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  • Le plan régional contre les incendies porte ses fruits

    Prévenir, combattre et reconstruire. Voici les trois piliers du programme régional baptisé « Guerre du Feu ». Sept ans après son lancement, Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région Sud, accompagné des acteurs du dispositif, en a présenté les résultats. « On a divisé par cinq les dommages entre 2017 et 2025 » se targue l’élu.

    C’est en 2017, après l’incendie ravageur de Bormes-les-Mimosas, que l’idée de ce programme a germé. « On s’est dit “plus jamais ça” », se souvient François de Canson, vice-président de la Région en charge de la prévention des risques majeurs. Quelques mois plus tard, en février 2018, la Région lance son plan « Guerre du feu ». L’objectif est clair : réduire les risques incendies, répondre plus efficacement aux départs de feu et permettre la reconstitution des forêts incendiées en coordonnant les différents acteurs et en apportant un financement.

    Depuis 2018, 40 millions d’euros ont été versés par la Région pour lutter contre les flammes. « Sur le territoire, nous avions les compétences humaines et techniques. Mais j’avais l’impression que chacun travaillait dans son coin », explique Renaud Muselier.

    L’une des premières actions a notamment été le déploiement de la garde régionale forestière. En 2025, 250 écogardes ont été mobilisés, entre juin et septembre, dans les massifs et parcs régionaux, pour sensibiliser aux risques et aux bons gestes. « De plus en plus de personnes sont au courant des gestes parce qu’ils croisent des écogardes », explique Manon Quezl-Ambrunaz, coordinatrice du Parc naturel régional du Mont Ventoux. Une prévention importante, puisque 9 incendies sur 10 sont d’origine humaine.

    Ce travail nécessaire en amont, pour limiter les départs de feu, est associé au développement de meilleurs moyens pour combattre les flammes. La Région a notamment soutenu certaines communes pour l’entretien des pistes de défense de la forêt contre les incendies (DFCI).

    Des rotations plus rapides

    La Région a également financé en partie la rénovation du pélicandrome, où les avions réservoirs peuvent venir se ravitailler en eau ou en produit retardant, à Hyères. Inauguré en juillet 2024, sa rénovation a permis d’améliorer la vitesse de remplissage, passant de 20 à 6 minutes. « Cela permet des rotations beaucoup plus rapides et de réduire les délais de réaction », insiste le lieutenant-colonel Michel Seitz, chef du groupement de conduite opérationnelle.

    Enfin, ce plan « Guerre du feu » a permis le déploiement du fonds de dotation Respir, dédié au financement du reboisement de territoires incendiés, notamment accompagné par l’office national des forêts, « pour retrouver rapidement une captation de carbone et le maintien du sol », explique Hervé Houin, directeur territorial Midi-Méditerranée de l’ONF. L’institution a aussi développé, avec la Région, des fiches réflexes à destination des maires pour gérer l’après-incendie.

    Un plan qui a porté ses fruits et « repris comme base de réflexion nationale », se félicite François de Canson.

  • Cent ans de lutte contre le cancer du sein à l’institut Paoli-Calmettes

    Le cancer du sein n’est pas seulement une maladie, c’est un combat collectif, une grande cause nationale et humaine » : tels sont les mots du Pr Anthony Gonçalves, coordinateur du Département d’oncologie médicale et Responsable du Comité de séno-oncologie de l’Institut Paoli-Calmettes, à l’occasion d’une matinée spéciale proposée le vendredi 3 octobre.

    Professionnels de santé, chercheurs, patients et grand public sont rassemblés à partir de 8h30. L’occasion de présenter les avancées dans la connaissance de la biologie de ce cancer qui, avec 60 000 nouveaux cas par an, reste le plus fréquent chez la femme, mais qui, pris en charge à un stade précoce, de petite taille, est guéri dans 9 cas sur 10. La personnalisation des traitements et les perspectives de la recherche seront également abordées, ainsi que le rôle des patientes comme acteurs dans le soin et la recherche.

    De 8h30 à 14h :salle des conférences bâtiment IPC2

  • De faux coursiers pourune vraie arnaque

    Ne pas répondre au SMS réclamant des informations bancaires et couper court à toute conversation avec un interlocuteur se présentant comme son banquier… Des recommandations simples et qui peuvent sembler évidentes. Sauf que. L’arnaque dite du « faux coursier » a visiblement le vent en poupe a alerté ce mercredi 1er octobre, depuis l’Évêché à Marseille (2e), le commissaire Grégory Petri, adjoint de la division criminalité territoriale au sein du SIPJ (Service interdépartemental de la police judiciaire).

    Il ne dispose pas de chiffres, mais il l’assure : depuis cet été, ce genre de délinquance est en forte augmentation et « aucune ville du département des Bouches-du-Rhône n’est épargnée ». Telle cette affaire remontant au 24 août, concernant un couple de personnes âgées domiciliées à Aix, « peu au fait des nouvelles technologies », raconte Grégory Petri, et dont on ne sait pas comment le numéro de téléphone a été piraté. Mais, contacté par un faux conseiller bancaire qui l’alerte de possibles mouvements frauduleux sur son compte, il se laisse convaincre de remettre à un coursier, dans une enveloppe, sa carte bleue avec le code, pour tout bloquer et la détruire.

    Un mode opératoire bien rodé

    Un préjudice de « 4 300 euros », précise le commissaire, le faux coursier en train de retirer de l’argent avec la carte volée ayant été interpellé en flagrant délit, pris par la vidéosurveillance. Mais on peut rapidement atteindre des sommes plus importantes en fonction du plafond de paiement et de retrait de la carte bleue ou quand les victimes s’enchaînent, avertit le commissaire.

    Il s’agissait auparavant de baratiner au distributeur de billets ou au parcmètre pour délester des personnes vulnérables, mais les auteurs « ont revu leur mode opératoire », a pu remarquer Grégory Petri. La technique se révélant, cette fois-ci, disons plus psychologique. « La conversation peut durer plusieurs heures » a-t-il pu constater, il s’agit « à la fois de créer un lien de confiance et de faire peur », en insistant notamment sur l’urgence de la situation. Hameçonnée puis dépouillée, la victime ne porte pas toujours plainte. « Ce que nous l’incitons à faire au moindre doute au commissariat ou en ligne sur la plateforme “ma sécurité” », insiste Grégory Peri. D’autant que « cela peut être compliqué après pour être indemnisé car elle a remis sciemment ses informations personnelles », rappelle-t-il.

    S’ils parviennent à retrouver lesdits coursiers, des « petites mains », recrutées au niveau local, souvent avec une annonce à la demande sur les réseaux sociaux, ce qui n’est pas sans rappeler les usages en matière de narcotrafic, les policiers ont beaucoup plus de mal à s’attaquer au « haut du spectre », convient le commissaire. Des réseaux dont on ne sait pas grand-chose pour le moment. Quant au hameçonnage, sur le web, tout se vend, tout s’achète, un fichier de données personnelles piratées pouvant coûter 15 000 euros.

    Le meilleur moyen reste donc d’éviter de se faire abuser, insiste Grégory Petri. « La seule interaction avec sa banque ne peut être que physique ou de sa propre initiative, aucun conseiller bancaire ne demande d’informations par téléphone, cela n’existe pas », martèle-t-il.

    Toujours pour sensibiliser le public, des prospectus vont être disposés dans les banques, les commissariats et autres lieux publics.

    « Un conseiller bancaire ne demande pas d’informations »

  • Le patronat local montre les dents

    Nous aussi on se mobilise ! » C’est le message de Philippe Korcia, président de l’Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône (UPE 13), bien déterminé à porter haut la voix du grand patronat, en plein débat autour des orientations budgétaires du Premier ministre, Sébastien Lecornu. Une mobilisation en deux temps. « D’abord le 13 avec le grand rassemblement à Paris, où l’on espère avoir plus de 15 000 personnes », plante le patron des patrons locaux, qui prévoit « des départs coordonnés en train » des entrepreneurs pour l’occasion. Avant d’annoncer l’autre grand rendez-vous du monde économique, deux jours après, qui se tiendra au stade Vélodrome à Marseille, le 15 octobre : la 25e édition du forum des entrepreneurs de l’UPE 13.

    « Qu’on nous laisse faire »

    Si les deux événements ne sont pas liés, ils s’inscrivent dans une même dynamique des organisations patronales en vue de peser sur le prochain budget et éviter des mesures comme la taxe Zucman. « Nous sommes dans une situation économique très préoccupante. Si l’on repart sur des discussions pour le budget ou une dissolution, nous n’allons pas réussir à traverser cette crise. S’il n’y a pas de volonté politique, il n’y aura pas d’autres mesures que la mise sous tutelle du FMI », prévient Philippe Korcia. Avant de tacler « les syndicats dogmatiques […] qui ne veulent pas comprendre qu’on a un pied dans le précipice ».

    In fine, il demande à « ce qu’on nous laisse faire », comprenez par-là qu’on laisse les manettes au patronat pour le prochain budget. « Les entreprises, ce sont elles qui créent de l’emploi, qui créent la valeur. […] C’est la seule chose qui marche », développe-t-il. D’où l’invitation de Louis Sarkozy et de l’ancien président François Hollande pour le 25e forum… Tout un programme.

  • « L’objectif est d’obtenir un budget de justice sociale »

    La Marseillaise : Après deux journées de mobilisations, les 10 et 18 septembre, quel est le sens de l’appel à l’action pour ce 2 octobre ?

    Sandrine Mourey : Le sens est le même que pour les deux précédentes journées. C’est-à-dire qu’après ces mobilisations, et la rencontre avec le Premier ministre, on voit que le budget qui se prépare est le même que celui de François Bayrou. Ses mesures sont toujours dans les cartons. L’objectif est donc d’obtenir un budget de justice sociale, que les travailleurs puissent vivre de leur travail et qu’enfin, le gouvernement entende les revendications des salariés pour que ce budget permette des investissements dans les services publics et enterre les différentes mesures prévues : le gel du point d’indice, la suppression de 3 000 postes de fonctionnaires… Saluons, d’ailleurs, que l’ensemble des organisations syndicales poursuivent le mouvement. Lequel sera à la hauteur des précédents : on enregistre, à cette heure, plus de 250 rassemblements et manifestations prévus sur le territoire. C’est à la hauteur du 18 septembre : nous attendons une grande journée de mobilisation, avec des grèves dans les entreprises, des piquets… Avec également des revendications locales sur les conditions de travail, les salaires, qui sont la première revendication des salariés, pouvoir vivre correctement de son salaire. Le gouvernement leur dit : « Vous allez encore vous serrer la ceinture lors du prochain budget. » Alors que de l’autre côté, du côté des plus riches, on ne leur demande rien et ils ne veulent pas payer plus d’impôts, ils ne veulent pas participer à l’effort national. Et les entreprises du CAC 40 qui, elles aussi, bénéficient de réductions d’impôts, bénéficient des 211 milliards d’aides publiques, on ne leur demande rien non plus. La coupe est pleine et le taux de pauvreté augmente en France.

    Le Medef s’agite avec son grand meeting prévu le 13 octobre.
    Le jugez-vous fébrile
     ?

    S.M. : Je dirais qu’il est fébrile et qu’il est à court d’arguments. Les organisations syndicales, la CGT et les salariés, gagnent la bataille des idées. Le patronat se rend compte qu’il est à court d’arguments pour garder ses privilèges et ceux des grandes entreprises. Vous aurez remarqué que la CPME et l’U2P n’y sont pas. Donc un Medef fébrile. D’habitude, il travaillait en sous-main, en lobbying, et bien là, il n’y arrive plus face à la mobilisation. Ce qui le contraint à faire ce rassemblement… On va en rire. Mais pour les salariés et les retraités, je pense que c’est moins drôle. On voit là que le Medef est l’organisation patronale des grands groupes, des plus riches. Ça sera le meeting des donneurs d’ordres.

    Le Premier ministre a annoncé qu’il ne reviendra pas sur la réforme des retraites. Comment analysez-vous cette posture-là
    au regard du rapport de force installé
     ?

    S.M. : On fait face à un gouvernement qui est sourd, qui ne veut pas écouter la population et les revendications. Il y a la réforme des retraites qui colle au président de la République et aux gouvernements successifs comme le pansement sur la chaussure du Capitaine Haddock dans Tintin [gag récurrent dans l’œuvre d’Hergé, le personnage se débattant avec des sparadraps, Ndlr]. Il ne veut pas entendre que les gens ne veulent pas se faire voler les deux plus belles années de leur retraite alors que parallèlement, les entreprises continuent à licencier les salariés de plus de 50 ans parce qu’ils sont ou cassés par le travail ou parce qu’ils sont présumés pas assez productifs. Donc cette réforme des retraites, elle colle au gouvernement et l’intersyndicale est ferme sur le sujet.

    Certains militants questionnent un retour des mobilisations dites « saute-mouton ». Qu’est-ce que vous leur répondez ?

    S.M. : La CGT seule mobilise moins qu’avec l’entièreté de l’intersyndicale, il y a peu de grèves reconductibles et pour cela, il faut déjà réussir une vraie journée de grève. Pour le moment, le seul secteur en reconductible est Mines-Énergie, d’EDF, de GDF, qui sont sur des piquets de grève depuis le 2 septembre, avec des revendications inhérentes à leur entreprise, notamment les grilles salariales et des revendications sur le 100% service public de l’énergie. Ils tiennent le cap. C’est à ces conditions, en discutant avec les salariés, que nous allons pouvoir tenir la grève, mais ce n’est pas la CGT ici à Montreuil qui décide, ce sont les salariés avec leur syndicat qui votent pour poursuivre la grève et pour partir en reconductible.

  • Passes d’armes à La Seyne-sur-Mer sur les logements sociaux et les écoles

    Passes d’armes à La Seyne-sur-Mer sur les logements sociaux et les écoles

    Il y a eu trop de décisions débattues. Il va falloir s’organiser différemment sur les prochains conseils », pestait l’élu d’opposition Damien Guttierez (SE), au terme d’un conseil municipal qui aura duré quatre heures, mardi. Une longue après-midi durant laquelle la présentation des délibérations a pris du temps, avant de laisser place à des débats parfois houleux, loin du politiquement correct.

    La question du logement a mis le feu aux poudres entre Olivier Andrau (PS) et Dorian Munoz (RN). Première pierre d’achoppement : le renouvellement de conventions liées au dispositif partenarial de la convention habitat multi-sites entre la Métropole et la commune, via l’Établissement public foncier Provence-Alpes-Côte d’Azur (EPF Paca). L’une de ces conventions prévoit la création de 3 000 logements en mixité sociale, dont 40% de logements sociaux, avec un avenant de 5 millions d’euros portant le montant total à 55 millions. Ce qui ne plaît pas, bien entendu, à l’élu RN, malgré l’obligation, en vertu de la loi SRU, de présenter 20% de logements sociaux sur la commune : « Pourquoi en créer alors que les Seynois n’en veulent pas ? Ça produit de la concentration de risques et une hausse de la circulation et de la bétonisation. » Le socialiste lui répond sèchement : « Je suis effaré de cette malhonnêteté. Si c’est les Seynois d’abord, qu’allez vous faire ensuite ? Vous barricader entre vous ? Ce message sur la bétonisation est hors sujet et témoigne de votre amateurisme. »

    Le débat s’est ensuite porté sur la gestion de ces logements, avec un projet de délibération portant sur les conventions des gestions de flux signées avec les bailleurs sociaux, afin d’en optimiser l’allocation.

    Andrau : « Vous mentez depuis cinq ans »

    Même cause, même effet pour l’élu d’extrême droite : « La commune perd la main sur la gestion. Cela va générer plus de colère et prive la Seyne de son autonomie. » « à chaque fois, vous rajoutez une couche dans le n’importe quoi, rétorque Olivier Andrau. Vous agitez, à chaque prise de parole, les tensions sociales et soufflez sur les braises avec des discours démagogiques. Depuis toujours, pour le logement social, c’est celui qui paye qui attribue. C’est une nécessité pour loger, parce que trop d’élus de droite et du RN n’en veulent pas dans leur commune. » « Il n’y a plus assez de logements sociaux, il faut en construire. Au lieu de faire des débats politiques, soyons concrets. Il y aura un quota de logements sociaux adressés aux bailleurs, mais nous gardons la main sur les décisions », tranche l’adjointe au logement, Basma Bouchkara.

    La votation concernant deux avenants au budget municipal (571 304 euros pour le fonctionnement communal, 848 339 sur les investissements) a également intensifié les débats entre la majorité et l’élu socialiste, indigné par l’abandon du projet de nouvelle école pour remplacer celles de Verne et Mabily : « Vous mentez depuis 5 ans. En lieu et place d’une école, il y a un terrain vague, que vous justifiez par une baisse démographique. » Réponse acérée du maire, Joseph Minniti : « Le mandat précédent affichait un budget de 600 000 euros, nous passons à 1,6 million cette année. Les écoles étaient dans des états innommables et je préfère favoriser 5 000 enfants plutôt qu’un seul établissement. » « Je ne dénigre pas vos investissements, mais votre discours ne tient pas compte des transferts de compétences sur les écoles à la commune, qui a fait augmenter le budget », se défend Andrau.

    Des efforts à faire sur l’accueil de la petite enfance

    Avec un taux de couverture de 51,4% pour l’accueil de la petite enfance, contre 60,3% sur le plan national, la commune reconnaît avoir pris du retard. Elle met ainsi en place une commission pour favoriser l’installation des crèches.

    C’est un dossier qui a suscité quelques échanges entre majorité et opposition, bien que tous s’accordent sur la nécessité d’avancer sur l’accueil de la petite enfance, jugé insuffisant au regard des besoins communaux. Le taux de couverture local s’élève à 51,4%, contre une moyenne nationale de 60,3%. Soit 1 013 places, réparties entre 55,4% d’accueil collectif et 44,6% d’accueil individuel (pour 1 900 enfants environ). Et ce en dépit d’une chute démographique : 650 naissances en moyenne, soit une diminution de 14% en dix ans).D’autant plus que les mairies viennent de se voir transférer, depuis le 1er janvier, la compétence en matière de petite enfance, ce qui oblige à se montrer actif. « Au vu de ces chiffres, que doit-on comprendre de la décision de la majorité de remplacer le projet de crèche en centre-ville par une médiathèque ? », s’interroge Olivier Andrau (PS). « Il ne s’agit pas d’une situation nouvelle, c’est le fruit de décennies de gestion municipale qui ont laissé cette question de côté », rétorque le maire, Joseph Minitti.

    Une commission mise en place

    Il a été décidé la mise en place d’une commission d’instruction partenariale dédiée aux demandes d’implantations des établissements d’accueil du jeune enfant (Eaje) sur la commune. Dans la même optique, cinq places supplémentaires ont été créées à la crèche Renoir. Pas assez pour Olivier Andreau, qui souligne à nouveau le manque de crèches en centre-ville. « Une nouvelle crèche va ouvrir en centre-ville, avec 12 places supplémentaires », répond Stéphane Lancelotta, adjoint du quartier ouest.

    Ad.B.

  • Les rendez-vous du 2 octobre pour aller manifester

    Les rendez-vous du 2 octobre pour aller manifester

    Marseille. Rendez-vous sur le Vieux-Port à 10h30.

    Aix-en-Provence. Rendez-vous à 10h30, devant le rectorat, pour se rendre devant la sous-préfecture.

    Arles. Rendez-vous 10h30 devant le kiosque à musique.

    Toulon. Rendez-vous à 10h30 devant la préfecture.

    Saint-Raphaël. Rendez-vous à 10h30 au rond-point Kennedy.

    Draguignan. Rendez-vous à 10h30 devant la sous-préfecture.

    Avignon. Rendez-vous à 10h30, cours Jean-Jaurès, devant la cité administrative.

  • Passes d’armes sur les logements sociaux et les écoles

    Passes d’armes sur les logements sociaux et les écoles

    Il y a eu trop de décisions débattues. Il va falloir s’organiser différemment sur les prochains conseils », pestait l’élu d’opposition Damien Guttierez (SE), au terme d’un conseil municipal qui aura duré quatre heures, mardi. Une longue après-midi durant laquelle la présentation des délibérations a pris du temps, avant de laisser place à des débats parfois houleux, loin du politiquement correct.

    La question du logement a mis le feu aux poudres entre Olivier Andrau (PS) et Dorian Munoz (RN). Première pierre d’achoppement : le renouvellement de conventions liées au dispositif partenarial de la convention habitat multi-sites entre la Métropole et la commune, via l’Établissement public foncier Provence-Alpes-Côte d’Azur (EPF Paca). L’une de ces conventions prévoit la création de 3 000 logements en mixité sociale, dont 40% de logements sociaux, avec un avenant de 5 millions d’euros portant le montant total à 55 millions. Ce qui ne plaît pas, bien entendu, à l’élu RN, malgré l’obligation, en vertu de la loi SRU, de présenter 20% de logements sociaux sur la commune : « Pourquoi en créer alors que les Seynois n’en veulent pas ? Ça produit de la concentration de risques et une hausse de la circulation et de la bétonisation. » Le socialiste lui répond sèchement : « Je suis effaré de cette malhonnêteté. Si c’est les Seynois d’abord, qu’allez vous faire ensuite ? Vous barricader entre vous ? Ce message sur la bétonisation est hors sujet et témoigne de votre amateurisme. »

    Le débat s’est ensuite porté sur la gestion de ces logements, avec un projet de délibération portant sur les conventions des gestions de flux signées avec les bailleurs sociaux, afin d’en optimiser l’allocation.

    Andrau : « Vous mentez depuis cinq ans »

    Même cause, même effet pour l’élu d’extrême droite : « La commune perd la main sur la gestion. Cela va générer plus de colère et prive la Seyne de son autonomie. » « à chaque fois, vous rajoutez une couche dans le n’importe quoi, rétorque Olivier Andrau. Vous agitez, à chaque prise de parole, les tensions sociales et soufflez sur les braises avec des discours démagogiques. Depuis toujours, pour le logement social, c’est celui qui paye qui attribue. C’est une nécessité pour loger, parce que trop d’élus de droite et du RN n’en veulent pas dans leur commune. » « Il n’y a plus assez de logements sociaux, il faut en construire. Au lieu de faire des débats politiques, soyons concrets. Il y aura un quota de logements sociaux adressés aux bailleurs, mais nous gardons la main sur les décisions », tranche l’adjointe au logement, Basma Bouchkara.

    La votation concernant deux avenants au budget municipal (571 304 euros pour le fonctionnement communal, 848 339 sur les investissements) a également intensifié les débats entre la majorité et l’élu socialiste, indigné par l’abandon du projet de nouvelle école pour remplacer celles de Verne et Mabily : « Vous mentez depuis 5 ans. En lieu et place d’une école, il y a un terrain vague, que vous justifiez par une baisse démographique. » Réponse acérée du maire, Joseph Minniti : « Le mandat précédent affichait un budget de 600 000 euros, nous passons à 1,6 million cette année. Les écoles étaient dans des états innommables et je préfère favoriser 5 000 enfants plutôt qu’un seul établissement. » « Je ne dénigre pas vos investissements, mais votre discours ne tient pas compte des transferts de compétences sur les écoles à la commune, qui a fait augmenter le budget », se défend Andrau.

  • La Nuit du bien commun dénoncée par plusieurs organisations de gauche

    L’événement se veut philanthropique. Lundi 6 octobre, la Nuit du bien commun doit lever des fonds pour une dizaine d’associations du territoire, au cours d’une soirée au 6Mic, salle de spectacle gérée par la Ville d’Aix et sous délégation de service public, qui devrait être bondée de mécènes. Fondée en 2017 par Pierre-Édouard Stérin, milliardaire exilé fiscal en Belgique, connu pour ses positions réactionnaires et proches de l’extrême droite, la Nuit du bien commun suscite l’inquiétude. Plusieurs associations, syndicats et responsables politiques alertent sur les liens entre cet événement caritatif et une stratégie de blanchiment idéologique, dissimulée sous des intentions charitables.

    En marge de la soirée, une mobilisation est prévue pour dénoncer le caractère controversé de l’événement. Depuis plusieurs semaines, collectifs, syndicats et associations sensibilisent sur la tenue de la Nuit du bien commun et appellent à rejoindre le mouvement. Le collectif Solidaires13 appelle à « bloquer » l’événement, qu’il décrit comme « un moment de réseautage et d’organisation pour l’extrême droite locale ». Le collectif aixois contre l’extrême droite dénonce également une opération de façade pour promouvoir le projet Périclès. « C’est au travers de ce type d’initiatives que Stérin et ses alliés poursuivent leur projet : gagner les esprits des Français aux idées de l’extrême droite », pointe le collectif.

    « mensonge éhonté »

    Si le milliardaire d’extrême droite s’est officiellement retiré de l’organisation, la polémique demeure. En cause, le fait que l’événement est organisé par l’entreprise Obole, plateforme de collecte de dons créée en 2017 et financée par Pierre-Édouard Stérin, également à la tête d’Otium Capital, Smartbox et du Fonds du Bien Commun. Les organisations de gauche craignent notamment que la Nuit du bien commun ne soit organisée au profit du projet Périclès (Patriotes, enracinés, résistants, identitaires, chrétiens, libéraux, européens, souverainistes) du milliardaire, dont les ambitions ont été révélées par le journal L’Humanité, en 2024.

    Marc Pena, député PS de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône, a exprimé « sa vive opposition au projet (…) initialement prévue à Marseille, mais refusée par la municipalité de la cité phocéenne ». L’élu appelle la Municipalité et le 6MIC à « prendre leurs responsabilités ».

    « Il est impossible pour nous de céder les espaces d’expression pour des idées telles que celles de Stérin, qui propagent une haine des uns, des autres, martèle Catherine Lecoq, comédienne et déléguée syndicale de la CGT Spectacles. On est sur du mensonge éhonté pour récupérer des fonds et cracher du venin par rapport aux prochaines élections. C’est impensable. » « Ce qui se passe à Aix est un cas d’école sur la façon dont l’extrême droite mène une bataille culturelle auprès d’associations, du public », ajoute de son côté Anne-Marie Alary, animatrice du collectif aixois contre l’extrême droite.

    « C’est un moyen de lever des fonds à l’heure ou il y a un gros serrage de ceinture des deniers publics et que beaucoup d’associations se rabattent sur les fondations de grandes entreprises, qui sont embouteillées, estime de son côté Grégory Vignier, directeur général de l’école de XV, qui lutte contre le décrochage scolaire des plus précaires, en lien étroit avec l’éducation nationale et participe à sa troisième Nuit du bien commun. 100% des dons nous sont reversés, pas un centime n’est reversé à Obole. Les mécènes n’ont aucun droit de regard sur l’utilisation que nous faisons des crédits attribués et nous avons l’obligation de signer une charte qui nous oblige à éviter tout prosélytisme religieux ou politique dans nos actions. Si l’organisation était d’extrême droite, elle ne financerait que des initiatives qui ont un rapport politisé à l’extrême droite. Je ne pense pas que l’insertion de détenus, le soutien aux femmes battues ou la scolarité soient des politiques prioritaires de l’extrême droite. »

    Sollicitée, la Ville n’a pas pu répondre avant le bouclage de notre édition.

    « C’est un cas d’école sur
    la façon dont l’extrême droite mène une bataille culturelle »

  • La production de méthanol de synthèse sur les rails d’ici 2031

    Produire et distribuer du carburant de synthèse, un projet à deux temps. La stratégie d’Elyse Energy pour son projet Neocarb a été présentée, lundi soir, à la Maison de la mer et du sport de Fos-sur-Mer. L’idée est, pour l’entreprise, de créer une unité de production de méthanol de synthèse à partir de CO² rejetté par les autres industriels de la zone, comme Marcegaglia (ex-Ascometal), futur voisin. À terme, ce méthanol sera également utile à la création de kérosène synthétique.

    Le directeur territorial d’Elyse, Jérôme Giraud, confie que « Neocarb n’est qu’une partie d’un projet industriel global. Les armateurs sont intéressés et nous attendent pour 2030. Mais, le temps de réaliser l’usine, la production ne démarrera qu’à partir de 2031, voire 2032, à Fos ».

    Pour ne pas perdre d’opportunités, Elyse Energy compte sur la mise en service du projet de production de méthanol EM Rhône en 2029, similaire à Neocarb et située à Salaise sur Sanne, entre Lyon et Valence. « On y va petit à petit. L’acte 1 de Neocarb vise à implanter notre base logistique d’ici 2029 à Fos. L’acte 2 sera celui des unités de production », détaille Maxime Vigot, chef du projet Neocarb. Dans l’idée d’amorcer la distribution du carburant produit dans la vallée du Rhône.

    Une aubaine pour le train ?

    Le directeur Jérôme Giraud l’assure : « Le déroulement en deux phases ne remet pas en cause le projet. On accélère en créant une étape intermédiaire et la décision finale d’investissement doit toujours être prise en 2027 ».

    Le transport par train est stratégique pour Neocarb. « Marcegaglia a besoin de développer sa plateforme ferroviaire. Nous pensons créer un groupe d’intérêt économique avec Gravithy pour la rénover avant 2030 », indique Jérôme Giraud.

    Ce qui interroge le conseiller municipal (PCF), Nicolas Féraud : « vous présentez quatre voies de triage sur votre site, avez-vous changé votre chiffrage entre le train et les camions ? » « On ne fait que dériver la voie d’accès à Marcegaglia pour trier sur notre poste, les chiffres de la concertation préalable n’ont pas changé », répond Maxime Vigot. En l’occurrence, le dossier de concertation évoque 30% des flux de CO² par rail et 15% pour les carburants. Les camions 10% pour chacun des produits.

    Le prochain atelier de la Commission nationale du débat public (CNDP) sur Neocarb est prévu le 7 octobre, salle Marcel-Pagnol de Port-Saint-Louis-du-Rhône, de 18h30 – 20h30, autour de la logistique et de la biodiversité.