L’adjointe au maire raconte son parcours et sa vision pour le Vaucluse. Rien que du très classique en somme. Elle ne cache pas être en couple avec Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon, « un tandem qui fait notre force ». Tellement que le lien pour cliquer vers son site affichait le nom d’Anaïs… Galzi. Le couple n’est pourtant pas marié. L’anecdote pourrait prêter à sourire, voire prêter le flanc à la raillerie en disant que le maire d’Avignon est un candidat déguisé. Mais cela pourrait aussi servir d’appui pour un recours éventuel. Ce jeudi, l’erreur était réparée. Dans l’entourage de la candidate, qui a adressé aussi mercredi une lettre à tous les maires vauclusiens, on avait du mal à comprendre l’origine de ce furtif « bug involontaire ».
Category: politique
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![[Entretien] Renaud Muselier : « On va le faire dans les moyens qui nous sont alloués »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/06/ac1b898103c5999ace9097a17f1b4ee2.jpg)
[Entretien] Renaud Muselier : « On va le faire dans les moyens qui nous sont alloués »
La Marseillaise : Que vous inspire l’emblème ?
Renaud Muselier : Il raconte une belle histoire. Il y a cette pureté et cette simplicité qui « matchent » sur quelque chose de grand, mais avec humilité, nécessaire quand on est en montagne. On fait un truc exceptionnellement difficile, mais incroyablement motivant, qui enthousiasme tout le monde. Aujourd’hui est une étape importante, très positive et maintenant, les choses vont s’enchaîner. On sera prêt. Le train sera là, le fort sera là, les sportifs seront là… Il y aura encore quelques turbulences. Mais nous, on est des marins, on sait tenir la rame. Ou on est des montagnards et on n’a pas peur du froid.
Quelles sont les prochaines grandes échéances ?
R.M. : Définir la carte des sites, car il y a encore des flottements puisqu’on a quand même eu un problème sur un des sites. Mais on a trouvé une solution car on en trouve toujours quand on veut. Et je trouve que ceux qui n’ont pas voulu ont fait une grosse « ciottise ». Reste un autre enjeu : l’organisation pour la livraison. Il y a des endroits sur lesquels il faut être très attentifs – comment vont se traiter les patinoires à Lyon, qu’est-ce qui va se passer dans le nord, dans les sites qui seront retenus… – Mais c’est une livraison de Jeux classiques et on saura le faire.
Des associations se demandent si les 133 millions annoncés prennent en compte tous les coups de viabilisation. Pouvez-vous garantir qu’il n’y aura pas de surcoût ?
R.M. : Il y a eu une réunion hier soir [mercredi] ici avec beaucoup de monde : ceux qui viennent se renseigner, les militants pour les jeux, les anti-jeux… C’est un lieu de discussion et quelque part d’explications. C’est normal. Mais, comme le dit le maire, il y avait 1 000 militaires avant, il y aura 1 000 athlètes. On a trouvé une solution et c’est ce qui m’importe pour la suite. On va le faire dans les moyens qui nous sont alloués et dans lesquels on restera. Il y a beaucoup de forts Vauban dans la région et si on est capable de le faire ici, on sera capable de le faire ailleurs. On nous disait que tout était impossible dans les forts Vauban. Aujourd’hui, on montre qu’avec un beau projet, on ramène de la vie sur un territoire plein de nostalgie.
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![[Tribune] Marseille libre et républicaine](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/06/bc03714c2f3f05afb49af2005adb4525.webp)
[Tribune] Marseille libre et républicaine
Par 60 signataires de moins de 40 ans se revendiquant de l’héritage du gaullisme
Qu’est-ce que le gaullisme, en 2026 ? À l’heure précise où, sur tous les bancs de l’Assemblée nationale, on se réclame du général de Gaulle, la question mérite d’être posée. À plus forte raison à Marseille, notre ville, forte de vingt-six siècles d’histoire, cité libre capable de survivre à tous les régimes, toutes les tempêtes et tout le fracas de l’histoire.
L’appel du 18 juin 1940 résonne d’une façon différente, cette année. La guerre d’Ukraine menée par la Russie vient de dépasser, en durée, la Première Guerre mondiale. Le conflit au Moyen-Orient et ses conséquences posent la question de la stabilité du monde. Les modèles issus de l’après-guerre semblent se déliter, inlassablement.
Et la France, dans tout cela ?
Et Marseille ?
La grande singularité de la France Libre tient à ce qu’elle sut rassembler bien au-delà des clivages et des luttes qui avaient émaillé le pays dans les années 1930. Sous la Croix de Lorraine, se retrouvèrent des femmes et des hommes venus d’horizons politiques, philosophiques et sociaux différents – voire opposés. Des communistes aux monarchistes, des bonapartistes aux socialistes, des croyants aux libres-penseurs, tous acceptèrent de se mettre au service d’une seule cause : la France.
Bien sûr, à chaque époque, ses mœurs. Pourtant, cette leçon demeure d’une brûlante actualité. Dans les périodes de tensions, de fractures et d’incertitudes, la tentation est grande de céder à l’affrontement permanent, aux postures et aux radicalités. Et si, en riposte, Marseille devenait le creuset d’un nouveau gaullisme ?
Précisément parce qu’à Marseille, nous nous trouvons au cœur de ce combat devenu mondial et civilisationnel à la fois !
Et nous, signataires de cette tribune libre, nous faisons le choix de la constance, de la cohésion et de la clarté.
Nous sommes tous différents. Nous avons des parcours, des sensibilités et des approches distinctes. Cependant, nous partageons une conviction commune et presque sacrée : Marseille est républicaine, Marseille est notre trésor commun et seule Marseille compte.
C’est pourquoi nous l’affirmons aujourd’hui : nous continuerons, sans ambiguïté, à nous opposer à l’impasse des extrêmes.
Nous voulons incarner une alternative exigeante, fidèle à la République, fondée sur les principes de liberté, de responsabilité, de justice et de rassemblement.
Oui, le débat démocratique peut exister sans sombrer dans la haine.
Oui, on peut se combattre politiquement sans se haïr, ni se condamner mutuellement.
Oui, on peut construire plutôt que détruire. Dans notre cité libre plus encore qu’ailleurs !
Nous ne sommes pas les héros de 1940, tout simplement parce que les circonstances restent – par bonheur – différentes. Mais, en nous hissant sur les épaules de ces géants, nous pouvons croire au sursaut : un sursaut fondé sur un courage politique.
Nous le devons aux futurs enfants de 2040, au monde, au pays et à la ville dans lesquels ils naîtront, un siècle après l’appel.
Beaucoup voudraient nous voir basculer. Ceux-là voudraient nous convaincre que la lâcheté est une fatalité. Mais toute l’histoire de l’humanité, dans sa grandeur, montre que c’est faux.
À l’occasion de cet anniversaire de l’appel du 18 juin, souvenons-nous que les plus belles pages de notre histoire ont été écrites par le rassemblement et le courage.
Nous l’affirmons aujourd’hui par cette tribune : nous continuerons à nous battre sur le terrain des idées, avec détermination, lucidité et sans outrance. Avec fermeté républicaine et sans sectarisme, en restant fidèles à ce que nous sommes et que nous resterons toujours.
Des Marseillais, des Français, des Républicains et des gaullistes. Voilà la source de notre engagement, au service de notre ville !
Rédacteurs : Lionel MODRZYK, collaborateur politique, militant LR et Génération Marseille ; Romain SIMMARANO, président du collectif Génération Marseille, conseiller municipal et métropolitain
Signataires : Sandra BLANCHARD, avocate, secrétaire général de Génération Marseille ; Marine PUSTORINO, conseillère départementale, porte-parole de Génération Marseille ; Sylvain DI GIOVANNI, conseiller départemental, porte-parole de Génération Marseille ; Aurore BRUNA, conseillère régionale, coordinatrice Cap sur l’avenir 13 ; Marion BAREILLE, conseillère d’arrondissements du 13/14, porte-parole de Génération Marseille ; Sylvain SOUVESTRE, conseiller d’arrondissements du 11/12, porte-parole de Génération Marseille ; Alison DEVAUX, conseillère départementale, membre de Génération Marseille ; Jordan MANGANI, président des Jeunes avec Martine Vassal ; Djihane DIB, référente des Jeunes en marche Bouches-du-Rhône ; Léo KHOZIAN, responsable départemental adjoint des jeunes LR ;
Juliette BACHELIER, membre de la direction nationale des Jeunes Horizons ; Gérard BLANC, avocat, délégué Renaissance 3e circonscription des BDR ; Thomas ARCADU, jeunes UDI Marseille ; Louise RAMOS, coordinatrice régionale des Jeunes en Marche ; Jean-Sébastien BOURGOGNE, responsable départemental des Jeunes Horizons 13 ; David SOUID, président de France Finance Patrimoine ; Nicolas LAMBERTI, membre des Républicains 13 et de Génération Marseille ; Julien AMAROU, référent régional des Jeunes Horizons ; Emmanuelle CHAIX, militante du Parti Radical ;
Hamza BAGGOUR, président d’association marseillaise
Nathan COHEN, avocat, membre de Génération Marseille ; Joachim FERNANDEZ, délégué de section LR de la 4e circonscription, membre de Génération Marseille ; Maxime BOUDET, cadre Renaissance Bouches-du-Rhône ; Kevin CORTI, juriste, membre de Génération Marseille 9/10 ; Audrey BERR, ancienne cheffe de cabinet, petite-fille de résistant et de déporté ; Maxime BOURREL, membre de Cap sur l’Avenir ;
Amel AMARI, chef d’entreprise ; Sébastien DE HARO, collaborateur politique ; Arnaud BOYER, professionnel de santé ; Simon MARTINO, membre de Génération Marseille ; Karim BENNAMAR, membre de Génération Marseille ; Alexandre CAMARASA, athlète olympique, membre de Génération Marseille ; Mustapha DJEBLOUNE, fondateur d’une Equipe Marseillaise ; Liam ESCARTEFIGUES, référent Jeunes Horizons Marseille ; Lucas SIMON, membre de LR 13 et de Génération Marseille ; Lilian GINOUX, membre du bureau politique de Renaissance 13 et de Génération Marseille ; Tom RICCI, référent Horizons Jeunes ; Mathias MARKARIAN, co-délégué Horizons ; Jed PEILLEX, membre de Génération Marseille ; Ghania BENKEDIA, membre de Génération Marseille ; Yann BESNARD, militant Renaissance Marseille ; Danijela KOVACEVIC, membre de Génération Marseille ; Igor KOVACEVIC, citoyen marseillais et olympien, membre de Génération Marseille ; Yacin BERRABAH, promoteur de boxe ; Lucile DUMON, chargée de projet, membre de Génération Marseille ; Vincent COLONNA D’ISTRIA, chef d’entreprise, membre fondateur de Génération Marseille ; Mathieu MIRGUET, agent du service public ; Ethan LEVI-VALENSI, jeune engagé pour Marseille ; Vincent CANAVESE, chef d’entreprise, membre de Génération Marseille ; Estelle DE CAROLI, juriste, membre de Génération Marseille ; Nicolas PIETRI, cadre infirmier ; Raphaël RUBIO, professeur de philosophie, écrivain ; Hamza HARBI, membre de Génération Marseille ; Baptiste LUCCIONI, élu au Conseil des jeunes métropolitains ; Keltoum TACHEKAFT HASSANI, membre de Génération Marseille ; Gilles FOLIOT, membre de Génération Marseille ; Jimmy VILLEBOIS, agent du service public ; Deïla LEON-RUIZ, militante Horizons Marseille ; Clément FORTIER, membre de Génération Marseille ; Nicolas BONTRON, militant LR 13 ; Harris OVONE MOULENGUI, militant Renaissance 13 ; Sacha PARTOUCHE BARON, chef d’entreprise; Antoine CIRILLO, fondateur de L’Elan.
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![[Entretien] Jean-Frédéric Déjean, PCF : « Notre démarche unitaire est pertinente »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/06/b8bbe79394d7f8536175734ebe0c9362.jpg)
[Entretien] Jean-Frédéric Déjean, PCF : « Notre démarche unitaire est pertinente »
La Marseillaise : Pourquoi avoir quitté vos responsabilités au PCF ?
Jean-Frédéric Déjean : Car les statuts du PCF préconisent de ne pas occuper le même poste plus de neuf ans. Après trois mandats, c’est l’occasion de donner des responsabilités à quelqu’un d’autre. Je ne quitte pas le Parti ! J’accompagnerai la suivante, Margaux Efthimiadi-Alpe, élue le week-end dernier, je continuerai à militer activement et à jouer le rôle d’élu municipal et communautaire.
Quels sont les enjeux du mandat municipal malgré la défaite ?
J.-F.D. : Je retiens que malgré tout, les scores ont placé une liste d’union de la gauche portée par un communiste en tête. Il faut mesurer la qualité de notre travail : nous avons augmenté notre score de plus de 2 000 voix au 1er tour comparé aux municipales de 2020. Idem au 2nd tour, où on en fait 600 de plus, alors que Patrick de Carolis en perd au lieu d’être réélu au 1er tour. Cela démontre que notre démarche unitaire est pertinente et que la gauche n’est pas morte à Arles.
Quelle est votre plus grande fierté après 10 ans à la tête de la section du PCF arlésien ?
J.-F.D. : Notre capacité à renouveler nos adhérents. Nous avons perdu des camarades âgés, mais aussi réussi à faire venir de nouvelles adhésions et maintenir un effectif équivalent à mon arrivée en 2016. La section est active en dehors de la vie municipale : loto, ferrade, drôle de Noël, solidarité avec Cuba et 1336… Je retiens les 3 semaines de législatives en 2024 où tout le peuple de gauche s’est rassemblé sans se disputer, c’était la première fois que je voyais un tel enthousiasme. C’est là que le désir d’Union pour Arles s’est créé.
Quel rôle a tenu le PCF dans votre parcours personnel ?
J.-F.D. : Avant d’être secrétaire de section en 2016, j’ai effectué une formation de cadre. Il y a une volonté dans le Parti d’accompagner les adhérents dans l’acquisition de connaissances économiques, philosophiques et sociologiques, ou l’animation de collectif. Entre mon adhésion en 2013 et aujourd’hui je ne suis plus le même homme. Je le dois à la bienveillance de mes camarades.
Que comptez-vous faire lors des prochaines échéances électorales ?
J.-F.D. : Mon engagement c’est avant tout de consolider le rassemblement de la gauche citoyenne et écologiste à Arles, d’être présent sur le terrain dans le cadre de mes mandats. Concernant les échéances électorales, je n’ai pas de plan de carrière, ce n’est pas pour cette raison que je me suis engagé. Tout dépendra de l’état de l’union de la gauche, de ce que veulent les communistes et l’Appel d’Arles. Mais ça ne me ferait pas peur.
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Nicolas Isnard affiche un front uni métropolitain
Comme un symbole, c’est depuis son fief salonais, dans l’ancien siège du conseil de territoire, que le président (LR) de la Métropole, Nicolas Isnard, a donné ce mercredi la réplique au préfet de région. La veille, au moment d’arrêter le budget de l’intercommunalité placée sous tutelle depuis le début du mois d’avril, celui-ci avait en effet renvoyé la balle aux élus métropolitains en leur demandant d’arbitrer eux-mêmes les coupes entre les différentes communes. De quoi prendre de court la plupart d’entre eux, qui imaginaient le préfet reprendre entièrement la copie rendue le jeudi précédent par la chambre régionale des comptes (notre édition du 17/06).
« La messe était quasiment dite, jusqu’à ce que le préfet choisisse une autre orientation », déplore Nicolas Isnard. Et tandis que le représentant de l’État exonérait l’austérité gouvernementale de toute responsabilité dans les difficultés métropolitaines, l’édile salonais s’irrite : « Nous n’aurions pas eu ce pataquès si l’État n’avait pas baissé ses dotations. Qu’il vienne par la voix du préfet chercher à semer la zizanie, peu importe : le socle de l’unité des maires fera face. »
Budget changé avant l’étéCette unité, pourtant, est tout sauf évidente. L’option prônée par la chambre régionale des comptes de sabrer dans la dotation de solidarité communautaire (DSC), versée par la Métropole pour corriger les inégalités entre communes, pénalisait surtout la Ville de Marseille. Celle du préfet, de toucher aux attributions de compensation (AC), l’argent reversé aux municipalités sur la base de l’ancienne taxe professionnelle dont une partie est considérée comme « indue » par les magistrats financiers, met en première ligne les villes industrielles de l’étang de Berre. « C’est de la chinoiserie technocratique », balaie le président de la Métropole. « L’État essaie par tous les moyens en envoyant son soldat régional de dresser les bénéficiaires de l’AC contre ceux de la DSC, ces tentatives n’ont pas marché, nous sommes rassemblés et déterminés », assure-t-il, au lendemain d’une visioconférence lors de laquelle il prônait le choix de sacrifier la dotation de solidarité communautaire. « Je ne suis que le porte-parole d’un collectif, pas un empereur qui décide pour les autres », répond l’édile salonais. Et d’illustrer : « Que ce soit le bras droit ou le bras gauche, nous allons devoir nous amputer de nos ressources. » Même s’il convient qu’il faudra rééquilibrer les reversements métropolitains aux communes, basés sur un calcul vieux de trente ans. Un chantier de taille pour la conférence métropolitaine fiscale et financière qui doit se tenir à l’automne.
Quoi qu’il en soit, la Métropole reprendra la copie préfectorale, ne serait-ce que parce qu’elle la juge fragile techniquement et juridiquement, à travers une décision budgétaire modificative. « Nous allons discuter d’ici mercredi », indique son président, qui espère modifier le budget préfectoral « avant l’été ». Une seule option est d’emblée rejetée, celle présentée par le maire communiste de Martigues, Gaby Charroux, de lever de nouveaux impôts. « Plus on évite les impôts, mieux on se porte », balaie Nicolas Isnard. À l’inverse, il souligne que le refus de voter le budget a empêché une forte hausse d’une taxe foncière métropolitaine qui concerne surtout les entreprises. Mais il n’insiste pas moins pour réclamer un déplafonnement du versement mobilité qu’elles paient afin de financer le développement des transports au-delà des sacrifices de l’année en cours. « Les modèles métropolitains ne sont plus viables, il faut que l’État entende le message », répète-t-il.
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![[Rue de la République] Posez vos questions à notre invité David Ytier](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/06/45621d90d30c4d3aa9468317de3a3fe4.jpg)
[Rue de la République] Posez vos questions à notre invité David Ytier
Finances de la Métropole, fonctionnement, économies, fiscalité…À vous la parole ⬇️
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Meizonnet relance la corrida à Vauvert
Nicolas Meizonnet continue-t-il son instrumentalisation des traditions taurines ? Pour l’opposition, l’annonce effectuée par le nouveau maire de Vauvert le 2 juin d’un retour de la corrida dans les arènes Jean Brunel en est un nouvel exemple. Elle sera organisée le dimanche 9 août en début de fête votive, après neuf ans d’absence.
Rapidement, les militants opposés à la corrida comme l’Alliance Anticorrida ont fait part de leur consternation et y ont vu un « coup de communication » du nouveau maire. Mais aucune action en justice n’est prévue. En effet, pour que le retour de la corrida soit contesté, il faut une rupture de la tradition tauromachique locale durant plusieurs années. Ce fut par exemple le cas à Pérols qui avait été interdit de spectacle taurin avec mise à mort. Mais à Vauvert, la tradition a perduré durant les mandats de Jean Denat (PS), puisque des novilladas ont continué d’être organisées. Or entre une novillada et une corrida, seul l’âge du taureau diffère.
Si certains élus d’opposition sont fondamentalement opposés à la mise à mort du taureau, c’est surtout sur l’aspect financier qu’insistent aujourd’hui les opposants à Nicolas Meizonnet. « Le contrat présenté en conseil municipal court sur deux ans et ne concerne que la communication et le conseil d’Hadrien Poujol. C’est tout de même 24 000 euros par an. Pour une mairie qui n’a pas beaucoup de moyens, ça commence à faire cher les festivités. Pour l’instant, on ne connaît même pas le prix de la corrida », fustige Magali Nissard, élue d’opposition.
Moins de culture,
plus de corridasDe plus en plus onéreuses, les corridas représentent en effet un poste budgétaire important dans l’organisation des fêtes votives. Des villes comme Alès ont d’ailleurs réduit la voilure dans ce domaine lors de la feria 2026. Vendredi 5 juin, le maire d’extrême droite a également présenté en conseil municipal la grille tarifaire pour les 4 000 places que comptent les arènes vauverdoises, qui s’étend de 10 à 85 euros.
« L’argent qui est économisé en annulant Jazz à Vauvert sert en réalité à organiser une corrida. Le maire a coupé dans les subventions aux associations à hauteur de 88 000 euros. Il dit que c’est -30% pour tout le monde mais en réalité, certaines associations ont gardé la même subvention quand d’autres ont eu des baisses. Ils ont aussi augmenté les tarifs du centre de loisirs. Ils détricotent tout ce qu’on avait fait pour atteindre un objectif de mixité sociale », ajoute Magali Nissard, qui craint que cette corrida ne dénature la fête votive vauverdoise.
« Est-ce que les habitants attendent ça ? Je ne suis pas sûre que ceux qui sont attachés aux traditions et à la fête votive à Vauvert soient très intéressés par une manifestation de tauromachie espagnole. Même des personnes de l’électorat de Meizonnet le disent. En plus, la fête commence le samedi soir et le dimanche, c’est la première vraie journée où il y a habituellement le déjeuner au pré, la course camarguaise l’après-midi et de nuit dans les arènes. Comme c’est le week-end, c’est vraiment attendu. Ces animations qui marchaient bien seront placées le lendemain », regrette l’élue d’opposition.



