Category: environnement

  • Un futur centre de tri des collectes sélectives à La Farlède

    Un futur centre de tri des collectes sélectives à La Farlède

    Ce centre moderne devra répond aux besoins du territoire couvrant 44 communes.

  • Circulation différenciée et piscines gratuites à Marseille

    Circulation différenciée et piscines gratuites à Marseille

    Face aux fortes chaleurs, la Ville de Marseille annonce déployer un dispositif qui restera actif « jusqu’à la fin de l’épisode caniculaire ». Les douze piscines municipales sont ainsi gratuites et accessibles dès 10h. La plage des Catalans reste, elle, ouverte 24 heures sur 24, tout comme certains parcs municipaux, accessibles jusqu’à 21h chaque jour. De nombreux établissements publics – musées, bibliothèques ou maisons de quartier – sont climatisés et prêts à accueillir le public.

    Le Samu social distribue de l’eau et des « kits canicule » aux personnes sans-abri lors de ses maraudes, tandis que le Centre communal d’action sociale (CCAS) « doublera les quantités d’eau livrées au domicile des personnes âgées », indique la Ville.

    Préfecture et Département mobilisés

    Avec la pollution de l’air à l’ozone, la préfecture applique la circulation différenciée à Marseille à compter de ce mardi, de 6h à 23h59. Seuls les véhicules équipés d’une vignette Crit’Air verte, Crit’Air 1 ou 2 sont autorisés à circuler dans la Zone à faibles émissions. Les autres véhicules, ainsi que ceux dépourvus de vignette, ne pourront pas accéder à cette Zone. Par ailleurs, les utilisateurs du système « Levélo » bénéficient de « la gratuité des 30 premières minutes de chaque trajet ». Le Département des Bouches-du-Rhône active aussi un plan : lieux climatisés ouverts, suivi des personnes âgées isolées, adaptation des activités, mobilisation des Maisons du Bel Âge et renforcement des mesures dans les Ehpad et structures médico-sociales.

  • Un réseau régional pour défendre une santé planétaire

    Un réseau régional pour défendre une santé planétaire

    L’environnement a un impact sur notre santé. C’est à partir de ce constat simple que l’Agence régionale biodiversité environnement (Arbe), sous l’impulsion de l’Agence régionale de santé (ARS), a lancé ce lundi le réseau régional « Une seule santé ». Une centaine de professionnels de la recherche, de la santé, de l’environnement et des collectivités se sont réunis à l’Institut méditerranéen de la ville et des territoires pour ce lancement.

    Cette approche, qui intègre l’environnement dans les réflexions autour de la santé, est apparue dans les années 2000 au sein des agences internationales, avant de s’imposer progressivement dans les politiques publiques et les collectivités. L’idée principale est que les santés humaine, animale et végétale sont interdépendantes et liées à celle des écosystèmes dans lesquels elles évoluent. Il devient donc impossible de penser la santé sans prendre en compte l’environnement dans lequel vivent les populations.

    « Ce type d’approche permet d’arrêter de travailler chacun dans son coin et de faire dialoguer des domaines qui sont parfois hermétiques les uns aux autres », s’enthousiasme Thomas Margueron, responsable santé environnement de l’ARS. Lancé en 2024, le projet est porté par l’Arbe, choisie par l’ARS. L’objectif est de créer des synergies entre les différents acteurs, notamment à travers des groupes de travail ainsi qu’un annuaire commun pour faciliter les échanges.

    Pour cette première année, trois axes de travail prioritaires ont été définis : remettre de la nature en ville, développer la prescription de nature pour les patients et renforcer la surveillance des zoonoses, ces maladies infectieuses transmises à l’homme par les animaux.

    Engager les collectivités

    L’ambition est également d’engager les collectivités dans ces démarches, « car ce sont elles qui ont les principaux leviers d’aménagement du territoire », insiste Audrey Michel, directrice de l’Arbe région Sud. Cela concerne notamment la végétalisation des villes, l’alimentation ou encore la qualité de l’air. « Notre rôle [en tant qu’agences régionales] est d’accompagner les collectivités dans leur démarche. Et d’avoir des applications concrètes de cette approche. »

    Un réseau régional d’autant plus riche que de nombreuses expérimentations existent déjà sur le territoire, comme à l’hôpital du pays salonais ou à la Ville de Marseille, qui a créé une direction dédiée à cette question. Un réseau pour réfléchir ensemble et s’inspirer des initiatives existantes.

  • Pleins feux sur les dispositifs contre les feux de forêts

    Pleins feux sur les dispositifs contre les feux de forêts

    Il y a une semaine, c’est à Villeneuve-les-Avignon que le premier incendie marquant de l’année s’est déroulé. Dans la commune gardoise certes, mais mitoyenne d’Avignon où 3 hectares ont brûlé en zone résidentielle nécessitant l’intervention d’un canadair et de 100 pompiers dont 28 venus du Vaucluse voisin. Hasard du calendrier, le lendemain la préfecture présentait, dans une forêt de Lioux, son dispositif annuel et estival de prévention et lutte contre les feux de forêts.

    Une thématique prégnante en cette période caniculaire alors que le Vaucluse est placé depuis vendredi en vigilance rouge, avec risque incendie élevé. « Le défi est de taille : avec 150 000 hectares de forêts, soit 43% de la surface du département, le Vaucluse doit préserver son patrimoine naturel face aux premières canicules estivales, c’est près de 10% de la population qui se trouve en zone à risque », campe la préfecture, épaulée dans ce dispositif par le Département, la Région et ses éco-gardes dans les parcs naturels régionaux du Luberon et Mont-Ventoux, mais aussi évidemment le Sdis (service incendie et de secours), la gendarmerie, l’Office national des forêts ou les 28 agents du syndicat mixte forestier de Vaucluse.

    « La prévention, notre meilleure assurance »

    Toutefois, « la prévention est notre meilleure assurance », souligne Dominique Santoni, présidente (LR) du Département. Car malgré l’ampleur du dispositif -3 400 sapeurs-pompiers professionnels et volontaires-, l’essentiel de la vigilance repose sur la population. « Un feu de végétation démarre du sol et, dans 9 cas sur 10, est d’origine humaine, rappelle la préfecture. En outre, 8 feux sur 10 démarrent à moins de 50 m d’une habitation. » D’où l’importance de respecter les obligations légales de débroussaillement, obligatoire dans un périmètre de 50m autour des bâtiments et installations de toute nature.

    Pour parer aux incendies, 225 citernes d’eau de 60 à 120m3 sont installées dans les massifs et quelque 2 800 hectares de surfaces ont été débroussaillées en bordure de pistes, « permettant aux pompiers d’assurer une lutte efficace contre les incendies de forêt », précise la préfecture. Chaque jour jusqu’à mi-septembre, l’accès aux massifs est réglementé et soumis aux aléas météo. « Les bons comportements passent par l’interdiction des barbecues, usage de feux d’artifice et des jets de cigarettes », martèle le préfet, Thierry Suquet. L’ensemble du dispositif est piloté par un plan départemental qui s’achève cette année et fait actuellement l’objet d’une nouvelle mouture.

  • Un nouvel épisode de canicule démarre

    Un nouvel épisode de canicule démarre

    Des jours chauds et des nuits tropicales… Un peu épargnée jusque-là, notre région rentre à son tour dans la séquence canicule qui sévit déjà dans une bonne partie de la France. Alors que 49 départements sont placés « en vigilance rouge canicule » lundi, un record, à partir de midi, les départements des Bouches-du-Rhône, du Var et du Vaucluse sont placés en vigilance orange.

    Une période de chaleur « longue, intense » avec « en début de semaine, les températures les plus chaudes jamais observées », a prévenu dès ce vendredi Sophie Voirin, permanencière à la direction de Météo France lors d’un point de situation. Dès le dimanche, « des pointes à 40 degrés dans l’intérieur de la Provence » seront atteintes précise-t-elle. Un épisode similaire à celui de juillet 2019 et août 2003 ajoute-t-elle en termes d’intensité pour les températures, aussi bien la nuit que le jour.

    Plus précisément ce sera chaud dans le Var, le Vaucluse, les Alpes-de-Haute-Provence ou les Bouches-du-Rhône, indique Paul Marquis, météorologue indépendant, qui assure des prévisions locales avec son application « La météo du 13 ». Un épisode dont la fin reste pour le moment incertaine, mais pourrait durer au moins toute la semaine. « Des modélisations voient la canicule perdurer jusqu’au 28 juin, d’autres jusqu’au 3 juillet », précise-t-il.

    « étant donné la masse d’air chaud, le dôme de chaleur qui va s’inviter à partir de ce week-end sur le pays, est un élément météorologique qui, une fois qu’il est en place, met du temps à bouger, à évoluer », confirme François Gourand, prévisionniste à Météo-France.

    Un impact sanitaire

    Cette chaleur va peser lourd sur les organismes. « La santé de la population dans son ensemble peut être affectée », alerte Sophie Voirin, rappelant qu’un numéro vert a été mis en place* par le ministère de la Santé. C’est d’ailleurs quand on prend en compte l’impact sanitaire qu’on utilise le mot canicule détaille François Gourand.

    Pour ce qui est des alertes météo, des départements classés orange pouvant passer au rouge cette semaine, « les critères se basent sur les seuils de température par département qui tiennent compte des canicules passées et leurs impacts sur la mortalité et le niveau d’acclimatation du territoire » poursuit Sophie Voirin. Provence-Alpes-Côte d’Azur a été la région la plus touchée en 2025, avec la mortalité attribuable à la chaleur la plus importante de l’hexagone, note dans son bilan publié en février 2026, Santé publique France. Soit plus de 710 décès attribuables à la hausse des températures. Concernée par 3 des 4 épisodes de canicule cette année-là, la région a vu grimper le recours aux soins d’urgence. Près de 2 800 pour canicule enregistrés pendant l’été, dont 27% pendant les épisodes météo, deux-tiers de ces passages étant suivis d’une hospitalisation poursuit l’agence nationale. Toutes les classes d’âges étaient concernées mais les personnes de 75 ans ou plus ont été les plus touchées précise-t-elle.

    Parmi les populations fragiles, on retrouve aussi les personnes à la rue. « Elles meurent de chaud, l’accès à l’eau est vital en période de canicule, plus encore pour les personnes sans abri, particulièrement exposées », alerte Médecins du Monde ce jeudi 18 juin, qui « demande une mise à l’abri immédiate » et « l’accès à un accueil et à un logement dignes ».

    Avec cette fournaise, le risque incendie sera également élevé prévient Sophie Voirin, la « météo des forêts » passant à l’orange pour la semaine, et même rouge dans le Vaucluse depuis vendredi dernier. Le taux d’humidité de 20% rendant ce département et le nord des Bouches-du-Rhône particulièrement exposés.

    Après celle déjà vécue fin mai, cette nouvelle vague de chaleur ne surprend pas. « On l’a vu venir il y a une semaine » commente Paul Marquis. « Nous nous attendons à observer des canicules de plus en plus précoces, intenses, fréquentes et tardives », analyse Matthieu Sorel, climatologue à Météo-France. De là à dire que l’été sera brûlant, il n’y a qu’un pas que ce dernier se refuse à franchir. « Il n’y a pas de lien entre la canicule que nous connaissons et la suite de l’été. Les événements sont indépendants. La canicule que nous connaissons, aussi intense soit-elle, ne présage en rien de l’été qui arrive », assure le scientifique.

    Mireille Roubaud

    * Canicule info service
    au 0800.06.66.66

  • Dans les Calanques, l’été sous surveillance

    Dans les Calanques, l’été sous surveillance

    Quatre cents personnes par jour. C’est le nombre de visiteurs qui seront autorisés à emprunter les sentiers de la calanque de Sugiton à partir du samedi 20 juin. Une mesure mise en place depuis 2022 pour protéger l’espace, et qui court tout au long de l’été. « Depuis quatre ans, on constate un arrêt de l’érosion du sol, et des semis de pins réapparaissent », affirme Gaëlle Berthaud, directrice du Parc.

    Avant, plus de 2 000 personnes foulaient le sol de la calanque qui commençait à en souffrir. « On voyait des racines de pin hors de la terre. La disparition de la calanque de Sugiton était tout à fait plausible si on ne faisait rien », confirme Didier Réault, président du Conseil d’administration du Parc. Pour pallier cette dégradation de l’environnement, les équipes ont mis en place un dispositif de réservation, accessible sur leur site officiel. « Notre slogan, c’est “Réserver, c’est préserver. ” On donne du sens, le sens de préserver la nature », martèle la directrice.

    Dans cette démarche de renaturation, de nombreuses missions sont mises en place au sein du parc. Pour la saison estivale, la surveillance générale du territoire est renforcée. « On a chaque jour, pendant la saison, une patrouille en mer et une patrouille à terre (…) Il y a aussi 22 inspecteurs de l’environnement qui ont pour priorité de lutter contre les atteintes à l’environnement, et 48 saisonniers. »

    14 ans d’action, 4 millions de visiteurs par an

    Car le constat est là : « Les usagers qui viennent n’ont pas forcément tous les codes pour respecter le parc. » La sensibilisation est ainsi de mise au sein du dispositif. Une maison du Parc sera inaugurée en septembre à La Ciotat et proposera une offre pédagogique pour informer le public sur cet espace naturel. « On a aussi 23 gardes régionaux forestiers qui sont là l’été pour sensibiliser le public, par exemple en leur rappelant qu’il est interdit de fumer. »

    Ce dispositif n’a rien de nouveau. Depuis la création du Parc national des Calanques, les équipes œuvrent à la protection des espaces et à la responsabilisation des quelque 4 millions de personnes qui visitent chaque année le parc. « Le grand sujet pour nous, c’est aussi la question des déchets. On a mis en place le slogan “Tes déchets, tu les amènes et tu les ramènes”, on a mis des bacs sur les parkings de Luminy », énumère Gaëlle Berthaud.

    Plusieurs associations s’engagent aussi dans cette démarche. « Elles vont par exemple mobiliser les gens pour aller ramasser des déchets », sourit Didier Réault. Pour réduire les risques de dégradation, 12 toilettes sèches ont été développées.

    Le Parc assure également le suivi scientifique de plusieurs espèces, comme les colonies de puffins de Scopoli, les mammifères marins ou encore certains papillons de jour. « On lutte contre le braconnage du corail, des poissons et des espèces d’oiseaux protégés », précise Julian Virlogeux, chef du service Territorial Gestion et Préservation.

    Face au risque incendie, des patrouilles quotidiennes, des dispositifs radios supplémentaires et une coordination entre marins-pompiers et sapeurs-pompiers ont été mises en place afin d’intervenir dès les premières flammes. « On interdit le bivouac la nuit et les feux. À partir du 29 juin, toutes les unités de l’État entreront en régime de lutte contre les incendies. »

    Derrière ces mesures de protection, l’objectif reste le même : permettre au public de découvrir les Calanques, en toute sécurité et sans en compromettre l’équilibre.

    Ivanie Legrain
  • La LPO en congrès national, mobilisée pour la biodiversité

    La LPO en congrès national, mobilisée pour la biodiversité

    Table ronde, échanges, sorties nature… La cité phocéenne accueille le congrès national de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) ce samedi 20 juin. Une première se félicite Danielle Castagnoni, présidente de la LPO Paca D’abord, « c’est vraiment une ville où on a développé des partenariats importants, que ce soit au niveau de la sensibilisation, de la protection des espèces et des espaces, de l’éducation à l’environnement, on mène beaucoup d’actions avec la Ville », explique-t-elle. Dans une région « très riche en biodiversité » mais aussi « fragile » sous la pression du tourisme et du développement urbain, ce congrès a aussi toute son importance estime Danielle Castagnoni.

    Avec plus de 400 bénévoles et près de 5 000 adhérents sur l’ensemble du territoire, la LPO Paca est engagée depuis près de 30 ans sur « un grand nombre de fronts », rappelle sa présidente. Une priorité cependant : informer et sensibiliser. Citoyens, entreprises, collectivités, établissements scolaires, la LPO implique une large palette d’acteurs. Où l’on peut apprendre à identifier les libellules à Hyères, se former sur les reptiles méditerranéens dans les Bouches-du-Rhône ou suivre un webinaire sur le campagnol amphibie.

    Une trame verte

    Parmi les projets phare, ajoute Danielle Castagnoni, le réseau de refuges LPO. « Ce sont des personnes, des entreprises ou des institutions, qui vont décider de transformer leur terrain, leur jardin, en refuge de manière à accueillir la biodiversité », explique-t-elle, « notre volonté, ça serait de faire une trame verte pour permettre à cette biodiversité de se déployer sur tout le territoire ».

    L’école ornithologique, avec six formations théoriques et terrains destinés aux particuliers comme aux professionnels, a également « un gros succès » se félicite-t-elle, 90 personnes ayant participé cette année. L’association réalise aussi des études aux côtés des scientifiques. Comme celle publiée ce 16 juin sur la Pie-grièche méridionale dont la région abrite la plus grande population malgré le déclin de l’espèce en Europe, avec l’Institut méditerranéen biodiversité et écologie. Il faut dire que grâce à son réseau d’observateurs, la LPO Paca dispose d’une base de 13 millions de données sur la faune sauvage, des observations récoltées depuis 2009 au moyen d’une application sur smartphone. « On vient aussi de reprendre en 2026, en cogestion, les marais du Vigueirat en Camargue. Un hot spot particulièrement riche en oiseaux », annonce Danielle Castagnoni.

    Toujours dans cette optique de préservation, le congrès abordera notamment les 50 ans loi de protection de l’environnement. Parce qu’on « assiste à la volonté de dégrader », déplore Danielle Castagnoni. Et la LPO ne compte pas laisser faire.

  • Les opposants à la Très haute tension demandent un moratoire à l’État

    Les opposants à la Très haute tension demandent un moratoire à l’État

    Trente-six associations, une quarantaine d’élus, plusieurs syndicats agricoles. C’est forts de ces chiffres et personnalités du territoire concernés par le futur projet de ligne à Très haute tension que les opposants à RTE et l’État, porteurs du projet, ont réalisé une « photo de l’union sacrée » jeudi matin au Mas des Bernacles.

    « Le passage en force de l’État constitue une remise en cause de la démocratie territoriale » affirme le collectif THT13/30, mobilisé pour demander « un moratoire sur l’instruction de la déclaration d’utilité publique et l’arrêt des démarches de RTE pour préparer les futurs travaux ». Dans la même veine, l’opposition de l’Union pour Arles renouvelle sa « proposition de consultation citoyenne » et affirme que « les propositions concernant l’enfouissement méritent d’être examinées ». Le président (Ren) de la Région Paca Renaud Muselier a également pris position dans un courrier au préfet de région le 11 juin. « Il faut trouver une solution d’équilibre, avec une définition des besoins assortie d’un calendrier des projets industriels » avance l’élu, soulevant « l’idée d’un miniréacteur nucléaire à étudier » à plus long terme.

    Le patronat presse

    Le collectif patronal Provence Fabrique des possibles balaie ces perspectives. « Les besoins électriques de notre région ont été établis par RTE à +4GW d’ici 2030, communiqués lors du débat public global » affirme le collectif, insistant : « La seule solution à même de répondre aux délais et à la consistance électrique. » Et aligne les promesses : « 60 000 emplois directs et induits » pour 2030. Les deux enjeux sont-ils irréconciliables ?

  • Un appel pour étendre le réseau de bateaux-bus

    Un appel pour étendre le réseau de bateaux-bus

    Au premier étage de l’Union nautique marseillaise, Christian Pellicani, adjoint au maire des 1er et 7e arrondissements, a présenté une initiative visant à accélérer le développement du réseau de navettes maritimes dans la ville et sur le littoral métropolitain. « L’objectif de cet appel, c’est de donner un coup de fouet au projet pour garantir un service tout au long de l’année », explique-t-il. Porté par Citoyen 13 et le Mouvement national de lutte pour l’environnement, cet appel dresse plusieurs propositions : la création de nouvelles liaisons reliant l’Estaque à la Côte Bleue, la pérennisation du service toute l’année et l’élargissement des horaires pour répondre aux besoins des scolaires et des salariés. Beata, habitante de La Rove, témoigne : « C’est une solution extraordinaire et je suis pour que les navettes fonctionnent toute l’année. Le bus 35, qui dessert la zone de l’Estaque, est une catastrophe. Il y a des gens qui habitent là-bas, qui travaillent et qui perdent un temps fou à se rendre en voiture à Marseille. » Pour Christian Pellicani, il y a à la fois un « enjeu climatique » et un besoin de « désengorger les quartiers sud et nord de la circulation automobile ». Il estime que la solution se trouve du côté de la mer.

    Un second souffle

    Le développement de ces navettes avait déjà été porté par Christian Pellicani en 2007. « Il y avait des débats sans fin autour des transports et je trouvais ça étonnant qu’on n’utilise pas la mer comme infrastructure », raconte-t-il.

    Après une expérimentation jugée concluante en 2012, les premiers bateaux-bus sont entrés en fonction en 2013. L’élu estime pourtant que le projet n’a pas atteint son plein potentiel : « Aujourd’hui, il faudrait que ce réseau soit ouvert à tous et qu’il permette aux gens de se déplacer, qu’ils soient touristes ou non. »

  • [Entretien] Jacqueline Bouyac : « Six ans après, le parc régional du Ventoux a fait taire les détracteurs »

    [Entretien] Jacqueline Bouyac : « Six ans après, le parc régional du Ventoux a fait taire les détracteurs »

    La Marseillaise : Le parc a vu le jour en juillet 2020, vous en êtes la seule présidente à ce stade. Quel bilan tirez-vous de ces six premières années ?

    Jacqueline Bouyac : C’était une aventure collective, le fruit d’un long travail qui n’a pas été de tout repos. Il a fallu convaincre, dialoguer, avoir beaucoup de patience avec les uns et les autres, avec les élus, les associations, les agriculteurs, les chasseurs… Sans verser dans l’autosatisfaction, je dirais que le parc est désormais bien apprécié, il n’entraîne pas de remarques, ni vraiment de contraintes. Tous ceux qui disaient qu’avec le parc, on ne pourrait plus accueillir le Tour de France dans le Ventoux [l’épreuve cycliste est arrivée au sommet l’été dernier et, en août, le Tour féminin y fait étape], qu’on ne pourrait plus aller ramasser des champignons, qu’on ne pourrait plus chasser, en sont pour leur frais aujourd’hui. On a fait taire les détracteurs. Même chez les maires. Celui de La Roque-sur-Pernes est désormais prêt à adhérer [37 communes en sont membres pour 90 000 habitants]. Il y a une super équipe compétente de 21 agents, plus 24 écogardes l’été. À chaque réunion, il y avait le quorum, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup d’enthousiasme chez tout le monde. La méthode de travail est d’abord de réunir les neuf communes en cœur de massif. Si elles acceptaient tout l’ordre du jour, qu’il n’y avait pas de soucis, après, on le présentait aux autres maires. Je n’ai jamais travaillé à l’envers.

    Vous étiez la seule candidate en lice, quels seront vos objectifs désormais ?

    J.B. : Oui, j’étais la candidate légitime, parce que cette fois, c’est pour 2 ans, puisqu’après, il y aura les élections régionales, donc les cartes seront rebattues. On verra à ce moment-là. D’ici là, on aura ouvert notre belle maison du parc à Bédoin, qui sera inaugurée en mars prochain. Actuellement, le parc loue des locaux à côté de l’office de tourisme. Là, on aura un bâtiment en propre à la sortie du village avec vue sur le Ventoux. Plus largement, nous allons poursuivre nos missions auprès des communes et des intercommunalités, gérer les espaces sensibles, éduquer à l’environnement, s’adapter au changement climatique. Je n’oublie pas que nous venons de créer la première Réserve naturelle régionale du territoire à Villes-sur-Auzon (notre édition du 9 mai). Les Atlas de la biodiversité communale continuent à se déployer, nous allons amplifier le soutien à l’agriculture et à l’alimentation locale et encourager à un tourisme durable.

    Avez-vous les moyens financiers de vos ambitions ?

    J.B. : Le parc est doté d’un budget annuel de 3,1 millions euros en fonctionnement et d’1 million d’euros en investissement. On va dire que l’on gère en bon père de famille, avec prudence en reconduisant nos budgets sans partir à la hausse car il y a beaucoup d’incertitudes chez nos financeurs que sont l’État, la Région et le Département. On ne cherche pas des projets grandioses, en tout cas le manque d’argent n’a jamais été un frein.