Category: environnement

  • À Avignon, Faites écho évolue pour mieux accueillir le public familial

    À Avignon, Faites écho évolue pour mieux accueillir le public familial

    Depuis 2023, le Grand Avignon a mis en place, Faites écho, un rendez-vous annuel de sensibilisation autour de l’environnement. Depuis, chaque année, si le lieu reste le même (centre de loisirs de la Barthelasse), l’événement est ajusté dans sa durée ou programmation. Pour la 4e édition, qui se déroule de ce jeudi à samedi, la dernière journée évolue grandement. Là où avant, chacun était libre d’aller et venir en déambulant au gré des animations ou conférences, le Grand Avignon souhaite cette année mieux encadrer et accueillir le public. « Les gens étaient parfois un peu perdus, avec une visite peu structurée, là ils seront pris en main et guidés sur six ou trois ateliers », précise la collectivité.

    L’entrée, toujours gratuite, se fera uniquement sur inscriptions * avec présence à la journée ou demi-journée (10h-17h ou 10h-13h et 14h-17h). Destinée aux 8-25 ans et à leurs accompagnateurs, la journée, par groupes de huit, permettra de découvrir le Rhône en kayak, participer à un escape game sur la biodiversité, explorer l’île de la Barthelasse à vélo, grimper dans les arbres, rencontrer des spécialistes de la faune locale ou encore s’initier aux risques naturels. Mais le Grand Avignon mise aussi sur des ateliers/animations communs pour que les groupes se rencontrent, débattent et trouvent des solutions autour de l’écologie.

    Les jeudis et vendredis restent consacrés aux scolaires. Plus de 120 classes de 12 communes, soit 2 867 élèves sont inscrites. Elles participeront à des ateliers thématiques de 45 minutes avant de déambuler dans la ville reconstituée. Les élèves aborderont des sujets tels que la qualité de l’air, la gestion des déchets, la biodiversité, l’eau, l’énergie, la mobilité ou encore le climat.

  • Les zostères repeuplent l’étang de Berre

    Les zostères repeuplent l’étang de Berre

    Dans les années 1960, les zostères tapissaient 6 000 hectares du fond de l’étang de Berre. Quarante ans plus tard, il ne restait plus qu’un hectare de ces herbiers. La faute à de multiples dégradations, entre les pollutions industrielles des usines, les rejets des stations d’épuration et l’eau douce apportée par les bassins-versants et la centrale EDF de Saint-Chamas, qui eutrophisent les milieux. « Et puis il y a une petite inversion, raconte Raphaël Grisel, directeur du Gipreb, le syndicat mixte en charge de la réhabilitation de la lagune salée. C’était très lent au début, à tel point qu’on ne s’en est pas immédiatement rendu compte. »

    Depuis 2024, à la suite de la crise écologique d’anoxie de 2018 qui a fait reculer cette progression de moitié, la structure accompagne ce processus de recolonisation en menant des opérations de transplantation d’herbiers de zostères, chaque année.

    Cette espèce protégée, surnommée « ingénieure d’écosystème », est le véritable poumon de la lagune : refuge, lieu de reproduction et zone d’alimentation pour les poissons, elle produit également de l’oxygène, constitue des puits de carbone et est un bouclier contre l’érosion des côtes.

    3 600 plants

    Parmi les six sites retenus autour de la lagune pour recevoir les 3 600 plants figure celui de la pointe de Berre. Localisé juste derrière des installations de stockage de LyondellBasell, classées Seveso, il est quasiment inaccessible au public. Seuls les réacteurs des avions qui décollent de l’aéroport Marseille-Provence rompent le silence. Cette tranquillité était l’un des critères de sélection, mais il n’était pas le seul.

    « Notre volonté est d’accélérer un processus naturel, explique Raphaël Grisel. Les cartographies montrent qu’il y a des secteurs où les zostères ne poussent pas par générations spontanées. C’est dans ces endroits qu’on les met de manière préférentielle pour qu’elles puissent essaimer. Avec l’aide de chercheurs qui ont fait des modélisations, on a trouvé des endroits où les boutures vont pouvoir reprendre. »

    D’un côté de la pointe, les équipes prélèvent des mottes. De l’autre, ils les transplantent en adoptant des formes particulières. « Le triangle fonctionne bien », confie le directeur du Gipreb. Nicolas Mayot, docteur en biologie marine et chargé de mission scientifique au sein du syndicat mixte, développe : « On a une technique qui marche, mais on essaye encore d’optimiser le nombre de mottes que l’on peut mettre pour avoir le meilleur ratio. On va suivre ça avec des survols en drone pour affiner notre méthode. »

    La méthode est d’ores et déjà efficace, puisque les résultats observés « sont les meilleurs d’Europe ». « On en est fiers », assure Nicolas Mayot. En moyenne, la surface transplantée est multipliée par 100. Depuis 2024, 8 m² ont repeuplé plus de 750 m2 (selon les mesures de 2025). « Entre le naturel et ce que l’on a repeuplé, on gagne environ 15 ha par an », précise Raphaël Grisel. La dynamique est bonne, mais l’objectif de 1 500 ha fixé par la directive-cadre sur l’eau est loin d’être atteint.

    Sur cette anse de la pointe de Berre, les équipes du Gipreb ont « quasiment restauré 5 000 m² de zostères » en l’espace de deux ans. Le biologiste pense pouvoir prélever dans les transplantés dès l’an prochain. « C’est un cercle vertueux. »

    Il prévient tout de même : « Il y a une grosse mode sur la transplantation, mais il ne faut pas sauter les étapes. D’abord, on identifie la source de dégradation, puis on la corrige et ensuite on restaure, sinonn c’est vain. »

    « Un des paramètres majeurs pour la pousse des zostères est la transparence de l’eau », souligne le directeur du Gipreb. « Jusque-là, les matières en suspension des apports d’eau douce d’EDF créaient une gêne, mais aussi l’azote et le phosphore apporté par tout le bassin-versant, la centrale Saint-Chamas, mais aussi les stations d’épuration, les rivières etc. qui favorisent le phytoplancton qui empêche la lumière de pénétrer au fond. »

    Le protocole signé en 2023 entre le Gipreb et l’énergéticien pour interdire les rejets durant l’été et l’amélioration du réseau d’assainissement ont « eu un rôle évident » dans la restauration des herbiers, au moins dans les zones de faible profondeur. Désormais, le syndicat mixte aimerait atteindre les 3 mètres. « À cette profondeur, si tout est colonisé, on aurait 1 000 ha de zostères », révèle Raphaël Grisel.

  • [Cadmium] Des tests remboursés mais pas pour tous

    [Cadmium] Des tests remboursés mais pas pour tous

    La bombe sanitaire liée au cadmium est-elle en passe d’exploser ? La pollution de ce métal lourd et sa dangerosité pour la santé (défini comme un cancérogène par l’Organisation mondiale de la santé depuis 1993) font désormais régulièrement la une des médias. Une récente étude de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) montrait ainsi qu’un Français sur deux avait accumulé trop de cadmium dans son organisme.

    Face à ces résultats, l’Assurance-maladie et les syndicats de biologie médicale ont conclu un accord début avril pour rembourser les tests à partir de cet été. Ce dépistage, qui coûte 27,50 euros, sera pris en charge à 60% par l’Assurance-maladie et à 40% par les complémentaires santé. Mais seuls ceux vivant dans une zone jugée contaminée et les salariés de l’industrie au contact du cadmium seront remboursés.

    Une stratégie critiquée

    Ce choix d’un dépistage géographique, préconisé par la Haute autorité de santé en 2024, a rapidement été fustigé par les médecins. « Dépister selon le lieu de résidence ne tient pas la route », affirme ainsi François Simon, médecin retraité membre de l’association pour la dépollution des anciennes mines de la Vieille Montagne (AdamVM), basée dans les Cévennes gardoises, qui alerte depuis longtemps sur la dangerosité du cadmium. « Selon l’Anses 48% des Français ont des valeurs toxicologiques de référence au-dessus des normes admises, donc ça ne dépend pas uniquement de la zone géographique. On risque d’être contaminé avant tout par son alimentation. Ce n’est donc pas le lieu de résidence qui est important. » En effet l’Anses précise que la première source de contamination vient de l’alimentation, le cadmium étant très présent dans les pommes de terre, le chocolat, les céréales, le riz ou les biscuits…

    Autre problème : pour définir les zones où la pollution serait la plus importante, l’État s’appuie sur une carte réalisée en 2011 par le Groupement d’intérêt scientifique (GIS). « Cette carte n’est pas actualisée. Il y a donc beaucoup de réticence autour de cette carte très ancienne. En plus, la France a une dérogation pour l’épandage des engrais phosphatés avec 90 mg/kg alors que l’Union européenne réclame un maximum de 60 mg/kg et l’Anses, depuis 2019, réclame que ce soit à 20 mg/kg. La pollution des sols français n’a pas cessé ces dernières années donc cette carte est caduque », ajoute François Simon.

    La question se pose aussi de la démarche à suivre si le test est positif, car aucun protocole n’a été arrêté. « Les médecins n’ont pas de formation sur le sujet et ne connaissent pas les pathologies que ça engendre », explique François Simon qui demande avant tout de changer de modèle agricole : « Pendant longtemps, on a regardé ailleurs et maintenant ça nous explose au visage. C’est un problème politique et il faut maintenant de la volonté. Il faut diminuer les engrais phosphatés tout de suite, pas en 2038 comme c’est prévu aujourd’hui. Combien faut-il de cancers pour qu’on prenne des mesures immédiates ? »

  • Le Devoluy éteint ses lumières pour mieux voir le ciel

    Le Devoluy éteint ses lumières pour mieux voir le ciel

    « C’était l’action la plus rapide à mettre en place pour diminuer la facture d’énergie. » Depuis son arrivée à la mairie du Dévoluy en 2022, Alexandra Butel, a fait de la réduction de la consommation électrique de l’éclairage public un chantier majeur. Avec la hausse des prix de l’énergie, c’était « indispensable », selon elle.

    Pour cela, la commune a entrepris, depuis 2024, de passer à un éclairage LED pour ses plus de 800 lampadaires, dont 78% fonctionnent encore avec des lampes à sodium haute pression. La première phase de rénovation, actuellement en cours, concerne les 40 hameaux du Dévoluy. En 2027, ce sera au tour des stations, avec pour objectif de réduire de 67% la consommation électrique liée à l’éclairage.

    En parallèle, la mairie a mis en place l’extinction de l’éclairage public de minuit à 5h du matin. Une initiative de plus en plus adoptée par les municipalités, afin de réduire la consommation d’énergie tout en redonnant aux habitants l’accès à un ciel étoilé. « Depuis Le Dévoluy, la première agglomération voisine c’est Gap, qui émet une petite auréole orange, mais là-bas aussi l’éclairage a diminué », commente Alexandra Butel. La municipalité de Gap a en effet mis en place une extinction partielle de son éclairage public pendant la nuit, depuis 2022. Une initiative adoptée également depuis quelques années par Veynes ou Embrun, entre autres.

    Réduire l’éclairage nocturne présente des bénéfices en matière de santé publique, selon les scientifiques, et diminue aussi les perturbations causées par la lumière artificielle à la biodiversité. L’extinction nocturne fait donc d’une pierre deux coups : la commune réduit sa facture énergétique, atténue l’impact négatif sur les espèces locales et valorise son ciel étoilé, déjà reconnu et prisé. Le Dévoluy abrite en effet, sur le plateau de Bure, les douze antennes de radioastronomie de l’observatoire NOEMA, parmi les plus puissantes au monde.

    Devenir un village étoilé

    « Le Dévoluy se prête bien à ce qu’on conserve sa richesse naturelle. Pour nous, cette philosophie était un peu logique à adopter, explique Alexandra Butel. La transition s’est faite simplement, sans levée de boucliers, je crois même que les habitants étaient en attente de passer à l’extinction. On a eu aussi des retours positifs de visiteurs qui viennent pour observer le ciel la nuit. à peine on monte un petit peu, on a vite un point de vue à 360 degrés. » Une fois le programme achevé, courant 2027, la municipalité souhaite candidater à l’obtention du label « Village Etoilé », décerné par l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes (ANPCEN).

  • Incinérateur : Suez peine à convaincre lors de la réunion

    Incinérateur : Suez peine à convaincre lors de la réunion

    Quelles seraient les conséquences d’un incinérateur pour la qualité de l’air ? Pour la nappe phréatique de la Crau ? Quel impact ce projet pourrait-il avoir sur le cadre de vie des Istréens, que ce soit au niveau du trafic routier ou des nuisances olfactives ?

    Les questions et inquiétudes qui entourent le projet « Istres recyclage et énergie » (IREN) de Suez sont nombreuses. Ce lundi soir, une deuxième réunion publique a été organisée au sein de l’auditorium de l’hôtel de ville pour que les habitants puissent obtenir des réponses du porteur de projet, installé sur le site de la Grande Groupède, dans la zone de l’Écopôle du Tubé Ouest, depuis 2013.

    Guillaume Le Goff, directeur territorial de la multinationale, rappelle : « On a une loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte qui nous contraint à réduire les capacités de stockage par enfouissement de 50% entre 2010 et 2025. » Dans la région, plusieurs installations vont fermer d’ici 2035, à l’instar de Septèmes-les-Vallons, les Pennes-Mirabeau ou Gardanne, supprimant environ 350 000 tonnes de capacité. « On va se retrouver face à un mur de valorisation des déchets de 362 000 tonnes, affirme Guillaume Le Goff. Si on ne fait pas émerger un projet comme celui d’Istres, on va être dans une situation compliquée. »

    Ce projet à 250 millions d’euros consisterait à ajouter une chaufferie pour combustibles solides de récupération, fabriqués à partir de déchets non dangereux et non recyclables, et une unité de méthanisation pour produire de l’électricité, du biométhane et des intrants agricoles. 80% des déchets admis en valorisation énergétique proviendraient de la région avec une distance moyenne de transport de 80km.

    « On est saturés »

    Dans la salle, l’enjeu est bien intégré. « C’est un bon projet pour éviter l’enfouissement, mais pas ici », pose Gilbert Dalcol, membre de plusieurs associations locales de défense de l’environnement. « Là où le bât blesse, c’est qu’on va avoir de nouveaux camions sur les routes sachant que le port va se développer d’ici quelques années, il parle de créer 10 000 nouveaux emplois. (…) Toute nouvelle industrie apporte une pollution. On est déjà saturés. »

    Concernant le trafic, Caroline Verdier, en charge des autorisations administratives du projet IREN précise : « Nos activités futures vont entraîner un trafic de 230 camions jour. Si on le compare au trafic journalier de la RN569, c’est moins de 2%. »

    Pour le volet émissions, sa collègue Sandrine Person, directrice du projet, présente les modélisations en matière de particules ultra-fines (PM10) : « Les études montrent qu’il n’y a pas d’impact significatif au niveau des poussières émises par nos installations. Idem pour l’ensemble des polluants. » Entre des filtres à manche, un contrôle de la température de la combustion, une neutralisation des acides, une captation des métaux et dioxines et des catalyseurs, Suez compte sur une batterie de technologies pour maîtriser ses rejets et opérer un suivi transparent auprès des pouvoirs publics.

    Malgré ce, dans la population, la pilule ne passe pas. La faute, peut-être, à la méthode ? « Tout a été fait dans le secret », déplore l’adjoint au maire délégué à l’environnement Luc Brezia, qui répète la position de la Ville : « Nous ferons tout pour l’incinérateur ne soit pas à Istres. »

  • À Malaucène, l’agglo maintient sa volonté d’exproprier les papeteries

    À Malaucène, l’agglo maintient sa volonté d’exproprier les papeteries

    Depuis plus de deux ans et le rachat en coopérative des anciennes papeteries de Malaucène, le projet de reconversion va d’embûches en embûches. Pour rappel, ce site de 33 hectares est à l’abandon depuis 2009 et la fermeture des papeteries après cinq siècles d’activité. Après des projets contestés et avortés de villas de luxe, des citoyens réunis au sein de la Scic la Fabrique du Ventoux ont racheté le site. Avec la volonté d’y implanter de multiples activités (zone artisanale, tiers lieu, logements, salle de spectacles, gîtes, terrains sportifs).

    Sauf que sur la partie dite haute du site, à la sortie de Malaucène sur la route du Ventoux, la Cove (communauté d’agglomération Ventoux Comtat Venaissin) a un tout autre dessein : l’implantation d’une zone artisanale, ardemment défendue par le maire, Frédéric Tenon. Lors de la mandature précédente, l’agglo avait engagé à marche forcée son projet, lançant concertation publique et dépôt de dossier auprès de l’autorité environnementale. En juillet dernier, la préfecture avait même pris un arrêté pour autoriser l’accès au site aux « agents de la Cove ainsi qu’aux entreprises mandatées par ses soins pour réaliser des études ».

    La Cove augmente son offre d’achat

    Quelques mois plus tôt, François Paillusseau, président de la Fabrique du Ventoux, dénonçait « une logique d’affrontement ». Des procédures judiciaires ont été engagées contre un arrêté municipal interdisant l’accès total aux papeteries ou l’impossibilité de se raccorder à l’eau ou l’électricité. « Il y a un deux poids deux mesures car dans le même temps, une compétition de trial est autorisée par la préfecture ou, pas plus tard que ce lundi, des militaires se sont présentés sur le site pour s’entraîner assurant avoir eu l’autorisation de la mairie », s’exaspère Alexandrine Meynaud, membre du conseil coopératif de la Fabrique du Ventoux, chargée des relations extérieures. Fin avril, un nouvel arrêté préfectoral vient suspendre le fonds de dotation pour la reconversion des papeteries, pour absence « de comptes annuels et de rapports d’activité ». « C’est rien de dramatique, on a entre-temps fourni les documents », démine Alexandrine Meynaud alors que l’État a, en parallèle, accordé 860 000 euros de fonds pour la relance de friche industrielle.

    C’est dans ce contexte que lundi dernier, trois représentants de la Fabrique du Ventoux ont été reçus par Alain Constant, nouveau président (SE) de la Cove, en présence aussi du maire de Malaucène. « Cela faisait deux ans et demi qu’on demandait à être reçus », apprécie Alexandrine Meynaud. Le passé professionnel d’Alain Constant au sein des papeteries a sûrement compté. « J’y ai travaillé pendant 22 ans jusqu’à être responsable des services techniques, confirme-t-il. Mais les souvenirs et mon histoire personnelle, il faut savoir les mettre de côté et raisonner dans l’intérêt général. » Et dans l’esprit de celui qui est aussi maire de Bédoin, cela s’inscrit dans les pas du mandat précédent. « L’approche globale n’est pas la même mais le besoin concernant les artisans est partagé », campe Alain Constant.

    Sauf que les propriétaires militent pour implanter cette zone sur la partie basse. « Les coopérateurs ne sont pas battus pendant dix ans contre des villas de luxe dans le vallon du Groseau pour se retrouver avec une zone artisanale et l’agrandissement des hangars de 40%, martèle Alexandrine Meynaud. On se fonde sur notre victoire à la cour administrative d’appel qui dit que le vallon est un paysage remarquable dans lequel on ne peut rien construire. C’est notre cheval de bataille. On veut bien travailler avec la Cove sur un projet de reconversion du vallon du Groseau dans la mesure où on ne construit pas de nouvelles structures. »

    Lors de la réunion, une nouvelle proposition d’achat à l’amiable a été formulée à 310 000 euros contre 285 000 euros auparavant. « On va étudier l’offre mais on n’agit pas pour de la spéculation immobilière », prévient Alexandrine Meynaud. Mais la Cove reste bien décidée à avancer. « On est partis pour exproprier mais ce n’est pas parce que la procédure est engagée qu’un rapprochement est exclu, assure Alain Constant. On est à l’écoute pour améliorer notre projet qui est réaliste et financé, où la Cove restera propriétaire. » Le président reconnaît « l’ajout d’une construction à la marge, mais il n’y aura pas d’imperméabilisation supplémentaire ». Des géomètres doivent intervenir en juin pour du bornage, une enquête publique pourrait ensuite démarrer avant la fin de l’année.

  • Abeilles en Seyne, un salon pour sensibiliser sur l’importance de la pollinisation

    Abeilles en Seyne, un salon pour sensibiliser sur l’importance de la pollinisation

    Son rôle au sein de nos écosystèmes est prépondérant. Il l’est aussi pour la pollinisation de nos cultures, dont dépendent près des trois quarts des plantes qui produisent près de 90% de la nourriture mondiale, selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (Unep). Pourtant, l’abeille est de plus en plus menacée par l’activité humaine, mais aussi par le changement climatique qui en résulte. Si bien que 9% des espèces d’abeilles sauvages sont menacées en Europe, et que le taux de mortalité des colonies d’abeilles domestiques en France est estimé entre 20 et 30% par an, deux fois plus que la mortalité naturelle.

    Une situation alarmante qui sera à n’en pas douter largement exposée lors de la 5e édition d’Abeilles en Seyne ce samedi, dès 9h, au domaine de Fabregas. Une journée pédagogique destinée aux citoyens de tous âges, animée par de nombreux exposants.

    Marché de producteurs

    et visites thématiques

    Pour les plus jeunes, une chasse au trésor, diverses activités pédagogiques et manuelles, et un atelier maquillage sont prévus. Les plus grands pourront quant à eux, entre autres, découvrir le métier d’écogarde, créer des hôtels à insectes et des nichoirs, se sensibiliser aux enjeux des espèces exotiques envahissantes, ou encore participer, eux aussi, à des activités artistiques et manuelles sur le thème des abeilles.

    L’événement propose aussi un marché des producteurs (végétaux, miel et produits à base de miel), une exposition dédiée à l’apiculture, ou encore plusieurs visites thématiques (inscriptions sur place) au sein du domaine, pour en apprendre davantage sur la pollinisation et les plantes mellifères.

    De 9h à 17h30, programme
    sur la-seyne.fr

  • La nature invite à sa fête annuelle

    La nature invite à sa fête annuelle

    Visites guidées de parcs, ateliers jardinage, balades naturalistes, événements festifs… Du 20 au 25 mai, les rendez-vous sont nombreux et gratuits dans le Var, le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône et les Alpes. Mer ou montagne, en famille ou en solo, il y en a pour tous les goûts, le site internet dédié permet de se localiser les activités et de pouvoir s’inscrire si besoin.

    Vaucluse

    La communauté d’agglomération Les Sorgues du Comtat décide de prendre un peu d’avance et dès ce samedi 16 mai organise sa 1ère fête de la nature ouverte à tous et gratuite à Althen-des-Paluds de 9h à 17h. Autour du Ventoux, là encore, on décide de prendre un peu d’avance en proposant du 16 au 17 mai, des bivouacs pour Sault et Bédoin sur les traces du loup. Peut-être, aura-t-il un œil sur vous ! Pierre Peyret le guide propose de pister la bête à petits pas en forêt du Ventouret. Ecouter, observer, espérer un indice, l’animal est peut-être là…

    Alpes

    Dans les Alpes-de-haute-provence, à Digne-les-Bains du 20 au 23 mai, ballades, peintures végétales, découvertes du castor ou encore ballade naturaliste pour découvrir les oiseaux. Du côté des Hautes-Alpes, dès le mercredi 20 mai, une balade découverte de la biodiversité de la Durance avec des agents de l’Office français de la biodiversité est proposée à Rochebrune. Le vendredi 22 mai, c’est à Crévoux qu’a lieu l’inauguration de la Mare de Champ Olivier.

    Var

    De La Seyne-sur-Mer jusqu’à Ramatuelle, les propositions ne manquent pas. La ville de Toulon propose une ballade immersive au Mont-Faron le 22 mai dès 9h45, soit un parcours de moins de 2 km, au cœur d’une pinède et d’essences méditerranéennes variées. Du 23 au 24 mai, les Salins à Hyères et le conservatoire du Littoral sont un incontournable pour un dépaysement total entouré de flamants roses.

    Bouches-du-Rhône

    À moins que l’appel du Verdon ne vous entraine dans une balade naturaliste. Vauvenargues, la Sainte Victoire, Arles, Aix-en-Provence ou bien Marseille et les Calanques ? Vous êtes bien dans les Bouches-du-Rhône. Les propositions sont très variées, et il est conseillé de consulter le site de la fête de la nature pour choisir au mieux. Et pour ne rien oublier, la ville de Marseille participe cette année encore au City Nature Challenge. Aux côtés de centaines d’autres villes du monde entier, Marseille va relever le défi lancé par l’Académie des sciences de Californie et le Muséum d’histoire naturelle du Comté de Los Angeles pour valoriser et préserver la biodiversité en collectant le plus d’observations possibles d’espèces végétales et animales avec iNaturalist. Du Frioul au Parc urbain des Papillons, en passant par la ferme du Collet des Comtes de nombreuses sorties encadrées sont proposées. En participant, chacun peut découvrir et faire savoir l’incroyable richesse naturelle du territoire communal, à terre, sur le littoral et en mer. Tout est possible, le territoire vous ouvre grand les bras !

    Fetedelanature.com ressence ville par ville toutes les initiatives labelisées.

  • Deuxième réunion publique à Istres sur l’incinérateur

    Deuxième réunion publique à Istres sur l’incinérateur

    La première réunion avait été un succès. Pas moins de 700 personnes s’étaient rendues l’auditorium André-Noël de la mairie le 29 avril pour en savoir plus sur le projet d’incinérateur, obligeant les services à ouvrir la salle des mariages. Devant cette affluence, la Ville organise un deuxième rendez-vous d’information ce lundi 18 mai, à 18h, au même endroit.

    2 680 contributions

    À Istres, le dossier fait réagir. Installé à la Grande Goupède (Tubé Nord) depuis près de 15 ans, Suez envisage de transformer son centre de tri en chaufferie, en y ajoutant une unité de méthanisation pour traiter 35 000 tonnes de matières organiques chaque année et produire du biométhane et du digestat à destination d’exploitations agricoles du territoire ; mais aussi une unité de valorisation énergétique d’une capacité de 236 000 tonnes de combustibles solides de récupération par an, faits à partir de déchets non recyclables, qui seraient donc traités par incinération.

    « Les deux posent problème », affirme le président de FNE 13 Richard Hardouin, qui avait envoyé un courrier au préfet pour lui demander de prolonger l’enquête publique de deux semaines, jusqu’au 2 juin. Chose faite. Le registre numérique dénombre pas moins de 2 680 contributions. La municipalité est elle-même montée au créneau, affichant une banderole « Non à l’incinérateur » sur l’hôtel de ville.

    « Dans les combats, ce qui est important, c’est la mobilisation, affirme Richard Hardouin. La mobilisation est certaine, et elle est forte. Cela étant Suez est propriétaire du terrain, est déjà en activité, il a le soutien de l’État. (…) Disons que le projet a du plomb dans l’aile, même si le porteur a le droit pour lui. » Pour les opposants à cet incinérateur, tout reste donc à faire.

  • La protection des espaces protégés, enjeu de la surfréquentation

    La protection des espaces protégés, enjeu de la surfréquentation

    Ce partenariat soulève évidemment des questions de gestion et de respect des règles du parc. Durant les dernières saisons, nous avons malheureusement constaté l’arrivée de bateaux non conformes, avec parfois des skippers non agréés » , déplore Gaëlle Berthaud, directrice du parc national des calanques. En tout, on compte « près de 600 bateaux autorisés » à naviguer dans le parc, précise-t-elle. « Dans le lot, une dizaine de bateaux sont 100% électriques, et les autres sont thermiques. » Une gestion du flux incitative qui permet aux sociétés de location d’investir dans des équipements nautiques éco responsables, « sans risquer une concurrence déloyale de la part de ceux qui favorisent le matériel moins cher mais polluant », approuve Amine Gharbi, président de Loca boat 13, loueur professionnel basé au Vieux-Port.

    Contrôler le trafic

    Pour reconnaître ces navires autorisés à pénétrer dans le périmètre du parc national, des drapeaux et des vignettes permettent de les identifier. Pour ce qui est des skippers, une liste est fournie sur le site du parc. « Nos skippers agréés ont suivi des formations de gestes éco-responsables en mer », appuie le président. « Et nos moteurs sont réfléchis pour produire moins de CO2 », ajoute-t-il. Des mesures qu’Amine Gharbi estime « essentielles », pour conserver « notre patrimoine maritime ». À ce titre, il s’inquiète du partenariat entre la plateforme américaine et Click&boat : « Uber fera sortir les bateaux du port et intensifiera le commerce sur le Vieux Port. Mais nous, ce que nous voulons, ce n’est pas du volume, mais de la qualité. Qui contrôlera le respect des réglementations ? » La directrice du parc national des Calanques se veut malgré tout rassurante : « Comme chaque été, nous serons attentifs au trafic sur le parc et multiplierons les contrôles en mer avec les services de l’État. »