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  • À Sète, le PCF veut irriguer la campagne de ses thèmes

    La tête de liste du collectif « Nouvelle Page » ne sera connue qu’à l’issue de la votation citoyenne du 11 octobre. Mais les communistes ont déjà débuté la campagne municipale.

    Les sections PCF de Sète, Frontignan, Balaruc, Mèze, Nord Bassin de Thau viennent de rédiger une lettre à destination de la population qui sera distribuée par les militants dans les prochaines semaines.

    Parmi les cinq grandes thématiques que les communistes du Bassin de Thau entendent placer au cœur de la campagne municipale, figure l’eau. Tandis que les contrats de délégation de service public arrivent à terme en 2026 ou 2027, le PCF milite pour un passage de l’or bleu en régie publique. « Les tarifs sont plus attractifs pour les usagers et cela permet de réinvestir l’argent dans l’entretien des réseaux plutôt que de rémunérer les actionnaires », argumente Jonathan Level, secrétaire de la section sétoise. François Liberti précise que des rencontres ont déjà eu lieu avec des maires ainsi que des réunions publiques à Mèze, Sète, Frontignan, Balaruc ou Montbazin. Selon l’ancien maire PCF de Sète, la privatisation de l’eau, bien commun, engendre des « errements » en matière de transparence et de facturation de l’ordre de +25%.

    Relier Sète à Mèze en bateau toute l’année

    Seconde proposition inspirée de Montpellier : la gratuité des transports en commun. « Il faut aussi revoir le plan de circulation sur l’agglo. Depuis la fusion, des quartiers sont mal desservis. Et pourquoi ne pas instaurer un transport en bateau sur l’étang pour relier Sète à Mèze toute l’année ? », illustre Jonathan Level. À contre-courant du très contesté parking souterrain de la place Aristide-Briand, le communiste milite pour des parkings de délestage aux entrées de ville avec navettes gratuites afin de « limiter les bouchons ». Une mesure qui va de pair avec un projet d’entrée Est « à repenser vers plus de foncier en faveur des activités économiques ». Enfin, le logement est identifié comme un point noir à Sète. Le secrétaire de section veut lutter contre la spéculation immobilière et pousser à la construction de « logements sociaux et d’habitats à prix accessibles à tous ».

  • Des avocats dénoncent les arrestations devant Eurolinks

    « C’était une manifestation pacifique qui ne troublait pas l’ordre public », affirme Adrien Mawas, avocat de trois personnes interpellées et membre du Syndicat des avocats de France (SAF). Jeudi, en marge d’un rassemblement contre l’entreprise marseillaise Eurolinks, qui vend des composants d’armes à Israël, 123 personnes ont été placées en garde à vue. Quatre avocats, qui ont accompagné certaines des personnes interpellées, dénoncent une grave atteinte à la liberté de manifester.

    « La grande majorité des suites, ce sont ce qu’on appelle des alternatives aux poursuites, explique Mathilde Lanté, avocate et membre du SAF. C’est-à-dire qu’on propose des peines extrêmement faibles pour que les gens reconnaissent les faits, alors que la grande majorité d’entre eux ne les reconnaissent pas. C’est du chantage. »

    Un grand nombre de gardés à vue qui n’a pas permis aux avocats de tous les prendre en charge. « Certains ont eu des commis d’office et d’autres n’ont carrément pas eu d’avocat », se désole Adrien Mawas. Pour lui, « l’objectif est d’intimider et de priver d’une liberté fondamentale des personnes qui ne commettent aucune infraction ».

    La préfecture affirme les avoir arrêtés pour « participation à un attroupement après sommation et certains pour dégradations et violences sur personne dépositaires de l’autorité publique ». Les avocats affirment que leurs clients n’ont pas entendu les sommations.

  • [Entretien] Jean-Claude Cheinet : « Les salariés et la population doivent pouvoir contrôler l’industrie »

    La Marseillaise : Comment réagissez-vous à l’explosion du gazoduc de NaTran, le 26 septembre, à Saint-Rémy ?

    Jean-Claude Cheinet : Cet accident surprend un peu tout le monde, mais rappelle qu’il faut être exigeant sur la sûreté de ce type d’installation. La direction de NaTran nous indique que cet accident n’est pas dû à un défaut de maintenance, mais nous ne connaissons pas encore la cause exacte. Les gazoducs sont un sujet de préoccupation, mais pas d’inquiétude, dans la mesure où la sécurité de la population est assurée.

    Doit-on s’alarmer de l’industrie de l’hydrogène qui arrive à Fos-sur-Mer, après deux incidents en 3 mois ?

    J.-C.C. : Il faut nuancer. Nous sommes dans une région industrielle. La décarbonation annoncée des activités est une satisfaction, c’est écologique et permettra une diminution des risques existants. Mais la fabrication et le transport d’hydrogène dans le reste de l’Europe n’est pas sans risques, ce gaz est dangereux à manipuler. Les riverains et les salariés doivent être parfaitement au courant des détails de fabrication et des mesures de sécurité.

    Quelle structure permettrait ce contrôle citoyen ?

    J.-C.C. : Ce sont les comités de suivi de site (CSS). Il faut leur donner un périmètre d’intervention et de surveillance adéquat. Actuellement, les représentants sont nommés par le préfet et ont un avis consultatif. Faisons appel aux salariés, à la population, aux riverains. Pourquoi ne pas imaginer que les assos présentent des listes à élire ? Il devrait également y avoir un budget dédié pour mener des études, contrôler les industries. Les CSS doivent obtenir le pouvoir d’imposer les investissements nécessaires à la sûreté des installations.

  • Un festival de l’animation pour sortir du « creux de la vague »

    Un autre type de festival s’implante à Avignon. Ce mardi 7 octobre, la Villa créative va recevoir l’ensemble des acteurs de la filière d’animation (cinéma, web séries…) : studios, producteurs, formateurs, plateformes ou diffuseurs seront réunis toute la journée pour la 1ère édition du Loop festival. « L’idée est née de la volonté partagée des acteurs de l’animation du territoire que d’ouvrir des pistes d’amélioration pour la formation, la production et la fabrication afin de valoriser les talents et favoriser le renouvellement de la création animée », brosse Gilles Boussion, directeur du Loop festival, déjà à la manœuvre sur le Frames festival, dédié, lui, à la web création.

    Pour l’occasion, Jacques Bled, co-président d’Illumination Studios Paris (Moi, moche et méchant, Les Minions, Super Mario Bros), sera présent en tant que parrain. Il aura peut-être de précieux conseils à distiller autour d’une table ronde sur la formation et « rééquilibrer l’arrivée des talents et les besoins des studios ». Car après des années de forte croissance, le secteur traverse « une crise conjoncturelle, pas structurelle », veut rassurer Alexandre Cornu, producteur et président de Sud Anim, association qui regroupe 238 membres des acteurs régionaux de la filière. Rappelons qu’Avignon abrite plusieurs studios (Circus, Chromatik, station animation, etc.) et une école des nouvelles images. Le tout avec un fort soutien des collectivités locales (Région, Département, Grand Avignon).

    Depuis près de deux ans, la production décline alors que le nombre de professionnels formés explose. Quelque 12 000 personnes travaillent dans ce secteur quand, en cinq années, 10 000 personnes ont été ou seront fraîchement diplômés. « Avant, les studios embauchaient avant même la fin des études, 80% des étudiants avaient du boulot 3 mois après la sortie d’étude et 100% à un an, c’est plus compliqué désormais », constate Alexandre Cornu.

    Être plus intelligent que l’IA

    La raison est assez simple : la fin de l’appel d’air post-Covid, où les Netflix et autres Amazon se sont massivement lancés dans la production en tous genres. « La bulle a explosé, on est dans le creux de la vague qu’on n’avait pas vu venir tout de suite », analyse Alexandre Cornu. « L’animation est le format le plus apprécié des spectateurs en salle, c’est un genre qui marche bien », reste positif Loïc Etienne, directeur du studio Circus et vice-président de Sud Anim.

    « Il n’y a pas de saturation du marché, il y a de l’espace pour une reprise car on manque de contenus », abonde Alexandre Cornu, pas « inquiet ». Et ce malgré la place de plus en plus prégnante prise par l’intelligence artificielle. « L’enjeu est que l’IA ne prenne pas le travail aux jeunes mais au contraire qu’elle soit un support pour savoir en jouer », conclut le président de Sud Anim.

  • [Entretien] Carole Rovère : « L’alimentation demeure la cause principale de l’obésité »

    Ses recherches portent sur les mécanismes cérébraux qui régulent les comportements alimentaires et particulièrement l’obésité.

    La Marseillaise : Parle-t-on d’intelligence ou de régulation ?

    Carole Rovère : J’essaie de comprendre comment notre cerveau arrive à contrôler les dérégulations du comportement. L’hypothalamus est la partie du cerveau qui contrôle cet équilibre physiologique. On peut parler d’intelligence alimentaire ou nutritionnelle. C’est essayer de manger le meilleur pour notre corps, tout en gardant le plaisir des saveurs.

    Vous insistez sur la prévention ?

    C.R. : Car revenir en arrière est très compliqué lorsque le cerveau est dérégulé. Si les causes de l’obésité sont multiples, soit génétiques (5%) ou hormonales ( 5%), l’alimentation demeure la cause principale avec 90% des cas. Les régimes hyper lipidiques sont dangereux, mais c’est le sucre le plus mauvais, car beaucoup plus addictif.

    Comment se rend-on compte que l’hypothalamus est déréglé ?

    C.R. : Les neurones qui le composent expriment des peptides (soit des neuro hormones), qui sont normalement à l’équilibre. Si elles sont anorexigènes, elles coupent l’appétit et on maigrit. Si elles sont orexigènes, c’est la prise de poids.

    Peut-on les réguler ?

    C.R. : Ces hormones ont d’autres fonctions physiologiques. Elles sont impliquées dans le sommeil ou l’humeur. Les modifier peut faire intervenir des signes d’anxiété ou de dépressions. C’est l’exemple du médicament Médiator, qui à l’origine était prévu pour réguler le diabète et a été détourné pour la perte de poids. N’étant ni étudié, ni quantifié pour agir sur l’obésité, toute une série de problèmes sont apparus.

    Comment agir autrement ?

    C.R. : Au laboratoire, nous travaillons plus sur des approches nutritionnelles. On a enrichi les croquettes des souris en huile de colza, de tournesol ou de soja-maïs, en jouant sur les rapports Oméga 6-Oméga 3 du régime alimentaire. L’OMS préconise un résultat autour de 5. Si le taux est très inférieur, c’est très bénéfique. C’est par exemple le résultat avec de l’huile de colza, riche en Omega 3. En revanche, à l’inverse, avec trop d’huile de tournesol, le taux peut approcher les 17. Une IRM révèle que le cerveau est alors inflammé au bout de 4 mois de ce régime, il y a une prise de poids, des troubles anxieux et de mémoires, selon notre étude publiée en 2024.

    Y a-t-il des aliments qui rendent intelligents ?

    C.R. : (Rires) Sur le Vieux-Port, il y a les poissons bleus, qui sont riches en Omega 3, bénéfiques pour développer la mémoire, un des critères de l’intelligence. Il faut essayer de manger des aliments sains, non transformés, bon pour notre cerveau tout en gardant le plaisir de manger.

  • Un dernier week-end de foire gourmand et festif

    Pour son dernier week-end avant sa fermeture lundi soir, la foire de Marseille met les bouchées doubles sur les festivités. En plus des incontournables stands, les visiteurs sont conviés à partager des moments de détente et de divertissement.

    Le tour du monde des saveurs se poursuit avec une ultime soirée gourmande, ce samedi. À partir de 19h, l’accès à la foire est libre et invite les amateurs de la gastronomie à trouver leur bonheur parmi les 7 000m2 d’espace restauration à ciel ouvert. Pour accompagner les dégustations, des animations musicales sont proposées jusqu’à 23h.

    La journée de dimanche mettra à l’honneur les couleurs de la Guyane. Sur l’esplanade 4, les Touloulous, figures emblématiques du carnaval guyanais, « feront vivre la danse et le costume traditionnels », annonce Josiane, à la tête de l’événement.

    À retrouver également tout le week-end : l’espace cinéma aménagé par Provence Studios. Que l’on veuille découvrir les coulisses de la réalisation d’un film, ou s’improviser acteur, rendez-vous est donné Hall 3.

    Enfin, alors que la Grande Scène (parvis du Hall 8) accueille danseurs et stand-uppers pour divers spectacles, les sportifs peuvent se dépenser dans l’allée du Hall 2. Avec de nombreux ateliers proposés dès l’ouverture, le Village des Sports fait bouger petits et grands « pour se déculpabiliser des excès de gourmandise », s’amusent les organisateurs.

    Mélanie Russu

    À VOIR, À FAIRE

    À la rencontre des armées

    L’esplanade 4 accueille le Village des Armées pour plonger dans les coulisses des interventions militaires, avec par ailleurs une journée spéciale, ce samedi. Les visiteurs peuvent approcher les véhicules blindés (hélicoptère, pétrolier, canon) et assister à des démonstrations de secourisme en milieux périlleux, réalisées par les Marins-Pompiers de Marseille. L’espace, sur 1 500m2, est également un lieu d’information et de recrutement.

    Infos pratiques :

    La foire internationale de Marseille (Parc Chanot, 8e). est ouverte ce samedi de 10h à 23h, ce dimanche jusqu’à 20h et lundi jusqu’à 19h. Tarifs : de 5 à 8 euros. Gratuit pour les moins de 12 ans.

  • Le Conseil Communautaire de Sud Sainte-Baume vote une aide sur l’eau

    C’était un effort attendu par l’ensemble des habitants de la communauté d’agglomération Sud Sainte-Baume, au sein de laquelle la colère était considérablement montée ces derniers mois, notamment du côté du Beausset où se sont tenues des réunions publiques houleuses durant l’été.

    Le conseil communautaire, réuni lundi, a voté une subvention aux CCAS des neuf communes, pour aider les personnes en difficulté, à payer leur facture d’eau. Suite au passage d’une régie communautaire à une délégation de service publique (DSP, gérée par Véolia au nord du territoire, et Suez au sud) au 1er janvier 2025, la facture de juillet comporte deux abonnements (1er janvier-30 juin et 1er juillet-31 décembre), et la grille de tarification a changé, occasionnant dans certains cas un doublement du montant de la facture. Les aides ont été allouées en fonction de la taille de la commune (de 13 449 euros à Sanary, à 1 472 euros pour Evenos), et seront réparties par les CCAS, en vertu du quotient familial des bénéficiaires.

    Nouvelle aide pour la dette du GP du Castellet

    Sud Sainte-Baume a aussi annoncé la mise en place d’un service de covoiturage à destination de ses citoyens. Depuis le 1er octobre, ceux-ci peuvent trouver des automobilistes effectuant les mêmes trajets quotidiens qu’eux via l’application Karos. Le conducteur perçoit une indemnité de 2 euros par trajet, sur laquelle l’agglo finance 1,50 euro, ce qui ramène le coût pour l’usager à 50 centimes. Un bon coup de pouce, quand on sait que deux tiers des salariés de la zone d’activités de Signes vivent hors du territoire. Sud Sainte Baume a budgété 12 450 euros pour une année, soit environ 8 300 trajets.

    Enfin, la communauté d’agglomération a également voté une seconde contribution au remboursement de la dette du GIP Grand Prix de France F1 du Castellet. Organisé de 2018 à 2022 après 26 ans d’absence, il reste endetté à hauteur de 12 millions d’euros (30 millions originellement). Le 31 mars dernier, Sud Sainte Baume avait proposé de procéder, via une délibération, à un premier versement 72 017 euros.

    Ce versement correspond à deux critères : la participation de Sud Sainte Baume dans le GIP (2,2%) et aux sommes remboursées par les autres partenaires (le département et la Métropole toulonnaise, qui participent à hauteur de 14,8%, ne s’étaient vus demander que 484 000 euros). Le Conseil d’Administration du GIP a déposé un recours pour faire annuler cette délibération, demandant à ce que l’Agglo verse 750 000 euros. Aujourd’hui, même si le recours n’a pas été retiré, il est demandé un second versement fixé à 183 880 euros, « ce qui correspond à notre participation à due proportion, puisqu’il est demandé au département et à la métropole 1 236 113 euros » se satisfait le président de Sud Sainte-Baume Jean-Paul Joseph.

  • La Chrysalide lance son appel pour financer des projets

    « Une brioche contre un don » pourrait être la variante d’« un bonbon ou un sort », pour la Chrysalide, qui gère 14 établissements d’accueil et de services à domicile pour l’accompagnement, l’éducation, la formation, le travail et l’hébergement de personnes en situation de handicap mental. Comme chaque année depuis plus de vingt ans, l’association lance, en ce début octobre, son opération brioches, qui s’achèvera le 12.

    Le principe est simple : en échange d’une viennoiserie, les habitants doivent donner un minimum de 6 euros. L’an passé, cette mobilisation avait permis de collecter près de 80 000 euros. « Ces sous nous servent à investir dans des projets, des voyages ou des activités uniquement, ils ne vont pas dans le fonctionnement », précise le président, Bernard Cathalot.

    Cette année, l’enjeu est de taille. Les fonds récoltés permettront de concrétiser un ambitieux projet immobilier à plusieurs millions d’euros : la construction d’un nouvel établissement pour remplacer le foyer de vie de l’Adret, qui accueille actuellement 44 résidents. « Les locaux étaient vieillissants. Ils ont été construits il y a plus de trente ans, précise le maire de Martigues, Gaby Charroux (PCF). Ça permettra à la Chrysalide d’être propriétaire, puisqu’actuellement, le site appartient à la Semivim [le bailleur social de la Ville, Ndlr]. »

    Trop peu d’établissements

    Situé près du stade Julien-Olive, le terrain a déjà été acheté par l’association, qui aimerait que les travaux s’achèvent d’ici trois ans. « Normalement, on devrait doubler le nombre de places qu’il y avait à l’Adret et on pourra accueillir 80 personnes en situation de handicap, détaille Bernard Cathalot. Il y aura diverses choses : des appartements pour les vieillissants, d’autres couchages pour celles et ceux qui travaillent à l’Esat [établissements et services d’accompagnement par le travail, Ndlr], le Service d’accompagnement à la vie sociale de Saint-Mitre-les-Remparts sera aussi rapatrié… »

    La Chrysalide porte aussi un projet d’extension de la Maison d’accueil spécialisée (MAS) de Fos-sur-Mer, destinée aux personnes lourdement polyhandicapées. Une urgence face à la liste d’attente qui ne cesse de s’allonger. Le président souligne : « Sur les 14 établissements, nous prenons actuellement en charge 650 individus. Le même nombre de gens patiente sur notre registre. »

    Bernard Cathalot pointe le « manque d’établissements », les pathologies qui sont « de mieux en mieux identifiées », l’accroissement des risques psychosociaux et le manque d’anticipation des pouvoirs publics sur le vieillissement des personnes en situation de handicap.

    Mauricette, bénévole au sein de la Chrysalide, témoigne : « Les enfants, à une époque, ne vivaient pas longtemps. Quand ma fille a été diagnostiquée de sa maladie, on m’a dit qu’elle vivrait six mois, puis dix ans, puis vingt. Aujourd’hui, elle a 58 ans… » Bref, le handicap reste encore trop impensé.

  • Le Centre Ressource sera au château de la Saurine

    Depuis plus de vingt ans, dans ses locaux des Milles, le Centre Ressource accompagne des patients atteints de cancers, quels qu’ils soient, et propose une variété de soutiens, du « psychologue à l’esthéticienne ». « On a des ateliers collectifs et individuels, c’est un lieu non médicalisé, non stérile, l’idée est que ce soit convivial et chaleureux, afin que les patients ne se sentent pas dans un milieu anxiogène comme à l’hôpital », résume Cécile Bonin, responsable du développement. Dans cette ambition, celle de s’éloigner du milieu aseptisé de certains lieux de soin, le Centre Ressource franchit une nouvelle étape. D’ici décembre, l’association signera l’acquisition du château de la Saurine, à Meyreuil, où le dispositif d’appui, d’ailleurs reconnu d’intérêt public, poursuivra son action dans un lieu « proche de la nature », selon Stéphane Salord, président du conseil d’administration du Centre Ressource aixois. « Ce qui, idéalement, permettrait une installation en 2027 », espère le docteur Jean-Loup Mouysset, cancérologue, fondateur de l’association Centre Ressource.

    « Cela fait deux ans que toute l’équipe travaille sur le projet, poursuit Cécile Bonin. On est dans un changement d’échelle du Centre Ressource. »

    Accompagner encore plus

    L’installation à venir dans le château a pu être réalisée par le biais d’un financement bancaire, le soutien d’investisseurs particuliers et une opération de financement participatif permettant de récolter plus de 368 000 euros, selon les chiffres de la semaine dernière. L’équipe du Centre n’a pas communiqué la valeur du bien à ce stade, respectant le souhait du propriétaire. Au château de la Saurine, l’équipe du Centre prévoit de développer ses activités, les programmes courts comme de six mois, accompagner encore plus de bénéficiaires mais aussi travailler sur l’accompagnement des aidants et proches de malades, le tout dans une bâtisse qui deviendra un « centre de santé intégrative ». « Nous ne sommes pas une clinique, ce ne sont pas des soins médicaux mais des programmes complémentaires », rappelle Jean-Loup Mouysset. « Ce projet, on l’imagine comme un écosystème : on a ce bâtiment sur 10 hectares de terrain et l’idée est de concentrer sur ce lieu un lieu de vie, axé sur la formation et la prévention », souligne Emmanuel Guyot, responsable des politiques environnementales du projet. « Sur douze hectares, vous avez six hectares agricoles, classés boisés », précise Stéphane Salord. Un espace complémentaire pour les personnes diagnostiquées. « Elles sont 1 300 personnes à apprendre qu’elles ont un cancer chaque jour en France, selon les chiffres de l’OMS », rappelle Jean-Loup Mouysset.

  • Une classe d’initiation à la mer ouvre au collège Vieux-Port

    Une heure de cours en plus par semaine pour apprendre à lire des cartes maritimes, les vents ou découvrir les métiers de la mer. C’est ce à quoi se sont engagés les élèves de troisième de cette première classe baptisée Bimer, au collège Vieux-Port. Créé en 2018 au sein de l’académie de Nice, ce Brevet d’initiation à la mer (Bimer) veut faire découvrir aux collégiens les métiers de la navigation, ainsi que la base scientifique et technique maritime.

    Cette année, c’est au collège Vieux-Port qu’a ouvert la 28e classe Bimer de l’académie Aix-Marseille. Cette classe « est aussi le moyen de montrer que sur notre territoire, à 500 mètres du collège, il y a le Grand Port maritime (GPMM) qui propose un vaste panel de métiers inconnus, explique Patrick Maddalone, directeur des ressources humaines du GPMM. L’idée est aussi de leur montrer toutes les opportunités qu’ils pourraient avoir sur leur projet professionnel et leur vie future. » Ainsi, à la fin de l’année, les collégiens passeront un examen sur les connaissances acquises au cours de l’année autour de la construction des navires, la météo, les réglementations maritimes et enfin les enjeux géopolitiques.

    « Ce type de brevet vous différenciera par rapport aux autres élèves », insiste le recteur de l’académie Aix-Marseille, Benoit Delaunay, devant une vingtaine d’élèves. Le brevet peut d’ailleurs être repassé plusieurs fois pour avoir des qualifications différentes : débutant, maîtrise, avancé et expert. Des élèves qui ne semblent pourtant pas novices : quand le recteur présente des questions types, ils sont deux ou trois à lever le doigt pour répondre.

    Des activités ludiques

    C’est grâce à une classe ouverte, en avril dernier, que les élèves ont pu découvrir la classe Bimer. Ils ont notamment pu voir le Port center, lancé en septembre 2024 par le port. Un moyen pour le Grand port de faire connaître aux scolaires et au grand public le travail qui est fait chaque jour. « On a pu découvrir la carte du port, un conteneur et les différents postes qui existent », explique Sarah, élève dans la classe. C’est lors de cette visite, que le Port Center a pu fêter sa 10 000e visiteuse, Mélissa, maintenant inscrite pour passer son Brevet d’initiation à la mer.

    C’est cette journée découverte et la diversité des activités proposées qui ont motivé la plupart des élèves. « Je suis venu pour les sorties bateaux et le voyage à Barcelone », s’amuse Mamadou. Une raison partagée par Sarah et Yannis. Un moyen de faire connaître de façon ludique un univers qu’ils et elles ne connaissent pas encore.