Category: culture

  • Drôle de quête au Muséum d’histoire naturelle de Marseille

    Drôle de quête au Muséum d’histoire naturelle de Marseille

    Au deuxième étage du musée se trouve un véritable cabinet de curiosité, où le temps semble s’être arrêté pour laisser place à l’imagination. Sculptures difformes, potions et théiers insolites : les petits aventuriers sont tombés dans le terrier du lapin blanc. La mission est de le retrouver. Tous sont accompagnés de leurs parents ou grands-parents pour découvrir les mystères du pays des merveilles. Rien ne semble les perturber, ou presque. « On dirait un œuf au plat raté », s’exclame l’un deux en voyant une réplique d’un œuf de Dodo.

    Découvrir autrement

    Au-delà de la découverte des collections, le public est invité à interagir et prendre la parole pour s’approprier les différentes œuvres. Pour introduire l’animation, le médiateur du musée enfile son chapeau bleu. « Que trouve-t-on habituellement dans un musée d’histoire naturelle ? », demande-t-il. « Des animaux ! », répondent en chœur plusieurs enfants.

    Les petits comme les grands se lancent à la poursuite du lapin blanc à travers les œuvres du plasticien Bernard Briançon. Les enfants s’attroupent autour de la table, c’est l’heure du thé. A tour de rôle, les minots plongent leur nez dans les petites tasses aux parfums renversant : poudre de riz, mimosa ou encore cassis. Au total, ce sont sept senteurs qui fusionnent pour concocter le fameux parfum « Mirlando » inventé par Briançon lui-même.

    La quête touche à sa fin, les enfants sont sur le point de retrouver le lapin blanc. Un obstacle se dresse sur leur chemin : une partie de cartes avec la reine rouge s’impose pour s’échapper. Une main innocente tire la première carte… c’est raté, mais pas de panique, il reste une devinette. « Quel est le nom de l’artiste plasticien de l’exposition ? », questionne le médiateur. Les enfants scandent en chœur « Bernard Briançon ! ». Les jeunes sont alors sauvés.

    Le Muséum d’histoire naturelle propose une dernière animation samedi 3 janvier à 15h. Palais Longchamp. Gratuit.

  • Alès : un Cratère hors les murs dans un théâtre éphémère

    Alès : un Cratère hors les murs dans un théâtre éphémère

    Durant deux saisons, le temps des travaux de rénovation ambitieux qui ont débuté cet automne sur son site historique, le Cratère, scène nationale d’Alès, délocalise ses équipes et ses spectacles dans un théâtre éphémère mis à disposition par Alès Agglomération.

    Située dans le quartier de la Prairie, au sein du complexe sportif du même nom (face au centre nautique Le Toboggan), la structure, ouverte depuis le mois de septembre, peut accueillir selon la configuration entre 480 et 650 spectateurs dans une salle chauffée avec des places numérotées. De quoi assurer, le temps de ces longs travaux, la continuité de l’activité du Cratère.

    D’un montant de 12 millions d’euros, le chantier devrait durer 18 à 20 mois. La livraison du théâtre rénové est prévue en septembre 2027, pour pouvoir lancer la saison 2027/2028 dès le mois d’octobre 2027. Ces importants travaux visent à rénover et mettre aux normes la scène nationale du Cratère, construite en 1972. « On va refaire toute la partie scénique et technique de la salle, assez obsolète ; on va gagner 60 places au parterre [la jauge passera de 880 à 940 places, Ndlr] ; le hall va également être profondément réformé, on va aller vers quelque chose de plus moderne ; enfin la rénovation énergétique du bâtiment sera également au cœur du projet », détaille le directeur du lieu, Olivier Lataste.

  • Quand Cyril Di Méo fait revenir Cezanne pour interroger la modernité

    Quand Cyril Di Méo fait revenir Cezanne pour interroger la modernité

    Dans l’ouvrage intitulé Paul is Back. Retour en terre aixoise d’un peintre impressionniste (BoD éditions, 110 pages illustrées), Cyril Di Méo, professeur de sciences économiques et sociales et élu municipal d’opposition à Aix-en-Provence (PS), imagine le retour du peintre Paul Cezanne dans sa ville natale pour poser un regard décalé sur notre époque.

    « Je me sers de Cezanne comme un prétexte pour une figure politique de ce que devient la cité », explique l’auteur, qui dit avoir voulu éviter un livre « trop politicien ». Né d’une promenade, l’ouvrage s’impose comme une fable contemporaine, empreinte d’ironie. Face à la transformation du monde urbain, Cyril Di Méo observe les ambivalences de la modernité. « Elle a fait des choses magnifiques, mais aussi très moches », juge-t-il, et a créé « un rapport assez moche au monde ».

    L’écologie traverse le texte en filigrane. L’auteur dresse le regard horrifié d’un Cezanne face à la destruction d’une nature qui lui tenait tant à cœur. Que ce soit le projet d’urbanisation de la Constance ou encore la décharge sauvage de l’Arbois, cet ouvrage est l’occasion de rappeler les enjeux écologiques qui traversent la ville d’Aix. Face à cela, l’auteur écrit que « si l’on voulait tuer la nature, Paul, lui, continuerait de la faire hurler à coups de couleurs ».

    Sans nostalgie excessive, Cyril Di Méo revendique une position humaniste et progressiste. Pour lui, l’art reste un levier essentiel de la lutte. « C’est une façon de réveiller le sensible », confie-t-il, convaincu que la construction d’un rapport esthétique au monde constitue une forme de résistance face aux dérives contemporaines.

  • [Rétrospective culture 2025 2/2] L’année Cezanne : un succès sur tous les fronts

    [Rétrospective culture 2025 2/2] L’année Cezanne : un succès sur tous les fronts

    En janvier, la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) Paca alertait le préfet de région sur la situation de la Villa Noailles : un déficit de 4,2 millions d’euros fin 2024, dont 700 000 sur les deux derniers exercices, et une dette fournisseur estimée à 3 millions d’euros. Des éléments dont avait pris connaissance le ministère de la Culture, qui avait alors commandé un audit sur la gouvernance de l’établissement à l’Inspection générale des affaires culturelles. Et en ce sens, le rapport présenté à la mi-mars par le ministère de la Culture aux collectivités financeuses de l’association gestionnaire des lieux – les communes de Hyères et de Toulon, la Métropole, la Région, le Département et l’État, à hauteur de 3,9 millions d’euros en 2024, en plus des 2,4 millions de fonds privés – faisait état de dépenses démesurées, notamment en ce qui concerne les frais de représentation : plus de 1,2 million d’euros en 2023. Ainsi, la dette fournisseur atteignait les 4 millions d’euros, soit 2,8 de plus qu’en 2022.

    La dette épongée en 2026 ?
    Le 19 août. Hugo Lucchino est désigné directeur de la Villa Noailles

    Pour prendre la succession de Jean-Pierre Blanc, en poste depuis 40 ans, dont la gestion financière a été considérée comme le principal facteur d’endettement et de déficit de l’institution, le ministère de la Culture a choisi Hugo Lucchino. À 34 ans, celui qui était secrétaire général du Palais Galliera, le musée de la mode de la Ville de Paris, depuis 2020, a annoncé une à deux années d’efforts pour venir à bout de la dette fournisseurs.

    La réussite de la superposition des dates des Festivals In et Off

    Ventes record sur la plateforme du Off et taux de fréquentation de 96,7% pour le In pendant les trois semaines des Festivals, pour la première fois tenus en même temps du 5 au 25 juillet : les voyants étaient au vert sur les planches avignonnaises. La première superposition des dates des Festivals In et Off des Festivals d’Avignon depuis 25 ans, qui se sont tenus du 5 au 26 juillet dernier, a permis une fréquentation à la hausse des deux évènements. Alors que l’« on a largement dépassé les objectifs du Festival » au In comme le rappelait quelques jours avant la clôture le directeur du In, Tiago Rodrigues, avec en fin de compte 122 000 places vendues et presque 97% de taux de fréquentation, on dépasse les 1,6 million de billets vendus pour le Off.

    Bal des politiques
    Trois semaines qui ont aussi été le théâtre de visites de personnalités politiques nationales. À commencer par la très attendue venue de la ministre de la Culture Rachida Dati qui avait alors minutieusement évité le centre-ville de la Cité des papes, les manifestations des syndicats et les questions qui fâchent. Mais aussi le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure ou François Ruffin (Debout !) et Alexis Corbière (L’Après) venus manifester avec les acteurs de la culture.
    Mack Salman

    En octobre. Ted Huffman est nommé directeur général du Festival d’art lyrique

    La mort brutale de Pierre Audi, en mai 2025, a secoué le monde de la culture. Le 27 octobre dernier, le Festival annonçait la nomination de Ted Huffman comme directeur général du Festival d’art lyrique d’Aix, qui prendra ses fonctions dès le mois de janvier 2026. Les amateurs connaissaient déjà bien le scénariste américain multi-primé comme metteur en scène pour sa programmation avec notamment The Story of Billy Budd, Sailor au cours de cette édition 2025.
    E.B.-G.

  • [Rétrospective culture 2025 1/2] L’année Cezanne : un succès sur tous les fronts

    [Rétrospective culture 2025 1/2] L’année Cezanne : un succès sur tous les fronts

    Pendant près de cinq mois, la Ville d’Aix a vécu au rythme de l’année Cezanne (28 juin-12 octobre). Il aura fallu plusieurs années aux équipes municipales et l’Office de Tourisme pour préparer l’exposition internationale qui, au regard des derniers chiffres exposés par la Ville, a été un succès. Certes, il y a eu l’exposition exceptionnelle du Musée Granet qui a accueilli près de 130 œuvres du peintre aixois, attirant 350 000 visiteur. Mais l’année Cezanne est allée bien au-delà. Il y a d’abord eu les rénovations de la Bastide du Jas de Bouffan, premier lieu de vie du peintre qui aura occupé le site quarante ans, jusqu’en 1899. Et qui n’a cessé de livrer ses secrets. Sur place, des équipes de restaurateurs, d’architectes et de scientifiques auront découvert à deux reprises des fresques peintes à même le mur par le jeune Cezanne.

    De portée internationale
    À Marseille, la culture en chantier

    31 mars. Dernière soirée pour Latinissimo au Dock des Suds

    Le 31 mars, une ultime soirée scellait le Dock des Suds. Latinissimo, l’association organisatrice de la Fiesta des Suds et locataire historique des lieux depuis 25 ans, en a été éjectée par l’établissement Euroméditerranée, propriétaire des lieux.

    Avril. Le Toursky laisse place à Scène Méditerranée
    Début avril, le tribunal de judiciaire de Marseille approuvait la reprise de la compagnie Richard Martin – Théâtre Toursky par le Théâtre Joliette aux côtés de la compagnie Dans6T et de l’association Les Rencontres à l’échelle. Le théâtre de Saint-Mauront fondé en 1971 par Richard Martin prend pour l’instant le nom de Scène Méditerranée.

    Novembre. Le Théâtre du Gymnase se rénove et la médiathèque Loubon émerge

    Fermé depuis 2021, le Théâtre du Gymnase a vu son chantier de rénovation lancé. Réouverture prévue en septembre 2027. Tout comme celle de la Médiathèque Loubon, qui sera créée sur la rue éponyme et la première du 3e arrondissement.

    7 décembre. La Bonne mère brille à nouveau

    La 5e campagne de restauration de la Bonne Mère s’achève, un défi technique accompli en 10 mois à 212m du sol par une trentaine de spécialistes.

  • Marseille offre une bulle d’air au festival de BD d’Angoulême

    Marseille offre une bulle d’air au festival de BD d’Angoulême

    Depuis des mois, nombre de syndicats et collectifs d’artistes dénonçaient la gestion du festival de BD d’Angoulême par la société 9e Art+. « Manque de transparence », « mauvaise gestion des cas de violence sexistes et sexuelles », mais aussi « vision trop mercantile de l’événement » ont conduit à l’effondrement de l’édition 2026 du plus gros festival international de BD.

    En attendant que l’A.D.B.D.A (Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême), qui en a repris les rênes, écrive une nouvelle page, plus saine, de son histoire, l’événement se décline en mini-festivals de la BD dans plusieurs villes françaises.

    « La Ville de Marseille a été sollicitée pour accueillir l’un d’eux, du 30 janvier au 1er février », se félicite Jean-Marc Coppola. L’adjoint au maire en charge de la culture précise : « Nous sommes en train de l’organiser dans un lieu loué et préempté, l’ancienne enseigne de chaussure André, sur la Canebière, où nous accueillerons une dizaine d’autrices de BD, dont quelques Marseillaises. Ce sera l’occasion d’un partenariat avec la bibliothèque de l’Alcazar, qui dispose d’un fond très ancien de BD ».

  • [Rétro 2025] Festivals dans l’Hérault : une pluie d’anniversaires

    [Rétro 2025] Festivals dans l’Hérault : une pluie d’anniversaires

    Montpellier est une terre de culture dans laquelle ont poussé, au fil des ans, de nombreux festivals dont certains sont devenus des rendez-vous incontournables et des références au niveau national. C’est le cas de la Comédie du livre, qui fêtait en mai dernier ses 40 ans. Quatre décennies durant lesquelles ce gigantesque salon littéraire de plein air, qui a désormais pris ses quartiers sur la place royale du Peyrou, s’est étoffé de nombreuses rencontres, lectures, projections, passant de 3 à « 10 jours en mai ». À l’occasion de cette édition anniversaire, une soirée exceptionnelle a été organisée à l’Opéra autour d’une carte blanche musicale et littéraire offerte à la romancière Maylis de Kerangal.

    Quelques mois plus tard, début juillet, ce fut au tour de l’emblématique festival Radio France Occitanie Montpellier de souffler, lui aussi, 40 bougies et un succès auprès du public jamais démenti. Centré sur la musique classique, dont les plus grands noms ont écrit l’histoire de la manifestation, le festival s’est progressivement ouvert au jazz et à la musique électronique. Cette édition anniversaire fut une grande année de piano, marquée notamment par la venue de paniste-star chinoise Yuja Wang, qui s’est produite pour la première fois à Montpellier.

    2025 a aussi été l’occasion de célébrer, à la rentrée de septembre, les 20 ans du festival Arabesques. 20 ans d’un fabuleux plaidoyer pour les arts du monde arabe, dans toute leur diversité : la musique, bien sûr, de la scène traditionnelle à la scène contemporaine, mais aussi le théâtre, les contes, la danse ou encore l’humour… Une 20e édition marquée par un focus sur le Maroc, la découverte de nombreux albums en avant-première et deux hommages, à Oum Khaltoum et Rachid Taha.

    Pour finir, les Internationales de la guitare (IG) ont fêté, du 21 septembre au 9 octobre, leurs 30 ans. L’occasion de réaffirmer l’ADN de ce festival de musique devenu incontournable dans le paysage culturel montpelliérain et de rendre hommage à son fondateur, Talaat El Singaby, disparu au printemps.

  • Opéra de Marseille : un beau plateau pour un barbier

    Opéra de Marseille : un beau plateau pour un barbier

    Retrouvé sur la scène de l’Opéra de Marseille, la production Opéra du Rhin/Opéra de Rouen Le Barbier de Séville 2025 est le parfait spectacle de fêtes de fin d’année, vif, coloré, enlevé par des chanteurs/comédiens qui manifestement prennent plaisir à ce qu’ils jouent et chantent.

    Dans un décor simple mais réussi et évocateur, les protagonistes sont en mouvements, portes et persiennes claquent avec allégresse, lumières et costumes participent à la fête. Tous jouent leurs doubles ou triples jeux et servent à merveille cette comédie du Signor Rossini. Les voix -connues comme celle de Marc Barrard, ou en découverte sur notre scène comme Éléonore Pancrazi, Santiago Ballerini et tous les autres interprètes – sont bien placées, bien utilisées, avec des dictions irréprochables et des timbres plus qu’agréables. Mention spéciale à Andrea Soare dans un rôle de duègne omniprésente, quasi muet (sauf pour un air qui a particulièrement conquis le public) mais des plus éloquents. Pour l’Orchestre, il faut convenir que la direction d’Alessandro Cadario n’est pas des plus convaincantes et on l’oublie un peu derrière l’enthousiasme qui règne sur la scène.

    S’il reste des places pour les quelques représentations à venir, n’hésitez pas à laisser tomber votre plat à barbe pour aller profiter de ce très réussi Barbiere di Siviglia.

    « Le Barbier de Séville », Opéra de Marseille, les 31 /12 et 2/1 à 20h, le 4/1 à 14h30.

    Renseignements et réservations
    au 04.91.55.11.10.

  • Jeux, spectacles et feux d’artifice au menu avant la nouvelle année

    Jeux, spectacles et feux d’artifice au menu avant la nouvelle année

    Quelques activités ludiques et familiales sont encore au programme dans les villes. Qu’il s’agisse d’animations qui jouent les prolongations, de parades, d’ateliers ou encore de spectacles, il y en a pour tous les goûts avant le début de l’année.

    Au programme le 30…

    Dans le cadre des vacances de Noël, le muséum d’histoire naturelle de la Ville d’Aix-en-Provence ouvre ses portes aux enfants de 7 à 12 ans pour un atelier pédagogique, de 14h à 16h. Avec « Dino, qu’est-ce que tu manges ? », observez les dents et griffes des dinosaures de Provence pour déduire leur régime alimentaire (infos et réservation : 04.88.71.81.81, 4,60 euros).

    Du côté d’Hyères, c’est la parade « Le réveillon des souris » qui attend les familles au départ de l’avenue Gambetta, à 15h et 17h30. Un moment féerique et participatif où les enfants pourront embarquer à bord de structures en musique !

    Dans le Vaucluse, à Avignon, c’est une activité pour les grands enfants qui vous attend avec un Cluedo grandeur nature de 15h à 17h. Le musée Angladon se transforme pour permettre aux participants de résoudre les énigmes cachées dans les collections, accompagnés de la médiatrice du lieu (infos et réservation : 04.90.82.29.03, 3 euros la participation).

    Initialement prévu le 23 décembre dans le cadre des festivités de Noël, le feu d’artifice de Brignoles a finalement lieu ce mardi et sera tiré à 18h45 depuis l’école Marie-Curie.

    … et le 31 décembre

    Le quai du Port de Bandol s’anime dès 18h avec un spectacle de drones offert par le port. à minuit, c’est un feu d’artifice tiré depuis le toit du casino Partouche qui vous attend !

    à Orgon, le feu d’artifice sera tiré à 19h au stade Taberner pour que petits et grands en profitent gratuitement.

    Le jardin Bonaparte, à Saint-Raphaël, se met au diapason du réveillon et donne rendez-vous à partir de 18h30 pour une soirée musicale animée par un DJ. Dès 19h30, le feu d’artifice marquera le passage à la nouvelle année.

    Sur les deux jours

    Des lectures de contes sont au programme à la bibliothèque municipale du Lavandou, de 15h à 17h, pour plonger dans la magie des fêtes avec la compagnie Chipoti Chipota. Le 31 uniquement, une parade participative et festive attend petits et grands dans une ambiance de pirates, à 15h et 17h. Elle sera suivie d’un vin chaud à 18h et du feu d’artifice à 19h, le tout sur le parvis de l’hôtel de ville.

    Les Noëls insolites se poursuivent au chaud à Carpentras, plus précisément au théâtre de la Charité, où les enfants à partir de 2 ans pourront découvrir gratuitement le spectacle le « Minimum Circus » de la compagnie les Baladins du Rire, à 14h30 et 16h30. Enfin, c’est au château de Lourmarin que les enfants pourront profiter d’un jeu de piste de Noël (de 10h30 à 12h45 et de 14h30 à 17h15, entre 3,50 et 8 euros).

  • L’emblématique Polygone étoilé à Marseille fête ses 25 ans

    L’emblématique Polygone étoilé à Marseille fête ses 25 ans

    Le Polygone étoilé, salle de projection et lieu de production de cinéma indépendant du 3e arrondissement de Marseille, souffle sa 25e bougie, en 2026. Un quart de siècle que le lieu a décidé d’entamer avec son traditionnel écran ouvert, le 2 janvier. Un moment où des courts-métrages peu projetés peuvent rencontrer un public. Ce rendez-vous mensuel, depuis cinq ans, remplit la salle tous les premiers vendredis de chaque mois.

    Le lieu est né en 2001, grâce à l’association Film Flamme, fondée en 1996 afin de permettre à des projets cinématographiques qui ont peu de moyens de voir le jour. « Ce lieu est un outil de travail et de création cinématographique complet, explique Martine Derain, administratrice du lieu. Il y a des salles de montage pour caméras pellicules ou numériques, une salle de mixage et bien évidemment, cette salle de projection qui est aussi une salle de travail car on peut y faire tous les tests possibles. » Un lieu qui permet également la conservation des films du patrimoine.

    Le Polygone étoilé a été pensé par ces fondateurs comme un espace pour échapper aux logiques commerciales de ce milieu. La mutualisation de ces divers environnements de travail permet d’en réduire les coûts et de les rendre accessibles pour des films à petits budgets. Par ailleurs, sa position au cœur du 3e arrondissement, en fait un espace de médiation culturelle. Ainsi, la salle de projection est régulièrement mise à disposition des associations de quartier et Film Flamme organise des ateliers pour les enfants du quartier avec des cinéastes.

    Pour Martine Derain, la plus belle réussite « est d’avoir affirmé durant 25 ans que c’est possible de produire des films avec peu de moyens, hors du système ».