Une réhabilitation réalisée grâce à la collaboration entre la SNCF, la CGT Cheminots et l’Institut d’histoire sociale (IHS) de la CGT. « Cela perpétue la mémoire des anciens qui luttaient contre les nazis et le régime fasciste français », glisse Pierre Chotard, de l’IHS. « Que les cheminots d’aujourd’hui puissent connaître l’histoire et la transmettre n’est pas anodin. En cette journée, l’inauguration prend tout son sens », abonde Delphine Couzi, directrice régionale TER Paca.
Category: social
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Les dockers rendent hommage à Marcel Sanchez
C’est à un monument du syndicalisme sur le port qu’a rendu hommage la section syndicale des retraités dockers CGT de Marseille. Cette dernière a inauguré, vendredi 22 mai dernier, un local « Marcel-Sanchez », secrétaire général des dockers CGT du port de 1987 à 1993 et décédé en janvier 2021. « Marcel Sanchez mena notamment le combat contre la réforme du statut des dockers, administrateur du port, responsable à la Fédération CGT des Ports et Docks », relate la section, qui a également posé une plaque commémorative pour l’occasion. Une pose réalisée par le secrétaire des retraités dockers, Henri Ballester et Nora Sanchez, son épouse.
« De nombreux dockers retraités étaient présents pour cette cérémonie, aux côtés du représentant du syndicat, Gilles Olivieri. Des représentants du Grand Port Maritime, de la Réparation navale, des Douanes ainsi que du bureau de l’Union syndicale des retraités CGT 13 avaient également fait le déplacement, tout comme une délégation de la section PCF du port », poursuit la section.
Elle rappelle que c’était un « militant profondément attaché aux valeurs de la CGT, son parcours fut marqué par son engagement au sein du PCF, à la section du port. Il a contribué au développement de notre section de retraités et veuves de dockers jusqu’à sa mort ». C’était aussi un artisan du « rapprochement des travailleurs portuaires, en particulier avec les dockers de Fos et de l’ensemble du bassin méditerranéen » puisqu’il était « à l’initiative de la coordination internationale IDC, aujourd’hui EDC [syndicat européen des dockers, Ndlr.] ».
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À Aubagne, une foule se dresse pour la gratuité des transports
« Liberté, égalité, gratuité ». C’est le slogan qui sera retenu par l’assemblée générale d’habitants et d’élus du Pays d’Aubagne, réunis en masse mercredi dans la salle du Bras d’Or à Aubagne pour défendre un droit vieux de 17 ans. La gratuité des transports pour tous, en place depuis 2009 dans les 12 communes du Pays d’Aubagne et de l’Étoile*, pourrait en effet voir sa pérennité menacée par les finances serrées de la Métropole Aix-Marseille, en déficit de 123 millions d’euros. Un retour en arrière inenvisageable pour l’Association se déplacer en liberté (Asdel) qui appelait donc mercredi habitants et maires du secteur à se rassembler pour rappeler les effets positifs d’une mesure envisagée comme une « grande avancée sociale » par de nombreux élus locaux. « On ne parle pas d’une utopie mais bien d’un acquis social qui passera bientôt l’âge adulte, s’est ému Jean-Pierre Squillari, maire (DVG) d’Aubagne. La solidarité n’est pas une option, mais bien un devoir. Monsieur le préfet, vous ne toucherez pas à la gratuité [le maire s’adresse au préfet car la Métropole, refusant de voter un budget, est passée sous tutelle de la préfecture des Bouches-du-Rhône, Ndlr]. » Après un rapide rappel sur les modes de financements actuels de la gratuité en Pays aubagnais – permis grâce au versement mobilité, (notre édition du 26/05) –, de nombreux participants, citoyens comme élus, ont pu exprimer leur attachement à un service qu’ils considèrent comme répondant à un impératif de solidarité, de protection de l’environnement et de santé publique.
Trois actions identifiéesSurmotivés à conserver cet acquis, qui sonne plus qu’actuel au regard des conditions climatiques et de l’état du pouvoir d’achat français, les membres de l’assemblée ont identifié trois actions à venir. Parmi elles : une mobilisation le samedi 13 juin, au Pôle d’échanges d’Aubagne. L’Asdel est entre-temps chargée de rédiger une pétition qu’elle fera ensuite circuler dans toutes les communes concernées. Les mairies sont également invitées à manifester leur soutien à l’aide d’affichages prônant le message : « Liberté, égalité, gratuité ».
* Aubagne, Auriol, Belcodène, Cadolive, Cuges-les-Pins, La Bouilladisse, La Destrousse, La Penne-sur-Huveaune, Peypin, Roquevaire, Saint-Savournin et Saint-Zacharie.
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Trois jours de rencontres pour lutter contre la xénophobie
Une première journée riche en information. Depuis ce mercredi matin, l’association Réseau Sanctuaire, et son fondateur Jean-Pierre Cavalié, ainsi que des bénévoles du collectif Marseille Hospitalités ont réuni des participants variés, travailleurs sociaux, étudiants, militants. La thématique : l’accueil des personnes étrangères à Marseille, qui est rentrée en 2020 dans le programme Anvita, l’Association nationale des villes et territoires accueillant. Le contexte : la montée de l’extrême droite et la recrudescence de la xénophobie en France et dans le monde. « On vit dans une culture de l’hostilité généralisée. Nous voulons enraciner une culture de l’hospitalité », explique Jean-Pierre Cavalié. En s’inspirant des « villes sanctuaires » américaines, dont les lois permettaient de protéger les personnes sans-papiers, le militant défend des pratiques de désobéissance civile douces. « Le droit à l’hébergement est un droit fondamental. C’est la base de tout. Il faut que les citoyens s’emparent de cette cause. »
Le matin, plusieurs rencontres ont eu lieu, dont une avec des associations d’hébergement solidaire à la Friche Belle de Mai, comme le Collectif des habitants organisés du 3e (CHO3) mais aussi On le fait pour nous. « Ces associations sont le relais de la Cimade à l’échelle des quartiers », explique Bernadette, bénévole à l’accueil de la Cimade Marseille qui œuvre pour l’accès aux papiers.
Trouver des solutionsUne visite d’exposition au Musée d’Histoire de Marseille revenait sur son histoire postcoloniale. Cette visite était organisée par la doctorante Marie-Aude Salomon, dont la thèse dresse un parallèle entre l’accueil à Marseille et à Bristol, en Angleterre, qui fait partie du réseau des villes sanctuaires.
Après un repas partagé sur la place de la Porte d’Aix, organisé par le collectif Les Anges du Bonheur 13, place à la réalisation d’une fresque collective sur la résistance active à Marseille. Durant deux jours, à l’Institut méditerranéen, auront lieu des tables rondes autour de la question de l’hospitalité, avec des chercheurs internationaux. En point d’orgue, une mise en commun et un bilan des trois jours de discussion se tiendront vendredi à partir de 14h.
Au programme
Ce jeudi 28 mai, à partir de 9h, rencontre avec des chercheurs. Repas partagé à midi.
L’après-midi, deux tables rondes et une visio sur les réseaux sanctuaires aux États-Unis.
Puis, vendredi 29 mai, à partir de 9h30, trois tables rondes, suivi d’un repas partagé, puis d’une mise en commun à partir de 14h et enfin un bilan de ces trois jours de rencontres.
À l’IMVT (Porte d’Aix), programme complet sur www.marseille.archi.fr/agenda
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![[Prix des carburants] Dans les Alpes, les trajets siphonnent le porte-monnaie](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/05/0e80d53d1549babf84e0dfba4264e2cf.jpg)
[Prix des carburants] Dans les Alpes, les trajets siphonnent le porte-monnaie
« On ne se demande vraiment si c’est rentable d’aller bosser », soupire Julien, commercial. Ce mercredi matin, il vient faire son plein à la station-service Total du Relay de Puymaure. En ville, on remarque sans peine que l’affluence est plus importante dans les stations Total, les seules à maintenir le prix de l’essence à moins de 2 euros le litre.
« Je fais La Saulce-Gap chaque jour, donc 20 km aller et retour, explique Julien. Jusque-là, j’en avais pour environ 150 euros par mois, maintenant c’est plus de 200. » Il n’est pas éligible aux aides de l’État, notamment la prime « grands rouleurs » pour les professionnels qui font plus de 30 km par jour, car il touche plus que le revenu fiscal annuel de référence, qui doit être inférieur ou égal à 16 880 euros. « J’ai le sentiment qu’on nous pousse vers l’électrique, déplore-t-il. Comme on nous a poussés vers le diesel pendant des années avant ça. » Pour les professionnels des Hautes-Alpes, un territoire enclavé où la voiture est souvent indispensable, la hausse du prix du carburant oblige à rogner sur d’autres dépenses. « Mon mari est métallurgiste, il part de La Bâtie-Montsaléon, dépose notre fille à Serres et va à La-Roche-des-Arnauds chaque matin, rapporte Julia. On n’est pas éligibles aux aides, on n’est pas les plus touchés, on gagne correctement notre vie, mais ça limite tout de même les trajets. Les week-ends chez ma famille à Lyon, qu’on faisait tous les mois, on a tiré un trait dessus. »
Pour les agriculteurs, nombreux sur le département, certains mécanismes déjà mis en place soulagent l’effort financier à faire. « On peut se faire rembourser la TVA sur le carburant agricole l’année suivante, ce qui nous aide pas mal, explique Mathieu, éleveur bovin dans le Champsaur. Mais on fait plus attention quand même, on limite le plus possible les allers-retours entre nos différents terrains. »
Beaucoup ne sont pas éligibles aux aidesToutefois, la plupart des professions intermédiaires, qui utilisent la voiture au quotidien, ne sont pas éligibles ou peu enthousiasmées par les aides proposées par l’État comme le chèque « grands rouleurs » ou les aides à l’achat d’un véhicule électrique. « Dans mon service, ceux qui ne viennent pas de Gap font de l’autopartage, sinon c’est trop cher, et le plafond de revenu pour bénéficier de l’aide est trop bas », atteste Laura, aide-soignante. Comme pour beaucoup de professionnels, elle dépend de la volonté de son employeur de mettre en place des aides. « Pas mal d’entre nous qui vivent à Gap ont bénéficié de l’aide de la Ville pour acquérir un vélo électrique, mais, pour les autres ça ne change rien », ajoute-t-elle.
A.F.
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L’inclusion doit passer par l’ouverture d’une classe Ulis
« C’était mieux cette année, je préfère l’Ulis. » Tasnim, 10 ans et en CM2, a pu bénéficier d’une Ulis en dernière année de primaire. Mais ses espoirs comme ceux de sa mère de continuer au collège risquent fort d’être déçus. C’est la raison pour laquelle les syndicats CGT, FSU et Sud ont organisé un rassemblement devant le collège Frédéric-Mistral mardi soir pour exiger l’ouverture d’une Unité locale pour l’inclusion scolaire (Ulis) au collège sur la ville.
« On nous a dit qu’il n’y avait pas d’Ulis collège à Port-de-Bouc, qu’il faut aller à Fos ou Martigues », précise Nour Boukabbout, mère de la jeune Tasnim, « mais je ne suis pas véhiculée, mon mari travaille de 8h à 17h, et il n’y a rien de prévu pour les transports », énumère-t-elle. Les mêmes inquiétudes habitent les parents présents. « Ce sont des enfants en difficulté, avec parfois des pathologies. Mais on nous dit qu’on peut rien faire. »
La revendication ne date pourtant pas d’hier. « Ça fait six ans qu’on demande une Ulis collège avec notre syndicat, l’intersyndicale, nos élus et les parents d’élèves car chaque année des enfants sortent primaire et restent sur le carreau », déplore Laurence Cassandri, de la CGT Éduc’Action. Résultat : « Plein de gamins sont déscolarisés avant 16 ans » d’après la syndicaliste. La demande est « légitime » aux yeux de Valérie Zikka Dussol, de la FSU : « On vient d’apprendre que le directeur académique veut augmenter les effectifs d’Ulis par dérogation. Avec cette augmentation on pourrait ouvrir l’Ulis ici », affirme-t-elle.
« C’est du validisme »Face à cette « rupture d’égalité appelée validisme » pointée par la syndicaliste Sud présente, les élus se tournent vers le Département. « Nous rencontrons le directeur académique la semaine prochaine et ce sera pour gagner », assure le maire (PCF) Laurent Belsola. En parallèle, le maire et la conseillère départementale (PCF) Magali Giorgetti ont rencontré la présidente (LR) du Département Martine Vassal pour porter la demande d’ouverture d’Ulis auprès de l’Éducation nationale.
La question est presque morale. « On met des millions d’euros pour la guerre mais on entasse nos petits à 35 en classe », assène le secrétaire de l’UL CGT Maixent Bitan, en même temps que se dégradent « les conditions de travail des enseignants » et personnels éducatifs.
C’est politique.
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![[Entretien] Julien Bouillé (CGT) : « Le capitalisme se sert des guerres pour diviser »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/05/890f22916e27ac78b2689248d22c1cc6.jpg)
[Entretien] Julien Bouillé (CGT) : « Le capitalisme se sert des guerres pour diviser »
Dans le cadre de ce 33e congrès de la CGT des Hautes-Alpes, son co-secrétaire, Julien Bouillé, fixe les grands enjeux et principaux thèmes des débats à venir pour ces trois prochains jours.
La Marseillaise : Quels sont les principaux enjeux de ce congrès ?
Julien Bouillé : Refaire, réaffirmer les bases, nos valeurs, si la maison n’a pas de bonnes fondations elle ne tiendra jamais. Le retour au B.A-BA : quelles sont les valeurs de la CGT ? Qu’est-ce qu’une union départementale ? Qu’est-ce qu’un syndicat ? On se rend compte que pendant quelque temps ce qu’on appelle la formation initiale, le front commun, a été moins suivi que le reste de nos formations plus techniques. Il y a une forme d’oubli de ce qu’est la CGT, pourquoi elle a été créée… On a un peu perdu le lien, on a des camarades en responsabilité dont on s’aperçoit qu’ils n’ont pas fait les formations initiales. Le congrès permettra de fixer cette orientation.
Comment va-t-il se dérouler ?
J.B. : Dans un premier temps un rapport d’activité est dressé et voté par l’ensemble des congressistes. Ensuite, le congrès est découpé en trois parties. La première, c’est « redonner du sens à nos actions ». Après, on se réunit au Buffet de la gare de Veynes, lieu historique qui propose des produits locaux en circuit court. Le lendemain, on abordera le deuxième thème : « la protection sociale, notre bien à défendre ». Un focus sur les luttes menées autour de la protection sociale, en lien avec l’action sur la réforme des retraites, avec l’IHS 05, l’Institut d’Histoire sociale de la CGT, la branche départementale. Le dernier thème c’est « une organisation démocratique construite par et pour chacun et chacune ». Ces thématiques seront débattues, et de là seront établies des orientations pour les trois années à venir. À l’issue de ces débats, on mettra également au vote la future équipe de direction de l’Union départementale, composée d’une trentaine de personnes parmi lesquelles sera désigné un bureau et le ou la secrétaire générale de l’Union départementale.
Il y aura un débat sur la montée des guerres et de l’extrême droite, les deux sont liées ?
J.B. : On a pour habitude d’associer un moment culturel à notre soirée fraternelle et on a choisi de dédier un débat sur le thème « Guerre/Migration, qui profite des guerres, qui subit ? » Nous avons choisi ce thème qui est d’actualité, de par les guerres qui se multiplient et de l’extrême droite qui monte partout. Pour nous, la CGT, le lien entre les deux est évident, c’est le capitalisme. Il se sert des guerres, des extrêmes droites pour diviser, grignoter tout ce qu’il peut et produire de l’argent. La CGT, en combattant les idées d’extrême droite sur le lieu de travail, peut entraver la progression de ses idées en France. C’est pour cela qu’on fait intervenir la Cimade, Visa [Vigilance et initiatives syndicales antifascistes] et le Mouvement de la paix, pour montrer que le syndicat et le mouvement social, s’ils sont seuls de leur côté, ne peuvent rien. Si on n’est pas capables de s’unir, on n’y arrivera pas.
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Grève massive au centre hospitalier d’Allauch
« On souhaite une direction à plein temps, on veut continuer à exister pleinement et se développer », le secrétaire général de FO du centre hospitalier d’Allauch, Antony Collu, ne cache pas son énervement, ce mardi. En cause ? Des problématiques de gouvernance à répétition selon lui. « On a subi une direction, qui était commune avec l’hôpital d’Aubagne, pendant 2 ans. Ça s’est très mal passé », entame-t-il. Avant de rentrer dans le vif du sujet : « Cette direction prend fin le 1er juin, mais on a reçu une note, la semaine dernière, nous annonçant une nouvelle direction par intérim puisque le directeur est également dirigeant du centre gérontologique de Montolivet. » De quoi illustrer, pour son organisation, le manque d’attention des autorités de santé pour l’établissement allaudien et « un manque de transparence ». D’où un mouvement de grève « massif », ce mardi. « Il y avait plus de 200 agents mobilisés, c’était inédit », poursuit Antony Collu.
Son organisation revendique « le développement » du centre, alors qu’ils craignent des baisses de moyens potentiellement à venir du fait de cette direction « commune avec l’AP-HM ». « On redoute des suppressions de postes et des fermetures de lits. Il y a déjà eu un projet de délocalisation de notre service addictologie, on veut pas que ça se reproduise », assure le syndicaliste. Notons que plusieurs élus locaux, dont le maire Lionel De Cala (LR) ou encore l’élu d’opposition communiste Frédéric Dutoit étaient présents en soutien aux grévistes.
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Double mobilisation pour le secteur social à Marseille
Toujours en souffrance, les salariés des structures associatives du secteur social et médico-social étaient sur le pont, ce mardi. « L’État est notre financeur principal, aujourd’hui on est devant la préfecture pour se faire entendre sur nos rémunérations ! », plante Coralie Dumarais, responsable de la branche associative de la CFDT Santé Sociaux des Bouches-du-Rhône. Une mobilisation qui ne vient pas de nulle part puisqu’elle se tient en pleine négociation, entre organisations syndicales et patronales, sur la convention collective. « L’État nous demande de fusionner les conventions collectives pour l’ensemble du secteur, il en veut une unique. La problématique, c’est qu’il se dédouane complètement en ne voulant pas donner un budget précis », développe Coralie Dumarais. Avant de pointer un « blocage » logique suite à ce manque de cadrage : « Cela fait trois ans qu’on est en bras de fer, rien ne bouge. »
Un besoin urgent
de financementsProblème : il y a urgence dans un secteur où certains salariés commencent leur carrière « en dessous du Smic » du fait justement des conventions collectives pas vraiment protectrices. « La précarité augmente, il y a un turnover énorme, le secteur se vide par manque d’attractivité », résume la militante, qui a été reçue en préfecture suite à la mobilisation.
Même discours, ou presque, pour Sud Santé Sociaux, dont les militants étaient devant le Conseil départemental cette fois, puisque la collectivité a la compétence de l’action sociale. « Les budgets se réduisent comme peau de chagrin, il y a un sous-financement de nos structures. Beaucoup de collègues ne trouvent plus de sens dans le métier », explique Bachir Staali, co-secrétaire départemental de l’organisation. La conseillère municipale déléguée à l’accès aux services publics, Katia Yakoubi (L’Après) qui est justement assistante sociale, tonne : « Le secteur social devrait être une priorité de l’État et chacun doit prendre ses responsabilités. La Ville prendra la sienne. »
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Le progrès en étendard à la fête de « La Marseillaise » à Avignon
Sous les grands arbres couverts de lierre du parc des Libertés de l’île de la Barthelasse, à Avignon, les températures en hausse n’ont pas calmé les ardeurs de plusieurs centaines de personnes qui se sont réunies ce dimanche 24 mai à l’occasion de la Fête de La Marseillaise.
Une occasion annuelle de se réunir, d’échanger, de débattre, de s’informer mais aussi, bien sûr, de faire la Fête. Une journée qui s’est lancée autour de 9 heures avec l’arrivée des militants des différentes organisations politiques et associatives. Café et huile de coude au menu pour mettre en place les stands. Très vite, ce fut déjà l’heure du repas autour d’un verre d’eau, de bière ou de vin selon les goûts. Et de trinquer avec quelques membres du Club de la presse de Vaucluse et sa nouvelle présidente Dominique Ghidoni, sous les ajustements acoustiques du groupe Reno Bistan qui a laissé entendre quelques extraits des chansons jouées au concert de clôture de 17 heures. Une belle conclusion, entre paroles en français ou en italien, pour chanter Monde de droite ou encore Una torta de riso, pendant que les quelques bambins venus avec leurs parents profitaient du château gonflable disposé pour l’occasion. Sans oublier, à l’heure de la digestion, la pièce Emballages, écrite par André Benedetto et jouée par la compagnie la Parole Rouge, critique acerbe du capitalisme mêlant humour et discours militant. Le tout sans oublier l’engagement anti-extrême droite de notre journal fondé dans la Résistance. « L’échéance de l’année prochaine va être très importante pour nous tous, pour le monde du travail, pour les progressistes, pour les Français, pour tous ceux qui vivent dans notre pays », rappelle Léo Purguette, président et directeur de publication de La Marseillaise, appelant à « relever la tête, être offensif » comme tente de l’être notre titre.
L’occasion d’échangerSi les derniers mois ont été marqués par les élections municipales, la Fête était aussi l’occasion de se retrouver. « Je viens depuis trente ou quarante ans et c’est l’occasion de montrer nos actions » glisse Françoise Godefroy, vice-présidente de France Cuba en Vaucluse.
Un moment aussi pour les différents partis de gauche présents d’échanger dans un cadre plus détendu. « Une journée agréable où on se retrouve sur l’essentiel », pointe Pascal Clemençon, secrétaire fédéral du PS en Vaucluse. « L’unité se fait lors de fêtes », ajoute Méliades Bey de l’Après. « On reste dans un moment de l’année où on peut échanger de manière informelle avec des camarades de diverses sensibilités des échéances passées et à venir pour lutter localement au-delà des quelques différences » ajoute l’insoumis Sylvain Nandan.
« Si nous sommes ici, ce n’est pas seulement pour partager un moment festif. C’est aussi parce que notre époque exige de l’engagement, en particulier dans notre département. Contre l’extrême droite, contre la casse sociale, pour l’hôpital, pour la santé, pour l’éducation, pour le monde du travail, pour l’égalité, pour la dignité, pour l’écologie, pour le droit des femmes et de toutes les personnes discriminées, pour la solidarité internationale et pour la paix », a lancée en fin de journée Delphine Jordan (PCF).
La fête continue… Rendez-vous le 27 juin à La Bâtie-Neuve pour la première Fête de La Marseillaise des Alpes !
