Category: social

  • À Avignon, Bernard Thibault analyse la place de la CGT dans le monde

    À Avignon, Bernard Thibault analyse la place de la CGT dans le monde

    Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT de 1999 à 2013, sera présent au club des Cheminots d’Avignon, ce jeudi 5 mars, pour échanger avec les militants locaux autour de la CGT et de ses relations internationales.

    Cette venue s’inscrit dans une initiative de l’Institut d’histoire sociale (IHS) CGT de Vaucluse. Bernard Thibault, également coprésident du comité de suivi de la charte sociale pour les JO de Paris, a été invité à participer à cette rencontre. « On a décidé de lancer l’initiative de faire des rappels historiques qui se retrouvent aujourd’hui dans des problématiques très contemporaines. On veut aller plus loin que la mémoire locale », explique André Castelli, président de l’IHS de Vaucluse, qui se réjouit de la venue « d’une figure du syndicat dans son évolution et sa transformation ».

    Première ligne

    Un peu moins d’une centaine de personnes sont attendues lors de ces échanges, au cours desquels seront abordés le rôle du syndicat et ses relations avec les organisations étrangères. « Ces rapports sont importants, car, dans le monde entier, ce sont souvent les travailleurs qui paient les factures de décisions qui ne leur appartiennent pas, qui sont issues du monde capitaliste. Il s’agit de voir comment mener la riposte », ajoute André Castelli.

    Une initiative qui en appelle d’autres. L’IHS prévoit d’organiser plusieurs rencontres dans les prochains mois, notamment autour de la CGT face au fascisme ou encore d’un débat consacré à la paix.

  • Parkings payants : la galère s’intensifie pour les salariés de l’Avenue 83

    Parkings payants : la galère s’intensifie pour les salariés de l’Avenue 83

    Nouveau mauvais coup pour les salariés de l’Avenue 83, à qui la direction du centre commercial faisait déjà la guerre, depuis deux ans, pour les empêcher de profiter des deux grands parkings en silo devenus exclusivement réservés à la clientèle, sans égard aucun pour ceux qui viennent travailler, souvent pour pas grand-chose. Mais cette fois, plus personne ne pourra passer au travers.

    À partir du 9 mars, il faudra en effet payer pour stationner son véhicule au-delà d’une certaine durée (3 heures, plus 1 heure pour le cinéma). « Cette décision est en contradiction totale avec l’image de centre “familial” que la direction revendique », commence Anaïs Pascual, secrétaire générale de la CGT Primark. Elle rappelle également que le site emploie environ 1 500 personnes et que les riverains subissent déjà un report régulier de véhicules dans leurs quartiers faute de places suffisantes. Comme les parkings des autres entreprises situées aux alentours qui vont inévitablement être impactés par la mesure avec un nouveau report massif.

    La lutte des places continue

    Pour la CGT, il est inadmissible de contraindre les salariés à payer pour venir travailler. « Les seules alternatives laissées aux salariés, c’est de sortir de leur poche 90 euros par mois, ce qui correspond à peu près à un dixième du salaire d’un 25 heures », s’indigne la responsable syndicale. Sachant que les contrats de 25 heures concernent environ 70 % des travailleurs du commerce, la mesure passe très mal. Et le comble est qu’il n’y aurait, au total, que 70 places proposées aux salariés de tout le centre commercial.

    La direction de Primark, elle, se retranche derrière la responsabilité de l’Avenue 83, tout en soulignant qu’elle ne prend en charge les places de stationnement dans aucun autre centre commercial où l’enseigne est implantée. Reste alors le système D, parfois en Zone bleue dans les rues, avec les amendes qui pleuvent et viennent encore grever un budget déjà plus que serré.

    « Aujourd’hui, on va stationner sur les parkings de Leroy Merlin, mais on a appris récemment que le magasin réfléchissait aussi à mettre une barrière pour limiter l’usage aux clients qui viennent chez eux. Donc clairement, on n’aura plus de solutions », reprend Anaïs Pascual.

    Elle alerte également sur l’impact économique que cela pourrait avoir sur les petits commerces, qui seraient, eux aussi, remontés par la mesure. « Si les clients réduisent leur temps de présence pour limiter le coût du stationnement, cela diminue ainsi les achats d’impulsion.». Avec, au final, un risque sur l’emploi.

    La CGT demande donc à l’Avenue 83 de revenir sur sa décision et ne s’interdit jusque-là aucun moyen d’action pour se faire entendre.

  • La CGT veut contrer la répression syndicale

    La CGT veut contrer la répression syndicale

    Une quinzaine de personnes sont assises autour des tables de la Bourse du travail de Marseille ce mardi 3 mars. L’ambiance n’est pas à la fête. L’union départementale (UD) des Bouches-du-Rhône de la CGT s’inquiète de la multiplication des pressions visant ses militantes et militants syndicaux. « On constate une recrudescence de signalements de la part des salariés syndiqués, surtout depuis le mouvement contre la réforme des retraites », explique Marc Pietrosino, secrétaire général de l’UD CGT 13. Au point que l’organisation a décidé de monter un groupe de travail pour prendre le problème à bras le corps. Depuis plusieurs mois, « le syndicat a commencé à répertorier tous les actes de répression syndicale, dans tout le département et tous secteurs confondus », continue Marc Pietrosino. L’objectif ? « Réfléchir à comment lutter contre ce système mis en place par le patronat », termine le secrétaire général de l’UD avant de laisser la parole aux militants syndicaux venus témoigner à ses côtés.

    Des stratégies antisyndicales bien rodées

    Le tour de table laisse entrevoir tout un répertoire de stratégies visant à neutraliser, réprimer voire même criminaliser l’action syndicale par les directions patronales. Nadia Lacheter et Sabrina Mahfoud, coordinatrice et animatrice famille depuis plus de quinze années au sein de la Ligue de l’enseignement 13, racontent « subir des discriminations sur leur poste avec un blocage de toute évolution professionnelle » du fait de leur mandat syndical. Elles constatent « un traitement différencié par rapport à d’autres salariés à des postes équivalents, pourtant moins diplômés ou avec moins d’ancienneté ». Sabrina Mahfoud a même appris le 7 février dans l’ordre du jour d’une réunion du CSE l’existence d’un plan social qui la concernerait. Les deux femmes soupçonnent une stratégie de mise sous pression par la direction en vue des élections du personnel en 2027.

    À La Poste, Stella Estaque, secrétaire générale de la CGT Activités Postales 13, et Karim Bouzana, délégué CGT AP 13, témoignent de « blâmes » systématiques pour les salariés dont « le seul tort est d’informer les autres de leurs droits ». Valérie Lambrechts de l’union locale CGT Berre-l’Étang retrace la sanction immédiate qui s’est abattue sur les salariés du groupe Pomona en décembre dernier lorsque, pour s’organiser, ceux-ci se sont affiliés à la CGT. Résultat : deux licenciements. Même chose chez les énergéticiens de Marseille : le secrétaire général de la CGT Énergie 13 Renaud Henry raconte que « les pressions subies par les salariés syndiqués ont pour but de donner l’exemple pour décourager les autres à rejoindre la délégation ».

    Note

  • Mobilisés pour le maintien d’Orange à Saint-Mauront

    Mobilisés pour le maintien d’Orange à Saint-Mauront

    Ils y travaillent, y ont travaillé et ne veulent pas entendre parler de la disparition d’Orange à Saint-Mauront (3e). Métro national, devant les grilles du site, une centaine de personnes se sont rassemblées, ce mardi 3 mars, à l’appel de la CGT pour le maintien de l’entreprise, installée là depuis 1974. Des techniciens sont aussi venus en soutien depuis le Vaucluse ou les Hautes-Alpes. Après une première fermeture en novembre suite à une rixe à proximité, la direction Sud-Est de l’opérateur avait décidé de fermer de nouveau, le 8 janvier, après des impacts de tirs sur la façade. Même si la préfète de police avait indiqué que « tout [laissait] à penser que ces faits [s’étaient] produits en dehors des heures ouvrables ».

    Ce qui fait dire à Olivier Neri, secrétaire général de la CGT Télécoms 13, que tout cela n’est que prétexte. « On ne sait pas encore quelle est la vraie raison de cette décision, cela n’est pas possible qu’un opérateur historique, pour un problème de sécurité, ferme », estime le syndicaliste, rappelant que 35 millions d’euros ont été investis à Saint-Mauront en « même pas deux ans ». Sans remettre en cause le « sentiment d’insécurité », il l’affirme : « En 8 ans, on recense deux agressions. » Il dénonce les effets d’un discours d’extrême droite de la part de « certains syndicats ». En clair, la CFE-CGC dont le président, Sébastien Crozier, comparaît la situation « au même phénomène il y a 15 ans, dans une réserve d’Indiens qui s’appelle la Seine-Saint-Denis ».

    Depuis janvier, les salariés travaillent de chez eux toute la semaine ou s’inscrivent sur des sites de coworking loués par Orange. « Un retour des activités tertiaires (…) n’est pas envisagé. Le site est néanmoins pérenne car il va continuer à abriter les activités techniques », nous indique la direction, précisant avancer « en parallèle dans la recherche d’un ou deux sites complémentaires, à Marseille, pour l’ensemble des équipes tertiaires ». Après en avoir fermé ou vendu une bonne partie, rappelle la CGT.

    Manque de lien social

    Terminal des câbles sous-marins, le site de Saint-Mauront reste stratégique. Et a aussi toute sa place dans le quartier. Des habitants soutiennent les manifestants ce matin-là. « Ils ont bien raison. Et nous alors, on y vit bien ici », commente une riveraine. Jean-Paul et Monique, anciens de ce qui était alors France Télécoms, acquiescent. « Vous vous rendez compte, 1 000 salariés, c’est une perte immense pour le quartier », s’inquiètent-ils. Olivier Neri se souvient, lorsqu’il jouait « au foot avec des équipes de Félix-Pyat », que les directeurs aidaient les clubs en donnant des équipements. « Cela ne se fait plus depuis 10 ans et on est en train de le payer », pense-t-il, pointant le « manque de lien social entre Orange et le quartier ».

    Pour Jérémy Bacchi, sénateur PCF des Bouches-du-Rhône, « une fois de plus, on fait le choix de reculer face au narcotrafic plutôt que de résoudre le problème ». Et de déplorer qu’on déménage des locaux « en laissant le quartier sans réponse ». Pour lui, la disparition d’Orange s’inscrit aussi dans la fuite des services publics, s’indignant qu’il puisse y avoir « des ghettos dans notre ville ».

    Sur la même longueur d’onde, Jean-Marie Angeli (PCF), adjoint au maire de secteur, s’inquiète du « mauvais signal envoyé » et fait le parallèle avec la fermeture du bureau de poste derrière la mairie centrale. « Autant d’emplois de proximité en moins, qui font pourtant vivre le quartier », dénonce l’élu, précisant que la direction d’Orange et le préfet vont être interpellés. Alladine Abdallah Salim, tête de liste LFI aux municipales dans le secteur, se dit lui aussi inquiet, mais estime qu’il est encore possible d’en sortir « par le dialogue et la concertation ». En attendant, la CGT Télécoms prévoit d’autres rassemblements.

    « Ils ont bien raison. Et nous alors, on y vit bien ici »

  • Arles : l’Union départementale CGT en soutien à l’union locale

    Arles : l’Union départementale CGT en soutien à l’union locale

    Bataille pour l’emploi, action contre la criminalisation syndicale, solidarité internationale, lutte contre l’extrême droite, comment faire peser les revendications de la CGT pendant les municipales… Autant de sujets qui ont été débattus par la cinquantaine de syndicalistes présents ce jour, à Arles. Enfin, les cégétistes ont réaffirmé avec force : « Depuis plus de cent ans, la CGT est présente à la Bourse du travail d’Arles et elle y restera ! »

  • À Montpellier, le seul centre de santé de Figuerolles menacé

    À Montpellier, le seul centre de santé de Figuerolles menacé

    Une présence vive et chaleureuse qui dit beaucoup sur ce que représente Human Santé pour ceux qui le connaissent. Installé à Figuerolles, quartier populaire du centre-ville sans aucun médecin libéral, le centre suit 1 350 patients. Hanadi et son fils Amro en font partie depuis 2020, orientés à l’époque par une assistante sociale. « Nous sommes restés pour les salariés, les médecins, l’ambiance, la bienveillance », dit-elle. Son fils parle de leur médecin Camille comme de « quelqu’un de la famille ». Le centre propose des soins primaires en tiers payant intégral, de la médiation en santé, un accompagnement social et des ateliers de prévention. C’est une offre globale, rare dans ce type de quartier. « Tout fonctionne en autogestion au sein d’une association loi 1901, où trois patients siègent au bureau aux côtés des neuf salariés. Les décisions se prennent en réseau, avec les professionnels et les patients », résume Helena Solé, présidente de l’association et patiente, qui parle d’une « médecine holistique » intégrant santé physique, mentale et situation sociale.

    Ce modèle est menacé. Fin janvier, le gouvernement a supprimé l’enveloppe nationale dédiée au dispositif SECPa, qui finance les structures de santé coordonnée et participative. C’est 14 millions d’euros au niveau national. Pour Human Santé, la coupe est sèche : « Le SECPa représente 51 % de notre chiffre d’affaires. Sans ce dispositif, l’équilibre est impossible », alerte Helena Solé. Le ministère évoque une intégration au nouveau label « France Santé », que la présidente juge bien trop floue. « Tous les centres sont aujourd’hui à l’équilibre financier, alors on se demande pourquoi on les ferme », s’interroge-t-elle. Face à la mobilisation depuis janvier, un sursis a été arraché jusqu’en octobre 2026 mais sans garantie sur la suite.

    « La santé, c’est un droit pas un luxe »

    Pour Amro, dont le petit frère est autiste, la coordination entre soignants est essentielle. « On n’arrive pas à imaginer qu’on va devoir partir », confie-t-il. Sa mère tranche pour elle « Le tiers payant intégral, ce n’est pas la question principale. Ce qui compte, c’est le traitement médical et humain. » Une habitante du quartier résume : « Je trouve ça inadmissible qu’on lésine sur la santé. C’est un droit premier, pas un luxe. »

  • Fibre Excellence : des discussions mais toujours pas d’avancées

    Fibre Excellence : des discussions mais toujours pas d’avancées

    Notre usine s’arrête ce lundi 2 mars jusqu’au 15, on n’a plus de bois ! On ferme car il faut refaire le stock. » Au lendemain d’une réunion à Bercy, Laurent Quinto, travailleur de l’usine de pâte à papier de Tarascon et représentant de la Filpac-CGT, tire à nouveau la sonnette d’alarme pour l’avenir de Fibre Excellence. Malgré une réunion à Bercy, au ministère de l’économie, sous la houlette du Ciri (comité interministériel de la restructuration industrielle), ce jeudi, la situation n’est toujours pas apaisée pour la filière papetière française. Et surtout, elle n’avance pas officiellement après la proposition d’une aide à hauteur de 150 millions d’euros par le ministre délégué à l’industrie, Sébastien Martin, qui date de la semaine dernière. « Les ministères sont désormais dans l’attente d’un retour de l’actionnaire afin de poursuivre le travail sur le dossier Fibre Excellence », relate l’intersyndicale (CGT, FO, CFDT), dans un communiqué de presse. Rappelons que l’aide gouvernementale se ferait en deux parties, entre étalement de dettes, intégration aux quotas carbone et garanties de prêts… Mais sous condition que l’actionnaire principal de Fibre Excellence, Domtar (ex-Paper Excellence), mette la main à la pâte et apporte « des fonds ».

    Contactée ce vendredi, l’entreprise confirme l’arrêt temporaire du site tarasconnais pour réapprovisionnement en bois. Du reste, elle temporise et explique que des discussions sont toujours en cours suite à la proposition du ministre délégué à l’industrie. Pour rappel suite à l’annonce ministérielle, elle évoquait « un premier pas » mais rappelait surtout que le nœud du problème était celui « du tarif de rachat de l’électricité ».

    Ça coince toujours

    sur le tarif de l’électricité

    Ce sujet du coût de l’électricité a également été abordé lors de la réunion avec le Ciri. « On a encore demandé une revalorisation du tarif de revente de l’électricité pour toute la filière. On ne lâchera pas cette piste », martèle Laurent Quinto. En effet, l’intersyndicale juge depuis le début du conflit qu’une hausse du prix de vente du mégawattheure (MWh) produit sur sites permettrait « la pérennité » de l’entreprise. Problème : « Au regard du rapport de la Cour des comptes sur les centrales à charbon [lire article ci-dessous, Ndlr.], le ministère ne veut pas prendre le risque de refaire pareil », relate Laurent Quinto. L’intersyndicale développe : « L’État a réaffirmé qu’il ne reviendrait pas sur le tarif du MWh. Il a indiqué qu’une éventuelle évolution devrait nécessairement passer par la voie législative. »

    Et qui dit voie législative dit potentiellement une attente jusqu’au prochain budget pour 2027… Un timing intenable au regard de la situation financière des sites selon les salariés, l’entreprise étant menacée de mise en redressement judiciaire à la mi-mars. Reste que « les représentants de l’État ont assuré que les négociations ne sont pas terminées et qu’il existe d’autres solutions que la seule revalorisation du MWh ». Rien de définitif donc mais rien de concret non plus. Preuve en est avec un autre sujet central pour l’avenir de la filière : « les discussions relatives à l’approvisionnement en bois n’avancent guère », selon l’intersyndicale. Laquelle est bien décidée à poursuivre la pression, puisqu’elle propose « l’organisation d’une réunion à Bercy rassemblant le ministère de l’industrie, Énergie, de l’Agriculture, EDF, organisations syndicales, Véolia ainsi que l’ONF… ». De quoi faire écho au travail du sénateur communiste Jérémy Bacchi en vue d’une table ronde en préfecture des Bouches-du-Rhône avec les acteurs concernés.

    En attendant, une mobilisation des salariés est « possible » à la date du 6 mars prochain à Toulouse « avec l’appui de la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga ».

  • La Cour des comptes s’attaque à la centrale de Gardanne

    La Cour des comptes s’attaque à la centrale de Gardanne

    La très libérale Cour des comptes (CRC) s’est penchée sur le cas de l’arrêt des centrales à charbon dans un rapport publié ce mercredi 25 février. Forcément, elle s’est largement attardée sur le cas de la centrale thermique de Gardanne et n’y va pas de main morte dans ses observations. Elle explique entre autres que l’installation a « un bilan carbone critiquable et un impact environnemental contesté ». Mais pointe surtout que « le soutien public important accordé au producteur en fin d’année 2024 présente un risque élevé pour les finances publiques ». Et sort du chapeau, sans développer le calcul, le montant potentiel d’1,5 milliard d’euros comme « coût aux finances publiques dans certaines hypothèses étudiées par l’administration ».

    Elle cible ici le contrat de revente d’électricité entre GazelEnergie et l’État à 800 millions signé en 2024. Un contrat qui a « d’importantes fragilités juridiques, pour une installation dont la justification technique n’est pas avérée » selon la CRC. Outre ses traditionnelles errances méthodologiques, elle fait à peine état des mouvements sociaux sur le site et du combat des salariés pour la survie de l’écosystème économique du bassin minier. Justement, la CGT du site «  ne souhaite pas commenter pour l’heure » le rapport mais « reste vigilante sur le sujet ». Et GazelEnergie balaie d’un revers de main les dires du rapport de la CRC. « On conteste fermement le chiffre d’1,5 milliard. Les négociations avec l’État avaient justement pour but de réduire le montant du contrat », répond Camille Jaffrelo, porte-parole du groupe. Et d’assurer : « On se tient à disposition de la CRE [Commission de régulation de l’énergie, Ndlr.] qui confirmera que le contrat est bien de l’ordre d’une centaine de millions par an. »

  • [Tribune] Les centres sociaux : un rempart contre les idées d’extrême droite

    [Tribune] Les centres sociaux : un rempart contre les idées d’extrême droite

    En tant qu’acteurs de l’éducation populaire, les centres sociaux ne sont pas et ne peuvent pas rester neutres face aux idées d’extrême droite. Si notre rôle n’est pas de défendre, de nous opposer à tel ou tel parti politique ou aux personnes qui les incarnent, nous nous devons d’affirmer notre opposition aux idées et au courant d’extrême droite et d’alerter sur les conséquences réelles pour les centres sociaux et leurs publics.

    Pour les habitant·es

    L’extrême droite, par ses propositions, aggraverait l’exclusion des plus vulnérables et accroîtrait les inégalités dans les territoires déjà fragilisés.

    Son approche sociale vise à briser les systèmes de solidarité et à rompre le principe d’égalité des droits, en excluant davantage celles et ceux déjà discriminé·es en raison de leur origine, de leur religion, de leur genre ou de leur orientation sexuelle.

    En outre, sa politique économique profiterait avant tout aux plus riches, tandis que sa gestion des questions environnementales exacerberait les effets du dérèglement climatique, dont les plus précaires sont les premières victimes.

    Pour les centres sociaux,

    Plusieurs exemples, tant en France qu’en Europe, montrent que l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir conduit à une remise en question du rôle des associations et en particulier des centres sociaux.

    Outre le dénigrement public de leurs actions et projets, ces structures ont fréquemment fait face à une réduction drastique, voire une suppression totale, de leurs subventions.

    Dans un tel contexte, les centres sociaux pourraient se voir contraints de supprimer ou de modifier certaines de leurs actions. Et de plus pouvoir offrir un accueil inconditionnel, en raison de la « préférence nationale » imposée par l’extrême droite.

    Notre projet de société : justice sociale, solidarité, dignité humaine, démocratie

    Face à la menace, le réseau des Bouches-du-Rhône que nous représentons, réaffirme que les centres sociaux sont des lieux où peut se construire un avenir désirable, fondé sur l’émancipation, la coopération et la justice sociale ; les solidarités et engagements des habitant·es déjà à l’œuvre en sont la preuve concrète.

    Les centres sociaux permettent de proposer d’autres récits, d’autres imaginaires que ceux de la peur, du repli sur soi, de l’autorité et de la haine.

    Choisir la solidarité plutôt que le repli sur soi !

    Par l’Union des centres sociaux, associations de développement local des Bouches-du-Rhône

  • Debout face au péril RN : à Avignon, une défense active des services publics

    Debout face au péril RN : à Avignon, une défense active des services publics

    « Les élections municipales sont un moment important de la vie démocratique. L’extrême droite et la droite extrême portent des orientations racistes, antisémites, homophobes, sexistes et violentes », lance Serge Andreozzi, du bureau de la CGT des retraités, ce jeudi 26 février, devant l’Hôtel de Ville d’Avignon.

    À quelques semaines du scrutin, une trentaine de militants vauclusiens ont ainsi souhaité porter leurs revendications et rappeler que les politiques portées par les partis les plus à droite de l’échiquier ne répondent pas aux besoins de la population du Vaucluse, cinquième département le plus pauvre de France.

    Tout en ciblant, également, le clan macroniste. « On a un personnel politique qui, pendant des années, est entré dans le macronisme actuel. C’est-à-dire une société tournée vers la consommation plutôt que vers la création, ce qui accentue la précarité », regrette Gilles Fournel, également membre du bureau CGT retraités. Il plaide pour un développement industriel au détriment de nouvelles surfaces commerciales. « On était, il n’y a pas si longtemps, le département au plus fort ratio entre la taille et les mètres carrés de centres commerciaux en France. On voit où ça mène », regrette-t-il.

    Contre « la précarité »

    Aux côtés des organisations CGT de retraités des autres départements, les militants vauclusiens mettent particulièrement l’accent sur la défense et le développement des services publics. Ainsi, ils souhaitent la création, à Avignon, d’un Ehpad public « à des conditions de tarifs et d’accès qui permettent à chacun de pouvoir y accéder », précise Serge Andreozzi, pour qui l’absence d’une telle structure ajoute « de la précarité » aux difficultés déjà présentes dans la population. Ou encore la création de centres de santé publics. « L’espérance de vie en bonne santé a arrêté d’augmenter du fait de la difficulté d’accès aux soins », confie Cécile David, également membre du bureau.