Category: politique

  • À Aix, la maire Sophie Joissains officialise sa candidature

    À Aix, la maire Sophie Joissains officialise sa candidature

    Sophie Joissains entre en campagne. Elle avait déjà annoncé, en 2023, sa volonté de se présenter, mais a attendu 38 jours avant le premier tour du scrutin pour l’officialiser. « J’ai décidé de partir après les vœux. Mes opposants auraient pu se lancer bien avant, ce qu’ils n’ont pas fait. Sur le plan national (…), il y avait beaucoup de facteurs anxiogènes (…). Les habitants n’étaient pas dans l’axe des élections municipales. Ils le sont beaucoup plus aujourd’hui », justifie Sophie Joissains.

    Après avoir succédé à sa mère, Maryse Joissains, la maire sortante assure qu’après avoir « protégé, préservé, guidé » la ville, « nous allons maintenir le cap et faire en sorte d’avoir un rayonnement local ». Il faudra encore attendre pour la présentation de son programme et des noms de ses colistiers. « Il y aura plusieurs partis de la droite et du centre, mais je ne veux surtout pas que cette liste soit un catalogue de partis politiques. Je pense que les habitants ont surtout besoin de projets qui les concernent », laisse entendre Sophie Joissains.

    Côté projets, le bilan de mandat laisse entrevoir les priorités de la campagne. « Ce n’est pas un projet, mais ce n’est pas neutre », estime Sophie Joissains. Si elle est réélue, la candidate indique qu’il n’y aura pas d’augmentation d’impôts : « C’était une promesse qui a été tenue durant cinq mandats et c’est une promesse que je fais à mon tour. Ils n’augmenteront pas demain. C’est le résultat d’une bonne gestion qui nous permet d’avoir à la fois des investissements importants, des services rendus aux Aixois et, dans le même temps, de tenir correctement nos finances. »

    Les priorités de campagne, pour la candidate, s’appuient donc « sur le modèle » du bilan de mandat. Elle liste : « La tenue de la ville, sa végétalisation, la transition énergétique et écologique, avec les réseaux de chaleur, la géothermie, la recherche d’eau thermale (…), une ouverture sur la culture et sur le sport. »

    Ne pas « ignorer les défis »

    Sur ces cinq dernières années, Sophie Joissains met en avant un bilan centré notamment sur la sécurité, avec des agents de police supplémentaires et des recrutements en cours : « Ce qui est important pour nous est de poursuivre la croissance de ces effectifs. On ne peut pas ignorer les défis générés par la ville elle-même et l’évolution d’un narcotrafic qui se passe sur Aix par la narcolivraison. »

    Autre enjeu pour la maire sortante, un « changement de gouvernance à la Métropole. Il faut qu’on revienne à une gouvernance qui permette d’être tenue au niveau des bassins de vie ».

  • Devant ses soutiens, David Fournier se rassure à Avignon

    Devant ses soutiens, David Fournier se rassure à Avignon

    La salle du Rex à Montfavet, certes pas immense, était pleine à craquer de soutiens et de curieux ce mercredi 4 février pour écouter le candidat socialiste aux municipales, David Fournier, détailler à nouveau son programme, mais aussi répondre aux questions.

    Après avoir présenté des soutiens à ses côtés, tels que la candidate de l’union de la gauche à Morières, Annick Dubois, qui rappelle qu’il est « impératif de gagner le Grand Avignon avec les communes limitrophes pour avoir des compétences », il s’est engagé dans un exercice dont il maîtrise désormais les rouages à force de répétition. À savoir la présentation des grandes lignes de son programme. Thématique par thématique, il rappelle ses priorités et lâche quelques nouveautés. Il annonce ainsi que, s’il est élu, il baisserait ses indemnités de maire « pour montrer l’exemple », tout en augmentant celles de ses adjoints, « car la représentation n’est pas une affaire de classe sociale. Les retraités comme les jeunes actifs doivent pouvoir se dégager du travail pour être efficaces », justifie-t-il.

    Il s’est plus tard dit ouvert à la discussion sur des sujets plus épineux. Comme lorsqu’il est interrogé par un habitant de la Rocade sur le plan Faubourg qu’il « ne comprend pas ». Le candidat avait confié en amont que la ville d’Avignon est une « insulaire », car coincée entre le Rhône et la Durance, et ne peut s’étaler. Après avoir répondu que le plan Faubourg « ne cause que 6% des bouchons », David Fournier confie qu’il pourrait « en discuter avec les populations. On ne s’interdit pas de déplacer un sens interdit de 20 mètres ou de modifier des feux rouges en clignotants aux heures de pointe ».

    Les grincheux

    Une réunion publique où l’actuel adjoint de Cécile Helle a commencé en défendant le bilan « que certains grincheux critiquent » de la majorité actuelle et des deux mandats de la maire sortante. Après avoir rappelé avoir hérité « d’infrastructures délabrées » et « d’emprunts toxiques de l’ancienne municipalité ». « Nous sommes fiers d’avoir prouvé qu’une gestion de gauche solidaire peut changer une ville », insiste-t-il. Et de s’agacer, après qu’une question ait évoqué la formule « remettre du bon sens » de son adversaire, Olivier Galzi. « Avignon mérite mieux que les aventuriers de la politique qui viennent de s’inscrire à Avignon peut-être pour s’échapper d’un chômage précaire », cingle-t-il sous les applaudissements et quelques sourires.

  • [Entretien] Kléber Mesquida : « Continuer à travailler au service des citoyens avec sincérité et réalisme » dans l’Hérault

    [Entretien] Kléber Mesquida : « Continuer à travailler au service des citoyens avec sincérité et réalisme » dans l’Hérault

    La Marseillaise : Le budget 2025 avait été voté au prix de gros efforts sur les personnels, la culture… Le Département est-il enfin sorti de la zone rouge ?

    Kléber Mesquida : Je ne sais pas si la zone rouge est complètement derrière nous, mais en tous cas le Département de l’Hérault a pu s’en extirper pour cette année. Nous avons fait de gros efforts sur le budget 2025 et avons engagé des changements structurels qui nous permettront d’aborder les années suivantes avec des infrastructures plus souples et mieux armées face à l’adversité. De plus, les recettes de droits de mutation (DMTO) ont été plus hautes qu’escompté cette année et cela nous permet d’aborder l’avenir avec plus de sérénité que l’année précédente. Malgré tout cela, les recettes, notamment celles attribuées par l’État, restent incertaines, et les dépenses sont incompressibles dans de nombreux domaines, notamment en ce qui concerne les allocations sociales.

    Quelles ont été vos réalisations majeures en 2025 malgré ce contexte financier étriqué ?

    K.M. : Pour des raisons majoritairement contractuelles, nous avons maintenu les engagements financiers liés à des marchés en cours, ce qui nous a permis de finir en temps et en heure deux nouveaux collèges, à Juvignac et à Maraussan. D’autres projets, qui ne demandent pas d’investissements financiers majeurs mais qui bénéficient du soutien du Département et du travail expert de nos agents, comme le Géoparc, ont aussi marqué l’année.

    En 2026, le Département va-t-il se contenter de ses dépenses obligatoires (aides sociales, collèges, routes… ?) ou continuer à investir dans des projets nouveaux et d’avenir ?

    K.M. : On ne peut pas réaliser de nouveaux grands projets d’envergure tant que la situation financière ne s’est pas complètement rétablie, mais le LIEN [Liaison routière d’évitement nord de Montpellier, Ndlr.] est désormais arrivé au bout de son chemin devant les juges, qui nous ont tous donné raison. Ses travaux continueront à avancer tout au long de l’année, et les habitants du secteur, comme ceux qui ne font que traverser la zone, arriveront bientôt au bout de leur attente. Nous avons aussi mis en place un plan sauvegarde qui nous permet de continuer à soutenir les projets des communes qui ont besoin de notre engagement pour obtenir des cofinancements, notamment de l’État.

    Vous dites souhaiter un « nouvel acte de décentralisation ». Qu’espérez-vous de l’État ?

    K.M. : Nous avons été contactés par le Premier ministre à ce sujet. Il a présidé un Département par le passé, il n’ignore donc pas les réalités de notre quotidien, mais si de nouveaux transferts de compétences devaient avoir lieu, il est important qu’ils se fassent dans l’intérêt du citoyen, pour que les services publics soient au plus proche de ses besoins. En outre, quelle que soit la compétence transférée, il est crucial que les moyens soient transférés avec, et ce dans leur totalité. Une grande partie de nos soucis financiers est liée à la non-compensation totale de compétences transférées par l’État dans le domaine du social. Il ne peut pas y avoir délégation de compétence sans délégation des moyens correspondants.

    Vous avez quitté le PS. Que vous inspire la situation politique de la France avant les Municipales et la Présidentielle ?

    K.M. : Les élections, c’est un peu comme un match de foot : tout peut se jouer à la dernière minute et il est difficile de faire des prédictions tant que les joueurs sont encore sur le terrain. Je ne suis candidat dans aucune mairie, mais je continue à participer au match, dans le rôle qui est le mien. Je comprends ceux qui ont peur de l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir, c’est très inquiétant pour tout le monde et surtout pour les plus fragiles. Le mieux que l’on puisse faire pour l’endiguer, c’est continuer à travailler au service des citoyens avec sincérité et réalisme, en étant transparents sur ce qui est possible à réaliser. C’est en inspirant respect et crédibilité qu’on combattra les effets d’annonce et les promesses qui se fondent sur la peur et les fausses informations.

  • Aix : à gauche, la sécurité comme cheval de bataille

    Aix : à gauche, la sécurité comme cheval de bataille

    Dans la salle du château de l’Horloge, les drapeaux des composantes de l’union sont dressés, parmi la foule. C’est dans ce quartier dit populaire de la ville que Marc Pena (PS), à la tête d’une union née des forces écologistes et de gauche, a choisi de tenir son premier meeting de campagne. Sur la centaine de sièges, occupés au complet, des invités locaux, incluant Jean-David Ciot (PS), maire du Puy-Sainte-Réparade, ou Paul Sabatino, maire (PCF) du Rove. Avant les discours officiels, les engagements de campagne, une ronde d’applaudissements et une standing ovation pour Amine Kessaci, absent lors du meeting. Ce soir-là, à Aix, le militant acharné dans la lutte contre le narcotrafic, candidat aux côtés de Benoît Payan était venu soutenir la campagne. Avant de quitter les lieux (lire ci-contre). Amine Kessaci aura eu le temps d’étayer les deux raisons de sa venue lors d’une conférence de presse en amont : « la première est que partout le narcotrafic doit être combattu, partout où je pourrais aller porter cette parole, de dire que la réponse face au narcotrafic doit être à 360 degrés, cela doit être une réponse transversale. » Ensuite, « on travaille à la création d’une association nationale des maires. Et si Marc [Pena], est élu, il siégera dans cette association et portera la voix d’Aix », a-t-il lancé aux côtés du candidat.

    Protéger, sous tous angles

    Autre raison de la venue du militant : « J’ai confiance en Marc pour ramener une vague d’espoir, de renouveau, une vague où l’entre-soi, le règne familial n’a pas sa place dans une République ou tout le monde a sa voix à porter. »

    Lors du meeting, au tour des chefs de file, forces de gauche et écologistes, de réitérer leur soutien au candidat, leur vision d’Aix. « Le combat d’Amine est notre combat. C’est celui que nous allons porter ensemble pendant toute la campagne », promet David Tessier (PCF). Marc Pena, annonce ce soir porter une liste qui « protège. Ce n’est pas un slogan, c’est une ligne de conduite », estime le candidat. Protéger socialement, écologiquement, pour une « tranquillité publique ». Promesse donc, de rétablir des brigades anti-stups, un renforcement de coopération entre police nationale, municipale et services de l’état. « Nous allons recruter des médiateurs de rue, nous rétablirons une police de proximité, nous recréerons des points d’accueil, des commissariats décentralisés, visibles, accessibles dans les quartiers… » comme autant d’engagements. « À ceux qui se servent de la sécurité comme un terreau fertile pour leurs idées nauséabondes, je le redis, la sécurité est un sujet de gauche ! », pose-t-il.

    Amine Kessaci, exfiltré par la police

    Venu soutenir la campagne de Marc Pena, venu parler de lutte contre le narcotrafic et de sécurité Amine Kessaci a dû précipitamment quitter les lieux escorté par les forces de l’ordre alors qu’il tenait une conférence de presse… Engagé dans la lutte contre le narcotrafic, cause de la mort d’un premier frère, fondateur de l’association Conscience pour venir en aide aux familles victimes de narchomicide, le jeune militant vit sous haute protection policière depuis l’été 2025, quelques mois après la sortie de son livre Marseille, Essuie tes larmes, et des menaces répétées. Une protection renforcée, depuis l’assassinat de son jeune frère Mehdi Kessaci, 20 ans, abattu le 13 novembre dernier par un commando à moto à Marseille. « Il ne faut pas se taire », réitérait Amine Kessaci, ce jeudi soir.

  • [Entretien] Manon Julian : « Valréas à gauche veut redonner vie à la ville »

    [Entretien] Manon Julian : « Valréas à gauche veut redonner vie à la ville »

    La Marseillaise : Quel est le sens de votre candidature, la gauche ayant été hors course en 2020 ?

    Manon Julian : Je suis née à Valréas il y a presque 40 ans et j’ai grandi à Rousset-les-Vignes. Après des études de littérature, je suis revenue à Valréas il y a 4 ans où j’enseigne le français depuis la rentrée au collège public Vallis Aeria. Je n’avais jamais fait de politique jusque-là. J’ai rencontré un groupe d’habitants, réuni dans un comité citoyen fondé en 2018. Par le passé, ils ont été force de propositions auprès de la mairie [de Patrick Adrien, DVD], sur des thèmes que l’on reprend dans notre campagne, notamment la végétalisation et les mobilités douces. Mais cette expérience a été malheureuse pour le comité citoyen, écouté mais pas entendu par la mairie. C’est cela qui a lancé le mouvement de la liste avec l’envie aussi de montrer que la gauche est force de propositions locales et permettre aux électeurs d’avoir d’autres choix que la droite et l’extrême droite [pour l’heure, le RN n’a pas investi de candidat face au maire sortant et Jean-Marie Roussin, autre candidat venu de la majorité]. Avec Valréas à gauche, on travaille collectivement, je n’avais pas l’ambition première de conduire la liste. C’est quelque chose qui nous démarque des autres candidats qui ont créé leurs listes autour d’eux.

    Comment présentez-vous votre liste aux habitants ?

    M.J. : Comme celle de l’union à gauche dans toutes ses diversités, même si nous n’avons pas l’appui officiel des partis. On est très fiers d’avoir réussi localement, ce qui paraît impossible nationalement.

    Quels sont vos priorités et projets ?

    M.J. : Notre programme s’appelle Valréas en vie, car la ville souffre d’une image négative. S’il y a une mesure phare à retenir, ce serait la création d’un espace de baignade, avec un lac artificiel et aire de pique-nique. Cela résume notre philosophie de vouloir récréer du lien avec les habitants, rendre l’espace public plus accueillant et chaleureux. Cette volonté de vivre ensemble se décline aussi sur le projet d’une médiathèque ou d’un espace, type MJC, pour les jeunes. Il manque aussi d’activités sportives : il n’y a plus de club de foot par exemple alors que nous sommes une ville de 10 000 habitants. Qui plus est, avec 30% de la population vivant sous le seuil de pauvreté. On souhaite réhabiliter un CCAS digne de ce nom. Nous voulons développer les mobilités douces. Avec des pistes cyclables, garage à vélo… La question de mettre en sens unique le tour de ville reste à débattre. Enfin, il faut réinjecter de la vitalité démocratique car beaucoup de décisions sont prises dans l’opacité.

  • La LDH de Toulon s’implique contre l’extrême droite

    La LDH de Toulon s’implique contre l’extrême droite

    Le président de la section de Toulon-La Seyne, Roland Biache, n’a jamais caché mener activement la bataille des idées, et en tout premier lieu auprès de la jeunesse, pour tenter, avec un volet éducatif et pédagogique, de démonter les préjugés et stéréotypes qui font le lit du repli sur soi et du racisme et sont nourris par l’extrême droite. Pas question donc à l’approche des élections municipales, dans un département qui a envoyé 7 députés sur 8 RN à l’Assemblée nationale, de ne pas s’engager et faire vivre la réflexion.

    C’est tout l’objet de la soirée conférence-débat de mercredi soir à la Bourse du travail de Toulon. Avec dès 18h l’intervention de Pascal Brun membre de la Coordination départementale contre l’extrême droite (Codex). Créée après le choc des municipales de 2014 où le FN rafle de nombreuses mairies varoises, dont Fréjus, elle regroupe des organisations progressistes du département. Et veut rappeler à quelques semaines du prochain scrutin qui est vraiment le FN/RN, et son imposture sociale.

    « L’extrême droite reste une mouvance qui préconise la haine, le racisme, la xénophobie, l’homophobie et le sexisme », interpelle la coordination.

    Puis ce sera au tour du sociologue Alain Hayot auteur de Face aux nouveaux monstres, le sursaut : Pour faire reculer les extrêmes droites (Les éditions L’Humanité) de livrer son analyse. Dans son livre, il déconstruit les mots-valises de la propagande réactionnaire et mortifère. Et invite à mener les batailles culturelles en prenant en compte les imaginaires de la peur et les représentations du réel.

    De quoi s’armer sainement pour mener le combat.

  • La probité, boussole républicaine de Toulon en commun

    La probité, boussole républicaine de Toulon en commun

    Dans une ville et un département où les abus de biens sociaux se succèdent, Toulon en Commun a décidé de dédier une soirée à l’intégrité, la probité. Et pour faire vivre la réflexion a invité l’ancienne magistrate Eva Joly et le journaliste d’investigation Claude Ardid.

    L’occasion d’affirmer que dans un moment où la défiance envers la vie publique n’a jamais été aussi forte, la probité doit être un impératif démocratique fondamental. C’est autour de cette valeur cardinale que l’ancienne juge d’instruction, figure emblématique de la lutte contre la corruption, viendra apporter son expérience.

    « Toulon est réputé pour son stade Mayol, son équipe de rugby, sa rade qui est la plus belle d’Europe, mais elle est célèbrement connue aussi pour son clientélisme, ses condamnations, notamment de son ancien maire Hubert Falco (DVD) », constate Peire Costa (Régions et peuples solidaires). « La ville mérite mieux que ça et ça fait partie des points forts de notre programme pour les municipales », ajoute-t-il.

    La figure d’Eva Joly, ce qu’elle incarne dans son combat, étant « le meilleur signal que Toulon en Commun pouvait envoyer aux Toulonnais ». L’équipe affirme vouloir tourner la page de cette politique du clientélisme pour « construire une ville apaisée et redorer le blason de la politique ».

    Par la transparence

    « Et il n’y a pas eu que Falco à Toulon qui s’est fait condamner. Il y a aussi un ancien de ses adjoints Jean-Guy Di Giorgio après un procès retentissant », insiste André De Ubeda (PCF). Le responsable politique pointe d’ailleurs que, « depuis 1959 tous les maires de Toulon ont été condamnés, sauf François Trucy ». Et bien sûr, la maire sortante Josée Massi (SE).

    Et à cela se rajoutent tous les présidents du conseil départemental.

    Sans compter, complète-t-il, la suspicion de fraude électorale*, puisque deux personnes ont déposé, plainte après avoir retrouvé leur signature sur le cahier d’émargement, alors qu’ils n’étaient même pas à Toulon le jour du vote. « Le jour où ça va sortir ça va produire je l’espère, un sursaut de dignité en France et à Toulon », lance André De Ubeda.

    Et de poursuivre : « On fait confiance à la justice mais en tant que futur gestionnaire de la ville, on se doit d’adopter une démarche de transparence pour prévenir la corruption. » « C’est vraiment la solution : il faut de la vertu », approuve Pèire Costa.

    En attendant, ils se disent impatients d’écouter les recommandations d’Eva Joly. « Sur la base de son expérience, elle pourra nous suggérer des mesures pour combattre la corruption », conclut André De Ubeda.

    *Départementales de 2021, quartier de la Beaucaire, à Toulon

    Eva Joly, la juge anti-corruption

    Eva Joly, aujourd’hui avocate, a été longtemps magistrate anti-corruption avant de s’engager en politique. Elle deviendra d’ailleurs pendant dix ans, membre du Parlement européen, où elle a été vice-présidente de la commission d’enquête sur le blanchiment de capitaux, l’évasion fiscale et la fraude.

    En charge des affaires Tapie, Crédit Lyonnais ou Elf, elle est devenue le symbole d’une Justice qui rompt avec l’impunité aux puissants.

  • À Vitrolles, Loïc Gachon mise sur le service public

    À Vitrolles, Loïc Gachon mise sur le service public

    Énergie, enfance et éducation. Voilà les thèmes abordés lors de la 2e réunion publique de campagne du maire sortant Loïc Gachon (PS). « N’y voyez pas de lien, il n’y en a pas », prévient-il face aux habitants venus en nombre dans la maison de quartier du Roucas. Et en fait si.

    « Les maîtres mots de notre politique, quel que soit le domaine, sont : protéger au présent et projeter dans l’avenir », explique l’édile. Ce mantra se traduit par une municipalité qui consacre « 40% de son budget à sa jeunesse », affirme Didier Saura, adjoint délégué à la communication. « Ce mandat, nous avons construit deux nouveaux groupes scolaires : Anne Sylvestre, et Robert Badinter, qui clôt la rénovation du quartier des pins. (…) Chaque année nous investissons 3 millions d’euros pour rénover et entretenir nos 12 autres écoles. »

    Christian, arrivé à Vitrolles il y a une quinzaine d’années, salue les efforts de la Ville en matière « de qualité de services publics ». « Je sors du conservatoire pour un cours de guitare, ma fille d’un cours de danse, et mon fils est à Névache en classe neige dans le centre municipal qui est un excellent vecteur de lien social et de vivre-ensemble. »

    En matière d’énergie aussi, la majorité de Loïc Gachon tente de mettre au point un service public avec la communauté d’énergie photovoltaïque citoyenne. Lancé au printemps dernier, ce projet concerne particuliers, professionnels et bâtiments communaux. « La commune a signé avec groupement d’entreprises un contrat de concession de trente ans, détaille Isabelle Rovarino, conseillère municipale au numérique. Pour démarrer les panneaux solaires sont placés sur 25 bâtiments municipaux, ce qui représente une production de 8 GW, soit la consommation électrique de 2 000 foyers. » Un projet qui devrait occuper la liste de Loïc Gachon en cas de réélection.

  • Un renouvellement à moitié pour défendre le modèle martégal

    Un renouvellement à moitié pour défendre le modèle martégal

    « Ils sont à l’image de Martigues, je suis fier de cette équipe renouvelée à 50% » reconnaît le maire de Martigues et candidat Gaby Charroux (PCF) au sortir de son meeting de présentation de liste et du projet de mandat à la salle du grès, ce jeudi soir.

    De nombreux nouveaux profils ont été présentés pour intégrer cette « équipe de rassemblement citoyen, populaire et de gauche fidèle à ses valeurs de justice sociale, d’égalité, de fraternité et de solidarité », selon Gaby Charroux, qui en est la tête de liste. L’accent a été mis sur les thématiques handicap et santé, notamment par André Amoros (SE), retraité de la fonction publique. « Le handicap ne doit jamais être une barrière. Il nous tient particulièrement à cœur d’être une ville inclusive qui accompagne tout le monde », affirme-t-il. Son colistier Marc Beltran (PCF), ancien proviseur du lycée Langevin, le confirme : « Merci d’avoir eu l’audace de mettre un handicapé sur la liste » lance-t-il, car devenu aveugle à cause d’une maladie. « L’inclusion, en parler c’est bien, mettre en pratique c’est mieux », juge-t-il.

    Un centre d’initiation culturelle comme les CIS

    Marc Beltran n’est pas figurant. Ce dernier affirme vouloir « encourager le développement de formations diplômantes pour que les jeunes fassent leurs études dans notre ville », comme dans le cinéma et l’industrie, au-delà de l’ouverture des deux formations de l’IUT Aix-Marseille à la rentrée. Car « l’école est un pilier de l’émancipation », selon le retraité.

    La culture aussi, dans les yeux de la photographe et candidate Caroline Malatrait. « L’art est dangereux car il instruit, dénonce et pousse à penser par soi-même, au travers d’un film qui fait réfléchir ou d’un livre qui aide à comprendre le monde », estime l’artiste. « Nous pensons que la culture n’est pas un luxe réservé à ceux qui ont un compte bancaire, c’est un droit à l’émancipation », et c’est dans ce sens que la candidate indique que « nous faisons un choix pour ce mandat de créer un Centre d’initiation à la culture, sur le modèle des CIS du sport, pour éloigner les barrières sociales de la culture et que nos enfants y trouvent la force de construire leur avenir ».

    Culture et sport font un, dans le cas du Site Picasso. L’athlète Samir Dahmani est dans l’équipe pour « rendre à Martigues ce qu’elle m’a donné » et pour créer « un pôle intergénérationnel à Picasso, passerelle inclusive unique pour le sport la culture et la santé ». Dans l’idée aussi, comme le disait sa colistière Laetitia Barthé, de « lutter contre l’isolement », dans ce cas « en renforçant les accueils des clubs resto et en développant des résidences seniors pour que nos idées gardent l’autonomie et le lien social ».

    Dignité du cadre de vie

    Une grande attention est donnée au cadre de vie. C’est le combat de Gwladys Saucerotte, journaliste, parlant du logement comme de « la première brique de la dignité ». « On n’accepte pas que des familles vivent dans des logements dégradés. On sait taper du poing sur la table et on s’en privera pas », tance la candidate. Dans la lancée, Césaire Bureau du Colombier (PS), cadre de CMA CGM, veut « créer une brigade de sécurité au centre-ville » ainsi que « des lieux refuges pour les femmes victimes de violences ».

    Gaby Charroux, « loin des slogans », inscrit ces propositions dans le cadre « des rencontres et ateliers dans les quartiers » qui ont eu lieu depuis plusieurs mois, affirmant les avoir « écrits avec les Martégaux et non dans un bureau ».

    Et invite au prochain meeting qui se déroulera le 12 mars à 18h à la salle du Grès.

  • Un renouvellement à moitié pour défendre le modèle martégal

    Un renouvellement à moitié pour défendre le modèle martégal

    « Ils sont à l’image de Martigues, je suis fier de cette équipe renouvelée à 50% » reconnaît le maire de Martigues et candidat Gaby Charroux (PCF) au sortir de son meeting de présentation de liste et du projet de mandat à la salle du grès, ce jeudi soir.

    De nombreux nouveaux profils ont été présentés pour intégrer cette « équipe de rassemblement citoyen, populaire et de gauche fidèle à ses valeurs de justice sociale, d’égalité, de fraternité et de solidarité », selon Gaby Charroux, qui en est la tête de liste. L’accent a été mis sur les thématiques handicap et santé, notamment par André Amoros (SE), retraité de la fonction publique. « Le handicap ne doit jamais être une barrière. Il nous tient particulièrement à cœur d’être une ville inclusive qui accompagne tout le monde », affirme-t-il. Son colistier Marc Beltran (PCF), ancien proviseur du lycée Langevin, le confirme : « Merci d’avoir eu l’audace de mettre un handicapé sur la liste » lance-t-il, car devenu aveugle à cause d’une maladie. « L’inclusion, en parler c’est bien, mettre en pratique c’est mieux », juge-t-il.

    Un centre d’initiation culturelle comme les CIS

    Marc Beltran n’est pas figurant. Ce dernier affirme vouloir « encourager le développement de formations diplômantes pour que les jeunes fassent leurs études dans notre ville », comme dans le cinéma et l’industrie, au-delà de l’ouverture des deux formations de l’IUT Aix-Marseille à la rentrée. Car « l’école est un pilier de l’émancipation », selon le retraité.

    La culture aussi, dans les yeux de la photographe et candidate Caroline Malatrait. « L’art est dangereux car il instruit, dénonce et pousse à penser par soi-même, au travers d’un film qui fait réfléchir ou d’un livre qui aide à comprendre le monde », estime l’artiste. « Nous pensons que la culture n’est pas un luxe réservé à ceux qui ont un compte bancaire, c’est un droit à l’émancipation », et c’est dans ce sens que la candidate indique que « nous faisons un choix pour ce mandat de créer un Centre d’initiation à la culture, sur le modèle des CIS du sport, pour éloigner les barrières sociales de la culture et que nos enfants y trouvent la force de construire leur avenir ».

    Culture et sport font un, dans le cas du Site Picasso. L’athlète Samir Dahmani est dans l’équipe pour « rendre à Martigues ce qu’elle m’a donné » et pour créer « un pôle intergénérationnel à Picasso, passerelle inclusive unique pour le sport la culture et la santé ». Dans l’idée aussi, comme le disait sa colistière Laetitia Barthé, de « lutter contre l’isolement », dans ce cas « en renforçant les accueils des clubs resto et en développant des résidences seniors pour que nos idées gardent l’autonomie et le lien social ».

    Dignité du cadre de vie

    Une grande attention est donnée au cadre de vie. C’est le combat de Gwladys Saucerotte, journaliste, parlant du logement comme de « la première brique de la dignité ». « On n’accepte pas que des familles vivent dans des logements dégradés. On sait taper du poing sur la table et on s’en privera pas », tance la candidate. Dans la lancée, Césaire Bureau du Colombier (PS), cadre de CMA CGM, veut « créer une brigade de sécurité au centre-ville » ainsi que « des lieux refuges pour les femmes victimes de violences ».

    Gaby Charroux, « loin des slogans », inscrit ces propositions dans le cadre « des rencontres et ateliers dans les quartiers » qui ont eu lieu depuis plusieurs mois, affirmant les avoir « écrits avec les Martégaux et non dans un bureau ».

    Et invite au prochain meeting qui se déroulera le 12 mars à 18h à la salle du Grès.