« À l’heure où les programmes commencent à s’éclaircir, il devient nécessaire de distinguer les propositions sérieuses des promesses intenables », écrit-il, jugeant que « promettre ce que la loi interdit, ce n’est pas être ferme : c’est être irresponsable ». Dans son viseur, deux propositions portées par Olivier Galzi et/ou Anne-Sophie Rigault. Comme l’arrêté anti mendicité, « censuré par des tribunaux administratifs qui rappellent que la pauvreté ne constitue pas en soi un trouble à l’ordre public ». Selon Paul-Roger Gontard, l’arrêté « cumule tous les défauts : fragilité juridique, inefficacité pratique, stigmatisation sociale et insécurité administrative ». Le candidat mise, lui, « sur la création d’équipes mixtes police municipale et acteurs sociaux mais aussi l’ouverture d’un accueil de jour pour grands marginaux en Courtine ». Autre exemple, la surveillance par drones contre les dépôts sauvages, pourtant « pas autorisée aux polices municipales ».
Category: politique
-

Gard : Domessargues, la petite commune qui voit grand
À Domessargues, on comprend vite que le mot « ruralité » ne rime pas avec sommeil. Ici, ça bouge, ça s’organise, ça s’entraîne, ça répète, ça se retrouve. « Le mercredi, le village grouille d’activité », sourit Bernard Clément, maire depuis 1989. À 800 habitants, la commune nichée entre Nîmes et Alès a le tempo d’une petite ville. Une énergie qui ne doit rien au hasard.
À Domessargues, on compte plus de 400 adhérents associatifs, soit la moitié de la population. Foot, danse, musique, arts martiaux, pétanque, chasse, théâtre… « Toutes les associations sont subventionnées, sans exception. Et elles disposent gratuitement de tous les locaux », souligne l’édile. Résultat : des habitants des villages voisins viennent s’inscrire ici, faute d’équipements chez eux. Et des équipements, Domessargues en regorge. Deux stades éclairés, un city stade, un court de tennis flambant neuf, trois foyers communaux, une bibliothèque rénovée, une école de musique, une maison des jeunes, une maison des chasseurs. Une école maternelle neuve, une crèche communale, un centre de loisirs en régie publique. « Sur les vingt dernières années, nous sommes la commune de notre taille qui a réalisé le plus gros volume d’investissement… avec une dette quasi nulle », insiste Bernard Clément.
« Chaque projet est un combat »Le cœur ancien a été entièrement réaménagé : rues pavées, plantations d’oliviers, abords de la chapelle romane du XIe siècle soigneusement valorisés. En flânant, on traverse la rue Jean-Jaurès, on longe Louis-Aragon, on coupe par la rue du 21 septembre 1792, comme un fil républicain inscrit dans l’espace public. Autour du village, la ceinture verte de 11 hectares -rebaptisé parc Ghyslaine Papa, du nom d’une ancienne adjointe disparue- forme un véritable écrin. Théâtre de verdure, parcours de santé, aires de jeux pour enfants, plantations récentes… « Des urbanistes étrangers sont venus voir notre démarche. Le dernier en date est un néerlandais », affirme le maire, pas peu fier. Côté transition écologique, tous les bâtiments communaux, dont les 28 logements sociaux de la commune, sont désormais équipés de pompes à chaleur. L’éclairage public passe intégralement en LED. Les réseaux seront entièrement enfouis d’ici fin 2026.
Mais le chantier le plus stratégique est invisible au premier regard : l’eau potable. Président de deux syndicats intercommunaux, Bernard Clément pilote un investissement de 3 millions d’euros, qu’il qualifie lui-même de « chantier du siècle ». Nouveau forage, sécurisation de l’alimentation, modernisation des réseaux, futurs châteaux d’eau… « Nous venons de recevoir les analyses ARS : pas de PFAS. C’est une très bonne nouvelle. » Dans un contexte de sécheresses à répétition, plusieurs communes voisines pourraient rejoindre le dispositif.
Rien de magique, selon lui : « Chaque projet est un combat. On a passé un temps fou à aller chercher les subventions, à monter les dossiers. » Une ténacité qui porte ses fruits : Domessargues figure même, selon ses calculs, parmi les toutes premières communes de France en part de budget consacrée à la politique enfance-jeunesse. À 72 ans, après un cancer dont il est aujourd’hui guéri, Bernard Clément a choisi de se représenter. « La fonction rime avec passion. Si on n’a pas la passion, ce n’est pas la peine. » À Domessargues, la passion a laissé des traces très concrètes dans le paysage.
Maxime Clément, éducateur football au FCOD« Je suis originaire du village et le club fait partie de mon histoire familiale. Mon grand-père, Raymond Barlaguer, a fondé le club en 1970, et mon père faisait partie des premiers joueurs. J’ai repris le flambeau en 2020, après l’arrêt des équipes seniors, en relançant le club autour des jeunes. Aujourd’hui, nous comptons près d’une centaine de licenciés. Tous les éducateurs sont bénévoles, personne ne touche d’argent ici, et c’est une valeur à laquelle on tient. Le FCOD organise aussi la fête de Paquettes, la plus grande festivité du village, ce qui permet de faire vivre le club. Ici, le foot, c’est d’abord une histoire de transmission, de lien et de village. »
Frédéric Dumont, président de la STE de chasse « La Protectrice »« On chasse sur la commune, gros et petit gibier, et on est aussi très attentifs à ce qui se passe dans les bois. Quand on voit quelque chose d’anormal, on le signale. On travaille avec l’ONF, on participe aux réunions sur l’aménagement du territoire. La mairie nous a prêté un local et nous a aidés à l’aménager : salle de découpe, chambres froides, sanitaires. On partage même le matériel avec d’autres assos. Il y a un vrai respect entre tout le monde. On s’est aussi regroupés avec quatre autres villages pour mieux gérer les battues, renforcer la convivialité. Ici, il y a une bonne mentalité. Si le village est aussi vivant, c’est aussi grâce au boulot du maire et de son équipe. »
Marie-Madeleine Ranc, asso de sauvegarde de la chapelle St-Étienne« Je fais partie de l’association depuis mon arrivée au village, il y a une quarantaine d’années. Notre église romane du XIe siècle a une particularité rare : elle est partagée entre protestants et catholiques. Une fois par an, nous organisons une célébration œcuménique qui rassemble les fidèles des paroisses voisines. L’offrande est intégralement reversée à l’entraide œcuménique, qui soutient aujourd’hui près de soixante familles. Le mot d’ordre ici, la solidarité entre toutes les assos impulsée par le maire : on se soutient, on participe aux événements des autres, on partage les locaux quand il le faut. »
-
![[Entretien] Bernard Clément : « Être maire rural, c’est être disponible 365 jours par an »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/01/f4dddb8ab9a00cada665664b1932623e.jpg)
[Entretien] Bernard Clément : « Être maire rural, c’est être disponible 365 jours par an »
La Marseillaise : Après plus 36 ans de mandat, pourquoi repartir en 2026 ?
Bernard Clément : J’ai beaucoup réfléchi. J’ai eu un cancer du sein, dont je suis guéri aujourd’hui, mais cette épreuve m’a obligé à me poser les bonnes questions. Et parmi les objectifs que je me suis fixés, il y avait celui-là : continuer à servir. Tant qu’il y a du travail à faire, je considère qu’il faut être là.
Vous parlez souvent de passion pour définir votre fonction…
B.C. : Oui, parce que sans passion, on ne peut pas tenir. Être maire d’un village de 800 habitants, c’est être au contact quotidien des gens. On ne fait pas de la politique politicienne, même si chacun a ses idées au sein de l’équipe municipale. On est dans quelque chose de profondément humain : se rendre utile, construire avec les habitants, accompagner leurs difficultés comme leurs projets.
Être maire, concrètement, ça ressemble à quoi au quotidien ?
B.C. : C’est être joignable tout le temps. Tout le monde a mon numéro de portable. Je ne fonctionne pas avec des permanences. Si quelqu’un appelle à 22h ou 23h, c’est qu’il a un problème. Être maire rural, c’est être maire 24 heures sur 24, 365 jours par an. Ce n’est pas une contrainte que je subis : c’est un engagement que j’assume.
Le métier de maire a-t-il changé depuis 1989 ?
B. C. : Énormément. Ce qui a le plus changé, c’est la disparition progressive des services publics de proximité. À la fin des années 1980, on avait encore des subdivisions locales de la DDE, d’EDF, de France Télécom, des perceptions de la DGFIP, des ingénieurs de l’État qui connaissaient le territoire et accompagnaient concrètement les communes. Quand il fallait refaire une route, réparer un réseau ou monter un dossier, un simple appel suffisait et tout s’enchaînait : diagnostics, devis, marchés, demandes de subventions. Aujourd’hui, tout a été centralisé, externalisé, parfois privatisé. Nous devons faire appel à des bureaux d’études privés, multiplier les procédures, gérer une technicité de plus en plus lourde. Résultat : les petites communes doivent fonctionner comme de grandes collectivités, avec beaucoup moins de moyens humains et financiers, et beaucoup plus de responsabilités sur les épaules des élus.
Justement, comment un village comme Domessargues parvient-il à investir autant sans s’endetter ?
B.C. : C’est vrai que la question peut se poser quand on connaît les difficultés économiques des communes rurales, qui se sont creusées au cours des dernières années. Pour nous, c’est simplement parce qu’on a fait le choix d’aller chercher toutes les recettes possibles, notamment les subventions. Chaque projet a été construit sérieusement, avec rigueur. Et surtout, nous avons toujours donné la priorité à ce qui est utile aux habitants : l’enfance, la jeunesse, les équipements, la vie associative.
Vous revendiquez aussi un rôle politique au-delà de la commune.
B.C. : Évidemment. Les décisions nationales ont un impact direct sur nos finances locales. La suppression de la taxe d’habitation, la fin de la gestion de l’assainissement, la disparition de la taxe professionnelle et, demain, celle de la CVAE ont profondément modifié l’autonomie financière des communes. Aujourd’hui, il ne reste quasiment plus que la taxe foncière sur les propriétés bâties, qui pèse essentiellement sur les habitants. C’est une évolution que je juge dangereuse, car elle fragilise durablement les collectivités et crée une forme d’injustice. Je demande donc une révision forfaitaire d’environ 20 000 euros par an pour les plus petites communes. Pour l’agglomération, c’est une goutte d’eau. Pour nous, c’est vital.
-

Avignon : fin de morne plaine au stade nautique
En juillet 2019, puis quelques mois plus tard en décembre, la municipalité a redonné un coup d’éclat sportif à un écrin en friche de plus de 7 ha, à Saint-Chamand, quartier populaire en rénovation urbaine, à l’entrée sud d’Avignon.
D’abord en investissant 3,7 millions d’euros pour réhabiliter la plaine des sports, qui dispose de 17 équipements accessibles à tous : piste d’athlétisme, terrains de rugby et de foot, skate park, pump track, city stades, tables de ping-pong, mur d’escalade ou grande aire de jeux pour enfants. Ce n’est pas un hasard si, en juin 2024, le lieu a été choisi comme point de départ du passage de la flamme olympique, lors du parcours avignonnais.
Quelques mois après, la Ville a inauguré le stade nautique mitoyen, à l’abandon depuis presque dix ans, « avec des herbes folles dans les bassins », rappelle Cécile Helle. Près de 20 millions d’euros d’investissement pour remettre à neuf cet équipement classé patrimoine du XXe siècle, livré en 1966 et fermé en 2010. Un bassin olympique de 50 m extérieur, chauffé à 29 degrés, est aujourd’hui prisé, auquel s’ajoutent deux autres bassins de loisirs et plongeons, accessibles l’été.
À l’automne dernier, la Ville a aussi remunicipalisé un service du stade nautique : la salle de sport et centre de remise en forme avec salle de fitness, hammams, saunas, jacuzzis et solarium. Toute l’année, des activités types aquagym y sont proposées de même qu’une école de natation, avec des créneaux dédiés aux ados ne sachant pas nager. L’été, des nocturnes animées y sont programmées.
Quant aux tarifs, ils sont destinés prioritairement aux Avignonnais avec une entrée pleine à 2,50 euros contre 6 euros hors Avignon (1,60 et 3,60 euros en tarif réduit). La Ville a même créé un budget annexe dédié, « activités aquatiques », qui regroupe aussi la gestion des quatre autres piscines toutes modernisées ou en passe de l’être. En 2026, ce budget de fonctionnement s’élève à 5,1 millions d’euros, dont la moitié pour le seul stade nautique.
-

Avec son programme, Olivier Galzi sécurise sa droite à Avignon
Un petit film de présentation montre une belle carte postale d’Avignon, avec du monde dans les rues, de l’activité partout. Une vidéo diffusée ce jeudi soir, en ouverture de la présentation du programme du candidat DVD Olivier Galzi, à la salle de la Scala, archi comble avec quelque 700 personnes. Pourtant, à peine monté sur scène, l’ex-journaliste TV décline son antienne du déclin : « Avignon n’est plus assez sûre, propre, fluide, ambitieuse, attractive. »
Une rhétorique déjà distillée à la mi-novembre, lors de sa première réunion publique, où il avait déjà insisté sur ce triptyque sécurité-propreté-circulation. La présentation globale du projet permet aussi de « mettre les points sur les i ». Se définissant comme le seul candidat en lice à n’avoir jamais été encarté, Olivier Galzi redit son opposition farouche à ne pas vouloir du soutien de Renaissance et de leur « chef de file [Julien Paudoie] qui ne sera pas dans mes équipes ». Il conserve toutefois le soutien de l’UDI ou d’Horizons et n’a pas démenti pencher à droite.
Il glisse aussi quelques amabilités à ses concurrents sans les nommer : « Des héritiers qui réclament le trône, mais pas le bilan » [David Fournier, PS], « les vendeurs de rêve venus de Rognonas » [Stéphan Fiori, DVD], « les extrêmes qui surfent sur les colères mais n’apportent aucune solution » [Anne-Sophie Rigault, RN et Mathilde Louvain, LFI]. Sur le volet sécurité, abordé en premier, Olivier Galzi égratigne « la volonté politique » qui aurait manqué à la majorité sortante.
Croire encore à la LEOIncognito dans la salle, venue « en observatrice mais pas en soutien », Catherine Gay a dû rire jaune. Celle qui fut adjointe à la sécurité durant ce mandat s’est vu retirer la délégation par la maire il y a quelques mois… Davantage de policiers sur le terrain et de caméras dites intelligentes, bouton d’alerte, tasers sont évoqués. Redisant sa volonté de prendre la présidence du Grand Avignon, Olivier Galzi souhaite ainsi mieux coordonner les actions de propreté entre Ville et agglo. Tout en « récompensant » les agents qui travaillent et « sanctionnant » ceux « qui nuisent au service ». Enfin, sur la circulation, le candidat veut encore croire à la liaison est-ouest (LEO) telle qu’imaginée en « mettant la pression pour récupérer les fonds ». Sans surprise, il veut revoir « massivement le plan Faubourgs », ou privilégie le bus à haut niveau de service vers Agroparc plutôt que le tramway.
Le reste des thématiques est ensuite balayé plus rapidement. Santé (bus santé dans les quartiers), attractivité (animations toute l’année comme un rendez-vous médiéval), culture (fin de la gratuité des musées pour les non-Avignonnais, mieux mailler entre eux les musées), éducation (revenir à la semaine des 4 jours à la rentrée 2027, créer 150 places en crèches), logement (aider les classes moyennes à accéder à la propriété, lutter contre la vacance). Des mesures promises sans hausse d’impôts. Le social ? Pas un mot. Le terme pauvreté n’a pas été prononcé, ni ne figure dans le programme. Curieux dans une ville où plus de 30% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Sans étiquette peut-être, mais pas sans boussole.
-

À Sanary, Jean-Pierre Meyer veut rester constructif et favoriser la démocratie
Seul élu de gauche au conseil municipal depuis 2020, Jean-Pierre Meyer se veut combatif. La tête de liste de « Renouveau pour Sanary » s’est entouré d’une équipe renouvelée de moitié pour mener son second combat municipal. On y retrouve des militants PCF, PS, et Écologistes, et des citoyens non encartés, avec, en seconde position, Patricia Gonzalez, déjà de l’aventure en 2020. « On a aussi placé de jeunes éléments en début de liste, pour l’avenir, analyse Jean-Pierre Meyer. Mais il est compliqué pour une personne qui travaille de participer à une campagne. Dans notre volonté de mixité sociale, et donc d’équilibre générationnel, c’est un combat à mener. »
Tel qu’il s’est évertué à le faire durant ses années passées au conseil municipal, le candidat communiste prône le fait d’être « force de propositions, de partager nos projets et d’avancer à visage découvert », car avec « les municipales, il y a l’enjeu des sénatoriales. Il faut être clairs sur qui nous sommes ». Mais aussi « le dialogue respectueux, le refus du conflit permanent. Il y a le temps de l’élection, de la confrontation, puis celui du mandat, où il faut travailler pour la commune. Il ne faut pas s’opposer à tout parce qu’on est dans l’opposition », martèle-t-il. Il rappelle ainsi que « le bon sens l’a emporté » à travers ses propositions liées à la ligne de bus 83 ou à la préservation des oiseaux face aux projets immobiliers, malgré sa minorité au conseil municipal. Une notion qu’il espère faire valoir pour un retour à une gestion communale de l’eau : « Je ne pense pas que le contrat ait été mal négocié, mais mal rapporté, car on n’a retenu qu’une hypothèse, celle de la DSP », affirme-t-il.
La primauté des élections communautairesJean-Pierre Meyer a ensuite parlé de son programme, que sa liste « défendra, quel que soit le résultat des élections ». Parmi les grandes lignes : logement, mobilité, sécurité/tranquillité, services publics locaux, santé, jeunes et seniors, sport et culture, commerce, tourisme, artisanat et citoyenneté. Sur cette dernière notion, l’élu appelle à l’engagement. « La politique ne vous oublie jamais, que vous votiez ou pas. Quand vous ne le faites pas, les autres choisissent à votre place. Nous voulons multiplier les efforts en ce sens et on devrait commencer dès l’école », clame-t-il.
Pour le candidat, l’élection la plus importante est celle du conseil communautaire, qui découle des municipales. « Le logement, l’eau, ce sont la communauté d’Agglomération Sud Sainte-Baume. Des élus sanaryens y siègent, dont certains de l’opposition qui disent militer pour la transparence, mais ont discuté de la DSP de l’eau en silence. Alors que le devoir d’un élu est de prévenir la population de l’importance d’un tel sujet », dénonce Jean-Pierre Meyer.
-

À La Garde, la gauche en meeting avec Julia Peironet Bremond
« Il est temps de sortir de l’immobilisme », a lancé Julia Peironet-Bremond à la tribune. La première charge est d’ailleurs adressée à l’ancien maire de la commune et toujours 1er adjoint, Jean-Louis Masson. L’occasion pour la tête de liste d’« Unis pour La Garde » de rappeler la condamnation du président du conseil départemental et du parti LR dans le Var à une amende de 15 000 euros pour prise illégale d’intérêts dans le cadre de son mandat de premier magistrat de la ville. L’actuel directeur de campagne de la maire sortante Hélène Arnaud-Bill, encore une casquette, serait d’ailleurs toujours aux manettes de la commune.
La candidate du rassemblement de la gauche, des écologistes et des citoyens a précisé également l’importance stratégique de ce territoire électoral dans l’aire toulonnaise, où l’extrême droite a enregistré des scores élevés lors des derniers scrutins.
« Prendre soin »Sur les principales orientations de son projet municipal, Julia Peironet-Bremond a développé les thèmes concernant la sécurité et la tranquillité publique, la prévention des risques, le cadre de vie, la santé, les solidarités, mais aussi la baisse du taux des impôts locaux. « Prendre soin des habitants, du quotidien et de l’avenir collectif, c’est le sens de notre engagement municipal », déclare l’infirmière libérale.
Une approche qui irrigue, poursuit-elle, l’ensemble du projet présenté, fondé sur la proximité, l’écoute et la responsabilité publique. Elle propose, entre autres, la création d’une police municipale de nuit, le renforcement de la présence humaine sur le terrain et la modernisation des outils de vidéoprotection. La tête de liste a également mis en avant les actions à développer en matière de prévention des risques, notamment face aux inondations, grâce à une politique d’anticipation et d’entretien renforcé.
Concernant la propreté et le cadre de vie, la candidate promet une organisation municipale plus réactive et « un traitement équitable de l’ensemble des quartiers ». On relève également, en matière de santé et de solidarité, « la création d’une mutuelle municipale accessible à tous », sans coût supplémentaire pour la commune.
Pression fiscale « trop forte »Le programme répond aussi à l’urgence climatique par une « transition écologique concrète, fondée sur la végétalisation, la lutte contre les îlots de chaleur et la protection du patrimoine naturel ». Avec une mobilité et un aménagement urbain pensés à l’échelle des quartiers, dans une logique de concertation et de respect du cadre de vie.
La candidate progressiste a également précisé sa position sur les finances communales : « La pression fiscale est aujourd’hui trop forte à La Garde. Nous nous engageons à une baisse tendancielle des impôts locaux sur la durée du mandat, dans le cadre d’une gestion responsable et transparente. »
L’objectif affiché étant de rapprocher progressivement la fiscalité locale de la moyenne des communes de la Métropole, tout en préservant la capacité d’investissement de la Ville. Tout un programme.
-

En Pays d’Aix, l’association Arc Fleuve Vivant interpelle les candidats
L’Arc « rentre en campagne », peut-on lire sur le tract. En période électorale, les « ambassadrices » – uniquement des femmes – de l’association Arc Fleuve Vivant ambitionnent de contacter la centaine de candidats aux municipales du Pays d’Aix afin de « porter la voix de l’Arc et de ses affluents ». à savoir 33 communes du bassin du fleuve.
Un questionnaire, portant notamment sur la place accordée à la protection de l’Arc et de ses affluents ou encore sur l’intention de « déployer une politique de prévention des pollutions », a déjà commencé à inonder les boîtes mail des listes en lice. « Nous pouvons dire que la campagne fait mouche, certains découvrant même que leur commune est bien dans le bassin de l’Arc et que la responsabilité d’un engagement de leur part est nécessaire », estime Christine Ferrario, coprésidente de l’association Arc Fleuve Vivant, qu’elle a fondée, il y a plus de deux ans, avec Stéphane Salord.
Ce dernier est par ailleurs engagé sur la liste de gauche menée par Marc Pena (PS), à Aix. « Les candidats ont le rôle d’être les ambassadeurs de cette cause. Pour nous, il y a un enjeu majeur de dérèglement climatique. Ce n’est pas simplement l’eau, mais la vie, la biodiversité et l’ensemble de ce qui fait les éléments constitutifs de notre environnement », estime Gilles Molmeret, membre du bureau de l’association. Autre enjeu : « Promouvoir la démarche d’une ENJ [entité naturelle juridique] », qui pourrait permettre de mener des combats en justice, au nom de l’Arc. Les réponses seront rendues publiques avant le scrutin.


