Category: politique

  • Martine Vassal concède des Assises de la protection de l’enfance

    Martine Vassal concède des Assises de la protection de l’enfance

    La demande est réitérée depuis près de cinq ans, lors de chaque séance publique, par le groupe communiste. Vendredi, Martine Vassal, la présidente (DVD) du Conseil départemental, y a enfin répondu favorablement. Des Assises de la protection de l’enfance seront organisées en 2026 dans les Bouches-du-Rhône.

    Le matin même dans nos colonnes, Gérard Frau, le président du groupe PCF, expliquait son intention de saisir le préfet si la nouvelle demande qui allait être formulée restait encore sans réponse. « Nous les demandons pour mettre autour de la table l’ensemble des acteurs : État, familles, structures associatives, syndicats, professionnels, ARS, justice… Martine Vassal ne peut pas y échapper. Ce n’est pas une posture politique », martelait l’élu de Martigues.

    En séance, c’est sa camarade Audrey Garino qui a pris la parole sur le sujet et exigé la tenue de ce rendez-vous, en se saisissant du rapport n°9. Il portait sur les actions en justice du Département, dont un grand nombre concernait des mineurs non accompagnés. Ces MNA face auxquels la collectivité a été plusieurs fois condamnée pour défaut de prise en charge.

    Il y a quelques jours, Audrey Garino avait reçu, avec son groupe, le collectif Alerte protection enfance 13, regroupant la plupart des associations du département travaillant dans ce secteur. Elles représentent 4 000 salariés et plus de 80% des enfants confiés.

    Ligne claire, méthode

    et stratégie à long terme

    « Des structures, pour certaines centenaires, qui se regroupent pour la première fois et prennent la parole pour alerter et dénoncer, et c’est leurs mots, une maltraitance institutionnelle systémique qui touchent les enfants, les familles et les professionnels », martèle l’élue marseillaise. Changements de tarification unilatéraux et rétroactifs fragilisant les structures, évolutions réglementaires, comme la fin du dispositif de placement à domicile, sans discussion ni concertation : « Ce constat, lourd, terrible, pèse évidemment sur la qualité de prise en charge que nous devons à ces enfants et conduit à des dérives inacceptables régulièrement dénoncées dans la presse. »

    « Trois ans après le rapport de l’IGAS, aucun redressement structurel n’a été engagé, aucune inflexion réelle… la situation s’est même détériorée », abonde Azad Kazadjian (PS). Pour le groupe communiste, l’objectif des Assises « est d’établir une ligne claire, une méthode et une stratégie à long terme au bénéfice des enfants suivis », rappelle un communiqué saluant la décision de Martine Vassal et assurant leur plein engagement dans l’organisation de cet événement. Le rendez-vous aura lieu en juin prochain.

    Un calendrier pensé pour enjamber les municipales et « ne pas faire du dossier un sujet de la campagne municipale », glisse l’entourage de la présidente. Son organisation sera confiée à Agnès Amiel, conseillère déléguée à l’enfance et la famille, Audrey Garino et Denis Rossi.

    « Il faut prendre le problème à bras le corps, nous avons créé la maison des discriminations, nous avons travaillé sur l’observatoire de l’enfance avec un petit livret qui va sortir, le 17 décembre a lieu l’observatoire de l’enfance, et nous aurons ces Assises en juin, conclut Martine Vassal. On en a besoin parce que nos enfants en valent la peine, parce qu’il faut qu’on soit exemplaires sur les Bouches-du-Rhône et parce que je veux qu’on le soit ensemble pour l’avenir de ces petits. » Mieux vaut tard que jamais.

  • [Vidéo] 2 847 Nîmois prennent leur avenir en main

    [Vidéo] 2 847 Nîmois prennent leur avenir en main

    Au fil d’une présentation dense, les organisateurs ont mis en lumière les priorités exprimées par les Nîmois : une ville plus unie, où l’insécurité recule, où les jeunes trouvent leur place, où le logement et le cadre de vie redeviennent accessibles. Ce moment de restitution a permis de poser les premières pierres du projet que Vincent Bouget et les forces de gauche entendent porter en 2026, revendiquant un principe simple : partir de la parole des habitants pour refonder l’avenir de la ville.

    Avant même d’entrer dans le détail des résultats, les organisateurs ont rappelé ce qui avait conduit à cette restitution très attendue : avec 110 entretiens vidéos menés auprès de Nîmoises et de Nîmois représentatifs de la ville, puis prolongé par 30 projections-débats ayant réuni plus de 2 000 personnes. Ce cycle avait révélé un besoin profond : renouer le dialogue dans une ville où beaucoup disent manquer d’écoute.

    C’est pour répondre à cette demande qu’un questionnaire inédit avait été conçu, puis diffusé dès septembre dans tous les quartiers. Pendant trois mois, plusieurs centaines de membres du collectif ont sillonné marchés, parcs, arrêts de bus, pieds d’immeubles et halls d’immeubles pour aller chercher la parole là où elle se trouve, au plus près des habitants.

    À l’arrivée, 2 847 réponses ont été analysées -1 931 questionnaires papier et 917 numériques- formant un matériau statistique suffisamment robuste pour tirer des conclusions fines. Le profil des répondants reflétait une ville diverse : 58% de femmes, une forte représentation des 35-75 ans, des répondants plutôt « cadres » et « employés », et aussi des artisans-commerçants dans les contributions issues des entreprises. Surtout, la carte des réponses montrait que tous les quartiers de Nîmes avaient participé, des plus centraux aux plus périphériques, ce qui a permis d’établir un diagnostic précis des attentes, secteur par secteur, en amont des municipales de 2026.

    Retrouvez les résultats de cette enquête inédite dans l’édition papier ou numérique de La Marseillaise Hebdo d’Occitanie du vendredi 12 décembre.

  • Le Département de Vaucluse s’en tire à bon compte pour son budget

    Le Département de Vaucluse s’en tire à bon compte pour son budget

    Même le préfet applaudit. « Vous avez remarqué le changement de ton de la présidente [du Département] cette année ? Elle donne un bel exemple de la bonne gestion des finances publiques », félicite Thierry Suquet. Il y a une semaine, le préfet était interrogé sur les baisses de dotation de l’État aux collectivités et, tout en s’inscrivant en faux, n’a pas manqué de pointer l’évolution de Dominique Santoni (LR) d’une année sur l’autre. Quand l’an dernier, la présidente clamait « que l’État dans son rôle de partenaire financier, n’a pas su être fiable », cette fois-ci, au moment de voter ce vendredi en ouverture de la séance plénière le budget 2026, elle préfère retenir la bonne santé financière de la collectivité.

    « Nos indicateurs financiers restent globalement positifs et solides », soulignait Dominique Santoni il y a trois semaines au moment du rapport d’orientations budgétaires. Le budget primitif – à 791 millions d’euros, +3% sur un an – s’inscrit dans cette veine. Il prévoit 20 millions d’euros de recettes en plus, des dépenses de fonctionnement quasi stables (+1,3%), des investissements en hausse (132 millions d’euros, dont la moitié pour des chantiers de voirie) et une dette en retrait (-9,4% à 145 millions d’euros). Oubliés donc les 13 millions d’euros d’économies qu’il a fallu trouver en 2025.

    Si le Vaucluse parvient à garder ses grands équilibres, c’est au prix de deux sources d’économies : le personnel et l’insertion. Poste important de dépenses (154,2 millions d’euros par an), la ligne budgétaire des salaires des agents prévoit de rester stable. Et ce malgré toutes les évolutions mécaniques des salaires et cotisations. Ce qui induit une réduction du nombre de personnel. Autre forte dépense en recul, l’insertion
    (-7,2% à 95 millions d’euros) à savoir très majoritairement le RSA, dont le nombre d’allocataires diminue, passant sous la barre des 10 000. La majorité met ce résultat sur le compte de sa politique de retour à l’emploi, quand l’opposition de gauche émet de fortes réserves.

    À l’inverse, l’aide sociale progresse de 5% et demeure le plus gros chapitre budgétaire (258 millions d’euros). À destination notamment de l’aide sociale à l’enfance (ASE) – lire aussi pages 2 et 3 -, « une boussole collective », se défend Dominique Santoni, qui a récupéré la délégation de la protection de l’enfance alors que le Vaucluse voit le nombre d’enfants confiés augmenter.

  • À gauche, la méthode de l’unité fait des déçus qui veulent peser à Avignon

    À gauche, la méthode de l’unité fait des déçus qui veulent peser à Avignon

    Ils ne veulent surtout pas être considérés comme un nouveau caillou dans la chaussure gauche de l’union en vue des municipales (15 et 22 mars), mais plutôt comme une pierre supplémentaire à l’édifice du rassemblement. Après un premier galop d’essai il y a un bon mois sur l’éducation et la jeunesse, un autre mouvement se structure à gauche sous l’impulsion notamment de Génération.s, du PCF et de Zinèbe Haddaoui, adjointe (PS) aux sports et ex-candidate en interne à la primaire socialiste face à David Fournier. Baptisée depuis peu Avignon collectif, la structure organisait, ce jeudi soir à la maison commune Nord, une réunion publique sur les sécurités et le social, sous la forme d’ateliers.

    « On ne peut pas regarder cette gauche nous amener dans une ornière avec une politique à l’ancienne, guidée par des logiques d’appareil et de revanche », pose l’artiste Thomas Pitiot en introduction de la soirée, qui a réuni quelque 150 personnes. Manière de laisser entendre que David Fournier, candidat a priori le plus naturel, n’a pas adopté la meilleure stratégie pour rassembler en se dotant notamment de ralliements rapides de partis ou personnes qui ne sont pas actuellement dans la majorité (Les Écologistes, Farid Faryssy). Le tout au détriment du fond et du projet. « Les ponts ne sont coupés avec personne, mais on pense être un poids important et faire la bascule en apportant du renouveau », glisse un participant. Dans la salle, outre les représentants politiques et adjoints Éric Deshayes (Génération.s) et Julien De Benito (PCF), on y croise de nombreux militants associatifs et syndicaux. Pas de Mathilde Louvain, tête de liste LFI, cette fois. « On a besoin de vous ce soir en étant dans la consultation citoyenne », introduit Farida Mebarek (Génération.s).

    Un autre rendez-vous annoncé pour mi-janvier

    Loin d’un grand meeting vertical, la soirée se voulait participative et même artistique avec des pauses musicales ou du Victor Hugo déclamé. Un débat mouvant s’installe même. On demande aux gens de se placer côté pour ou contre aux questions suivantes : est-ce qu’il fait bon vivre à Avignon et est-ce que vous êtes assez écoutés ? Fort heureusement pour le bilan de 12 ans de Cécile Helle, une grande majorité de pour se manifeste. Mais avec des bémols. « Il faisait bon vivre il y a quelques années quand les jeunes ne mourraient pas sous les tirs de kalach’ », témoigne un homme âgé. « On est écouté, mais jamais entendus », déplore une maman.

    S’en suit des ateliers sur le logement, la santé, l’espace public, le social au sens large. Ça phosphore sur des papiers repositionnables. « On vous invitera à retravailler », promet Éric Deshayes. Ce n’est évidemment pas ce jeudi soir que la traduction politique des idées exposées est tranchée. Une troisième réunion devrait avoir lieu mi-janvier sur l’économie.

  • [Entretien] Paul-Roger Gontard : « Nous arriverons à l’union, c’est une exigence »

    [Entretien] Paul-Roger Gontard : « Nous arriverons à l’union, c’est une exigence »

    La Marseillaise : Vous parlez de samedi comme d’un « événement familial, inclusif et tourné vers l’avenir ». Cela veut dire quoi ?

    Paul-Roger Gontard : Depuis qu’on s’est lancé dans la campagne, on a eu un premier temps de partage avec des rencontres dans les parcs et jardins, cet été, sur les priorités des Avignonnais. Il y a eu aussi des questionnaires numériques, qui ont permis de faire une synthèse. Depuis la rentrée, des groupes de travail proposent trois grandes thématiques, que sont les sécurités, les mobilités et les enjeux de prospérité que nous mettons aujourd’hui dans le débat public. Pour samedi, il y avait la volonté de faire quelque chose de participatif parce qu’on a la conviction que ce que l’on construit aujourd’hui c’est pour demain et les générations futures. Donc il y aura des espaces pour les familles et les enfants, qui trouveront un moyen d’expression.

    À trois mois du premier tour, n’est-il pas temps d’enclencher un programme ?

    P.-R.G. : La politique que nous portons se veut itérative, elle ne se satisfait jamais d’arrêter le dialogue entre ceux qui font et ceux qui vivent. Mais ça ne veut pas dire qu’il ne s’agit pas d’assumer des propositions et des projets, il y aura une restitution sur les trois thématiques. On continuera inlassablement dans cette campagne et pendant le mandat à être dans le dialogue et dans cette co-construction.

    Pourquoi cette co-construction coince encore avec les autres candidats à gauche ?

    P.-R.G. : Ma conviction, c’est que personne ne peut gagner seul et c’est dans les alliances que nous porterons un projet victorieux. C’est une demande du terrain, dans les réunions d’appartements et je réponds que nous arriverons à l’union, c’est une exigence morale. J’ai posé des propositions et des options transmises aux candidats pour y arriver, mais il ne s’agit pas ni de faire un casting, ni de mettre des ultimatums. Nous sommes, avec Confluence citoyenne, prêts à pouvoir conduire cette campagne.

    Cela ne vous inquiète pas de voir autant de monde encore sur la ligne de départ ?

    P.-R.G. : Non, dans la mesure où ce sont des initiatives issues de la majorité, qui ont partagé pendant un mandat une politique commune. Ce sont des visions qui peuvent travailler de concert. Aujourd’hui, le temps de l’élection est encore à l’affirmation de priorités pour chacun, de propositions. C’est autour d’un projet et d’une vision, d’un pacte de gouvernance que se fabrique une majorité et pas d’individualités. Les projets portés par les uns et par les autres me semblent plus complémentaires qu’allant dans des différences insolubles. La majorité doit s’élargir, en disant non de façon décisive aux extrêmes, et accueillir sur la base du projet les bonnes volontés au-delà des clans et des camps. Quant à Olivier Galzi, ce qu’il a mis sur la table ne correspond pas au projet que nous portons.

  • Aix-en-Provence : la contestation interne de LFI échoue devant le juge

    Aix-en-Provence : la contestation interne de LFI échoue devant le juge

    Quarante militants de LFI ont assigné en justice le mouvement de gauche, informait La Provence dans son édition de ce jeudi 11 décembre. En cause, selon eux, le non respect du règlement en vue de la désignation des candidats choisis pour représenter LFI aux élections municipales 2026, à Aix.

    Le 25 octobre dernier, lors d’une assemblée municipale tenue rue Voltaire, des militants de divers groupes d’actions rapportaient une « reprise » illégitime, à leurs yeux, de la réunion par le correspondant départemental de LFI pour les municipales, Axel Bruneau. Ce même jour, les militants, rapportaient des faits de violences et d’exclusions arbitraires présumées. Jour où, justement, les candidats du parti auraient du être désignés de manière unanime, sans vote obligatoire.

    Ces arguments ont été présentés au tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence, le 1er décembre, quatre jours seulement avant la désignation de Julie Boronad et Guillaume Dalla Costa pour mener la liste du mouvement aux municipales.

    « On se réserve le droit

    de faire appel »

    Pourtant, les militants, représentés par Me Paul Le Gall, n’ont pas obtenu gain de cause, ce jeudi. « La décision ne nous a pas été favorable, le juge a rejeté notre demande. Mes clients se réservent le droit de former appel de cette décision. Ils sont quarante à cette heure-ci, nous n’avons pas de mandat et ils attendent de se compter pour savoir ce qu’ils font, explique Me Le Gall.

    « En deux mots, il y a un règlement intérieur du 11 août 2025 qui fixe les conditions d’élections. Nous estimions que ce règlement avait été violé, mais la décision n’en parle pas. Elle considère que les deux députés, au nom desquels la direction de LFI a indiqué reprendre l’organisation et la tenue de l’assemblée, sont fondés à intervenir dans le processus et reprendre la direction. Ces députés sont des Bouches-du-Rhône certes, mais de la 4e [Manuel Bompard, Ndlr.] et la 7e circonscription [Sébastien Delogu, Ndlr.] qui sont à Marseille et n’ont aucune compétence sur Aix-en-Provence. Elle a considéré que le comité électoral de LFI était compétent, or, il intervient pour valider les élections et régler les cas de conflit. Il y aurait conflit d’intérêt s’ils pouvaient à la fois faire l’élection, décider si elle est valable et trancher des conflits », ajoute l’avocat des militants.

    Concernant les exclusions, il n’y aurait « pas un mot sur les droits de la défense et la magistrate a considéré que la direction pouvait alors exclure comme elle souhaitait », poursuit Me Le Gall.

  • Fin de vie : visite de terrain à Gardanne avant l’examen du texte

    Fin de vie : visite de terrain à Gardanne avant l’examen du texte

    À partir du 20 janvier, le Sénat examinera deux propositions de loi sur la fin de vie. L’une se penche sur soins palliatifs l’autre, qui suscite davantage le débat, sur la création d’une aide à mourir. C’est dans ce contexte sensible que Bernard Jomier, sénateur (Place Publique) et vice-président de la Commission des affaires sociales s’est rendu ce jeudi à La Maison de Gardanne, référence dans l’accompagnement des patients en soins palliatifs. À ses côtés, Pascaline Lécorché, déléguée nationale Place Publique et Magali Bailleul, co-référente du parti dans le Département.

    « La question de la fin de vie est une question de bioéthique. On se serait épargnés beaucoup de retard et beaucoup de tensions en l’incluant dans la révision de la loi bioéthique, parce qu’il faut rechercher du consensus », constatait Bernard Jomier, avant d’ajouter : « Mais ce dont on a discuté depuis le début de la visite permet d’éclairer le travail qu’on va porter dans l’hémicycle. » Autour d’une table, le personnel de l’établissement a exprimé ses inquiétudes vis-à-vis des textes.

    « Je trouve que la loi Claeys Leonetti est une bonne loi et répond à la grande majorité des situations. Une loi comme celle-ci, avant d’en faire une autre, il faut qu’elle ait eu le temps de vivre », campe Jean-Marc La Piana, fondateur de La Maison.

    « Coercitif » ?

    Autre notion dérangeante pour le médecin, le fait qu’un directeur d’établissement puisse être condamné en cas de refus d’une procédure dans établissement.

    « Même si cela ne se produira pas forcément, ça créé une notion coercitive à un endroit où l’on travaille sur l’humain et ça déstabilise les équipes », estime Jean-Marc La Piana. « Ce qui m’interpelle dans ce projet de loi est peut être la temporalité sur le délai de réflexion [14 jours sont requis, mais peuvent être abaissés à 48 heures, Ndlr.]. Ce qu’on constate est que pendant ce temps de fin de vie, il y a ce mouvement d’oscillation qui fait le vivant. C’est ça qu’on accompagne ici. J’ai peur que cette loi soit une réponse de la société à des personnes trop vulnérables qu’elle ne peut pas gérer », estime l’une des médecins. « J’ai l’impression que cette loi est spontanée, qu’elle se situe dans une idée ou il faut toujours aller vite… en tant que soignant, faire le geste, mettre un arrêt, je trouve ça violent », ajoute une autre.

    Des doléances par le sénateur qui estime que ce vote « sera des plus délicats ».

  • Nicolas Koukas en campagne pour « un mandat de la proximité » à Arles

    Nicolas Koukas en campagne pour « un mandat de la proximité » à Arles

    « On rentre dans le vif du sujet. » Baptiste Guéri, de l’équipe de campagne de Nicolas Koukas (PCF), ne croit pas si bien dire, alors que la tête de liste de l’Union pour Arles a lancé la campagne, jeudi soir, dans l’école André-Franck de Trinquetaille avec plus de 200 participants annoncés.

    La participation est justement l’un des enjeux majeurs développés par l’équipe de l’Union pour Arles. Le directeur de campagne, Jean-Frédéric Déjean, a introduit cette aventure comme « n’appartenant pas à une tête de liste, ni aux partis, ni à personne, mais à chaque participant ». Nicolas Koukas a répété que « les Arlésiens en ont assez que des décisions soient imposées sans concertation », à l’image du contournement autoroutier d’Arles, pour lequel il réitère sa proposition de consultation citoyenne.

    Même constat dans les quartiers. Comme à Barriol, où cet habitant conteste un programme immobilier : « On veut un square et du vert, plus de béton ni de grands immeubles qui nous ont été imposés sans concertation. » « On ne peut pas passer en force comme ça », lui répond le candidat.

    Une charte d’engagement

    Au-delà de la consultation, le candidat insiste sur la proximité et la démocratie participative. « Les gens veulent discuter, échanger, voir leurs élus en physique », insiste la tête de liste. C’est sur ce fondement que Nicolas Koukas annonce de premières mesures. « Nous réouvrirons des mairies annexes pour renforcer notre présence dans tous les quartiers, hameaux et villages » de même que « nous demanderons à nos élus d’être présents et de tenir une permanence chaque semaine ». Pour ce faire, le candidat souhaite également « une charte de déontologie et d’engagement des élus avec présence obligatoire dans les quartiers ».

    Un volet financier est prévu à ce sujet. Nicolas Koukas propose de construire « un budget participatif avec les habitants », dont la participation serait « organisée sous forme de conseil de quartier ». « Ce sont les quartiers les plus difficiles qui ont été abandonnés, il leur faut une enveloppe à la hauteur des enjeux », souligne le candidat, en réaction à une habitante évoquant la perte de subventions pour de nombreuses associations.

    Pour le financement, l’équipe vise notamment les fonds européens.

  • À la Région, le budget repoussé en attendant l’austérité

    À la Région, le budget repoussé en attendant l’austérité

    C’est sous la menace de nouvelles coupes budgétaires que la majorité régionale, ce jeudi, a fêté ses dix années à la tête de l’institution. Contrairement à l’année précédente en effet, le conseil régional a renoncé à adopter son budget ce mois de décembre, pris dans l’incertitude des débats du projet de loi de finances au Parlement. « Le budget national a des conséquences pour nous, insiste le président (Ren.) de Région, Renaud Muselier. Le gouvernement demande 5 milliards d’euros de contributions aux collectivités locales, le Sénat les ramène à 2 milliards ! »

    De quoi repousser le débat d’orientation budgétaires au mois de février prochain. En attendant, quelque 846 millions d’euros d’autorisations d’engagements sont inscrits à travers une décision budgétaire modificative, « pour permettre d’engager les dépenses indispensables de la Région jusqu’au vote du budget primitif prévu au mois d’avril prochain », expliquait l’argentier de la collectivité, Jean-Pierre Colin (Les Centristes). Un montant « qui correspond à un tiers de l’année », avec des investissements fléchés en priorité vers les lycées, les transports régionaux et 12,9 millions d’euros pour la société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo).

    Dans l’opposition régionale d’extrême droite, la Varoise Coline Houssays (RN) déplore le fait d’engager ces montants « avant notre débat d’orientation budgétaire et avant même que l’état ne confirme ses dotations ». Allant jusqu’à accompagner l’austérité en réclamant « un gel prudent pour toute autorisation de paiement allant au-delà du nécessaire ».

    Jusqu’à 100 millions

    de moins

    « Nous sommes obligés de faire en sorte que la machine continue de tourner, il n’y a pas d’autre solution que celle-là », s’irrite le vice-président aux finances en réponse. « Ici, on sait que l’on va avoir entre 80 et 100 millions d’euros en moins dans le budget futur, et nous sommes obligés d’en tenir compte ! » renchérit le président de Région. Il rappelle les 120 millions de coupes imposées pour 2025 à la collectivité. « Nous avons été obligés de diminuer de près de 10% la totalité de notre fonctionnement, on ne peut pas le faire deux ans de plus », s’alarme Renaud Muselier. Qui promet : « Nous parlerons du budget quand on sera en capacité d’en parler ! »

    « L’ensemble des corps intermédiaires qui siègent au Ceser sont alarmés devant les débats de la représentation nationale auxquels on assiste, on ne peut plus rester passifs devant l’incurie collective », s’inquiétait déjà en ouverture de la séance le président du Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser), Marc Pouzet. Mais, dans l’avis de l’instance consultative, le représentant de la CFDT, Didier Serna, va plus loin et « regrette que la Région n’ait pas mobilisée l’ensemble de ses recettes par choix ou par clientélisme pour palier à un futur budget dégradé ».

    Un versement mobilité insuffisant

    C’est que la collectivité a accepté de réduire de moitié le taux de son nouveau versement mobilité, alors même qu’il a rapporté 13 millions d’euros de moins que prévu. « L’Urssaf a indiqué à la Région que la collecte de ce nouveau prélèvement connaissait une montée en charge très progressive, explique Jean-Pierre Colin. S’agissant d’un impôt déclaratif, il faut informer les employeurs. » Mais les 20 millions déjà levés sont de trop pour l’extrême droite, qui s’aligne sur le patronat. « Pour simplifier la vie de tout le monde, il serait temps de supprimer cette taxe », tente Coline Houssays.

    « On l’a levé, on en a discuté, on en diminue la moitié dès le 1er janvier, répond le président de Région. Sinon nous ne pouvons pas engager nos dépenses ! » Les besoins en effet ne manquent pas sur le territoire, en témoigne l’approbation du projet partenarial d’aménagement pour la réindustrialisation du golfe de Fos. Mais cela risque de ne pas suffire : « Le report modal de la route vers le rail ne progresse pas », s’alarme aussi le Ceser dans un avis rendu ce mercredi, déplorant « l’absence de vision stratégique à long terme, au-delà de 2030 ». « La CGT, FSU et Solidaire demandent que le versement mobilité additionnel reprenne son plus haut niveau et dans les plus brefs délais », expriment les trois organisations dans leur explication de vote. Sans que cela ne soit audible dans l’hémicycle.

  • [Vidéo] Des jeunes s’engagent avec le Printemps marseillais

    [Vidéo] Des jeunes s’engagent avec le Printemps marseillais

    Jeunes Socialistes, syndicalistes étudiants, représentants d’associations étudiantes, Jeunes Génération·S, ex-Insoumise… Mobilisés derrière le Printemps marseillais, tous étaient réunis près de l’ombrière du Vieux-Port, ce jeudi après-midi, afin de mener des opérations d’inscription sur les listes électorales et d’appeler la jeunesse marseillaise à se mobiliser en vue des élections municipales de mars 2026.

    « C’est une démarche importante dans une ville où le Rassemblement national est donné très haut dans les sondages et c’est aujourd’hui un risque contre lequel il faut se mobiliser », affirme Clara Jaboulay, militante pour le Printemps marseillais et ex-Insoumise. « Il faut recommencer à se mettre dans une dynamique d’union à l’image de celle du Printemps marseillais. »