Category: politique

  • Municipales : Benoît Payan en tête, mais talonné par le RN dans un sondage à Marseille

    Municipales : Benoît Payan en tête, mais talonné par le RN dans un sondage à Marseille

    Ce sondage a été mené par téléphone du 9 au 16 février 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 1 032 personnes, dont 800 électeurs inscrits à Marseille.

    Le sondage présente également quatre configurations possibles pour le second tour, en fonction des maintiens ou retraits de divers candidats en lice.

  • Propositions de campagne du Printemps marseillais

    Propositions de campagne du Printemps marseillais

    Solidarité : les propositions des communistes reprises

    Dans le programme présenté, de nombreuses propositions avaient été émises par les communistes. Ainsi des tarifs réduits pour les parents isolés pour leur permettre de profiter de toutes les opportunités offertes par la Ville, la création d’une mutuelle municipale… « Si nous sommes des milliers, nous pourrons mécaniquement faire baisser les prix, faire du rapport de force », explique Benoît Payan. S’ajoutent aussi l’accès pour tous à un centre de santé non lucratif à proximité de son domicile, la création d’une charte du relogement pour les familles de victimes.

    Logement : Mille places d’hébergement d’urgence

    Rappelant le drame de la rue d’Aubagne – « la justice de ce pays est passée et reviendra une fois de plus » – Benoît Payan se félicite de voir le nombre d’agents passés d’un demi-temps plein à 170 personnes. Le programme pousse encore pour l’encadrement des loyers qui n’a pu être mis en place, la création d’un gendarme du logement, la mise en place de baux solidaires, la création de 1 000 places d’hébergement d’urgence.

    Sécurité : doubler la police municipale

    Cela faisait partie des premières annonces de la campagne : le Printemps marseillais veut doubler les effectifs de la police municipale. « Ce n’est pas très difficile, puisque nous l’avons déjà fait », sourit le maire, rappelant qu’en un mandat autant de policiers ont été embauchés qu’en cinquante ans. « Nous allons mettre des commissariats dans chaque arrondissement, avec des policiers qui vont au contact de la population », promet-il encore. Assurant que cette politique de sécurité doit s’appuyer aussi sur le rétablissement des services publics, « un retour de la République pleine et entière ».

    Éducation : 15 000 repas gratuits

    Priorité affichée du premier mandat, la réalisation de 27 écoles est mise en avant par le maire. « Nous sommes la seule ville de France à avoir construit autant d’écoles en un mandat », défend-il. Et de promettre de porter le montant du kit scolaire à 150 euros, de passer de 10 000 à 15 000 repas gratuits dans les cantines comme le proposait le PCF, de proposer 15 000 petits-déjeuners gratuits aux écoliers. « Nous avons fait l’expérience dans une école de Belsunce, non seulement l’attention en classe, mais aussi les résultats scolaires se sont améliorés. Ce n’est pas qu’une question de dignité, mais aussi une question essentielle de développement humain », applaudit Benoît Payan.

  • L’affaire des stades nîmois révèle la dérive des droites

    L’affaire des stades nîmois révèle la dérive des droites

    Salle comble, hommages, puis retour brutal au réel : pour le dernier conseil municipal de Jean-Paul Fournier, samedi, le feuilleton des stades a englouti l’émotion. Au cœur des échanges, la Ville a acté le rachat du stade provisoire des Antonins et du centre d’entraînement de la Bastide, pour près de 9,50 M au prix des Domaines. Une opération présentée par la majorité comme vitale pour « sauver le club », et devenue, à un mois des municipales, un marqueur politique explosif.

    Dans l’hémicycle, Vincent Bouget (Nîmes citoyenne à gauche) a choisi de ne pas prendre part au vote, mais pas de se taire. Il a rappelé ce qu’il décrit comme la facture d’une séquence entamée par la vente des Costières à Rani Assaf : « Voici donc l’addition, la douloureuse : 9,5 ME. C’est le prix du départ de Rani Assaf, le prix des erreurs accumulées, le prix que les Nîmois doivent payer. » Et de dénoncer un achat « contraint » : un stade « conçu comme provisoire, sans parkings, difficile d’accès », à l’issue incertaine au-delà de 2032. Sur la Bastide, il épingle une mécanique à rebours : des équipements déjà financés par la collectivité, revendus puis rachetés plus cher. À ses yeux, l’affaire dit moins une stratégie qu’une perte de maîtrise : « Sortir le chéquier des Nîmois n’est pas une stratégie. »

    Indignation sur commande

    La droite nîmoise, elle, tente de retourner l’argument. Franck Proust, premier adjoint et candidat LR-UDI-Horizons, assume une ligne : l’achat « se débarrasse » d’Assaf et dote la ville d’un stade réutilisable « pour tous les clubs », dans une ville qui « manque de terrains, de gymnases ». Dans la campagne, il promet désormais un référendum sur l’avenir des Costières, dès 2027 : « Je vais demander aux Nîmois de choisir », tout en affirmant « ne pas occulter l’avenir des Costières ». Problème : pour l’opposition, ce volontarisme tardif ressemble à une reconquête narrative, afin de faire oublier que la majorité a longtemps porté le dossier avant de le subir.

    Le conseil a surtout mis à nu l’état de décomposition des droites locales. Julien Plantier, ancien premier adjoint devenu rival, annonce l’abstention de son groupe et attaque : « Ne cédez pas au chantage de Rani Assaf, ne gaspillez pas l’argent des Nîmois. » Dans le même souffle, il dit « assumer pleinement » les décisions de l’époque. Plantier propose sa propre sortie par le haut : rénover les Costières (trois tribunes, pôle économique ou médical côté ouest), quand Proust défend les quatre tribunes ou ouvre la porte à la démolition/reconstruction. Même diagnostic : le dossier est devenu un boulet, mais rivalités, calendriers et montages opposés. La droite sortante se contredit en direct.

    Dans cette crise, le RN avance en terrain découvert. Au conseil municipal, ses élus ont soutenu certaines délibérations mais calculent pour capitaliser sur la colère fiscale et le ressentiment. Dans la campagne, sa tête de liste Julien Sanchez, parachuté à Nîmes, se présente comme le « meilleur candidat » parce qu’il a « déjà dirigé une ville », et martèle en substance que le RN « gouvernera Nîmes, et demain la France ». Une fanfaronnade qui prospère sur un décor familier : droite éclatée, succession mal verrouillée, affaire des stades transformée en symbole de fin de règne. Reste une question, au-delà des tribunes et des plans 3D : qui paiera l’addition politique d’un dossier où ceux qui prétendent « réparer » sont aussi ceux qui ont allumé l’incendie ?

  • Métropole : Benoît Payan appelle à un nouveau « deal »

    Métropole : Benoît Payan appelle à un nouveau « deal »

    « Les ressources, nous allons les chercher là où elles sont, là où les Marseillais payent de l’argent : à la Métropole, au Département, à la Région », répond le maire (DVG) sortant Benoît Payan.

    Au cœur du programme de la liste de la gauche unie à Marseille figure en effet l’ambition d’un « new deal » avec la Métropole. « La Métropole a suffisamment joué contre Marseille depuis des années pour que cela s’arrête », tempête Benoît Payan. Qui compte sur la réforme du mode de scrutin à Marseille pour que la majorité qui sortira des urnes obtienne un poids déterminant au sein de l’hémicycle métropolitain. « Si les Marseillais nous font l’honneur de nous permettre de continuer à diriger la Ville, le destin de la Métropole changera », assure l’édile.

    Le Printemps marseillais avait déjà présenté, sur les compétences métropolitaines, son programme pour la propreté dans lequel il compte multiplier par deux le nombre de cantonniers. La « gazette » programmatique distribuée par les militants promet aussi d’étendre les tramways vers le Nord, l’Est et le Sud, de renforcer la fréquence et la fiabilité des bus avec des transports gratuits jusqu’à 26 ans et pour les privés d’emplois. « Il suffit qu’on ait la main sur les outils métropolitains qui concernent la ville de Marseille », avance Benoît Payan, déplorant que la municipalité paye plus qu’elle ne reçoit malgré ses charges de centralité.

    Au risque de braquet les 90 autres maires ? «Ils ont compris pourquoi la Métropole a été vampirisée, ils disent qu’ils n’auraient eux aussi pas supporté qu’un opposant la dirige, assure l’édile. Je veux un deal avec eux sur la question des finances, il y aura une discussion. » Et de préciser : « Ce que l’on demande n’est pas de capter toutes les richesses de la Métropole, mais de vivre notre vie de commune dans un cadre intercommunal, comme toutes les communes. » Sans forcément toucher directement aux attributions de compensation, l’argent reversé directement aux communes qui grève les deux tiers du budget métropolitain. « Il faut que le gouvernement tranche cette question-là », glisse le maire sortant.

  • Prado-Carénage : le tunnel à 1 euro au programme du Printemps Marseillais

    Prado-Carénage : le tunnel à 1 euro au programme du Printemps Marseillais

    « Nous allons proposer le passage à 1 euro avec abonnement », promet-il, en insistant : « Je n’ai pas envie que les Marseillais soient les vaches à lait de ces actionnaires. » Dans les faits, il veut remplacer l’abonnement aujourd’hui gratuit avec une maigre ristourne de 7% sur le passage par un abonnement payant, qui équivaudrait à un passage à 1 euro chaque jour. Le coût des tunnels ne serait donc pas divisé par six. Pour y arriver, « on ne va pas envahir le tunnel », glisse-t-il, allusion aux propos de Sébastien Delogu qui agitait la menace d’une manifestation. Quant à savoir si les deux concessions basculeront dans le domaine public à leur terme, en 2033 pour le tunnel Prado-Carénage, en 2046 pour le Prado Sud, « on évaluera à la fin », répond-il.

    Y.S.

  • [ Entretien exclusif ] Sabrina Agresti-Roubache : « Je prendrai mes responsabilités pour appeler à battre le RN »

    [ Entretien exclusif ] Sabrina Agresti-Roubache : « Je prendrai mes responsabilités pour appeler à battre le RN »

    La Marseillaise : On a découvert jeudi dernier avec surprise
    que vous n’étiez pas sur la liste
    de Martine Vassal…

    Sabrina Agresti-Roubache : Personne ne m’a écarté de nulle part. C’est moi qui ait dit à Martine Vassal il y a trois semaines que je n’irai pas avec elle sur ces élections.

    … Pourquoi ?

    S. A.-R. : Ce que j’avais envie d’incarner sur cette liste n’allait pas être représenté à mes côtés. Mais il y a aussi des raisons personnelles, je ne fais pas partie de cette génération de politiques qui a besoin de beaucoup de mandats pour s’engager. Mes engagements ne se résument pas à la politique, donc la décision n’était pas si difficile pour moi à prendre. D’ailleurs, je n’étais pas là depuis le début de la campagne, je ne me suis pas affichée. J’ai été très honnête avec Martine Vassal. On a pris le thé à la maison chez elle, j’ai dit : Martine, je ne viendrai pas avec toi, je ne me sens pas à l’aise, ce n’est pas mon élément. Je suis une macroniste de la première heure, ce qui présageait de la liste ne correspondait pas forcément à mon ADN. Ce qui n’empêche pas que j’y ai des amis que je soutiens, et je mettrai mes réseaux à leur service. J’ai poussé pour que Sandra Blanchard soit 13e dans la liste, par exemple, parce que s’il faut renouveler la classe politique, il faut regarder les profils émergents de talent comme elle.

    Ces «amis» justement, ils ne sont pas assez nombreux sur la liste pour vous ?

    S. A.-R. : Renaud Muselier est le président de Renaissance dans la région. C’est lui qui a mené ces négociations avec Martine Vassal, qui a soutenu Martine Vassal avant qu’elle ne soit investie par Renaissance. C’est à lui de dire si cette liste correspond à ce pour quoi il s’est engagé au côté de Martine Vassal. C’est plutôt moi qui pose la question ! J’ai des exigences sur les valeurs, pas sur les personnes, ni sur les nombres !

    Pour ces valeurs, vous aviez alerté en réclamant un arbitrage de Gabriel Attal…

    S. A.-R. : Sur le RN j’ai toujours été très claire. On peut tout me reprocher, sauf ça. Je vais aller droit au but. Il ne faut pas se tromper d’adversaire. Moi mon adversaire, c’est le RN et je continuerai à le combattre jusqu’au bout. Aujourd’hui dans les sondages, ils font jeu égal avec Benoît Payan. Alors quel que soit celui qui finit deuxième ou troisième, quoi qu’il arrive, je prendrai mes responsabilités comme d’habitude pour appeler à battre le RN. Quoi qu’il arrive.

    Martine Vassal se distingue-t-elle assez du RN ?

    S. A.-R. : Martine Vassal a toujours dit je suis de droite, moi j’ai toujours dit que j’étais une fille du centre. Mais la réalité, par expérience politique, c’est que l’on juge toujours les gens par leurs actes. Personne ne peut présager, en fonction des déclarations, ce qu’ils vont faire face aux événements.

    Votre association politique
    Avec Sabrina ! a été dissoute
    le 15
     décembre, vous n’avez plus du tout d’ambition élective à Marseille ?

    S. A.-R. : Sur les municipales, j’ai pris cette décision, qui est importante dans un chemin de vie. J’ai été conseillère régionale, députée dans une circonscription difficile, ministre un an après. J’ai considéré que dans le moment politique où l’on se trouve, je ne m’y retrouvais pas. Mais cela ne veut pas dire que j’abandonne toute ambition politique ! Ni pour Marseille, ni pour mon pays. Ce n’est pas parce qu’on ne s’implique pas dans une élection qu’on ne s’implique pas dans la vie de la cité. Je crois à l’engagement, à la société civile.

    Quelle forme va prendre cet engagement maintenant ?

    S. A.-R. : J’ai décidé de beaucoup m’impliquer auprès du collectif des familles de victimes. Je viens de là, Aïcha [membre du collectif, Ndlr] c’est mon amie d’enfance. J’ai vu trop d’enfants mourir. J’étais encore hier [lundi] matin avec la maman du petit Abderrahim [âgé de 15 ans, il a été retrouvé mort le 28 novembre dernier, Ndlr] qu’on a dépaysée. Ce qui m’intéresse, c’est de savoir comment tu aides ces familles sur le plan accompagnement psychologique, relogement, mise à l’abri de nos jeunes. Quand tu permets à un jeune de quitter Marseille parce que tu sais qu’il risque de tomber dans le narcotrafic, tu n’as pas l’impression d’avoir été utile ? Moi ce qui m’intéresse, c’est le terrain. Mon engagement prend cette forme-là. Pour le moment !

  • Boulodrome : Un lieu international à Marseille

    Boulodrome : Un lieu international à Marseille

    Un lieu phare pour les boules qui permettra d’organiser des compétitions internationales, complété par un équipement culturel dédié à la pétanque et un espace de réception. Qui devra battre les 8 000 m² du boulodrome du Douaisis, dans le Nord, avec ses 64 pistes intérieures et 1 000 places en tribune. « Il faut que les clubs arrivent à s’en emparer, il faut créer des tournois spécifiques, comme un tournoi d’hiver », avance Benoît Payan. De quoi compléter les promesses d’un marathon de Marseille, d’un office municipal des sports et d’un plan pour les piscines, avec la rénovation complète des bassins existants, la construction des piscines Nord et Luminy, la création de bassins nordiques de proximité. Et le lancement en début de mandat des assises de la vie sportive.

    Y.S.

  • Mise à l’index, LFI dénonce une « instrumentalisation »

    Mise à l’index, LFI dénonce une « instrumentalisation »

    À 15 heures, en ouverture de la séance de questions au gouvernement, l’Assemblée nationale a observé une minute de silence en hommage à Quentin Deranque. « Personne ne devrait mourir pour ses idées », martèle la présidente de la chambre basse du Parlement, Yaël Braun-Pivet. Le militant d’extrême droite est mort samedi, roué de coups en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Institut d’études politiques de Lyon, dans ce qui a été qualifié la veille d’« homicide volontaire » par le procureur de la République de Lyon. « Avec les risques qu’on a aujourd’hui, qui sont maintenant tristement très, très clairs, évidemment non, il n’y aura pas d’autres meetings de ce type-là dans les établissements », a par ailleurs fait savoir le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste sur BFMTV.

    Ce moment de recueillement réclamé par le groupe UDR d’Éric Ciotti a été validé à l’unanimité. Seul le groupe Liot a exprimé des réserves : « il y a bien un crime qui a été commis, pour l’instant j’aimerais en avoir les tenants et les aboutissants avant de savoir si véritablement il faut faire une minute de silence ou pas », tempère le député Paul Molac. Les communistes ont demandé à ce qu’elle « soit élargie à l’ensemble des personnes qui ont été victimes des violences politiques ». « Depuis 2022, il y a eu 12 morts liés à des exactions de groupes d’extrême droite », fait valoir le chef du groupe, Stéphane Peu. En vain.

    Le RN veut dissoudre les

    « organisations antifa »

    La séquence qui a suivi a quasi exclusivement été consacrée à cette affaire, dans une atmosphère tendue. Le Rassemblement national a lancé les hostilités, pointé du doigt la Jeune Garde en demandant au gouvernement la dissolution des « organisations antifa » qu’elle veut voir « reconnaître comme terroristes ». Le camp brun se gargarise, profite de ce drame pour avancer ses pions et faire taire ceux qui se sont construits en opposition à son idéologie mortifère. Cette position du parti à la flamme a été défendue en la personne de Tiffany Joncour, députée lyonnaise, proche de Génération Identitaire, qui a bénéficié durant sa campagne du soutien des groupuscules identitaires locaux dont son époux est un ancien cadre, rapporte Streetpress dès 2024. « La brutalisation de la vie politique doit arrêter […] Il y a de la brutalisation quand on justifie l’action de la Jeune garde et qu’on investit aux élections législatives son dirigeant déjà condamné pour violences physiques », répond le ministre de la Justice Gérald Darmanin faisant ici référence au député vauclusien Raphaël Arnault, cofondateur de l’organisation antifasciste lyonnaise.

    S’il n’était pas présent physiquement dans l’hémicycle, son nom était sur toutes les lèvres et pour cause : son assistant parlementaire Jacques-Elie Favrot fait partie des neuf personnes interpellées ce mardi soir (lire ci-contre). « Il appartiendra à la justice de condamner mais il appartient à chacun d’entre nous ici de dénoncer les responsabilités politiques qui ont mené à cette violence, elle ne vient pas de nulle part. L’extrême gauche a du sang sur les mains », éructe le député LR Laurent Wauquiez.

    Utiliser ce drame

    « pour nous salir »

    Les Insoumis ont été la cible de toutes les accusations, du camp macroniste à la droite et son extrême. « Nous n’acceptons pas que la violence physique d’où qu’elle vienne soit employée pour régler les conflits (…) ceux qui instrumentalisent ce drame pour nous salir doivent cesser (…) aucun insoumis n’est impliqué ni de près, ni de loin dans ces violences », insiste la cheffe des députés LFI Mathilde Panot. « Si nous combattons l’extrême droite et les groupuscules fascistes violents autour d’elle c’est précisément car ils glorifient la mort et la brutalité, il faut méconnaître l’Histoire pour accepter la victimisation de l’extrême droite et prétendre que les violences seraient à gauche de cet hémicycle », a-t-elle renchéri avant d’interpeller le gouvernement sur son silence quant à l’assassinat en 2022 du rugbyman argentin Federico Martín Aramburú à Paris tué par des militants du GUD, groupuscule d’extrême droite.

    « Ce que vous venez de faire est absolument ignoble et abject », rétorque Sébastien Lecornu, sous les applaudissements de la moitié de la salle, à l’exception de la gauche. « Il est temps que vous fassiez le ménage, Madame la présidente Panot, le ménage dans vos propos, le ménage dans vos idées, et surtout le ménage dans vos rangs », tempête le chef du gouvernement.

  • À Pernes-les-Fontaines, la gauche unie la joue collectif

    À Pernes-les-Fontaines, la gauche unie la joue collectif

    Après avoir eu le choix entre deux listes en 2014 et 2020, les habitants de Pernes-les-Fontaines auront trois options dans l’isoloir dans un mois. Didier Carle, maire (DVD) sortant, se représente et sera opposé pour la première fois à une liste RN conduite par Gérard Gilles. Lors des deux derniers scrutins, Robert Igourlen avait porté les couleurs d’une liste DVG. Cette fois-ci, un changement s’est opéré de ce côté de l’échiquier. Un collectif citoyen transpartisan, qui « exprime l’envie de renouveler un référentiel de gauche au-delà des clivages, sans s’écarter des problématiques locales », s’est mis sur pied pour aboutir, après un vote, à la candidature de Mario Moretti, secondé de près par Véronique Sabatini.

    La liste « Pernes et vous » a ainsi « conçu un programme en intelligence collective, ouvrant le champ des possibles, pour envisager le développement économique de la commune marquée par une forte attractivité, une animation culturelle foisonnante et une vie associative exceptionnelle ». Mario Moretti, qui a siégé dans l’opposition entre 2008 et 2014, est un jeune chef d’entreprise retraité du bâtiment, impliqué dans la vie associative. Véronique Sabatini est, elle, vétérinaire. « Souhaitant prendre en main leur destin sous forme de démocratie participative », les candidats entendent associer au mieux la population.

    Le volet solidarité et justice sociale passe par « garantir un logement décent à tous ». Pas une sinécure dans une commune où l’immobilier coûte cher et reste l’une des plus sanctionnées financièrement pour carence de logements sociaux (450 000 euros en 2025). « Pernes et vous » souhaite donc préserver de la mixité sociale et créer un tiers lieu, « ouvert largement au spectacle vivant ainsi qu’aux initiatives des habitants ». Enfin, côté transition écologique il est prévu une réhabilitation thermique des bâtiments communaux ou un meilleur maillage intercommunal en transports en commun. Une prochaine réunion publique a lieu le 28 février (18h30), salle des fêtes des Valayans.

  • David Fournier prend le train vert de Marine Tondelier

    David Fournier prend le train vert de Marine Tondelier

    Partie du Pas-de-Calais en train de nuit pour Menton, puis Toulon et Nîmes, lundi Marine Tondelier n’est pourtant pas las du train-train quotidien en arrivant ce mardi à Avignon pour soutenir David Fournier (PS) et sa liste de rassemblement, rejointe par les Verts. La secrétaire nationale des Écologistes est lancée depuis un an dans un tour de France des communes, en vue des municipales, mais en gardant à l’esprit aussi de quoi nourrir son projet pour la présidentielle de 2027, où elle a déjà annoncé sa candidature. « Avec les régionales de 2028, on s’apprête à mener la bataille politique la plus dure et la plus importante de notre vie, estime Marine Tondelier. On a tous conscience de cette responsabilité qui a un côté écrasant mais très motivant. »

    Une motivation qu’elle puise sur le terrain. En milieu d’après-midi, une visite de l’entreprise Promodal, spécialisée dans le transport combiné rail-route, était organisée. « C’est très inspirant d’aller voir les gens qui se battent et attendant des réponses de notre part », commente-t-elle à la sortie. David Fournier est lui rattrapé par les enjeux locaux de mobilité sur la LEO, plan Faubourgs ou arrêté anti poids lourds sur la Rocade.

    Au local de campagne ensuite, David Fournier salue « l’esprit fédérateur des Écologistes », qui en le rejoignant « ont impulsé la dynamique d’union de la gauche ». Marine Tondelier est sur la même « boussole », « avoir un maximum de ville à gauche ». « Sauf exceptions, de manière assez instinctive, les Écologistes ont partout été responsables pour garder l’union », assure-t-elle. Ce qui ne fut pas le cas en 2020 où Jean-Pierre Cervantès, désormais rangé derrière David Fournier, avait fait cavalier seul au 1er comme au 2nd tour.

    Marine Tondelier ne s’est pas attardée sur le cas de Sabah Badji, cheffe de file suspendue après s’être ralliée à Mathilde Louvain (LFI). « Les gens ont le droit d’avoir et de suivre leur liberté de conscience mais les résultats parleront d’eux-mêmes », projette la patronne écologiste. Et si dans d’autres communes, son parti soutient LFI, « statistiquement, il y a un isolement de LFI qui a tenu à partir tout seul partout, je pense qu’il y aura un vote utile, très fort, dès le premier tour pour les listes d’union », projette Marine Tondelier qui raconte que récemment dans un train, Manuel Bompard, coordinateur national des insoumis, lui a dit « ne plus avoir de partenaires » à gauche. « Pas mieux », intervient David Fournier, laissant transparaître à demi-mot qu’il ne serait guère enclin à s’allier avec Mathilde Louvain au second tour.