Category: politique

  • Marseille en lutte face à sa Métropole

    Peu importait l’ordre du jour, ce lundi matin, en conseil métropolitain. Le débat était ailleurs, déjà annoncé quelques jours plus tôt en conseil municipal de Marseille. Après le ralliement de son président Patrick Pappalardo à l’UDR, la nomination de nouveaux représentants au sein du bailleur social Provence Métropole Logement (PML, ex-HMP) est ainsi l’occasion pour l’adjoint marseillais Pierre Huguet (G.s), de rappeler les transfuges de la majorité métropolitaine vers l’extrême droite. « Cette porosité constante ressemble parfois à une véritable passerelle », s’alarme-t-il, réclamant la démission de la vice-présidence du maire de Marignane, éric Le Dissès. Sans que la présidente (DVD) de la Métropole, Martine Vassal, ne réagisse.

    Carences des transports

    et de la propreté

    Alors la gauche marseillaise énumère, au fil des modifications budgétaires, ses griefs sur les politiques métropolitaines dans la ville centre. à commencer par les transports en commun. « Après un printemps houleux, un été compliqué, nous avons un mois de septembre éprouvant, rappelle l’adjointe marseillaise aux mobilités, Marie Batoux (PM). Ce sont chaque jour des bus qui manquent ! » Dans la foulée, le maire (PS) des 2-3, Anthony Krehmeier, enchaîne sur les problèmes de propreté, qui ont agité la rentrée : « Marseille est abîmée par une collecte défaillante et voilà qu’on nous explique que si Marseille est sale, ce serait la faute des Marseillais ! Mais soyons sérieux, dans quelle commune accepteriez-vous que l’on parle ainsi de vos habitants ? » à chaque fois, Martine Vassal laisse couler. Le temps que les délibérations passent, avec une extrême droite qui, pour la première fois, monte au front en séance plénière pour insister sur l’insécurité. « Moi, j’attends toujours la loi Allisio sur la sécurité », balaie Martine Vassal.

    Finalement, la présidente (LR) de la RTM, Catherine Pila, prend la parole pour répondre à la gauche marseillaise, mettant en avant le déploiement de la gratuité, qui a profité à 2,2 millions de voyageurs depuis la rentrée, les nouveaux bus à haut niveau de service. Avant d’expliquer le manque de matériel roulant par les retards de livraison de la société Iveco, qui n’a fourni que 47 bus électriques sur les 75 qui devaient arriver. « Dans un contexte de développement de l’offre, cela a créé une petite tension sur le parc de bus, de moins de 5% », explique-t-elle, avant de promettre que « dans quelques jours, la situation sera de nouveau à la normale ». Après elle, Jean-Yves Sayag (DVD) balaie les questions de propreté : « La situation est simple : on nettoie, aussitôt après, c’est dégradé. » Et de rappeler que Marseille a refusé de reprendre la propreté.

    « Les discussions ont été complexes, riches, mais ne nous ont pas permis de récupérer les compétences », commence Benoît Payan. « Rendez les sous ! » l’interrompt le maire de Peynier, Christian Burle. L’édile marseillais bondit. « Quel maire ici à quelqu’un dans son opposition qui choisit ce qu’il fait pour son aménagement, ce qui se passe pour la propreté ? » s’emporte-t-il. Le maire (DVD) de Châteauneuf-les-Martigues (DVD), Roland Mouren, en profite pour promettre aux Marseillais que s’ils ont la taxe d’enlèvement des ordures ménagères la plus élevée, ils ne paient pas pour autant pour les autres villes. Mais il reconnaît la saleté. « Vous prenez un marteau, et tous ceux qui pissent, vous tapez sur ce qui dépasse », préconise-t-il. Dans un brouhaha, la séance est levée.

  • Marseille en lutte face à sa Métropole

    Marseille en lutte face à sa Métropole

    Peu importait l’ordre du jour, ce lundi matin, en conseil métropolitain. Le débat était ailleurs, déjà annoncé quelques jours plus tôt en conseil municipal de Marseille. Après le ralliement de son président Patrick Pappalardo à l’UDR, la nomination de nouveaux représentants au sein du bailleur social Provence Métropole Logement (PML, ex-HMP) est ainsi l’occasion pour l’adjoint marseillais Pierre Huguet (G.s), de rappeler les transfuges de la majorité métropolitaine vers l’extrême droite. « Cette porosité constante ressemble parfois à une véritable passerelle », s’alarme-t-il, réclamant la démission de la vice-présidence du maire de Marignane, éric Le Dissès. Sans que la présidente (DVD) de la Métropole, Martine Vassal, ne réagisse.

    Carences des transports

    et de la propreté

    Alors la gauche marseillaise énumère, au fil des modifications budgétaires, ses griefs sur les politiques métropolitaines dans la ville centre. à commencer par les transports en commun. « Après un printemps houleux, un été compliqué, nous avons un mois de septembre éprouvant, rappelle l’adjointe marseillaise aux mobilités, Marie Batoux (PM). Ce sont chaque jour des bus qui manquent ! » Dans la foulée, le maire (PS) des 2-3, Anthony Krehmeier, enchaîne sur les problèmes de propreté, qui ont agité la rentrée : « Marseille est abîmée par une collecte défaillante et voilà qu’on nous explique que si Marseille est sale, ce serait la faute des Marseillais ! Mais soyons sérieux, dans quelle commune accepteriez-vous que l’on parle ainsi de vos habitants ? » à chaque fois, Martine Vassal laisse couler. Le temps que les délibérations passent, avec une extrême droite qui, pour la première fois, monte au front en séance plénière pour insister sur l’insécurité. « Moi, j’attends toujours la loi Allisio sur la sécurité », balaie Martine Vassal.

    Finalement, la présidente (LR) de la RTM, Catherine Pila, prend la parole pour répondre à la gauche marseillaise, mettant en avant le déploiement de la gratuité, qui a profité à 2,2 millions de voyageurs depuis la rentrée, les nouveaux bus à haut niveau de service. Avant d’expliquer le manque de matériel roulant par les retards de livraison de la société Iveco, qui n’a fourni que 47 bus électriques sur les 75 qui devaient arriver. « Dans un contexte de développement de l’offre, cela a créé une petite tension sur le parc de bus, de moins de 5% », explique-t-elle, avant de promettre que « dans quelques jours, la situation sera de nouveau à la normale ». Après elle, Jean-Yves Sayag (DVD) balaie les questions de propreté : « La situation est simple : on nettoie, aussitôt après, c’est dégradé. » Et de rappeler que Marseille a refusé de reprendre la propreté.

    « Les discussions ont été complexes, riches, mais ne nous ont pas permis de récupérer les compétences », commence Benoît Payan. « Rendez les sous ! » l’interrompt le maire de Peynier, Christian Burle. L’édile marseillais bondit. « Quel maire ici à quelqu’un dans son opposition qui choisit ce qu’il fait pour son aménagement, ce qui se passe pour la propreté ? » s’emporte-t-il. Le maire (DVD) de Châteauneuf-les-Martigues (DVD), Roland Mouren, en profite pour promettre aux Marseillais que s’ils ont la taxe d’enlèvement des ordures ménagères la plus élevée, ils ne paient pas pour autant pour les autres villes. Mais il reconnaît la saleté. « Vous prenez un marteau, et tous ceux qui pissent, vous tapez sur ce qui dépasse », préconise-t-il. Dans un brouhaha, la séance est levée.

  • [Municipales] Martine Vassal tend la main aux électeurs de Stéphane Ravier

    [Municipales] Martine Vassal tend la main aux électeurs de Stéphane Ravier

    « Il a des électeurs qui vont se retrouver orphelins. La seule personne qui peut correspondre à ce que les Marseillais attendent c’est moi. J’invite les électeurs de Stéphane Ravier à regarder mon programme et celui proposé par le RN » déclare dans les colonnes de La Provence ce samedi Martine Vassal. Elle assure ainsi que sur le thème de la sécurité, « l’original, c’est moi », et promet de se distinguer sur l’économie. Peu importe si Stéphane Ravier lui-même a été clair sur son soutien « sans réserve » à Franck Allisio et au RN, s’affichant à ses côtés vendredi soir dans les allées de la Foire de Marseille.

    « Je souffre pour les gens qui se disent macronistes, déplore en face le maire (DVG) Benoît Payan, en marge de l’inauguration des écoles Aygalades – Oasis. On a voté pour des macronistes pour faire barrage au RN, on a fait un front républicain en considérant qu’il y a des pas qu’il ne fallait pas franchir… Mais quand elle dit que l’original, c’est elle, que je lis : « j’invite les électeurs de Stéphane Ravier», dont même le RN dit qu’il est trop extrême, il n’y a plus de limite. Tout est permis, et pour glaner quelques voix, on perd sa boussole. » Et de plaindre Gabriel Attal ainsi qu’Emmanuel Macron qui « nous ont raconté qu’ils ont fondé leur combat contre le RN ». De quoi piquer dans les rangs de Renaissance. « Nous avons confiance en Martine Vassal pour rester fidèle à la Charte des valeurs de Renaissance, qu’elle s’est engagée à poursuivre », réagissent ce dimanche les responsables du parti à Marseille. Avant de promettre de ne laisser passer « aucune entorse » aux valeurs humanistes, laïques et progressistes.

  • [Entretien] « La Nuit du bien commun, un cas d’école sur la manière dont l’extrême droite s’infiltre »

    [Entretien] « La Nuit du bien commun, un cas d’école sur la manière dont l’extrême droite s’infiltre »

    La Marseillaise : En quoi est-ce qu’il est nécessaire de se mobiliser lundi soir, malgré le maintien de la Nuit du bien commun ?

    Catherine Lecoq : C’est impossible pour nous de céder les espaces de culture à des gens qui ont des idées telles que celles de Stérin. Ce n’est qu’une excuse, sous couvert de charité, pour faire monter les votes pour l’extrême droite. Dans notre fondement d’humanisme et d’expression libre et non faussée, il est hors de question que cela se produise sans opposition

    Anne-Marie Alary : On est dans la rue depuis un mois pour tracter et informer la population du projet politique derrière ce gala de charité, et de qui est Stérin. Cet événement est extrêmement dangereux. C’est un cas d’école sur la manière dont l’extrême droite s’infiltre de partout et mène une bataille culturelle. Il est aussi important d’aller protester le 6 avec les autres organisations des Bouches-du-Rhône. Il faut s’attendre, je pense, à ce qu’il y ait du monde.

    Derrière le discours sur la « générosité », voyez-vous une tentative d’acheter de l’influence politique et culturelle ?

    C.L. : Oui. C’est comme le Rocher-Mistral, dans la même veine que celle qui est de réécrire l’histoire. Ce n’est pas loyal, pour avoir un terme lissé. Le négationnisme, à un moment donné, ça va.

    A.-M.A. : Oui, mais de façon insidieuse, contrairement à son financement pour l’école de journalisme [L’institut libre de journalisme, Ndlr.] et l’institut de formation des futurs élus. Il a un livret qui s’appelle Politicae. Il a déjà fait ses réseaux, il était propriétaire du Crayon, média en charge de d’animation de débats au Delta Festival (Marseille). Il porte aussi le Label des plus belles fêtes de France, dont a bénéficié la Bénédiction du Calisson. On l’a dit dans notre tract, on craint que le tout soit un cheval de Troie au projet Périclès du milliardaire [code pour Patriotes, enracinés, résistants, identitaires, chrétiens, libéraux, européens et souverainistes, Ndlr]. révélé par L’Humanité.

    Pierre-Edouard Stérin est proche d’associations réactionnaires, anti-IVG, droits LGBT… Comment expliquer qu’un tel événement puisse encore trouver des salles et des relais institutionnels ?

    C.L. : Il filoute. Les élus ne savent pas toujours que politiquement, c’est quelque chose d’indigne qui se produit. Mais alertée par les citoyens, la municipalité a annulé la tenue de l’événement. À Marseille, Pierre-Edouard Stérin a été refoulé, notamment grâce à la pression citoyenne. À Aix-en-Provence, au niveau de la mairie, on n’a pas eu les mêmes facilités à faire annuler la salle, sous régie publique. La direction elle ne pouvait pas prendre sur elle de refuser. Mais nous, dans le milieu du spectacle vivant, on s’est mis en réseau, et le 6MIC aura fort à faire pour trouver des techniciens afin d’assurer la soirée.

    A.-M.A. : Stérin usurpe le terme de « Bien commun » et beaucoup de personnes ne savent pas que c’est lui derrière, qui l’utilise pour diffuser des idées d’extrême droite. La vérité émerge petit à petit, puisque partout en France comme à Aix, on dénonce cette usurpation. Mais ce n’est pas simple de s’en rendre compte : il use des sociétés-écrans où il n’apparaît pas, par exemple la société Obole, comme on le répète régulièrement. Sur le terrain, on se rend compte que beaucoup de gens découvrent tout ça.

    Est-ce que ce type de soirées ne vient pas accentuer la dépendance des associations à des mécènes privés, au détriment d’un financement public, réputé plus transparent ?

    C.L. : C’est ce que veulent depuis longtemps nos patrons ! S’il n’y avait plus de service public, les gens de l’extrême droite seraient les plus heureux. Ce qui est dégueulasse aussi, dans cette histoire, est que les termes de la solidarité interprofessionnelle, le « bien commun », sont repris. Mais ce mot n’appartient pas à l’extrême droite.

    A.-M.A. : On suit la mode américaine : celle des galas contre le service public. C’est une dérive inquiétante. D’ailleurs, Stérin a une démarche libertarienne, et fait partie du réseau atlas où l’on retrouve le Heritage Foundation, qui a soutenu Trump.

    Certains soutiennent que Pierre-Edouard Stérin s’est retiré de l’organisation et n’a plus aucun lien avec la Nuit du bien commun. Que répondez-vous ?

    C.L. : Même si l’on nous dit qu’il n’est plus actionnaire, c’est faux, ça a été prouvé. On va nous faire croire que Monsieur Stérin n’est plus dans la boucle, mais il est toujours dans la boucle. Ces Nuits du bien commun sont bien tenues pour récolter des fonds, puis alimenter des groupuscules d’extrême droite. Le projet Périclès, est clair, précis et circonstancié.

    A.-M.A. : C’est la société Obole qui a négocié la location de la salle du 6MIC, comme ailleurs en France. Cette plateforme numérique de collecte de dons a été fondée par le milliardaire Stérin en 2017. Même si elle se dit toujours au service « du bien commun et de l’économie sociale et solidaire », on craint que ce ne soit encore qu’une société écran.

    Le syndicat Solidaires 13, la section du Parti communiste local (PCF), Marc Pena, député (PS) de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône et les responsables du mouvement Bloquons-Tout à Aix, Riposte Antifasciste, tout comme certains salariés d’associations participantes à l’événement qui nous ont contactés, ont également manifesté leur opposition au maintien de la Nuit du bien commun.

    « Il est hors de question que cela
    se produise sans opposition. »

  • Sébastien Lecornu dénonce les « appétits partisans »

    Sébastien Lecornu dénonce les « appétits partisans »

    En fin de matinée, le premier ministre démissionnaire a expliqué ce lundi sur le parvis de Matignon sa décision annoncée quelques heures plus tôt, devançant au passage la réunion des représentants du parti Les Républicains programmée à 11h.

    « Les conditions n’étaient plus remplies », observe Sébastien Lecornu, reconnaissant un manque de fluidité dans la composition du Gouvernement qui aura pris plus de 25 jours, un record dans la Ve République. Mais l’ont-elles été un jour ?

    Et de pointer trois raisons à cette situation. La première est que « les formations politiques ont fait mine de ne pas voir les changements et la rupture profonde » liée au non usage du 49.3. La seconde, le fait que les partis politiques « continuent d’adopter une posture comme s’ils avaient tous la majorité absolue » à l’Assemblée. « Les compromis ne sont pas la compromission » a martelé Sébastien Lecornu, avant de se montrer plus critique.

    Ce dernier a en effet pour finir pointé « le réveil de quelques appétits partisans » en lien avec l’élection présidentielle de 2027. « Il faut toujours préférer son pays à son parti », a-t-il lancé dans une allusion claire au président des LR, Bruno Retailleau, qui dimanche soir a précipité sa chute en remettant en cause la participation des Républicains au gouvernement à peine celui-ci formé.

  • Lecornu remet sa démission, Macron accepte

    Lecornu remet sa démission, Macron accepte

    Suite et fin de Sébastien Lecornu en tant que Premier ministre. Ce dernier a remis sa démission, ce lundi matin, au président Emmanuel Macron qui l’a acceptée. Cette démission intervient au lendemain de l’annonce de la composition de son gouvernement, ce dimanche soir, qui avait provoqué un tollé, à gauche comme à droite puisqu’il était quasiment identique au précédent (lire notre édition du 06/10). Selon nos confrères de BFM TV, l’ex-Premier ministre s’est entretenu plus d’heure avec le président dans la matinée, avant de sortir de l’Élysée à 9h30.

  • « Remettre la transition au cœur des débats »

    « Remettre la transition au cœur des débats »

    La Marseillaise : Quel était l’objectif en publiant cette tribune avec Fabien Perez ?

    Christophe Madrolle : C’est de remettre la question de l’écologie au centre de cette campagne. Pour nous, Marseille souffre de mille maux : au-delà de la sécurité, c’est la question des transports, de la pollution, de la malbouffe, de la désertification, du manque de verdissement. Nous avons senti qu’il y avait aujourd’hui une crispation entre deux candidatures, et l’on a peur que la question de l’écologie soit mise de côté. C’est pour cela que nous avons décidé de travailler et créer ces propositions que l’on met en débat, qui nous tiennent à cœur, nous, écologistes raisonnables. Et non pas de droite !

    Pour l’écologie a été un sujet de clivage ce dernier mandat, de la dépollution des calanques au branchement à quai, donc l’initiative peut surprendre…

    C.M. : Benoît Payan a mis du temps à venir mettre ses 2 millions pour le branchement à quai, mais on a gagné ! J’étais le premier opposant de Renaud Muselier, mais à un moment donné on s’est dit qu’il y avait deux urgences, le climat et le combat contre le Rassemblement national. Je crois en l’addition. Au niveau national s’il y avait une élection je donnerais mon soutien à Raphaël Glucksmann, mais localement, il faut savoir répondre à ces urgences immédiatement. C’est pour cela que j’ai fait cette tribune.

    Martine Vassal veut rallier les « écologistes raisonnables », vous voulez en être et en amener avec vous ?

    C.M. : Pour l’instant, notre boulot à Fabien Perez et moi, c’est remettre la question des transitions au cœur des débats à Marseille. Nous verrons. Nous ferons nos choix, les gens sont libres. D’une part, il y a la question du programme. J’ai vu les échecs relationnels que Benoît Payan a eus avec mes amis écologistes en mairie de Marseille. Sébastien Barles qui décide de ne plus faire d’accord avec lui, c’est un signifiant pour moi. Je vois ce qu’il se passe au sein d’Europe écologie – Les Verts dans leurs bisbilles. La question écologique a été abandonnée par Benoît Payan et les gens qui devaient porter ce travail écologique n’ont pas eu les moyens de porter leurs questions, on a fait de l’habillage. Sur les questions de transition, ça n’a pas été porté par le cabinet du maire. Et ensuite, il faut savoir qui va porter ce programme, avec quels moyens. Donc c’est trop tôt pour répondre. Une chose est sûre, je n’irai pas avec Benoît Payan.

  • « Remettre la transition au cœur des débats »

    La Marseillaise : Quel était l’objectif en publiant cette tribune avec Fabien Perez ?

    Christophe Madrolle : C’est de remettre la question de l’écologie au centre de cette campagne. Pour nous, Marseille souffre de mille maux : au-delà de la sécurité, c’est la question des transports, de la pollution, de la malbouffe, de la désertification, du manque de verdissement. Nous avons senti qu’il y avait aujourd’hui une crispation entre deux candidatures, et l’on a peur que la question de l’écologie soit mise de côté. C’est pour cela que nous avons décidé de travailler et créer ces propositions que l’on met en débat, qui nous tiennent à cœur, nous, écologistes raisonnables. Et non pas de droite !

    Pour l’écologie a été un sujet de clivage ce dernier mandat, de la dépollution des calanques au branchement à quai, donc l’initiative peut surprendre…

    C.M. : Benoît Payan a mis du temps à venir mettre ses 2 millions pour le branchement à quai, mais on a gagné ! J’étais le premier opposant de Renaud Muselier, mais à un moment donné on s’est dit qu’il y avait deux urgences, le climat et le combat contre le Rassemblement national. Je crois en l’addition. Au niveau national s’il y avait une élection je donnerais mon soutien à Raphaël Glucksmann, mais localement, il faut savoir répondre à ces urgences immédiatement. C’est pour cela que j’ai fait cette tribune.

    Martine Vassal veut rallier les « écologistes raisonnables », vous voulez en être et en amener avec vous ?

    C.M. : Pour l’instant, notre boulot à Fabien Perez et moi, c’est remettre la question des transitions au cœur des débats à Marseille. Nous verrons. Nous ferons nos choix, les gens sont libres. D’une part, il y a la question du programme. J’ai vu les échecs relationnels que Benoît Payan a eus avec mes amis écologistes en mairie de Marseille. Sébastien Barles qui décide de ne plus faire d’accord avec lui, c’est un signifiant pour moi. Je vois ce qu’il se passe au sein d’Europe écologie – Les Verts dans leurs bisbilles. La question écologique a été abandonnée par Benoît Payan et les gens qui devaient porter ce travail écologique n’ont pas eu les moyens de porter leurs questions, on a fait de l’habillage. Sur les questions de transition, ça n’a pas été porté par le cabinet du maire. Et ensuite, il faut savoir qui va porter ce programme, avec quels moyens. Donc c’est trop tôt pour répondre. Une chose est sûre, je n’irai pas avec Benoît Payan.

  • Transports, finances, eau… la dense rentrée du Grand Avignon

    Transports, finances, eau… la dense rentrée du Grand Avignon

    Habituellement, un conseil communautaire de reprise se tient en septembre, où sont étudiés notamment les bilans annuels des délégations de services publics (transports, déchets, eau) avant une autre séance, en octobre, où les lignes budgétaires de l’année à venir sont présentées. Changement de pied, à l’approche de la dernière ligne droite de la mandature : l’ensemble de ces délibérations sera étudié ce lundi soir (18h, salle de Montfavet) sur la même séance.

    Un total de 20 rapports à aborder. Peut-être enfin l’occasion d’avoir un éclairage plus poussé sur la gestion de la SPL Tecelys, qui gère le réseau de transport depuis 3 ans. Il y a an, nous révélions les conditions fracassantes du départ du directeur général des services du Grand Avignon, dézinguant la gestion « en roue libre » de la SPL. Dans la foulée, un audit indépendant était annoncé dont on attend toujours les conclusions. Le sujet sera certainement remis sur la table, d’autant qu’une délibération traite des réponses apportées par l’agglo à un rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) sur les enjeux de mobilité. Là aussi, un contrôle poussé de Tecelys par la CRC avait été évoqué, sans indication nouvelle à ce stade. Sur le bilan annuel des transports 2024, notons une progression de la fréquentation du réseau Orizo de 7,8% avec 14,1 millions de personnes transportées.

    Encore trop d’eau

    de perdue

    La gestion des déchets – chaotique en 2024 avec le changement en cours d’année du délégataire – pourrait être aussi l’occasion de revenir sur le projet avorté de déchetterie-recyclerie à Agroparc, abandonné il y a un mois. La gestion de l’eau, confiée au groupe Suez jusqu’à fin 2028, est aussi scrutée de près notamment par le Collectif de l’eau qui réclame une gestion publique. Cette année encore des pénalités devraient être infligées (170 000 euros l’an dernier) au délégataire qui ne respecte pas le seuil de fuite d’eau dans les réseaux. En 2024, le taux de rendement, soit la part d’eau produite qui arrive bien au robinet, était au global de 75,35%, soit une baisse de 2,36%). Ce qui signifie qu’un quart de l’eau produite est gaspillé. Si le secteur gardois Pujaut/Sauveterre/ Roquemaure progresse (+8%), il partait de loin. En revanche, après avoir atteint 80% en 2022, le taux de rendement à Avignon recule encore (75,69%).

    Enfin, gros morceau placé en fin de séance, le rapport d’orientation budgétaire (ROB). D’année en année, au vu de l’instabilité gouvernementale, le document relève presque de la gageure. L’association des intercommunalités de France avait chiffré à 4,03 millions d’euros
    (-4,8%) les pertes de recettes pour le Grand Avignon du projet de budget 2026 version Bayrou. Le ROB prévoit d’ailleurs une forte rigueur avec une progression des recettes de fonctionnement de seulement 0,1% contre 3,7% l’an dernier. Les dotations de l’État seront au mieux « maintenues » ou pire « en léger repli ». Cela va se traduire dans les investissements avec des dépenses d’équipements en baisse (28,5 millions d’euros contre 43,5 l’an dernier). Un équilibre précaire qui sera très certainement amendé dans six mois à l’issue des élections municipales et communautaires où une nouvelle majorité s’installera au Grand Avignon.

  • Transports, finances, eau… la dense rentrée du Grand Avignon

    Habituellement, un conseil communautaire de reprise se tient en septembre, où sont étudiés notamment les bilans annuels des délégations de services publics (transports, déchets, eau) avant une autre séance, en octobre, où les lignes budgétaires de l’année à venir sont présentées. Changement de pied, à l’approche de la dernière ligne droite de la mandature : l’ensemble de ces délibérations sera étudié ce lundi soir (18h, salle de Montfavet) sur la même séance.

    Un total de 20 rapports à aborder. Peut-être enfin l’occasion d’avoir un éclairage plus poussé sur la gestion de la SPL Tecelys, qui gère le réseau de transport depuis 3 ans. Il y a an, nous révélions les conditions fracassantes du départ du directeur général des services du Grand Avignon, dézinguant la gestion « en roue libre » de la SPL. Dans la foulée, un audit indépendant était annoncé dont on attend toujours les conclusions. Le sujet sera certainement remis sur la table, d’autant qu’une délibération traite des réponses apportées par l’agglo à un rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) sur les enjeux de mobilité. Là aussi, un contrôle poussé de Tecelys par la CRC avait été évoqué, sans indication nouvelle à ce stade. Sur le bilan annuel des transports 2024, notons une progression de la fréquentation du réseau Orizo de 7,8% avec 14,1 millions de personnes transportées.

    Encore trop d’eau

    de perdue

    La gestion des déchets – chaotique en 2024 avec le changement en cours d’année du délégataire – pourrait être aussi l’occasion de revenir sur le projet avorté de déchetterie-recyclerie à Agroparc, abandonné il y a un mois. La gestion de l’eau, confiée au groupe Suez jusqu’à fin 2028, est aussi scrutée de près notamment par le Collectif de l’eau qui réclame une gestion publique. Cette année encore des pénalités devraient être infligées (170 000 euros l’an dernier) au délégataire qui ne respecte pas le seuil de fuite d’eau dans les réseaux. En 2024, le taux de rendement, soit la part d’eau produite qui arrive bien au robinet, était au global de 75,35%, soit une baisse de 2,36%). Ce qui signifie qu’un quart de l’eau produite est gaspillé. Si le secteur gardois Pujaut/Sauveterre/ Roquemaure progresse (+8%), il partait de loin. En revanche, après avoir atteint 80% en 2022, le taux de rendement à Avignon recule encore (75,69%).

    Enfin, gros morceau placé en fin de séance, le rapport d’orientation budgétaire (ROB). D’année en année, au vu de l’instabilité gouvernementale, le document relève presque de la gageure. L’association des intercommunalités de France avait chiffré à 4,03 millions d’euros
    (-4,8%) les pertes de recettes pour le Grand Avignon du projet de budget 2026 version Bayrou. Le ROB prévoit d’ailleurs une forte rigueur avec une progression des recettes de fonctionnement de seulement 0,1% contre 3,7% l’an dernier. Les dotations de l’État seront au mieux « maintenues » ou pire « en léger repli ». Cela va se traduire dans les investissements avec des dépenses d’équipements en baisse (28,5 millions d’euros contre 43,5 l’an dernier). Un équilibre précaire qui sera très certainement amendé dans six mois à l’issue des élections municipales et communautaires où une nouvelle majorité s’installera au Grand Avignon.