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  • Avignon : premier point d’étape du chantier de Bonpas

    Avignon : premier point d’étape du chantier de Bonpas

    Au sommet du monticule pas encore goudronné qui sera, à l’été 2026, l’un des nouveaux ponts du carrefour de Bonpas, Dominique Santoni, présidente (LR) du Département de Vaucluse, se réjouit ce mercredi 15 octobre de l’avancée du « plus grand projet » de sa mandature, à l’occasion d’un premier point d’étape de celui-ci, lancé en mai dernier.

    « Pour l’instant, on est dans les délais », confirme fermement au micro, devant des dizaines d’élus, d’employés et d’ouvriers, Valérie Verrier, conductrice d’opérations du service Maîtrise d’ouvrage du Département. Un ouvrage qui devrait donc être mis en service avant l’été prochain. Ce n’est cependant pas la première partie qui sera terminée. En effet, le giratoire permettant l’accès à l’autoroute A7 devrait être achevé dès cet hiver. « Nous n’avons pour l’heure pas eu de surprises », confirme Hervé Beynet, conducteur du service de maîtrise d’ouvrage du Département de Vaucluse.

    Contraintes multiples

    Et ce, même si de nombreuses contraintes pèsent sur ce projet censé régler le « nœud routier majeur de Vaucluse », comme le présente le Département.

    La plupart sont déjà connues, telle que la nécessité de maintenir la circulation. Et ce, grâce à la construction d’une route temporaire qui sera ensuite réutilisée comme une voie moins fréquentée. Mais aussi, ce que Hervé Beynet qualifie de « la plus grosse » contrainte du chantier, à savoir le canal EDF. Celui-ci, qui permet l’irrigation de cultures sur le territoire, doit être curé, démoli puis reconstruit. Mais cela n’est possible qu’en période dite de « chômage » de celui-ci, ce qui ne se tient que pendant deux petits mois en hiver. « Et vu sa taille, on ne peut pas tout faire d’un seul coup », confie le conducteur du service. L’opération sera donc réalisée en deux temps, en 2026 et 2027, pendant le laps de temps où celui-ci est vidé en hiver. Mais aussi des imprévus, comme par exemple la grue qui a dû être abaissée… à cause de l’aéroport à proximité. Cela, toutefois, sans conséquence, la situation ayant été réglée avec une grue plus petite, un drapeau à damier rouge et blanc permettant de la signaler aux pilotes en journée, ainsi qu’un signalement lumineux la nuit.

  • Avignon : premier point d’étape du chantier de Bonpas

    Au sommet du monticule pas encore goudronné qui sera, à l’été 2026, l’un des nouveaux ponts du carrefour de Bonpas, Dominique Santoni, présidente (LR) du Département de Vaucluse, se réjouit ce mercredi 15 octobre de l’avancée du « plus grand projet » de sa mandature, à l’occasion d’un premier point d’étape de celui-ci, lancé en mai dernier.

    « Pour l’instant, on est dans les délais », confirme fermement au micro, devant des dizaines d’élus, d’employés et d’ouvriers, Valérie Verrier, conductrice d’opérations du service Maîtrise d’ouvrage du Département. Un ouvrage qui devrait donc être mis en service avant l’été prochain. Ce n’est cependant pas la première partie qui sera terminée. En effet, le giratoire permettant l’accès à l’autoroute A7 devrait être achevé dès cet hiver. « Nous n’avons pour l’heure pas eu de surprises », confirme Hervé Beynet, conducteur du service de maîtrise d’ouvrage du Département de Vaucluse.

    Contraintes multiples

    Et ce, même si de nombreuses contraintes pèsent sur ce projet censé régler le « nœud routier majeur de Vaucluse », comme le présente le Département.

    La plupart sont déjà connues, telle que la nécessité de maintenir la circulation. Et ce, grâce à la construction d’une route temporaire qui sera ensuite réutilisée comme une voie moins fréquentée. Mais aussi, ce que Hervé Beynet qualifie de « la plus grosse » contrainte du chantier, à savoir le canal EDF. Celui-ci, qui permet l’irrigation de cultures sur le territoire, doit être curé, démoli puis reconstruit. Mais cela n’est possible qu’en période dite de « chômage » de celui-ci, ce qui ne se tient que pendant deux petits mois en hiver. « Et vu sa taille, on ne peut pas tout faire d’un seul coup », confie le conducteur du service. L’opération sera donc réalisée en deux temps, en 2026 et 2027, pendant le laps de temps où celui-ci est vidé en hiver. Mais aussi des imprévus, comme par exemple la grue qui a dû être abaissée… à cause de l’aéroport à proximité. Cela, toutefois, sans conséquence, la situation ayant été réglée avec une grue plus petite, un drapeau à damier rouge et blanc permettant de la signaler aux pilotes en journée, ainsi qu’un signalement lumineux la nuit.

  • La députée RN Laure Lavalette poursuit un journaliste

    Laure Lavalette (RN) qui entend se présenter aux municipales à Toulon en mars vient de porter plainte contre un de nos confrères de Var Matin. Le journaliste a-t-il rappelé dans son article la position antiavortement d’antan de l’élue du parti à la flamme ? Non. A-t-il rappelé les propos racistes, antisémites et homophobes de son attaché de cabinet aujourd’hui licencié ? Non. A-t-il écrit qu’elle a dirigé, dans les années 1990 un groupuscule étudiant violent affilié au Front national, à Bordeaux ? Pas plus. C’est uniquement pour avoir précisé le nom de la commune où elle réside, et qui n’est pas Toulon – gênant quand on prêtant diriger cette ville – que Laure Lavalette a porté plainte. Cette révélation mettrait sa vie en danger ainsi que celle de sa famille. Le préfet est alerté. Le directeur des rédactions du groupe Nice-Matin, Denis Carreaux aussi. Il s’excuse et exige de ses équipes la modification de l’article. Un renoncement qui ne passe pas. Ce qui est certain en revanche c’est que cette atteinte au droit d’informer, typique de l’extrême droite, provoque une grande colère au sein la rédaction toulonnaise. La Société des journalistes du groupe apporte son entier soutien au collègue pris à partie. « Si sa convocation par un service d’enquête de police se confirmait, la SDJ manifestera concrètement sa présence à ses côtés jusque devant la PJ », prévient-elle. Et d conclure : « Nous ne devons pas fléchir. Non, le contenu de nos articles ne dépend pas d’influences extérieures. Nous ne devons pas donner raison à celles et ceux qui veulent restreindre la liberté de porter, dans la sphère publique, des informations d’intérêt général. » La Marseillaise apporte également tout son soutien à ce confrère.

  • La députée RN Laure Lavalette poursuit un journaliste

    La députée RN Laure Lavalette poursuit un journaliste

    Laure Lavalette (RN) qui entend se présenter aux municipales à Toulon en mars vient de porter plainte contre un de nos confrères de Var Matin. Le journaliste a-t-il rappelé dans son article la position antiavortement d’antan de l’élue du parti à la flamme ? Non. A-t-il rappelé les propos racistes, antisémites et homophobes de son attaché de cabinet aujourd’hui licencié ? Non. A-t-il écrit qu’elle a dirigé, dans les années 1990 un groupuscule étudiant violent affilié au Front national, à Bordeaux ? Pas plus. C’est uniquement pour avoir précisé le nom de la commune où elle réside, et qui n’est pas Toulon – gênant quand on prêtant diriger cette ville – que Laure Lavalette a porté plainte. Cette révélation mettrait sa vie en danger ainsi que celle de sa famille. Le préfet est alerté. Le directeur des rédactions du groupe Nice-Matin, Denis Carreaux aussi. Il s’excuse et exige de ses équipes la modification de l’article. Un renoncement qui ne passe pas. Ce qui est certain en revanche c’est que cette atteinte au droit d’informer, typique de l’extrême droite, provoque une grande colère au sein la rédaction toulonnaise. La Société des journalistes du groupe apporte son entier soutien au collègue pris à partie. « Si sa convocation par un service d’enquête de police se confirmait, la SDJ manifestera concrètement sa présence à ses côtés jusque devant la PJ », prévient-elle. Et d conclure : « Nous ne devons pas fléchir. Non, le contenu de nos articles ne dépend pas d’influences extérieures. Nous ne devons pas donner raison à celles et ceux qui veulent restreindre la liberté de porter, dans la sphère publique, des informations d’intérêt général. » La Marseillaise apporte également tout son soutien à ce confrère.

  • À Toulon, le PCF demande à la droite de la clarté vis-à-vis du RN

    À Toulon, le PCF demande à la droite de la clarté vis-à-vis du RN

    « Les consignes de M. Retailleau lors des élections partielles dans le Tarn-et-Garonne de ne pas donner une voix pour la gauche face à l’extrême droite nous inquiètent », commence Gérard Permingeat, le secrétaire de la section PCF Gabriel Péri de Toulon.

    Un appel clair à ce qu’il nomme « un front antirépublicain » lancé par le président du parti Les Républicains qui l’amène à s’interroger sur les répercussions au sein de la droite locale de ses propos, qu’elle s’est bien gardé de commenter.

    Et de rappeler que les communistes toulonnais ont déjà interpellé par lettre ouverte le député de la 1ère circonscription du Var, Yannick Chenevard (Ensemble) sur le sujet. Le député a été élu grâce au report des voix de la gauche face au Rassemblement national (RN). Or, il soutient aujourd’hui le sénateur LR Michel Bonnus aux municipales des 15 et 22 mars.

    « Il faut que les Toulonnais sachent son positionnement, s’il fera barrage face au RN », poursuit le responsable politique.

    « Qu’est devenue la digue contre l’extrême droite ? Une passerelle pour le rassemblement national ? », interroge Didier Quattropani à ses côtés, en soulignant que Michel Bonnus a reçu en grandes pompes Bruno Retailleau à Toulon. Et de poursuivre : « On arrive à se demander, vu toutes ces positions-là qui sont prises de manière officielle, quelle serait la position d’un Michel Bonnus au second tour des élections municipales si son retrait devait empêcher le RN de prendre la ville ? » La question lui est donc posée publiquement.

    Bruno Retailleau n’est d’ailleurs pas le seul à draguer l’extrême droite souligne en substance André De Ubeda. Ce qui laisse supposer l’expression d’un fort courant plus que de simples dérapages. « François-Xavier Bellamy, mardi sur France Info, a dit qu’au deuxième tour, entre Jordan Bardella et un PS à l’élection présidentielle, il voterait Jordan Bardella. » Des propos suffisamment graves pour nous alerter, insiste le chef de file des communistes à Toulon pour les municipales et conseiller municipal Toulon en Commun. « Est-ce qu’il va falloir classer les Républicains dans le camp des extrémistes ? », interroge-t-il. Après ces mises en garde et demandes de clarifications, les communistes ont rappelé leur rôle au sein de la liste de rassemblement des forces progressistes et citoyennes de Toulon en Commun (TEC).

    « Notre section Gabriel Péri, soutenue par la Fédération du PCF, est partie prenante de cette aventure politique, associative et humaine », résume Didier Quattropani. Un rassemblement qui pour l’heure ne souffre d’aucune dissension malgré les événements nationaux, rassure-t-il. Et de poursuivre : « On fait quand même un peu la part des choses. On travaille depuis 2019 ensemble, on se connaît, on s’écoute et on se respecte pour débattre et prendre des décisions par consensus, et ça c’est le plus important dans nos assemblées populaires. »

    « La sécurité, c’est nous ! »

    La campagne a commencé depuis la désignation à l’unanimité de la tête de liste Magali Brunel (PS) lors d’une assemblée populaire au printemps dernier, comme c’était prévu, rappelle Didier Quattropani. Histoire de couper court aux velléités de LFI qui était parfaitement au courant du timing mais qui avait quitté le navire à ce moment-là.

    Les équipes travaillent dans différents ateliers pour faire avancer les sujets soumis ensuite à l’Assemblée populaire pour construire le programme. Le dernier concernait la sécurité. « La sécurité c’est pas la droite, c’est nous ! », intervient André De Ubeda. Un sujet qui n’est pas abordé par le seul volet répressif mais qui passe aussi par la prévention et l’anticipation des problèmes qui peuvent arriver, précise Didier Quattropani.

    « Nous sommes est en train de monter un comité de soutien qui va être costaud. avec des personnalités, des entrepreneurs… », conclut André De Ubeda. « La machine TEC avance », confirme Gérard Permingeat.

  • À Toulon, le PCF demande à la droite de la clarté vis-à-vis du RN

    « Les consignes de M. Retailleau lors des élections partielles dans le Tarn-et-Garonne de ne pas donner une voix pour la gauche face à l’extrême droite nous inquiètent », commence Gérard Permingeat, le secrétaire de la section PCF Gabriel Péri de Toulon.

    Un appel clair à ce qu’il nomme « un front antirépublicain » lancé par le président du parti Les Républicains qui l’amène à s’interroger sur les répercussions au sein de la droite locale de ses propos, qu’elle s’est bien gardé de commenter.

    Et de rappeler que les communistes toulonnais ont déjà interpellé par lettre ouverte le député de la 1ère circonscription du Var, Yannick Chenevard (Ensemble) sur le sujet. Le député a été élu grâce au report des voix de la gauche face au Rassemblement national (RN). Or, il soutient aujourd’hui le sénateur LR Michel Bonnus aux municipales des 15 et 22 mars.

    « Il faut que les Toulonnais sachent son positionnement, s’il fera barrage face au RN », poursuit le responsable politique.

    « Qu’est devenue la digue contre l’extrême droite ? Une passerelle pour le rassemblement national ? », interroge Didier Quattropani à ses côtés, en soulignant que Michel Bonnus a reçu en grandes pompes Bruno Retailleau à Toulon. Et de poursuivre : « On arrive à se demander, vu toutes ces positions-là qui sont prises de manière officielle, quelle serait la position d’un Michel Bonnus au second tour des élections municipales si son retrait devait empêcher le RN de prendre la ville ? » La question lui est donc posée publiquement.

    Bruno Retailleau n’est d’ailleurs pas le seul à draguer l’extrême droite souligne en substance André De Ubeda. Ce qui laisse supposer l’expression d’un fort courant plus que de simples dérapages. « François-Xavier Bellamy, mardi sur France Info, a dit qu’au deuxième tour, entre Jordan Bardella et un PS à l’élection présidentielle, il voterait Jordan Bardella. » Des propos suffisamment graves pour nous alerter, insiste le chef de file des communistes à Toulon pour les municipales et conseiller municipal Toulon en Commun. « Est-ce qu’il va falloir classer les Républicains dans le camp des extrémistes ? », interroge-t-il. Après ces mises en garde et demandes de clarifications, les communistes ont rappelé leur rôle au sein de la liste de rassemblement des forces progressistes et citoyennes de Toulon en Commun (TEC).

    « Notre section Gabriel Péri, soutenue par la Fédération du PCF, est partie prenante de cette aventure politique, associative et humaine », résume Didier Quattropani. Un rassemblement qui pour l’heure ne souffre d’aucune dissension malgré les événements nationaux, rassure-t-il. Et de poursuivre : « On fait quand même un peu la part des choses. On travaille depuis 2019 ensemble, on se connaît, on s’écoute et on se respecte pour débattre et prendre des décisions par consensus, et ça c’est le plus important dans nos assemblées populaires. »

    « La sécurité, c’est nous ! »

    La campagne a commencé depuis la désignation à l’unanimité de la tête de liste Magali Brunel (PS) lors d’une assemblée populaire au printemps dernier, comme c’était prévu, rappelle Didier Quattropani. Histoire de couper court aux velléités de LFI qui était parfaitement au courant du timing mais qui avait quitté le navire à ce moment-là.

    Les équipes travaillent dans différents ateliers pour faire avancer les sujets soumis ensuite à l’Assemblée populaire pour construire le programme. Le dernier concernait la sécurité. « La sécurité c’est pas la droite, c’est nous ! », intervient André De Ubeda. Un sujet qui n’est pas abordé par le seul volet répressif mais qui passe aussi par la prévention et l’anticipation des problèmes qui peuvent arriver, précise Didier Quattropani.

    « Nous sommes est en train de monter un comité de soutien qui va être costaud. avec des personnalités, des entrepreneurs… », conclut André De Ubeda. « La machine TEC avance », confirme Gérard Permingeat.

  • Port-de-Bouc veut récupérer des espaces portuaires

    En pleines négociations, les services de la Ville de Port-de-Bouc et du Grand port maritime de Marseille-Fos (GPMM) mènent actuellement un travail cadastral « chirurgical », assure le maire (PCF) Laurent Belsola. C’est ce qui explique le retard pris par la municipalité dans le processus de prorogation de la concession des ports de pêche et de plaisance des anses de la Lèque et d’Aubran, discuté mardi soir en conseil municipal.

    Titulaire des autorisations d’occupation délivrées par le GPMM, la Ville a confié leur gestion à la société Sodeports jusqu’au 31 décembre 2025. Face à l’échéance de cette délégation, après une étude comparative des différents modes de gestion possibles, le choix a été fait de prolonger le recours à ce type de délégation de service public pour une durée de 5 ans, avec une redevance fixe de 150 000 euros minimum complétée d’une part variable selon l’activité du port.

    Une prorogation tardive, selon le conseiller municipal d’opposition Pascal Spanu (RPR), qui a annoncé avoir saisi le service de contrôle de légalité de la préfecture pour mauvaise gestion du calendrier. « La règle de marché public comporte un processus qui doit être terminé avant le premier tour des élections municipales, ici la décision finale sera prise après le second tour », affirme-t-il, soulignant que « la prorogation datait de 2024 ».

    Peu inquiet face à la remarque, un cabinet d’avocats ayant travaillé sur cette procédure, Laurent Belsola a expliqué la raison du retard de ce dossier : les discussions avec le GPMM, propriétaire foncier au niveau de l’anse d’Aubran, de l’anse de la Lèque et du port de plaisance, pour racheter le patrimoine inutilisé et donc récupérer les autorisations d’occupation temporaire des parcelles afin d’assurer une stabilité aux acteurs économiques qui voudraient s’y installer. « Actuellement, une entreprise qui vient s’implanter sur le domaine du GPMM a 1 à 8 ans maximum de contrat, donc elles sont en insécurité juridique et souvent, elles ne veulent pas signer même s’il y a une reconduction tacite chaque année. On veut reprendre quelques parcelles pour pouvoir développer l’économie en installant des entreprises pour 10, 20 ou 30 ans. »

  • Port-de-Bouc veut récupérer des espaces portuaires

    Port-de-Bouc veut récupérer des espaces portuaires

    En pleines négociations, les services de la Ville de Port-de-Bouc et du Grand port maritime de Marseille-Fos (GPMM) mènent actuellement un travail cadastral « chirurgical », assure le maire (PCF) Laurent Belsola. C’est ce qui explique le retard pris par la municipalité dans le processus de prorogation de la concession des ports de pêche et de plaisance des anses de la Lèque et d’Aubran, discuté mardi soir en conseil municipal.

    Titulaire des autorisations d’occupation délivrées par le GPMM, la Ville a confié leur gestion à la société Sodeports jusqu’au 31 décembre 2025. Face à l’échéance de cette délégation, après une étude comparative des différents modes de gestion possibles, le choix a été fait de prolonger le recours à ce type de délégation de service public pour une durée de 5 ans, avec une redevance fixe de 150 000 euros minimum complétée d’une part variable selon l’activité du port.

    Une prorogation tardive, selon le conseiller municipal d’opposition Pascal Spanu (RPR), qui a annoncé avoir saisi le service de contrôle de légalité de la préfecture pour mauvaise gestion du calendrier. « La règle de marché public comporte un processus qui doit être terminé avant le premier tour des élections municipales, ici la décision finale sera prise après le second tour », affirme-t-il, soulignant que « la prorogation datait de 2024 ».

    Peu inquiet face à la remarque, un cabinet d’avocats ayant travaillé sur cette procédure, Laurent Belsola a expliqué la raison du retard de ce dossier : les discussions avec le GPMM, propriétaire foncier au niveau de l’anse d’Aubran, de l’anse de la Lèque et du port de plaisance, pour racheter le patrimoine inutilisé et donc récupérer les autorisations d’occupation temporaire des parcelles afin d’assurer une stabilité aux acteurs économiques qui voudraient s’y installer. « Actuellement, une entreprise qui vient s’implanter sur le domaine du GPMM a 1 à 8 ans maximum de contrat, donc elles sont en insécurité juridique et souvent, elles ne veulent pas signer même s’il y a une reconduction tacite chaque année. On veut reprendre quelques parcelles pour pouvoir développer l’économie en installant des entreprises pour 10, 20 ou 30 ans. »

  • Les écologistes entrent en campagne dans la tourmente

    Le plus dur ne fait que commencer. « C’est ce que me répètent nos partenaires depuis hier », soufflait Hassen Hammou peu avant midi à l’issue d’un point presse consécutif à sa désignation (55%) comme chef de file Les écologistes pour les municipales 2026 à Marseille. Une triste réalité l’a vite rattrapé. L’homme de 36 ans est convoqué le 13 novembre devant le tribunal correctionnel pour répondre du délit « d’incitation d’un mineur par un majeur utilisant un moyen de communication électronique à commettre un acte de nature sexuelle ».

    L’affaire a été révélée en fin de journée par nos confrères de La Provence. Les faits remontent à juin 2024. Placé en garde à ce moment-là, Hassen Hammou a été de nouveau convoqué en septembre devant le parquet de Marseille où il s’est vu renvoyé devant le tribunal.

    Lui conteste les faits et assure être « victime de cette affaire », assurant être tombé dans un guet-apens après avoir pris contact sur snapchat avec un homme et une femme qu’il pensait majeurs. En septembre 2024, la victime présumée et un autre adolescent ont été condamnés par le tribunal pour enfants de Marseille du chef d’« extorsion par violence, menace ou contrainte de signature, promesse, secrets, fonds valeurs ou bien ».

    « C’est un gros coup derrière la tête, la justice me convoque 18 mois après, alors que les personnes ont été condamnées… Je suis sûr de mon innocence, les choses sont très claires pour moi, et je n’ai pas envie de subir l’humiliation du retrait alors que je me sais innocent, ce serait me condamner d’office », a réagi Hassen Hammou auprès de La Marseillaise, espérant une décision de justice début décembre. La révélation de cette affaire tombe bien mal pour Hassen Hammou et son parti. La veille, en même temps que sa désignation comme chef de file, quelque 300 adhérents avaient acté lors de l’assemblée générale organisée sous la tutelle du bureau national (La Marseillaise du 15 octobre) une stratégie de ralliement au Printemps marseillais. Il y a cinq ans, seuls 74 adhérents s’étaient prononcés pour une candidature autonome.

    Quelle incidence ?

    « ça montre que notre mouvement est vivant et qu’il grandit. C’est une belle dynamique, un message d’ouverture et d’union », appréciait Mirabelle Lamoureux face à la presse. La référente des Jeunes écolos avait obtenu 6% des suffrages lors du scrutin sur la désignation du chef de file. La troisième candidate, Christine Juste, adjointe au maire de Marseille en charge de l’environnement, avait obtenu 35%.

    Soucieux de laisser la justice faire son travail, le sénateur écologiste Guy Benarroche, qui a appris la nouvelle en regardant son smartphone, assure qu’une réunion du parti a été demandée dans la foulée. Elle devrait se tenir rapidement. « Il y aura forcément une incidence sur le processus qui a été enclenché mais je ne peux pas présager des décisions qui seront prises. Au regard du fonctionnement habituel de notre parti, on peut penser qu’il serait logique que le chef de file se mette en retrait le temps que la justice se fasse. La décision pourrait même venir de lui », tente d’analyser le sénateur. Pas de quoi en revanche à ses yeux remettre en question le choix stratégique adopté à plus de 90% des suffrages mardi, celui d’une union dès le 1er tour des municipales avec le Printemps marseillais.

    Après le ralliement du Parti communiste français acté il y a une dizaine de jours, l’union de la gauche, des écologistes et des citoyens, à la tête de la Ville depuis 2020, saluait un peu plus tôt dans la journée « une étape décisive » pour se mettre en ordre de marche « autour d’un projet commun » dans le but de « poursuivre le travail collectif engagé depuis cinq ans avec Benoît Payan ».

  • Les écologistes entrent en campagne dans la tourmente

    Les écologistes entrent en campagne dans la tourmente

    Le plus dur ne fait que commencer. « C’est ce que me répètent nos partenaires depuis hier », soufflait Hassen Hammou peu avant midi à l’issue d’un point presse consécutif à sa désignation (55%) comme chef de file Les écologistes pour les municipales 2026 à Marseille. Une triste réalité l’a vite rattrapé. L’homme de 36 ans est convoqué le 13 novembre devant le tribunal correctionnel pour répondre du délit « d’incitation d’un mineur par un majeur utilisant un moyen de communication électronique à commettre un acte de nature sexuelle ».

    L’affaire a été révélée en fin de journée par nos confrères de La Provence. Les faits remontent à juin 2024. Placé en garde à ce moment-là, Hassen Hammou a été de nouveau convoqué en septembre devant le parquet de Marseille où il s’est vu renvoyé devant le tribunal.

    Lui conteste les faits et assure être « victime de cette affaire », assurant être tombé dans un guet-apens après avoir pris contact sur snapchat avec un homme et une femme qu’il pensait majeurs. En septembre 2024, la victime présumée et un autre adolescent ont été condamnés par le tribunal pour enfants de Marseille du chef d’« extorsion par violence, menace ou contrainte de signature, promesse, secrets, fonds valeurs ou bien ».

    « C’est un gros coup derrière la tête, la justice me convoque 18 mois après, alors que les personnes ont été condamnées… Je suis sûr de mon innocence, les choses sont très claires pour moi, et je n’ai pas envie de subir l’humiliation du retrait alors que je me sais innocent, ce serait me condamner d’office », a réagi Hassen Hammou auprès de La Marseillaise, espérant une décision de justice début décembre. La révélation de cette affaire tombe bien mal pour Hassen Hammou et son parti. La veille, en même temps que sa désignation comme chef de file, quelque 300 adhérents avaient acté lors de l’assemblée générale organisée sous la tutelle du bureau national (La Marseillaise du 15 octobre) une stratégie de ralliement au Printemps marseillais. Il y a cinq ans, seuls 74 adhérents s’étaient prononcés pour une candidature autonome.

    Quelle incidence ?

    « ça montre que notre mouvement est vivant et qu’il grandit. C’est une belle dynamique, un message d’ouverture et d’union », appréciait Mirabelle Lamoureux face à la presse. La référente des Jeunes écolos avait obtenu 6% des suffrages lors du scrutin sur la désignation du chef de file. La troisième candidate, Christine Juste, adjointe au maire de Marseille en charge de l’environnement, avait obtenu 35%.

    Soucieux de laisser la justice faire son travail, le sénateur écologiste Guy Benarroche, qui a appris la nouvelle en regardant son smartphone, assure qu’une réunion du parti a été demandée dans la foulée. Elle devrait se tenir rapidement. « Il y aura forcément une incidence sur le processus qui a été enclenché mais je ne peux pas présager des décisions qui seront prises. Au regard du fonctionnement habituel de notre parti, on peut penser qu’il serait logique que le chef de file se mette en retrait le temps que la justice se fasse. La décision pourrait même venir de lui », tente d’analyser le sénateur. Pas de quoi en revanche à ses yeux remettre en question le choix stratégique adopté à plus de 90% des suffrages mardi, celui d’une union dès le 1er tour des municipales avec le Printemps marseillais.

    Après le ralliement du Parti communiste français acté il y a une dizaine de jours, l’union de la gauche, des écologistes et des citoyens, à la tête de la Ville depuis 2020, saluait un peu plus tôt dans la journée « une étape décisive » pour se mettre en ordre de marche « autour d’un projet commun » dans le but de « poursuivre le travail collectif engagé depuis cinq ans avec Benoît Payan ».