Comme révélé ce vendredi après-midi par La Marseillaise, Joël Guin ne postule pas à un second mandat à la tête du Grand Avignon, dont l’élection se tiendra ce mercredi (9h30). Le maire (DVD) de Vedène l’a confirmé, en fin de journée, dans un entretien à La Provence. « Pendant la campagne des municipales, j’avais annoncé que je ne serai pas candidat à la présidence de l’agglo. Je me tiens à la parole donnée », justifie-t-il, tout en reconnaissant qu’il a fortement songé à concourir : « Il en a été question, car j’étais très sollicité par l’ensemble de mes collègues. » Sa candidature avortée était largement poussée par de nombreux maires, craignant une main mise d’Avignon et de son nouveau maire, Olivier Galzi (DVD), candidat à la présidence. Désormais, Joël Guin se pose même en soutien du représentant de la ville-centre, avec comme garde-fou que l’exécutif actuel reposant sur une vice-présidence pour chaque maire soit reconduit. « M. Galzi arrive avec une nouvelle dynamique. Depuis Marie-Josée Roig [95-2014], la ville-centre n’a pas dirigé l’agglo, aujourd’hui c’est une opportunité pour que ça revienne à la cité des papes », assume-t-il chez nos confrères. Sauf retournement de situation, ce renoncement offre un boulevard à Olivier Galzi.
Category: politique
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La gauche tente de peser à Alès Agglomération
Touché mais pas coulé. Après une victoire étriquée au second tour des élections municipales (55,5%) malgré le retrait de toute la gauche et la présence d’un candidat du Rassemblement national inconnu face à lui, Christophe Rivenq a semblé marquer le coup. Mais en bon animal politique qui arpente le Conseil régional et a présidé des instances des Républicains dans le Gard, l’élu a rapidement repris du poil de la bête et est apparu tout sourire lors de son élection par le conseil municipal le 28 mars.
Affaibli, Christophe Rivenq a donc impérativement besoin d’obtenir une victoire sereine pour la présidence de l’Agglomération. Car entre le poids de la ville centre et plusieurs maires acquis à sa cause, son élection à la tête de l’intercommunalité est quasiment assurée. Mais si une opposition venait à se monter et à peser dans le scrutin, il sait que son mandat serait alors beaucoup plus difficile.
C’est pourquoi plusieurs élus de gauche ont entamé des discussions avec lui en rappelant au passage que les deux listes de gauche se sont retirées en sa faveur dans l’entre-deux-tours des municipales. Ils souhaitent ainsi arracher plusieurs vice-présidences avec des délégations pour pouvoir peser dans l’avenir de l’Agglomération.
Un candidat de gauche
à la présidence ?« À l’Agglomération se gèrent énormément de compétences, donc on ne peut pas lui laisser libre cours sans nous. Nous avons donc des discussions sur l’avenir du fonctionnement de l’Agglo. Nous, les élus de gauche, sommes dans un esprit constructif. Nous voulons pouvoir travailler ensemble à la condition que les sensibilités soient respectées et qu’on arrive à faire des compromis pour avancer tous ensemble », insiste Sylvain André (PCF), qui préfère trouver un compromis avant de créer une opposition frontale de gauche au maire d’Alès.
Mais si un terrain d’entente n’est pas trouvé avec la vingtaine d’élus de gauche, ceux-ci sont prêts à se présenter face à Rivenq lors de la première séance prévue le jeudi 9 avril. Un candidat a même déjà été désigné si le président sortant d’Alès Agglomération ne consentait pas à partager une partie du pouvoir. « Les discussions sont saines et normales. Mais on ne veut pas des vice-présidents pot de fleurs, on veut des vice-présidents avec des marges de manœuvre pour pouvoir porter des politiques », conclut Sylvain André, qui réclame aussi des garanties pour les communes rurales du territoire.
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Main basse du RN sur deux intercommunalités gardoises ?
C’est un nouveau palier que le Rassemblement national s’apprête à franchir. Si jusqu’ici les maires confrontés à l’élection d’un membre du RN dans une commune voisine faisaient front pour qu’il ne puisse pas présider l’intercommunalité, la digue à ce niveau aussi a cédé. Dans le Gard, deux d’entre elles sont en effet tout proches de basculer à l’extrême droite.
Il y a d’abord Beaucaire Terre-d’Argence (CCBTA). S’il s’en était fallu d’un cheveu pour que Julien Sanchez (RN) n’enlève la présidence en 2020, le maire de Beaucaire Nelson Chaudon semble avoir, cette année, plus de soutiens. Si la possibilité d’une alternative à Juan Martinez, président sortant et maire de Bellegarde, a été avancée, ce n’est pas la gestion de l’ancien socialiste qui est remise en cause. Juan Martinez est donc candidat pour reprendre les rênes de la communauté de communes et devrait compter sur le soutien des élus d’opposition à Beaucaire, mais aussi sur les maires réélus à Jonquières-Saint-Vincent et Vallabrègues.
Le Gard rhodanien
dans la continuité ?C’est en réalité à Fourques, avec l’élection d’Alain Fouque, que la balance pourrait s’opérer. Les deux élus de la majorité qui siégeront à la CCBTA multiplient les rencontres avec la majorité sortante, mais aussi avec le RN. « On est assez pessimiste », confie un participant aux discussions. Les élus de la CCBTA se prononceront le 15 ou 16 avril.
La situation est également mal engagée en Petite Camargue après la défaite de Jean Denat à Vauvert. Le nouveau maire, Nicolas Meizonnet (RN) a immédiatement annoncé sa candidature à l’intercommunalité, qui regroupe Aimargues, Aubord, Beauvoisin et Le Cailar. Aucun élu ne semble en effet vraiment souhaiter s’opposer à l’ancien député alors que la communauté de communes a toujours été dirigée par le maire d’une autre commune (à l’exception d’un bref passage sous Jean Denat, qui a assuré une transition). Selon plusieurs sources, les élus d’Aimargues se seraient aussi entendus avec Nicolas Meizonnet, lui assurant ainsi la présidence. Car avec un conseil qui se réduit de 37 à 30 élus, le nouveau maire de Vauvert et ses onze élus à la communauté de communes n’a que cinq voix à aller chercher. La date de la première séance du conseil n’est pas encore connue.
Pour la communauté d’agglomération (la 3e du département après Alès et Nîmes) du Gard rhodanien, trois élus sont candidats alors que le président, Jean-Christian Rey (SE), a annoncé qu’il ne se représente pas. La nouvelle maire de Bagnols-sur-Cèze Pascale Bordes (RN) tente aussi de s’imposer à l’agglo mais elle manque aujourd’hui cruellement de relais dans les 43 autres communes qui composent le Gard rhodanien. Son opposant de gauche au conseil municipal, Jérôme Jackel (Debout !), également candidat, est confronté au même problème. Valère Ségal, réélu largement à Pont-Saint-Esprit, est lui candidat à la 1ère vice-présidence en charge de la santé « quel que soit le président ». Mais après les tensions entretenues avec les maires voisins, pas sûr qu’il soit entendu.
Soucieux de travailler dans la continuité du travail engagé ces dernières années, Christophe Serre, maire SE de Saint-Paulet-de-Caisson et conseiller départemental, fait donc aujourd’hui figure de favori. « Nous sommes une très grande majorité d’élus sortants réélus au sein de l’agglomération et nous ne voulons pas qu’on balaie le travail réalisé. Nous allons proposer un nouveau projet de territoire que nous allons travailler avec tout le monde. J’ai le soutien d’une grande majorité d’élus », affirme-t-il. Le conseil communautaire qui élira le futur président est prévu le 7 avril à Laudun-l’Ardoise.
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Après Lunel, l’Agglo Hérault Méditerranée pour la droite ?
Dans l’Hérault, les élections communautaires qui s’enchaînent depuis la fin des municipales confirment les difficultés de la gauche. Hormis le cas de Montpellier où Michaël Delafosse devrait rallier à lui la plupart des maires de droite de la Métropole, c’est souvent l’inverse qui se produit.
Mercredi 1er avril, le maire de Villetelle, Jérôme Boisson, a été réélu président de l’Agglo de Lunel. Contrairement à l’été dernier où suite au décès du maire de Lunel, Pierre Soujol, Paulette Gougeon avait (en vain) tenté sa chance, la maire réélue le 22 mars a préféré trouver un accord plutôt que de recandidater. Elle est la première adjointe de Jérôme Boisson.
Des maires « sans étiquette » de droiteCôté Hérault Méditerranée, l’enjeu est plus élevé encore plus qu’il s’agit de savoir si après avoir mis la main du Agde, le RN d’Aurélien Lopez-Liguori pourrait faire main basse sur l’Agglo. Certes l’ancien maire Gilles d’Ettore (LR) dont la mise en examen dans l’affaire de la voyante aura provoqué la chute de son successeur Sébastien Frey (LR), était l’ancien président incontesté. Sur le papier, il y aurait une certaine logique à ce que le président soit issu de la 4e ville de l’Hérault. Mais pas quand il vient d’un parti anti-républicain.
Face à cette menace, dont les effets se sont déjà produits à Béziers par exemple, on aurait pu s’attendre à ce que les 19 maires fassent bloc et tournent leur regard vers la seconde commune du territoire, à savoir Pézenas. Ce n’est pas ce qui s’est produit ces derniers jours. Si le maire socialiste Armand Rivière était tout disposé à se présenter, sa candidature n’a pas reçu le soutien escompté auprès des édiles. Lesquels, à la suite de deux réunions, semblent s’être mis d’accord pour se ranger derrière la maire de Portiragnes, Gwendoline Chaudoir, dont l’absence d’étiquette politique a été préférée.
En réalité, elle est clairement de droite puisque dès 2019, elle avait adhéré à Agir, la droite constructive, le micro-parti créé en 2017 par les Républicains rejetés de leur groupe à l’Assemblée pour leur volonté de travailler avec E. Macron. Autrement dit, les maires soi-disant « sans étiquette » de Vias, Bessan, Montagnac (…) penchent clairement à droite. D’autant que si un deal était conclu, A. Lopez-Liguori pourrait récupérer plusieurs vice-présidences (il en réclamerait 4), peut-être même la première. Réponse mardi 7 avril mais on est très loin d’un front républicain contre l’extrême droite.
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À Nîmes, l’ère Bouget démarre à hauteur d’habitants
Il y a des mandats qui s’installent en douceur. Et puis il y a ceux qui prennent la ville à bras-le-corps, dès la première semaine, comme si le temps pressait. À Nîmes, celui de Vincent Bouget (PCF) a commencé le soir même de son installation, vendredi 27 mars, dans un Palais des Congrès rempli à craquer, jauge bousculée, des dizaines de personnes restées dehors. Ce premier conseil municipal ressemblait à une scène de bascule : l’ancienne ville LR s’asseyait face à la nouvelle majorité, et la foule venait vérifier, à hauteur d’humain, que l’alternance n’était pas qu’un score. D’abord, les leaders de l’opposition enchaînent les prises de parole. Julien Plantier promet « une opposition de terrain », Franck Proust une « opposition constructive », et enfin Julien Sanchez allume la mèche, annonce un recours, attaque la droite « la plus bête du monde » et prévient qu’il « ne laissera rien passer ». Puis le dépouillement ramène tout le monde au réel : 42 voix pour Vincent Bouget, correspondant à sa majorité, et 11 pour le RN. L’écharpe tricolore est remise dans l’émotion par Amal Couvreur, désormais première adjointe.
Délégations, terrain, premiers signauxDans son premier discours de maire, Vincent Bouget joue la hauteur et l’adresse directe : « Nîmes est une ville qui oblige. » Il promet de n’être « le maire d’un clan », parle de solidarité, de dignité, de quartiers, d’une ville méditerranéenne « où chacune et chacun compte ». Et très vite, il met un mot sur le fil rouge de son début de mandat : « Tout écouter, pour réussir. » Dans la foulée, il mène son premier conseil comme on tient une promesse d’efficacité : création de 22 postes d’adjoints, dont cinq tournés vers les quartiers, installation de la machine municipale, votes procéduraux, avec un RN qui choisit l’abstention systématique, façon de dire « nous surveillons » sans encore entrer dans le fond. La séance levée, place aux accolades, au buffet, et aux discussions avec les habitants : la politique, version « à portée de voix ».
Dès les jours suivants, le nouveau maire s’attaque à ce qui, dans une mairie, fait tenir -ou craquer-un mandat : l’administration. La rencontre avec les agents municipaux devient un marqueur, presque un rituel inaugural. « Ce qu’on a fait pour la ville, on va le faire pour les agents », répétait-il pendant la campagne ; il l’a remis au centre. Rencontrer, écouter, rassurer, remettre de la confiance dans une administration marquée par 25 ans d’habitudes. Dans cette première semaine, l’image revient : Vincent Bouget et ses proches « au contact », comme un contre-modèle à la mairie forteresse.
Dans le même mouvement, l’exécutif se structure. Le 1er avril, le nouveau maire dévoile l’architecture politique : 22 adjoints et 18 conseillers délégués, avec une idée martelée : transversalité, proximité, présence permanente. Amal Couvreur aux solidarités et à la prévention, Pierre Jaumain à l’urbanisme et au logement, Denis Lanoy à la culture, Bruno Ferrier aux sports, Nicolas Nadal à la sécurité, Maya Amer-Moussa aux « Places communes » et à la vie de quartier… Une équipe large, censée couvrir la ville quartier par quartier, et donner corps à la promesse de démocratie du quotidien.
Sur le terrain, ces mêmes adjoints se mettent déjà en mouvement. Denis Lanoy représente la Ville à la Maison de Ma Région pour une inauguration culturelle avec l’École de la deuxième chance : un symbole de plus dans un mandat qui veut remettre la culture et l’éducation populaire au cœur. Dans le cadre du tournoi de tennis Bastide UTS organisé dans les Arènes les 3 et 4 avril, Vincent Bouget et Bruno Ferrier vont à la rencontre des enfants, plus de 300 élèves invités, ateliers, initiation, sport accessible à tous. Même si l’événement est hérité de la mandature précédente, la nouvelle équipe s’y montre : présence, transversalité, terrain.
La semaine est aussi celle des premières mesures, modestes en apparence, significatives politiquement. Sur les épiceries de nuit, la nouvelle équipe met en œuvre l’arrêté pris sous Fournier : fermeture entre 22h et 6h dans un périmètre ciblé, pour six mois. Nicolas Nadal, nouvel adjoint à la sécurité, assume la ligne : répondre au « besoin d’apaisement », limiter les nuisances, réaffirmer un cadre. Un choix qui veut dire : pas de posture, mais du concret, même quand la mesure vient de l’ancienne majorité.
Enfin, la semaine est faite de rendez-vous politiques : échanges avec Françoise Laurent-Perrigot, présence dans la ville, rencontres répétées avec les habitants. Les poignées de main, les discussions sur les marchés, les attentes qui tombent sans filtre (propreté, écoles, santé, sécurité, pouvoir d’achat) dessinent vite une évidence : la première semaine se joue à hauteur de rue, là où la parole remonte brute. C’est précisément dans ce va-et-vient entre institutions et terrain que Bouget choisit de frapper fort sur la sécurité. Le 31 mars, il rencontre le préfet Jérôme Bonet ; le 1er avril, deux courriers partent vers le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur pour réclamer une réponse « durable et structurée » dans un contexte local marqué par le narcotrafic. Le maire demande des renforts d’effectifs pour la police nationale, mais insiste surtout sur le nerf de la guerre : des moyens judiciaires à la hauteur pour que la réponse ne soit pas seulement ponctuelle. Il remet aussi sur la table un dossier attendu : la confirmation d’un poste de police à Pissevin, pensé comme un point d’appui partagé entre police nationale et police municipale. La nouvelle majorité le sait : elle est attendue au tournant, sommée de prouver qu’une gauche de proximité peut parler sécurité sans slogans.
Une semaine, ce n’est rien. Et pourtant, à Nîmes, cette première semaine de mandat a déjà dessiné une méthode : ouvrir les portes, occuper le terrain, et envoyer des signaux aux agents, aux quartiers, à l’État, aux oppositions. La suite dira si l’élan tient. Mais le démarrage, lui, a un tempo : celui d’un mandat qui refuse de s’installer dans les bureaux.
Les adjoints
1. Amal Couvreur
Première adjointe comprenant la solidarité, l’inclusion, la prévention et la sécurité. Assistante sociale de formation, figure de la société civile, vice-présidente du Département.
2. Pierre Jaumain
Adjoint à l’urbanisme et au logement. Patron du PS gardois, passé par des exécutifs locaux. Il porte un dossier explosif : logement, rénovation, vacance et rééquilibrage des quartiers.
3. Sibylle Jannekeyn
Adjointe au patrimoine municipal, à la rénovation énergétique et thermique des bâtiments communaux. Co-responsable des Écologistes, elle incarne l’axe sobriété.
4. Bruno Ferrier
Adjoint aux sports. Conseiller municipal sortant, ancien élu de l’époque Clary, vice-président du PRG dans le Gard. En charge d’un chantier massif sur les équipements sportifs.
5. Soukaina Benjaafar
Adjointe chargée de l’administration générale et à l’accès aux services publics. Juriste, présidente associative au Mas de Mingue. Elle symbolise l’entrée des quartiers populaires à l’hôtel de ville.
6. Denis Lanoy
Adjoint aux arts, à la culture, aux équipements culturels, et à l’éducation populaire. Homme de théâtre, responsable du PC nîmois. Il porte la ligne de la culture pour tous.
7. Marianne Bernède
Adjointe à l’égalité, au handicap et à la lutte contre les discriminations. Conseillère sortante, co-référente Génération.s, pour une délégation mêlant social et services publics.
8. François Séguy
Adjoint à la qualité des espaces publics et à la propreté. Élu d’opposition depuis 2014, figure de terrain chargée du quotidien.
9. Corinne Giacometti
Adjointe aux festivités et grands événements. Socialiste, ancienne élue de l’exécutif régional. En première ligne sur les temps forts (Feria, etc.) pour populariser et apaiser.
10. Colin Gril
Adjoint à la transition écologique. Agronome, ingénieur, écologiste : un profil technique pour traduire en actes le plan de végétalisation.
11. Sylvette Fayet
Adjointe à la tauromachie, à l’alimentation et à l’agriculture locale. Élue municipale depuis 1989, très identifiée sur la culture taurine et le lien ville-campagne.
12. Nicolas Nadal
Adjoint à la sécurité, tranquillité publique et prévention de la délinquance. Sapeur-pompier professionnel et responsable PS local.
13. Cécile Jourdan
Adjointe à la ville inclusive, au handicap et à la mobilité active. Ancienne travailleuse sociale : elle devra incarner la ville pour tous et les mobilités du quotidien.
14. Pierre-Edouard Détrez
Adjoint à l’éducation et à la réussite scolaire. Ancien international de rugby, élu sortant de l’opposition : il hérite de la promesse de l’école comme priorité.
15. Jo Menut
Adjointe au social et au CCAS. Élue d’opposition sortante, très investie sur les politiques de solidarité.
16. Laurent Mespoulet
Adjoint au développement économique, tourisme, emploi et insertion. Socialiste, ancien directeur de développement : un portefeuille clé dans une ville marquée par le chômage et la bataille de l’attractivité.
17. Sabine Oromi
Adjointe à la jeunesse. Communiste, professeure d’espagnol, syndiquée : elle porte la promesse de redonner du pouvoir aux jeunes.
18. Gilles Guillaud
Adjoint aux finances et affaires juridiques. Fonctionnaire d’État, passé par la préfecture du Gard : l’homme des arbitrages budgétaires.
19. Maya Amer-Moussa
Adjointe aux places communes et vie de quartier. Enseignante et syndicaliste : chargée de déployer le projet dans les quartiers.
20. Emmanuel Bois
Adjoint aux commerces, foires, marchés et halles. Professeur, ex-responsable FSU : au cœur des dossiers sensibles du centre-ville.
21. Catherine Fénech
Adjointe à la santé publique et environnementale. Médecin de PMI : elle pilote une urgence nîmoise, l’accès aux soins.
22. Jean-Yves Chabanel
Adjoint au personnel et à la sécurité des bâtiments communaux. Professeur d’éco-gestion : dédié à l’administration et aux agents.
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Le préfet des Hautes-Alpes accueille et oriente les nouveaux maires
Par temps calme, tout le monde veut être capitaine, mais quand viennent les crises, c’est vers vous que se tourneront nos citoyens. » Un enseignement que le préfet, Philippe Bailbé, a tenu à partager aux édiles du département, reçus à la préfecture, ce vendredi matin. Conscient de l’ampleur parfois déroutante du mandat de maire, il a souhaité à la fois les féliciter et leur présenter les différents services départementaux avec lesquels ils coopéreront et qui seront là pour les soutenir. « Trop d’élus abandonnent en cours de mandat à cause de la fatigue, du manque d’aide. Nous pensons qu’un maire heureux fait une commune heureuse », a réaffirmé le préfet, durant son discours de bienvenue, soulignant que le maire est « à la fois représentant de l’autorité de l’État et lien de proximité essentiel ».
Dans la salle, la soixantaine d’élus présents a assisté à un rappel de leurs différentes missions et prérogatives, ainsi que des problématiques et enjeux spécifiques du territoire. Ensuite, plusieurs représentants de l’État – de la Direction des finances publiques aux archives, en passant par la Direction des politiques publiques – sont venus présenter les dispositifs d’aide et de conseil qu’ils pourront solliciter. Un exposé bienvenu pour celles et ceux qui débutent dans leurs fonctions. « On comprend mieux l’articulation entre les pouvoirs publics et surtout leur disponibilité, a apprécié Jean-Claude Favier, tout juste élu à la tête de la commune de Ventavon (540 habitants). Et puis c’est rassurant de voir qu’ils travaillent en amont pour nous accompagner. »
« Sur les 162 communes, il y a 58 nouveaux maires, s’est réjoui le préfet Philippe Bailbé. Il y a eu un vrai renouvellement dans les Hautes-Alpes. Nous voulions leur montrer que l’État est là pour les accompagner, en tant que partenaire, dans la réussite des Hautes-Alpes. Nous sommes une équipe et elle ne peut pas fonctionner sans lien de confiance. Et pour cela, il faut se rencontrer. » Office national de la biodiversité, gendarmerie, Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe)… Pour faciliter la rencontre avec les différentes institutions du territoire, huit représentants de divers services départementaux de l’État tenaient un stand de conseil à destination des maires.
Un moment précieux
pour les élus« Pour les nouveaux, il y a beaucoup de lecture », s’est amusée Elsie Nicolas, les bras chargés de la documentation distribuée aux maires. élue pour la première fois à Chabottes (964 habitants), elle s’est renseignée auprès de l’Agence nationale de cohésion des territoires. Pour les élus débutants, c’est l’occasion de nouer contact avec les institutions susceptibles de les aider à monter leurs projets. « Nous souhaitons faire rénover notre base de loisirs, en faire un lieu dédié à la jeunesse, avec un volet éducatif lié à la montagne et aux réseaux d’eau », explique-t-elle. L’agence pourrait financer le projet s’il présente des vertus pédagogiques. « Tout va très vite. On vient de prendre nos fonctions et il y a déjà un budget à voter pour fin avril… Alors, si on peut se renseigner auprès des institutions, mais aussi rencontrer d’autres maires qui ont monté des projets qui nous inspirent, c’est une très bonne occasion. »
Rémina Salerno, élue pour la première fois à 28 ans la tête de la commune de Barcillonnette (150 habitants), est diplômée d’un master en urbanisme et aménagement. Elle était jusqu’à récemment chargée de l’action cœur de ville à Montbrison, et donc déjà bien rodée aux mécanismes de l’action municipale. Pour elle, cette rencontre a surtout permis « d’identifier les interlocuteurs, de connaître les personnes plus que les institutions », mais aussi de prendre la mesure d’un engagement nouveau. « Dans mon parcours professionnel, j’ai conseillé les élus, j’ai été des deux côtés, dans le public et dans le privé. Désormais, c’est à moi de porter une vision politique. C’est très différent et il faut que je m’approprie ce rôle. »
Au total, sur les 162 maires élus dans le département, un tiers entame son premier mandat, d’après les chiffres de la préfecture.
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À Avignon, Olivier Galzi distribue les rôles dans sa majorité
Samedi dernier, Olivier Galzi a officiellement été installé maire (DVD) d’Avignon. Dans la foulée, le nom de ses 20 adjoints était aussi connu à l’issue d’un vote. Leurs délégations étaient promises d’ici à la fin de semaine prochaine. C’est chose faite depuis ce vendredi, de même que celles des conseillers municipaux. « Chacun a reçu ses missions et commence dès aujourd’hui à travailler avec les services de la Ville pour traduire nos engagements en actions concrètes », souligne le maire dans un communiqué ce vendredi. Rappelons que les adjoints vont recevoir une indemnité en hausse de 35% en moyenne par rapport au mandat précédent (1 726 euros bruts contre 1 200 euros) quand le maire diminue ses émoluments de 14% (5 631 euros bruts).
Comme pressenti aux postes clés, la première adjointe Corinne Chatriot est en charge de la dynamique commerciale. La sécurité revient à Jean-Luc Queyla, ex-colonel des pompiers et chef de la caserne d’Avignon. Les finances sont dévolues à Emmanuelle Roux-Panis, consultante en affaires publiques ayant longtemps travaillé aux États-Unis. Laurent Rochut, ex-coprésident du Festival off, s’occupe de l’éducation et du spectacle vivant. Ancienne journaliste culture chez Vaucluse matin, Violeta Lukic hérite du patrimoine, des musées et de l’industrie culturelle. Une acception qui fait déjà grincer à gauche, où l’on reproche à Olivier Galzi sa vision purement mercantile de la culture.
Autre poste qui fait tiquer, Michel Adam, adjoint à la propreté et qualité de vie. Un fort cheval de bataille de la majorité qui sera donc mené par le frais retraité chef du service… propreté urbaine de la Ville. Une collusion d’ailleurs mentionnée dans le recours en annulation porté par la liste de gauche aux municipales. L’ancien magistrat Philippe Bruey est délégué à l’urbanisme quand les mobilités reviennent à Nicolas Donadille. Bertrand Dessaud-Delaye se retrouve avec une énigmatique « relations avec les usagers » quand Anaïs Hausmann, compagne d’Olivier Galzi, récupère une délégation nouvelle sur-mesure de « déléguée à l’innovation, à la création de valeur territoriale ».
Parmi les changements observés avec la mandature précédente de Cécile Helle, les élus en charge des quartiers ne sont pas tous adjoints. Seuls le centre-ville, Sud, Nord Rocade et Montfavet ont droit à ces honneurs. La santé, avec Valérie Issautier-Nocca, n’est pas non plus dans un portefeuille d’adjoint, tout comme la démocratie participative. Enfin, mention spéciale à Christian Paly, viticulteur déjà élu sous Marie-Josée Roig. Il cultive une improbable délégation au « quartier Est, au patrimoine œnotouristique, à la transition énergétique et au réseau de chaleur ».
Les 20 adjoints et leur délégation
Corinne Chatriot, première adjointe, déléguée à la dynamique commerciale ; Jean-Luc Queyla délégué à la sécurité et aux risques majeurs ; Emmanuelle Roux-Panis déléguée aux finances et au budget ; Michel Adam délégué à la propreté et au cadre de vie ; Laurent Rochut délégué à l’éducation et au spectacle vivant ; Violeta Lukic déléguée au patrimoine, aux musées et à l’industrie culturelle ; Laetitia Dosne déléguée à l’action sociale, aux aînés, à l’emploi et à l’insertion ; Isabelle Altayrac déléguée à la petite enfance et à la restauration scolaire ; Nicolas Donnadille délégué à la circulation, aux mobilités et à la voirie ; Philippe Bruey délégué à l’urbanisme, aux aménagements urbains et aux renouvellements urbains ; Djamila Herry-Bouras déléguée à la mairie de quartier Sud et aux logements ; Anaïs Hausmann déléguée à l’innovation, à la création de valeur territoriale ; Matteo Boso délégué à la transformation digitale et au système d’information ; Florian Borba Da Costa délégué à la mairie de quartier centre-ville et aux Halles ; Michèle Nesme déléguée à la prévention de la délinquance, à l’enseignement supérieur et à l’université ; Bertrand Dessaud-Delaye délégué aux relations avec les usagers ; Xavier Bourgue délégué aux sports et au quartier Nord Rocade ; Eric Peytié délégué à Montfavet et à la culture provençale ; Nezha Alami-Moumed déléguée aux relations sociales du personnel et au quartier Ouest ; Simone Vidal déléguée à l’environnement, à l’agriculture et au développement durable et à la condition animale.
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A Toulon, Josée Massi annonce ses délégations municipales
Conseil express, vendredi, pour l’annonce des délégations des adjoints et conseillers municipaux délégués, dévoilées dans la journée (lire ci-contre). Leurs indemnités de fonction ont également été soumises au vote (2 884 euros pour les adjoints, 1 486 pour les conseillers municipaux délégués, 327 pour les conseillers municipaux). Des montants inférieurs aux plafonds autorisés par la loi, contre lesquels le RN a tout de même voté, invoquant la situation financière des collectivités. « Toulon est la ville la moins endettée de France », a répondu la maire, Josée Massi (SE), rappelant la réduction de ses frais de représentation, passés de 15 000 à 6 000 euros. Et de conclure : « Un escalier se balaie par le haut, je commence donc par moi. »
Autre point d’achoppement : le nombre des collaborateurs de cabinet de la maire. Josée Massi les avait fait passer à six fin 2025, pour compenser le départ de l’un d’eux en janvier, et avait, selon l’opposition, promis de revenir à cinq par la suite. « Je comprends que vous en ayez besoin de six. Mais pour un début de mandat, c’est osé, Josée », lance Amaury Navarranne (RN), en référence à l’un des slogans de campagne de la maire. « Je n’en ai que cinq. Mais pour éviter une délibération, j’en mets six. Et oui, comme vous le voyez, j’ose », lui a rétorqué cette dernière.
La liste des adjoints
Julien Orlandini : premier adjoint, en charge des grands projets et suivi action municipale, finances, communication, numérique et IA, attractivité commerciale. Geneviève Lévy : urbanisme, patrimoine foncier, établissements de proximité, formations des élus et prévention des risques d’atteinte à la probité. Thomas Pison : police municipale, sécurité civile, marchés et affaires juridiques. Valérie Marcel Arniaud : offre de santé, actions de prévention, contrat local de santé, veille sanitaire. Laurent Isnard : protection du littoral, relations Marine, écosystème portuaire, CIL bleu, mémoire et anciens combattants. Margaux Macario : petite enfance, jeunesse, liens intergénérationnels et seniors. Jean-Michel Permingeat : politiques et réussite éducatives, restauration collective, vie étudiante. Laurence Masson-Dubroc : culture, archives. Patrice Cazaux : élections, recensement, citoyenneté, accueil des usagers, standard, mairies de quartier, salles municipales. Lauren Boulay : bâtiments durables, travaux communaux. Albert Tanguy : propreté, espaces Verts, mobilités douces, Secteurs 9 et 10. Hélène Audibert, : aménagement et rénovation urbaine, Secteurs 6 et 7. Jean-Charles Brochot : voirie, stationnement (en surface ou souterrain), circulation, éclairage public, Secteurs 5 et 8. Brigitte Genetelli : action sociale, CCAS, organisation du forum des associations, Secteurs 1 et 2. Boris Touaty : tourisme et congrès, bureau des tournages. Martine Berard : logistique (parc auto, imprimerie, magasin général…), cimetières. Pierre Bonnefoy : relations avec les grands clubs, projets sportifs du territoire, équipements sportifs municipaux. Corinne Jouve : animation des CIL, démocratie de proximité. Ali Khalfaou : politique de la Ville, inclusion, handicaps, ressources humaines et dialogue social Secteurs 3 et 4. Pascale Robert : relations internationales, jumelages, événements et cérémonies. Serge Lhotellier : suivi du Contrat de Mixité Sociale, relations avec les bailleurs, habitat durable, sécurité de l’habitat (immeubles menaçant ruine). Camille Sztejnhorn : transition écologique et animale en ville.
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Nîmes Métropole : un enjeu majeur
Le 22 mars, Vincent Bouget a fait basculer Nîmes. Le 14 avril, il peut réussir le doublé : prendre aussi la présidence de Nîmes Métropole, ce mastodonte de 39 communes et 105 élus communautaires. Sur le papier, l’affaire ressemble à un boulevard. Dans les coulisses, c’est un vote à la calculette, où chaque maire vient avec ses lignes rouges. Depuis 2002, l’agglo a toujours été présidée par un élu de Nîmes. Et la ville centre reste la clé : 52 sièges sur 105. Problème : sur ces 52, Bouget n’en contrôle pas la totalité. Sa majorité nîmoise pèse 37 voix. Pour être élu, il lui en faut 53 : 16 voix sont donc à aller chercher ailleurs. Pas impossible, mais tout sauf automatique dans une intercommunalité encore très marquée à droite.
L’heure des compromisPremier signal : Eddy Valadier, maire de Saint-Gilles (2e ville de l’agglo, 6 sièges), ne sera pas candidat. « Vincent Bouget sera président, de toute évidence », glisse-t-il au Réveil du Midi, sans promettre pour autant un soutien. Les élus le répètent : mieux vaut peser dans l’exécutif que jouer l’affrontement permanent. Car l’agglo, ce n’est pas un symbole : c’est la machine des compétences lourdes : transports, déchets, développement économique, grands équipements, et des arbitrages qui touchent directement les communes.
Bouget, lui, promet une gouvernance « respectueuse de tous » et assure qu’il n’y aura « pas de passages en force ». Les maires des petites communes veulent des garanties : sur le PLUi, sur l’urbanisme, sur la crainte d’une montée en puissance vers une communauté urbaine, sur la répartition des investissements. Et ils savent qu’ils peuvent monnayer leur vote : l’exécutif compte des vice-présidences où les communes hors Nîmes pèsent traditionnellement. Reste l’inconnue : une coalition « anti-Bouget » est techniquement possible, mais complexe à stabiliser, et risquée si elle devait compter sur les voix RN.

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