Category: environnement

  • Un espace naturel en ville avec l’écoferme de la Barre

    Un espace naturel en ville avec l’écoferme de la Barre

    Adossé au rempart rocheux de la Barre qui serait, paraît-il, une prolongation géologique du massif des Maures, l’Espace naturel sensible (ENS) accueille au calme les visiteurs, à deux pas de l’autoroute urbaine A57. Bienvenue à l’écoferme* située en plein cœur du Port du Levant. Et en ces derniers jours de vacances, de nombreuses familles sont venues profiter du site pédagogique, en accès libre et gratuit. Malgré le froid de cette matinée, les petits ont l’air ravis d’être là. Tout spécialement près du cheptel et de la basse-cour. Même si Tino, 4 ans, semble un peu impressionné par l’âne de Provence venu à sa rencontre. L’idée est de montrer toute la richesse d’un écosystème fragile et presque partout menacé, mais aussi d’initier à des pratiques vertueuses.

    « C’est l’occasion pour les citadins de renouer avec le milieu naturel, de mieux le connaître et d’être ainsi sensibilisés au développement durable, sous son aspect environnemental, à travers diverses activités », précise l’un des éco-jardiniers, qui dispensent ses conseils aux visiteurs. Par exemple, l’intérêt de ne pas mettre à nu la terre de son potager. Un parcours initiatique qui permet à la structure départementale d’accueillir plus de 11 000 personnes par an.

    Le domaine comprend également une fromagerie, une cuisine pédagogique et une salle couveuse. Tout cela pour permettre aux jeunes d’apprendre en mettant la main à la pâte et en s’amusant.

    À l’Est s’ouvre la partie forestière sensible, qui donne à voir la diversité de la végétation méditerranéenne. Avec ici et là quelques surprises protégées des pas des visiteurs. Comme ici un buis des Baléares vieux de 300 ans.

    * Ouvert toute l’année, du lundi au vendredi, de 9h à 17h.

    Tél. 04.98.00.95.70

  • L’île Piot en chantier pour se prémunir des crues du Rhône

    L’île Piot en chantier pour se prémunir des crues du Rhône

    À quelques mètres du pied d’une arche du pont Daladier, un panneau jaune typique des enquêtes publiques a sacrément jauni. Il annonce toujours l’enquête publique réalisée il y a quatre ans, début 2022, en vue de travaux d’amélioration des systèmes d’endiguement et de protection contre les crues du Rhône, sur les îles Piot et Barthelasse. À l’époque, la consultation avait beaucoup mobilisé, soulevant de vives oppositions sur l’impact environnemental. Un avis favorable avait été donné au projet que la préfecture a fini par acter en avril 2024.

    « Les travaux de protection de l’île Piot ont été autorisés dans un premier temps, ce qui permet de débuter les travaux de protection au droit de la zone la plus densément peuplée », nous indique le Grand Avignon qui a démarré le chantier fin novembre. Celui-ci, d’un montant de 3,4 millions d’euros (avec l’aide de l’État, de la Région, du Département, de la Ville d’Avignon et de la Compagnie nationale du Rhône), doit durer jusqu’à la fin du printemps.

    Quiconque se rend actuellement le long de l’allée Marie-Josée-Roig à proximité du camping ne peut que constater des grilles et chaussée en friche. Les travaux concernent les secteurs de Bagatelle, le chemin de l’île Piot, la RD 228 et le chemin de la Barthelasse.

    « Rehaussement des murs existants, construction de nouveaux murs [notamment jusqu’aux escaliers menant sur le pont] et merlons et réalisation de protections amovibles » sont prévus par le Grand Avignon. En parallèle, un réaménagement paysager, mené avec la Ville, sera réalisé : végétalisation, modification de la circulation et des revêtements de sols, installation d’équipements de loisirs et de repos sont annoncés.

    La partie Barthelasse

    dans un second temps

    C’est « un moyen de protéger plus de 5 000 habitants durablement contre d’éventuelles crues et sorties de lit du Rhône jusqu’à une crue vicennale (probabilité de 1/20 par an) », assure le Grand Avignon. Si la dernière immense crue remonte à 2003, il n’a pas été rare de voir le fleuve se montrer moins tranquille en mars ou octobre 2024. Outre cette première phase, le Grand Avignon continue de concerter quant au second axe du projet sur les digues de la Barthelasse. « Une étude approfondie de solutions variantes en vue de limiter l’impact des travaux sur la ripisylve [bois, buissons en bord de cours d’eau] et sur les milieux aquatiques et semi-aquatiques a été lancée », précise la collectivité. Des échanges avec « les structures associatives de l’île regroupant les riverains et usagers » ont lieu mais n’ont pas encore permis d’aboutir « à des solutions conciliant la protection des populations et des activités économiques avec la préservation du patrimoine naturel de la Barthelasse ».

  • [Rétrospective environnement 2025] Un incendie ravage le haut de l’Estaque

    [Rétrospective environnement 2025] Un incendie ravage le haut de l’Estaque

    Parti de l’A55, l’incendie a parcouru les collines et dévasté à peu près tout sur son passage. Il était tout juste stabilisé le lendemain et Marseille réalisait que la solidarité des habitants avait joué à plein dans les vallons les plus difficiles d’accès.Ce jour-là, le mistral soufflait à plus de 80 kilomètres-heure et la végétation, garrigue et pinède, affichait un niveau de sécheresse exceptionnel, facilitant la propagation du sinistre. Mais dès les premiers jours, des sinistrés remettaient en question la stratégie de lutte contre les incendies. Le préfet avait quant à lui fait savoir qu’il « assume tous les choix ». Les habitants ont souvent dû intervenir seuls aux premières heures, puisant dans l’eau des piscines, des bassins. S’organisant pour évacuer les plus fragiles ou ceux dont les véhicules étaient dévorés par les flammes.

    Des questions en suspens
    Des torrents de boue dévalent des collines
    Le 21 septembre, de violents orages frappent Marseille et l’Estaque est à nouveau très durement touché. Les pluies diluviennes se transforment en quelques heures en torrents et embarquent les restes de l’incendie de juillet, pénétrant jusque dans les maisons d’habitants découragés.
    Le projet de carrière Borie abandonné le 14 avril

    Défenseur du projet depuis 2022, le maire (LR) d’Aubagne, Gérard Gazay, informe les habitants par courrier que « la renaturation de la carrière Borie » ne se fera pas. Ce site, à la Pérussonne, devait être comblé par des gravats de l’entreprise Bronzo-Perasso. Les camions seraient passés par le camp de Carpiagne. Mais cette traversée ne serait plus permise. Immense satisfaction du collectif carrière Borie, fervent opposant à ce projet depuis le début, qui analyse cet abandon comme une manière pour le maire d’éteindre un mécontentement à l’approche des municipales.

  • Bonnieu ou l’écologie du vivre-ensemble

    Bonnieu ou l’écologie du vivre-ensemble

    Entre terre et mer. Le sentier pédestre de la boucle botanique de la plaine de Carro offre une combinaison de paysages naturels remarquables, où les tapis d’arbustes de la plaine de Bonnieu contrastent avec l’anse d’Arnette et le reste du front de mer balayé par les vagues, reliés par une unité minérale particulière à la garrigue.

    En ce jour de Noël 2025, nombreux ont fait le choix de parcourir ces terres, sous un ciel nuageux mais bienveillant teinté de bleu. Quelques rayons de soleil ajoutent à ces contrastes naturels quoique compensés par le filtre d’un après-midi d’hiver.

    L’endroit est idéal pour les familles, coureurs et cyclistes, nombreux à se croiser sur le chemin du littoral, partis de l’anse de Bonnieu ou du parking des Arnettes, au choix. D’autres préfèrent l’arrière-pays immédiat, toujours sur le sentier de la boucle botanique. Là où l’odeur épicée des pins exalte Vanille, jeune chienne Cane corso d’un an et demi promenée par sa maîtresse Murielle Clément.

    « J’ai tendance à préférer les chemins isolés car elle est trop sociable et saute sur les gens », explique-t-elle, ramenant sa compagnonne de balade en laisse au pied. Cette Martégale depuis 30 ans remarque que « depuis qu’il y a la route du littoral, il y a plus de gens » à profiter du tracé.

    « Un hotspot

    de biodiversité »

    Cette hausse de fréquentation ne va pas sans questionnements. « Vu que tout a déjà brûlé, il faut protéger ces espaces », selon Murielle Clément. Cette promeneuse ne croit pas si bien dire, alors que près des deux tiers de la boucle botanique sont protégés par un arrêté préfectoral de protection du biotope (APPB) sur sept hectares depuis 2018, étendu à plus de 32 hectares à l’automne dernier.

    « La plaine de Bonnieu constitue une relique de l’ancien delta du Rhône unique en France et abrite une richesse floristique exceptionnelle », peut-on lire sur l’arrêté originel. En l’occurrence, il s’agit de permettre le « maintien et la reproduction des espèces protégées » que sont par exemple l’ail petit moly, la chicorée scabre, les ophrys de Provence et de Bertoloni ou encore le très rare mérandére à feuilles filiformes qui ne pousse qu’à Martigues. Toutes ces petites plantes contribuent à faire de Martigues un « hotspot de biodiversité locale » à forte valeur patrimoniale, selon les mots de l’élu Jean-François Mauffrey l’année dernière.

    Il n’y a pas que des plantes à protéger. Dans les buissons, des petits passereaux traversent les sentiers en planant bas, parfois au ras du sol. À droite, à gauche, des pépiements émanent des fourrés. Logique, la fauvette pitchou est une habituée du secteur, observable toute l’année et quasi menacée selon l’union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Le gravelot à collier interrompu est également présent d’avril à août, classé vulnérable en France et en danger dans certaines régions.

    La protection du biotope repose sur l’interdiction de construire, de franchir la zone en véhicules, par l’installation de barrières de protection délimitant les zones de parking, pour protéger notamment des deux-roues. Si l’arrêté n’a pas de « vocation touristique » selon l’adjointe du quartier Odile Teyssier-Vaïsse (ap. PCF), « la Ville a toujours eu envie de faire connaître sa richesse faune et floristique aux habitants ».

    Les nombreux panneaux renseignant sur les différentes espèces présentes sur le terrain témoignent de cette cohabitation des usages.

  • Le Mont-Ventoux fait face au changement climatique

    Le Mont-Ventoux fait face au changement climatique

    Si nombre de suiveurs du Tour de France ont toujours en tête la victoire du Français Valentin Paret-Peintre au sommet du mont Ventoux en juillet dernier, le Géant de Provence est avant tout un écosystème à part et fragile. Menacé par le changement climatique, le Parc naturel régional (PNR) du mont Ventoux a commandé au Groupe régional d’experts sur le climat en Provence-Alpes-Côte d’Azur (GREC-SUD) un cahier territorial faisant état de la situation ainsi que des pistes à explorer pour sa préservation.

    Une menace avérée

    En ouverture du document, Jacqueline Bouyac, présidente du PNR, assure que le site « aspire à devenir un site pilote dans la lutte contre le changement climatique » et que « cette ambition se concrétise par des actions dans divers domaines ».

    Car quelques degrés en plus, et c’est tout l’écosystème qui est menacé. Avec un réchauffement estimé à 0,4 degré Celsius par an, le climat du Parc naturel régional « ressemblera probablement à celui de Séville », peut-on lire. « La sapinière du mont Ventoux est, par exemple, particulièrement exposée et menacée. Elle disparaîtra quasiment si le réchauffement global n’est pas contenu à +2 °C », précise le GREC-SUD par la suite. L’agriculture locale serait également mise à rude épreuve. L’augmentation des températures signifierait des « besoins en irrigation renforcés, une perte de rendement, une modification des profils aromatiques ou encore une plus forte pression des ravageurs ».

    Les cultures « emblématiques », telles que la cerise ou la vigne, seraient alors en danger. Le GREC-SUD estime qu’une perte économique de 30 à 50% est « possible » dans ces filières.

    Des actions concrètes

    L’organisme liste ensuite des pistes et une stratégie pour s’y adapter, notamment à travers le Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC), le schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires, ou encore la charte du PNR. Plus concrètement, sont évoqués pour le maintien de la biodiversité le respect des aires protégées ou des solutions « fondées sur la nature », telles que l’agroécologie, le pastoralisme ou la conservation des milieux ouverts.

    Pour la forêt, « identifier les peuplements les plus vulnérables par des modélisations prospectives permet de renforcer leur surveillance et d’anticiper les modifications », tout en évoquant la possibilité de l’« exclusion de certaines espèces déjà fragilisées ». Et côté pratiques agricoles, la « diversification des systèmes agricoles est une étape clé pour maintenir et développer l’agriculture locale et faire face à l’évolution des aléas climatiques », assure le GREC-SUD, tout en alertant sur la nécessité d’optimiser le rendement des réseaux d’eau. Mais aussi des actions autour du tourisme ou encore l’urbanisme.

    Document a lire en intégralité
    sur parcduventoux.fr

  • Pas de ramassage de déchets dans la métropole Aix-Marseille pour Noël et Jour de l’an

    Pas de ramassage de déchets dans la métropole Aix-Marseille pour Noël et Jour de l’an

    Comme chaque année, le ramassage des déchets de la Métropole est mis en pause le 25 décembre et le 1er janvier. Avec 20% d’emballages jetés supplémentaires à cette période à cause des cadeaux offerts, le service public a dû renforcer la collecte avant et après ces deux jours fériés pour compenser les arrêts de collectes. Dans certaines communes, les collectes des ordures ménagères et des emballages sont modifiées « pour s’ajuster aux jours fériés », précise la Métropole.

    À Marseille, seuls les arrondissements du 9e au 13e sont impactés par cet arrêt. Les bacs jaunes, d’emballage et de papier seront collectés le vendredi à la place du jeudi dans ces zones. Quant aux arrondissements dans le centre-ville, du 1er au 8e, la collecte n’a pas lieu le 24 et le 31 au soir, mais le matin des jours fériés. Il sera également possible pour les Marseillais de déposer leurs cartons dans les points d’apports volontaires pour les grands cartons présents dans le centre-ville.

    Pour les autres communes, les détails du ramassage ou non lors des jours fériés sont précisés pour chaque ville sur le site de la Métropole pour permettre à chacun de s’organiser en fonction. La plupart des ramassages auront lieu le lendemain. La Métropole conseille donc « dans la mesure du possible, de garder vos déchets et d’attendre le prochain jour de collecte pour sortir vos bacs ou vos déchets ».

    Par ailleurs, la Métropole a prévu pour la fin des fêtes plus de 600 points de collecte de sapins de Noël. Les arbres doivent être déposés sans sac et sans neige artificielle dans les espaces dédiés afin de pouvoir les composter.

  • Dans le Var, 3,5 tonnes de déchets retirées de la nature en 2025

    Dans le Var, 3,5 tonnes de déchets retirées de la nature en 2025

    Même si la tendance montre une nette diminution ces dernières années, force est de constater qu’en dépit de toutes les campagnes d’information, des centaines de tonnes de déchets continuent d’être abandonnés chaque année dans la nature. Et de mettre donc en péril les milieux naturels. Pour y faire face et continuer de sensibiliser le grand public, l’association de médiation environnementale Chercheurs en herbe initie régulièrement des ramassages citoyens, principalement sur le littoral toulonnais et le Faron. Des interventions qui s’opèrent dans le cadre d’une convention signée avec la Ville de Toulon. Quarante ont eu lieu en 2025. Des initiatives qui ont mobilisé en tout 1 486 participants pour 3,5 tonnes de déchets récupérés, catégorisés, triés et recyclés. Parmi ces rebuts, se sont retrouvés par exemple 32 masques, 9 pneus et 1 760 bouteilles plastiques. Mais aussi 67 881 mégots, puisqu’il n’y a que l’argent des addicts de la cigarette qui parte totalement en fumée.

    Un inventaire qui montre la nécessité de continuer à travailler pour faire évoluer les comportements. Avec des gestes assez simples en somme, puisque les 2 648 bouteilles en verre récupérées sont tout simplement allées rejoindre les containers de collecte réservés à cet effet.

    Les ateliers pédagogiques

    Quant aux 1 982 canettes et 7 562 capsules, elles ont permis de participer au soutien des actions mises en place par l’association Knet Partage au bénéfice des enfants malades ou souffrant de handicaps, grâce à France récupération recyclage.

    Les bouchons en plastique se sont retrouvés, eux, transformés en bijoux écoconçus par l’atelier Sauvage.

    Les bonnes volontés sont attendues dimanche 28 janvier à 14h, au port Saint-Louis pour redémarrer les ramassages citoyens*.

    L’association va également poursuivre tout au long de l’année 2026 ses ateliers pédagogiques en direction des scolaires afin d’éveiller leur esprit scientifique et les sensibiliser à la fragilité de l’écosystème et à sa protection. Avec une orientation toute particulière, élargie au grand public pendant toute la saison estivale, sur la protection des herbiers de posidonie.

    *Pour s’inscrire : www.chercheursenherbe.com

  • Une cagnotte pour le climat face à la baisse des subventions

    Une cagnotte pour le climat face à la baisse des subventions

    Depuis quelques semaines, le Groupe régional d’experts sur le climat (Grec-Sud) a ouvert une cagnotte en ligne, accessible à partir du site du groupe, en évoquant sans détour un risque de fermeture à court terme.

    Pour cette association, inspirée du Giec et spécialisée dans la synthèse des connaissances climatiques à l’échelle régionale, l’initiative relève d’une nécessité. « Tout l’enjeu, c’est de trouver de l’argent pour le court terme », résume le directeur de l’équipe du Grec-Sud, Antoine Nicault. Ce rôle d’interface entre science et action publique se heurte aujourd’hui à un contexte financier fragile. Au cours de l’année, l’association a été notifiée d’une procédure d’alerte de la commissaire aux comptes, en raison de tensions de trésorerie. « On arrive à boucher les trous et à tenir, mais cela fait un an et demi que l’on est en grande difficulté », confie Antoine Nicault. Le financement croisé des collectivités n’arrive pas à compenser la baisse des subventions et aides d’État, résume en substance le responsable de la structure.

    Un soutien citoyen

    La nouvelle cagnotte, relancée récemment, a permis de récolter près de 10 000 euros et de « repousser l’échéance », offrant un peu de visibilité à court terme. Au-delà de l’aspect financier, cette mobilisation témoigne de l’attachement des scientifiques et des collectivités à un acteur reconnu pour « créer un socle commun de connaissances sur les enjeux du changement climatique ». Pour les chercheurs, l’objectif est désormais de stabiliser l’organisation. Sans cela, prévient Antoine Nicault, « la région perdrait un acteur clef sur ces enjeux-là », alors même que l’anticipation des impacts climatiques n’a jamais été aussi cruciale.

  • Le BUS, une infrastructure routière qui fait grand bruit

    Le BUS, une infrastructure routière qui fait grand bruit

    Alors que le collectif CANBUS s’active et mobilise pour empêcher le prolongement du Boulevard Urbain Sud (un linéaire prévu sur 8,5 km de l’échangeur Florian jusqu’à la traverse Parangon) et épargner le jardin de la Mathilde, les jardins familiaux Joseph-Aiguier et la pinède du Roy d’Espagne, la Métropole lance un marché pour poursuivre l’isolation acoustique des bâtiments impactés sur les 3 km de la section livrée en 2021 jusqu’au boulevard de Sainte Marguerite.

    A ce jour, les menuiseries de 126 logements ont déjà été remplacées via un dispositif de subventions que la Métropole veut étendre. Pour s’assurer de l’impact réel de l’infrastructure décriée, une mise à jour en juin 2021 de l’étude acoustique de 2016, a mis en évidence « la nécessité de traiter 570 bâtiments supplémentaires par rapport aux 117 bâtiments initialement prévus » et ce en dépit de 5 kilomètres de murs de clôture acoustiques déjà posés.

    La réglementation impose au maître d’ouvrage des mesures de protection en cas de dépassement des seuils de 60/65 décibels le jour (6h-22h) et 50/55 décibels la nuit (22h-6h). Pour donner un ordre d’idée, le niveau sonore à moins de 8 mètres d’un véhicule roulant à 50 km/h se situe autour de 70/75 décibels. La somme de 10 véhicules augmente le niveau de bruit global de 10 décibels, soit 80/85 décibels. Le bruit montant, sa perception est amplifiée aux étages. D’où l’isolation acoustique des façades proposée.

    Un trafic encore sous-estimé

    Autre problématique soulevée, la sous-estimation du trafic pris en compte dans les études. Si du côté de l’A50, il est projeté que le BUS passerait de 40 000 véhicules/jour en 2021 à près de 49 000 en 2040, il était observé en 2021 que du coté de Sainte Marguerite (où les travaux d’aménagement d’un rond-point débutent), le BUS était déjà parvenu à son niveau projeté de trafic 2040 avec près de 28.000 véhicules/jour. « Il est donc possible que le trafic sur le BUS soit sous-estimé sur certaines sections », analyse l’étude de 2021 qui recommande de « refaire une étude de trafic pour mieux apprécier les trafics de long terme, voire de majorer les isolements des bâtiments à traiter dans cette éventualité, surtout que le BUS doit être prolongé vers le sud, ce qui risque d’induire des trafics supplémentaires. »

    D’où la possibilité qui est donnée de réaliser de nouvelles mesures acoustiques par logement « à la demande des propriétaires notamment au regard d’une éventuelle évolution du trafic routier », propose la Métropole.

  • Une grande fête citoyenne pour inaugurer la ligne 5 de tramway

    Une grande fête citoyenne pour inaugurer la ligne 5 de tramway

    Pierre angulaire de la campagne des élections municipales de Michaël Delafosse en 2020, le chantier de la ligne 5 de tramway est sur le point de s’achever. Le 20 décembre, le nouveau tracé reliant Clapiers aux Grès de Montpellier sera inauguré, connectant l’ouest de la métropole au nord du territoire. Ainsi s’achève le dernier grand chantier du mandat du maire de la capitale héraultaise. « À quelque chose près, les travaux à Montpellier, c’est terminé. Il est temps d’en profiter, que les nouvelles habitudes se prennent et que le calme soit là », sourit le président de la Métropole.

    Une réalisation permise grâce au travail des 500 ouvriers mobilisés quotidiennement depuis le début du mandat. « Pendant cinq ans, des femmes et des hommes ont travaillé d’arrache-pied pour aujourd’hui proposer l’un des meilleurs réseaux de transport d’Europe. Je veux ici remercier toutes les équipes », soutient Renaud Calvat, président de la TAM et vice-président de la Métropole délégué aux finances. « Nous sommes la première ville de France en termes de kilomètres de rails par habitant. Nous venons de dépasser Strasbourg », se félicite Michaël Delafosse.

    Finish sur la Comédie

    Alors pour célébrer cette mise en service, une grande fête populaire est organisée avec plusieurs événements tout au long du parcours. « La ligne 5 dévoile des richesses sur tout le territoire, où nous avons beaucoup de plaisir à révéler les forces vives qui composent notre métropole », souligne Laurie Quersonnier, directrice artistique de Créature.s Créatrice.s, cheffe d’orchestre de cette journée. Deux balades sont ainsi organisées, une concernant l’ouest (Grès de Montpellier-Gambetta), l’autre le nord (Clapiers-Place Albert Ier), avant un finish sur la place de la Comédie. Rendez-vous est donc donné à l’arrêt Grès de Montpellier à 10h pour le départ du voyage inaugural de la nouvelle ligne. Elle rejoindra le Parc Clemenceau, où sera donné le coup d’envoi symbolique de cette journée de festivités (11h). Premier temps fort, la « grande dînette », moment festif prenant la forme d’une « disco-soupe » où tout le monde prépare un repas collectif à base de produits récupérés, le tout en musique (11h45, quartier Clemenceau).

    Au nord, une grande « vélorution » sera organisée par Mamasound, à 14h à Clapiers. Les deux balades convergeront en fin d’après-midi vers le centre avec notamment le spectacle ADN, de la Cie Transe express (20h30, Comédie), un opéra hip-hop joué à 40 mètres de haut. Avant de finir par des DJ set pour célébrer comme il se doit l’arrivée de cette nouvelle ligne.

    Quelques temps forts

    Inauguration en fanfare de la ligne au quartier Clemenceau (11h) ;

    la Grande dînette (disco soupe, 11h45 à Clemenceau) ;

    une vélorution (14h, à Clapiers) ;

    la parade des lucioles (18h30 sur la place des martyrs de la Résistance) ;

    l’appel du large (19h30 sur la Comédie) ;

    le spectacle ADN (20h30 sur la Comédie)

    .L.D.

    Programme complet à retrouver sur tram5-montpellier3m.fr.

    100 000

    Pas moins de 100 000 habitants de la métropole seront desservis par la nouvelle ligne.

    27

    stations seront mises en service pour un total de 16 kilomètres de rails.

    11 000

    Grâce au chantier, ce sont 11 000 emplois directs ou indirects qui ont été créés.

    12

    La fréquence de la ligne 5 sera progressive : un tram toutes les 12 minutes dès le 20 décembre, avant de descendre à 10 minutes en février pour atteindre 7 minutes en septembre.

    10

    parcs et jardins seront desservis.