Les élus métropolitains d’Aix-Marseille-Provence sont amenés à se prononcer sur le budget 2026 de l’institution ce jeudi.
Ils avaient refusé de l’adopter en mai dernier pour pointer l’incohérence de l’État qui avait contribué à financer un investissement massif dans les infrastructures avant de réduire les moyens de fonctionnement de la Métropole comme des autres collectivités du pays.
Le bras de fer s’était soldé par une copie du budget revue et corrigée par la chambre régionale des comptes et le préfet, bien loin des espérances des élus.
Démocratie
En effet, l’alignement du versement mobilité des entreprises sur le taux pratiqué en région parisienne n’a pas été décidé. Pire, les attributions de compensation, ces versements réalisés en contrepartie de la suppression de la taxe professionnelle par Nicolas Sarkozy ont été attaquées sans que Marseille, la ville centre, ne reçoive l’assurance d’être mieux traitée.
Dans ces conditions, la Métropole des maires prônée par le nouveau président de l’institution Nicolas Isnard, se mue en Métropole des maires chargés de serrer les budgets.
Quelle que soit l’issue du vote sur le budget 2026, cette trajectoire est intenable pour la suite.
La Métropole imposée d’en haut, n’a pas les moyens des ambitions qui lui ont été assignées. L’aménagement libéral du territoire est une impasse. Peu importe l’avenir de cette institution, les aspirations démocratiques exprimées lors des dernières municipales par le peuple doivent trouver une traduction concrète. L’austérité n’est pas la solution, c’est le problème.









