Category: economie

  • Jean-Christophe Amarantinis nouveau président de l’UPE 13

    Jean-Christophe Amarantinis nouveau président de l’UPE 13

    L’UPE 13, déclinaison locale du Medef, s’est dotée d’un nouveau président après la longue mandature de Philippe Korcia. C’est Jean-Christophe Amarantinis qui a repris les rênes de l’organisation patronale, ce lundi. Et il a vite pris le pouls du dialogue social dans le département puisque, quelques jours après son élection, son organisation recevait, ce jeudi, l’UD CGT qui venait « demander des comptes ».

    De quoi se pencher sur le profil du nouveau patron des patrons du département. Jean-Christophe Amarantinis est loin d’être un inconnu dans les sphères entrepreneuriales puisqu’il est adhérent de l’UPE 13 depuis 35 ans et était vice-président en charge des territoires depuis 2025. C’est aussi une figure du Synerpa, le syndicat national des établissements, résidences et services d’aide à domicile privés pour personnes âgées. Il est donc président depuis trois mandats de la première organisation professionnelle représentant les entreprises liées à l’économie du grand âge, les Ehpad notamment. Et c’est en lien avec l’entreprise qu’il dirige, JCM Santé, qui rassemble maisons de retraite et services d’aide et de soins à domicile.

  • Olivier Galzi visite le marché du soir à Avignon

    Olivier Galzi visite le marché du soir à Avignon

    Après avoir fait le tour des stands d’abricots d’Aubignan, de cerises de Mallemort ou encore d’asperges de Mazan, il y voit un « genre de marché qu’on a envie de pousser car c’est du circuit court avec des produits de qualité ». S’il n’y a pas de producteurs d’Avignon même, il pointe « un écosystème » et ne voit pas de « concurrence au niveau local », mais plus « une idée de complémentarité ». Une nouvelle visite est programmée ce vendredi (17h) sur la place de l’église de Montfavet.

  • Les Hautes-Alpes célèbrent leurs médaillés

    Les Hautes-Alpes célèbrent leurs médaillés

    Un rendez-vous devenu, au fil des années, un temps fort pour toute une filière. Les Hautes-Alpes ont, encore une fois, réalisé une belle moisson de prix. Au Concours général agricole, le département obtient 13 médailles d’or, 16 d’argent et 10 de bronze, auxquelles s’ajoutent deux prix d’excellence, ainsi qu’une récompense saluant la valorisation du stand départemental au Salon international de l’agriculture. Un palmarès complété par six médailles au Concours des miels de France et dix distinctions au Concours international de Lyon.

  • Quarante entrepreneurs pour faire briller le Sud à Vivatech

    Quarante entrepreneurs pour faire briller le Sud à Vivatech

    L’intelligence artificielle étant le thème de l’édition 2026, la sélection met en lumière de nombreuses entreprises qui en ont fait leur cœur de métier. Présentées ce mardi à l’Hôtel de Région, les start-up couvrent des secteurs variés tels que la santé, l’écologie ou encore la ville du futur. Leur présence sur le salon devrait leur permettre de rencontrer des investisseurs et des partenaires afin de développer leurs technologies. Elles auront également pour mission de faire rayonner la richesse créative et économique du territoire.

  • Dans les Hautes-Alpes, l’économie sociale et solidaire tire la sonnette d’alarme

    Dans les Hautes-Alpes, l’économie sociale et solidaire tire la sonnette d’alarme

    « Ce qui se passe actuellement, c’est un plan social silencieux dans le monde associatif. » C’est le constat que fait Jean-Claude Eyraud, vice-président de l’Union départementale de l’économie sociale et solidaire (Udess 05), réunie en assemblée générale, ce mercredi à Baratier. L’organisation déplore la perte de plus de 6 000 structures de l’ESS (économie sociale et solidaire) dans la région Paca, principalement des associations (5 700). Au total, ce sont 31 000 emplois concernés par la disparition de ces structures. Une économie fonctionnant sur l’apport de services sans recherche de profit, souvent en lieu et place des services publics, est mise en danger par les coupes de subventions décidées dans le budget 2026.

    L’ESS, reconnue par la loi « Hamon » de 2014, regroupe plus de 150 000 structures (associations, coopératives, mutuelles, fondations, entreprises commerciales) et représente 2,6 millions d’emplois, soit 13,7% de l’emploi privé. D’après un rapport paru en septembre dernier, la Cour des comptes estime que l’ESS reçoit un soutien public bien en deçà de sa contribution à l’économie, avec seulement 16 milliards d’euros d’aides en 2024, soit 7% des aides aux entreprises (211 milliards), alors que le secteur représente près de 14% de l’emploi privé. D’autant plus que seules 4% des structures bénéficient de subventions.

    Un « printemps silencieux des associations »

    L’Udess 05 a été créée en 2008 pour fédérer les structures dans les Hautes-Alpes. Parmi ses projets en cours, elle organise chaque année un forum de l’ESS et travaille à la création de quatre projets de sécurité sociale alimentaire dans les Hautes-Alpes, ou a encore récemment créé un système de prêts interassociatif pour soutenir les associations qui ont besoin d’un apport financier.

    Il s’agit de la seule structure de ce type au niveau départemental en France, là où, habituellement, ces organismes se constituent à l’échelle régionale. Un besoin né des problématiques propres au département, selon Jean Horgues-Debat, président de l’Udess. « L’ESS, c’est 20% des emplois dans les Hautes-Alpes. Pourquoi ? Parce que nous sommes un petit département, où il y a une carence d’économie privée et de services publics. Alors, les citoyens se prennent en charge et créent des associations pour répondre aux besoins : gardes enfants, ADMR, médico-social… Ce sont des associations ! Le secteur privé ne prend pas en charge car ce n’est pas rentable. On ne le fait pas parce qu’on répond mieux au besoin, on ne le fait parce que personne d’autre ne répond. »

    Malgré l’apport de cette économie non-lucrative au territoire, il estime qu’elle est sous‑considérée par l’État. « On n’est pas des associations de joueurs de pétanque, contre qui je n’ai rien, mais on développe l’économie, on participe à la création de richesse, poursuit-il. On assiste à des licenciements à bas bruit, des fermetures, et personne ne dit rien. C’est une forme printemps silencieux des associations. »

    Parmi les mesures adoptées pour répondre à l’urgence, l’Udess 05 a rendez-vous, le 8 juin, avec la sous-préfète des Hautes-Alpes pour travailler à la création d’une cellule de veille de l’ESS à échelle départementale, afin de disposer d’une visibilité chiffrée sur la situation du secteur dans les Hautes-Alpes.

  • À Avignon, le resto de la CCI en redressement judiciaire

    À Avignon, le resto de la CCI en redressement judiciaire

    « On est peut-être plus de 300 aujourd’hui, qu’est-ce qu’on peut souhaiter ? Que l’on soit 300 tous les jours. » En décembre 2024, tout sourire, Gilbert Marcelli, président de la chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84), témoigne de son optimisme lors de l’inauguration du Quai des saveurs. Des propos qui, aujourd’hui, prennent une amère saveur : le restaurant, géré par la CCI, a en effet été placé en redressement judiciaire le 7 mai, révèle L’Écho du mardi. Le tribunal des affaires économiques d’Avignon mentionne que le Quai des saveurs s’est déclaré en cessation de paiements le 24 avril.

    Sur place, ce mercredi midi, la directrice d’exploitation Sophie Ledoux, s’est refusée à tout commentaire, confirmant simplement l’information, mais aussi le départ, à la fin du mois, du jeune chef, Saïd Soumaila. Ce dernier, primé aux Worldskills et formé à l’école hôtelière d’Avignon, était l’une des figures de proue du projet. Le second de cuisine, Naël Tamghart, également formé à l’école hôtelière avignonnaise, distingué en septembre dernier aux Worldskills, avait déjà quitté les rangs fin 2025. La structure compte sept salariés, aujourd’hui dans l’expectative.

    Les yeux plus gros que

    le ventre ?

    Précisons que le Quai des saveurs est loin d’avoir baissé le rideau et reste ouvert, du mardi au samedi. Malgré un emplacement idéal, en sortie de gare en face de l’entrée des remparts, une capacité de 60 couverts et une terrasse de 100 m2, le restaurant bistronomique, ayant pour vocation le savoir-faire et les produits locaux, n’a jamais su trouver un public suffisant. La CCI a-t-elle donc eu les yeux plus gros que le ventre pour ce projet dont les travaux ont nécessité 1,3 million d’euros ? La question est criante à l’heure où la CCI a été mise sous tutelle, fin janvier, suite à une crise de gouvernance. Et dont le sujet Quai de saveurs, pourtant initialement largement approuvé en interne, est remonté parmi les griefs de gestion. Le fait que la CCI se positionne pour gérer cet établissement avait fait grincer des dents parmi les restaurateurs locaux ou bien encore la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises).

    D’après L’Echo du mardi, le restaurant affiche un passif d’un million d’euros que la tutelle actuellement en place à la CCI – dans l’attente d’élections du 29 juin au 10 juillet – ne peut éponger. La chambre avait été retenue pour gérer ce restaurant vitrine à la suite d’un appel à projets lancé par la SNCF.

  • [Entretien] Gaby Charroux : « J’interpelle le président pour protéger nos industries »

    [Entretien] Gaby Charroux : « J’interpelle le président pour protéger nos industries »

    Le projet Carbon de giga-usine de panneaux solaires à Fos-sur-Mer, avec les 3 000 emplois promis, est abandonné par son porteur, qui dénonce l’absence de protectionnisme de l’Europe sur ses marchés. Le vice-président de la Métropole chargé du développement industriel, réagit.

    La Marseillaise : Comment accueillez-vous cette nouvelle de l’abandon du projet Carbon ?

    Gaby Charroux : C’est un coup de massue. Ce projet suscitait des espoirs énormes dans les perspectives de développement industriel. Ma crainte est de voir, peu à peu, tout le monde reculer et que tout soit abandonné. Certains s’en réjouiront peut-être, mais la situation est plus que délicate. Il ne faudrait pas que d’autres entreprises ou projets soient affaiblis. Je pense notamment à Marcegaglia, qui a des industriels à sa tête, avec des préoccupations industrielles, à la différence de financiers.

    Pensez-vous à une remise en cause du contournement autoroutier de Port-de-Bouc ?

    G.C. : Celui de Port-de-Bouc, comme la liaison Fos-Salon, j’espère qu’ils n’auront pas de plomb dans l’aile. Le dynamisme apporté par ces nouvelles entreprises a montré une nouvelle considération de notre territoire, une quasi-presqu’île avec un seul chemin pour accéder à la zone industrialo-portuaire. C’est pour ça que le contournement autoroutier a été envisagé. J’espère qu’il n’y aura pas de recul, pour l’instant et définitivement. Ce serait un renoncement terrible pour le territoire, mais aussi pour la France.

    Les porteurs du projet dénoncent la politique libérale de l’Europe et ses nombreux accords de libre-échange. Est-ce le cœur du problème ?

    G.C. : On nous présentait cette entreprise comme un fleuron, qui allait montrer la puissance de la France face à la concurrence internationale. Je suis quand même surpris que des libéraux parlent comme ça. Ces acteurs veulent l’exclusivité, le contrôle et l’argent public. C’est comme si un pizzaïolo s’installait à Jonquières et se plaignait de ne pas pouvoir travailler à cause de la concurrence. Ma foi, c’est un marché concurrentiel qu’ils ont choisi !

    Alors, on laisse faire ?

    G.C. : Parlons franchement : si on nationalise Arcelor Mittal alors, oui, il faut protéger son marché. Aujourd’hui, on est dans un monde concurrentiel, tant que les lois sont celles du marché, on aurait tort de s’apitoyer. Il ne faudrait pas faire les chevaliers blancs quand cette façon de faire nous met dans le mur. Je remarque quand même que l’Europe se défend moins bien que les États-Unis ou la Chine sur le plan économique.

    L’État a-t-il encore un rôle à jouer pour défendre son industrie existante et en projet ?

    G.C. : L’Opération d’intérêt national sur la zone se cantonne à l’industrie et la mobilité, c’est une question d’indépendance nationale et je compte sur le rôle prépondérant de l’État et sur son influence européenne. C’est lui qui doit défendre cette position. Je pense justement interpeller le président de la République à ce sujet. Nous, sur le plan local, ne pouvons pas grand-chose face aux va-et-vient de l’Union européenne. Il faut rappeler que le rôle de l’état a été déterminant dans ces sujets. Lors de sa visite en 2023, le président déclarait que, pour la décarbonation et le maintien de l’industrie existante, il fallait pouvoir disposer de source d’énergie indispensable – l’électricité – pour ce faire. Je pense à l’indispensable ligne Très haute tension, la THT, même si je regrette l’absence de recherche de solution alternative pour préserver le patrimoine exceptionnel de Camargue.

    Quid de l’attractivité du territoire après un tel rétropédalage ?

    G.C. : La question de l’attractivité dont on se glorifie est soumise à des critères qui nous dépassent largement, que ce soit la commune, la Métropole, le Département ou la Région. La preuve en est avec Carbon : ils parlent de l’Europe. Ça se joue ailleurs.

    Entretien réalisé par Antonin Maja

  • Après Carbon, la transition dans l’ombre

    Après Carbon, la transition dans l’ombre

    Cela devait être le plus grand site d’assemblage de panneaux photovoltaïques d’Europe, un symbole de souveraineté industrielle et de transition écologique. L’annonce, ce mardi, de l’abandon du projet de giga-usine Carbon, à Fos-sur-Mer, est donc un séisme dans le grand chantier de la décarbonation de la zone industrialo-portuaire. « Faute de perspectives suffisamment établies pour engager les ressources additionnelles requises, nous avons pris la décision d’arrêter le projet », explique la start-up lyonnaise. Enterrant la perspective d’une production de 10 millions de panneaux photovoltaïques par an, avec 3 000 emplois directs à la clé.

    « C’est forcément une déception quand on investit sur un projet riche pour le territoire en termes économiques, d’emplois et de perspectives », reconnaît la présidente (Hor.) de la commission entreprises de la Région Sud, Isabelle Campagnola-Savon, qui marque sa surprise face à cette annonce. « C’est un mauvais signal », s’inquiète de son côté la Chambre de commerce et d’industrie Aix-Marseille, quand le président du Syndicat des énergies renouvelables, Jules Nyssen, alerte sur « un signal catastrophique qui traduit toute la difficulté à constituer des filières stratégiques en Europe ».

    La CGT alertait déjà

    Le tapis rouge avait pourtant été déroulé pour accueillir le projet qualifié, en juillet 2024, d’intérêt national majeur. Au moins 70 millions d’euros de subventions des collectivités et 100 millions d’euros de l’état devaient arroser la start-up, soit l’essentiel des financements qu’elle avait sécurisés. Parmi les 4 millions votés par la Région Sud, 1,5 million sont définitivement perdus. Les particuliers qui avaient investi dans le financement participatif du projet, à hauteur de 2,5 millions d’euros, perdent aussi toute leur mise.

    « Malgré l’affirmation, dès 2023, d’une volonté politique de l’Union européenne de réindustrialiser et de relocaliser la chaîne de valeur photovoltaïque, la concrétisation de ces ambitions progresse très lentement », dénonce la société Carbon pour expliquer son échec. En ciblant le libre-échangisme européen : le règlement sur l’accélérateur industriel, adopté au mois de mars dernier, élargissait le « Made in Europe » aux pays bénéficiant d’accords de libre-échange, comme la Turquie, l’Inde, le Vietnam, sans préférence européenne jusqu’en 2030.

    « C’est une erreur manifeste de leur part, ils ont des comptes à rendre sur l’argent investi », tonne l’un des secrétaires de l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône, Pascal Galéoté. La CGT 13 avait déjà alerté la CCI au mois d’avril. « Nous avions des références en termes de compétitivité sur ce qui s’est passé en Allemagne pour cette filière, nous avions plutôt le sentiment que ce projet venait capter des finances publiques », pointe le responsable syndical. Face à ces projets privés largement subventionnés avant de déposer le bilan, il insiste : « L’état a intérêt à prendre ses responsabilités dans le cadre des projets de transition. »

    « Nous avons tellement d’autres projets prévus qui ont avancé de manière sereine », temporise Isabelle Campagnola-Savon. Alors que 20 milliards d’investissements ont été annoncés sur la zone, « nous savions très bien que tout ne pourrait pas se faire, mais nous ne perdons pas d’emplois ». « Cette décision ne remet pas en cause la dynamique engagée sur la zone industrialo-portuaire », assure aussi le Grand port maritime de Marseille, qui explique le travail réalisé pour préparer le site de 45 hectares « contribue à renforcer notre capacité à accueillir d’autres projets industriels ». Ce qui n’empêche pas la CCI d’appeler à une réunion « afin de tirer collectivement les enseignements d’une situation qui ne doit plus se reproduire ».

    Cette annonce intervient alors que les nuages s’accumulent autour des activités de KemOne dans la chimie, d’ArcelorMittal dans l’acier. « Nous risquons d’avoir des suppressions d’emplois conséquentes », alerte Pascal Galéoté, tandis que la CGT 13 appelle à se mobiliser, ce jeudi, devant le Medef. Parmi les nouveaux projets, l’incertitude persiste sur le projet Deos de construction de flotteurs d’éoliennes et le conseil municipal d’extrême droite de Fos s’est prononcé contre le projet de production de biocarburants Elyse. « La transition écologique doit s’appuyer sur les filières historiques », insiste le secrétaire de la CGT. Quand le ministère de l’économie, malgré l’échec de Carbon, n’en démord pas : « L’atteinte d’une souveraineté industrielle sur le photovoltaïque reste possible. » Pourvu que le libre-marché ne décide pas.

    Il y a trois ans, le précédent Quechen

    L’abandon de la giga-usine de Carbon rappelle celui du fabricant de pneus verts Quechen, en 2023 : malgré 6 millions d’euros de subventions, le groupe chinois, qui promettait 130 emplois à Fos, avait renoncé, faute de terrain. Une « humiliation », évoquait le président (Ren.) de Région, Renaud Muselier. « On ne peut pas le comparer », modère Isabelle Campagnola-Savon. Plus récemment, la centrale solaire géante HyVence pour produire de l’hydrogène vert sur les étangs de saumure de Fos a été abandonnée, en 2024, et le projet de production de carburants renouvelables Hynovera, à Gardanne, a suivi fin 2025, à chaque fois face à la fronde des riverains.

  • Après la chute de Sibell, les chips d’Allauch en danger

    Après la chute de Sibell, les chips d’Allauch en danger

    Allez, c’est du gras. Mais on essaie d’être le plus authentique possible. Les pommes de terre et l’huile oléagineuse sont françaises », lançait Patrick Llerena, lauréat du prix de la commune, en 2022. Labellisé par deux fois « fabriqué à Allauch », le paquet de chips transparent estampillé du logo du moulin et des collines est connu et apprécié par bon nombre pour son ancrage local et son goût authentique, de l’avis de tous. Une belle histoire de reprise familiale.

    Aujourd’hui c’est l’entreprise et ses neuf salariés qui sont toujours dans l’attente d’un repreneur, deux mois après l’annonce de la liquidation. Selon nos confrères de La Provence, le maire Lionel de Cala se dit prêt « à accompagner la famille en espérant une reprise de l’activité prochaine ».

    Authentique ou chimique

    Comme un mauvais scénario dans une région où l’apéro est un véritable art de vivre, les chips Sibell, fabriquées à Aubagne, avaient elles aussi tiré le rideau en août 2022, après un redressement judiciaire laissant 149 salariés sur le carreau. L’augmentation du prix des matières premières, notamment l’huile de tournesol, avait été évoquée alors pour expliquer la faillite de l’entreprise.

    À la vue des rayons de chips chez les distributeurs, on ne peut que s’interroger. Barbecue, chèvre au piment d’Espelette, poulet braisé ou fromage du Jura : les saveurs prendront-elles le pas sur l’authentique ? Les chips d’Allauch pourront-elles résister à l’attrait des produits ultra-transformés, pourtant régulièrement pointés du doigt par les organismes de santé ?

  • Le Département met à l’honneur les vins de Cassis

    Le Département met à l’honneur les vins de Cassis

    Les vins de Cassis, ce sont dix domaines familiaux et 220 hectares pour une production annuelle environnant un million de bouteilles. Après avoir célébré le vin à l’occasion des 90 ans de l’appellation, Lisa Genovesi ouvre, ce mardi 19 mai, les portes du domaine familial. Lors de l’échange, le savoir-faire local est mis en avant. « Les vins de Cassis, c’est une communauté d’une nouvelle génération de vignerons soudés », explique Lisa Genovesi.

    La viticultrice définit son vin comme « un produit de terroir gourmand ». Aux côtés des autres domaines, les dix domaines œuvrent à promouvoir un savoir-faire caractéristique de la région. « Terre, mer et vin ont toujours été liés sur ce territoire », raconte-t-elle. Selon Lisa Genovesi et ses collègues, le vin est aussi un « levier de promotion d’une culture provençale ». Les vignerons promeuvent « les danses folkloriques et l’usage de la langue provençale » dans la région.

    Malgré la crise du secteur à l’échelle nationale, Lisa Genovesi affirme : « On s’en sort, on va ni mal, ni bien. Puis chacun sa stratégie, soit on fait avec, soit on s’adapte. » La principale problématique de la région proviendrait des variations climatiques intenses, de la baisse de consommation et de la maladie de la flavescence dorée. Les échanges sont restés assez vagues sur les problématiques propres au territoire, bien qu’Hervé Garnier mentionne certains arrachages qu’il considère comme « un véritable échec ».

    « 136 000 euros alloués

    au secteur »

    Dans un contexte en crise où la consommation a baissé de 3% selon l’élu, il n’est pas question de changer les habitudes. « Afin de conserver l’appellation, on respecte un cahier des charges très strict. On veut garder l’essence de notre produit et on n’a jamais cédé sur l’identité de notre appellation », insiste la viticultrice.

    Une prise de position permise grâce au soutien incontestable du Département. Hervé Granier, déléguée à la viticulture, réaffirme ce lien : « On veut soutenir les viticulteurs. Au total, ce sont 136 000 euros alloués au secteur. »