Category: culture

  • Un spectacle ambulant pour visiter le château d’If

    Un spectacle ambulant pour visiter le château d’If

    Qui sont ces drôles de gus en bleu de travail qui déambulent sur les remparts du château d’If ? Il semblerait qu’on les ait déjà aperçus à la citadelle de Marseille, mais cette année les membres du collectif l’Agonie du Palmier ont pris le bateau pour se rendre sur l’île du château d’If. Ce dimanche 31 août, les comédiens prennent leurs quartiers dans la prison du Comte de Monte-Cristo pour proposer des visites théâtralisées de plus en plus loufoques.

    Un peu d’animation pour l’édifice du XVIe siècle, passé à travers les siècles en tant que forteresse militaire puis prison imprenable. Ce dimanche, les membres du collectif marseillais l’Agonie du Palmier proposent des visites guidées de la grande bâtisse de pierre, placées sous le signe du théâtre. Pendant une heure, l’initiative propose à des groupes de 35 visiteurs de suivre les G.P.S (Guides parfois sérieux), le long des dalles blanches du château pour une véritable représentation théâtrale interactive.

    Enquête et Pataphysique

    Touche énigmatique de l’animation, la visite se déroule comme une véritable enquête au cours de laquelle les comédiens se transforment en scientifiques d’un autre genre : des pataphysiciens. Définie par Alfred Jarry en 1897, comme : « La science des solutions imaginaires », cette science burlesque vient au service des visiteurs pour percer les mystères qui hantent les murs de la forteresse marseillaise. Pour Lucie Bondoux, responsable de la diffusion du collectif l’Agonie du Palmier, l’enjeu est de rendre le visiteur acteur de sa visite : « C’est très différent d’une simple visite. On propose un spectacle qui suit une trame mystérieuse mélangeant le vrai et le faux. Le but est de révéler le château d’If par l’absurde ».

    Pour arriver sur l’île du château d’If, les visiteurs sont invités à prendre le ferry depuis le quai du Vieux-Port. À partir de 15h, le spectacle démarre. Les pataphysiciens en herbe reçoivent leur livret de bord et partent, sans plus attendre, à la découverte d’un lieu fascinant, chargé d’une aura historique presque intacte. Conseillé pour un public âgé de plus de 7 ans, ce spectacle ambulatoire retrace l’architecture et l’histoire du fort, de la tour Saint-Christophe en passant par la cour centrale du château. L’initiative unique en son genre prévoit une dernière date le 6 septembre, avant de laisser les mystères du Château d’If, résolus de préférence.

  • Une expo pour lever le voile sur les fantômes

    Une expo pour lever le voile sur les fantômes

    De quoi fantôme est-il le nom ? Comment placer cette entité au milieu de termes et de notions vagues comme « esprits » ou « revenants » ? Cette exposition a pour but de montrer le caractère universel des fantômes au sein des civilisations, mais aussi la très grande variété de leurs figurations dans le temps et l’espace », souligne Philippe Charlier, commissaire principal de l’exposition, médecin légiste, archéologue, anthropologue et directeur du Laboratoire anthropologie, archéologie, biologie(Laab) à Paris. Et d’ajouter : « Nous ne répondrons pas à la question : « les fantômes existent-ils ? », mais tenterons au contraire de savoir pourquoi tout le monde (ou presque) y croit ».

    Effectivement, les fantômes suscitent depuis longtemps l’effroi et la curiosité du grand public. Au-delà du symbole d’esprits de revenants qu’ils représentent dans notre imaginaire collectif depuis des siècles, ils sont devenus une réelle source d’inspiration pour le monde artistique et un objet d’étude pour le monde scientifique.

    Approche novatrice

    Avec une approche novatrice, la nouvelle exposition d’été de l’Hôtel départemental des expositions du Var à Draguignan, Fantômes, permettra de proposer une grande diversité de représentations des fantômes à travers le monde et les cultures, mais aussi des croyances qui les entourent. Grâce à la participation de nombreux musées parisiens, d’autres musées français et étrangers, de collectionneurs privés et du Laboratoire anthropologie, archéologie, biologie, près de 300 objets sont exposés.

    Des visites guidées, des ateliers d’initiation à la magie, aux illusions d’optique sont proposés. Il en est de même de veillées de contes traditionnels du Japon, pour qui les fantômes sont une véritable institution. Des sessions de ciné-goûters sont également prévues pour les enfants en partenariat avec le cinéma CGR. Une « chasse aux fantômes est bien évidemment au programme. La prochaine et dernière aura lieu le jeudi 11 septembre. À vos lampes torches !

    Exposition fantômes jusqu’au 28 septembre, à l’Hôtel départemental des expositions à Draguignan.

  • La tournée estivale de La Marseillaise a fait carton plein

    La tournée estivale de La Marseillaise a fait carton plein

    C’est une édition exceptionnelle, à l’instar de ce qu’a été notre édition du Mondial La Marseillaise », lance Pierre Guille, le directeur des événements de La Marseillaise et de cette tournée estivale qui a tenu toutes ses promesses.

    Des jeux et des concours en début de soirée, des groupes distillant de la pop sucrée et de la variété comme Jukebox connexion, Dust, ou Alexandra des L5, des reprises rock et soul avec Gasoline ou des sonorités gitanes et hispaniques avec Gypsy Contador ou El Chato, sans oublier les tributes aux Beatles, aux Blues Brothers et à Queen. Le tout animé par Laurent Menel, de la radio publique Ici Provence, et à chaque fois clôturé par un set assuré par un DJ de talent comme Nico, Sebti, Mofak, et bien sûr Herbie Lite. L’un des secrets de cette réussite, c’est d’avoir « un plateau que nous adaptons aux demandes des mairies, des maires, selon l’ambiance et le son voulus et le public », souligne Pierre Guille.

    « Aucun show n’a été identique »

    Au Rousset, Le Rove, Miramas, la Plaine, Châteauneuf-les-Martigues, « où nous n’étions plus allés depuis 20 ans ! », Septèmes-les-Vallons, l’Estaque, Port-de-Bouc, Martigues, sur le Vieux-Port de Marseille, au Parc Bougainville « où nous sommes allés pour la première fois », à l’instar de la Roque d’Anthéron ou encore dans les 9-10, « aucun show n’a été identique », souligne-t-il. Avec cette année, une mention spéciale pour la plaine et un plateau « Rap » qui a conquis plusieurs milliers de spectateurs, avec un show assuré par Freeman d’IAM, Djel de la FF, Faf Larage et Kaméleon… sans le moindre incident et dans une ambiance extrêmement chaleureuse.

    Quant à l’avenir, « nous espérons aller jusqu’à 16-17 dates durant l’été, avec des propositions aussi adaptées et plus pointues encore », conclut-il, en donnant rendez-vous à l’année prochaine, pour une nouvelle tournée !

  • La rentrée à la Friche, entre expositions et concert

    La rentrée à la Friche, entre expositions et concert

    Haut lieu culturel et alternatif à Marseille, la Friche la Belle de Mai marque sa rentrée avec une journée spéciale mêlant vernissages, nocturnes d’expositions et performances.

    Les festivités commencent à 16 heures avec le vernissage d’Art-o-rama, le salon international de l’art contemporain. Plus de 60 galeries et éditeurs, en art et en design, sont mis à l’honneur pour cette 19e édition. Son ambiance intimiste et son engagement auprès des projets artistiques font la singularité de ce salon incontournable, pour les amateurs et professionnels d’art contemporain et de design. Un deuxième vernissage se déroule, en parallèle, pour lancer l’exposition des diplômés de l’école des Beaux-Arts de Marseille, exposition intitulée « Entre deux eaux ». Dans les œuvres présentées se ressent une inquiétude face aux questions écologiques, territoriales et sociopolitiques. Les élèves mettent également en avant, dans leurs pratiques artistiques, les craintes liées au « vide de l’après école » avec une réalité économique souvent précaire.

    Les expositions, qui ont démarré durant la période estivale à la Friche, seront rendues également accessibles gratuitement ce vendredi. La première, « Tipping Point », rassemble dix artistes de la scène belge francophone ainsi que deux artistes marseillaises. Face à un monde en basculement, les artistes exposés capturent l’essence de ce dernier et nous invitent à découvrir des voies alternatives. Cette journée est l’occasion de découvrir l’exposition « les mensonges du météorologue » conçue par Madison Bycroft autour du film The Sauce of All Order. Le film y est présenté dans une « version installative » enrichie de quatre vidéos et de deux séries de sculptures. Et, juste avant la nuit, il sera encore temps de pénétrer dans la « galerie la salle des machines » de la Friche pour se plonger dans l’exposition collective « Viens avec moi ». Elle réunit le travail de deux ateliers de la Belle de Mai : les Rhizomes et la Fosse. L’espace et le corps sont les deux concepts avec lesquels les quatre artistes exposés, Frédéric Arcos, Matthieu Herreman, Nathalie Hugues et Noémie Privat, présentent leur rapport particulier.

    Pour clôturer cette journée dédiée à l’art, la Friche présente sa formule « On air 2025 » sur son fameux toit terrasse qui accueille tous les week-ends de l’été des concerts. Ce vendredi soir, les manettes reviennent à la Fiesta des Sud avec le duo DjeuhDjoah & Lieutenant Nicholson qui joue de sonorités venues d’Afrique et des Caraïbes.

    www.lafriche.org/evenements/vernissages-de-rentree-2/

  • [Les Petits Débrouillards] emmènent des familles de Sorgues en escapade estivale

    [Les Petits Débrouillards] emmènent des familles de Sorgues en escapade estivale

    Près de quarante familles issues de quartiers prioritaires ont profité, en août, de séjours organisés par Les Petits Débrouillards avec le soutien du centre social Cesam de Sorgues, dans le cadre des « Quartiers d’été ». Trois week-ends ont permis de découvrir la Camargue, les Baronnies Provençales et les environs du lac de Sainte-Croix. Hébergement sous tente, randonnées, ateliers scientifiques, observations astronomiques, découverte du patrimoine et baignades ont rythmé ces escapades. Des temps précieux pour renforcer les liens familiaux, découvrir d’autres horizons et vivre des vacances autrement.

  • [Expo] De la rue au musée : quand la pétanque est mise à l’honneur

    [Expo] De la rue au musée : quand la pétanque est mise à l’honneur

    La pétanque, c’est quelque chose qui nous rassemble », déclare le maire, Benoît Payan, au moment de découvrir l’exposition « Pétanque ! », ce mercredi, au Musée d’Histoire de Marseille. « on y joue à tous les âges et dans tous les milieux sociaux », ajoute l’élu, lors de la visite organisée par la municipalité. Une soirée populaire et conviviale. De nombreuses personnes étaient présentes pour rendre hommage à ce sport marseillais par excellence. Parmi elles, Pierre Guille, président délégué du Mondial La Marseillaise à pétanque, ou Patrick Fara, président du Comité 13 de la Fédération française de pétanque.

    Plongée dans l’histoire

    Le photographe Hans Silvester, aussi présent, s’est dit « fier » que le musée mette à l’honneur ses photos, qui constituent le cœur de l’exposition. Deux des joueuses immortalisées par Hans Silvester, dans les années 1970, se sont déplacées pour l’occasion. L’exposition revient sur les traces historiques de la pétanque à Marseille, dans ses manifestations officielles comme le Mondial, mais également à travers des objets plus communs.

    Jusqu’au 18 janvier,

    du mardi au dimanche. Gratuit.

  • Sur la table, le mariage des plats italiens et provençaux

    Sur la table, le mariage des plats italiens et provençaux

    « Tout le monde s’installe sur de grandes tables. On ne réserve pas », lance, enthousiaste, Sara Sacchetti, à la Chambre de commerce italienne pour la France de Marseille.

    Porté par la Chambre de commerce italienne, avec le département des Bouches-du-Rhône, Provence Tourisme, la Ville et l’Office de tourisme de La Ciotat, Cibo di Strada revient pour la 7e édition. À partir de ce mercredi, la place Evariste-Gras, qui jouxte les Halles Lumière, va devenir un petit morceau d’Italie. Si la Campanie, région de Naples, est en particulier mise en avant cette année; 5 autres régions italiennes sont représentées au sein des 13 food-trucks de la manifestation : le Piémont, l’Émilie-Romagne, la Sicile, la Vénétie et le Latium. « Née il y a sept ans, dans le cadre de Marseille Provence, capitale de la gastronomie, Cibo di Strada, que l’on peut traduire par “cuisine de rue” valorise les similitudes entre la cuisine provençale et la cuisine italienne » développe Sara Sacchetti. Par exemple, les panisses de Marseille, à base de farine de pois chiche dorée à l’huile d’olive et passée au four, ont leur version sicilienne, où l’on y ajoute des gouttes de citron. Les Provençaux proposent « une panna cotta à la lavande », ou « des raviolis à la daube ».

    Parmi les nouveautés de cette édition, figure le choix d’un thème. Avec, cette année, le foot. Avec tous ces ingrédients, le chef Michel Baldasella, propriétaire du Grand Puech, à Mimet, viendra préparer, au cours d’un show culinaire jeudi 27 de 10h30 à 11h30, « les spaghetti alla Maradona ». Un hommage à ce grand footballeur, qui joua dans le club Napoli, à Naples. « Dans cette recette très ancienne du sud de l’Italie, au lieu de saupoudrer les pâtes de parmesan, car tout le monde ne pouvait pas s’en acheter, on utilisait à la place de la chapelure de pain grillée à l’ail », commente Sara Sacchetti. Grand succès de Cibo di Strada, les ateliers culinaires, « où l’on s’inscrit sur place, et où il suffit de venir avec son tablier, les ingrédients sont mis à disposition » sont reconduits « chaque après-midi » à partir de jeudi. Avec comme chef d’orchestre ou chef tout court Agostino Coppola, président de l’association des chefs italiens en France, le public va apprendre à réaliser 4 spécialités culinaires de la Botte salées, et 4 sucrées. Dans l’air, flotteront des airs de chansons italiennes.

    Mercredi (de 17h à minuit), jeudi au samedi (10h30 à minuit), dimanche de 10h30 à 21h. Gratuit.

  • [Les Petits Débrouillards] explorent les intelligences avec les enfants de Toulon

    [Les Petits Débrouillards] explorent les intelligences avec les enfants de Toulon

    Dans ce quartier de Toulon que nous apprécions particulièrement pour l’accueil chaleureux des habitants et la motivation des enfants, nous avons cette semaine, déployé notre tente jaune, installé nos tables d’animation et vidé nos caisses de matériel pédagogiques pour expérimenter avec les enfants sur la thématique des intelligences. Humaine, animale ou artificielle, c’est un vaste sujet qui s’offre à nous pour mieux comprendre ce que nous sommes et le monde dans lequel nous vivons. Les enfants ont particulièrement apprécié graver les dalles piégées et promis, nous essayerons de revenir sans attendre l’été prochain !

  • À Marseille, une matinée de visite pour explorer l’Estaque sous un autre regard

    À Marseille, une matinée de visite pour explorer l’Estaque sous un autre regard

    Comme son nom l’indique si bien, l’association Marseille Autrement invite à explorer l’Estaque (16e) sous un regard différent. Mercredi 26 août, de 9h15 à 13h, sur inscription obligatoire, jusqu’à 18 visiteurs pourront découvrir l’histoire populaire du quartier marseillais. « Il n’y a pas que des belles villas, des bastides, il y a tout un habitat populaire, ouvrier que l’on souhaite valoriser au cours de cette balade et notamment les fameuses courées de l’Estaque, qui sont constituées de petites maisons autour d’un espace collectif, une sorte de bout de rue collectif », explique Marianne Ruelle, présidente de l’association.

    Les visiteurs se retrouvent à l’embarcadère du Vieux-Port pour débuter leur périple en bateau navette jusqu’à l’ancien village de pêcheurs.

    « Véritable faconde marseillaise »

    Yvon Tapias, retraité passionné par sa ville, accueille les curieux et étanche, dès le pont du bateau, leur soif de savoir sur la cité phocéenne. « Il a connu des choses qui n’existent plus maintenant, donc il ponctue ses balades d’anecdotes d’un Marseillais depuis 65 ans, s’émerveille-t-elle. Il a une véritable faconde marseillaise ».

    À l’Estaque, le petit groupe arpente les rues étroites, gravit les escaliers, observe les villas et s’étonne devant une tour au style médiéval édifiée dans un jardin, au XIXe siècle. Surtout, la découverte du ruisseau des Riaux représente une étape indispensable pour la présidente de l’association. « Il est important pour nous de montrer le ruisseau des Riaux, qui est un cours d’eau qu’on oublie. Quand il fait sec, il ne coule pas du tout et s’il y a un épisode méditerranéen, il peut couler très fort », justifie Marianne Ruelle.

    L’association entend parler de sa ville dans tous ses aspects : « Le populaire, le riche, les anciennes mines, la botanique, les risques d’effondrements ou d’inondations… Tout ce qu’il faut, c’est être pédagogue », affirme-t-elle.

    10€ par personne. Inscription obligatoire sur marseille-autrement.fr