Category: politique

  • Ariane Lombardi veut un centre social pour Marignane

    Ariane Lombardi veut un centre social pour Marignane

    « On va se battre pour monter un centre social, indispensable pour recoudre la ville », lance Ariane Lombardi mercredi soir. La tête de liste communiste de l’union de la gauche pour les municipales marignanaise a développé cette idée à l’occasion d’une réunion publique au local de campagne du parc Camoin, centrée sur la jeunesse, le lien social et la solidarité.

    Le constat de départ est simple. « Chaque âge de la vie est traité indépendamment par la Ville, mais il y a un grand vide notamment pour la jeunesse des 14 à 25 ans », estime la candidate. « Il faut un lieu de rencontre et d’échanges municipal pour eux, mais aussi pour recréer un lien intergénérationnel. Pour organiser le temps commun et combattre l’isolement de la jeunesse comme des seniors », souhaite la communiste.

    Un lieu de rencontre, et de médiation sociale. « Les jeunes doivent y trouver des facilités pour chercher des stages, des formations, ou un 1er emploi » poursuit Ariane Lombardi, « il faut doter ce centre social d’éducateurs, de médiateurs professionnels de l’orientation qui peuvent aiguiller nos jeunes, en bonne intelligence avec le tissu associatif et économique », argumente la candidate.

    « On peut le budgétiser »

    Ce projet de centre social n’est pas un vœu pieux. « Nous sommes en capacité de le budgétiser », considère Ariane Lombardi, qui estime « entre 600 000 et 700 000 euros le budget de fonctionnement annuel d’un centre social pour une ville de 35 000 habitants ». Au niveau immobilier, « nous avons des bâtiments publics disponibles : l’ancienne école Parc Méditerranée vient d’être mise en vente et nous pourrions la récupérer, comme l’ancien musée Raimu », remarque la candidate, qui estime le budget d’investissement « entre 1,2 et 2 millions d’euros pour la réhabilitation et l’accessibilité. C’est peanuts pour une mairie comme la nôtre », juge-t-elle.

    Un participant réagit. « On va nous dire qu’il existe déjà des choses. Mais il faut sortir de l’événement ! Toute action doit être suivie », estime Michel, retraité, rappelant que « beaucoup de jeunes vivent chez leurs parents ». Dans la même veine, une participante souligne le rôle d’un conseil municipal des jeunes, « un moyen de faire échanger et participer les jeunes dans une démarche citoyenne ». « C’est à la Ville de fournir ces moyens à la jeunesse », insiste Ariane Lombardi, en approuvant la proposition.

    Le prochain rendez-vous de la candidate est le 10 février à 19h avec le maire PCF du Rove Paul Sabatino pour aborder le communisme municipal au local de campagne.

  • [Entretien] Sabrina Bourgerois : à Mimet, « la liste est constituée, mais reste toujours ouverte »

    [Entretien] Sabrina Bourgerois : à Mimet, « la liste est constituée, mais reste toujours ouverte »

    La Marseillaise : C’est votre première réunion publique dans le cadre de votre campagne. À quoi faut-il s’attendre au cours de cette rencontre ?

    Sabrina Bourgeois : Cette réunion permettra d’exposer le programme qu’on envisage pour la commune et pour les élections. On l’a monté pour pouvoir le proposer aux habitants. Je garderais les éléments principaux pour la réunion, mais nous allons présenter les grandes orientations. Ça génère pas mal de thèmes, dont l’intergénérationnel, l’urbanisme et l’aménagement du territoire, l’environnement et les énergies… Mais aussi la démocratie participative, la vie associative sportive et culturelle qui est un thème qui me tient particulièrement à cœur, mais aussi la sécurité publique ou le budget municipal… Tout sera intrinsèquement lié dans ce programme.

    Sur le reste de votre campagne (liste, rencontres…) où en est-on ?

    S.B : La liste est constituée mais elle reste toujours ouverte aux citoyens qui souhaitent nous rejoindre pour participer à ce programme. Samedi, je pars dans l’idée d’exposer les premières lignes du programme pour toucher un maximum de personnes qui puissent s’y sentir investies. Pour qu’elles viennent nous rejoindre. Sinon, la majorité de nos colistiers est déjà investie et mise en place. Mais la liste totale des noms de l’équipe sera dévoilée une fois l’ensemble du programme annoncé. Puis à partir du 31 janvier, nous allons chaque samedi, dès 15h, partir à la rencontre des Mimétains. Soit sur le terrain dans les quartiers de la commune, soit dans une salle communale. On commencera sur la place du village pour discuter, continuer à exposer le programme, et interagir pour démontrer dans quelle optique et quelle vision on veut amener les choses pour Mimet.

    Il est aussi question de « clarifier » une situation à la suite d’un tract litigieux de l’équipe majoritaire sortante. Que pouvez-vous nous dire sur cette situation à ce moment ?

    S.B. : Je compte d’abord faire ma réunion avant d’en parler dans les détails, le sujet est tout frais. Il y a eu édition et publication d’un tract tout à fait diffamatoire, dans lequel des informations personnelles sont dévoilées. Pour le moment, on cherche simplement à débattre sur des idées, apporter un programme… Malheureusement, l’équipe sortante n’a pas trouvé d’autres moyens que d’être dans l’attaque des individus et de se mettre dans une position qui est hors-cadre d’une campagne électorale en divulguant des informations personnelles sur les colistiers. J’aurais plus d’informations à donner à ce sujet [après la réunion, Ndlr.].

    Propos recueillis par Eva Bonnet-Gonnet

    La réunion se déroulera ce samedi 24 janvier, salle des Moulières (mairie annexe ). Un « rafraîchissement convivial » est prévu ensuite.

  • « Ollioules autrement » pour prendre soin des habitants

    « Ollioules autrement » pour prendre soin des habitants

    « Face aux crises qui pèsent déjà sur nos vies, nous choisissons de rompre avec la politique actuelle et d’agir Autrement », commence la tête de liste de « Ollioules autrement » Claudie Cartereau (Les Écologistes). L’objectif étant, poursuit-elle, de faire de cette commune « un territoire qui prend soin des personnes, du vivant et des ressources ».

    Un projet coconstruit avec la population qui vise d’ailleurs à rendre les citoyens partie prenante de l’avenir de la cité, avec la mise en place d’une réelle démocratie participative et l’organisation notamment de débats, consultations et votations en fonction des projets.

    Un programme qui propose, poursuit l’actuelle élue d’opposition, à freiner la bétonisation et l’étalement urbain tout en accompagnant la rénovation et l’isolation des logements sociaux. Et en réalisant la rénovation thermique des bâtiments communaux.

    Il s’agit également de favoriser l’équipement en photovoltaïque et solaire thermique et créer des îlots de fraîcheur tout en élaborant un plan communal de sobriété énergétique et matérielle. Bref, de dessiner « un autre cadre de vie, sobre, solidaire et économe ».

    Régie agricole municipale

    Parmi les actions phares, Ollioules autrement a en ligne de mire la création d’une régie agricole municipale, pour alimenter en produits locaux et bio, les crèches, écoles, collèges et Ehpad de la commune.

    Une ferme de 4 à 6 hectares dans laquelle la production serait assurée par des agents territoriaux comme cela se fait sur la commune de Mouans-Sartoux, dans les Alpes-Maritimes.

    Un projet éducatif y sera associé pour « permettre aux enfants et aux jeunes de comprendre les bases de l’alimentation, les bienfaits d’une alimentation saine sur la santé ». Avec également la mise en place de classes d’alimentation durable et des actions d’éducation alimentaire à destination des familles. Mais aussi des formations et une sensibilisation des acteurs professionnels et des élus aux enjeux de l’alimentation durable.

    Tout cela en renforçant le soutien à l’agriculture, la remise en culture des friches et l’aide à l’installation de jeunes paysans.

    Autre sujet d’importance développé au cours de cette réunion publique, la mobilité. Avec, entre autres, la volonté de « travailler avec la métropole pour réduire la dépendance à la voiture et développer des pistes cyclables sécurisées et continues ».

  • À Morières, la liste Engagés et solidaires conduite par Annick Dubois s’assume à gauche

    À Morières, la liste Engagés et solidaires conduite par Annick Dubois s’assume à gauche

    Une réponse au maire RN sortant Grégoire Souque, accusant la liste de se présenter « comme apolitique sans parti pris ». Rappelons que l’édile s’est lancé en campagne en se présentant divers droite sans s’assumer d’extrême droite. « Plutôt que de mener un débat de fond et de présenter des propositions, il choisit la polémique et la confusion, stratégie qui peine à masquer cinq années d’inaction », pique la liste de gauche dans un communiqué, défendant des valeurs de « solidarité, justice sociale, écologie et démocratie participative »

  • [Sondage] 79% des Français redoutent l’usage de l’arme atomique

    [Sondage] 79% des Français redoutent l’usage de l’arme atomique

    Les résultats de notre enquête d’opinion Ifop/ Mouvement de la paix/ La Marseillaise/ l’Humanité à paraître ce jeudi sont sans appel : les Français sont frappés de plein fouet par le climat mondial anxiogène. À la question posée à l’occasion des 80 ans des bombardements atomiques sur les villes d’Hiroshima et Nagasaki, « dans le contexte international actuel, diriez-vous que l’utilisation accidentelle ou volontaire d’une arme nucléaire vous inquiète », ils sont 79% à répondre « oui » et même 64% à juger ce cas de figure « probable ».

    Retrouvez l’intégralité des résultats de notre sondage dans La Marseillaise de ce jeudi.

  • Des constats, des appels mais pas de bilan pour les vœux de la maire d’Aix-en-Provence

    Des constats, des appels mais pas de bilan pour les vœux de la maire d’Aix-en-Provence

    Un discours long d’une trentaine de minutes, amputé de tout bilan, toute perspective. La faute, de nouveau, aux temps préélectoraux qui empêchent Sophie Joissains, maire sortante (UDI), de présenter les projets aixois passés et à venir.

    L’officialisation de son entrée en campagne n’est donc pas pour tout de suite : les vœux protocolaires, tenus ce mardi au Grand Théâtre comme le veut la tradition ne sont pas, en ce début 2026, le lieu pour aborder l’échéance. « Aujourd’hui, la loi, en cette période préélectorale ne permet pas de faire le bilan, c’est un peu controversé par la jurisprudence mais aucun risque ne peut être pris. Elle interdit aussi de faire des prospectives. Cela fera partie d’un temps différent », précise derrière son pupitre Sophie Joissains.

    Néanmoins, face à la salle comble, composée des maires du Pays d’Aix, des conseillers départementaux et régionaux, des personnalités de la justice, des forces de l’ordre, de secours et autres, quelques messages ont pu être glissés entre les lignes d’une description lisse de la Capitale de Provence et le constat d’une « année ou l’histoire semble frapper à notre porte, où le monde nous interpelle ».

    Sur le thème de la sécurité, un acquis aura été souligné par Sophie Joissains : « Des difficultés, il y en a de nombreuses, (…) la première étant l’impérieuse nécessité d’assurer la tranquillité et la sécurité de tous nos concitoyens, poursuit la première magistrate. Nous avons eu la joie de voir arriver 12 agents [policiers nationaux, Ndlr] de plus à la CSP d’Aix. Merci Monsieur Bruno Retailleau, qui l’a décidé à l’époque. »

    Sécurité, santé, agriculture

    Autre appel martelé par la maire, quelques jours seulement après la mobilisation des agriculteurs contre l’accord de libre-échange avec les pays du Mercosur : « Il nous faut aussi accompagner nos agriculteurs à qui l’on impose des normes toujours plus strictes en même temps que des accords de libre-échange inacceptables, en les empêchant ainsi de travailler efficacement et de gagner leur vie décemment. Je rappelle ici qu’ils sont les garants de notre souveraineté alimentaire. Notre agriculture ne peut être une variable d’ajustement. Les agriculteurs, qui travaillent sept jours sur sept, doivent pouvoir vivre de leur travail. » Après ces mots en direction des agriculteurs, sans mention d’une rencontre entre l’édile et les figures de la contestation agricole lors de leur mobilisation sur Aix, c’est un constat sur le système de santé que la maire tire. « Les médecins et infirmiers libéraux, à qui l’on demande toujours plus, ne parviennent plus à maintenir à flot un système de soins qui fait notre fierté dans le monde entier. Il n’y a pas si longtemps, nous étions confinés et faisions claquer nos poêles et casseroles chaque soir à nos fenêtres pour saluer notre personnel soignant (….) ils font partie des trésors de la France », poursuit Sophie Joissains.

    Puis, citant ces mots : « On était un pays de producteurs, d’ingénieurs, de médecins, on est devenus un pays d’inspecteurs et de contrôleurs », prononcés par Jean-Louis Borloo, cofondateur de l’Union des démocrates et indépendants (UDI). Sophie Joissains enchaîne sur le constat d’un « pays où un porteur de projet se trouve face à une demande d’autorisation et vient souvent passer dans des commissions de contrôle toutes indépendantes des unes des autres, ce qui, sur le plan intellectuel, peut être satisfaisant, mais ce qui, sur le plan pratique, fait en sorte que ce porteur de projet, s’il a le malheur d’avoir un avis défavorable d’une de ces instances, se retrouve à attendre des mois (…) Ça ne peut plus durer. » Alors « face aux fractures, face aux ruptures, aux violences nouvelles, le narcotrafic n’est pas des moindres, la commune doit être un refuge (…) j’ai dit ce que j’avais à dire sur beaucoup de choses, je continuerais ailleurs, ce débat ».

    Ce sera par un hommage à sa prédécesseure Maryse Joissains, « un maire bâtisseur », absente ce soir-là pour raison de santé, que Sophie Joissains a conclu son discours.

  • À Avignon, l’adjoint communiste Julien De Benito passe son tour

    À Avignon, l’adjoint communiste Julien De Benito passe son tour

    Désigné co-chef de file du PCF à Avignon pour les municipales avec Anne-Catherine Lepage, Julien De Benito ne sera pourtant pas candidat. L’actuel adjoint délégué au quartier Nord Rocade et aux enjeux d’une alimentation durable et locale, très impliqué dans les discussions à gauche, évoque « un choix qui est propre et personnel ». Le secrétaire départemental du Parti communiste vauclusien assure que cette décision n’est pas liée au choix des militants de soutenir, avec Génération.s et Avignon collectif, la liste insoumise de Mathilde Louvain au détriment de celle de David Fournier (PS). « Non, c’est un choix antérieur, peu importe l’orientation prise », confie-t-il.

    Élu depuis 2020 dans la majorité de Cécile Helle, Julien De Benito met en avant une baisse de régime dans son choix. « Il faut aussi savoir à un moment prendre du recul quand on n’est plus en bonne disposition, justifie-t-il. Je ne pense plus avoir, pour l’heure, assez de disponibilité pour continuer à dialoguer avec des citoyens qui sont en désaccord avec les politiques menées. Il faut faire beaucoup de pédagogie, être patient… or, ces derniers mois, ma capacité de dialogue est un peu entamée. Il faut une énergie assez neuve et quand on ne l’a pas, il faut savoir faire des pauses militantes et laisser la place aux autres. » À l’instar de Rémy Blanc, actuel conseiller départemental. Mais Julien De Benito ne se désintéressera pas pour autant de la campagne. « Je vais être actif et, dans tous les cas, l’idée, c’est de ne pas laisser la ville à la droite ou à l’extrême droite », fait-il valoir.

  • [Entretien exclusif] « Notre vision est celle d’un Iran démocratique »

    [Entretien exclusif] « Notre vision est celle d’un Iran démocratique »

    La Marseillaise : À la suite
    du mouvement «
     Femme, Vie, Liberté », d’importantes manifestations ont lieu en Iran. Quelles en sont pour vous
    les motivations principales ?

    Ehwen Çiyako : Il convient de préciser d’emblée que le mouvement actuel s’inscrit complètement dans la continuité du soulèvement « Femme, Vie, Liberté » qui a émergé en 2022 suite à l’assassinat de Mahsa Jina Amini par la République islamique. Ces protestations sont le fruit d’une profonde et structurelle fracture entre l’État et la société. Depuis 47 ans, la République islamique d’Iran viole systématiquement les libertés et les droits fondamentaux du peuple iranien. Elle s’attaque aux droits culturels des différentes nationalités iraniennes par des politiques d’assimilation et, en appliquant des lois inspirées de la charia, prive les femmes de leurs droits de la manière la plus brutale qui soit. Le régime ne tolère aucune forme de dissidence et réprime les libertés politiques, culturelles, économiques et sociales par divers moyens. La liberté d’expression est bafouée et l’environnement iranien a été gravement dégradé, conformément aux intérêts et à la politique militariste du régime. La République islamique est devenue une force déstabilisatrice pour la sécurité régionale et mondiale, et c’est avant tout le peuple iranien qui en supporte le poids. Malgré toutes ces pressions, la société iranienne continue de revendiquer la démocratie et la liberté. Cette persistance a créé un profond fossé culturel entre le peuple et la République islamique, fossé qui recèle un potentiel de soulèvements et de révolutions.

    Diriez-vous qu’il s’agit d’une révolution ?

    E.Ç. : Il ne fait aucun doute que nous assistons à une révolution, à condition de ne pas la percevoir superficiellement comme un événement ponctuel visant uniquement à renverser le pouvoir politique, mais de la comprendre comme un processus dynamique et continu. La révolution « Femme, Vie, Liberté » est à l’œuvre quotidiennement dans les sphères sociales et culturelles iraniennes. Cette réalité creuse sans cesse le fossé entre l’État et le peuple et prépare le terrain pour une révolution politique, c’est-à-dire une transformation fondamentale du système de gouvernance iranien. Cette révolution s’attaque directement aux fondements de la République islamique, la plongeant dans une crise de légitimité politique, sociale, juridique et administrative. Nous sommes fermement convaincus que cette révolution finira par triompher.

    Quelle place les Kurdes prennent-ils dans ce mouvement ?

    E.Ç. : En 2022, la ville de Saqqez a joué un rôle de premier plan, de locomotive dans le mouvement. Lors de la dernière vague de contestation, ce rôle a été assumé par Ilam et Malekshahi, deux villes du Kurdistan. Ceci démontre une fois de plus le rôle pionnier du Kurdistan dans le processus révolutionnaire iranien. Bien que cette vague de protestations ait débuté dans le bazar de Téhéran, elle est initialement restée largement circonscrite à certains secteurs, et l’État est parvenu en partie à enrayer son expansion et sa diffusion. C’est au Lorestan et dans les régions méridionales du Kurdistan, notamment à Ilam et Kermanshah, que le mouvement a pris une ampleur sociale. Tandis que les manifestations à Téhéran s’essoufflaient et que le régime concentrait ses forces répressives sur Ilam et Kermanshah, d’autres villes du Kurdistan ont répondu à l’appel du 8 janvier lancé par sept partis kurdes d’Iran, membres du « Centre de dialogue des partis kurdes d’Iran », en organisant des manifestations et des grèves. Grâce à un soutien sans précédent, notamment à travers des grèves massives, les Kurdes ont non seulement étendu leur mouvement à l’ensemble du Kurdistan, mais ont également relancé les manifestations à Téhéran et dans d’autres villes iraniennes. Cette fois-ci, les rues étaient massivement remplies et les manifestations se sont intensifiées à l’échelle nationale. Cette réalité souligne une fois de plus le rôle crucial des Kurdes et leur position de force motrice de la révolution iranienne.

    Le régime islamiste peut-il tenir grâce à la répression ?

    E.Ç. : Depuis sa création, la République islamique a systématiquement réprimé les manifestations populaires. Lors des soulèvements récents, notamment le mouvement « Femme, Vie, Liberté » de 2022, elle a eu recours aux formes de répression les plus brutales. Malgré cela, le régime n’est pas parvenu à assurer sa survie et, sous la pression croissante de facteurs internes et externes, il est aujourd’hui au bord de l’effondrement. Il ne fait aucun doute qu’il se dirige vers sa chute. Le peuple iranien est épris de liberté et courageux, et la République islamique est incapable de le détourner de cette voie. La répression continue ne fait qu’attiser la haine du peuple envers le régime, et cette haine se transforme peu à peu en une force politique et de résistance organisée. Si la République islamique persiste dans sa politique répressive, elle sera finalement vaincue par cette force politique de plus en plus puissante : la volonté organisée du peuple iranien.

    Croyez-vous à une intervention extérieure ?

    E.Ç. : Nous avons une foi inébranlable dans la force intérieure de la société iranienne et sommes convaincus que le talon d’Achille de la République islamique réside dans ses faiblesses internes. Cette force populaire doit être renforcée et soutenue par la communauté internationale. Une attention accrue portée aux fragilités internes du régime, conjuguée à un soutien international aux luttes populaires, suffirait à induire un changement fondamental en Iran. Nous préconisons cette approche face à la République islamique et entendons devenir l’une des forces dynamiques et décisives de ce processus. Nos préparatifs et nos stratégies sont alignés en conséquence.

    Parallèlement, les politiques de la République islamique créent de plus en plus les conditions qui légitiment l’intervention étrangère. Cette situation résulte directement des actions du régime, et non de nos convictions ou de nos préférences. Néanmoins, en toutes circonstances, nos actions resteront guidées par un engagement indéfectible envers la démocratie, la réalisation des droits démocratiques et la protection des vies et des biens. Notre vision, en toutes circonstances, est celle d’un Iran démocratique.

    Le PJAK souhaite-t-il un scénario
    à la syrienne où les Kurdes contrôleraient une partie
    du territoire ? En avez-vous les moyens civils et militaires
     ?

    E.Ç. : Le PJAK est sans conteste l’une des forces les plus influentes au Kurdistan et en Iran. Ses progrès ne se limitent pas au domaine militaire ; ils s’étendent également aux sphères politique, intellectuelle, sociale et organisationnelle. Le PJAK est convaincu que pour parvenir à un changement significatif, l’unité sociale et la convergence avec les autres forces démocratiques et émancipatrices du Kurdistan et d’Iran sont indispensables. Des progrès ont déjà été accomplis dans ce sens, et la consolidation et l’expansion de ces acquis demeureront un élément clé de la stratégie future du PJAK. Nous fondons notre stratégie sur la capacité à saisir chaque opportunité dans l’intérêt des peuples du Kurdistan et d’Iran.

  • Le local de campagne d’André Molino inauguré à Septèmes

    Le local de campagne d’André Molino inauguré à Septèmes

    Près de 80 personnes ont participé mercredi dernier à l’inauguration du local de campagne du maire (PCF) sortant et candidat à sa réélection à Septèmes-les-Vallons. Habitants, militants, élus et soutiens étaient réunis autourd’un lieu présenté comme un espace ouvert au débat et à la participation citoyenne. Saluant l’engagement de son équipe et de son comité de soutien, affirmant sa volonté de poursuivre une action municipale fidèle à l’identité populaire et solidaire de la commune, tout en répondant aux défis à venir, André Molino a donné rendez-vous le 13 février pour la présentation de sa liste « Ensemble pour Septèmes 2026 ».

    LM

  • L’éducation à la culture au cœur des vœux de la municipalité

    L’éducation à la culture au cœur des vœux de la municipalité

    C’est devant un parterre de professionnels de la culture, au Musée d’histoire de Marseille, ce mardi 20 janvier, que Jean-Marc Coppola (PCF), adjoint au maire en charge de la culture, a adressé ses vœux aux acteurs de la culture. L’élu a d’abord évoqué avec enthousiasme l’accueil du Festival interconnecté de la bande dessinée, qui débutera à la fin du mois de janvier dans l’ancienne enseigne de chaussure André, sur la Canebière. Un rendez-vous proposé suite à l’annulation de l’édition 2026 du festival international d’Angoulême (lire notre édition du 2 janvier). « C’est une première pour la ville de Marseille », a souligné l’adjoint.

    « Une affaire de vie

    et de gens »

    Jean-Marc Coppola s’est aussi félicité de l’augmentation historique du nombre de visiteurs dans plusieurs institutions culturelles de la ville : « Je souligne la fréquentation record dans l’ensemble des musées municipaux de la ville et nous en sommes fiers. » En 2025, plus de 880 000 personnes ont en effet franchi les portes de ces musées, soit une augmentation de 30% par rapport à l’année précédente (lire notre édition du 2 janvier).

    Les acteurs culturels de la ville sont « indispensables », insiste Jean-Marc Coppola, qui poursuit : « Je vous remercie pour votre engagement envers la culture, la création, la transmission et le partage. » Benoît Payan, maire (DVG) de Marseille et candidat aux élections municipales, a également pris la parole. « Nous entrons dans une période qui nous empêche de dire ce que nous aimerions dire, campe le candidat. La culture, c’est une affaire de vie et de gens. ». Benoît Payan a formulé un vœu « d’espoir pour cette nouvelle année ».

    Les politiques d’éducation artistique et culturelle (EAC), portées par la Ville, ont été évoquées lors de cette cérémonie. Ce dispositif a pour objectif affiché de placer la population au centre des dispositifs culturels. C’est dans cette perspective qu’en 2026, l’accent sera mis sur « le développement de la pratique artistique » ainsi que « l’éveil des sens des enfants, des crèches et des écoles », se réjouit Jean-Marc Coppola. Après le vote, en décembre, du conseil municipal actant l’acquisition par la Ville des locaux des Galeries Lafayette, cet espace devrait accueillir, dans les années à venir, « une philharmonie des enfants ».

    « Une plus grande maîtrise des outils »

    Jean-Marc Coppola a mis en avant une année de « reconquête culturelle » destinée à faire face « à la loi du plus fort qui piétine le droit (…), et aux prédateurs qui utilisent les réseaux pour bouleverser la société (…) ». L’élu a affirmé son souhait de développer l’éducation aux pratiques numériques : « Je pense qu’il faut une plus grande maîtrise de ces outils. Il faut développer l’éducation artistique et culturelle (EAC) dès le plus jeune âge, pour permettre aux enfants de maîtriser ces technologies. » La Plateforme, située dans l’ancien Dock des Suds et qui abrite actuellement l’école du numérique, a pour but de favoriser ce croisement entre technologies et propositions culturelles.

    Marseille, ville cosmopolite, « ne renoncera pas à une culture pour toutes et tous », martèle l’adjoint : « C’est l’accessibilité à tout le monde, à tous les âges, aux arts et à la culture. » Il ajoute : « C’est une invitation à la pratique artistique. Quand je parle de l’EAC, je souhaite les inviter [les spectateurs, Ndlr] à se confronter à l’autre, à la différence et à l’altérité dont on s’enrichit. »