Category: economie

  • Ineos investit 250 millions dans son site de Lavéra

    Ineos investit 250 millions dans son site de Lavéra

    Ineos fait office d’exception. Le groupe pétrochimique britannique est l’un des rares du secteur qui continue d’investir sur le continent européen, distancé par la Chine et les États-Unis. Mercredi 19 novembre, il a annoncé injecter 250 millions d’euros dans son vapocraqueur de Lavéra, pour moderniser l’un des sites industriels les plus importants du pays, préservant ainsi 10 000 emplois (2 000 directs et 8 000 induits). L’objectif : « Maintenir l’efficacité opérationnelle et la fiabilité au plus haut niveau, tout en améliorant l’efficacité énergétique et en réduisant les émissions de gaz à effet de serre », explique la direction, qui prévoit par exemple de remplacer « un système d’échangeur obsolète ». Ces investissements s’étendront sur la période 2025-2026 dans le cadre du grand arrêt de maintenance du site.

    Contactée, la CGT ne souhaite pas réagir dans l’immédiat. Pour le moment, le syndicat « analyse concrètement l’annonce et recoupe avec les informations obtenues en interne ».

    Ineos attend un réveil

    de l’Europe

    Le groupe bénéficie d’un soutien de l’État, par l’intermédiaire de Bpifrance Assurance Export, pour améliorer l’efficacité et réduire l’empreinte carbone de ses installations. La banque publique d’investissement garantit la moitié du prêt contracté par Ineos auprès de deux banques, BNP Paribas et ING. Une aide saluée par le patron et fondateur d’Ineos, Jim Ratcliffe : « La France fait preuve d’un véritable leadership industriel. Le gouvernement a bien compris que sans un secteur manufacturier solide, l’Europe vacillera. » Il avertit néanmoins : « Ineos investit à Lavéra parce que nous croyons en ce site, en ses employés et en son avenir, mais l’Europe doit se réveiller. »

    Le dirigeant pointe « les prix élevés de l’énergie », trois à quatre fois supérieurs à ceux de la Chine et des États-Unis, « la surréglementation et les coûts punitifs du carbone » qui « menacent sérieusement la compétitivité et la pérennité de l’industrie européenne ».

    À l’avenir, Ineos entend poursuivre un programme de décarbonation qui engendrera des changements d’outils structurants, mais cela « dépendra d’un soutien accru de l’État français pour concrétiser ces ambitions », prévient la direction.

  • Le Gard célèbre l’économie sociale et solidaire

    Le Gard célèbre l’économie sociale et solidaire

    Vos enfants font du sport avec une association, vous cotisez à une mutuelle ou fréquentez la recyclerie du coin ? Sans le savoir, vous participez déjà à l’économie sociale et solidaire (ESS). Dans le Gard, ce secteur emploie plus de 24 000 personnes et regroupe près de 2 300 structures : coopératives, associations, fondations ou mutuelles qui, chaque jour, placent l’humain avant le profit.

    Depuis le 1er novembre, le Mois de l’ESS bat son plein à travers tout le département. Organisé par le conseil départemental du Gard, en partenariat avec la Cress Occitanie et la Maison de l’ESS, il a débuté avec le festival Mouvemen’T(é) à Junas, porté par l’association Les Survoltés. S’y sont déjà succédé un séminaire régional des ressourceries à Uzès, un webinaire du CNFPT sur les tiers-lieux et un atelier autour du numérique responsable à la Filature du Mazel. Les prochains rendez-vous se tiendront notamment à Nîmes, pour aborder les liens entre ESS, banque et achats responsables : le 14 novembre, les Rencontres de l’achat responsable réuniront associations, mutuelles et acheteurs publics à l’Hôtel Mouret. Plus tard dans le mois, une formation à la gestion comptable associative est prévue le 21 novembre.

    Une feuille de route jusqu’en 2028

    Pour la présidente socialiste du Département, Françoise Laurent-Perrigot, « l’Économie sociale et solidaire ne cherche pas à supplanter le modèle économique général, elle lui est complémentaire et souvent palliative ». Des propos confirmés par la vice-présidente Hélène Meunier, qui voit dans ce modèle « une redistribution plus équitable des richesses et une participation citoyenne renforcée ».

    Le Schéma départemental de l’ESS 2024-2028, voté ce printemps, prolonge cette ambition. Coconstruit avec plus de 200 acteurs gardois, il fixe une feuille de route : soutenir les coopérations locales, valoriser l’innovation sociale et renforcer les liens entre institutions et structures solidaires. Le mois de l’ESS se clôturera le 28 novembre avec les Rencontres du mécénat aux Archives départementales, avant un dernier rendez-vous, le 6 décembre à Castillon-du-Gard, pour célébrer cette économie du sens et de la proximité.

  • Le TER à 1 euro roule aussi pour les clubs amateurs d’Occitanie

    Le TER à 1 euro roule aussi pour les clubs amateurs d’Occitanie

    On connaissait le train à 1 euro pour les jeunes, les billets à petits prix les premiers week-ends de chaque mois ou encore l’Occitanie rail tour l’été pour booster le tourisme. Mais beaucoup ignorent que le dispositif phare de la Région Occitanie est aussi disponible pour les clubs sportifs amateurs. Une mesure « unique en France ! », vante le vice-président régional, Kamel Chibli (PS).

    Depuis 2023, le train à un euro est proposé chaque week-end pour faciliter les déplacements aux quatre coins de l’Occitanie. Qu’ils pratiquent rugby, basket, foot, natation, tennis ou encore athlétisme… nombreux sont les sportifs qui se sont déjà laissés séduire. En 2 ans, entre 5 000 et 6 000 utilisateurs de 150 clubs ont opté pour le dispositif. C’est le cas du club d’athlétisme de Montpellier, où s’entraîne le décathlonien Kévin Mayer ou encore le club de rugby de Balma (Fédérale 2) qui se déplaçait dimanche 9 novembre à Gimont en TER. « Pour nous, le coût est 10 fois inférieur à la voiture », résume leur jeune vice-président Hugo Magieu. « Les horaires des trains, la proximité de la gare et du stade », sont des atouts qui ont séduit son homologue Élodie Kolbert.

    Dès la mi-novembre, un « site dédié » sera proposé par la SNCF pour « faciliter les déplacements des groupes en Occitanie », précise Gaël Barbier, directeur régional TER Occitanie de SNCF voyageurs. Signé avec la Région Occitanie jusqu’en 2032, ce partenariat sur les trains Lio a pour but de « faire changer les habitudes de mobilités qui concernent encore souvent la voiture qui émet 8,5 fois plus de CO2  », explique Gaël Barbier. « Fier » d’une mesure qualifiée de « conviviale », il assure que « l’engouement » des groupes scolaires ou sportifs a « quadruplé en 2 ans ».

    Une aide financière

    L’élu régional, Kamel Chibli, fait valoir un triple intérêt pour les clubs amateurs. « C’est un défi environnemental de faire baisser le bilan carbone, qui sécurise le déplacement des jeunes et financièrement avantageux pour les clubs dans un contexte difficile. » Il faut dire que le gouvernement a décidé la suppression du Pass’ sport pour les moins de 14 ans. Avec l’effondrement de l’Agence nationale du sport, il ne reste que peu d’aides publiques aux petits clubs. « La situation économique traversée pénalise le mécénat et le sponsoring. On assiste à un renchérissement des coûts de transports et de nourriture. L’économie globale du sport amateur est en difficulté », regrette Joël Castany, président de la Ligue Occitanie de rugby.

    Quand on sait que le transport fait partie des premiers postes de dépenses des petites structures, autant dire que le TER à un euro est une aubaine. Avec 17 000 clubs et 1,4 million de licenciés en Occitanie, le potentiel de développement est immense.

  • Ces entreprises qui investissent dans la région Sud

    Ces entreprises qui investissent dans la région Sud

    Les entreprises tricolores sont à l’honneur. Habituellement destiné à attirer des investissements étrangers, le 9e sommet Choose France, qui s’est ouvert lundi 17 novembre à la Maison de la chimie à Paris, se décline pour la première fois en version française pour encourager quelque 150 boîtes qui choisissent d’investir dans l’hexagone malgré un contexte international compliqué, en particulier dans les secteurs stratégiques de l’industrie. Au total, un peu plus de 30 milliards d’euros d’investissements sont valorisés, dont 9,2 milliards dans de nouveaux projets. Du côté de la région Sud, huit projets représentant 2 milliards d’euros sont mis en avant.

    Parmi eux, Airbus  Helicopters, qui investit 600 millions d’euros pour moderniser et augmenter la production de son site de Marignane qui compte aujourd’hui 8 500 salariés. Intégré au Pacte Sud Avenir Hélico, ce projet pourrait créer jusqu’à 5 700 emplois supplémentaires d’ici 2032.

    Total La Mède figure également sur la liste. Le géant de la pétrochimie ambitionne de créer une unité d’hydrogène renouvelable d’une capacité de 25 000 tonnes par an en partenariat avec Air Liquide afin de décarboner l’hydrogène utilisé sur sa plateforme de Châteauneuf-les-Martigues, pour un coût total de 150 millions d’euros.

    Un moteur de la réindustrialisation

    L’usine d’acier bas-carbone GravitHy portée par un consortium d’acteurs internationaux, qui représente un investissement de 2,2 milliards d’euros et bénéficie d’une avance remboursable de 800 000 euros de la Région Sud, fait office d’exemple de projet novateur lors de ce sommet. L’usine devrait créer 3 000 emplois (dont 500 directs) et produire 2 millions de tonnes par an de minerai de fer pré-réduit, contribuant à la décarbonation de la filière acier. Le démarrage des travaux est prévu d’ici 2026-2027, pour une mise en production commerciale autour de 2029.

    Devant cette vitrine, Renaud Muselier, président de la Région Sud (Ren), fait part de sa fierté : « Ici en Provence-Alpes-Côte d’Azur, le développement durable crée de l’emploi, l’industrie se décarbone et l’innovation se développe. Grâce à la mobilisation de risingSUD et de nos partenaires, nous faisons de la région un moteur de la réindustrialisation française. »

    Car l’agence d’attractivité et de développement économique de la Région et la collectivité accompagnent également d’autres investissements stratégiques pour renforcer la souveraineté économique du territoire. La start-up française spécialisée dans l’aéronautique Hynaero jouit de ce soutien pour l’installation de son usine d’assemblage de l’avion amphibie bombardier d’eau « Frégate F-100 » à Istres. Le projet bénéficie de 7 millions d’euros de soutien public via France 2030, pour un investissement global d’environ 1 milliard d’euros.

    Du côté de Fos-sur-Mer, Elyse Energy, via son projet Neocarb, est aussi accompagnée par la Région et risingSUD pour implanter une giga-usine de carburants de synthèse bas-carbone destinée à verdir le transport maritime et aérien. Avec un investissement de plus d’1 milliard d’euros et la création de 600 emplois directs et indirects, le projet prévoit une mise en service en 2030.

    Depuis 2 ans, risingSUD dévoile le bilan des investissements français dans la région. En 2024, la région avait ainsi attiré 1 487 nouveaux projets, permettant la création de 9 357 emplois.

  • Marseille : les 2 ans du réseau des entreprises centenaires de la région

    Marseille : les 2 ans du réseau des entreprises centenaires de la région

    Leur point commun : être de vénérables acteurs économiques du territoire et célébrer ensemble les deux ans du réseau Centaure. Forte du constat de l’existence de nombreuses entreprises centenaires sur son périmètre, la CCI Aix-Marseille-Provence a en effet créé en septembre 2023 ce réseau pour les fédérer. Aujourd’hui, il compte 82 entreprises qui emploient 10 700 personnes et génèrent 1,74 milliard d’euros de chiffre d’affaires.

  • Les raisins de la colère avant un salon viticole tendu à Montpellier

    Les raisins de la colère avant un salon viticole tendu à Montpellier

    Attendue au Salon international des filières viticole, vinicole, arboricole et oléicole (Sitevi) du 25 au 27 novembre à Montpellier, Annie Genevard, la ministre de l’Agriculture, pourrait avoir les oreilles qui sifflent.

    Au sortir de vendanges qui laissent augurer d’une récolte historiquement faible (avec l’arrachage), les viticulteurs, en proie à une crise systémique de surproduction en raison de l’effondrement de la consommation de vin et du jeu pervers des puissants intermédiaires (négoce, grande distribution), ont le moral en berne.

    Samedi 15 novembre, après plusieurs mois de faux calme, entre 4 000 et 7 000 vignerons ont à nouveau dit leur inquiétude pour l’avenir d’une profession qui subit aussi les droits de douane de Trump ou les taxes chinoises (Cognac, Armagnac). La colère s’est exprimée aussi. En marge du calme cortège, un magasin Lidl et un radar ont été dégradés.

    Malgré la belle affluence, une viticultrice du Minervois se montre pessimiste. « On a l’impression qu’on ne nous écoute pas, qu’on se fout de nous », lâche-t-elle tandis qu’une réunion doit se tenir au ministère le 24 novembre, veille du Sitevi au parc des expos.

    À l’heure où la profession doit s’adapter (eau, cépages…) aux effets du dérèglement climatique (sécheresse, gel, grêle…), le président des Jeunes agriculteurs (JA) du Gard, Romain Angelras s’agace. « On nous étouffe sous les normes. On nous noie sous les taxes. On nous ment sur les prix. Et pendant qu’on se bat pour survivre, d’autres exportent le vin au prix de l’eau. D’autres vendent des bouteilles au prix d’un simple café ».

    Les propositions du PCF

    Attentifs, les élus du groupe communiste, républicain et citoyen d’Occitanie se disent solidaires. Ils réclament « l’instauration de prix planchers pour les vins de table, IGP, AOP et biologiques, fixés par une conférence exceptionnelle réunissant l’ensemble de la filière et garantissant une rémunération juste du travail des vignerons ». Le groupe se prononce aussi en faveur de « l’activation de mesures de sauvegarde et le blocage des importations lorsque le maintien de filières de production spécifiques est en jeu ». À plus long terme, les élus PCF prônent la « diversification des exploitations viticoles afin de sécuriser une partie du revenu agricole en cas d’aléa climatique ou sanitaire sur la vigne ». Enfin, ils réclament la mise en place d’un « véritable régime public d’assurance contre les risques climatiques, sanitaires et environnementaux ».

    Vendanges : les résultats dévoilés par Sun’Agri au salon Sitevi

    Mardi 25 novembre à 9h30, au premier jour du Sitevi au parc des expositions de Montpellier, Sun’Agri dévoilera les résultats agronomiques des vendanges 2025. Un millésime qui pourrait être de bonne qualité mais d’une quantité historiquement faible, selon les craintes des syndicats. Tout au long de ce salon, Sun’Agri, agritech filiale d’Eiffage Concessions, pionnière et leader de l’agrivoltaïsme dynamique, propose plusieurs animations sur son stand. Mardi 25 novembre (11h), une dégustation du premier vin agrivoltaïque de Damien Besombes. Les 26 et 27 novembre, d’autres dégustations de vins agrivoltaïques comparés. Forte de 15 années de recherches conduites avec l’Inrae, auteure du premier démonstrateur agrivoltaïque dynamique, Sun’Agri équipe 41 parcelles agrivoltaïques.

  • L’industrie ouvre une halle immersive pour recruter à Istres

    L’industrie ouvre une halle immersive pour recruter à Istres

    « Il faut rendre l’industrie désirable », répète à qui veut l’entendre Pascal Kuhn, directeur du site marignanais d’Airbus Helicopters et président de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) Alpes-Méditerranée. Ce lundi 17 novembre, le secteur fait un pas de plus vers cet objectif en inaugurant sa toute nouvelle halle immersive 360° au sein du CFAI d’Istres, alors que s’ouvre la 14e édition de la Semaine de l’industrie.

    C’est au premier étage du pôle de formation sud de l’UIMM que les publics peuvent désormais découvrir ce lieu innovant. Après avoir franchi le pas de la porte, un premier espace interactif dédié à la découverte des métiers se dévoile. Les visiteurs peuvent pianoter sur les écrans pour se familiariser avec les filières et entreprises qui embauchent localement – telles que l’aéronautique, la sidérurgie, la défense ou la chimie – avant de passer dans un couloir consacré à l’expérimentation. Là, plusieurs outils sont à disposition : le jeu vidéo Forindustrie, un atelier pour choisir l’intensité du vent et l’orientation des pales d’une éolienne ou encore un poste à souder virtuel pour s’essayer au procédé d’assemblage… Équipée d’un écran incurvé, une dernière salle présente des témoignages vidéo de travailleurs et de travailleuses du bassin industriel.

    Imaginée avec France Travail, la halle est un outil à destination des scolaires mais surtout des demandeurs d’emploi. Jean-Pierre Dos Santos, le directeur du CFAI d’Istres, explique : « Ça permet de démystifier les métiers de l’industrie de manière rapide et démonstrative. Un travail de fond est ensuite fait avec des services publics de l’emploi comme l’Apec, Cap avenir, la Maison de l’emploi ou les missions locales pour assurer un accompagnement social du bénéficiaire dans sa recherche, son évolution ou sa reconversion. »

    Un besoin en main-d’œuvre grandissant

    Cette halle immersive s’inscrit dans le Contrat d’objectif sectoriel. Créé pour renforcer l’adéquation entre l’offre de formation et les défis du marché du travail, cet outil comprend deux autres piliers que présente Jean-Pierre Dos Santos : « Le parcours industrie avec l’Éducation nationale pour travailler sur l’attractivité des jeunes à partir de la 5e jusqu’en seconde pour pouvoir redonner du sens à la voie professionnelle, qui est aujourd’hui remplie à 50%. (…) Le troisième volet s’attaque à l’enseignement supérieur avec le plan de Renaud Muselier qui vise à diplômer 1 000 ingénieurs supplémentaires par an d’ici 2030. »

    Dans la région, les enjeux sont grands. Selon la Chambre de commerce et d’industrie Aix-Marseille-Provence, l’industrie pèse pour 32% de l’emploi salarié privé, soit environ 467 000 emplois directs et induits. Et le secteur va se développer dans les années à venir, rappelle Sébastien Debeaumont, directeur de la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités : « 15 milliards d’euros d’investissements publics et privés sont annoncés d’ici 2030-2040, si tous les projets portés se réalisent c’est 10 000 emplois supplémentaires créés et donc le défi à relever collectivement est de répondre à ce besoin de main-d’œuvre en suscitant des vocations ou en amenant progressivement les demandeurs d’emploi et les personnes en reconversion à s’intéresser à ces métiers. » Sans oublier les « 60 000 personnes qui seront recrutées pour remplacer les départs à la retraite », précise Pascal Kuhn.

    Linda Khenniche, directrice régionale adjointe de France Travail est confiante : « Ce sont ces lieux un peu différents, ces formats ludiques et attractifs qui permettent la rencontre des candidats avec les recruteurs. »

    Les rendez-vous de la semaine de l’industrie

    Féminiser les métiers

    Tout au long de la semaine de l’industrie, des groupes comme Eiffage, CMA CGM, CS Group ou Vinci ouvrent leurs portes à des étudiantes, lycéennes et collégiennes pour des journées dédiées à la féminisation du secteur. Avec ateliers et rencontres de travailleuses de l’industrie.

    Forum régional de l’industrie

    Une trentaine d’entreprises majeures de la maintenance industrielle, des industries aéronautique, navale et nucléaire donnent rendez-vous aux visiteurs et curieux le jeudi 20 novembre, de 14h à 17h, au pôle d’activités Yvon-Morandat à Gardanne.

    Visite de la centrale EDF de Martigues

    Lundi 24 novembre, la centrale thermique, en service depuis 2012, organise une visite d’1h30 sur inscription. À noter que les cycles combinés gaz de Martigues sont les premiers construits en France en utilisant une partie des installations de l’ancienne centrale au fioul.

    Une conférence sur la 5G

    Mercredi 26 novembre, à 9h, une conférence présentera les résultats d’une expérimentation menée au Technocentre Henri-Fabre à Marignane. Un rendez-vous pour comprendre comment la 5G privée peut améliorer la performance et la connectivité dans les ateliers industriels.

  • Quel avenir pour les Halles de Bagnols-sur-Cèze ?

    Quel avenir pour les Halles de Bagnols-sur-Cèze ?

    Lors du vote du conseil municipal pour se porter garant du prêt contracté par Anthony Gazan pour rénover les Halles en 2022, les élus avaient voté pour à l’unanimité. Seule la gauche et notamment le Parti communiste s’étaient inquiétés de ce choix, tant le projet porté par un acteur privé semblait ambitieux. Trois ans plus tard, force est de constater que le pari a été raté.

    En 2022, ce projet porté par Anthony Gazan, professionnel de l’immobilier, avait en effet été labellisé par le programme Action Cœur de Ville dans l’objectif de redynamiser le centre-ville. Celui-ci a donc bénéficié d’un prêt à taux zéro de 1,15 million d’euros de la part de la Banque des Territoires, pour lequel la Mairie s’est portée garante à 50%, en optant pour l’hypothèque. « Condition indispensable à l’obtention du prêt », précise aujourd’hui la municipalité. Mais seulement seize mois après son ouverture, ces Halles ont fermé en catimini après le départ des deux derniers commerçants.

    « Nous n’avons jamais cru à ce projet déjà parce qu’il avait eu des précédents ratés dans les partenariats publics-privés comme par exemple le lotissement PUP de la route d’Orsan ou Bagnols plage », explique Elian Cellier, le secrétaire de la section communiste bagnolaise. « Il manquait aussi un parking pour accueillir les clients. Et quand ça a commencé, les loyers des commerçants étaient exorbitants donc ça n’a pas marché ». Depuis un an, le rideau est donc descendu sur ces Halles qui abritaient historiquement un cinéma.

    Mais fin octobre, une annonce est apparue sur le site Le Bon coin pour proposer à la vente le fonds de commerce à 215 000 euros pour cet espace de 550 m2. « Qui va vouloir investir alors que le centre-ville est un désert et que le trois-quarts des magasins sont fermées ? Je pense que c’est invendable. On se demande pourquoi la mairie ne s’est pas saisie de ce bien dont elle prétend avoir une garantie ? », interroge Elian Cellier.

    Nouveau sujet des prochaines Municipales

    Dans ce contexte, la municipalité se fait discrète rappelant « qu’aucune somme d’argent n’a été versée par la mairie, situation qui demeure inchangée » et que « la seule subvention versée est celle de la Région » dans le cadre du projet « reconquête des friches ». Mais elle ne dit rien sur sa volonté ou non de récupérer ce bâtiment ou sur l’avenir des Halles. Le maire, Jean-Yves Chapelet, ne souhaite pas s’exprimer dans ce dossier.

    « Même si la mairie récupère le bâtiment, on en fait quoi ? Le bâtiment est bien rénové mais s’il faut l’adapter à un nouveau projet, ça va demander des investissements », souligne le communiste avançant une idée volontairement provocatrice sur un territoire où l’extrême droite prospère : « On pourrait y mettre la mosquée comme elle risque d’être expulsée de son lieu [la Cour d’appel de Nîmes a mis sa décision en délibéré après une audience le 6 novembre, faisant suite à l’affaire de l’imam Mahjoub Mahjoubi, Ndlr]. Qu’est-ce qu’on fait avec les musulmans ? On les renvoie dans les caves ? Il faut leur proposer autre chose ».

    De son côté, le candidat aux élections municipales de mars prochain Jérôme Jackel (Debout!) souhaite également que la municipalité récupère le bâtiment. « Aujourd’hui, les Halles font office de verrue dans le paysage urbain. C’est une structure abandonnée qui ternit l’image de notre ville. Je propose donc de réutiliser cet espace pour le musée archéologique qui est aujourd’hui vétuste et ne répond pas aux normes d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite », avance l’ancien insoumis. À cinq mois des élections, l’avenir des Halles de Bagnols-sur-Cèze pourrait bien venir animer la campagne municipale.

  • L’aéroport d’Avignon a entamé la mise aux normes de sa piste

    L’aéroport d’Avignon a entamé la mise aux normes de sa piste

    Depuis de nombreuses années, l’aéroport d’Avignon vit avec une épée de Damoclès au-dessus de sa tête : l’obligation de mettre aux normes de sécurité européennes [Resa, dans le jargon aéronautique, pour Runway end safety area] sa piste pour pouvoir continuer à tourner. Un dossier qui est en passe de se finaliser. Depuis trois semaines, à défaut d’avions de vols commerciaux, des engins de chantier sont entrés en piste.

    En bordure de la route de Morières, obligeant le golf à trouver un nouvel emplacement pour son trou numéro 6 (lire ci-dessous), des monticules de terre sont retournés. « On le répète et le martèle, il n’y a pas d’extension de piste parce qu’il y a toujours une crainte de la part des riverains de voir une déviation de la voie communale, ce sont des projets qui ne sont absolument plus à l’ordre du jour », assure Guillaume Desmarets, directeur de l’aéroport, qui a pris ce dossier brûlant à son arrivée il y a un an et demi. Sans trop avoir le choix puisque l’aéroport frisait la fermeture. La direction de l’aviation civile lui a accordé une dérogation le temps de finaliser les travaux d’ici à janvier.

    La piste, d’une longueur actuelle de 1 880m, sera réduite de 5m tandis que le périmètre de l’aéroport sera agrandi. « Cela nécessite des travaux d’aplanissement du terrain en bout de piste donc c’est pour ça qu’il y a un petit mouvement de clôture périphérique, la Région [propriétaire de l’aéroport] récupère une partie du terrain qui lui appartenait déjà », souligne Guillaume Desmarets. Contactée, la collectivité n’a pas, « à ce stade », voulu nous répondre sur le détail et coût du dossier. Mais, selon le marché attribué pour les travaux, ce serait de l’ordre de 620 000 euros.

    Un recours au tribunal

    Dans un courrier adressé aux services de la Ville de Morières, consulté par La Marseillaise, la Région a, en revanche, été plus disserte pour justifier pourquoi les travaux n’ont eu besoin d’aucune autorisation d’urbanisme. Elle estime qu’ils relèvent « de la sécurité de la circulation aérienne » et que la loi et la jurisprudence ne nécessitent pas d’être mis en conformité avec le plan d’urbanisme local. L’Un-Adrac, association de riverains qui milite pour l’arrêt de l’aéroport, a une lecture tout autre. Elle a envoyé, le 4 novembre, une mise en demeure au préfet « pour faire cesser les travaux ».

    L’Un-Adrac soulève plusieurs motifs, comme « l’atteinte à des zones protégées et un risque environnemental immédiat ». Sont notamment évoquées « les nappes phréatiques du champ captant de la Saignonne, les zones humides de la Durance et la biodiversité locale ». « Ces atteintes seraient irréversibles », soutient la missive adressée au préfet. « L’aéroport s’affranchit des règles au motif d’un intérêt public, c’est un passage en force », dénonce Yves Marie-Cardine, président de l’Un-Adrac.

    Pas de quoi inquiéter le directeur de l’aéroport : « On est dans un cadre strictement légal, qui n’entre pas dans le champ d’un diagnostic. Il n’y a aucune atteinte à la zone de captage, les travaux se déroulent en dehors des zones interdites, défend Guillaume Desmarets. La biodiversité va même y gagner, car la zone sera dépourvue de toute artificialisation liée au golf, son bunker et l’herbe coupée à 3cm qui n’a rien de naturel ». Faute de réponse positive du préfet, l’Un-Adrac a saisi le tribunal administratif de Nîmes pour un référé-suspension. L’office français de la biodiversité s’est aussi saisi du sujet.

  • Un marché immobilier en léger redressement grâce à l’ancien

    Un marché immobilier en léger redressement grâce à l’ancien

    Toujours très cher de louer un logement dans la métropole Aix-Marseille-Provence. Avec un niveau de loyer en 2024 qui s’établit à 13 euros /m², elle se situe en 4e position des métropoles les plus chères derrière Paris, Nice et Montpellier, alors même que le revenu médian est relativement faible, comme le note l’Agence départementale de l’Adil dans le baromètre de l’immobilier des Bouches-du-Rhône présenté, mercredi, à l’occasion de la présentation publique de l’Observatoire de l’immobilier de Provence (OIP).

    Si la production de logements neufs reste toujours très insuffisante, selon ces professionnels de la promotion immobilière, le marché repart légèrement à la hausse grâce aux transactions dans l’ancien, où les prix ont diminué de 0,3 à 6% dans les appartements et jusqu’à 10% pour les maisons.

    Un inversement de tendance dont les professionnels se réjouissent assez unanimement après plusieurs années de baisse à deux chiffres du nombre de transactions, dans l’ancien comme dans le neuf. « La tendance départementale est dans une phase moins négative, ce qui la rend… presque positive », veut même se réjouir la Chambre des notaires. Les professionnels de la construction restent très réservés sur la suite, notamment du fait de la période électorale.

    Enfin, si Grégoire Charpentier, président de l’OIP, regrette la faiblesse de la production de logements sociaux, il souligne « l’effort notable sur le logement des actifs avec 73,5 millions investis par Action logement en 2024 », soit une production de « 4 700 logements abordables sur notre département ».