Category: culture

  • « Le seul tribute Queen où il y a autant de voix »

    « Le seul tribute Queen où il y a autant de voix »

    La bande, qui s’est construite il y a près de dix ans et composée de six membres : Nico chanteur lead, Fred claviériste, Ollie, chanteuse, Gilles guitariste, Serge, bassiste et Jems, batteur, reprend, lors de spectacles très rock les morceaux cultes du groupe de Freddie Mercury.

    La Marseillaise : Quel show allez-vous nous présenter ce soir ?

    Tribute Queen : C’est un show de deux heures basé sur des lives. Le principe n’est pas de ressembler à Queen dans l’attitude, mais en revanche, on s’est énormément appuyés sur le travail instrumental. On est tous chanteurs et on a basé et on a chacun travaillé nos instruments en fonction de la structure des lives qu’on a écouté. Il y a un travail énorme de Fred qui a travaillé tous les sons de fonds. On est le seul tribute Queen où il y a autant de voix. Il y a des morceaux que l’on fait sur scène que d’autres ne font pas.

    Pourquoi un hommage à Queen ?

    T.Q : Au départ on s’appelait Happy Hand parce qu’on était cinq. De là, on a intégré des morceaux de Queen à notre répertoire et un jour on nous a dit de tenter un Tribute, c’est ce qu’on a fait et ça a de suite marché. On se connaît depuis plus de dix ans pour certains.

    Le journal défend une vision populaire, engagée de la culture. Est-ce une vision que vous défendez dans votre musique ?

    T.Q : La musique doit rester populaire, doit être une valeur d’échange. Le but, c’est donner tout simplement. Notre vision est apolitique, populaire, et basée sur le partage. On fait de la musique pour les gens. On est orientés partage ! On est là pour que les gens vivent avec nous le Tribute.

    Est-ce que Queen, groupe formé en 70, a toujours autant de succès de nos jours ?

    T.Q : Oui ! Surtout depuis la sortie du film. Les jeunes dans la foule continuent de connaître les paroles par cœur. Ils connaissent. On peut expliquer ça par sa virtuosité, qui traverse le temps, qui a réussi à mêler les styles, les gens. L’univers de Queen est tellement vaste. Il y a des slows, du rock, des musiques plus dansantes, personne ne peut prétendre ne pas aimer Queen si elle n’a pas tout écouté. C’est ça, qui rassemble. Et puis les parents sont fans, transmettent Queen à leurs enfants. Leur musique a aussi touché pas mal de secteurs. Leur musique « Another One Bites the Dust » est une musique qui passait beaucoup à l’époque en boîte, ou « We are the Champions » qui a été vachement diffusée en Ligue des Champions, qui a touché le foot et actuellement « Don’t Stop Me Now » qui est incluse dans un spot publicitaire. C’est une musique très vaste et donc, fédératrice. Aujourd’hui, on segmente les musiques dans des communautés, mais celle-ci est le contraire.

  • La Guinguette sonore,un festival rock et inclusif

    La Guinguette sonore,un festival rock et inclusif

    La Guinguette sonore, un festival de rock indépendant avec une programmation « exigeante et engagée » revient à Istres pour une huitième édition. Rock, Indie, post-punk, garage… autant de styles qui seront à écouter dans le cadre idyllique de la plage de la Romaniquette.

    Créé en 2017 par l’association Les oreilles en face des Trous, La Guinguette sonore est déterminée à proposer un festival fidèle à ses valeurs. Malgré les coupes budgétaires dans la culture, le festival promet un week-end suspendu fait « de chaleur humaine, de musique sincère, de bonheur partagé sous un soleil rock » !

    Au programme : dix groupes de qualité venus de France et d’ailleurs et qui comportent un nombre important de chanteuses. Comme l’année précédente, le festival est adapté aux familles (entrée gratuite pour les moins de 16 ans) et propose des activités ludiques pour les enfants. L’entrée est à 16 euros pour un jour, 24 euros pour le week-end (tarif réduit : 10 euros par jour et 16 euros le week-end).

    Un dispositif spécifique

    La nouveauté de cette année : « Proposer de la musique à des personnes sourdes », explique Sébastien Dreyer, président de l’association Les Oreilles en face des Trous et directeur artistique du festival. Un nouvel univers à découvrir pour les organisateurs, qui « se sont renseignés pour savoir quels sont les écueils à éviter, et au contraire, ce qu’il faut faire ». En partenariat avec la ville d’Istres, ils ont créé le dispositif OctoPulse, qui comporte deux volets.

    OctoPulse, c’est d’une part la mise à disposition de gilets vibrants qui impulsent la musique en vibrations (réservation par mail adminisatration@laguinguettesonore.fr ou au 06. 21. 86. 02. 85). Les gilets vibrants sont à destination des personnes atteintes d’un handicap auditif, mais également des personnes avec un symptôme autistique.

    OctoPulse, c’est aussi, chaque soir, un concert performé en chansigne par Laëty ChanSigne et Théo Gauliard. L’objectif ? « faire en sorte que le public sourd puisse autant profiter et kiffer que le public entendant », déclare Laëty.

    Un concert en chansigne, ce n’est pas seulement une traduction des paroles, mais un véritable travail de création. Pour préparer les deux concerts, il aura fallu trois mois de travail, environ 20h à 30h par titre. Après l’étape de traduction, les artistes LSF (langue des signes française) vont travailler le rythme, la tonalité puis la mémorisation et, enfin, les répétitions. Un travail de longue haleine pour aboutir à un spectacle chansigné salutaire !

    « L’idée de potentiellement pouvoir attirer une famille avec quelqu’un qui est sourd et qu’ils puissent se retrouver et vivre le moment ensemble, c’est notre volonté », confie Sébastien Dreyer, animé par des valeurs de partage et de convivialité.

    Pour assister à ces performances « chansignées », rendez-vous le vendredi 29 août à 20h30 pour le concert de Crache (rock’n’roll absolu) et samedi 30 août, toujours à 20h30, pour le concert de Irnini Mons (indie/ post punk). Laëty invite le public « à venir nombreux pour qu’on puisse tous faire la fête sous les signes du rock’n’roll ! »

    Vendredi 29 août : Le Bien, 111, Ramkot, NastyJoe et Crache.
    Samedi 30
    août :
    Curtism, Treaks, Projector, Péniche et Irnini Mons.
    Dès 18h30, plage de la Romaniquette
    Tarif : 16
    euros(10 euros réduit) pour un jour ; 24 euros (16 euros réduit) pour deux jours. Gratuit moins de 16 ans

  • [Entretien] Robert Guédiguian : « Je raconte ce qui est préoccupant »

    [Entretien] Robert Guédiguian : « Je raconte ce qui est préoccupant »

    La Marseillaise : Présentez-nous les grandes lignes de votre prochain film…

    Robert Guédiguian : Comme toujours, je cherche à raconter ce qui est le plus préoccupant aujourd’hui. Et ce qui nous préoccupe aujourd’hui, ce sont souvent des questions ignorées ou minorées en tout cas. Pendant deux générations, on ne s’est pas trop occupé d’identité, d’ethnie, de féminisme, de violences sexuelles. C’étaient des questions qui existaient, certains y travaillaient évidemment, mais ça apparaissait très secondaire quelque part dans le débat public. Par exemple, en politique, dans la prise en compte de ces questions dans les programmes, on en parlait très peu. Bien sûr, les uns et les autres avaient des propositions plus ou moins féministes, plus ou moins anticoloniales, plus ou moins antiracistes. Cela existait, bien entendu. Mais on ne mesurait pas à quel point ces questions demeuraient capitales, et pas secondaires du tout. Et aujourd’hui, on se prend une explosion suite à plusieurs dizaines d’années de sous-estimation de ces questions.

    Vous dites, dans le synopsis, que les questions d’origine, de religion, de genre ou de couleur de peau semblaient dépassées mais qu’on s’aperçoit que nous avions tort…

    R.G : C’est-à-dire qu’il faut prendre ces questions à bras-le-corps. Ce sont des questions auxquelles il faut apporter des réponses, qui peuvent être d’ordre institutionnel, politique, sociétal… Mais il faut les traiter car elles déterminent la vie des gens autant que leurs conditions matérielles d’existence, à mon sens. On s’est peut-être trop préoccupé des questions matérielles, je pense. La vie ce n’est pas qu’avoir le Smic qui augmente… C’est évidemment très important mais la vie n’est pas que matérielle. D’un point de vue anthropologique, elle est aussi spirituelle. Et dans le spirituel, il y a les mœurs, les rapports hommes-femmes, les rapports amoureux, les questions de genre… Ces questions développent des clivages assez fous dans les pays occidentaux. Trump a été élu sur une base « anti-changement civilisationnel ». Je ne dis pas « anti-progrès »

    Vous partez quand même d’une femme qui se pense « émancipée » mais qui change suite une agression ?

    R.G : Le film essaie de parler de toutes ces questions évoquées précédemment. Mais comment le faire ? C’est toujours la problématique : Parler du monde contemporain dans un film de fiction. Théoriquement, je pourrais écrire un texte, faire une conférence et avoir un discours rationnel sur ces sujets, sur la forme des luttes aujourd’hui. Mais dans un film, il faut que cela s’incarne dans des actions, des événements. Donc je pars d’une femme qui pense que tout va bien. Elle gagne bien sa vie, elle est heureuse et émancipée, y compris sexuellement. Elle a une très bonne situation mais elle vient d’un milieu populaire. Cette situation génère quelques frictions avec sa famille : les parents sont modestes et habitent dans une cité, alors qu’elle habite dans une villa au Roy d’Espagne. Elle est le stéréotype de la réussite. On ne précise pas sa profession dans le détail mais on suppose qu’elle est dans les fusions-acquisitions, des actions de boursicotage. C’est lié au capitalisme financier… Assez vite, elle est agressée sexuellement. Évidemment, cela l’atteint physiquement et psychologiquement. À tel point que cela va remettre peu à peu en cause son rapport au monde. Et pour faire de la fiction, elle va avoir un accident, par hasard, devant un foyer de jeunes mineures enceintes… On passe donc des bureaux de la tour Nouvel à une maison qui accueille des filles mineures de toutes origines. C’est là qu’elle va rencontrer d’autres mondes, d’autres univers, d’autres pauvretés, d’autres rapports sexuels. Il y a aussi le décès d’un oncle qui implique des révélations familiales, puisque la mère de notre personnage est née en Algérie. Elle découvre des choses difficiles sur ce qui s’est passé là-bas. À travers tout cela, on parle d’immigration, de mineures enceintes, on parle de notre rapport aux colonies… Ce n’est pas un film sociologique mais on fait attention à ne pas être en contradiction avec le réel.

    Votre traitement de ces questions est en lien avec la montée d’une internationale d’extrême droite dans le monde ?

    R.G : Par capillarité oui. Shakespeare disait que les auteurs sont des éponges de leur époque. Je suis surinformé, j’ai toujours aimé me préoccuper des autres, de ma rue ou du monde entier. Ce qui se passe en Ukraine, à Gaza, au Soudan ou au Congo m’intéresse. Quand j’écris, j’écris forcément avec tout ça. C’est de manière naturelle, je ne fais pas ça pour ça. Dans ce monde de confusion, avec Trump, Meloni, Erdogan, Orban, des figures émergent et ressemblent à des dictateurs élus. Évidemment, cela me préoccupe. Et ça nous pend au nez ici en France.

    Dites-nous en plus sur le casting, le tournage à venir…

    R.G : Il y a un petit décentrement. Le film s’appelle Une femme aujourd’hui. Pour rire, en général, j’ajoute : « Et ce n’est pas Ariane Ascaride ». Elle joue la mère, Gérard Meylan le père, Jean-Pierre Darroussin joue le voisin, les frères sont Robinson Stévenin et Adrien Jolivet. Il y a aussi Géraldine Loup et Sophie Payan. Il y a tout le monde, ou presque. Et le personnage principal est Marilou Aussilloux, de La Pie voleuse.

    Depuis « Twist à Bamako », vous êtes revenu à Marseille, c’est un retour aux sources naturel ?

    R.G : Je tourne des histoires à Marseille et pas sur Marseille. Pour moi, Marseille est une forme, c’est mon théâtre. On tourne rarement dans les mêmes quartiers, sauf à l’Estaque. Mais là, on n’est pas dans un conte comme d’habitude. On est dans un film beaucoup plus dur, plus « réaliste ». Et ce type de récits, je peux les tourner où je veux. Et où je veux, ça peut être ici. Je me dis que toutes les histoires du monde peuvent se passer n’importe où, y compris à Marseille. Je n’ai pas un regard sur la ville mais sur le récit. Toutes les histoires que je raconte peuvent se tenir ailleurs. Elles tiennent debout sans Marseille. Mais le film n’aura pas la même couleur, pas la même lumière, pas les mêmes matières. La forme change, mais le contenu reste. C’est mon regard sur le monde en général qui compte, pas sur Marseille. Et là, c’est les questions qui préoccupent l’occident dont je veux parler. Je pourrais en parler depuis Hambourg, Barcelone ou Liverpool.

    « Je tourne des histoires à Marseille et pas sur Marseille. Marseille est une forme, c’est mon théâtre »

  • En six ans, l’incroyable success story de l’Été marseillais

    En six ans, l’incroyable success story de l’Été marseillais

    Un tourbillon de concerts, d’activités sportives, de projections en plein air, de repas partagés, le tout toujours gratuit. Désormais affichée à travers toute la ville avec ses nouvelles décorations, cette sixième édition de l’Été marseillais bat tous les records. En dix dates, la scène sur l’eau a attiré jusqu’à 300 000 spectateurs, auxquels s’ajoutent 50 000 participants pour le karaoké géant et le feu d’artifice du 15 août, tandis que les nocturnes au musée et cartes blanches aux artistes affichent complet chaque jeudi.

    Par rapport à l’année précédente, le nombre de spectacles a été multiplié par trois, avec de nouvelles scènes installées à l’Estaque et au stade nautique. Résultat : dans un classement réalisé par la société de paiement SumUp, Marseille arrive cet été largement en tête des « meilleures villes pour une escapade culturelle », dopée par ses 1 600 rendez-vous gratuits.

    Pourtant, ce rendez-vous n’était pas prévu dans la campagne du Printemps marseillais en 2020. « L’idée est venue du collectif culture qui avait travaillé sur le programme », rembobine l’adjoint (PCF) à la culture, Jean-Marc Coppola. « Quand nous avons été élus le 4 juillet, nous avons demandé aux services concernés de réfléchir à des activités tout au long de l’été pour les Marseillais qui ne peuvent pas partir en vacances, qu’ils puissent profiter de la ville », raconte-t-il. Au sortir du Covid, les musées sont alors rendus gratuits, l’opéra et le conservatoire proposent visites et concerts au palais Carli. « Rapidement, on s’est dit qu’il fallait que ça irrigue plus de secteurs, et c’est monté en quantité, en qualité », témoigne l’élu communiste. Il n’y a pas de place sur les quais du Vieux-Port ? En 2023, pour la première fois, une scène flottante est installée face à l’hôtel de ville, qui attire 75 000 spectateurs en quatre dates, avec le ballet national de Marseille en ouverture. « On était trois jours après les violences, et là nous avons vu cet autre visage de Marseille, c’était fantastique », sourit Jean-Marc Coppola. Qui résume : « C’est populaire parce que c’est gratuit, et c’est de qualité. »

    Succès inspirant

    Certes, cela ne va pas sans orage. En février 2024, certains acteurs locaux protestent dans les colonnes du Monde en voyant la programmation confiée à la société lyonnaise B-PM, qui a de nouveau remporté la mise cette année malgré une première candidature commune des structures marseillaises. « Il y a un marché public, ils connaissent la règle du jeu », répond Jean-Marc Coppola, confiant néanmoins en leur capacité à le remporter à l’avenir. À droite, le succès fait grincer des dents. La présidente (LR) de l’opposition Catherine Pila s’interrogeait en juillet « sur le coût réel de ces festivités », et jugeait le choix de programmer des artistes algériens « maladroit et provocateur ». « Ils n’osent pas trop le remettre en cause, cela montre surtout qu’ils ne sont pas ouverts à la diversité de la ville », réplique l’adjoint PCF. Se félicitant de voir ce succès nourrir des projets locaux associatifs.

  • [Les Petits Débrouillards] à Sainte-Musse : fête autour du sport et de la science

    [Les Petits Débrouillards] à Sainte-Musse : fête autour du sport et de la science

    C’est sur le parvis de la Maison des services publics que les associations se sont retrouvées pour un grand moment de fête du quartier de Sainte Musse. Entre le tir à l’arc et le panafoot, le parcours en rollers ou la boxe, les enfants (et les grands !) ont pu se questionner sur le sport et ses effets. Nous leur avons proposé des défis scientifiques mettant en jeu leurs pratiques sportives. Animer avec des partenaires dans un quartier, c’est toujours un beau moment de convivialité !

  • Cassis : le violoniste Nicolas Dautricourt fait vibrer Les Accords face à la mer

    Cassis : le violoniste Nicolas Dautricourt fait vibrer Les Accords face à la mer

    « C’est un événement qui me tient très à cœur », assure Nicolas Dautricourt. Reconnu par ses pairs « comme l’un des violonistes français les plus brillants et les plus attachants de sa génération », le musicien, qui se produit régulièrement dans les grandes salles internationales a choisi, pour la deuxième année consécutive, d’ancrer son festival à Cassis.

    « Je n’ai pas de sang cassiden, mais mon oncle et ma tante vivent à Cassis depuis vingt ans, je suis venu souvent », explique le concertiste qui a fait ses débuts en 2019 à la Philharmonie de Paris. S’il a connu cette année des déboires dans la préparation du festival, « ce qui m’a donné la force de continuer, c’est mon amitié avec la maire Dany Milon qui me fait confiance, et l’accueil du public. L’an dernier, les concerts faisaient le plein chaque soir », livre-t-il. Cette année, les Accords de Cassis s’étoffent d’un concert nocturne supplémentaire. « L’endroit est magique », salue le musicien. Les concerts* sont en effet donnés sur la Promenade Aristide-Briand, entre quai et mer avec, au loin, la silhouette ocre de la falaise du Cap Canaille… Une toile protège les musiciens et le public au cas où la pluie s’inviterait sans y être conviée…

    « Mon objectif avec ce festival, c’est de réunir le public autour de la musique, avec des concerts de grande qualité, où tout le monde se sente bien », déclare le violoniste. Le 20 août, Family Business ouvrira le bal. Dans « un programme surprise entre concert et jazz », évoque Nicolas Dautricourt, la cantatrice Natalie Dessay (soprano), se produira avec son époux baryton Laurent Naouri et leurs enfants Tom et Neïma. Ils seront accompagnés par celui qui fut « pianiste de Johnny Hallyday », Yvan Cassar. Le lendemain, le violoniste a invité deux lauréats de la fondation Gautier Capuçon, Luka Ispir (violon), et la japonaise Karen Kuronuma (piano), avec lesquels il interprétera le trio de Brahms. Le 22 août, le duo de piano à 4 mains explorera le répertoire, « de Rachmaninov à Gershwin ».

    À l’image de Nicolas Dautricourt, qui aime l’éclectisme en musique, le concert de clôture, le 23 août, réunira sur scène un pianiste, un contrebassiste et deux violonistes, pour donner aux « Quatre saisons de Vivaldi et à la Fantaisie des airs de Carmen des couleurs tsiganes ». Si Les Accords de Cassis enchantent les nuits, ils ne délaissent pas pour autant le jour. Du 20 au 23 août**, des concerts gratuits seront donnés dans la ville, par « de bons musiciens amateurs ».

    * À 20h30. Tarifs : 25 euros adulte, réduit 13, enfant : 10. Billetterie Office de tourisme. Tél. : 04. 28. 01. 01. 03
    ** À 11h et 17h30.

  • L’épopée des Beatles revisitée à Maison Blanche pour la tournée d’été de La Marseillaise

    L’épopée des Beatles revisitée à Maison Blanche pour la tournée d’été de La Marseillaise

    Des garçons dans le vent attendent le public, jeudi soir, dans le cadre enchanteur de Maison Blanche, berceau de la mairie des 9e et 10e arrondissements de Marseille pour l’avant-dernière date de la tournée d’été de La Marseillaise. Pour enflammer la piste de danse, le groupe « Get The Beatles Back », composé de quatre musiciens et chanteurs, vont faire revivre la révolutionnaire épopée musicale des Beatles à travers plus de 2h de concert.

    Grands standards

    De « Twist and Shout » à « Help ! », en passant par « Yesterday » et « Ticket to Ride », les grands standards des quatre garçons de Liverpool vont résonner à Marseille.

    Maison Blanche, 150 Boulevard Paul Claudel, Marseille 9e, à partir de 19h30, gratuit.

  • [Les Petits Débrouillards] : sciences et jeux au cœur des Nocturnes d’Aix

    [Les Petits Débrouillards] : sciences et jeux au cœur des Nocturnes d’Aix

    Pendant tout le mois d’août, la ville d’Aix-en-Provence organise les « Nocturnes au stade Maurice David » et ainsi de nombreuses associations proposent des activités sportives et culturelles aux habitants du Jas de Bouffan.À cette occasion, les Petits Débrouillards installent leur tente gonflable dans la pelouse et expérimentent de nombreuses thématiques comme la biodiversité, l’alimentation, les insectes, les mers et océans… mais aussi le numérique « débranché » et l’interculturalité.

  • Salon-de-Provence : le château de l’Empéri se transforme en cinéma d’été historique

    Salon-de-Provence : le château de l’Empéri se transforme en cinéma d’été historique

    L’association Ciné Salon 13 ouvre les portes du château de l’Empéri à l’occasion de la cinquième édition du Festival du film historique à Salon-de-Provence, du 19 au 27 août. En plein air, quatre films sont « présentés pour la toute première fois », s’enthousiasme Garance Fromont, programmatrice de l’événement. Deux projections gratuites de grands classiques du cinéma, une exposition et bien d’autres événements permettent de porter un regard aujourd’hui sur des films dont l’histoire se situe dans le passé.

    Pour entamer les festivités ce mardi soir, le réalisateur et comédien Pascal Elbé est invité pour présenter son nouveau film en avant-première : la comédie La Bonne étoile qui plonge les spectateurs dans la France de 1940. « On a hâte de l’accueillir et il est également très pressé de rencontrer son public », confie la programmatrice.

    Exposition sur l’histoire du cinéma

    Le cinématographe des Frères Lumières fête ses 130 ans cette année. Pour célébrer cet anniversaire, une exposition gratuite retrace l’histoire du cinéma, ses différentes techniques et les personnages qui l’ont marquée. « Comment est-on passé au cinéma parlant ? Comment la couleur a-t-elle été introduite ? » Autant de questions auxquelles cette exposition gratuite entend répondre, explique Garance Fromont.

    Pour découvrir les liens qui unissent Salon-de-Provence au cinéma, l’association organisatrice du festival propose une visite guidée du centre de la ville. De La Fille du Puisatier de Marcel Pagnol en 1940 à Bienvenu chez les Ch’tis de Dany Boon en 2007, « on explique comment les tournages ont réinventé la ville et continuent d’y laisser leur empreinte aujourd’hui », raconte l’organisatrice.

    Figure antinazie de Marseille

    Cette année, seul un documentaire est à l’affiche du festival et il met à l’honneur un des héros antinazis de Marseille. Varian Fry, visas pour la liberté, de Mathieu Verdeil revient sur les traces du journaliste américain, Juste parmi les nations, dans la cité phocéenne de 1940 à 1941. Dans l’ombre, Varian Fry a sauvé du régime de Vichy plus de 2000 Juifs et militants antinazis, parmi lesquelles : Claude Lévi-Strauss, André Breton ou encore Hannah Arendt. « C’était pour nous vraiment essentiel de rendre hommage à cette figure de la résistance Marseille, à son combat et son parcours, affirme la programmatrice du festival. Donc, on espère aussi pouvoir échanger avec le public à ce sujet ». La projection gratuite aura lieu dimanche 24 août à 18h.

    Un salon du livre et de la BD historique avec des rencontres d’auteurs locaux, samedi 23 et une conférence sur « les faits divers à l’épreuve de l’Histoire», mercredi 20, sont également au programme.

    Programmation et réservations sur cinesalon13.com

  • Seillans s’anime ce soir au rythme du jazz brésilien

    Seillans s’anime ce soir au rythme du jazz brésilien

    Le groupe Julie Meola Quartet propose ce soir, dans l’ancienne gare du village de Seillans, un concert fusion qui mélange la musique française au jazz et aux inspirations du Brésil. Le public aura la possibilité de danser sur des versions revisitées de Georges Brassens ou encore d’Édith Piaf, pour une soirée haute en couleurs.

    Cette proposition s’inscrit dans le cadre de la programmation des « Voix départementales ». En effet, depuis 2016, le département du Var organise chaque été une tournée de concerts gratuits.

    En se déplaçant de ville en ville, les Voix départementales investissent les différents espaces du patrimoine varois : théâtres de verdures, parcs, jardins… Une programmation variée et dansante qui met à l’honneur des artistes locaux.

    Le concert de ce mardi se déroulera à l’ancienne gare de Seillans. Bâtiment historique de la ville, elle avait été construite en 1890 avant d’être définitivement fermée en 1950. Depuis l’année dernière, des travaux de remise à niveau du terrain ont été effectués pour permettre d’accueillir des événements culturels.

    Les Voix Départementales continuent pour encore quatre soirées : un nouveau concert de jazz à Pignans le 22 août, de la musique Celtique à Saint-Zacharie le 26 août, des reprises de musiques brésiliennes le 28 août au Beausset et enfin, une soirée de clôture à Barjols avec un groupe qui mélange le ska, le swing et le reggae.

    Ancienne gare de Seillans, mardi, 21h, gratuit