Category: environnement

  • Toulon s’adapte avec des solutions durables et répond à l’urgence

    Toulon s’adapte avec des solutions durables et répond à l’urgence

    « Nous n’avons pas attendu ce nouvel épisode de canicule pour agir », a rappelé mercredi matin la maire de Toulon Josée Massi, aux côtés du Directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen) Jean-Roger Ribaud, en mairie d’honneur. L’occasion de remettre en mémoire la stratégie établie sur le long terme, combinant à la fois les solutions immédiates et l’investissement durable. Et de poursuivre : « On a commencé comme ça en 2022 avec un programme d’équipement en faveur du confort d’été et avec une augmentation croissante au fil des années. »

    Sur les 100 établissements que compte la ville (84 écoles et 16 crèches), à ce jour, en effet, la totalité des crèches sont climatisées, comme d’ailleurs les dortoirs des 41 écoles maternelles qui redeviennent des salles d’activité après la sieste. Et les 43 écoles élémentaires font elles aussi l’objet d’une stratégie structurée et progressive. Mais toutes les 676 classes disposent déjà toutes de ventilateurs, 130 classes réparties sur 18 écoles sont équipées de brasseurs d’air, et d’ici fin 2026, 150 classes auront en moyenne de 4 brasseurs d’air par classe d’ici fin 2026.

    « Nous avons aussi 12 écoles qui sont équipées de salles fraîcheurs », reprend la première magistrate. C’est-à-dire des salles climatisées. On en comptera quatre de plus d’ici fin 2026. Un déploiement qui va se poursuivre jusqu’à ce que tous les établissements en soient dotés.

    « Mais il faut des solutions durables pour adapter les écoles aux fortes chaleurs », insiste Josée Massi. Et sur ce point la Ville a entrepris un grand plan de végétalisation des cours d’école qui a abouti à faire baisser en moyenne de 3 à 5 degrés la température. Commencé en 2023, 11 écoles déjà en bénéficient ou vont en bénéficier fin 2026.

    Les écoles restent ouvertes

    Des solutions innovantes ont également été mises en place, sur la maternelle de la Cité de l’Épargne avec une ombrière photovoltaïque installée sur la cour.

    Sans compter la rénovation thermique des bâtiments et la construction de groupes scolaires, comme celui de Saint-Roch qui va se terminer l’année prochaine.

    Pour répondre aujourd’hui aux conditions exceptionnelles, la Ville travaille depuis le début de cet épisode caniculaire en étroite collaboration avec l’inspection d’académie afin de définir conjointement les mesures les plus adaptées à la protection des enfants pour les six derniers jours d’école. « Toutes les écoles vont rester ouvertes, néanmoins, les familles seront invitées à garder les enfants à domicile lorsqu’elles en ont la possibilité, et si c’est leur choix », déclare Josée Massi.

    Mais, poursuit-elle, il sera demandé aux équipes de l’Éducation nationale d’adapter les activités de l’après-midi pour les rendre compatibles avec l’épisode caniculaire. Des activités calmes qui seront organisées dans les espaces les plus tempérés des établissements. Et afin d’accompagner les équipes éducatives, la Ville va mettre à disposition un animateur dans chaque école élémentaire. Il interviendra en complément des enseignants afin lui aussi de proposer des activités adaptées aux fortes chaleurs. « Nous sommes parfaitement mobilisés pour protéger les enfants dans cet épisode exceptionnel », assure la maire de Toulon.

    Le Dasen, Jean-Roger Ribaud, a remercié la Ville « pour l’engagement et le travail qui est réalisé pour améliorer les conditions de vie des élèves et des personnels enseignants et non enseignants, à la fois sur du long terme, du moyen terme et puis là, sur l’urgence ».

    Et de conclure : « Le renforcement d’un animateur va permettre d’adapter les enseignements et l’organisation en fonction de chaque école, et d’accueillir les élèves dans les meilleures conditions. »

    Loin des discours démagos de l’extrême droite, Toulon s’emploie donc à la fois à répondre à l’urgence et construire l’avenir.

  • PFAS : Fos change son alimentation en eau

    PFAS : Fos change son alimentation en eau

    Les pouvoirs publics jouent la carte de la transparence, après des mois de silence. Ce 24 juin, la Ville de Fos-sur-Mer a organisé une réunion publique au sujet de la qualité de l’eau distribuée à la population, qui dépend de la nappe phréatique de la Crau. Ce rendez-vous fait suite aux révélations de Marsactu sur une contamination partielle de cette réserve (qui alimente 270 000 personnes) aux polluants éternels (PFAS).

    Ces composants chimiques très stables, développés dans les années 1950 pour l’industrie, sont depuis peu scrutés en raison de leur toxicité pour l’homme. Depuis le 1er janvier, une directive européenne impose la surveillance des 20 plus toxiques dans l’eau de consommation.

    C’est au cours d’une campagne exploratoire préalable à cette réglementation que l’Agence régionale de santé (ARS) s’est aperçue, en mars 2025, d’un quasi-dépassement des seuils dans le forage de Fanfarigoule, qui alimente la commune de Fos depuis 1974. Cécile Moriano, responsable du service santé environnement de l’établissement, explique : « La médiane était assez proche de la limite [fixée à 0,1mg/L, Ndlr.] : 0,08mg/L. Nous avons pris des mesures de gestion de manière réactive. » Depuis février 2026, la population fosséenne est alimentée par le puits de Tapiès, dont les niveaux de pollution sont « 20 fois inférieurs au seuil », selon le maire d’extrême droite Philippe Maurizot. Ces travaux d’interconnexion représentent un investissement d’un million d’euros réalisé par la Métropole.

    Par principe de précaution, les villes de Fos-sur-Mer et de Saint-Martin-de-Crau ont toutes deux pris un arrêté municipal d’interdiction de consommation de l’eau des forages privés à des fins alimentaires.

    Le forage de Ventillon, alimentant les bassins ouest du Grand port maritime de Marseille (GPMM), est lui aussi concerné par cette pollution aux PFAS, qui dépasse 6 à 7 fois les valeurs réglementaires. La consommation d’eau a été interdite par un arrêté préfectoral sur le site, où des filtres ont depuis été installés. Le parquet de Marseille a ouvert une enquête préliminaire suite à une plainte déposée par l’établissement portuaire en 2025.

  • Coopérer, fédérer, pour mieux protéger les espaces forestiers

    Coopérer, fédérer, pour mieux protéger les espaces forestiers

    Hauts floqués du nom des organisations qu’ils représentent, carnet en main pour certains, parlant français ou espagnol, ils sont une dizaine à s’être retrouvés sur le site de la pépinière expérimentale de Cadarache, tenue par l’Office national des forêts (ONF). Tous, sont issus des 18 partenaires qui composent le projet Interreg Sudoe Cooptree, lancé « dans une démarche d’adaptation au changement climatique des forêts sur le sud ouest européen, précise Raphaël Delpi, représentant de Forespir, chef de file du projet. Si la région Paca n’est pas incluse dans le territoire d’intervention, elle reste intéressante en tant que région méditerranéenne. On est hors zone aujourd’hui, pour un apprentissage technique. » Le projet Cooptree, lancé en janvier 2024, mené jusqu’en décembre 2026, permets aux partenaires du projet de partager des connaissances sur différentes espèces d’arbres, leurs résistances aux conditions climatiques… Notamment dans un contexte de climats plus secs, plus chauds, chaque année. « Par cette coopération, chacun montre ce qu’il connaît mais de l’autre côté, chacun cherche de l’information chez les autres. Quand nous (ONF) projetons le projet à 2100, on sait qu’on va voir de plus en plus de problèmes pour un certain nombre d’espèces autochtones, pour qu’elles puissent vivre, pour qu’on puisse avoir un couvert forestier même si on ne pense pas à la production. C’est encore pire dans le sud de la France : demain, le climat ici sera celui de Séville (…) actuellement, tous les pays européens sont en recherche de ressources génétiques pour leurs forêts », précise Erwin Ulrich, pilote de la mission adaptation des forêts au changement climatique, au niveau national. D’où, les rencontres régulières, en France, dans les pays ibériques, au Portugal… Après Cadarache, le groupe s’est dirigé vers le Mont Ventoux.

    Expériences à Cadarache

    Avant de se rendre dans le Vaucluse, ce sont sous les serres de la pépinière de Cadarache, ou des milliers de plants forestiers sont soumis à diverses expérimentations, que le groupe s’est attardé. Plus précisément, sur le dispositif expérimental travaillé autour du pin de Salzmann, soumis, dans l’une des nefs de la serre, à plusieurs niveaux de stress hydrique. « Le stress a démarré fin février, on va le poursuivre jusqu’à fin août. On le fait sur une saison », précise Jérôme Reilhan, responsable ONF de la pépinière, en charge de détailler le projet, sans pouvoir, à ce stade, fournir de conclusions. Au gré des rangées sous serre, des panneaux enfoncés dans les plans indiquent le pourcentage des modalités de capacité de rétention en eau des substrats. Entre les plants, un robot sur une rampe mobile qui se déplace dans la nef, gère l’arrosage. Si l’expérimentation arrivera à expiration, « on espère que la coopération va continuer à fonctionner, conclut Brigitte Musch, cheffe du département ressource génétiques à l’ONF. Il faut de la coopération sur la conservation de ressources génétiques. Elles sont, dans certaines zones, en danger dû au réchauffement climatique au sens large du terme (…) L’idée est d’avoir cette coopération pour mettre en sécurité ces ressources génétiques. Ce, de manière transfrontalière. On y travaille avec nos collègues andalous. »

    Eva Bonnet-Gonnet

  • SolarinThau : l’huître et le solaire à l’essai 18 mois

    SolarinThau : l’huître et le solaire à l’essai 18 mois

    Présentée comme une première en Méditerranée, une structure flottante de 53 mètres sur 8 baptisée SolarinThau, qui associe élevage de coquillages et production photovoltaïque, a été installée sur l’étang de Thau. Ses promoteurs y voient une réponse au vieillissement des tables conchylicoles et aux difficultés économiques de la filière. Pendant 18 mois, cette expérimentation devra vérifier si ce modèle peut constituer une alternative pour les quelque 2 600 tables conchylicoles de l’étang.

    Conchyliculteur depuis huit ans, Yannick Desplat se dit séduit par l’idée d’ « allier écologie et énergie solaire. » Mais il reste prudent après les premiers essais d’ancrage. Cette prudence s’explique notamment par les premiers essais réalisés sur la lagune. Dans un communiqué publié le 16 juin, le consortium réunissant le Comité régional de conchyliculture de Méditerranée, SolarinBlue et le SMBT reconnaît que « la solution d’ancrage retenue n’est pas suffisante pour garantir un maintien en position durable de la table sur toute la durée de l’expérimentation ».

    Un prototype confronté

    à la réalité du terrain

    « Le but au départ était de développer des amarres plus écologiques et moins impactantes pour le milieu. Mais entre la modélisation informatique et les conditions réelles sur l’eau, il y a parfois un écart », explique Fabrice Grillon, directeur du CRCM. « Cela reste un prototype. La première prouesse a déjà été de construire cette table, de la mettre à l’eau puis de l’amener jusqu’à la zone conchylicole. Les défis qui restent sont de sécuriser l’ancrage, vérifier l’impact environnemental du dispositif et réussir la production d’huîtres dans ces conditions », poursuit-il.

    Le consortium espère désormais redéployer la plateforme dans les prochaines semaines. Une nouvelle date d’inauguration sera ensuite fixée afin de lancer officiellement la phase d’expérimentation et les premières cultures d’huîtres.

    Amélia Siapo

  • À Montpellier, du biogaz produit à partir des eaux usées

    À Montpellier, du biogaz produit à partir des eaux usées

    Nouvelle étape franchie dans le projet de modernisation de la station d’épuration Maera, à Lattes. Le 4 juin, a été mise en service une unité de production de gaz vert, du biométhane. Concrètement, la méthanisation des déchets alimentaires, des fumiers ou des boues de la station d’épuration permettra de créer du biogaz, qui sera directement injecté dans les réseaux de GRDF. Ainsi, 9 000 logements pourront être alimentés en gaz à l’année, ou 3 000 logements en eau chaude et en chauffage ou encore 124 bus du réseau de la TAM. Une manière de lutter contre le dérèglement climatique, le biogaz étant une énergie renouvelable, contrairement aux énergies fossiles comme le gaz issu des hydrocarbures. La Métropole dirigée par le socialiste Michaël Delafosse ambitionne de tripler sa production de biogaz d’ici 2029, passant de 10 GWh à 32 GWh.

    Car cette mise en service s’inscrit dans un vaste projet de modernisation de la station d’épuration. « C’est un chantier représentant 165 millions d’euros, le plus grand de la métropole depuis que la ligne 5 de tramway est terminée. Dans ce cadre-là, il y a tout un ensemble d’opérations qui ont été faites. On a augmenté le volume d’équivalent de traitement pour l’assainissement, mais aussi il y a plusieurs choses qui ont été faites sur les capacités en termes de production d’énergie. On va donc avoir trois types de production d’énergie. La production de création de gaz et d’injection de gaz. Bientôt, on aura une unité de valorisation énergétique des boues qui va permettre de produire de l’énergie et en plus, on aura tout un tas d’installations photovoltaïques. Là on est à la première phase de la réinjection de gaz à travers la production de méthane », détaille Manu Reynaud, élu à la Métropole et président de la Régie des eaux de Montpellier Méditerranée Métropole. Ainsi, en 2028, près de 10% du gaz consommé sur la métropole sera d’origine renouvelable et produit localement.

    Maera, une station

    à énergie positive

    Une manière, pour la collectivité, d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, dans le cadre de son Plan climat air énergie territorial et solidaire (PCAETs) et de faire de Maera, une « station à énergie positive ». Comprendre : la station produira plus d’énergie qu’elle n’en consomme. Pour ce faire, une seconde tranche d’injection de biogaz sera mise en service. La future UVE (unité de valorisation énergétique) – qui pourra générer jusqu’à 24 GWh – et la pose des futurs panneaux photovoltaïques permettront aussi d’atteindre cet objectif. « Les boues restantes des eaux usées seront traitées au sein de cette future UVE pour nous aider à produire de la chaleur. Il restera de ce traitement thermique des cendres qui seront valorisées », précise Laurence Burgaud, directrice déléguée de la Régie des eaux de la métropole. Ainsi, Maera devrait produire deux fois plus d’énergie qu’elle en consomme.

    En ligne de mire également, la souveraineté énergétique, dans un contexte de chaos sur la scène internationale. En se répercutant sur le prix de l’énergie, les conséquences des guerres mettent en évidence la dépendance de l’Hexagone à l’égard de certains pays, notamment la Russie ou l’Algérie. « Cette question est essentielle pour toutes nos politiques publiques. On essaie de trouver toutes les technologies qu’on peut avoir sur nos différentes productions qui sont intégrées au PCAETs », soutient Manu Reynaud.

    Un objectif que la métropole tente d’atteindre grâce à Maera mais aussi par le triplement des réseaux de chaleur existant sur son territoire, notamment via la construction de chaufferies bois mais aussi par la géothermie, la réutilisation de la chaleur des eaux usées à Beausoleil ou celle issue des datacentres à Eureka. D’ici quatre ans, pas moins de 45 000 foyers seront raccordés aux réseaux de chaleur. Autant d’actions montrant que Montpellier veut prendre le train de la transition énergétique.

  • La stratégie globale des pompiers face au risque d’incendie

    La stratégie globale des pompiers face au risque d’incendie

    Les sapeurs-pompiers sont sur le qui-vive. Alors que l’hexagone connaît des niveaux records de températures, les premiers départs de feu en bord de route sont enregistrés par le Service départemental d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône (Sdis 13). « C’est significatif, assure son directeur le colonel Jean-Luc Beccari. On assiste à une accélération du dessèchement de la végétation superficielle. On bénéficie d’un bon apport des pluies du début de printemps pour la sécheresse profonde, mais aujourd’hui ça s’atténue. Cette semaine va peut-être faire basculer la situation. »

    Avec une éventualité qui nécessite une grande vigilance : la dispersion des moyens aériens nationaux en cas d’accentuation du risque incendie dans les départements plus au nord de la zone de défense.

    De leurs côtés, les pompiers du 13 se préparent. Ce mardi 23 juin, la caserne de Coudoux forme des cadres dits « HBE », pour hélicoptères bombardiers d’eau. Au-dessus du vallon de l’Aigle, un pilote s’entraîne et effectue des va-et-vient entre le canal situé en contrebas et les équipes au sol avec une précision horlogère.

    Cette année, le département dispose de deux engins pour la saison estivale, soit un budget de 800 000 euros (sur 4,1 millions d’euros au total pour le Sdis). Le commandant Jean-Philippe Rey, responsable de l’équipe HBE qui compte 27 hommes dont trois pilotes, explique : « On établit une stratégie globale, mais le fait d’avoir un moyen aérien projetable très rapidement augmente nos chances de traiter le feu au moment de l’éclosion. » Ces hélicoptères permettent aussi d’embarquer les 236 sapeurs-pompiers du Détachement d’intervention héliporté (DIH) pour les déposer au plus près des sinistres difficiles d’accès, comme celui du massif de Marseilleveyre ce week-end.

    « Diversifier la boîte

    à outils opérationnels »

    Cette année, plusieurs nouveaux dispositifs sont expérimentés. Parmi eux, le module de Surveillance et d’intervention sur les grands axes routiers (Sigar) : « Lors des journées à fort danger, deux camions seront positionnés et prêts à bondir sur les autoroutes, car les départs en bord de route sont un énorme problème », explique Richard Mallié, président du Sdis 13.

    Face à l’intensification du risque incendie, « on continue de progresser et de diversifier notre boîte à outils opérationnels », affirme le colonel Jean-Luc Beccari. D’un point de vue matériel, une politique d’accroissement des capacités d’actions terrestres permet au Sdis de se doter de deux nouveaux véhicules lourds pour atteindre les 20 camions-citernes 13 000 litres l’an prochain. D’un point de vue humain, le service départemental mène un plan de recrutement jusqu’en 2028 pour augmenter le nombre de sapeurs pompiers professionnels et atteindre un effectif de 1 400.

  • Un futur centre de tri des collectes sélectives à La Farlède

    Un futur centre de tri des collectes sélectives à La Farlède

    Ce centre moderne devra répond aux besoins du territoire couvrant 44 communes.

  • Circulation différenciée et piscines gratuites à Marseille

    Circulation différenciée et piscines gratuites à Marseille

    Face aux fortes chaleurs, la Ville de Marseille annonce déployer un dispositif qui restera actif « jusqu’à la fin de l’épisode caniculaire ». Les douze piscines municipales sont ainsi gratuites et accessibles dès 10h. La plage des Catalans reste, elle, ouverte 24 heures sur 24, tout comme certains parcs municipaux, accessibles jusqu’à 21h chaque jour. De nombreux établissements publics – musées, bibliothèques ou maisons de quartier – sont climatisés et prêts à accueillir le public.

    Le Samu social distribue de l’eau et des « kits canicule » aux personnes sans-abri lors de ses maraudes, tandis que le Centre communal d’action sociale (CCAS) « doublera les quantités d’eau livrées au domicile des personnes âgées », indique la Ville.

    Préfecture et Département mobilisés

    Avec la pollution de l’air à l’ozone, la préfecture applique la circulation différenciée à Marseille à compter de ce mardi, de 6h à 23h59. Seuls les véhicules équipés d’une vignette Crit’Air verte, Crit’Air 1 ou 2 sont autorisés à circuler dans la Zone à faibles émissions. Les autres véhicules, ainsi que ceux dépourvus de vignette, ne pourront pas accéder à cette Zone. Par ailleurs, les utilisateurs du système « Levélo » bénéficient de « la gratuité des 30 premières minutes de chaque trajet ». Le Département des Bouches-du-Rhône active aussi un plan : lieux climatisés ouverts, suivi des personnes âgées isolées, adaptation des activités, mobilisation des Maisons du Bel Âge et renforcement des mesures dans les Ehpad et structures médico-sociales.

  • Un réseau régional pour défendre une santé planétaire

    Un réseau régional pour défendre une santé planétaire

    L’environnement a un impact sur notre santé. C’est à partir de ce constat simple que l’Agence régionale biodiversité environnement (Arbe), sous l’impulsion de l’Agence régionale de santé (ARS), a lancé ce lundi le réseau régional « Une seule santé ». Une centaine de professionnels de la recherche, de la santé, de l’environnement et des collectivités se sont réunis à l’Institut méditerranéen de la ville et des territoires pour ce lancement.

    Cette approche, qui intègre l’environnement dans les réflexions autour de la santé, est apparue dans les années 2000 au sein des agences internationales, avant de s’imposer progressivement dans les politiques publiques et les collectivités. L’idée principale est que les santés humaine, animale et végétale sont interdépendantes et liées à celle des écosystèmes dans lesquels elles évoluent. Il devient donc impossible de penser la santé sans prendre en compte l’environnement dans lequel vivent les populations.

    « Ce type d’approche permet d’arrêter de travailler chacun dans son coin et de faire dialoguer des domaines qui sont parfois hermétiques les uns aux autres », s’enthousiasme Thomas Margueron, responsable santé environnement de l’ARS. Lancé en 2024, le projet est porté par l’Arbe, choisie par l’ARS. L’objectif est de créer des synergies entre les différents acteurs, notamment à travers des groupes de travail ainsi qu’un annuaire commun pour faciliter les échanges.

    Pour cette première année, trois axes de travail prioritaires ont été définis : remettre de la nature en ville, développer la prescription de nature pour les patients et renforcer la surveillance des zoonoses, ces maladies infectieuses transmises à l’homme par les animaux.

    Engager les collectivités

    L’ambition est également d’engager les collectivités dans ces démarches, « car ce sont elles qui ont les principaux leviers d’aménagement du territoire », insiste Audrey Michel, directrice de l’Arbe région Sud. Cela concerne notamment la végétalisation des villes, l’alimentation ou encore la qualité de l’air. « Notre rôle [en tant qu’agences régionales] est d’accompagner les collectivités dans leur démarche. Et d’avoir des applications concrètes de cette approche. »

    Un réseau régional d’autant plus riche que de nombreuses expérimentations existent déjà sur le territoire, comme à l’hôpital du pays salonais ou à la Ville de Marseille, qui a créé une direction dédiée à cette question. Un réseau pour réfléchir ensemble et s’inspirer des initiatives existantes.

  • Pleins feux sur les dispositifs contre les feux de forêts

    Pleins feux sur les dispositifs contre les feux de forêts

    Il y a une semaine, c’est à Villeneuve-les-Avignon que le premier incendie marquant de l’année s’est déroulé. Dans la commune gardoise certes, mais mitoyenne d’Avignon où 3 hectares ont brûlé en zone résidentielle nécessitant l’intervention d’un canadair et de 100 pompiers dont 28 venus du Vaucluse voisin. Hasard du calendrier, le lendemain la préfecture présentait, dans une forêt de Lioux, son dispositif annuel et estival de prévention et lutte contre les feux de forêts.

    Une thématique prégnante en cette période caniculaire alors que le Vaucluse est placé depuis vendredi en vigilance rouge, avec risque incendie élevé. « Le défi est de taille : avec 150 000 hectares de forêts, soit 43% de la surface du département, le Vaucluse doit préserver son patrimoine naturel face aux premières canicules estivales, c’est près de 10% de la population qui se trouve en zone à risque », campe la préfecture, épaulée dans ce dispositif par le Département, la Région et ses éco-gardes dans les parcs naturels régionaux du Luberon et Mont-Ventoux, mais aussi évidemment le Sdis (service incendie et de secours), la gendarmerie, l’Office national des forêts ou les 28 agents du syndicat mixte forestier de Vaucluse.

    « La prévention, notre meilleure assurance »

    Toutefois, « la prévention est notre meilleure assurance », souligne Dominique Santoni, présidente (LR) du Département. Car malgré l’ampleur du dispositif -3 400 sapeurs-pompiers professionnels et volontaires-, l’essentiel de la vigilance repose sur la population. « Un feu de végétation démarre du sol et, dans 9 cas sur 10, est d’origine humaine, rappelle la préfecture. En outre, 8 feux sur 10 démarrent à moins de 50 m d’une habitation. » D’où l’importance de respecter les obligations légales de débroussaillement, obligatoire dans un périmètre de 50m autour des bâtiments et installations de toute nature.

    Pour parer aux incendies, 225 citernes d’eau de 60 à 120m3 sont installées dans les massifs et quelque 2 800 hectares de surfaces ont été débroussaillées en bordure de pistes, « permettant aux pompiers d’assurer une lutte efficace contre les incendies de forêt », précise la préfecture. Chaque jour jusqu’à mi-septembre, l’accès aux massifs est réglementé et soumis aux aléas météo. « Les bons comportements passent par l’interdiction des barbecues, usage de feux d’artifice et des jets de cigarettes », martèle le préfet, Thierry Suquet. L’ensemble du dispositif est piloté par un plan départemental qui s’achève cette année et fait actuellement l’objet d’une nouvelle mouture.