-ville. Le parcours proposé dans ce schéma directeur est celui issu de la concertation réalisée auprès des Aubagnais entre le 12 janvier et le 1er avril », expose Laurent Guedj.

    L’aménagement cyclable numéro 1, de 5,5 km, effectuera la liaison Sud du centre-ville (rue de la République) vers les zones d’activités des Paluds et de la plaine de Jouques.

    Vulnérabilité des cyclistes

    Le tracé numéro 2, de 5 km, « emprunte les aménagements piétons et cyclables réalisés dans la cadre du BHNS, mis en service le 1er septembre, et pourra se poursuivre en direction du centre-ville de la commune de Gémenos. Il assure la liaison du centre-ville vers les zones commerciales et industrielles d’Aubagne et Gémenos », détaille le document.

    L’itinéraire numéro 3 (de 5 km) reliera le centre-ville à Beaudinard. Le tracé prévoit de rejoindre la RD43 en direction du secteur de Pont de l’Étoile et traversera les zones d’habitations du quartier des Aubes. Le 4e itinéraire (4 km) permettra de desservir le parc d’activités de Napollon et ses 1 000 emplois, mais aussi les secteurs d’habitations du quartier des Solans, de Napollon, vers le piémont du Garlaban. La mise en service en 2026 du Val’Tram, en direction de la Bouilladisse, s’accompagnera d’une piste cyclable sécurisée entre la station Campagne Valérie et de Napollon. Le tracé numéro 5 partira du centre-ville pour rejoindre la route de la Légion (4,5 km). Enfin, le 6e itinéraire sera initié du centre d’Aubagne, pour aller jusqu’au Pôle Alpha (7 km).

    D’ici là, les cyclistes devront prendre leur mal en patience. La réalisation de ces itinéraires a été phasée de 2026 à 2032. Comme seule 23% de la voirie relève de la commune, 45% de la Métropole Aix-Marseille et 32% du Département des Bouches-du-Rhône, « ce schéma ne pourra se réaliser qu’avec le concours [y compris financier, Ndlr] de la Métropole et du Département », souligne la Ville d’Aubagne. En septembre, le Baromètre vélo, réalisé par la Fédération française des usagers de la bicyclette, a classé la ville d’Aubagne en « G » soit ville « très défavorable » pour la pratique cyclable.

  • Une nouvelle ère s’ouvre pour l’Ordre des avocats à Aix-en-Provence

    Une nouvelle ère s’ouvre pour l’Ordre des avocats à Aix-en-Provence

    Cinquième femme à accéder à cette fonction à la tête du barreau d’Aix-en-Provence, à partir de janvier 2024, Monika Mahy Ma Somga restera la première à s’être fait appeler « Madame la bâtonnière ». Avocate spécialisée en droit des assurances, elle dit avoir exercé ces responsabilités « avec honneur » et « avec la confiance des confrères », dans la continuité des projets portés par ses prédécesseurs, tout en s’appuyant sur « la force du collectif ».

    « Proximité, transparence et indépendance »

    Le mandat de la bâtonnière aura été marqué par un contexte politique et social tendu. à l’été 2024, des avocats ont été publiquement menacés via une liste présentée comme « très partielle d’avocats à éliminer » par un site d’extrême droite. La bâtonnière avait alors appelé à un rassemblement sur les marches du palais de justice d’Aix-en-Provence. « Les avocats, comme les journalistes et les magistrats, sont parmi les premières professions visées. Nous sommes des sentinelles et des remparts de l’État de droit », rappelle-t-elle.

    Parmi les réalisations dont Monika Mahy Ma Somga se dit la plus fière figurent le travail mené par les commissions du barreau, la création de nouvelles instances notamment en droit de l’environnement, ainsi qu’une commission dédiée à la mémoire et à l’histoire du barreau. L’avocate explique qu’il est « important qu’on se replonge dans l’histoire pour mieux aller vers l’avenir ».

    Elle qualifie son expérience pour diriger le barreau d’« extrêmement enrichissante », avant de transmettre le bâton à Xavier Pietra, qu’elle sait « très investi et qui va vivre quelque chose d’unique ».

    C’est donc dans cette continuité que Xavier Pietra s’apprête à prendre ses fonctions dès le 1er janvier pour un mandat de deux ans. Avocat spécialisé en droit des affaires, il aborde cette prise de responsabilité avec « avec lucidité » et affirmant sa « profonde fierté pour notre barreau, conscient de son histoire, de sa diversité et de sa capacité à innover ».

    « S’adapter

    sans se renier »

    Dès les premiers mois de son mandat, le bâtonnier entend inscrire son action dans le concret. Il souhaite « être présent aux côtés des confrères » et répondre aux difficultés quotidiennes. Il souhaite également favoriser « un dialogue structuré avec les juridictions » et « améliorer les conditions d’exercice », notamment pour les jeunes avocats.

    Xavier Pietra précise sa feuille de route : « Il s’agit de poursuivre ce qui a été utile et constructif, tout en affirmant une ligne claire : proximité avec les confrères, transparence dans l’action et défense ferme de l’indépendance de la profession. La continuité n’exclut pas l’innovation lorsque celle-ci améliore concrètement notre exercice. »

    Pour lui, l’enjeu central reste « la capacité de la profession à s’adapter sans se renier. Cela implique de lutter contre la précarité, de préserver le secret professionnel, d’obtenir un véritable respect institutionnel et d’accompagner la transformation numérique de manière maîtrisée et au service des avocats ».

    Enfin, Xavier Pietra souhaite que son mandat soit reconnu pour son « utilité concrète », « son impact réel sur la vie des avocats », le « renforcement de l’unité du barreau » et l’accompagnement des nouvelles générations.

  • Trois Marseillais sur le toit du monde du jeu d’échecs

    Trois Marseillais sur le toit du monde du jeu d’échecs

    Du côté de Marseille-échecs, depuis le 21 décembre, on savoure avec gourmandise les cadeaux ramenés de Turquie.

    Le pays de Saint-Nicolas, ancêtre du père Noël, accueillait les championnats du monde d’échecs en jeu rapide et blitz, dans les catégories de jeunes. Au terme d’une semaine de compétition, Marc Llari, Lucas Protopopescu et Yagis Khan Erdogu ont multiplié les mats -de l’escalier, du berger ou à l’étouffée- pour réussir une magnifique moisson.

    Au total, ce sont cinq titres mondiaux qui sont venus garnir l’armoire à trophées du club. Dans les catégories de jeunes, à savoir U9 pour Lucas Protopopescu, U11 pour Marc Llari et U15 pour Yagis Khan Erdogu.

    Inédit et exceptionnel

    Le trio magique marseillais a su se distinguer dans les deux catégories, avec trois titres en jeu rapide et deux en blitz. « C’est énorme, c’est inédit, c’est exceptionnel ! » Laurie Delorme est encore sur son nuage après les cadeaux que lui ont faits ses protégés. « Ces titres, c’est le fruit d’un travail de longue haleine. Un travail qui montre que nous avons eu raison de croire en notre école d’échecs », confie la présidente du club.

    L’idée est née en 2018, lorsque, avec son équipe de dirigeants, elle a entrepris une restructuration en profondeur du club de Marseille-échecs. « Le vrai coup de booster est arrivé en 2020, lorsque nous avons pu faire venir Mert Erdogdu », souligne-t-elle. Ce grand maître international a su trouver les bons ingrédients dont les résultats à Antalya sont la récompense. « Il a été l’élément déclencheur. Grâce à lui et aussi à notre mécène Evren Uçok, nos jeunes ont pu s’épanouir. »

    Mert Erdogdu a apporté son expertise et sa capacité à transmettre sa science aux plus jeunes. « De plus, sa présence a mis en route une certaine émulation auprès de nos entraîneurs. Son savoir-faire a tiré tout le groupe vers le haut », poursuit Laurie Delorme.

    Pour elle, « voir de jeunes joueurs marseillais s’imposer au sommet mondial, dans deux formats aussi exigeants, est une immense fierté pour le club, pour la communauté échiquéenne locale et pour la ville de Marseille. Ces cinq médailles mondiales montrent qu’avec une vision claire, un travail rigoureux et une passion partagée, nous sommes capables de former des champions du monde. » Ces résultats sont la partie émergée d’un iceberg qui a développé ses activités dans plusieurs quartiers de la cité phocéenne. Marseille-échecs, ce sont 1 500 licenciés, auxquels s’ajoutent 610 adhérents, dont le plus jeune a 4 ans et le plus âgé plus de 90, et où chacun pratique à sa guise. En compétition ou en loisir, « nous sommes ouverts à tous, que ce soit dans notre site historique de la rue Papety au Pharo, ou dans l’une de nos dix antennes de proximité réparties dans tout Marseille », précise Laurie Delorme.

  • [Les illuminations font un carton] Du pont au palais, c’est toute la ville d’Avignon qui scintille

    [Les illuminations font un carton] Du pont au palais, c’est toute la ville d’Avignon qui scintille

    Les mauvaises langues diront qu’à quelques mois des municipales, la Ville a mis le paquet sur les festivités de fin d’année. Sauf qu’à Avignon, la programmation de décembre est assez similaire d’une année sur l’autre, même si 2025 a été rythmée par une programmation Terre de culture, marquant la 25e année de l’année capitale européenne de la culture. Entre la forêt enchantée sur la place de l’hôtel de ville ou le monde des lutins, place Saint-Didier, Avignon s’est inspirée cette année de la fête des Lumières à Lyon pour attirer encore plus les regards.

    Des Anooki, « d’étranges petits esquimaux lumineux ne se déplacent qu’en couple, et jouent à cache-cache dans nos rues », souligne la maire Cécile Helle (PS). Créés à Lyon, cinq couples ont été installés porte de la République, place Saint-Didier, aux Halles, à l’hôtel de ville et rue du Vieux Sextier/rue Bonneterie. Évacuons la polémique lancée par certains sur l’utilité des Anooki – ceux de la place Saint-Didier ont même été victimes de coups de couteau… – pour ne garder que leur rôle photogénique. « Ils sont trop mignons », glisse Maëlle se faisant photographier devant un des couples, celui justement meurtri de la place Saint-Didier, un début de soirée de semaine. Plus globalement, cette étudiante apprécie le fait « que l’ambiance de Noël se ressente pendant tout le mois, n’importe quel soir de la semaine et pas seulement lors de gros événements ciblés ».

    Gros bémol cependant, les illuminations sont surtout circonscrites à l’intra-muros. Franchir les remparts plonge directement dans l’ambiance : arches lumineuses le long de la rue de la République, grands sapins éclairés dans le hall de l’hôtel de ville et les principales places, rues commerçantes baignées de couleurs, ou encore des « joyeuses fêtes » projetés sur les remparts. « Cela donne un côté apaisant, commente Franck à la sortie d’un caviste. Surtout dans un centre-ville pas toujours très accueillant le reste du temps. »

    Le pont d’Avignon reconstitué lors du feu d’artifice

    Outre les illuminations permanentes de décembre, trois grandes parades lumineuses ont égayé les samedis après-midi et ont largement fait le plein de spectateurs. « Il y avait des danseuses sur des échasses, des dirigeables style Jules Verne, c’était très sympa », raconte Guilhem, qui a assisté à celle du 13 décembre. La recette du succès selon lui ? « C’est gratuit, facile d’accès sans contrainte de temps ou de sac à ouvrir et populaire », analyse cet habitant de l’intra-muros.

    Deux autres gros temps forts ont aussi jalonné cette période festive. Les 19, 20, 21 et 22 décembre, le Grand mix, spectacle de sons et lumières, a été projeté, en continu en soirée toutes les 15 minutes, sur la façade du palais des Papes. « Un mapping drôle, poétique et participatif qui invite le public à entrer virtuellement dans les musées de la Ville, avec une galerie de 80 portraits qui prennent vie et interprètent des tubes de Diams, Dalida ou ACDC ! », décrit la municipalité. Dans la même veine, un feu d’artifice a été tiré le 23 au soir depuis les berges du Rhône, période hivernale désormais traditionnelle pour ce genre de spectacle pyrotechnique. Qui a fait la part belle à dix tableaux holographiques afin de réédifier le pont d’Avignon.

  • Le plan grand froid activé en Vaucluse pour héberger les sans-abri

    Le plan grand froid activé en Vaucluse pour héberger les sans-abri

    « En raison des tensions sur les dispositifs d’hébergement d’urgence ainsi que des prévisions des températures ressenties en Vaucluse sur les prochaines nuits, le préfet de Vaucluse active à compter de ce jour les mesures d’accueil d’urgence : les capacités d’hébergement d’urgence ainsi que les dispositifs de veille sociale sont renforcés dans le département », indique la préfecture dans un communiqué édité vendredi.

    En premier lieu, un centre d’hébergement exceptionnel pour les sans-abri est mis en place à Avignon. « La maison municipale de Mérindol, située 15 rue Paul-Mérindol est mise à disposition par la Ville d’Avignon. Son activation au bénéfice des personnes en situation de vulnérabilité est permise grâce à la mobilisation des services de la Ville d’Avignon, du service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO), de la Croix-Rouge, du Secours populaire aux côtés des services de l’État », souligne la préfecture. Cet accueil à destination des personnes sans-abri est ouvert chaque jour de 18h à 9h. « Une évaluation des besoins sera conduite par les services de l’État permettant le maintien de cet accueil jusqu’au radoucissement des températures », précise-t-elle.

    Appel à la vigilance

    De plus, en parallèle le SIAO va continuer d’assurer la coordination et le suivi des capacités d’hébergement d’urgence ainsi que l’orientation des demandes d’hébergement. Des effectifs du SIAO seront par ailleurs présents, aux côtés des bénévoles de la Croix-Rouge et du Secours populaire, au sein de la salle Mérindol. Et à la préfecture d’appeler « particulièrement les maires à la plus grande vigilance en cette période, en accueillant toute personne en difficulté qui leur serait signalée ».

    Les demandes d’hébergement ou le signalement de personnes en détresse est à signaler au 115, le numéro d’urgence joignable 24h/24 et 7J/7.

  • Un nouvel accélérateur IRM pour le Centre Saint-Louis à Toulon

    Un nouvel accélérateur IRM pour le Centre Saint-Louis à Toulon

    Seul centre de radiothérapie du département du Var, le Centre Saint-Louis, à Toulon, établissement privé d’intérêt collectif de la Croix Rouge française, a fêté ses 20 ans d’existence cette année. Il s’impose également comme l’un des plus performants au niveau national grâce à une prise en charge innovante et humaine des patients atteints de cancer. Chaque année, plus de 2 100 y sont traités, dans un environnement associant expertise médicale, technologies de pointe et accompagnement personnalisé. Le centre collabore avec les hôpitaux publics et cliniques privées du territoire pour garantir une continuité et une qualité de soins exemplaires.

    « Une technologie révolutionnaire »

    Dans le cadre de la poursuite de son développement, le centre vient de se doter de l’accélérateur IRM Linac Unity de la société Elekta. Cette technologie, qui combine en temps réel l’imagerie IRM de haute précision avec la radiothérapie adaptative, permet de cibler la tumeur avec une extrême précision, tout en épargnant davantage les tissus sains. Le Unity est utilisé pour traiter des cancers complexes, notamment ceux du pancréas, du foie, de la prostate ou du poumon, et offre aux patients des traitements personnalisés et mieux tolérés.

    « Avec l’acquisition d’une technologie révolutionnaire, l’établissement intègre le cercle restreint des centres qui en sont équipés en France. Il se positionne comme un acteur incontournable dans l’innovation en cancérologie et démontre son engagement en faveur d’une médecine de pointe au service des patients », se réjouit le Dr Caroline Cross, présidente de la Croix Rouge française, présente pour l’occasion.

  • La bastide de la Duranne poursuit sa transformation

    La bastide de la Duranne poursuit sa transformation

    Le quartier de la Duranne continue son expansion et avec elle, les services et infrastructures. Au centre de ce quartier du sud-ouest de la capitale de Provence, la bastide de la Duranne, aux allures de maison bourgeoise du XVIIe siècle érigée le long de l’allée Étienne-Lambert, poursuit les dernières étapes de sa rénovation, métamorphosée pour devenir un bâtiment de service public.

    « Les travaux du rez-de-chaussée sont quasiment terminés, nous attendons le feu vert de la Ville pour savoir quand ouvrir », précise Rémi Capeau, élu (LR) du quartier. La prochaine phase de rénovations concernera donc les premiers (R+1) et deuxième (R+2) étages de cette bâtisse. Le rez-de-chaussée hébergera la mairie annexe du quartier, les étages supérieurs devraient accueillir des locaux associatifs. « Pendant toute la durée des travaux, la mairie au rez-de-chaussée sera en exploitation », indique un marché de travaux dans lequel sont définis les contours des rénovations attendues.

    Huit mois de travaux

    L’appel d’offres pour la suite du chantier est d’ailleurs ouvert jusqu’au 6 janvier. Avant toute transformation intérieure, le chantier débutera par une série d’opérations plus ou moins lourdes. Le règlement de la consultation prévoit notamment des travaux de « désamiantage, déplombage, démolition, curage », indique le marché public. La structure même de la bastide devrait faire, elle aussi, l’objet d’une attention particulière, avec des opérations de « reprise de structure » visant à renforcer les éléments fragilisés par le temps. L’enveloppe du bâtiment est elle aussi concernée. Charpente, couverture, façades, menuiseries extérieures, serrurerie… sont intégrées au programme de travaux. L’objectif est double : améliorer les performances du bâtiment, notamment en matière d’étanchéité et de sécurité avec, comme contrainte, le respect de l’aspect architectural de la bâtisse. Quant aux rénovations intérieures, soit les cloisons, faux plafonds, les menuiseries intérieures, revêtements de sols et de murs, peinture et nettoyage final, elles figurent parmi les prestations prévues. Tout comme les réseaux techniques, qui sont également entièrement repris. Le marché prévoit, dans un dernier temps, des travaux de chauffage, ventilation, climatisation, plomberie sanitaire ainsi que d’électricité. Finalement, les délais d’exécution de l’ensemble, tous lots confondus, sont de huit mois, période de préparation incluse.

  • Une consultation publique lancée sur les nuisances de l’aérodrome des Milles

    Une consultation publique lancée sur les nuisances de l’aérodrome des Milles

    Un projet d’arrêté portant sur la « limitation des conditions d’utilisation des tours de piste » de l’aérodrome d’Aix-les Milles est actuellement à l’étude, indique le ministère des Transports. Objectif affiché : réduire les nuisances sonores autour de la plateforme, régulièrement dénoncées par les associations et comités de quartier riverains. Une consultation publique est ouverte sur ce projet jusqu’au 11 janvier. « Les tours de piste des aéronefs constituent la principale source de nuisances pour les riverains proches. L’objectif de cet arrêté est de conditionner, en période estivale, l’exécution des tours de piste à la performance acoustique des avions légers », précise le ministère. Le texte prévoit notamment de limiter les tours de piste toute l’année, entre 8h et 19h. Des restrictions renforcées s’appliqueraient, en plus, entre le 1er juin et le 15 septembre. Les week-ends et jours fériés, seuls les avions électriques et légers basés les moins bruyants seraient autorisés à effectuer des tours de piste. Pour le collectif C2DA, l’arrêté est pourtant limité à la fois géographiquement, sur les activités, et dans le temps. « L’arrêté ne traite pas la totalité des autres nuisances : les paras, l’aviation d’affaire… On avait demandé d’avoir des mesures plus ambitieuses que ce que l’on nous propose, rapporte François Cabenet, président de C2DA. Il portera quelques améliorations mais ne va pas traiter la problématique [sonore] des villages (…) Enfin, l’arrêté porte sur trois mois et demi. Lors de la dernière CCE [comission consultative de l’environnement], les associations ont demandé qu’on porte le consensus sur sept mois au mois d’activité. On peut mieux faire », estime François Cabenet.

  • Et dans ce clair-obscur surgissent les drones à Martigues

    Et dans ce clair-obscur surgissent les drones à Martigues

    C’était la cohue en centre-ville. Les spectateurs, venus en famille parfois depuis Marseille, ont investi la place des Aires, le jardin de la Rode, le pont bleu et jusqu’au pont levant pour profiter du spectacle de drones son et lumière offert par la Ville pour marquer la fin de la période de Noël, devenu depuis quelques années une institution martégale.

    À 18h samedi, la musique électronique démarre alors que décollent les centaines de petites torches lumineuses, entamant leur ballet étoilé au-dessus de l’étang de Berre. Les enchaînements révèlent plusieurs figures en deux mais aussi en trois dimensions, comme des dessins animés dans le ciel martégal.

    Un rendez-vous familial

    À chaque nouvelle figure, Elisabeth et sa camarade Estrelia y vont de leurs devinettes à voix haute. « Un pêcheur ! » crie l’une à la vue d’un personnage et sa cane, « une mouette ! » lance l’autre face à un gabian au bec jaune battant des ailes dans le ciel. Une boussole aux aiguilles tournant en trois dimensions, une bouteille de vin se déversant dans un verre ou encore un voilier passant sous le pont levant complètent le tableau dressé par les drones.

    Les deux jeunes filles ne sont pas venues seules, mais en famille. « On ne voit pas souvent ce genre de spectacles, ça laisse à imaginer » commente Raphaël Ramage, père d’Estrelia venu de Saint-Chamas. « L’enchaînement est agréable et le fait que ça soit gratuit est super aussi », estime-t-il.

    Caroline Demeurant, du même groupe, est venue de Fos-sur-Mer. « Le terme d’ensemble marche bien » considère la spectatrice, après avoir vu les drones dessiner le mot dans le ciel. Comme inspirée par la magie du Noël martégal.