Category: social

  • Connaître son histoire pour mener la lutte aujourd’hui dans le Var

    Connaître son histoire pour mener la lutte aujourd’hui dans le Var

    « Depuis presque 14 ans que notre Institut d’histoire sociale de la CGT a été créé dans le Var, le moins que nous puissions dire c’est que les conditions d’existence des travailleurs, en France comme dans le monde, ne se sont pas améliorées », commence Jean-Pierre Kaspéreck. Le président de l’IHS relève même que ces deux dernières années ont été « des grands crus » en matière de coups bas et de chaos politique. Avec la mise en place de « politiques liberticides et réactionnaires imposant une économie de guerre ». Pour l’institut, l’ennemi le plus flagrant reste le capitalisme. Et pour l’affronter, c’est-à-dire mener la bataille des idées et établir un rapport de force par la mobilisation sociale, « ce dont nous avons le plus besoin c’est de sortir du scepticisme et du fatalisme ».

    Face à « la radicalisation du capital en crise et l’union des droites qui se profile », puisque c’est tout à fait ce à quoi on semble assister, mieux vaut en tout cas connaître les leçons de l’histoire. « Sans l’identification des responsabilités, nous prenons le risque de reproduire les mêmes erreurs », insiste Jean-Pierre Kaspéreck.

    Faire connaître et innover

    C’est pour ça que l’Institut d’histoires sociales du Var revendique participer pleinement à l’éducation des travailleurs. « Nous le faisons humblement, à notre mesure, avec nos livres, nos conférences et les implications de ce que nous avons dans les formations dispensées par l’Union locale de la CGT », rappelle-t-il, en expliquant que ce n’était pas le moment de baisser les bras, bien au contraire. Et de poursuivre, donc : « Faisons vivre notre institut, ouvrons celui-ci le plus largement possible afin de propager nos idées, renforçons numériquement notre institut, prenons notre place dans la lutte qui s’ouvre. C’est à ce prix que les victoires se gagnent. »

    Après avoir activement travaillé en 2025 à mettre en avant les 130 ans de la CGT et les 80 ans de la sécu, porter la réflexion sur les luttes émancipatrices et l’appropriation par les salariés de leur outil de production par la coopérative, et éditer dans sa collection deux nouveaux ouvrages (« introduction à la théorie Marxiste » et « l’Arabe, nouveau bouc émissaire du capital »), l’IHS annonce pour cette année encore de nombreuses initiatives afin de continuer le combat.

    Avec entre autres, une conférence sur l’histoire du syndicalisme varois afin de mettre en avant les luttes et résistances dont la CGT peut fièrement se prévaloir. Ainsi qu’un colloque portant sur l’intelligence artificielle et la reconfiguration que cela va engendrer mais aussi les innovantes formes de lutte qu’il va falloir inventer pour continuer à défendre les salariés et conquérir de nouveaux droits.

  • Les agents de l’abbaye du Thoronet reprennent le chemin de la grève

    Les agents de l’abbaye du Thoronet reprennent le chemin de la grève

    Pour mémoire les agents de l’abbaye du Thoronet s’étaient mobilisés à compter du 19 janvier avec des revendications claires portant sur les effectifs, la reconnaissance de leurs missions et leurs conditions de travail. Après 4 jours de grève et la fermeture du site, des avancées avaient pu être obtenues notamment des engagements concernant, entre autres, une expertise de sécurité, une évaluation externe des risques psycho-sociaux, et que les missions annexes soient à l’ordre du jour des négociations salariales de 2026. « Malheureusement, déplore la CGT, si la direction était d’accord pour la création d’un poste en CDI d’agent du patrimoine, les discussions achoppent sur les modalités de création de ce poste et l’enveloppe de vacation restante du monument ».

    Et au final les trois semaines d’échanges n’ont pas abouti. Les agents du Thoronet ont donc décidé de se mobiliser à nouveau. La CGT CMN déposant un préavis de grève pour la période du 26 février au 31 août.

    « Les agents sont déterminés et restent pleinement mobilisés pour trouver un accord et permettre aux agents d’assurer leurs missions de service public dans de meilleures conditions », conclut le syndicat.

    Un petit nouveau coup de pression pour que le dialogue social se rengage et cette fois aboutisse.

    Les personnels y croient. La balle est donc dans le camp de la direction.

  • L’État propose 150 millions pour sauver Fibre Excellence

    L’État propose 150 millions pour sauver Fibre Excellence

    Une nouvelle qui tombe à pic ? Alors que l’entreprise Fibre Excellence et ses deux usines, dont celle de Tarascon, était au bord d’un gouffre financier et menacée de fermeture, le ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin, annonce la possible arrivée de 150 millions d’euros pour renflouer les caisses. Une annonce faite chez nos confrères de La Dépêche, qui se découperait en deux parties de 75 millions d’euros chacune. La première serait composée notamment d’un « abandon des dettes publiques et sociales » et d’intégration aux quotas carbone. La seconde porterait sur « une garantie de l’État sur la moitié des investissements du plan industriel ».

    Le conditionnel reste de mise car le ministère demande à l’actionnaire de l’entreprise des contreparties et qu’il apporte « des fonds ». « Les propositions apportées par l’État sont un premier pas dans la bonne direction », réagit l’entreprise, par communiqué de presse ce vendredi. « Nous allons étudier, dans les jours à venir, avec le plus grand soin ces propositions, avec leurs effets immédiats et ceux à moyen-long terme », développe son PDG, Jean-François Guillot.

    Un sursis mais…

    En bref, rien d’acté pour l’heure. Dans cette lignée, la CGT du site tarasconnais accueille la nouvelle positivement mais l’analyse comme « un sursis ». « Ce qui est présenté est très bien. C’est un beau geste. On est satisfaits mais pas rassuré », explique Laurent Quinto, pour la Filpac-CGT. « Ce sont des soins palliatifs. Même avec cette injection, le problème structurel n’est pas réglé. D’autres mesures sont nécessaires pour qu’on soit dans le positif financièrement », développe-t-il. Il a dans le viseur le prix du bois, nécessaire au site pour sa production de pâte à papier et une « revalorisation du prix de revente de l’électricité ». Cette dernière revendication est jugée par l’intersyndicale (CGT, FO, CFDT) comme essentielle à « la pérennité du site ». « Sans travail avec la filière du bois, sans renégociation du prix du Mégawattheure, la pérennité des sites n’est pas assuré », martèle Laurent Quinto. D’autant que ces points étaient l’objet de discussion au Comité interministériel de restructuration industrielle (Ciri) depuis plusieurs mois. « Au Ciri, on nous a pas du tout discuté des mesures annoncées. À part cette annonce dans la presse, nous n’avons pas de détails », conclut la CGT. Suite au prochain épisode donc.

  • Un salon de l’Agriculture sous tension

    Un salon de l’Agriculture sous tension

    C’est malheureusement devenu une constante. Le Salon international de l’agriculture, dont le coup d’envoi est donné ce samedi à Paris, Porte de Versailles, va se tenir dans un contexte de tension exacerbée, dans la lignée des précédentes éditions et de la colère du monde agricole.

    En toile de fond, les politiques libérales, historiquement pointées du doigt par une large part du milieu. Et dans le rôle de l’ennemi public numéro 1, l’Union européenne, vectrice de dumping social, de concurrence entre ses membres et d’accords de libre-échange nocifs pour les agriculteurs. C’est justement sur ce dernier point que le courroux a atteint un niveau particulièrement important ces derniers mois, avec la signature, crainte depuis des années et désormais entérinée, d’un accord de libre-échange entre Bruxelles et le Mercosur.

    De ce fait, la Confédération paysanne a annoncé qu’elle boycottait l’ouverture du salon et le traditionnel petit-déjeuner entre le président de la République et les syndicats. « Nous ne voulons pas être la caution de ce spectacle désolant lors duquel Emmanuel Macron a pour habitude de mentir », dénonce Thomas Gibert, porte-parole national du syndicat.

    « Sortir du dogme

    de la compétitivité »

    Ce dernier pointe du doigt l’absence de « la mise en place des prix planchers, qu’il avait promise il y a deux ans. L’année d’après, il nous avait promis, la main sur le cœur, de tout faire pour empêcher le traité de libre-échange avec le Mercosur. Encore une fois, la promesse n’a pas été tenue. Il n’a pas été assez proactif pour construire la minorité de blocage nécessaire ». Mais il indique que la Confédération paysanne sera bien présente pour le reste du salon, afin de porter « la question de la régulation du marché qui est selon nous indispensable pour avoir un revenu paysan et changer de modèle agricole. Les lois récentes, comme la loi Duplomb, ont pour objectif de rester compétitifs sur le marché international. Le problème est qu’on va aller vers toujours plus d’industrialisation, d’abaissement des normes environnementales et sociales. On a besoin de réguler le marché pour sortir de ce dogme de la compétitivité, de produire d’une manière moins intensive, pour utiliser moins de pesticides, avoir un meilleur revenu, pour protéger notre agriculture et de fait notre alimentation ».

    Le syndicat compte également dénoncer la loi d’urgence agricole annoncée en janvier par le Premier ministre Sébastien Lecornu : « C’est une réponse aux revendications de la FNSEA. On s’oppose à cette vision de l’agriculture, qui défend les intérêts d’une poignée au détriment de l’ensemble du monde paysan, toujours à destination de l’agro-industrie. On veut crier haut et fort cette différence, et pointer cette cogestion entre la FNSEA et le gouvernement, qui a poussé les politiques agricoles depuis des décennies dans l’impasse dans laquelle on se trouve », clame Thomas Gibert.

    Autre problématique : la dermatose nodulaire contagieuse, et la critique de l’action gouvernementale en la matière. Pour la première fois de son histoire, aucun bovin ne sera présent au salon, ce qui constitue, pour le syndicaliste, « la vitrine de l’échec de cette politique sanitaire inhumaine. L’abattage n’est pas justifié, c’est une décision prise uniquement sous le prisme d’une visée exportatrice, alors que des solutions scientifiques existent ». Une maladie dont ce maraîcher de Haute-Vienne « craint la résurgence au printemps, car les vecteurs risquent de se réveiller avec la hausse des températures. Il est hors de question qu’on revive le même drame que cet hiver, mais on n’a pas de réponse, et il n’y a toujours pas de volonté politique de sortir de l’abattage total », martèle-t-il, annonçant une conférence de presse à ce sujet lundi.

    « La régulation du marché
    est indispensable »

  • Bras de fer autour de la CDIsation d’un surveillant

    Bras de fer autour de la CDIsation d’un surveillant

    Au terme d’une mobilisation de longue haleine, les assistants d’éducation (AED), souvent appelés surveillants, ont obtenu, en septembre 2022, la publication par le ministère de l’Éducation nationale d’un décret autorisant leur CDIsation. Ces personnels précaires « qui travaillent 41 heures par semaine pour 1 400 euros par mois avec des contrats d’un an faits au bon vouloir des chefs d’établissement pour les maintenir sous pression, étaient les seuls personnels non-titulaires de la fonction publique qui ne se voyaient pas proposer de CDI après 6 ans de service dans les établissements scolaires », explique Karine Abauzit, enseignante en lycée professionnelle dans l’Aude et militante Sud Éducation.

    Depuis, nombre d’entre eux tentent de faire valoir ce droit fraîchement obtenu dans leurs académies respectives. « La plupart essuient des refus. On se bat poste par poste pour obtenir des CDI », confie Karine Abauzit. « Esteban avait reçu un avis favorable de son chef d’établissement, il y avait des besoins dans son lycée de Lézignan », poursuit-elle. Le Rectorat a néanmoins refusé sa CDIsation, ce qui a débouché, entre 2023 et 2025, sur deux années de procédures juridiques qui se sont soldées par une décision victorieuse pour l’AED, le tribunal administratif ayant ordonné sa CDIsation. « La première décision de ce type à ma connaissance », souligne l’avocate montpelliéraine Sophie Mazas, qui assure la défense d’Esteban Jimenez.

    « Le rectorat a modifié les conditions de son contrat »

    L’histoire aurait pu s’arrêter là. Sauf qu’à la réception du contrat début janvier, « le Rectorat lui impose de travailler à plus de 100 km de chez lui, sans proposition préalable pour les transports, sur un poste comportant deux nuits par semaine, sachant qu’il a ses deux enfants en garde alternée », énumère l’avocate. Le tout « avec 8 jours pour signer ». Mission impossible pour Esteban, dans l’impossibilité de réorganiser sa vie en si peu de temps. « Le Rectorat, ce faisant, a modifié les conditions de son contrat en opérant une mutation de sa résidence administrative, qui correspond normalement à son établissement d’origine, à Lézignan  », souligne Me Mazas.

    Un argument qu’a fait valoir la délégation reçue ce jour-là au Rectorat dans l’espoir de trouver une solution. « Le Rectorat ayant été enjoint de proposer un CDI avant le 5 février, ses représentants disent qu’ils ont fait ce qu’ils ont pu, à savoir proposer le seul poste qu’ils avaient. Nous leur avons signifié que la règle étant de respecter la résidence administrative, ils auraient dû lui proposer un poste à Lézignan », rapporte Karine Abauzit. Les deux parties se sont quittées sur l’engagement, pris par le Rectorat, que « des efforts seraient faits pour trouver un poste plus près. M. Jimenez devrait être contacté d’ici le 20 février. De notre côté nous avons maintenu que si le poste n’était pas sur le lieu de la résidence administrative, nous saisirions une nouvelle fois le tribunal. »

  • Face à la crise, une sécu du logement comme solution

    Face à la crise, une sécu du logement comme solution

    La Confédération nationale du logement (CNL) de Vaucluse tenait ce vendredi un forum en Cité des Papes, au cours duquel a été abordée une proposition qu’elle porte fièrement : la sécurité sociale du logement.

    Devant quelques élus de la ville et du Département, tous de gauche, ainsi que des habitants, le président national de l’organisation, Eddie Jacquemart, présentait cette proposition comme une solution alors que « tous les voyants sont au rouge », expose-t-il. Il évoque 3 millions de personnes qui attendent un logement social et 10 millions de personnes « mal logées », pour « seulement » 80 000 logements sociaux construits en 2025.

    Face à cette situation, la CNL présente depuis l’an dernier une proposition de « sécurité sociale du logement » pour « donner espoir aux habitants car cela ne doit pas continuer comme ça », explique Eddie Jacquemart. Une mesure qui permettrait à toute personne « qui a eu un accident de la vie, comme le décès d’un proche, un divorce ou la perte d’un travail » de bénéficier d’une « indemnité de sécurité locative jusqu’à 24 mois, de façon dégressive », ainsi que « du droit au maintien dans les lieux inconditionnel pour tous les ménages et de loyers accessibles, encadrés et ajustés aux revenus ». Le tout serait suivi d’un accompagnement social. « Il y a plus de 80 ans, on a réussi à mettre en place la sécurité sociale alors que le pays était en ruine. On doit pouvoir y arriver aussi. On est le 7e pays le plus riche au monde et on continue de jeter des gens dans la rue, comme au Moyen Âge. Il faut que ça cesse ! », appuie-t-il. Pour assurer une autonomie financière du système, la CNL imagine plusieurs possibilités, comme une réaffectation de fonds existants, tels que la garantie Visale, le Fonds de solidarité pour le logement ou l’impôt sur la fortune immobilière ; la mutualisation des dépôts de garantie ; ou encore une cotisation des bailleurs sur les loyers perçus, entre 1% et 2%. Le tout est décrit dans « Le manifeste pour la sécurité sociale du logement », à retrouver sur le site de la CNL.

    Criminalisation

    C’était également l’occasion d’interpeller les municipalités, ainsi que les candidats aux élections, sur les leviers qu’ils peuvent actionner. L’organisation a ainsi proposé ses « 25 orientations » à l’attention des listes en lice, comme par exemple encourager la construction de logements sociaux sur leur territoire, imposer des standards de qualité, encadrer les loyers et maîtriser les prix du foncier. Ou encore rendre obligatoire la mise à disposition de locaux collectifs résidentiels, favoriser l’information pour prévenir les expulsions locatives ou garantir la sécurité publique dans un cadre apaisé, par exemple en favorisant la présence de la police municipale et de travailleurs sociaux.

    « Chaque jour, la crise est plus aiguë, avec une extrême saturation des logements sociaux et la criminalisation des locataires les plus fragiles », insiste Michel Mus, président de la CNL de Vaucluse. Dans le public, Claude Nahoum, actuel 1er adjoint (Place publique) au maire d’Avignon, s’exprime, lui, sur « la difficulté de l’entretien du logement social », tout en insistant sur « l’exemplarité d’Avignon avec 35% de logements sociaux ».

  • Marseille : les quartiers Nord gardent leur Château en Santé

    Marseille : les quartiers Nord gardent leur Château en Santé

    Installé depuis 2021 au cœur du Parc Kalliste, proches des cités Granière et La Solidarité dans le 15e arrondissement de Marseille, le centre de santé pluridisciplinaire et expérimental s’est vu menacé par des coupes budgétaires impliquant la fin du dispositif Secpa, annoncée par le Premier ministre. De quoi soulever l’inquiétude parmi la population pour qui l’utilité de la structure n’était plus à prouver. Les équipes de soignants, d’assistantes sociales et de traducteurs s’étaient rassemblées le 6 février pour demander au gouvernement de sauver leur château. Un plaidoyer entendu au ministère de la santé le 17 février dernier et qui a permis à la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, de confirmer le maintien du dispositif et de son financement jusqu’à la fin de l’année. Un espace de travail pour préparer l’inscription des Secpa dans le droit commun est également ouvert.

    Relire Un plaidoyer populaire pour le Château en santé

  • À Eurenco, la direction pointe l’impact de la mobilisation

    À Eurenco, la direction pointe l’impact de la mobilisation

    Depuis le 20 janvier, chaque mercredi, plus d’une centaine de salariés du poudrier Eurenco (tout comme sur l’autre site Eurenco à Bergerac, en Dordogne), à Sorgues, se mettent en grève et se mobilisent devant le site pour de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires. Mais ce mercredi 18 février, la mobilisation s’est exportée aussi à quelques centaines de mètres de là, à Villa Park, où la direction a organisé un comité social et économique central (CSEC) extraordinaire.

    Pour aborder les revendications des syndicats ? « Non. Ils ont exposé la situation économique de l’entreprise à la fin janvier et ont expliqué l’impact de la grève. Mais n’ont proposé ni solutions ni rendez-vous. Une simple discussion sur la vie d’entreprise », confie Jérémy Caillé, secrétaire général CGT Eurenco. Une quarantaine d’employés s’étaient ainsi déplacés devant le siège « pour faire entendre leurs voix au directeur général qui, courageusement, ne s’est pas présenté devant eux », regrette le syndicat dans un post sur les réseaux sociaux. D’après Jérémy Caillé, tous les ateliers de fabrication étaient à l’arrêt de ce mardi 17 février à 20 heures jusqu’à ce jeudi 19 février à 4 heures du matin.

    Économies

    La CGT et FO demandent une revalorisation générale des salaires de 130 euros bruts pour chaque employé, la revalorisation de la prime d’ancienneté, une prise en charge plus importante de la mutuelle et de la prévoyance par l’entreprise, ainsi que la transformation des contrats d’intérim en CDI. « Mais au lieu de ça, on nous a fait comprendre qu’il faudra faire des économies sur certains services, avec les conséquences que cela peut avoir », assure le responsable syndical. La direction du site aurait évoqué des pertes de commandes et des retards de livraison pour certains clients.

  • L’Union locale CGT s’inscrit dans une lutte internationale

    L’Union locale CGT s’inscrit dans une lutte internationale

    L’Union locale CGT de Martigues adhérera à la Fédération syndicale mondiale (FSM) lors de son prochain congrès. Elle l’a annoncé ce jeudi matin, lors d’une matinée de formation sur le thème du syndicalisme international en présence de Matthieu Bolle Reddat, membre du secrétariat de la FSM.

    « C’est un débat qui peut faire un peu polémique puisqu’officiellement, au niveau confédéral, la CGT est à la Confédération européenne des syndicats (CES) et donc à la Confédération syndicale internationale (CSI) », rappelle-t-il. « En 1995, lors du même congrès, la CGT a laissé libre choix aux organisations d’adhérer à d’autres collectifs internationaux », développe le secrétaire général de L’UL Daniel Bretonès. Résultat des courses : Les unions départementales des Bouches-du-Rhône, du Val-de-Marne, du Nord ou encore les fédérations de la chimie, du commerce et de l’agroalimentaire ont rejoint la FSM.

    Construire des ponts

    À Martigues, les territoriaux ont déjà acté leur affiliation lors de leur dernier congrès. L’UL suit le mouvement. Daniel Bretonès explique : « Il nous semble, à Martigues, qu’elle représente plus nos orientations politiques et notre manière de militer dans une logique de coopération. » Matthieu Bolle Reddat reprend : « Il y a une idée de retour aux fondamentaux de lutte de classes anticapitaliste et anti-impérialiste. La pertinence pour une union locale d’avoir un échelon international, c’est de faire en sorte que l’internationalisme ne soit pas qu’un truc d’une espèce de bureaucratie syndicale, politique ou économique, mais qu’il existe dans nos entreprises. À l’heure où les grands dirigeants impérialistes construisent des murs entre les travailleurs, il faut que nous, syndicats, construisions des ponts et des solidarités parce que l’exploitation nous touche partout. »

  • [ArcelorMittal en quelques dates] une bataille politique et syndicale

    [ArcelorMittal en quelques dates] une bataille politique et syndicale

    23 avril 2025. Nationaliser : la solution des salariés

    Le 23 avril 2025, le couperet tombe, ArcelorMittal prévoit plus de 600 suppressions de postes dans le Nord de la France. Rapidement, les salariés portés par la CGT parlent de nationaliser l’entreprise pour sauver leurs emplois.

    13 mai 2025. Sophie Binet interpelle Emmanuel Macron

    Lors d’un débat télévisé, la cheffe de la CGT interpelle le président qui lui oppose une fin de non-recevoir : « non, je ne vais pas nationaliser ArcelorMittal », répond-il et l’assure « nous allons sauver et Dunkerque et Fos, je vous le dis les yeux dans les yeux ». Les salariés attendent toujours.

    30 octobre 2025. Le Sénat rejette la nationalisation

    Des paroles aux actes. Les sénateurs communistes soumettent au vote la proposition de loi de nationalisation d’ArcelorMittal dans leur espace réservé. Le texte est largement rejeté par la majorité sénatoriale de droite à 107 voix contre 235.

    26 novembre 2025. Les insoumis font adopter le texte

    Les députés insoumis s’emparent du texte qu’ils réussissent à faire adopter en première lecture lors de leur niche parlementaire du 27 novembre dernier à 127 voix contre 41. Une adoption rendue possible grâce aux autres groupes de gauche qui restent mobilisés pour ce projet.

    25 février 2026. Le projet de loi à nouveau devant les sénateurs.

    La navette parlementaire se poursuit au Sénat. Le groupe communiste présentera, une nouvelle fois, la PPL fraîchement adoptée dans la chambre basse de l’hémicycle. Rendez-vous le 25 février à 16h30, à l’issue de la séance de questions au gouvernement. 11 juin 2026. Un retour dans une niche à l’Assemblée ? En cas de rejet du texte au Sénat, les députés communistes ont d’ores et déjà prévu de poursuivre la bataille à l’Assemblée nationale. Leur chef, Stéphane Peu, envisage d’inscrire la PPL lors de la prochaine journée réservée du groupe prévue le 11 juin prochain.