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  • #DisMoiPourquoi dit-on que quand nous tombons dans le triangle des Bermudes, nous ne pouvons plus remonter à la surface ?

    #DisMoiPourquoi dit-on que quand nous tombons dans le triangle des Bermudes, nous ne pouvons plus remonter à la surface ?

    À ma connaissance, aucune anomalie de nature scientifique n’a été mesurée dans le triangle des Bermudes : ça reste un mystère ! Peut-être que le témoignage d’un « survivant » permettrait de nous éclairer ! Certains évoquent une réponse beaucoup plus terre à terre : s’il y a autant de disparitions de navires et d’avions perdus dans le triangle des Bermudes, c’est peut-être que la zone est un carrefour très important de circulation aérienne et navale… et donc que le risque d’accident y est plus élevé ! Ça fait moins rêver… »

    Didier Vandamme. Maitre de Conférences au Centre de recherche et d’enseignement des géosciences de l’environnement (AMU, CNRS, IRD, INRAE, Collège de France).

  • Au Mucem, la vue du monstre en souvenir de son abolition

    Quand je l’ai vue dans la cour de la prison de la Santé, sous le dais noir, avec ses grands bras maigres, dressée vers ce dais, elle avait l’air d’une espèce d’idole, sanglante, qui attendait sa ration de mort. Maintenant, c’est une pièce de musée. Tout est dit. » Inscrite sur un cartel de l’exposition permanente du Mucem, « Populaire ? », cette déclaration de Robert Badinter, en 2010, porte sur une guillotine construite en 1872 par Alphonse-Léon Berger pour remplacer un modèle détruit pendant la Commune de Paris, et qui sommeillait dans les réserves du Mucem. Voilà désormais le monstre froid installé au sein du parcours, à l’occasion de la panthéonisation de Robert Badinter -l’ancien garde des Sceaux ayant porté la loi pour l’abolition de la peine de mort en 1981- qui doit avoir lieu le 9 octobre. La guillotine n’avait auparavant été montrée qu’à trois reprises : au Musée d’Orsay en 2010, lors de l’ouverture du Mucem en 2013 et aux Baumettes en 2019. L’espace sera ouvert au public gratuitement, jeudi entre 10h et 19h.

    4,50m et 800 kilos

    « Cette guillotine témoigne de ce qu’était la peine capitale et surtout, du combat pour l’abolition », rappelle Pierre-Olivier Costa. Le président du Mucem développe : « Robert Badinter a choisi de la donner en 1982 au Musée des arts et traditions populaires dont le Mucem est l’héritier, pour la faire entrer dans le patrimoine commun comme un objet qui n’a plus d’usage et n’en aura plus. Avec la condition de ne pas la montrer au public avant 20 ans car il en connaissait la charge émotionnelle. À l’époque, une majorité de Français était encore pour la peine de mort. » Le couperet de l’armature glaçante de bois semble prêt à tomber à tout moment. Fort heureusement, il est figé en l’air grâce à Badinter. Son exposition convoque le souvenir d’une lutte, suggère la séquence où elle est exposée. Une section qui souligne les « avancées sociales et sociétales » dans l’Hexagone, parmi lesquelles « la grève et la réduction du temps de travail » entre 1936 et 38, ou le « mariage pour tous » en 2013. Au centre de cette pièce, trône la bête à la lame, 4,50m de hauteur et 800 kilos. « Cette guillotine a aussi été beaucoup utilisée pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment pour mettre à mort des résistants », souligne Pierre-Olivier Costa, tout en précisant : « A priori, elle n’a pas été utilisée pour la dernière exécution en France, en 1977 », celle d’Hamida Djandoubi, exécuté aux Baumettes. Mais une deuxième guillotine, « itinérante pour aller en province », indique la directrice scientifique et des collections du Mucem, Marie-Charlotte Calafat, « est toujours dans nos réserves. Elle n’a jamais été montrée car il lui manque des pièces, notamment des écrous et boulons. C’est certainement celle qui a été utilisée pour Christian Ranucci », lui aussi décapité aux Baumettes en 1976.

  • « Remettre la transition au cœur des débats »

    La Marseillaise : Quel était l’objectif en publiant cette tribune avec Fabien Perez ?

    Christophe Madrolle : C’est de remettre la question de l’écologie au centre de cette campagne. Pour nous, Marseille souffre de mille maux : au-delà de la sécurité, c’est la question des transports, de la pollution, de la malbouffe, de la désertification, du manque de verdissement. Nous avons senti qu’il y avait aujourd’hui une crispation entre deux candidatures, et l’on a peur que la question de l’écologie soit mise de côté. C’est pour cela que nous avons décidé de travailler et créer ces propositions que l’on met en débat, qui nous tiennent à cœur, nous, écologistes raisonnables. Et non pas de droite !

    Pour l’écologie a été un sujet de clivage ce dernier mandat, de la dépollution des calanques au branchement à quai, donc l’initiative peut surprendre…

    C.M. : Benoît Payan a mis du temps à venir mettre ses 2 millions pour le branchement à quai, mais on a gagné ! J’étais le premier opposant de Renaud Muselier, mais à un moment donné on s’est dit qu’il y avait deux urgences, le climat et le combat contre le Rassemblement national. Je crois en l’addition. Au niveau national s’il y avait une élection je donnerais mon soutien à Raphaël Glucksmann, mais localement, il faut savoir répondre à ces urgences immédiatement. C’est pour cela que j’ai fait cette tribune.

    Martine Vassal veut rallier les « écologistes raisonnables », vous voulez en être et en amener avec vous ?

    C.M. : Pour l’instant, notre boulot à Fabien Perez et moi, c’est remettre la question des transitions au cœur des débats à Marseille. Nous verrons. Nous ferons nos choix, les gens sont libres. D’une part, il y a la question du programme. J’ai vu les échecs relationnels que Benoît Payan a eus avec mes amis écologistes en mairie de Marseille. Sébastien Barles qui décide de ne plus faire d’accord avec lui, c’est un signifiant pour moi. Je vois ce qu’il se passe au sein d’Europe écologie – Les Verts dans leurs bisbilles. La question écologique a été abandonnée par Benoît Payan et les gens qui devaient porter ce travail écologique n’ont pas eu les moyens de porter leurs questions, on a fait de l’habillage. Sur les questions de transition, ça n’a pas été porté par le cabinet du maire. Et ensuite, il faut savoir qui va porter ce programme, avec quels moyens. Donc c’est trop tôt pour répondre. Une chose est sûre, je n’irai pas avec Benoît Payan.

  • L’Afrique à l’honneur avec une nouvelle biennale Euro-Africa

    Montpellier met à l’honneur les relations entre l’Europe et l’Afrique. Après un sommet Afrique-France en 2021 puis une première biennale euro-africa de Montpellier en 2023, c’est une seconde édition qui s’ouvre à partir du 6 octobre, sur le thème du mouvement.

    La manifestation semble avoir passé la vitesse supérieure puisque plus de 130 événements faisant intervenir pas moins de 300 artistes, scientifiques, sportifs, penseurs, etc. sont programmés. Avec, comme parrain de cette édition, l’historien et politologue camerounais Achille Mbembé, qui donnera une conférence sur la coopération internationale de demain (7 octobre, 19h30 au Corum).

    Se voulant « un point de jonction entre l’Europe et l’Afrique » et « fière d’être une ville cosmopolite », Montpellier entend jouer un rôle primordial dans les liens qui unissent l’Europe et l’Afrique, d’autant plus dans le contexte actuel. « Le discours de Trump à l’ONU nous oblige à lui répondre. À ceux qui se vantent de vouloir ériger des murs, nous opposons que notre devoir est d’ériger des ponts. À ceux qui s’efforcent de cultiver les peurs, nous devons montrer que l’autre peut nous enrichir et que ce dialogue est indispensable. À Montpellier, nous avons une chance inouïe : il existe des diasporas. Des compatriotes qui ont la double nationalité s’engagent dans la ville pour nous aider à renforcer ces ponts », souligne le président PS de la Métropole de Montpellier, Michaël Delafosse.

    Les diasporas à l’honneur

    Des diasporas africaines à l’honneur puisque sera lancée au cours de la biennale une « Assemblée des diasporas ». « Nous allons réaliser une charte pour une coopération inclusive que nous allons proposer à la ratification des grands bailleurs qui sont à nos côtés. C’est unique en France », précise Claire Hart, vice-présidente déléguée au rayonnement international et à la coopération européenne. Qui confie plancher sur une « déclaration de Montpellier » rassemblant les préconisations des représentants des différentes diasporas africaines.

    Mais la biennale laisse également la part belle à la culture. Le premier rendez-vous est donné avec le danseur et chorégraphe Salia Sanou, le 5 octobre. « Il sera le trait d’union entre l’événement 25 [manifestation culturelle organisée à Montpellier juste avant l’événement, Ndlr] et la biennale. Salia fera un bal chorégraphié participatif sur l’esplanade, en clôture de l’Événement 25. Cela fera office de passage de témoin avec la biennale », précise Vincent Cavaroc, directeur artistique de la biennale et co-gérant du tiers lieu la Halle tropisme. Le début d’une semaine d’expositions, de spectacles vivants, de concerts, de danse, etc. Notamment l’exposition Mix and match de la fondation béninoise Zinsou « qui regroupe une vingtaine d’artistes contemporains africains autour d’un medium, le tissage, le fil. Et avec cette histoire de tissage, on peut créer plein de passerelles entre différents pays, artistes », poursuit Vincent Cavaroc. Côté littérature, plusieurs temps forts rythmeront la semaine, telle la rencontre avec l’auteur sud-africain Albie Sachs (6 octobre, 18h au Corum).

    La coopération est le maître mot de cette biennale. En ce sens est également organisé un congrès les 6 et 7 octobre, autour des défis environnementaux à relever entre l’Afrique et l’Europe. Résilience climatique, question de l’eau, de la dégradation des sols, autant de thèmes sur lesquels vont plancher près de 400 congressistes. Un programme chargé mais destiné à inscrire Montpellier comme « point de jonction entre l’Afrique et l’Europe ».

  • Première bataille gagnée pour les salariés d’Auchan

    Coup de tonnerre dans le monde du travail. Le Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) d’Auchan a été invalidé par le tribunal judiciaire de Lille, le 23 septembre. Ce dernier prévoyait le licenciement de 2 389 emplois dans toute la France, dont 39 postes dans le Languedoc-Roussillon. Une victoire en demi-teinte pour les syndicats. « Nous sommes contents car nous avons gagné une bataille mais pour les salariés déjà licenciés, ça ne va pas changer grand-chose. La seule chose qu’ils pourront faire, ce sont des recours aux Prud’hommes. Mais ça n’enlèvera pas la souffrance qu’ils vivent », détaille Sébastien Perret, délégué syndical CGT d’Auchan Béziers.

    Une décision motivée par le fait que ce PSE aurait dû être signé par les syndicats des cinq composantes d’Auchan Retail France et non au niveau du groupe.

    La famille Mulliez visée

    De plus, le tribunal a reconnu un vice de procédure en estimant que l’information sur la situation économique donnée aux représentants du personnel ne concernait que la société Suraumarché – qui détient pratiquement l’ensemble du capital d’Auchan Retail France. Or, elle aurait dû être élargie pour comprendre celles exerçant un contrôle sur Suraumarché, à savoir Acanthe, Valorest et Cimofat.

    Car ces trois sociétés appartiennent toutes au même empire : celui de la richissime famille Mulliez. En ce sens, ce motif pourrait ouvrir une brèche dans le monde du travail. « La victoire était de faire reconnaître la famille Mulliez comme groupe. S’il y a un prochain PSE dans le groupe, pour tous les reclassements, ce n’est plus la même mayonnaise. Si on intègre Leroy Merlin, Décathlon, Kiabi, il y a beaucoup plus de possibilités de reclassement que s’il n’y a qu’Auchan. Surtout, que sur chaque territoire, il existe une trentaine d’enseignes leur appartenant », poursuit Sébastien Perret. Auchan a annoncé faire appel et l’affaire devrait être rejugée d’ici trois mois. La lutte continue.

  • La police municipale s’emmêle les pinceaux

    La police municipale de Béziers irait-elle trop loin ? Sous la houlette du maire d’extrême droite Robert Ménard, les agents outrepassent parfois les compétences de leurs missions et exercent celles de leurs collègues de la nationale. Or ils ne sont pas formés et des dérapages peuvent arriver. Dernier exemple en date ? L’annulation, pure et simple, d’une procédure visant un Biterrois de 23 ans par le tribunal de Béziers, le 11 septembre.

    Les faits remontent à juin dernier. Deux policiers municipaux procèdent à des contrôles de véhicule, en pleine nuit, à pied. C’est à ce moment que le jeune homme arrive à leur hauteur. « Ils étaient avec des lampes torches dans un champ. Mon client, assez jeune, prend peur, accélère 5 mètres avant de comprendre qu’il a affaire à des policiers donc il s’arrête », rembobine Me Solène Mangin, avocate du Biterrois. Il n’en fallait pas plus pour que les forces de l’ordre considèrent cette action comme un refus d’obtempérer et interpellent l’homme. De la drogue est trouvée dans la voiture. Placé d’abord en garde à vue, le jeune sera transféré en détention provisoire dans l’attente de son jugement. À l’issue de la première audience, ce dernier est placé sous contrôle judiciaire.

    Un vide juridique ?

    Problème : au moment des faits, les deux agents se situent sur la commune de Maraussan, qui relève de la compétence de la brigade de gendarmerie de Cazouls-lès-Béziers. « Ce n’était pas à Béziers, donc les policiers n’avaient aucune raison de se trouver à cet endroit. Ils ne pouvaient non plus procéder à des contrôles de véhicules. De plus, entre le moment où mon client est interpellé et le moment où il est présenté à un officier de police judiciaire [OPJ, Ndlr] au commissariat de Béziers, il se passe 1h30. Selon eux, ce délai est expliqué car les agents attendaient le renfort de la BAC et de la police nationale. Mais ce n’est pas vrai. La police nationale et la BAC n’ont pas du tout été contactées. Donc il n’y a aucune raison à ce délai irraisonnable », reprend l’avocate.

    Le tribunal a donc décidé d’annuler toute cette procédure, tâchée d’irrégularités. En effet, les missions de la police municipale sont différenciées de celles de la nationale. Placé sous l’autorité du maire, le policier municipal est un agent territorial qui obéit aux arrêtés pris par la commune. Ses principales missions concernent la sûreté, la salubrité et la tranquillité publique. À la différence de la nationale, un policier municipal n’est pas un OPJ – il est officier adjoint – et donc ne peut procéder aux placements en garde à vue, aux fouilles corporelles, aux contrôles d’identité, etc.

    Sauf qu’une brèche peut conduire à ce genre de situation. « Actuellement, la compétence de base de la police municipale est de l’ordre de la circulation. Pour l’instant, ils n’ont aucun autre pouvoir. Mais ils se basent sur l’article 73 du code de procédure pénale qui donne à tout un chacun le pouvoir d’interpeller quand il y a un crime ou un délit flagrant et de le conduire à un OPJ le plus proche. Mais ils ne sont régis par aucun texte », insiste l’avocate. Cela laisse ainsi à chacun la libre interprétation d’un « délit flagrant » pouvant mener à quelques dérapages ou bavures. Un besoin de légiférer s’impose.

    « Les policiers n’avaient aucune raison de se retrouver à Maraussan »

  • Bicentenaire flamboyant pour l’Opéra du Grand Avignon

    Deux cents ans d’accès gratuit à l’Opéra du Grand Avignon, soit jusqu’au 31 décembre 2226, c’est ce que fait miroiter l’établissement avec la grande quête du mystère de l’Opéra.

    Une opération inédite lancée à l’occasion du bicentenaire du lieu. Celui ou celle qui, à partir d’une série de 8 énigmes inscrites dans deux livrets distincts (l’un déjà disponible gratuitement à l’Opéra, l’autre le sera en janvier prochain), arrivera le premier à reconstituer une phrase mystère remportera ce prix inédit.

    « Je me suis essayé à l’exercice en toute virginité. Et il faut quand même bien se creuser les méninges », confie avec un grand sourire Frédéric Roels, directeur de l’établissement culturel.

    L’Opéra du Grand Avignon conseille tout de même aux participants de se rendre sur place « afin de repérer les éléments qui pourraient manquer de précision sur le web ».

    Mais la fête ne s’arrête pas là, le Grand Avignon ne souhaitant pas « faire quelque chose d’intimiste mais partagé entre tous », comme le confie Claude Morel, vice-président de l’intercommunalité délégué au spectacle vivant. Et ce avec des événements comme un marathon de danse en avril prochain ou encore des travaux avec des établissements scolaires.

    Programme complet sur operagrandavignon.fr

  • Transports, finances, eau… la dense rentrée du Grand Avignon

    Habituellement, un conseil communautaire de reprise se tient en septembre, où sont étudiés notamment les bilans annuels des délégations de services publics (transports, déchets, eau) avant une autre séance, en octobre, où les lignes budgétaires de l’année à venir sont présentées. Changement de pied, à l’approche de la dernière ligne droite de la mandature : l’ensemble de ces délibérations sera étudié ce lundi soir (18h, salle de Montfavet) sur la même séance.

    Un total de 20 rapports à aborder. Peut-être enfin l’occasion d’avoir un éclairage plus poussé sur la gestion de la SPL Tecelys, qui gère le réseau de transport depuis 3 ans. Il y a an, nous révélions les conditions fracassantes du départ du directeur général des services du Grand Avignon, dézinguant la gestion « en roue libre » de la SPL. Dans la foulée, un audit indépendant était annoncé dont on attend toujours les conclusions. Le sujet sera certainement remis sur la table, d’autant qu’une délibération traite des réponses apportées par l’agglo à un rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) sur les enjeux de mobilité. Là aussi, un contrôle poussé de Tecelys par la CRC avait été évoqué, sans indication nouvelle à ce stade. Sur le bilan annuel des transports 2024, notons une progression de la fréquentation du réseau Orizo de 7,8% avec 14,1 millions de personnes transportées.

    Encore trop d’eau

    de perdue

    La gestion des déchets – chaotique en 2024 avec le changement en cours d’année du délégataire – pourrait être aussi l’occasion de revenir sur le projet avorté de déchetterie-recyclerie à Agroparc, abandonné il y a un mois. La gestion de l’eau, confiée au groupe Suez jusqu’à fin 2028, est aussi scrutée de près notamment par le Collectif de l’eau qui réclame une gestion publique. Cette année encore des pénalités devraient être infligées (170 000 euros l’an dernier) au délégataire qui ne respecte pas le seuil de fuite d’eau dans les réseaux. En 2024, le taux de rendement, soit la part d’eau produite qui arrive bien au robinet, était au global de 75,35%, soit une baisse de 2,36%). Ce qui signifie qu’un quart de l’eau produite est gaspillé. Si le secteur gardois Pujaut/Sauveterre/ Roquemaure progresse (+8%), il partait de loin. En revanche, après avoir atteint 80% en 2022, le taux de rendement à Avignon recule encore (75,69%).

    Enfin, gros morceau placé en fin de séance, le rapport d’orientation budgétaire (ROB). D’année en année, au vu de l’instabilité gouvernementale, le document relève presque de la gageure. L’association des intercommunalités de France avait chiffré à 4,03 millions d’euros
    (-4,8%) les pertes de recettes pour le Grand Avignon du projet de budget 2026 version Bayrou. Le ROB prévoit d’ailleurs une forte rigueur avec une progression des recettes de fonctionnement de seulement 0,1% contre 3,7% l’an dernier. Les dotations de l’État seront au mieux « maintenues » ou pire « en léger repli ». Cela va se traduire dans les investissements avec des dépenses d’équipements en baisse (28,5 millions d’euros contre 43,5 l’an dernier). Un équilibre précaire qui sera très certainement amendé dans six mois à l’issue des élections municipales et communautaires où une nouvelle majorité s’installera au Grand Avignon.

  • Toulon retrouve le podium après la victoire face à Pau

    Conquérants devant leur public, les pensionnaires du RC Toulon ont réalisé une brillante opération (33-17), samedi après-midi, face à la Section Paloise. Ce succès maîtrisé, le troisième de la saison sur les quatre premières journées des Rouge et Noir, leur permet de siéger sur le podium du Top 14. « On prend cinq points, on est très content sur le plan comptable », se réjouit Pierre Mignoni, conscient que son équipe « aurait pu perdre le bonus », suite à une fin de match poussive des Palois inspirés dès l’entrée en jeu de l’international argentin et ancien membre de la maison varoise, Facundo Isa. « Cela aurait été une grosse déception. Maintenant, j’ai envie de rester positif et il faut l’être un peu. Nous avons fait des choses très intéressantes, il faut contrôler davantage le jeu sur nos annonces et être plus clair pour aider nos avants. Par moments, on les met une difficulté. C’est la première chose », pointe-t-il, avant de poursuivre : « Dès qu’on enchaînait et qu’on était précis, on les mettait en difficulté avec de beaux essais. C’est une bonne chose, il faut continuer et progresser. Je vois le potentiel de ce groupe. On a perdu trois rucks de trop ce soir. On va en faire la semaine prochaine, on va se préparer. »

    Grand Ribbans

    L’un des grands points positifs de cette rencontre reste l’excellente défense appliquée par les héros de Mayol. « Je crois qu’on a été dur sur l’homme, on a bien travaillé sur des efforts dans les rucks, on était bien connecté », remarque le manager toulonnais, toutefois persuadé que ses protégés ont « par moments manqué de connexion » et qui l’ont « payé cash ». « Je veux que l’on soit encore bien meilleur sur cela. On ne doit pas laisser revenir cette équipe au risque de perdre un point. C’est lié à la défense mais aussi sur des décisions à la fin. Il faut être bien meilleurs. » Parmi ses cadres, le capitaine David Ribbans s’est montré exemplaire sur le terrain, aussi bien en défense où il a réussi onze des douze plaquages qu’il a tentés dans la partie, qu’en attaque où il a été l’auteur d’un essai en force et a aidé Esteban Abadie à filer jusqu’en terre promise. « C’est un des leaders de cette équipe, c’est quelqu’un qui a besoin de sentir la connexion avec ses trois-quarts. Il ne peut pas s’épuiser à chercher des solutions. Il doit faire son job comme il le fait très bien. Je veux des garçons autour qui lui apportent des solutions car il ne va pas faire tout tout seul. Il fait déjà beaucoup de choses », reconnaît Mignoni.

  • Pour l’OAP Pin Vert, les manœuvres d’intimidation d’un promoteur

    La 12e étape de l’ABT, initiative portée par les collectifs aubagnais Habitants du Garlaban, La Louve, et Borie s’est faite, samedi 4 octobre, au quartier des Solans, en présence d’une trentaine de personnes. « La 11e étape avait déjà eu lieu dans ce même quartier », a souligné Eliane Vergès. C’était « le 14 juin dernier. Nous nous étions retrouvés devant les panneaux indiquant la construction prochaine par le promoteur “Les Nouveaux constructeurs” d’environ 147 logements, sur la base de deux permis délivrés fin avril par le maire (LR) d’Aubagne, Gérard Gazay ». Ce programme immobilier représente une partie des 350 logements prévus par « l’OAP Pin Vert », situé à proximité du rond-point des Solans. Les collectifs aubagnais dénoncent, au sujet de ces deux permis autorisant la construction de 147 logements, « un paysage défiguré, la biodiversité bafouée », mais aussi « l’aggravation des problèmes d’inondation », le quartier étant régulièrement les pieds dans l’eau après de fortes pluies. Alors que les Solans sont déjà impactés par les embouteillages aux heures de pointe, notamment pour s’engager sur le rond-point du même nom, l’urbanisation massive aggraverait encore ces problèmes de trafic et de nuisances sonores, argumentent-ils.

    La lettre recommandée

    Juste avant l’été, huit personnes des collectifs ont déposé auprès du maire d’Aubagne « des recours gracieux, comme nous y autorise la loi, pour lui demander de retirer et d’annuler ces permis », relate Eliane Vergès. Le maire avait jusqu’au 25 août pour répondre. Il ne l’a pas fait. Entre-temps, début juillet, suite à des recours, le tribunal administratif de Marseille « a annulé partiellement l’OAP du Pin Vert en considérant que le secteur 7 était illégal car il se situe dans un corridor écologique », développe Eliane. La préfecture a alors demandé à la Ville d’Aubagne de retirer les permis délivrés au promoteur pour la construction de 11 maisons individuelles. Ce qui a été fait. Mais une lettre recommandée, envoyée le 16 septembre dernier par Olivier Orsuto, directeur régional de « Les Nouveaux constructeurs » à 7 des 8 requérants contre les permis de construire des 137 logements, va déclencher « stupeur et colère ». Dans ce courrier, que nous avons eu en main, le directeur régional écrit : « La SNC LNC Pyramide Promotion vous met officiellement en demeure de vous désister de vos recours gracieux introduits le 25 juin 2025 et, à défaut, de ne pas poursuivre cette action manifestement irrecevable devant la juridiction administrative. » Il poursuit : « La société pourrait également solliciter des dommages et intérêts. » Choqués par ces méthodes, les requérants envisagent d’écrire au Procureur de la République. Ils ont jusqu’au 24 octobre, rappelle Eliane Vergès, « pour décider d’aller ou non au contentieux devant le TA [Tribunal administratif, Ndlr.]. Si un seul d’entre eux le décide, il y en a pour deux ans avant d’avoir une décision (avant appel). Soit un temps suffisamment long pour obtenir encore la refonte ou l’annulation de cette OAP. »