Category: politique

  • Une liste de gauche et écologiste en lice pour les élections municipales à Bouc-Bel-Air

    Une liste de gauche et écologiste en lice pour les élections municipales à Bouc-Bel-Air

    Une liste écologique et de gauche, mais pas une liste « citoyenne » – nom trop emprunté – estime Hervé Plisson. Le septuagénaire, adhérent depuis plus de deux décennies au parti Les Écologistes, ancien conseiller municipal d’opposition entre 2014 et 2020, prend la tête du Printemps boucain, en lice pour les élections municipales. Le nom ? Un « léger » clin d’œil au Printemps marseillais.

    Au sein des 33 noms qui composent la liste, ce sont « toutes les gauches » qui seront représentées, puisque deux Insoumis sont intégrés au groupe. « Bien que la liste soit majoritairement composée de membres de l’association Bouc-Bel-Air pour Tous (présidée par Gérard Blanc) ».

    Deux autres listes sont pour le moment en lice face au Printemps boucain : celle menée par Mathieu Morateur (SE) et celle portée par Bruno Aubry (DVG). Le maire actuel, Mathieu Pietri (DVD), n’a pas encore officialisé sa candidature.

    La liste du Printemps boucain brandit, parmi ses priorités, le retour à une ville durable dans cette commune enclavée entre « l’usine Lafarge, une ligne à haute tension, un gazoduc et maintenant un data center, liste le candidat. Mais, à ce jour, c’est une ville traversée par un trafic routier insupportable », rapporte aussi ce Boucain qui entend défendre un projet de « régulation » des entrées et sorties de la commune.

    C’est une longue liste d’ambitions et de propositions que met sur la table Hervé Plisson. Y compris « mettre fin au développement urbain au coup par coup ». Côté social, le projet de « pousser la construction de logements sociaux, jusqu’à 60% des parts (réservées) » est envisagé, malgré les contraintes.

  • Les finances, terreau de rivalité au conseil municipal de Gardanne

    Les finances, terreau de rivalité au conseil municipal de Gardanne

    Parmi la trentaine de délibérations inscrites à l’ordre du jour, sept concernaient les finances. Et chacune a donné lieu à son lot de passes d’armes entre oppositions et majorité.

    à commencer par le surcoût des charges de personnel annoncé par la majorité : 630 000 euros. « ça paraît quand même surprenant que ce soit décidé en fin d’année alors qu’on sait que le budget du personnel, qui doit passer auprès des services de l’état, est en général voté avant le 8 décembre. ça ne fait pas très sérieux », lance de son côté Jean-Marc La Piana, conseiller municipal d’opposition et à la tête d’une union de gauche en vue des élections municipales 2026. « Ce n’était pas anticipable, cette année, le vote du budget a été particulièrement tardif », rétorque Arnaud Mazille, adjoint au maire et directeur de campagne de l’édile sortant.

    Surcoût sur trois projets

    Quelques minutes plus tard, la tension remonte au moment d’aborder la délibération visant à programmer un crédit de paiement (AP/CP) pour trois projets : la réhabilitation de la Plateforme jeunesse, celle du cinéma et la construction d’un centre de loisirs, tous en surcoût. « Sur ces trois opérations, nous avons la possibilité de passer 30% de la dépense de l’année précédente », justifie Antonio Mujica, premier adjoint, évoquant des augmentations liées aux « surprises » sur les travaux de rénovation.

    « Une augmentation de 30% sur un projet comme celui de la Plateforme : je me pose la question de la gestion financière de ce projet. Vous dites que les trois décisions (…) ont toutes des surcoûts. Ce sont trois projets différents, mais je me pose la question sur une bonne ou mauvaise gestion du projet (plateforme) », interroge Jean-Marc La Piana. « Monsieur La Piana, question : 12 avenants sur le foyer, 7 sur la maison du peuple, quel commentaire vous faites sur votre gestion ? » intervient Hervé Granier, maire (LR), en référence au statut d’adjoint de son opposant sous l’ancienne municipalité. « S’il y a eu des réalités, j’attends de vous une gestion convenable et je suis surpris de cette mauvaise gestion que je retrouve ici », insiste la tête de l’union de gauche. « Vous êtes le plus fort, on va parler du cinéma, ça vous concerne », tranche Hervé Granier.

    Même schéma d’escarmouches sur le dossier du cinéma 3 Casinos, sujet sur lequel Antonio Mujica brandit un document faisant état de trois années de « réflexion » autour du sort du cinéma, sous l’ancienne municipalité. « Je dis juste qu’en trois ans, vous avez fait beaucoup de réflexion et peu d’action. En six ans, on a quand même sorti un cinéma », se targue le premier adjoint. « Mesquin et irrespectueux de notre travail », rétorque Jean-Marc La Piana. « En termes d’inaction, vous avez tout de même été très efficace », ajoutera son concurrent électoral, Hervé Granier.

  • Laurence Jouanaud mènera une liste d’union de la gauche à Châteauneuf-les-Martigues

    Laurence Jouanaud mènera une liste d’union de la gauche à Châteauneuf-les-Martigues

    Il y a du changement à gauche pour les municipales. Suite à un deuil familial, Patrice Philip (PS) se désiste et laisse la tête de liste à Laurence Jouanaud (PCF). Cette institutrice à la retraite, installée à La Mède depuis 32 ans, s’était déjà présentée aux élections législatives de 2017 et aux départementales de 2015.

    Laurence Jouanaud mènera une liste d’union des forces de gauche progressistes et de personnes issues de la société civile, face au maire sortant élu par deux fois au premier tour, Roland Mouren (DVD), et au candidat d’extrême droite, actuellement conseiller municipal d’opposition, Alain Vaccalluzzo. Pour elle, la menace RN est « réelle et grave vu leurs scores aux dernières élections législatives et européennes ».

    « On s’est réunis sur cette liste sur la base : plus Mouren et pas le RN », explique-t-elle. La gauche veut en finir avec l’édile sortant, qui a « agité pendant douze ans le spectre des bêtises qui avaient été faites par ses prédécesseurs socialistes, cet emprunt toxique, disant que grâce à lui, la dette va beaucoup mieux ». Mais à quel prix ? « Il a notamment fait des économies sur le tissu associatif, avec des subventions données au coup de cœur. »

    Redynamiser

    le centre-ville

    Laurence Jouanaud dénonce l’immobilisme de Roland Mouren, qui « n’a rien dépensé pour la population, en dehors de la construction de la salle des fêtes qui a coûté plus de 10 millions d’euros, qui a été sa seule réalisation en douze ans ».

    La tête de liste veut se battre pour la qualité de vie des habitants de Châteauneuf-les-Martigues. « Il faut arrêter de faire de cette commune une ville dortoir avec des ensembles résidentiels, des immeubles qui se développent partout sans espace vert, ni aire de jeux pour les enfants, affirme-t-elle. Rien n’est prévu pour la vie des gens. On veut développer les espaces de vie collectifs. »

    Elle ajoute : « On veut aussi redynamiser le centre-ville, qui se meurt, en aidant les bistrots, les restaurants et les petits commerces à s’installer, en baissant les loyers par exemple. »

  • Lionel de Cala officiellement en course pour un second mandat à Allauch

    Lionel de Cala officiellement en course pour un second mandat à Allauch

    Lionel de Cala a choisi La Provence, où il a fait ses classes il y a 25 ans, pour officialiser, lundi, sa candidature à un deuxième mandat à la mairie d’Allauch. à 42 ans, ce proche de Renaud Muselier resté chez LR, fixe deux priorités : « L’éducation et la sécurité. »

    Dans ce premier mandat qu’il rappelle marqué par une succession de crises sanitaire, sociale, économique, géopolitique, et aujourd’hui institutionnelle, Lionel de Cala met à son actif la restauration de l’hôtel de ville historique et l’ouverture du pôle culturel de l’Usine électrique. Le président du groupe majoritaire Provence Unie au conseil départemental met aussi en avant la nouvelle caserne des pompiers d’Allauch et Plan-de-Cuques « promise depuis 20 ans ».

    Le RN en embuscade,

    la gauche unie

    Un établissement largement financé par le Département, « premier partenaire financier » de la commune, dont les subventions en tout genre sont passées de 820 000 euros en 2020 à 8,3 millions. La Chambre régionale des comptes pointe dans un rapport ces aides dont le montant « explique 55% de la dette » de la collectivité et ne sont pas orientées vers les municipalités qui en ont le plus besoin.

    Le maire défend aussi dans son entretien sa politique en matière de logement social et continue d’espérer une « réforme » de la loi SRU, jugeant « inutilement punitif de devoir verser des pénalités de plus de 1,2 million d’euros à l’État », alors que sa commune ne compte que 7,5% de logement sociaux. Un argument de choix, visiblement, pour celui qui a mis fin en 2020 à 45 ans de règne Povinelli, devançant au second tour (59,66%), la candidate divers droite Monique Robineau-Chailan (24,41%) et l’extrême droite (RN) menée par Laurent Jacobelli (15,91%). C’est Christelle Varnier qui sera, en mars prochain, la tête de liste du parti lepéniste.

    Balayées au 1er tour il y a six ans, les forces de gauche et écologistes ont choisi cette fois l’unité. « Face à la menace grandissante de l’extrême droite et à une gestion municipale conservatrice, nous soutenons une liste écologique sociale et solidaire », indiquait, début décembre, un communiqué signé de l’ensemble des forces de gauche, appelant « tous les citoyens qui le souhaitent » à apporter leurs contributions dans l’élaboration d’un « projet alternatif et concret ». Cette liste sera conduite par Frédéric Dutoit, Dorothée Sudan, Vincent Coulomb et Denise Triscari.

  • [Entretien] Pierre Ouzoulias : « La loi de 1905 est menacée par des forces réactionnaires »

    [Entretien] Pierre Ouzoulias : « La loi de 1905 est menacée par des forces réactionnaires »

    La Marseillaise : La laïcité est-elle menacée aujourd’hui ?

    Pierre Ouzoulias : Profondément. Il faut se replonger dans le contexte de 1905. On dit aujourd’hui que c’est une loi qui permet la liberté de conscience, de culte, etc. C’est aussi une loi qui permet de libérer les esprits du dogme religieux qui pèse sur eux. Dans les discours et surtout les articles de Jean Jaurès, il explique qu’on ne peut pas libérer le prolétariat s’il reste complètement enchaîné dans ses traditions. Pour lui, l’émancipation devait concerner toute la sphère sociale, à la fois le domaine économique mais aussi intellectuel avec la religion. On voit bien qu’en ce moment, montent chez les musulmans et les catholiques, partout, des pensées politiques qui utilisent la religion pour faire avancer une forme de néo-conservatisme, ayant pour conséquence le recul des libertés individuelles, des femmes surtout et la promotion d’un ordre social conservateur. Finalement, je trouve que 120 ans après, la situation que nous vivons n’est pas aussi éloignée que ça de celle de 1905.

    Cette notion est instrumentalisée ?

    P.O. : C’est un principe qui n’est plus compris, utilisé par les uns et les autres, à gauche comme à droite, avec des objectifs qui n’ont pas été ceux de 1905. Cette loi arrive très peu de temps après l’affaire Dreyfus, qui a été le moment paroxysmique où l’armée et l’Église se sont entendues pour faire avancer une vision très nationaliste de la Nation et antisémite. C’est l’époque où on explique que les juifs ne seront jamais de bons Français, qu’ils sont des Français de papier. On retrouve parfois aujourd’hui, dans la façon dont les Français de confession musulmane sont montrés du doigt, quelque chose de similaire. En 1905, c’est au contraire le moment où la République affirme que tous les Français sont des citoyens de plein exercice, indépendamment de leur origine, de leur couleur de peau, de leur confession ou de leur non-confession. La loi de 1905 donne sa pleine puissance au projet républicain d’émancipation du citoyen. Elle est, à ce titre, tout à fait d’actualité car on sent monter des forces réactionnaires avec le développement d’un islam politique très inspiré de ce qui se passe au Proche-Orient, notamment de la pensée religieuse du wahhabisme ou du Qatar, avec des éléments profondément rétrogrades et conservateurs. De la même façon, il y a une forme de catholicisme identitaire comparable à celui de Trump, qu’utilisent tous les moyens de Bolloré et de Stérin, qui est profondément conservateur et anti-républicain. Par rapport à ces deux mouvements la loi de 1905 est menacée, et donc, essentielle.

    Quel rôle joue l’éducation ?

    P.O. : Il est fondamental. La loi de 1905 arrive après les grandes lois de Jules Ferry sur l’école publique, laïque et obligatoire. Le principe est le même : émanciper les esprits, donner une éducation qui permette à chacun et à chacune de se faire sa libre opinion sur tous les sujets qui le concerne, y compris la religion. La loi de 1905 permet la critique de la religion. Il n’y a pas de blasphème en France et c’est quelque chose de fondamental. On voit bien en relisant Jaurès qu’en 1905, il avait l’ambition de libérer l’Église contre elle-même, ayant conscience que les forces progressistes qui visaient à plus d’égalité sociale entre les individus étaient sous la domination d’un épiscopat extrêmement rétrograde. Aujourd’hui, c’est la même chose. Il y a dans le catholicisme, l’islam et le judaïsme des voies progressistes, modernistes, qui sont critiques par rapport à un certain nombre de pratiques religieuses.

    Quel est le cadre législatif à rebâtir autour de cette loi ?

    P.O. : La loi de 1905 n’est pas allée jusqu’au bout de ce qu’elle devait réaliser. Un certain nombre de territoires qui étaient à l’époque des colonies n’ont pas eu le droit à son application. Je pense notamment à la Guyane, à Saint-Pierre-et-Miquelon. Le concordat d’Alsace-Moselle est une incongruité, une espèce de fossile qui n’a plus de sens. La première chose, ça serait qu’elle puisse s’appliquer partout, dans les territoires ultramarins et métropolitains. Nous devons trouver une façon pour que le principe de laïcité soit plus affirmé, plus précisé dans la Constitution, donc à un niveau supérieur de celui de la loi.

  • Municipales : les communistes de Montpellier « dans la dynamique » avec des propositions sociales fortes

    Municipales : les communistes de Montpellier « dans la dynamique » avec des propositions sociales fortes

    C’est Place Albert 1er, alors que le tramway de la nouvelle ligne 5 fait ses essais « à blanc» (sans passagers) avant sa mise en service, le 20 décembre, que les communistes de Montpellier ont rendu publiques ce lundi 8 décembre leurs propositions pour les élections municipales de mars 2026.

    « Les élections municipales se déroulent dans un contexte national très compliqué et particulier avec la contradiction des 211 milliards d’aides aux entreprises sans aucun contrôle ni social et écologique et dans le même temps des collectivités à qui on va demander encore 8 milliards d’économies», introduit Clara Gimenez, conseillère municipale déléguée à la vie étudiante et vice-présidente de la Métropole Montpellier Méditerranée. Cela posé, la détermination reste de mise et Hervé Martin, adjoint aux sports, souligne la qualité du bilan municipal de la majorité du maire Mickaël Delafosse (PS) à laquelle les communistes participent. « On coche toutes les cases du projet que l’on avait proposé aux Montpelliérains en 2020.» résume Hervé Martin. « D’abord, des gros investissements avec la ligne 5 de tramway, la prolongation de la ligne 1, la gratuité des transports. Tout le bouclier social qui avait été promis aux Montpelliérains, au-delà des gros investissements, a été réalisé », appuie l’adjoint aux sports. Hervé Martin rappelle que pour une famille, la gratuité des transports représente l’équivalent d’un 13e mois de salaire. Le bilan « c’est aussi la mutuelle communale, les premiers m3 d’eau gratuits, le coup de pouce pour inscrire un enfant dans un club de sport ou une association culturelle. C’est l’encadrement des loyers…»

    Pour poursuivre cette dynamique, les communistes de Montpellier ont des propositions nouvelles à mettre en débat pour construire le projet municipal de la prochaine mandature. La première est plus que symbolique : « Nous faisons la proposition qu’il y ait quelque part à Montpellier sur une place, dans un lieu emblématique un monument pour la paix», quelle que soit sa forme : «une statue, une grande fresque. On fera appel à des artistes pour réfléchir à ce sujet pour nous absolument fondamental», insiste Hervé Martin.

    la deuxième grande proposition est la création d’une agence municipale du logement. « C’est un vrai sujet, particulièrement à Montpellier avec des ménages qui peinent de plus en plus à se loger avec un secteur privé qui spécule», explique Clara Gimenez. Après l’encadrement des loyers, le permis de louer «on a besoin de passer un nouveau cap et c’est dans ce contexte que l’on propose la création de cette agence municipale du logement qui permette de regrouper tous les dispositifs existants et de nouveaux. Que les gens aient un lieu unique pour poser leurs questions, connaître leurs droits».

    La troisième grande proposition des communistes montpelliérains est l’accès aux vacances. «Pas un enfant ne doit entrer en classe de 6e sans souvenirs de vacances» annonce Hervé Martin. « On propose que la ville de Montpellier achète un centre de vacances, que cela soit à la mer, à la montagne, peu importe, de façon à pouvoir accueillir tous les enfants de Montpellier qui ne peuvent pas partir en vacances. C’est absolument fondamental».

    Alors que le maire sortant Mickaël Delafosse n’a pas encore déclaré sa candidature pour un deuxième mandat (il prendra sa décision en début d’année), les communistes de Montpellier précise : « Pour nous, les discussions commencent de parti à parti pour s’entendre sur les contenus. Il est bien évident que si l’équipe a bien fonctionné pendant six ans, c’est aussi parce qu’elle avait un capitaine qui savait faire fonctionner l’équipe. Bien entendu nous souhaitons pouvoir continuer à travailler dans cette équipe élargie avec le même capitaine», précise Hervé Martin.

  • Sondage : Payan en tête devant Allisio et Vassal à Marseille

    Sondage : Payan en tête devant Allisio et Vassal à Marseille

    Un match à trois, avec une issue incertaine, semble se dessiner pour la campagne des élections municipales 2026, à Marseille. C’est ce qui ressort d’un sondage Ifop-Fiducial pour La Provence et Sud Radio, révélé vendredi soir.

    à cent jours du scrutin, Benoît Payan (DVG), maire sortant, vire en tête avec 30% des intentions de vote. Sans être officiellement entré en campagne, il peut s’appuyer sur un socle solide chez les cadres et les 35-49 ans, selon l’enquête publiée par nos confrères. L’édile capterait 60% des électeurs du Printemps marseillais en 2020.

    Samia Ghali, maire adjointe (DVG), a réagi sur X : « Face à la menace du Rassemblement national, Benoît Payan représente la seule alternative pour une ville apaisée et tournée vers l’avenir. Pour que l’extrême droite ne s’empare pas de Marseille, toutes les forces de progrès et les forces vives doivent s’unir. »

    Volatilité

    Les projections restent indécises. Le sondage précise qu’un tiers des électeurs pourrait encore changer d’avis. Et la volatilité est forte chez les soutiens de Benoît Payan et de Martine Vassal, candidate de la droite et du centre. Seuls 40% des Marseillais qui ont l’intention de voter pour ces candidats seraient certains de leur choix.

    Franck Allisio, candidat du RN, arrive en deuxième position avec 27% des intentions de vote. Un niveau inédit pour l’extrême droite à Marseille. Il semble bénéficier d’un électorat plus âgé, avec une forte présence d’anciens électeurs de droite (28%). « Martine Vassal peut encore faire le bon choix : celui du rassemblement avec l’équipe en position de gagner autour de Franck Allisio », juge sur X Stéphane Ravier (ex-RN et ex-Reconquête).

    Martine Vassal (DVD), soutenue notamment par LR et Renaissance, complète le podium avec 26% des intentions de vote. La présidente de la Métropole conserve plus de la moitié de son électorat de 2020. « Trois blocs politiques sont en mesure de gagner les élections municipales. Parmi ces forces, Martine Vassal (…) est la seule à voir son score progresser depuis un an », observe Romain Simmarano, porte-parole de la candidate.

    Sébastien Delogu (LFI) atteint 15%, en 4e position. Le député des quartiers Nord compte sur son premier meeting de campagne à la Belle de Mai, ce samedi, pour lancer une dynamique. Erwan Davoux, candidat aux côtés de Nora Preziosi (SE), ferme la marche avec 2%.

  • Un cap pour prendre soin de Gardanne

    Un cap pour prendre soin de Gardanne

    « Je ne suis pas un homme de parti, je porte des valeurs de gauche », a affirmé le candidat DVG aux municipales de 2026. En 2020, c’est une gauche fragmentée qui avait fait virer de bord une commune confiée depuis la Libération aux mains des communistes. PS, PCF, les Écologistes et Place publique, ainsi que des militants associatifs, se rassemblent aujourd’hui autour de l’ancien colistier de Roger Meï, pour porter une vision « collectiviste », face au « modernisme sectariste » d’une mandature LR entachée d’erreurs.

    Derrière le fondateur de l’établissement de soins palliatifs La Maison, c’est une gauche unie qui avance. D’abord pour réparer les plaies, « restaurer la confiance abîmée » par une « politique d’improvisation », a enjoint Jean-Marc La Piana. Après 5 ans aux manettes, Hervé Granier laisse un goût amer dans l’ex-cité minière : « Une gestion de la rénovation des écoles qui impose une délocalisation des élèves dans des modulables pendant trois ans de travaux, un projet de smart city à 40 millions d’euros retoqué pour ses irrégularités », rappelle un militant PCF. « L’abandon du centre de culture scientifique, des services publics dégradés et des agents municipaux en souffrance », ajoute une habitante de la cité Veline.

    Travail de terrain

    Pour balayer ce faux pas, Jean-Louis Guil, Gardannais depuis trois générations, s’est engagé dans le comité de soutien à la liste Ensemble, changeons de cap car, dit-il, « je retrouve dans cette équipe les valeurs de bienveillance et proximité de la ville de mon enfance ». Personnalité de la vie culturelle et sportive gardannaise, Silvia Caramanna a également choisi d’épauler « un homme de confiance, qui connaît nos enjeux, écoute et agit ».

    C’est à la fois en héritier et en bâtisseur d’un avenir « à construire ensemble » que Jean-Marc La Piana veut fédérer. De même que durant 31 ans, il a géré de manière collective La Maison, il invite les Gardannais et Biverrois à participer aux ateliers de travail déjà à l’œuvre « pour une action publique qui s’appuie sur l’écoute, le travail de terrain, car on ne construit pas la politique dans des bureaux ». En s’appuyant sur les atouts de la commune « son industrie, son offre de formation, sa capacité de résistance, de résilience », le candidat de gauche veut voir s’éloigner le spectre d’une ville-dortoir et rendre « leur fierté » à ses habitants. Une ville où « la sécurité ne se prône pas sur la peur mais sur la protection, qui accompagne les plus fragiles, répare les fractures ». Cette liste lance une invitation à prendre « un chemin collectif » avec « pour seule boussole l’intérêt général ».

    Nouvelle séance du conseil lundi soir

    Les élus gardannais se réunissent à nouveau ce lundi soir, à partir de 18h30, en salle du conseil municipal de l’hôtel de ville pour débattre et voter 32 délibérations, dont plusieurs portant sur les finances de la ville. Une décision modificative du budget 2025, les recettes et dépenses du budget 2026, des autorisations de programme et aussi quelques ventes de terrains communaux… Il ne devrait pas en falloir plus pour entrer dans le vif des débats sur la gestion controversée des finances de la ville, à quelques mois des prochaines élections municipales. À noter que les élus auront l’occasion aussi de faire un point sur l’avancée des travaux de rénovation du Cinéma 3 Casino dont « l’inauguration de l’établissement et de son parking est prévue pour novembre 2025 », annonce encore fièrement le site de la Ville… Une dizaine de délibérations portent également sur la gestion du personnel. LM

  • L’espoir d’une gauche soudée demeure à Alès

    L’espoir d’une gauche soudée demeure à Alès

    Depuis la dissolution de « Maison commune » fin septembre, on pensait les trois gauches alésiennes irréconciliables. En mars, le Printemps alésien de Paul Planque (PCF) avait déjà perdu ses alliés Insoumis, socialistes et écologistes. Et voilà qu’à la fin de l’été LFI divorçait elle aussi du PS et des Verts. Alors, game over ?

    Non, car la perspective de trois listes de gauche ne convient à personne. Si bien que chacun espère et appelle toujours à l’union. Le 28 novembre, les insoumis se sont prononcés majoritairement pour cette option. Les 6 et 13 décembre, deux réunions viennent d’être calées avec le Printemps alésien de Paul Panque (PCF) pour « dépasser les blocages », indique Armand Crépin. Si l’Insoumis avait quitté le Printemps alésien car, dit-il, « tout était verrouillé », il ne « désespère pas de mettre les ego de côté ». « On est d’accord sur le programme à quelques nuances près mais rien d’insurmontable », glisse-t-il à l’attention des socialistes avec qui il s’est brouillé au sujet du chef de file mais auprès de qui il veut encore bien discuter. « Avec le départ d’un baron (Max Roustan) après 30 ans de règne, on a une fenêtre, ce serait dommage de ne pas s’entendre ».

    Les raisons de se retrouver ne manquent pas. Le programme fait quasi l’unanimité, le volonté d’écarter le risque RN (Pierre Meurin) est forte et la moindre notoriété du maire LR Christophe Rivenq ouvre une brèche inédite.

    C’est aussi l’avis de Paul Planque. Fort de son expérience de 2020, désigné par 112 militants, il s’estime « légitime » pour conduire une liste d’union de la gauche. « On prend le chemin du rassemblement avec LFI. J’ai proposé un vote mais les socialistes refusent. Je vais les relancer, j’espère qu’au final ils seront avec nous ».

    Mais aujourd’hui, le jeune Basile Imbert (PS), qui voudrait incarner le changement, estime qu’il existe un « désir de renouveau à Alès ». « La désunion me chagrine mais j’en prendrais acte. Si nous échouons, le 1er tour sera la primaire de la gauche ». À condition de dépasser les 10%… « L’union ne sera pas suffisante pour gagner. On devra récupérer une partie de l’électorat roustanien. La gauche ne doit pas se parler qu’en vase clos ».

    Certes, mais elle doit d’abord faire bloc. Le déclic viendra-t-il de plus haut ? « Cette situation commence à interroger à Paris. Nos États majors pourraient nous obliger à nous entendre », confie Basile Imbert, misant sur la carte de l’équilibre PCF/PS entre Nîmes et Alès. Pas du goût de Paul Planque. « Pourquoi cet équilibre ne vaudrait-il que pour le Gard ? ».

  • Revirement au Grand Avignon : pas de hausse du prix de l’eau

    Revirement au Grand Avignon : pas de hausse du prix de l’eau

    « Ne m’attends pas pour dîner ». Le message a du passer, ce lundi matin, dans les chaumières des conseillers communautaires du Grand Avignon. On se croirait presque à Noël, à la lecture d’un ordre du jour copieux, les cadeaux certainement en moins. À commencer par le dossier Tecelys, dont l’audit sur la gestion de cette SPL sera débattu (lire notre édition de vendredi). Le document n’est pas à proprement parlé dans une délibération mais, lors de la précédente séance, le président (SE) Joël Guin, avait promis un débat dessus ce lundi. Notons que le compte rendu annuel de Tecelys à la collectivité figure à l’ordre du jour, mais sans mention de l’audit. Une étude « partielle et partiale », continue d’ailleurs de pourfendre l’ex-directeur général des services, qui a lancé l’affaire.

    Au-delà de Tecelys, il sera aussi et surtout question de finances avec l’adoption du budget 2026, le dernier de la mandature. L’heure du bilan, avec un revirement de dernière minute : le Grand Avignon renonce finalement à augmenter sa fiscalité sur la facture de l’eau. La mesure figurait pourtant bien à l’ordre du jour, dans une version encore envoyée à la presse ce vendredi. Mais, selon nos informations, mercredi, une nouvelle mouture a été remodelée où ne figure plus cette hausse. Patrick Sandevoir, vice-président (DVD) du Grand Avignon délégué à l’eau et à l’assainissement, nous a confirmé le retrait de la délibération. « Ils ont du faire leur compte et s’apercevoir que ça ne passerait pas », commente un conseiller communautaire.

    Une hausse initiale

    de 56 euros par an

    Cette hausse suscitait une vive opposition des élus avignonnais de la majorité de gauche de Cécile Helle. Elle était en effet loin d’être marginale, à plus 15%. « La facture type annuelle de 120 m3 passerait de 386,45 euros à 442,51 euros, soit une augmentation de 56,06 euros par an », était-il noté dans la délibération initiale. Si la part sur l’eau passait de 0,40 à 0,53 euros, celle sur l’assainissement était doublée. « C’est une excellente nouvelle », réagit Mireille Dapon, présidente du Collectif de l’eau, qui avait prévu d’assister au conseil communautaire et de manifester son opposition à cette hausse. « Nous ne sommes pas contre une augmentation, mais de manière concertée, avec des échanges en commission des services publics locaux ce qui n’a jamais été le cas », déplore Mireille Dapon pour qui les élus « ont manqué d’anticipation car il faudra augmenter vu l’état des réseaux ».

    Un vif point d’alerte évoqué il y a deux mois lors du rapport d’orientations budgétaires. Figée depuis 2018, la part fiscale du Grand Avignon sur le prix de l’eau ne suffit plus pour mener à bien les travaux, s’inquiétait en substance Xavier Belleville, vice-président LR aux finances. Sans hausse, il était prévu d’investir 1,9 millions d’euros en 2026 alors que les besoins sont estimés à 3,1 millions. « Si cette augmentation n’était pas mise aux voix ou pas votée, de toute façon, les prochains qui seront élus dans 6 mois seront bien obligés de le faire », prévenait il y a un mois Patrick Sandevoir. On s’y dirige tout droit.