Category: politique

  • À l’Élysée, les maires du Gard réclament des moyens

    À l’Élysée, les maires du Gard réclament des moyens

    À l’invitation du président Emmanuel Macron, près de 500 maires ont été réunis jeudi à l’Élysée. Parmi eux, six élus gardois : Vincent Bouget (PCF, Nîmes), Christophe Rivenq (LR, Alès), Sylvie Arnal (DVG, Le Vigan), mais aussi Pascale Eugène (DVG, La Grand-Combe), Julie Mercier (SE, Le Garn) et Théo Guigue (SE, Sauzet). Un « casting » arrêté par la préfecture, censé refléter la diversité des communes et des sensibilités.

    Derrière la mise en scène républicaine, une réalité : les maires gardois sont venus chercher ce que l’État retire au quotidien – des moyens, des effectifs, du respect. La journée s’est ouverte par des ateliers avec des membres du gouvernement, autour de plusieurs thèmes annoncés : sécurité, climat, services publics, relations État-collectivités.

    Vincent Bouget, une parole offensive venue de Nîmes

    Fraîchement élu maire et désormais président de l’Agglomération, Vincent Bouget s’est saisi de cette tribune pour porter un message clair : « J’ai accepté cette invitation dans un seul but : décrire à Paris la situation de Nîmes », a-t-il affirmé, évoquant « un engagement impératif pour renouer avec la sécurité dans tous les quartiers, donner les moyens de l’émancipation par l’école et défendre le pouvoir d’achat des habitants ».

    À Alès, Christophe Rivenq résume l’ambiance d’une phrase : « Une grand-messe » utile pour le réseau. Vincent Bouget a lui insisté sur la nécessité d’actes concrets. Derrière les mots, des dossiers locaux précis : sécurité dans les quartiers populaires, avenir de l’école publique, ou encore la base de sécurité civile de Garons. Dans un département marqué par de fortes inégalités, sa prise de parole s’inscrit dans une ligne politique assumée : faire remonter les besoins du terrain et rappeler que les collectivités ne peuvent être les variables d’ajustement des politiques nationales.

  • Septèmes-les-Vallons maîtrise son budget

    Septèmes-les-Vallons maîtrise son budget

    La première séance du conseil municipal de Septèmes-les-Vallons faisant suite à la réélection du maire (PCF) André Molino a eu lieu ce jeudi avec notamment la présentation et le débat sur les orientations budgétaires.

    Une séance conséquente puisque ce sont 54 rapports qui ont été présentés tout au long de la soirée, un record puisque qu’habituellement, une vingtaine de rapports sont au menu. Des délibérations importantes, comme la composition des commissions de travail, ou encore le vote du Compte financier unique(CFU), qui remplace depuis 2024 le compte administratif et le compte de gestion, qui se présente dans un seul et unique document pour l’exercice budgétaire 2025.

    Aides aux associations

    Une soirée non dénuée de surprises, puis le conseil municipal a acté le départ d’Adrien Douché, tête de liste d’extrême droite (UDR). « Je suis étonnée par sa démission soudaine ainsi que celles d’autres élus de leur liste. Quand on prend un engagement devant les lecteurs, il peut sembler essentiel de l’assumer jusqu’au bout, mais Monsieur Duché doit avoir ses raisons », commente Audrey Cermolacce (PCF), adjointe au maire.

    Cette soirée a surtout permis de donner des réponses concernant la situation des finances de la ville. Les recettes de fonctionnement progressent de 12% tandis que les « dépenses de l’année ont été maîtrisées », ce qui permet de dégager davantage d’épargne. « Parce que, ce que nous devons aux habitants, ce ne sont pas seulement des intentions, c’est de la cohérence et de la sincérité avec une action publique qui tient ses engagements toujours dans le sens de l’intérêt général », déclare Audrey Cermolacce. Ces résultats permettent également de stabiliser les subventions aux associations qui resteront inchangées pour l’année à venir. L’opposition, composée de cinq élus UDR et d’une représentante de LFI n’est pas intervenue lors de cette séance, même sur le chapitre des finances.

  • Grand Avignon : voici les délégations des 15 vice-présidents

    Grand Avignon : voici les délégations des 15 vice-présidents

    Le conseil communautaire du 8 avril dernier a élu Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon comme président du Grand Avignon. Dans la foulée, 15 vice-présidents, maires ou adjoints des autres communes de l’agglo, ont aussi été élus. Ce vendredi 17 avril, un arrêté vient attribuer leurs délégations :

    1ère vice-présidente : Pascale Bories, maire de Villeneuve lez Avignon ; aménagement du territoire, habitat et gens du voyage

    2e vice-président : Joris Hébrard, maire du Pontet ; bâtiments et voiries

    3e vice-présidente : Martine Durieu, Première adjointe au maire de Vedène ; ressources humaines et modernisation de l’action publique

    4e vice-président : Grégoire Souque, maire de Morières-lès-Avignon ; collecte des déchets et économie circulaire

    5e vice-président : William Bouquet, maire d’Entraigues-sur-la-Sorgue ; emploi, insertion et formation

    6e vice-président : Paul Mély, maire des Angles ; mobilités et infrastructures de transport

    7e vice-président : Patrick Sandevoir, conseiller municipal délégué de Rochefort-du-Gard ; eaux et assainissement

    8e vice-président : Philippe Inderbitzin, conseiller municipal de Roquemaure ; finances, stratégie budgétaire et évaluation des politiques publiques

    9e vice-président : Claude Morel, maire de Caumont-sur-Durance ; spectacle vivant et enseignement artistique

    10e vice-président : Lionel Fischer, Premier adjoint au maire de Saint-Saturnin-lès-Avignon ; développement économique et innovation

    11e vice-présidente : Sandrine Soulier, maire de Pujaut ; tourisme et attractivité

    12e vice-président : Philippe Armengol, maire de Velleron ; environnement, climat et biodiversité

    13e vice-président : Yvan Bourelly, maire de Saze : gestion des milieux aquatiques – prévention des inondations Gemapi) et gestion des risques

    14e vice-président : Jacques Demanse, maire de Sauveterre ; agriculture et transition énergétique

    15e vice-présidente : Dominique Ancey, maire de Jonquerettes ; commande publique et achats durables

    Olivier Galzi conserve en direct la gestion du projet NPNRU (Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain) et la politique de la ville.

  • « Il faut travailler sur toutes les formes de discrimination »

    « Il faut travailler sur toutes les formes de discrimination »

    Si elle note que « beaucoup de choses ont été réalisées lors de la 1ère mandature », citant notamment la mise en place du Centre LGBTQIA+ en 2023, elle souhaite en premier lieu « établir avec les associations une feuille de route pour définir les priorités » et veut faire un « gros travail de diagnostic à faire avec les acteurs concernés ». « Il faut accompagner, renforcer l’accompagnement et écouter l’ensemble du tissu associatif, que la Ville les accompagne sur leurs propres diagnostics », développe-t-elle. Sur les guets-apens homophobes spécifiquement, elle analyse : « Ce qui est très inquiétant c’est la libération de la parole que permettent la présence et les propos d’élus du Rassemblement national. Ce côté masculiniste qu’ils enclenchent ouvre la porte à ce genre de violences, de guets-apens qu’on a connus y compris à Marseille. »

    Une « libération de la parole » qui contribue à ses yeux, plus ou moins directement, à « légitimer des groupes masculinistes très actifs sur les réseaux sociaux et légitimer leurs paroles qui posent vraiment question, sur la place des femmes dans la société ou pour les minorités genrées… ». Concrètement, elle a dans le viseur deux points : « Permettre d’avoir des politiques éducatives qui travaillent sur les formes de discrimination » et « sanctuariser les lieux safe ».

  • Julia Peironet poursuit son combat dans l’opposition à La Garde

    Julia Peironet poursuit son combat dans l’opposition à La Garde

    « Ces dernières semaines, je me suis faite discrète. Il m’a fallu finaliser les comptes de campagne, reprendre pleinement ma vie de famille, mise entre parenthèses pendant près de deux ans, retrouver mon activité professionnelle à temps plein et m’accorder une courte pause pour retrouver l’énergie nécessaire à la suite », commence celle qui a mené en tête de liste la bataille pour les municipales à La Garde. En soulignant que « la campagne a été particulièrement éprouvante, marquée par des contre-vérités et des attaques personnelles ».

    Julia Peironet tient à remercier toutes celles et ceux qui lui ont accordé leur confiance et leur soutien, ainsi que toute son équipe pour la loyauté et l’énergie exemplaires de chacun. « Dans les moments de doute comme dans ceux d’espoir, ils ont toujours été présents avec conviction et générosité dans cette aventure humaine », insiste l’ex-candidate, en se disant fière du chemin parcouru à leurs côtés. Et de poursuivre : « Je continuerai, avec énergie et passion, à exercer pleinement mon rôle d’élue d’opposition : contrôler l’action municipale, garantir la transparence et défendre l’intérêt général. »

    Puis en s’adressant à celles et ceux qui ont choisi de faire confiance à l’équipe sortante, qu’elle n’est donc pas parvenue à convaincre sur la pertinence du projet porté par les progressistes, elle déclare : « Vous apprendrez à me connaître lors des six prochaines années. L’engagement ne s’arrête pas à une élection. Il se poursuit chaque jour, ensemble, au service de tous. »

    Le combat plus que jamais va continuer, donc.

  • À Gap, un débat municipal marqué par de vifs échanges

    À Gap, un débat municipal marqué par de vifs échanges

    Ce lundi, le conseil municipal s’est tenu au Quattro, en attendant que la salle dédiée à l’hôtel de ville soit rendue accessible aux personnes à mobilité réduite comme l’exige la loi depuis 2005. Une mesure réclamée par les militants insoumis de Gap en marge du dernier conseil. Si ce déplacement a été salué par l’opposition comme le maire, la concorde fut de courte durée. l’atmosphère s’est vite tendue lorsqu’Elie Cordier, élu de l’opposition de gauche, a interrogé Roger Didier sur sa décision d’augmenter la somme des indemnités annuelles des collaborateurs de son cabinet, de 206 000 à 352 000 euros par an, doutant du bien-fondé de ce choix « au vu du contexte économique que nous connaissons. » Ce à quoi Roger Didier a répondu que cette somme était seulement un plafond permis par la législation.

    Des indemnisations qui scandalisent l’opposition

    Par la suite, Aurélie Allemand, conseillère d’opposition de gauche élue pour la première fois, s’est étonnée qu’à Gap les élus d’opposition ne perçoivent aucune indemnité de mandat. Une mesure justifiée par Roger Didier en raison du manque de présence de ces derniers dans les commissions électorales. Des absences que Charlotte Kuentz, élue d’opposition du mouvement citoyen Ambition pour Gap, a expliqué en raison de « de l’impossibilité totale de débattre » au sein desdites commissions. Elie Cordier a également questionné les augmentations décidées pour plusieurs élus de la majorité durant le précédent mandat et proposé l’idée émise plus tôt par Axel Berriaud, élu d’opposition de gauche, d’indexer les indemnités des conseillers sur leur taux de présence en conseil, proposition qui n’a pas été retenue par le maire.

  • Le financement des transports peut faire dérailler la Métropole

    Le financement des transports peut faire dérailler la Métropole

    Un murmure parcourt les travées de l’hémicycle métropolitain, au moment où l’argentier de l’institution annonce l’addition. « À ce jour, il faut que nous trouvions 123 millions d’euros d’ici au 28 avril pour boucler le budget pour 2026 », lance David Ytier.

    Ce jeudi après-midi au Pharo, la présentation du premier rapport d’orientations budgétaires de la mandature a pris un ton inhabituel quand il a fallu partager l’ampleur d’un déficit dont le successeur de Martine Vassal assure n’avoir pris connaissance que ce lundi. « Nous nous attendions à quelques haies, mais c’est une vraie muraille que nous avons », illustre le vice-président (LR) aux finances. En cause, les ponctions de l’État, à hauteur de 60 millions d’euros, bien plus que ce qui avait été anticipé. « Nous sommes parmi les quelques territoires les plus frappés en France par les choix de la loi de finances », souligne-t-il. Surtout, le déploiement des nouvelles infrastructures de transports, de l’extension du tramway aux nouveaux bus à haut niveau de service font exploser les coûts d’exploitation de 81 millions d’euros (notre édition du 16/04).

    Alors le nouvel exécutif métropolitain présente à l’hémicycle un budget volontairement en déficit, de 123 millions d’euros. Et met toutes les pistes sur la table. « Face à ça, il n’y a pas 36 solutions : c’est soit des augmentations d’impôts, soit des réductions drastiques, soit un mixte des deux. Ou soit on demande à l’État de décider lui-même. C’est eux qui nous imposent cette situation, c’est à eux de l’assumer », tempête le président (LR) de la Métropole, Nicolas Isnard. Une menace agitée qui se double d’un appel face aux perspectives de voir dérailler les finances métropolitaines face aux charges de la RTM. « Soit l’État nous donne les moyens d’avoir une politique des transports ambitieuse, soit on ne pourra pas doter ce territoire des équipements qu’il mérite. »

    En face, seul le RN ferme la porte à toute recette fiscale supplémentaire, « une ligne rouge infranchissable », plastronne le député Franck Allisio. « Nous n’avons qu’un point en commun, d’avoir perdu les élections, alors je vous appelle à un peu d’humilité », le douche Romain Simmarano. « Nous avons besoin de ressources pour que nous puissions déployer les politiques nécessaires », abonde l’ancien député PCF Pierre Dharréville.

    « Les transports c’est la vie »

    « Il faut vite renégocier le pacte financier et fiscal, la méthode avait fonctionné », rappelle donc la maire (GRS) des 1er-7e, Sophie Camard, avant que l’institution n’approuve la préparation d’un nouveau pacte de gouvernance. Bientôt présidente de la RTM, la maire adjointe (DVG) Samia Ghali avertit : « Les choix qui ont été faits par le passé, je ne m’en sens pas comptable. » Mais elle défend la poursuite des chantiers. « Les transports, c’est la vie », lance-t-elle.

    « Nous n’avons pas de regret à avoir sur nos investissements », approuve le vice-président (DVG) aux transports, Frédéric Vigouroux. Et appelle à ce que la Métropole obtienne ce que seule la région parisienne a la possibilité de faire, d’augmenter le versement mobilité payé par les entreprises au-dessus du plafond des 2% de leur masse salariale. « Il faut que le versement mobilité soit au niveau : un point, c’est 220 millions d’euros », répète-t-il, par trois fois, tandis que le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux appelle à solliciter les autres collectivités, pour préserver les dotations aux communes.

    Dans l’immédiat, c’est la conférence des maires ce mardi qui aura à trancher dans les arbitrages. Absent de la séance pour pouvoir rencontrer le président de la République, le maire (DVG) de Marseille a lui pu plaider la cause métropolitaine directement au plus haut sommet de l’État. Avant que ses habitants n’en fassent les frais.

    NOMINATIONS EN SÉRIE DANS LES ORGANISMES MÉTROPOLITAINS

    Une vingtaine de structures ont vu leurs représentants métropolitains désignés ce jeudi, des régies d’eau aux parcs régionaux. En particulier trois structures clé, dont la Ville de Marseille vise la présidence.

    Euroméditerranée

    Est nommé en représentant titulaire de la Métropole le maire (PS) des 2e-3e, Anthony Krehmeier, avec comme suppléant le maire (PCF) des 15e-16e, Jean-Marc Coppola. La municipalité aura aussi à désigner ses propres représentants.

    Provence Métropole Logement

    Sont nommés au conseil d’administration sept titulaires représentant le conseil métropolitain : Martial Alvarez, Audrey Garino, Tina Biard-Sansonetti, Audrey Gatian, Julien Rossi, Jean-Marc Signes, Pierre Huguet. S’y ajoutent six personnalités qualifiées : Romain Canicave, Candice Letourneur, Morgane Dutertre, Jean-Marie Angeli, Jean-Pierre Rolland, Hanifa Taguelmint. Et une représentante de l’association Habitat alternatif social, Cécile Suffren.

    Régie des transports métropolitains

    Sont nommés au conseil d’administration André Molino, Jean-Pierre Serrus, Gaby Charroux, Romain Simmarano, Frédéric Vigouroux, Eric Chevalier, Samia Ghali, Nicolas Hue, Marie Batoux, Julien Harounyan, Audrey Gatian, Julien Rossi, Josette Furace, Clara Jaboulay, Pierre Huguet, Amine Kessaci, Arnaud Drouot. S’y ajoutent en personnalités extérieures Christian Pellicani et Vincent Kornprobst, en représentants des usagers Jean-Marc Maini, Ouahid Boustila, Olivier Couqueberg, en représentante du conseil départemental Valérie Guarino, en administrateur désigné par la chambre de commerce et d’industrie Jean-Michel Lacaux.

    ONZE CONSEILLERS DÉLÉGUÉS POUR LE BUREAU

    Après la désignation de vingt vice-présidents lors de sa première séance (notre édition du 08/04), le conseil métropolitain a désigné ce jeudi onze conseillers délégués qui siégeront également dans son bureau. C’est le cas du maire (LR) d’Allauch, Lionel de Cala, de l’adjoint (PS) au maire de Marseille délégué aux finances Joël Canicave, de l’adjointe (DVD) à la maire d’Aix déléguée à la jeunesse, Kayané Bianco Roatta, du maire (SE) de Cornillon-Confoux Daniel Gagnon, du maire (DVG) d’Ensuès-la-Redonne, Michel Illac, de l’adjointe (PCF) au maire de Marseille déléguée au logement, Audrey Garino, du maire (DVD) de Venelles Arnaud Mercier, de l’adjoint (DVG) au maire de Marseille délégué à la propreté Hedi Ramdane de la maire (DVD) d’Auriol Véronique Miquelly, du maire (PS) de Vitrolles Loïc Gachon et enfin du maire (DVD) de Simiane-Collongue Philippe Ardhuin. « Les délégations seront connues dans quelques jours, sans surprises, en tenant compte des compétences », indique le président LR de la Métropole, Nicolas Isnard. En précisant qu’un certain nombre d’élus « auront une lettre de mission pour s’occuper de domaines particuliers que nous ne souhaiterions pas oublier ».

  • Gap : Roger Didier réélu à la tête de la communauté d’agglomération

    Gap : Roger Didier réélu à la tête de la communauté d’agglomération

    C’était attendu, c’est désormais chose faite. Président de la communauté d’agglomération depuis sa création en 2017, Roger Didier a été réinvesti à cette fonction par le conseil communautaire, composé de 59 élus et conseillers municipaux des 17 communes membres. Le maire de Gap a récolté 44 des 58 suffrages exprimés. S’il ne s’est pas présenté, Elie Cordier, tête de file de l’opposition de gauche à Gap a cependant été crédité de 10 votes. Son groupe d’union de la gauche gapençaise, représenté par sept conseillers communautaires, n’a pas présenté de candidature. Elie Cordier a dit tenir à « ne pas importer au sein de la communauté le débat de la vie municipale gapençaise », tout en appelant ses pairs à « voter librement, pour un candidat, si ce n’est une candidate, présentant un état d’esprit rassembleur ».

    S’en sont suivies les élections respectives des 13 vice-présidents du conseil. Au poste de premier vice-président, Roger Didier a annoncé la candidature de Christian Hubaud maire de Pelleautier. Elie Cordier a lui annoncé celle de Sophie Delphino, élue d’opposition à Gap, arguant qu’« en 2026, il serait temps de respecter la parité au sein du conseil communautaire ». C’est toutefois Christian Hubaud qui a remporté le siège de premier vice-président avec 41 voix contre 12 pour sa concurrente.

    Les élus de gauche ont demandé plus de parité

    Tout au long de la soirée, Elie Cordier et les membres de l’opposition gapençaise ont témoigné leur inquiétude quant au non-respect de la parité, avec dix hommes élus à la vice-présidence contre seulement trois femmes, sans compter le président du conseil lui-même. L’élu de gauche a proposé, sans concertation préalable et avec l’accord spontané de ces dernières, les candidatures de Blandine Allamanno, maire de Curbans, au poste de 12e vice-président et de Sophie Deschamps, 1ère adjointe à Sigoyer, au 13e. Sans succès. Claudie Boyer, élue d’opposition à Gap, a tenu à rappeler qu’en 2020 déjà, une seule femme avait été élue au conseil contre douze hommes, et que le taux de 2026, certes en augmentation, reste très loin de la parité. « La moitié de la population est sous-représentée dans les instances politiques, l’égalité est pourtant une exigence démocratique », a-t-elle conclu. « Ce souci d’avoir plus de femmes dans l’exécutif est positif, et il faudra que nous y travaillions ensemble pour faire plus, je prends acte de vos appels », s’est engagé le sénateur des Hautes-Alpes, Jean-Michel Arnaud, mentionné à plusieurs reprises par Elie Cordier pour ses engagements en faveur de la parité en politique.

  • À Gardanne, les ambitions de la majorité municipale sous le feu des critiques

    À Gardanne, les ambitions de la majorité municipale sous le feu des critiques

    Sous la mandature d’Hervé Granier (LR), il est le septième budget présenté. Et un credo : « investir plus pour l’avenir », promet le premier magistrat de la Ville, alors que ce jeudi soir, en conseil municipal était débattu le rapport d’orientations budgétaires (ROB) 2026. « Le budget 2026 se définit ainsi : par une maîtrise de la dépense de fonctionnement, une gestion responsable des charges de personnel (…) le maintien des taux d’investissement locaux », déroule, en début de séance Sandrine Zunino, reconduite comme adjointe aux finances. Malgré le contexte « économique restreint » et une politique nationale « complexe », doublé d’un renouvellement du conseil municipal, la majorité présente un budget, selon elle, « rigoureux ».

    La majorité prévoit d’importants investissements pour les équipements de la commune – outre le cinéma qui doit bientôt sortir de terre et la Plateforme récemment inaugurée, des projets de rénovation de l’Étang de Fontvenelles, et de l’éclairage public sont listés. La municipalité voulant atteindre un objectif 100% LED, d’ici la fin du mandat et fait d’ailleurs de la transition écologique sa grande cause municipale. La réhabilitation du boulevard Cezanne, plusieurs rénovations d’écoles et la réalisation d’un foyer seniors sont aussi à l’ordre du jour du mandat.

    Un plan pluriannuel d’investissement a été élaboré, pour l’année 2026 et 17,7 millions d’euros sont annoncés pour les dépenses d’équipements. Quelques points noirs, pèsent sur le budget au vu du contexte : l’augmentation des dépenses alimentaires, liées à l’inflation, ou le reversement « d’une partie du Dilico : 30% de notre budget », indique Sandrine Zunino. Un budget « responsable » pour la majorité, pourtant remis en cause sur plusieurs points par les oppositions. Bien que les débats, soient restés cordiaux. Le RN, décrit des fonds de rendement en baisse, le ratio est « largement optimiste », pour l’adjointe aux finances. « Vous présentez deux gros investissements : le cinéma et la Plateforme, avec +100% de l’augmentation de la dépense pour le cinéma. Cela veut dire aussi que les autres investissements vont peut-être largement dépasser que ce qui est prévu ? », questionne Jean-Marc La Piana, pour la gauche. Celui-ci s’inquiète d’une pénalité possible sur les autres projets. La faute, entre autres, aux imprévus survenus au cours des chantiers, selon la majorité. Le budget, sera voté la semaine prochaine, jeudi 23 avril.

  • [Entretien] Camille Feller : « Tous les actes sont politiques dans les petits villages »

    [Entretien] Camille Feller : « Tous les actes sont politiques dans les petits villages »

    La Marseillaise : Comment s’est passé le conseil communautaire de mardi ?

    Camille Feller : La situation financière de la communauté de communes est catastrophique, les caisses sont vides, les capacités d’autofinancement sont faibles. Cela s’est vraiment mal passé sur le mandat précédent, à cause notamment du problème de l’eau en gestion publique, et là je pense que David Gehant [président de la communauté de communes] essaye de repartir sur des bonnes bases, en tout cas c’est ce qu’il nous a dit.

    Pourquoi vos relations se sont-elles dégradées lors du précédent mandat ?

    C.F. : David Gehant voulait qu’on passe l’eau à la communauté de communes, qu’on transfère la compétence. Sauf que Forcalquier est déjà à la SEM (Société des eaux de Marseille), et donc il voulait qu’on aille tous à la SEM. Nous, on n’était pas du tout d’accord. On a fait des réunions publiques, des pétitions… Peut-être que j’ai un peu exagéré, mais en même temps, sinon, on ne compte pour rien à la communauté de communes. On a fait pas mal de bruit, on a pas mal mobilisé, et du coup, ça l’a beaucoup agacé.

    Pourquoi la situation financière est-elle si détériorée ?

    C.F. : Il y a eu un transfert des charges de la commune de Forcalquier sur la communauté de communes, notamment une augmentation de la masse salariale. Par exemple, on a refait un terrain de foot à 800 000 euros qui était avant à Forcalquier. Là, ils vont faire la crèche et la déchetterie à Saint-Étienne-les-Orgues, mais ça sera la première fois qu’ils vont investir pour des bâtiments ailleurs qu’à Forcalquier… Notre commune a porté le projet du bistrot de pays, alors qu’ailleurs, c’est la communauté de communes qui le porte.

    Considérez-vous être une municipalité de gauche ?

    C.F. : On est bien à gauche, je suis bien à gauche. En face, pour les municipales, il y avait une autre liste avec à sa tête quelqu’un qui est très proche de David Gehant. Cela nous a encore plus motivés à aller contre. C’est drôle parce qu’il y a quand même des gens pas du tout de gauche qui ont voté pour nous. On accueille la marche des fiertés. Ils n’arrivent pas à avoir de salles, parce qu’ailleurs, c’est compliqué. Les gens disent que dans les petits villages, il n’y a pas de politique, mais moi, je trouve que c’est le contraire. Je trouve que tous les actes sont politiques.

    Quelle est la principale problématique à Montlaux ?

    C.F. : On a un ancien camping qui a été récupéré par un promoteur véreux qui a fait une résidence légère de loisirs et qui a séparé ça en 36 habitations. La commune a attaqué l’autorisation d’urbanisme qu’il avait eue pour faire ça, et elle a gagné au bout de 7 ans au Conseil d’État. Du coup, les constructions sont devenues illégales, et elles le sont toujours. Elles ne sont pas régularisables, parce qu’en fait, si vous construisez quelque chose et que personne ne vous dit rien, au bout de 6 ans, on ne peut plus rien vous dire. On est en train de changer le document d’urbanisme pour rendre la zone constructible, et pour pouvoir leur redonner des permis. Ils vont devoir redéposer des permis de construire sur des choses qui existent déjà. Les habitants sont en grande précarité, ils habitent dans des chalets, des caravanes et des mobil-homes. Les biens n’existent pas sur le papier donc ils n’ont pas de factures à leur nom et ne peuvent pas toucher d’aides.

    Pourquoi avez-vous tenu à évoquer la montagne de Lure au conseil communautaire ?

    C.F. : La montagne de Lure appartenait précédemment à la commune de Saint-Étienne-les-Orgues. Il y avait une station de ski qui marchait très bien dans les années 1950, 1960, 1970. Et puis, à un moment, la communauté de communes l’a reprise dans ses compétences. Avant 2020, il y a eu des gros investissements, des gros travaux qui ont été faits avec un local qui s’appelle le Caillou, qui a coûté 49 000 euros. Il devait y avoir des agents pour louer des bouées, des luges, mais tout cela a été abandonné…