Il a débuté sa première rotation commerciale à Shanghai, en Chine, avant de rejoindre la France et l’Europe au début du mois de juillet. Long de 400m, large de 62m et haut de 75m, le CMA CGM Notre Dame est conçu pour transporter jusqu’à 24 212 conteneurs (EVP). Au-delà de sa propulsion au gaz naturel liquéfié (GNL), ce navire intègre des équipements conçus pour réduire son impact environnemental à chaque étape de son exploitation et s’inscrit dans la stratégie du groupe visant à atteindre le Net Zero Carbon d’ici 2050. Le Notre Dame ouvre une série de 10 navires nommés d’après des lieux emblématiques du patrimoine français qui seront livrés entre 2026 et 2028. Il sera inauguré lors d’une cérémonie au Havre le 2 juillet, à l’occasion de son arrivée en France.
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Les activités du lamanage sous un seul pavillon
Les passagers des navettes ou du bateau qui dessert le Frioul auront déjà remarqué le nouvel emblème sur les vestes des équipages, « un blason dans lequel on retrouve les activités de chacune des entités », explique Yohann Repiton.
Ce mardi, le PDG de la Coopérative du lamanage Marseille-Fos a profité du baptême du nouveau navire hybride de sa filiale Icard, l’Alcyon, pour présenter la nouvelle identité de la société désormais regroupée au sein du groupe Portens. « Nous ressentions un besoin de réunir sous la même bannière toutes ces sociétés qui semblent différentes mais qui ont des traits communs : ce sont des sociétés maritimes, avec un fort ancrage local », explique l’ancien lamaneur. Autour de l’activité historique du lamanage – les opérations d’amarrage à quai des navires – la coopérative ouvrière rassemble aussi les transports de passagers avec Transrade qui opère les navettes et bateaux concédés par la RTM à Marseille, mais aussi les Navettes provençales à Martigues ou les navires qui circulent dans les calanques avec Icard maritime, ainsi que des services d’avitaillement, de relève d’équipages avec la Méditerranéenne de services maritimes. « Cela va aider toutes les structures qui composent le groupe à pouvoir accéder à des projets auxquels ils n’auraient pas pu avoir accès compte tenu de leur taille », précise Yohann Repiton. Réunies, celles-ci regroupent ainsi 40 navires et 200 salariés, pour un chiffre d’affaires de 25 millions d’euros. De quoi accompagner les ambitions de décarbonation du groupe à l’image des 1,7 million d’euros investis dans l’Alcyon. Ainsi le groupe espère pouvoir faire basculer vers l’hybride son troisième navire qui dessert les calanques en 2027, pour une circulation complètement électrique en cœur du parc national. La coopérative progresse aussi sur le projet d’une vedette de lamanage électrique pour le terminal croisières de Marseille. Et si le PDG espère que les navettes seront épargnées par les arbitrages métropolitains, il reconnaît accueillir « d’un œil bienveillant » la pétition qui réclame la desserte de l’Estaque toute l’année.
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Le petit épeautre, vedette de Haute-Provence
« C’est une céréale qui a sauvé mon exploitation. » Cédric Truphemus est agriculteur installé sur la commune de Rosans depuis 1999. Il cultive une céréale millénaire, mais longtemps tombée en disgrâce : le petit épeautre. Ce jeudi, il a ouvert les portes de sa ferme dans le cadre des visites du projet Alimentaire territorial des Hautes-Alpes (PAT). Des rendez-vous organisés dans des exploitations par le Département, la Chambre d’agriculture et l’Agence de développement pour soutenir les initiatives agricoles et favoriser l’accès à une alimentation locale de qualité.
Converti en bio, Cédric Truphemus s’est lancé dans la culture de cette céréale en 2003. « On était deux avec mon père, qui était plutôt visionnaire et qui cherchait des idées pour enrichir l’exploitation, se remémore-t-il. Il s’est renseigné, a rencontré des producteurs de la région qui commençaient à faire ressortir le produit, qui était un peu perdu. Ça se développait doucement et un syndicat s’est monté pour créer une IGP (appellation géographique protégée) en 2009. »
Une céréale adaptée
au territoireCultivé dans le bassin méditerranéen depuis 9 000 ans, le petit épeautre est une céréale emblématique de Haute-Provence. Peu à peu remplacée par le blé et d’autres céréales transformées génétiquement pour avoir de meilleurs rendements, la filière connaît un regain depuis plusieurs années, notamment en raison des vertus nutritives de cette céréale souvent très peu raffinée.
« C’est l’une des premières céréales cultivées par l’Homme, dont on a gardé la souche de base. N’importe quelle céréale que vous allez acheter a été transformée génétiquement, pas le petit épeautre, explique Cédric. Il y a huit acides aminés dedans, des protéines, des glucides des lipides… c’est très complet. » Il présente aussi un autre avantage : un faible taux de gluten, le rendant souvent bien plus tolérable que le blé aux personnes perturbées par ces protéines.
Si le petit épeautre a des rendements faibles et nécessite de rester presque un an en terre, de septembre à août, il requiert peu d’intrants et d’eau, ce qui en fait une culture non-intensive bien adaptée à des sols pauvres, de montagne et de climat sec.
L’intérêt croissant suscité par la céréale a amené Noëlle et Laurent, deux restaurateurs installés à Rosans depuis 2020, à intégrer à leur menu le petit épeautre de Cédric Truphemus. « Le petit épeautre se cuisine en une demi-heure. C’est un super substitut au riz par exemple, rapporte Laurent. On cherchait un produit qui représente Rosans. L’agneau est déjà très connoté Sisteron. Je me suis dit que le petit épeautre local méritait d’être connu. » Pour la visite du jour, ils ont préparé un « menu petit épeautre » du plat au dessert, qui démontre la polyvalence culinaire de la graine : en entrée, rouleau de crêpe de petit épeautre avec du chèvre frais, suivi d’agneau accompagné du petit épeautre aux légumes. Enfin, en dessert, petit épeautre au lait et financier aux amandes… et petit épeautre.
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Marseille a accueilli 2,6 millions de croisiéristes en 2025
Quelque 2,6 millions de passagers et 660 escales, soit une hausse de 8% par rapport à 2024. Dans un communiqué, Marseille Provence Croisière, se félicite d’un bilan 2025 positif qui s’explique par « une augmentation du nombre d’escales, des navires très bien remplis et une activité qui s’étale sur une grande partie de l’année ». Près de 30% de ces passagers sont des « têtes de ligne », poursuit l’association, « c’est-à-dire qu’ils commencent ou terminent leur croisière à Marseille ».
De quoi générer « des retombées différentes de celles des passagers en escale, plus tournés vers les excursions », assure-t-elle. La somme dépensée par personne et par jour dans la ville s’élève à 57 euros avance à chaque occasion Jacques Hardelay, président de l’association. Marseille restant un pôle de départ « majeur » avec 452 bateaux qui appareillent en 2025, soit +3% par rapport à 2024.
Pour Marseille Provence Croisière, l’activité contribue également à l’ouverture internationale de la cité phocéenne, « en combinant attractivité touristique et impact économique direct ». Parmi eux les Français restent un socle avec 497 361 passagers en 2025 (+0,91%), mais les clientèles internationales « progressent nettement », avec +21% d’Américains, les plus nombreux avec 13 117 passagers, suivi des Chinois, +16% 11 724 passagers ou des Canadiens, +41% 7 620 passagers. À noter également la progression des Kazakhs, +74% avec 7 348 passagers.
Des prévisions à la hausseAutant d’éléments qui permettent pour l’association de tracer une perspective de 2,8 millions et 750 escales. Des prévisions qui pourraient faire bondir les riverains de ces géants des mers qui, à quai, émettent l’équivalent d’environ 20 000 voitures en polluants atmosphériques, quand 38% de la population régionale « est aujourd’hui exposée à un dépassement des normes 2030 de la qualité de l’air, avec des pics plus importants dans les villes-ports », note l’association de surveillance de qualité de l’air, AtmoSud. Un dépassement « plus significatif sur l’aire marseillaise », ajoute-t-elle.
Mais la donne a changé assure Marseille Provence Croisière. Jacques Hardelay l’a bien compris : « Aujourd’hui, la performance de la croisière ne peut pas être dissociée de son impact environnemental et de son acceptabilité locale. » Marseille Provence Croisière mise sur la « transition » avec « 28% des escales réalisées par des navires propulsés au GNL, une part en progression de +9% » mais aussi et surtout le branchement électrique à quai.
Une giga prise permettant de connecter trois navires en simultané, inauguré par le ministre des Transports le 11 avril dernier, qui réduirait de 70% les émissions de d’oxyde d’azote (NOx), dont le transport maritime représente le second émetteur à Marseille (37%) derrière le transport routier (45%) toujours selon AtmoSud. Le premier pas vers une décarbonation devenue le fil conducteur d’une « dynamique industrielle qui s’opère sur la zone de Fos » estimait Hervé Martel, président du directoire du Grand Port maritime de Marseille lors de l’inauguration.
Associations et habitants espèrent eux que le Port aille plus loin en la matière. De son côté, la Ville de Marseille a d’ores et déjà prévenu que ce développement accru ne se ferait pas sans elle. « Cette croissance ne peut se poursuivre durablement que si elle devient respectueuse du choix démocratique et souverain de la ville et de ses habitants » avait indiqué le Marseillais Laurent Lhardit (PS) député des Bouches-du-Rhône, lors de l’inauguration.
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Jean-Christophe Amarantinis nouveau président de l’UPE 13
L’UPE 13, déclinaison locale du Medef, s’est dotée d’un nouveau président après la longue mandature de Philippe Korcia. C’est Jean-Christophe Amarantinis qui a repris les rênes de l’organisation patronale, ce lundi. Et il a vite pris le pouls du dialogue social dans le département puisque, quelques jours après son élection, son organisation recevait, ce jeudi, l’UD CGT qui venait « demander des comptes ».
De quoi se pencher sur le profil du nouveau patron des patrons du département. Jean-Christophe Amarantinis est loin d’être un inconnu dans les sphères entrepreneuriales puisqu’il est adhérent de l’UPE 13 depuis 35 ans et était vice-président en charge des territoires depuis 2025. C’est aussi une figure du Synerpa, le syndicat national des établissements, résidences et services d’aide à domicile privés pour personnes âgées. Il est donc président depuis trois mandats de la première organisation professionnelle représentant les entreprises liées à l’économie du grand âge, les Ehpad notamment. Et c’est en lien avec l’entreprise qu’il dirige, JCM Santé, qui rassemble maisons de retraite et services d’aide et de soins à domicile.
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Olivier Galzi visite le marché du soir à Avignon
Après avoir fait le tour des stands d’abricots d’Aubignan, de cerises de Mallemort ou encore d’asperges de Mazan, il y voit un « genre de marché qu’on a envie de pousser car c’est du circuit court avec des produits de qualité ». S’il n’y a pas de producteurs d’Avignon même, il pointe « un écosystème » et ne voit pas de « concurrence au niveau local », mais plus « une idée de complémentarité ». Une nouvelle visite est programmée ce vendredi (17h) sur la place de l’église de Montfavet.
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Les Hautes-Alpes célèbrent leurs médaillés
Un rendez-vous devenu, au fil des années, un temps fort pour toute une filière. Les Hautes-Alpes ont, encore une fois, réalisé une belle moisson de prix. Au Concours général agricole, le département obtient 13 médailles d’or, 16 d’argent et 10 de bronze, auxquelles s’ajoutent deux prix d’excellence, ainsi qu’une récompense saluant la valorisation du stand départemental au Salon international de l’agriculture. Un palmarès complété par six médailles au Concours des miels de France et dix distinctions au Concours international de Lyon.
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Quarante entrepreneurs pour faire briller le Sud à Vivatech
L’intelligence artificielle étant le thème de l’édition 2026, la sélection met en lumière de nombreuses entreprises qui en ont fait leur cœur de métier. Présentées ce mardi à l’Hôtel de Région, les start-up couvrent des secteurs variés tels que la santé, l’écologie ou encore la ville du futur. Leur présence sur le salon devrait leur permettre de rencontrer des investisseurs et des partenaires afin de développer leurs technologies. Elles auront également pour mission de faire rayonner la richesse créative et économique du territoire.
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À Avignon, le resto de la CCI en redressement judiciaire
« On est peut-être plus de 300 aujourd’hui, qu’est-ce qu’on peut souhaiter ? Que l’on soit 300 tous les jours. » En décembre 2024, tout sourire, Gilbert Marcelli, président de la chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84), témoigne de son optimisme lors de l’inauguration du Quai des saveurs. Des propos qui, aujourd’hui, prennent une amère saveur : le restaurant, géré par la CCI, a en effet été placé en redressement judiciaire le 7 mai, révèle L’Écho du mardi. Le tribunal des affaires économiques d’Avignon mentionne que le Quai des saveurs s’est déclaré en cessation de paiements le 24 avril.
Sur place, ce mercredi midi, la directrice d’exploitation Sophie Ledoux, s’est refusée à tout commentaire, confirmant simplement l’information, mais aussi le départ, à la fin du mois, du jeune chef, Saïd Soumaila. Ce dernier, primé aux Worldskills et formé à l’école hôtelière d’Avignon, était l’une des figures de proue du projet. Le second de cuisine, Naël Tamghart, également formé à l’école hôtelière avignonnaise, distingué en septembre dernier aux Worldskills, avait déjà quitté les rangs fin 2025. La structure compte sept salariés, aujourd’hui dans l’expectative.
Les yeux plus gros que
le ventre ?Précisons que le Quai des saveurs est loin d’avoir baissé le rideau et reste ouvert, du mardi au samedi. Malgré un emplacement idéal, en sortie de gare en face de l’entrée des remparts, une capacité de 60 couverts et une terrasse de 100 m2, le restaurant bistronomique, ayant pour vocation le savoir-faire et les produits locaux, n’a jamais su trouver un public suffisant. La CCI a-t-elle donc eu les yeux plus gros que le ventre pour ce projet dont les travaux ont nécessité 1,3 million d’euros ? La question est criante à l’heure où la CCI a été mise sous tutelle, fin janvier, suite à une crise de gouvernance. Et dont le sujet Quai de saveurs, pourtant initialement largement approuvé en interne, est remonté parmi les griefs de gestion. Le fait que la CCI se positionne pour gérer cet établissement avait fait grincer des dents parmi les restaurateurs locaux ou bien encore la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises).
D’après L’Echo du mardi, le restaurant affiche un passif d’un million d’euros que la tutelle actuellement en place à la CCI – dans l’attente d’élections du 29 juin au 10 juillet – ne peut éponger. La chambre avait été retenue pour gérer ce restaurant vitrine à la suite d’un appel à projets lancé par la SNCF.

