Category: culture

  • [C’est l’été] Lecture : « Kaede et les secrets du passé »

    [C’est l’été] Lecture : « Kaede et les secrets du passé »

    Si vous êtes gourmands des enquêtes écrites à mi-chemin du roman à énigme, cher à Georges Simenon et Agatha Christie, et du polar « douillet », ce livre, assaisonné de références littéraires et cinémato-graphiques, a été mijoté pour vous.

    Calmann Levy, 19,90 euros.

  • [C’est l’été] La dernière d’« avant le soir » à Marseille

    [C’est l’été] La dernière d’« avant le soir » à Marseille

    Depuis le 6 juillet, les parcs et jardins du premier et septième arrondissement accueillent le festival « Avant le soir », celui-ci a donné rendez-vous aux Marseillaises et Marseillais tout au long de l’été pour une trentaine de soirées dédiés au théâtre. Au cours de ces 30 soirées, une dizaine de troupes ont pu se produire, avec des styles divers comme du théâtre musical, du cabaret théâtre ou encore des représentations de conte théâtral.

    Pour sa dernière représentation le vendredi 28 août, c’est le collectif du transbordeur, sur le thème du théâtre musical, qui clôturera l’évènement avec son spectacle La Ravanne de Daniella. Celui-ci est issu de l’adaptation du roman jeunesse éponyme d’Amarnath Hosany. Il aborde les questions d’égalité filles-garçons et de liberté d’être soi en mêlant théâtre, conte et musique « séga », français et créole mauricien.

    L’évènement, comme toutes les autres représentations qui ont pu avoir lieu, est totalement gratuit et accessible aux personnes en situation de handicap. Plus d’informations sont à retrouver sur le site de l’été marseillais.

    Louis Golliot

  • [Entretien] Nach : « La musique a été comme une espèce de premier langage »

    [Entretien] Nach : « La musique a été comme une espèce de premier langage »

    La Marseillaise : Comment vous êtes-vous lancée dans la musique ?

    Anna Chedid : J’ai baigné dans la musique depuis mon plus jeune âge, puisque, autour de moi, j’ai beaucoup d’artistes et notamment des musiciens dans la famille. Donc la musique a été comme une espèce de premier langage. Quand j’ai grandi, j’ai fait des études musicales, du chant lyrique, j’ai accompagné des artistes en tant que choriste et claviériste sur des tournées quand j’avais une vingtaine d’années. Finalement, j’ai écrit des chansons et j’ai commencé à sortir mes albums.

    Mon album est sorti en 2015 et depuis, je fais des tournées sous le nom de Nach. Et à côté de ça, je fais aussi de la direction musicale et je suis productrice. J’ai mon propre label, je produis mes projets.

    Avez-vous toujours voulu être musicienne ?

    A.C. : Non. Quand j’étais petite, je voulais être psychologue. J’ai toujours été intéressée par l’émotion et par comment la transmettre et la transformer. Donc le côté psychologique et émotionnel m’a toujours beaucoup plu. Pour moi, il y a tout un aspect thérapeutique dans le fait d’être artiste et de retransmettre des émotions.

    Comment s’est organisée votre venue au festival Au Top ?

    A.C. : Mon nouvel album sort en janvier et la tournée commence en février, donc c’est vraiment un concert qu’on va faire en exclu totale, avant la sortie officielle de ce projet. Je connais un peu Grégory Montel qui a monté le Top Festival avec ses amis à Digne. Il a entendu parler de ce projet électronique, qui est un aspect de ma musique qu’on ne connaît pas encore très bien, et qui allait bien dans ce festival parce qu’il y a une programmation assez électro. Donc il m’a proposé de venir présenter en exclusivité L’Âme électronique là-bas.

    Avez-vous un moment qui vous a particulièrement marquée dans votre carrière ?

    A.C. : Oui, c’est assez récent, c’était le 18 mars 2025. J’ai fait mon premier Olympia, avec Peau Neuve, mon album que j’ai produit toute seule, écrit, composé, réalisé d’une manière très indépendante. Et j’ai réussi, sans être dans une maison de disques, à faire mon premier Olympia. C’était vraiment mon rêve depuis que j’étais toute petite. D’avoir fait cette date, c’était pour moi un moment que je n’oublierai jamais.

    Est-ce que vous avez ressenti, au cours de votre carrière, que vous étiez ramenée à votre famille, vue comme la fille de, la sœur de ?

    A.C. : Oui. Mon père et mes frères Matthieu et Joseph l’ont ressenti aussi. Billie, la fille de Matthieu aussi. On est dans une famille d’artistes à chaque étage, on est nombreux à faire ce métier, à évoluer dans le même milieu artistique, donc c’est normal, on est comparés. Mais, quelque part, c’est plus une richesse. Chacun fait son histoire. On fait partie de la même famille, mais il y a autant de personnes que de carrières et de sensibilités. On ne touche pas exactement les mêmes publics, on n’a pas la même carrière, et on ne fantasme pas forcément sur celle des autres. Chacun est plutôt content. Nos carrières nous ressemblent profondément, donc il n’y a pas forcément de frustration de notre côté. Après, parfois, effectivement, on est attendus au tournant parce qu’on vient de cette famille. Mais bon, aujourd’hui, c’est plus trop une souffrance. Au début, je pense que c’est pour ça que j’ai choisi de ne pas utiliser mon nom de famille comme nom de scène. C’était une manière de m’émanciper un peu et de me dire « tu pourras créer ce que tu veux avec cet avatar ». Cela permet de changer d’identité et de faire de nouvelles expériences.

    Est-ce qu’on vous a déjà accusée d’être une nepo baby ?

    A.C. : Oui, bien sûr. Peut-être que c’est le cas. Je ne me pose pas trop ces questions-là, dans le sens où, pour moi, un artiste, c’est un artiste. Tout le monde est légitime d’être artiste, quel que soit son arbre généalogique. Un artiste qui a des choses à dire et qui a envie de partager des belles choses avec les gens, il trouve son public. Je ne sais pas si c’est plus facile ou plus dur. Je pense qu’on ne peut pas vraiment le quantifier, le savoir. Par contre, il faut rester humble, c’est dur pour tout le monde. Parfois, il y a des miracles pour des gens qui ne viennent pas du tout du milieu. C’est vraiment aléatoire. L’important, c’est d’être honnête, de faire des choses avec le cœur et avec humilité, quelle que soit notre histoire.

    Dates de la tournée à venir sur instagram.com/nachmusicofficiel

  • Changer de regard sur le vivant au Musée-Muséum de Gap

    Changer de regard sur le vivant au Musée-Muséum de Gap

    Depuis début juin, une cinquantaine de dessins de l’artiste Philippe Comar sont gratuitement visibles au sein du Musée muséum Départemental, à Gap. Cet artiste, né en 1955, est principalement connu en tant que dessinateur, spécialisé dans la représentation de l’anatomie humaine et animale, alliant à la précision et la rigueur scientifique, une virtuosité des formes et une véritable fascination pour le vivant.

    À travers ses dessins, on découvre les animaux de la Grande Galerie de l’Évolution à Paris, on adopte le point de vue d’un poisson dans un aquarium qui voit les visiteurs le regarder, ébahis, de l’autre côté de la vitre, on découvre aussi la reproduction des pièces d’anatomie humaine utilisées dans les études de médecine et conservés dans les musées médicaux.

    « L’idée, c’est d’avoir l’ambiance d’un cabinet de curiosité dans la scénographie pour inciter à être plus curieux, à avoir envie de découvrir des comportements animaux ou des enjeux environnementaux que l’on va traiter par la suite dans l’exposition “Sauvage“, qui ouvre le 5 novembre au musée », annonce Agathe Frochot. Le Musée accueille en effet en novembre l’exposition « Sauvage », en collaboration avec le Muséum d’Histoire naturelle de Neuchâtel en Suisse, qui permettra de redécouvrir les collections scientifiques remaniées de Gap.

    Depuis l’été 2025, le Musée a par ailleurs créé un nouvel espace permanent où sont exposés à la fois des animaux empaillés et des peintures de paysage d’artistes alpins, où l’on voit l’apparition puis l’évolution de la représentation de la Nature dans l’art. Quant aux collections de taxidermie des sous-sols du Musée, elles seront également présentées dans un nouvel espace permanent intitulé « Cohabiter, petite histoire de nos relations au vivant », incluant une nouvelle muséographie pédagogique.

    Susciter la curiosité

    pour le vivant

    « Depuis quelques années on essaye de revaloriser les fonds scientifiques du Muséum, dont la majorité sont reliés à l’histoire naturelle. Jusqu’à présent, ils étaient assez peu représentés dans le Musée. Ça nous paraissait justifié de les ressortir, d’autant qu’on a des spécimens uniques mais aussi des spécimens qui représentent vraiment nos écosystèmes de nos montagnes », poursuit Agathe Frochot. La volonté est d’attiser la curiosité pour le vivant, si proche, surtout dans les Hautes-Alpes, mais qui a toujours de quoi surprendre. Le Musée travaille par exemple avec un malacologue (spécialiste des mollusques), du Parc National des Écrins à la valorisation de sa collection d’escargots de montagne.

    « L’idée c’est de créer plus de liens aussi avec l’environnement qui nous entoure, avoir plus d’envie d’y aller, de le comprendre et de le respecter. De comprendre toutes les interdépendances qui nous relient au monde naturel, développe Agathe Frochot. C’est un sujet sur lesquels les Muséum d’Histoire Naturelle ont toujours travaillé mais on ne peut pas s’empêcher de penser qu’avec les crises actuelles auxquelles on est confrontés, ce besoin de compréhension est très contemporain. »

  • [C’est l’été] À Marseille, les jeudis, tango nocturne place de l’Opéra

    [C’est l’été] À Marseille, les jeudis, tango nocturne place de l’Opéra

    À Marseille la référence majeure, c’est depuis le début des années 1990 la place de l’Opéra. Pionnière pour sa création en novembre 1989, l’association les Trottoirs de Marseille actuellement présidée par Michel Raous avait obtenu l’autorisation de la mairie pour investir cet espace. Installer la sono, des tables conviviales pour les pauses et les rafraîchissements est une évidence de l’été : excepté pendant la Covid, cette tradition s’est rarement interrompue.

    Pour les balades urbaines, une danse idéale.

    Jeudi 13 août, 80 ou 100 danseurs, les couples se succédaient. Olga Chalica, DJ venue d’Alicante, accompagnait les séquences. Cinq ou six couples « meilleurs » que d’autres donnaient le ton de la soirée. Les danseurs pensent avec leur corps et ne savent pas exactement de quoi ils sont capables. Leur ressenti, ce peut être un sentiment brusquement intense, un mystérieux mixte d’intimité, de technique et de musicalité. Chacun connaît sa grammaire personnelle tout en restant à l’écoute des intuitions et des mouvements d’autrui. Talons hauts et jupes fendues ne sont pas fréquents. Point de machisme abusif, la domination masculine et le consentement féminin s’estompent. Presque aussi souvent que les hommes, les femmes font les premiers pas pour changer de partenaire. Dans de nombreuses configurations, le guide du couple est à présent une femme. Des couples queer, hommes et femmes viennent volontiers danser. Dans un récent article, le sociologue marseillais Christophe Appril a raconté cette évolution.

    Chez tout danseur de tango on peut approcher une partie de son histoire. Chercheur au CNRS, Michel Raous affectionne dans les textes de tango une exagération proche du meilleur humour. Lily estime que sans tango, sa vie n’aurait pas la même saveur. Par ailleurs requise par la photographie, Estelle Doehr a voulu approfondir les amitiés et les rencontres que lui procura cette danse en animant avec d’autres, entre 2005 et 2011, l’association Rue du Tango. Elle a produit des milongas en compagnie de la géographe Élisabeth Dorier qui a inventé pour les danseurs des itinéraires pas du tout conventionnels, du côté du Racati, de Saint-Barnabé ou bien de Gèze.

  • [C’est l’été] Lecture : « Le goût de la ville »

    [C’est l’été] Lecture : « Le goût de la ville »

    Trente-sept auteurs se joignent
    au préfacier, Gérard de Cortanze, pour vous donner à voir la ville telle qu’ils la conçoivent, la rêvent, ou la dépeignent dans leurs livres. Autant dire qu’il y en a pour tous les goûts. Ne dit-on pas que chacun est libre de ses préférences et de ses choix ?

    Mercure de France

    9,80 euros.

  • [C’est l’été] Un siècle de vie musicale aixoise raconté en photos

    [C’est l’été] Un siècle de vie musicale aixoise raconté en photos

    « Avec la photographie, c’est tout l’inverse : tout reste. » En pointant le portrait de Léo Ferré et son célèbre « Avec le temps, va, tout s’en va », Jean-Éric Ely, photographe et initiateur de l’événement donne le ton de « Musiques en Aix ». Organisée par le Collectif Ely pour le patrimoine photographique et iconique d’Aix-en-Provence (Ceppia), l’exposition fait dialoguer mémoire photographique et mémoire musicale.

    Henry, Hugo, Jean et Jean-Éric Ely, quatre générations de photographes, ont immortalisé la vie musicale aixoise, retranscrite dans près de 300 clichés. « L’objectif est de faire perdurer la mémoire de vedettes passées par Aix et des lieux mythiques de la scène musicale locale », explique le photographe lors de la visite de l’exposition.

    Des orchestres du début des années 1900 aux grandes voix de Piaf, Joséphine Baker ou encore Aznavour, le parcours suit une organisation chronologique puis thématique par familles musicales. Onze appareils photo de la famille Ely montrent l’évolution des techniques. Après un an de travail, 288 photos ont été retenues sur 1 604 : « Mon père a toujours dit “choisir, c’est sacrifier”. Il a raison, cela a été un choix draconien », souligne Jean-Éric Ely.

    Au fil des salles, le photographe balaie et commente les clichés. Devant la première édition du Festival d’art lyrique d’Aix, en 1948, il s’arrête : « On est les seuls au monde à l’avoir celle-ci ! », s’exclame-t-il. Plus loin, classique, jazz, rap et reggae se mêlent. « C’est mon bébé chéri », sourit-il à propos du jazz. Avant de s’épancher longuement sur l’unique photo prise hors d’Aix, un Miles Davis photographié à Miramas : « J’étais obligé de mettre le génie des génies. »

    Pour résumer l’essence de l’exposition, Jean-Éric Ely pointe un tableau qui juxtapose une scène de Fête de la musique qu’il a captée en 2001 et un bal des Thermes photographié par son grand-père 63 ans plus tôt. « À elles seules, elles montrent l’évolution de la musique et de la photo », résume-t-il. Jusqu’au 1er novembre, le responsable de l’exposition espère susciter la curiosité des visiteurs : « Je veux qu’ils repartent en se disant “Ah ouais tout ça s’est passé ici ?” », conclut-il.

    Jusqu’au 1er novembre, Hôtel de Boadès. Du mercredi au dimanche. Tarifs : 10 euros ; réduit 7 euros ; – 12 ans gratuit.

  • [C’est l’été] Le festival de cuisine italienne bat son plein à La Ciotat

    [C’est l’été] Le festival de cuisine italienne bat son plein à La Ciotat

    L’odeur des risottos, des « fusillo » et des pizzas embaume La Ciotat depuis ce mercredi. C’est la 8e année que la mairie et la Chambre de commerce italienne pour la France s’associent dans l’organisation de cette manifestation. La gastronomie de la Botte et la cuisine provençale vont dialoguer jusqu’au dimanche 30 août, place Evariste Gras.

    Pour cette nouvelle édition, 13 food trucks provençaux et italiens sont au festival. Ces derniers représentent six régions italiennes : le Piémont, l’Emilie-Romagne, la Sicile, la Vénétie, la Campanie et le Latium. Sont aussi proposés des ateliers, des démonstrations et des dégustations.

    L’Association des cuisiniers italiens de France propose, lors de ces ateliers gratuits, de passer derrière les fourneaux pour apprendre à réaliser des « gnocchis verts », des « pizzoccheri » ou, pour les becs sucrés, des « cannoli siciliani ». Des animations accessibles sur inscription sur place, dans la limite de 15 participants par session.

    Michel Balsaldella, chef du Grand Puech a Mimet et Agostino Coppola chef napolitain et président de l’Association des chefs italiens de France animeront des spectacles culinaires tous les matins à 10h30. Ils mélangeront les cuisines italiennes et provençales dans des recettes inédites.

    Les autres animations

    Cette année, le festival a adopté le thème de l’automobile. L’occasion de se lancer quelques défis au simulateur de course. Avec en point d’orgue dimanche, à 17h, la rediffusion du Grand Prix de France 2004 remporté par Ferrari.

    Le festival se décline aussi en cinéma et en musique. Ce jeudi à 17h, Il Vigile, une comédie italienne, réalisée par Luigi Zampa, sera diffusée en plein air. Tous les soirs, le pianiste chanteur Laurent Versini alternera avec le groupe Italian Akustik Trio pour reprendre les grands classiques de la chanson italienne. Samedi et dimanche, place au karaoké et au quiz musical, pour se mettre en appétit avant de savourer à nouveau les délices de la gastronomie italienne.

    Gabrielle Cartellier

  • Mama Stock : 9 ans de fête et de militantisme culturel

    Mama Stock : 9 ans de fête et de militantisme culturel

    « Né dans les jardins et autour d’une équipe de copains » comme le rappelle Patrick Simonetti, bénévole historique et aujourd’hui responsable bénévole, en 9 ans Mama Stock a grandi sans perdre son ADN.

    Pour Julien Fortier, codirecteur de projet, cette neuvième édition reflète toujours cette volonté de culture pour tous. La programmation mêlera ainsi rap, rock, musiques berbères, Balkans, dub et sound system. Sophie les Bas Bleus, Dizzy Sounds, Anzul Project, ShazaLaKazoo, La Cercleuse, Melan et Soom T se succéderont sur la scène principale. La scène dub, elle, réunira les collectifs Assoya, South Attack et Salvatge Sound.

    Mama Stock ne se limite pas aux concerts : marché artisanal, espace Kidz, live painting, expositions, friperie solidaire à prix libre investiront le site. C’est aussi un grand village associatif. Avec cette édition qui soutient particulièrement l’antenne Hérault de SOS Méditerranée France pour sensibiliser le public au sauvetage en mer. « C’est une manière de rappeler que la fête peut être consciente. » Autre nouveauté cette année : le 28 août à 14h15, une projection de Tous au Larzac sera proposée en partenariat avec le What a Trip! Festival.

    Une aventure portée par les bénévoles

    Cette diversité repose sur une forte mobilisation bénévole. Environ 138 personnes sont engagées cette année, dont 85 à 90% de nouveaux venus. « Nous avons une équipe de copains qui arrive à faire un truc géant », souligne Patrick Simonetti. Or le festival étant autofinancé à plus de 90 %, ce modèle devient toutefois plus difficile à maintenir. « L’ensemble des charges a augmenté avec le coût de la vie et c’est inenvisageable de tout répercuter sur les festivaliers », explique Julien Fortier. La gratuité impose donc de « bricoler » et de s’accrocher au sens du projet. « Maintenir le projet selon ses modalités actuelles s’avère être, année après année, un acte toujours plus militant ».

    Amélia Siapo

  • [C’est l’été] Lecture : « Voyages extraordinaires »

    [C’est l’été] Lecture : « Voyages extraordinaires »

    Ne nous demandez pas devant quel animal il nous a plu de nous arrêter. Notre amour pour toutes les espèces qui racontent la grande aventure de la biodiversité fait que nous n’avons aucune préférence. Si Jules Verne écrivit que son regard s’attendait à toutes les surprises, et son imagination à tous les étonnements, il en est de même pour ceux qui entrent dans ce livre, jalonné de 45 illustrations, que nous classons parmi les plus instructifs de l’année.

    Laffont 22,90 euros.