Category: politique

  • Transports : Vincent Bouget veut « réunir la ville » de Nîmes par les mobilités

    Transports : Vincent Bouget veut « réunir la ville » de Nîmes par les mobilités

    Lieu hautement symbolique, la gare de Nîmes, avenue Feuchères. C’est ici, au carrefour des trains, des bus, des vélos et des piétons, que la liste « Nîmes en commun » a choisi de poser l’un des marqueurs forts de sa campagne municipale : faire des mobilités un droit effectif pour toutes et tous.

    Entouré de Jean-Luc Gibelin, vice-président de la Région Occitanie en charge des transports et de Julie Frêche, vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropole déléguée aux mobilités, Vincent Bouget a dressé un constat sévère de la situation nîmoise. Retards accumulés, inégalités territoriales, dépendance persistante à la voiture : pour le candidat de l’union de la gauche (hors LFI), la majorité sortante « a péché sur les transports comme sur d’autres grands dossiers structurants ».

    À Nîmes, la mobilité reste aujourd’hui un facteur d’exclusion. Fréquences insuffisantes, horaires inadaptés aux travailleurs précaires, dessertes inégales entre quartiers, coût du transport scolaire… Autant de freins quotidiens qui enferment une partie de la population dans une forme « d’assignation à résidence ». « Se déplacer, ce n’est pas technique, c’est social, écologique et quotidien », martèle Vincent Bouget, rappelant que la mobilité conditionne l’accès à l’emploi, aux études, aux soins et à la vie sociale. Face à ce diagnostic, Nîmes en commun assume une rupture politique : replacer le service public de transport au cœur du projet municipal et communautaire. Gratuité ciblée, renforcement de l’offre, plan vélo structurant, voirie sécurisée pour les piétons : l’objectif affiché est clair, réduire la dépendance à la voiture sans opposer les usages.

    Nîmes à l’échelle régionale

    Pour Nîmes en commun, l’enjeu est aussi territorial. Troisième ville d’Occitanie, Nîmes ne peut plus penser ses transports en vase clos. La présence de Julie Frêche illustre cette volonté de décloisonnement. À Montpellier, la gratuité des transports en commun et le développement massif des mobilités actives ont profondément transformé les usages. « Les mobilités sont un outil de cohésion sociale, de pouvoir d’achat et de transition écologique », souligne l’élue montpelliéraine, plaidant pour une coopération renforcée entre les deux agglomérations. Rail du quotidien, liaisons ferroviaires plus fréquentes, complémentarité plutôt que concurrence entre équipements structurants : pour elle, Nîmes doit pleinement s’inscrire dans une dynamique métropolitaine élargie.

    Même message du côté de Jean-Luc Gibelin, pour qui la question dépasse largement les frontières communales. La Région Occitanie a fait du train une priorité, avec la gratuité d’usage pour les jeunes, le train à 1 euro, l’augmentation significative des fréquences et la réouverture de certaines lignes. Résultat : la fréquentation est passée de 60 000 à près de 100 000 voyageurs quotidiens. « Nîmes mérite un engagement total de tous ses partenaires », affirme-t-il, appelant à une meilleure articulation entre bus urbains, cars régionaux, vélo et ferroviaire, notamment autour de pôles stratégiques comme la gare centre ou celle de Saint-Césaire.

    Au-delà des annonces, la séquence de la gare Feuchères vise aussi à crédibiliser un projet municipal fondé sur la coopération : avec la Région, avec Montpellier, mais aussi à l’échelle de l’agglomération nîmoise, dont le fonctionnement actuel est régulièrement pointé comme un frein. Pour Vincent Bouget, l’enjeu est clair : « partager les ambitions, accepter les contraintes et agir ensemble » afin de garantir une mobilité équitable, lisible et accessible. En somme, faire des mobilités un service public central, au service de l’unité de la ville, de la justice sociale et de la transition écologique.

  • Les élus du conseil municipal de Manosque ont adopté le budget 2026

    Les élus du conseil municipal de Manosque ont adopté le budget 2026

    Lors de cette séance, la majorité manosquine a de nouveau dénoncé les « ponctions imposées » et le « braquage poli » de l’État, avant de présenter le bilan de l’année 2025 avec « un taux d’investissement historiquement élevé », à 19,5 millions d’euros, et « une gestion rigoureuse qui porte ses fruits ». « La capacité à rembourser a augmenté plus que l’endettement », a affirmé Pascal Antiq, le conseiller municipal délégué au budget, insistant sur « l’équilibre pluriannuel ».

    Il a salué un budget 2026 « solide, responsable et ambitieux » malgré « des prélèvements significatifs de l’État ». « Le gouvernement a décidé de nous ponctionner au lieu d’économiser sur son propre budget », a accusé le conseiller municipal. Le budget « a les caractéristiques pour poursuivre une trajectoire stable et saine », et devrait permettre « de ne pas emprunter cette année » et « d’augmenter notre épargne », a avancé la majorité municipale.

    La mairie s’est félicitée d’une épargne de 2,7 millions d’euros hors recettes supplémentaires, de 5,3 millions avec celles-ci, et de 9 millions d’euros d’autofinancement en trésorerie, contre 5,2 millions en 2020. La majorité a affirmé avoir investi 71,3 millions d’euros sur la commune, entre 2020 et 2025.

    L’élu d’opposition Renaud Honde a reconnu que le budget « semblait tenir la route », mais a déploré qu’il ne prévoie pas « de pérenniser des emplois plutôt que de faire appel à des contractuels et à des organismes extérieurs ». Il a accusé la mairie de « demander aux agents de se serrer la ceinture ». C’est pourquoi l’élu a décidé de voter contre ce budget. Le maire, Camille Galtier, lui a répondu qu’il n’y avait « pas d’externalisation », expliquant faire appel à des CDD de remplacement.

    Un conseil organisé à quelques jours du scrutin

    Le maire sortant, candidat à sa réélection, en a profité pour critiquer les programmes de ses adversaires pour les élections municipales. « J’ai bien regardé les programmes des uns et des autres, jamais un seul chiffre n’est donné », a-t-il affirmé. Il a évoqué les parkings, « très bon exemple de gestion municipale », avançant être passé de neuf à trois agents sans impact sur le service et avec une baisse de prix.

    Camille Galtier a demandé à l’opposition de lui dire « concrètement où on n’a pas mis les moyens et où il faudrait les mettre », se félicitant d’avoir créé « la première école municipale des sports de la région » et d’avoir « augmenté l’enveloppe aux associations ». Il a, par ailleurs, critiqué les programmes de ses concurrents proposant des bourses sportives, avançant que celles-ci existaient déjà avant même son mandat. «  Toujours plus, la gratuité partout pour tout le monde », a-t-il lancé. « Il y a encore du travail, j’espère que certains ne le gâcheront pas », a-t-il par ailleurs déclaré. « La ville est mieux qu’il y a cinq ans, et on l’a fait dans un contexte contraint », a-t-il affirmé.

    Le budget 2026 a finalement été voté avec deux votes contre et une abstention dans l’opposition. Le conseil municipal a par ailleurs voté, à l’unanimité, le taux d’imposition des taxes directes locales 2026, sans augmentation.

    Le Regain manosquin, une liste de rassemblement de gauche, se présente face au maire sortant pour les élections municipales. Le syndicaliste Patrick Rousset en est la tête de liste et est soutenu par plusieurs partis de gauche. Une autre liste de gauche est menée par Sébastien Aubert.

    En bref

    Le financement de l’extension de l’hôpital voté

    Le conseil municipal a voté, à l’unanimité, la convention de financement des travaux d’extension du centre hospitalier de Manosque, dont la participation s’élèverait notamment à 15 euros par habitant de Manosque. Le conseiller municipal délégué au budget, Pascal Antiq, a salué « une belle opération en faveur des soignants et des patients », tandis que le maire, Camille Galtier, a précisé que « l’Agglomération va payer un million d’euros cette année, si bien que l’hôpital pourra commencer les travaux en octobre ».

    Réhabilitation énergétique des Plantiers

    Le conseil municipal a voté, à l’unanimité, la garantie à 100% du remboursement d’un prêt destiné à financer la réhabilitation énergétique des 32 logements sociaux de la résidence les Plantiers.

    Une subvention pour les commerçants et artisans

    Le conseil municipal a voté, à l’unanimité, une subvention de 45 000 euros pour l’office des commerçants et artisans manosquins.

  • L’Union pour Gap d’Élie Cordier fait le plein au Quattro ce jeudi

    L’Union pour Gap d’Élie Cordier fait le plein au Quattro ce jeudi

    Au menu de cette soirée : la présentation des différents colistiers soutenus par le Parti socialiste, le Parti communiste français, les écologistes, Génération.s, Place publique… mais aussi le dévoilement du programme de la liste.

  • Plus de 2 600 candidats sur les listes des municipales à Marseille

    Plus de 2 600 candidats sur les listes des municipales à Marseille

    À dix-sept jours du premier tour des municipales, toutes les cartes sont enfin sur la table. La préfecture a officialisé, ce jeudi soir, les candidatures en lice à Marseille, après la clôture du dépôt des listes à 18h. Dans ce scrutin pour la première fois unifié au niveau de la ville avec la réforme de la loi PLM (pour Paris, Lyon et Marseille) qui met en place un double vote, pour le conseil municipal et les conseils d’arrondissements, ils seront donc huit candidats en lice pour la mairie centrale.

    Parmi les principaux, le député RN de Marignane Franck Allisio s’était déclaré le premier, au mois de juin, suivi en septembre par la présidente (DVD) de la Métropole et du Département Martine Vassal, par le parlementaire LFI Sébastien Delogu au mois de novembre et enfin, en janvier, par le maire (DVG) sortant, Benoît Payan. S’ajoutent l’ancien directeur des relations internationales au Département Erwan Davoux (DVC), le syndicaliste de l’aéronautique Rémy Bazali (LO). Et les deux surprises du jour : la candidature in extremis de l’adjointe écologiste Christine Juste, évincée du Printemps marseillais, et celle du Parti des travailleurs (ex-POID) avec l’enseignante Coralie Raynaud, ancienne candidate aux législatives en 2022 dans la 9e circonscription.

    Pour les huit mairies de secteur, quelque 46 listes ont été déposées, soit au moins 2 622 candidats dans toute la ville. Un nombre qui a chuté par rapport aux 67 listes déposées en 2020. Les 2e et 3e arrondissements en comptent aujourd’hui le nombre le plus élevé avec huit concurrents, tandis que les 11-12 ne comptent que les quatre listes principales.

    414 élus au soir du 2d tour

    Erwan Davoux, qui comptait déposer une liste dans chaque secteur, perd son pari : il ne sera pas présent dans les 4-5, ni dans les 11-12. La diversité des organisations issues des courants trotskystes se ventile sur la ville : Lutte ouvrière est représentée dans les 2-3, les 13-14 et les 15-16, le NPA-Révolutionnaires dans les 2-3, Révolution permanente dans les 4-5. Il faut aussi compter sur la liste menée par Christine Juste dans les 6-8, par Sami Benfers (GRS) dans les 13-14 et une liste Marseille citoyenne menée par le responsable du Rassemblement démocratique du peuple camerounais Hyacinthe Etoundi. Pour qu’il ne reste plus que les 414 élus au soir du second tour, le 22 mars.

    Et aussi

    Trois listes à Septèmes

    L’extrême droite et la France insoumise ont bien réussi à constituer leurs listes à Septèmes-les-Vallons. Smahane Mebarki mènera sa liste « Le Choix de Septèmes » pour LFI, Adrien Duché (UDR) sa liste « Septèmes autrement », face au maire communiste sortant André Molino.

    Le RN a réussi à déposer sa liste au Rove

    Face au maire sortant Paul Sabatino (PCF) et sa liste « Continuons ! », la candidate du RN Laetitia Cangelosi a bien réussi à déposer une liste « Unis pour notre commune ».

    22 communes sans concurrence

    Dans 22 communes sur les 119 que comptent les Bouches-du-Rhône, il n’y aura qu’un seul candidat en lice. Qui n’aura donc pour adversaire que l’abstention, alors que pour la première fois, les communes de moins de 1 000 habitants doivent appliquer la parité.

  • À Digne-les-Bains, la gauche est absente du scrutin

    À Digne-les-Bains, la gauche est absente du scrutin

    « Électoralement, on avait un boulevard, puisqu’on aurait été la seule liste de gauche face à cinq listes de droite et du centre, avec le RN sur le point de sortir du bois », mais « le nombre de colistiers a pêché », regrette Alexandre Georges, porte-parole du Printemps dignois, dans les Alpes-de-Haute-Provence. La liste avortée, qui voulait rassembler plusieurs forces de gauche, comme le Parti communiste, le Parti socialiste et le PRG (Parti Radical de Gauche), avait regroupé « une vingtaine de citoyens ». « On pensait que les partis allaient pouvoir fournir le reste pour qu’on atteigne les 33. Je suis un peu tombé de ma chaise à ce moment-là, parce que je me suis dit qu’il fallait absolument que les gens reviennent dans les partis et l’engagement politique », lance Alexandre Georges.

    « Il faut impérativement que les gens se réinvestissent dans l’engagement partisan. Voir des partis qui, à eux tous, ne peuvent pas compléter le reste de la liste, ça m’a fait un peu de peine. J’ai connu un PS et un PC forts dans le département quand j’étais petit », déplore le porte-parole du Printemps dignois. « J’ai l’impression que l’engagement partisan s’est essoufflé dans le département. Si on ne peut plus présenter de listes de gauche, la gauche disparaît », affirme-t-il.

    Ayant grandi dans le département, dans un environnement militant, ancré à gauche, le porte-parole du Printemps dignois admet « avoir peut-être surestimé les forces militantes à gauche ». « Pour la première fois, Digne-les-Bains n’a pas de liste de gauche. Je suis inquiet pour les élections », avoue-t-il.

    Un « sursaut de la gauche » nécessaire

    Le Printemps dignois portait un projet écologique et social, de soutien aux organisations syndicales, aux associations, aux services publics, de lutte contre les discriminations, d’augmentation de l’impôt foncier, de gratuité des transports en commun et de revitalisation du centre-ville. Les partisans du Printemps dignois ne baissent pas pour autant les bras et veulent continuer à militer.

    « Il va vraiment falloir un sursaut de la gauche. On a un an pour le faire, on va y travailler. On a acté, pour ne pas se retrouver démunis aux prochaines échéances électorales, que le Printemps dignois allait continuer à exister, à mener des actions et rester dans la bataille avec les gens qu’on a rassemblés », affirme Alexandre Georges. Les militants comptent notamment s’investir contre la loi Duplomb et les suppressions de postes à l’hôpital de Digne-les-Bains, en appui des syndicats. Le Printemps dignois prévoit, par ailleurs, de fonder une association de soutien.

    Quatre élus socialistes ont quitté, mi-février, la liste de Francis Kuhn, candidat de la majorité sortante et actuel premier adjoint au maire de Digne-les-Bains, après le ralliement de deux colistiers LR. « Francis Kuhn a imposé sans concertation préalable l’arrivée de deux responsables de la droite locale », avaient-ils alors déploré dans un communiqué. La secrétaire de la section du PS de Digne avait annoncé saisir les instances nationales, affirmant qu’ils savaient « à quoi s’attendre » en rejoignant cette liste.

  • À Avignon, David Fournier mise sur l’exemple de Montpellier

    À Avignon, David Fournier mise sur l’exemple de Montpellier

    Le temps d’une matinée ce jeudi, Michael Delafosse, maire (PS) de Montpellier en course pour un second mandat, a mis « entre parenthèses » sa propre campagne pour venir soutenir David Fournier (PS) qui espère prendre la relève de Cécile Helle. « Je tiens à la saluer pour son travail colossal », pose Michaël Delafosse, voyant en l’actuel adjoint sortant « le candidat le plus sérieux, ancré, qui fédère et qui ne tient pas des propos blessants ou des mesures populistes ».

    « Il est déjà maire dans sa tête, parle comme s’il portait le costume », confie Michaël Delafosse, qui a déambulé en ville avec David Fournier, ce dernier lui délivrant moult réalisations, projets ou anecdotes. Ce court déplacement n’est pas qu’un simple accompagnement amical. « Je prends beaucoup exemple sur ce qu’il a fait à Montpellier, notamment sur le volet social ou la gratuité des transports », souligne David Fournier. Le candidat porte l’ambition de rendre les transports gratuits « par étapes » en commençant par les moins de 25 ans et plus de 65 ans. La mise en place d’une régie publique de l’eau est aussi défendue par David Fournier, alors que l’actuelle délégation de service public, s’achève fin 2028. « À Montpellier, grâce à cela [depuis 2015], on est passé de 24% de fuites sur le réseau à 13%, on promet d’être à 10% », vante le maire héraultais.

    « Dans cette campagne, on n’entend pas beaucoup parler de justice sociale alors que la pauvreté touche 60% de la population dans certains quartiers », constate David Fournier. Un reproche adressé à Olivier Galzi (DVD) qui a tenté de se rattraper depuis. Le candidat socialiste parle de sécurité sociale de l’alimentation ou d’un office du pouvoir d’achat en vigueur à Montpellier qui permet aux habitants d’accéder « aux meilleurs tarifs » pour installer pompes à chaleurs, alarmes ou ventilateurs de plafond. Et si à Montpellier la gauche peut a priori se permettre le luxe d’être divisée pour l’emporter malgré tout, ce n’est pas le cas à Avignon. Michael Delafosse inciterait-il David Fournier à une alliance avec LFI ? « Je n’ai pas de conseils à lui donner, je dis aux électeurs choisissez la gauche la plus rassemblée, fédératrice et pas dans l’outrance », conclut le premier magistrat.

  • Le collectif logement interpelle les candidats varois

    Le collectif logement interpelle les candidats varois

    Le collectif départemental pour le doit au logement pour tous s’est retrouvé mardi à la Bourse du travail pour expliquer l’urgence sociale qui justifie l’interpellation des candidats par lettre ouverte.

    La première question porte sur l’habitat indigne et sur les propositions qu’ils formulent pour essayer de résorber ce fléau qui met en danger ces locataires obligés à cause de la pénurie de logements sociaux et de la cherté des loyers d’accepter parfois l’inacceptable.

    Et de pointer ensuite « le scandale des familles sans solutions de logement ». Et des salariés obligés de dormir dans leur voiture ou dans des abris de fortune faute de solution décente pour les accueillir. Là encore, le collectif interroge : « Êtes-vous porteur d’une solution d’abri permanente ou au moins d’une réflexion sur le sujet ? » Ou encore : « Vous engagez-vous à soutenir les associations qui répondent à un vrai besoin, accueillent et hébergent ces exclus de la société ? »

    Vient ensuite l’épineux dossier du logement social, les militants associatifs et syndicaux rappelant que 70% des Varois y sont éligibles et que l’offre reste très largement en dessous des besoins. Et que « chaque année, plus de 90% des familles voient leur demande rejetée ».

    Les candidats sont invités à préciser donc quel type d’offre de logements sociaux ils ont l’intention de favoriser, si bien sûr cela fait partie de leurs priorités. Mais aussi, comment ils pensent accompagner et accélérer l’amélioration, l’entretien et la rénovation du parc social existant. À suivre.

  • À Morières, Annick Dubois veut remettre le RN à la porte

    À Morières, Annick Dubois veut remettre le RN à la porte

    Le déficit de notoriété ? Annick Dubois ne connaît pas. « On se rend compte à chaque fois que c’est quelqu’un de très connue et appréciée », commentent de concert Salima Ouannai et Carinne Serrat. Ce mercredi en fin de journée, les deux colistières accompagnent Annick Dubois dans une séquence de porte-à-porte. La candidate (PS), qui mène une large liste d’union de la gauche, est loin d’être étrangère. Installée à Morières depuis plus de 40 ans, l’actuelle élue d’opposition a longtemps été impliquée dans la vie associative avant d’être élue dans l’ex-majorité en 2001 puis 2008, en charge des affaires sociales puis des festivités.

    Autour de la résidence de la Bastide des Cépages, Annick Dubois connaît bon nombre d’habitants derrière les portes ou portails. « Pas besoin ici, il est déjà avec nous », glisse-t-elle régulièrement, prenant le soin aussi d’éviter la demeure de l’ancien maire Joël Granier (DVG), qui s’était présenté contre elle en 2020, contribuant notamment à voir le RN de Grégoire Souque accéder à la mairie. « Il a gagné par défaut », aime à rappeler Annick Dubois. Sa liste, Engagés et solidaires pour Morières, compte bien faire mentir le maire sortant qui lors de son lancement de campagne s’imaginait déjà réélu avec 70% des voix. « On ne le voit pas ou peu sur le terrain, par contre, il nous attaque fort sur les réseaux sociaux, nous accusant d’être de la gauche qui tue », déplore Salima Ouannai. « C’est un signe de fébrilité, veut croire Annick Dubois. On a beaucoup de retours de déçus qui ont essayé Souque et qui s’aperçoivent bien que la ville ne s’est pas améliorée même sur la sécurité. »

    Un tract sur les promesses non tenues

    C’est donc par le terrain que celle qui est aussi conseillère départementale entend reconquérir la mairie. « Il n’y a que deux listes, donc il n’y aura qu’un tour », prévient-elle à l’adresse d’une dame âgée que la candidate… reconnaît. « Ne vous trompez pas [de vote] », « Ah ben ça, non ! », réplique l’habitante, inquiète le soir face à l’absence d’éclairage public. « C’est prévu dans notre programme de le remettre, le maire le dit aussi alors que c’est lui qui l’a coupé », ironise Annick Dubois. La petite délégation fait face à plusieurs portes closes ou résidents grincheux qui rejettent tous les politiques.

    « On nous parle beaucoup du manque de festivités et d’animations dans le centre-ville », note Carinne Serat qui, si elle est élue, sera en charge de ce volet qui vise à remettre « du lien social », un des fils rouges du programme. L’équipe d’Annick Dubois prévoit la diffusion prochaine d’un tract sur les promesses non tenues du maire RN. « Il sera épais ! », prévient-on déjà.

  • « Toulon, mon parti » présente sa feuille de match

    « Toulon, mon parti » présente sa feuille de match

    « Cette liste reflète la méthode, et la manière dont on va pouvoir gérer la ville », commence la maire sortante SE Josée Massi. Une méthode qu’elle résume par : écouter, concerter, et essayer.

    Une équipe renouvelée à 85% dans laquelle se retrouve mêlées les compétences de chacun complétée par l’expérience des élus sortants, avec une moyenne d’âge de 54 ans. Et de poursuivre : « Je n’ai pas cherché à faire un casting ni à recruter forcément des noms connus mais des personnes capables de décider, diriger et puis gérer. »

    La première magistrate sortante a rappelé ensuite les trois piliers sur lequel s’appuie son projet qui sont : la sécurité, la proximité et l’attractivité économique et écologique.

    Pour ce qui concerne la sécurité la liste accueille des magistrats, dont l’ancien procureur de la République d’Ajaccio Thomas Pison, des avocats (Me Lhotellier et Me Khalfaoui) mais aussi des acteurs de la protection sociale, comme l’actuel directeur de la CAF Julien Orlandini.

    « La sécurité relève d’une politique globale : il faut à la fois de la prévention et de l’accompagnement et de l’autorité », précise-t-elle.

    Sur la proximité, on retrouve deux anciens présidents de Comités d’intérêts locaux (CIL) avec Romain Turpin et Claudie Defianas. Mais aussi des médecins comme Halim Dalla Garbi « qui a son cabinet en plein cœur de Toulon ».

    Pour l’attractivité économique, est positionné entre autres le chef d’entreprise Boris Touaty des cafés Maurice. Et pour piloter les grands dossiers ayant trait à la mer et la Défense, Josée Massi pourra compter sur l’ancien préfet maritime Laurent Isnard.

    L’occasion est trop belle pour celle qui avait été méprisée et qualifiée de « trop isolée politiquement pour monter une équipe » de répliquer avec tact et humour : « On aurait presque pu monter deux listes, tellement d’hommes et de femmes nous ont sollicités pour s’engager. »

    L’ancienne professeure de math sermonne les impétueux d’un : « Administrer Toulon est une responsabilité lourde. Il ne s’agit pas d’une posture mais de gouverner. »

    Et de reprendre : « Nous abordons cette campagne avec calme, détermination et méthode. Je suis très fière de cette équipe qui reflète parfaitement ce que je veux pour Toulon. »

    Compétences et expériences

    De quoi aborder quelques propositions. Josée Massi a rappelé par exemple la nécessité de « se préparer à l’arrivée du porte-avions nouvelle génération qui va amener 10 000 emplois, en créant des filières universitaires ».

    Mais aussi concernant le projet d’aménagement de la rade, elle lâche : « Qui mieux que l’amiral Laurent Isnard pourra nous aider sur le projet Mayol à Pipady ? »

    Son adjointe sortante Geneviève Lévy a parlé d’« une nouvelle voie qui s’ouvre ». Et d’ajouter : « C’est vraiment une chance extraordinaire de pouvoir se dire qu’en même temps, on peut mettre les compétences qu’on a pu acquérir au fil des années à disposition de la ville, mais aussi les partager avec ceux qui nous rejoignent. On a encore beaucoup de magnifiques choses à faire ensemble. »

    Parmi les parcours des personnalisés de « Toulon, mon parti », celui de l’avocat au barreau de Toulon Ali Khalfaoui mérite d’être mis en avant, et c’est d’ailleurs ce qui a été fait pendant cette présentation par l’intéressé lui-même.

    « Je ne le cache pas, déjà, d’être devant vous, de m’exprimer également devant vous, c’est une chance », commence-t-il, en expliquant qu’il venait de « très loin », socialement parlant, « des quartiers défavorisés ». Et de poursuivre : « J’ai fréquenté un lycée professionnel où j’ai obtenu un BEP et un CAP, et puis je suis rentré à la faculté de droit parce que c’était à côté de mon domicile… »

    Au sujet de son implication aux côtés de Josée Massi, il explique qu’« il y a d’autres quartiers aujourd’hui qui souffrent ».

    Mais, assure-t-il, « tout est prévu dans le programme, pour faire ce qui a été fait dans le centre-ville en matière de réhabilitation ».

    Interrogée un peu plus tard sur les étranges résultats du dernier sondage commandé par le sénateur LR Michel Bonnus, et sur le fait que ce dernier ait pris 15 points en 3 semaines, Josée Massi commence par répondre sobrement que les sondages ne sont pas sa boussole. « Mais comment l’expliquez-vous », insiste alors le journaliste. Réponse : « Il a payé 25 000 euros. »

    La droiture n’empêche pas au bout d’un moment de rendre les coups.

  • À Marignane, la gauche détaille son programme santé

    À Marignane, la gauche détaille son programme santé

    « Prévenir, c’est déjà soigner », affirme Gaëtan Maziani. Ce jeudi soir, la liste d’union de la gauche, emmenée par Ariane Lombardi (PCF), a présenté plusieurs propositions sur les thèmes de la santé et de l’environnement pour mieux vivre à Marignane.

    L’équipe souhaite mettre en place une Maison de santé communale. « Le lien entre le médical et le social n’est pas assez fait dans les communes », commence le colistier, ancien infirmier. Bien que la santé relève d’une compétence d’État, pour Gaëtan Maziani, le rôle de la commune est de développer la prévention, de « garantir l’égal accès aux soins » et de coordonner les acteurs. Pour la liste, cette Maison de santé communale devra être un lieu d’orientation, où « l’on repère les fragilités avant qu’elles deviennent une urgence », où « les professionnels travaillent avec les associations et les habitants », où on étudie les « déterminants de santé ». Elle y envisage d’y organiser des ateliers et des accompagnements spécifiques pour les personnes isolées, à l’instar des seniors ou des aidants.

    L’équipe d’Ariane Lombardi souhaite aussi mettre en place une mutuelle municipale « juste, solidaire et avec un haut niveau de protection » pour lutter contre le renoncement aux soins.

    Pour Gispy Voisin, le bien-être passe aussi par la santé environnementale. Le groupe prévoit de planter 3 000 arbres sur le mandat, en cas d’élection. « Un arbre de 30 ans produit une fraîcheur équivalente à une clim individuelle », affirme la colistière, qui veut développer les mobilités douces pour lutter contre la pollution atmosphérique, largement imputable au trafic routier. « Il nous faut un parcours de pistes cyclables continu et sécurisé », assène Ariane Lombardi.