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  • Les « sans-fac » mobilisés, entre colère et désarroi

    Les « sans-fac » mobilisés, entre colère et désarroi

    Je ne comprends pas pourquoi pas moi », souffle dans le micro un jeune homme venu témoigner de son désarroi. Ce 16 septembre, ils sont une cinquantaine rassemblés sous les fenêtres du rectorat à l’appel du Syndicat de combat universitaire de Montpellier (Scum), qui se mobilise chaque année pour dénoncer la sélection à l’entrée en master et aider les étudiants restés sur le carreau à se faire inscrire au forceps.

    « Je me retrouve sans master, malgré une double licence en droit privé et en droit public », confie Nermine. « Le seul argument qu’on me donne, c’est celui de la capacité d’accueil. Mais j’ai travaillé dur, j’ai fait des stages chaque été pour valider mon diplôme. Et aujourd’hui je me retrouve sans rien », poursuit cette jeune étudiante tunisienne de 23 ans, qui dénonce « une sélection sans logique. Des gens qui ont eu de moins bons résultats que moi ont été acceptés », soupire-t-elle, confiant avoir « frappé à toutes les portes. Cette mobilisation aux côtés du Scum est mon dernier recours ». Bientôt, son titre de séjour, conditionné à son inscription en master, arrivera à expiration. « Je vais me retrouver avec une OQTF [obligation de quitter le territoire français, Ndlr]. Je ne comprends pas cette rupture du droit à la poursuite d’études. C’est injuste. »

    « Violence psychologique, sociale, financière »

    « On parle d’étudiantes et d’étudiants diplômés, qui ont validé leur licence, donc dont le corps enseignant considère qu’ils ont le niveau pour entrer en master », insiste Fabien Bon, représentant du Scum. « Or ce sont ces mêmes enseignants qui, deux mois après, envoient des mails à ces étudiants pour leur dire : je ne te prends pas dans mon master », décrit-il, dénonçant une « violence psychologique, sociale, financière » [les étudiants qui se retrouvent sans affectation perdent leurs bourses, et souvent leur logement, Ndlr].

    Comme chaque année, le Scum va donc remuer ciel et terre pour tenter de faire inscrire sous la pression la cinquantaine d’étudiants sans fac recensés en cette rentrée, en impulsant des recours administratifs auprès du rectorat mais aussi en allant solliciter directement les présidences d’université et les enseignants concernés. « À Montpellier il y a 80 000 étudiants. Personne ne nous fera croire qu’on ne peut pas accueillir 30 ou 40 étudiants de plus », assène Fabien Bon. « L’an dernier, on a fait inscrire une trentaine d’étudiants sur les deux universités grâce aux démarches de recours et 14 via les mobilisations auprès des enseignants et des présidences d’université », rappelle-t-il.

  • Théâtre aux châteaux dans les pas de Pagnol

    Entrer dans l’univers de Marcel Pagnol en marchant (compter 4km) et en s’en laissant conter par les acteurs de Dans la Cour des Grands. Comme Pagnol a été un des pionniers du tournage en extérieur, la compagnie théâtrale sort les pièces du théâtre et embarque le spectateur dans une autre dimension, plein air. Dans la Cour des Grands a ainsi su insuffler un nouveau genre : « L’Art des collines ». Tout au long de petites randonnées, le spectateur devient « spect-acteur », des événements qui se déroulent sous ses yeux.

    Une expérience unique

    Dans cette nouvelle proposition, deux domaines offrent un sublime écrin à l’œuvre de l’auteur. La pièce sera interprétée d’une part au Château de Vauclaire, superbe domaine familial préservé depuis 400 ans, niché dans les paysages aixois. D’autre part sur le site où a eu lieu le tournage de l’adaptation au cinéma du Château de ma mère par le réalisateur Yves Robert, dans le magnifique domaine viticole du Château d’Astros au cœur de la Provence et du Var.

    Par l’originalité de ses spectacles à la fois populaires et exigeants, la compagnie a su captiver l’imaginaire de plus de 250 000 spectateurs. Preuve s’il fallait de son succès, ses séances plein air se jouent toujours… à guichets fermés.

    Infos pratiques et réservations sur le site danslacourdesgrands.fr

  • À Martigues, les pacifistes mettent les voiles

    L’an dernier, elle avait été annulée. « Coup de vent », explique Michel Guillot, vice-président du cercle de voile de Martigues. Cette année, « elle risque d’être mouillée » : la météo prévoit de la pluie toute la journée de dimanche. Ce 21 septembre, à 11 heures, une trentaine d’équipages partiront de la base de Sainte-Anne pour une régate dédiée à la paix, dans le cadre de la programmation de la Ville.

    « On fait ça depuis une dizaine d’années, explique celui que les habitués de la base nautique de Tholon connaissent sous le nom de Mimi. On aura des drapeaux aux couleurs pacifiques sur les bateaux. C’est notre humble participation à la sensibilisation du public sur cette question, qui est primordiale. On draine pas mal de minots, avant on faisait ça aussi le mercredi pour ouvrir les yeux à tous nos jeunes qui, comme moi, n’ont pas connu la guerre et qui souhaitent ne pas la connaître malgré le fait qu’elle soit à nos portes. »

    Le Cercle de voile ne s’en tient pas seulement à la journée internationale pour la Paix. La semaine prochaine, le 28 septembre, le club organise une journée Handi Action en partenariat avec la Société nationale de sauvetage en mer, les pêcheurs et d’autres associations pour ouvrir la navigation aux personnes non valides. Les 24 et 25 octobre, c’est au tour des femmes d’être mises à l’honneur avec la régate nationale Women for sea.

    Le vice-président glisse : « On organise beaucoup d’événements pour le progrès social car on utilise la base nautique municipale, donc on se met en accord avec la politique de la Ville. »

  • Avec ces femmes qui exigent la paix

    Réunies au sein du Forum mondial des femmes pour la paix, dont la deuxième édition se tient à Essaouira – la première avait été organisée en 2023 – elles lanceront ce samedi un « appel des femmes du monde » à la veille de la journée internationale pour la paix.

    Objectif : faire entendre en grand des voix trop peu audibles dans un monde secoué par les conflits, particulièrement meurtri par la guerre au Proche-Orient et l’horreur qui se déroule à Gaza.

    Amina, étudiante qui porte un sac « Shalom Aleykoum » se dit « très fière que ce soit au Maroc, mon pays, et à l’initiative de femmes, qu’un forum pour la paix soit possible ».

    Floriane, française, femme rabbin, renchérit : « je ressens énormément de force en étant là. Chaque personne a le pouvoir d’agir. Ici on porte toutes et tous des narratifs différents et c’est très impressionnant ». Cherazade, du conseil local des jeunes d’Aubervilliers est, quant à elle, venue chercher des éléments de réponse à une question ambitieuse : « comment faire en sorte que la paix devienne la religion de tous ? ». « S’il y a un endroit où je voulais être, c’est ici », ajoute-t-elle.

    « Nous sommes l’espoir et l’avenir »

    Zhor Rehihil, conservatrice musulmane du musée du judaïsme marocain de Casablanca, « je crois qu’ici nous sommes l’espoir et l’avenir. Beaucoup de juifs sont partis du Maroc mais une petite communauté reste et nous vivons en paix. La composante hébraïque est inscrite dans la Constitution de 2011, la mémoire juive est très riche ici, y compris des musulmans travaillent à sa transmission. Il n’y a pas qu’un judaïsme séfarade et ashkénaze, il y a aussi un judaïsme amazigh ancré ici depuis 2 500 ans. Il faut casser les préjugés, c’est là la mission des musées », témoigne-t-elle.

    Point de départ des échanges : un documentaire réalisé par deux femmes, Hanna Assouline, française de culture juive et Sonia Terrab, marocaine de culture arabo-musulmane, co-fondatrices du mouvement des Guerrières de la paix. On y croise des habitants du Proche-Orient, broyés par l’engrenage de la guerre mais qui refusent de céder à la haine.

    Dans la salle, l’émotion est palpable, des larmes coulent sur de nombreuses joues notamment lors du témoignage du fils de Vivan Silver, cette militante pacifiste israélienne morte brûlée vive par le Hamas dans sa maison du kibboutz Be’eri cinq jours après sa participation à la marche des « mères pour la paix ». « Je suis fier qu’un centre de secours pour les orphelins de Gaza porte son nom, plutôt qu’il soit gravé sur une bombe qui tue des innocents », confie-t-il. Certains protagonistes du film sont dans la salle comme le militant palestinien de la non-violence Ali Abu Awad, prisonnier pendant 4 ans dont le frère a été tué par un soldat israélien. « Je ne suis pas quelqu’un d’extraordinaire, je ne suis qu’un être humain. je ne supporte plus cette compétition morbide de souffrance, je crois qu’il faut être pro-solution, pro-paix bien sûr pour cela il faut de la justice », affirme-t-il.

    « Pas suffisamment de leaders »

    Dans le public, Meriem, une jeune marocaine partage entièrement la démarche mais doute de l’issue. « Je ne pense pas que nous avons suffisamment de leaders », déplore-t-elle, constatant que le camp de la paix est considérablement affaibli.

    Ali Abu Awad lui répond : « en effet, nous avons aujourd’hui des politiciens qui sont des gestionnaires de la réalité comme elle est. Nous avons besoin de plus de leaders pour impulser le changement. Ça commence par chacun d’entre nous, il faut être un peu un héros pour défendre le pays ».

    Hanna Assouline répond à son tour à la jeune femme : « les leaders, elles sont devant vous, elles devraient parler devant l’assemblée générale des Nations unies, amplifions leurs voix ! ».

  • À Istres, François Bernardini est candidat à sa propre succession

    À Istres, François Bernardini est candidat à sa propre succession

    En 2020, il affirmait que ce serait son dernier mandat. François Bernardini a changé d’avis. Le maire d’Istres (ex-PS), en poste depuis 2008, a finalement décidé de repartir en mars 2026, malgré l’enquête du Parquet national financier qui le vise. Le tribunal judiciaire de Paris pourrait le convoquer, avant les élections municipales, dans le cadre d’une affaire concernant des procédures d’attribution de marchés publics de la Ville présentées comme viciées au bénéfice d’entrepreneurs locaux proches de lui.

    François Bernardini explique : « Les épreuves de la vie et le climat social et politique actuel m’ont fait réaliser qu’il n’était pas l’heure de partir ». Il se pose en « pilier » rassurant dans une « période d’instabilité, dans un climat pesant et inquiétant ».

    « Dans six mois, Istres a rendez-vous avec son histoire, poursuit le baron local. Dans six mois, vous aurez le choix entre tourner le dos à notre identité, celle construite ensemble depuis bientôt 50 ans, celle qui a fait d’Istres une ville ouverte, moderne, préservée, ou tenter l’inconnu avec toute l’incertitude d’un tel choix. » Un tacle adressé à ses adversaires, au premier rang desquels Robin Prétot, conseiller municipal (LR) d’opposition, qui s’est déclaré candidat fin août et qui souhaite incarner le « renouveau » de la classe politique.

    François Bernardini, élu depuis 1977, endosse quant à lui l’habit de la continuité. « Ce mandat qui s’achève ne m’a pas permis de réaliser l’intégralité du programme que je vous ai proposé en 2020. (…) Mais je n’ai renoncé à rien, je ne suis pas homme à m’arrêter au milieu du gué et vous le constaterez dans le programme que je vous proposerai prochainement. (…) L’enjeu de cette campagne s’appuiera sur une carrure, une vision simple de celle ou celui qui sera capable de poursuivre et accentuer le dynamisme et l’attractivité de notre ville. »

  • Mobilisation du 18 septembre : les rendez-vous dans le l’Hérault et le Gard

    Mobilisation du 18 septembre : les rendez-vous dans le l’Hérault et le Gard

    La mobilisation s’annonce d’ampleur. Une journée de grève nationale et de manifestation est organisée, ce jeudi 18 septembre, à l’appel de l’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU et Solidaires), pour protester notamment contre les nombreuses mesures d’économies budgétaires du gouvernement et pour la justice sociale et fiscale. Plusieurs rendez-vous sont programmés dans l’Hérault et le Gard.

  • Mobilisation du 18 septembre : les rendez-vous dans le l’Hérault et le Gard

    La mobilisation s’annonce d’ampleur. Une journée de grève nationale et de manifestation est organisée, ce jeudi 18 septembre, à l’appel de l’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU et Solidaires), pour protester notamment contre les nombreuses mesures d’économies budgétaires du gouvernement et pour la justice sociale et fiscale. Plusieurs rendez-vous sont programmés dans l’Hérault et le Gard.

  • Ardant, Dutronc ou Chedid seront sur la scène vauclusienne

    Ardant, Dutronc ou Chedid seront sur la scène vauclusienne

    Depuis plus de quatre décennies, le Conseil départemental de Vaucluse possède sa propre scène : l’auditorium Jean-Moulin au Thor, fort de près de 600 places.

    « L’épicentre culturel de Vaucluse », ose Élisabeth Amoros, vice-présidente LR déléguée à la culture. Une salle, il est vrai, centrale géographiquement, disposant de parkings, et de tarifs abordables entre 8 et 42 euros *. La saison 2025-2026, qui démarre le 11 octobre et présentée il y a 10 jours, se tient « dans un contexte budgétaire contraint », rappelle l’élue en soulignant que sa majorité « a fait le choix de préserver intégralement le budget de la culture ».

    L’auditorium, géré depuis trois ans par Sophie Duffaut, dispose d’un budget de 460 000 euros. Dont une partie est destinée à des spectacles pour les scolaires. Plus de 8 000 élèves issus de 105 établissements y ont été accueillis l’an dernier. La salle de spectacles a aussi pour ambition de renforcer les résidences d’artistes, à l’instar d’Agnès Jaoui, venue préparer et lancer en janvier dernier la tournée de son dernier album.

    Timsit et Demaison se donnent la réplique

    « Notre établissement continue d’ouvrir grand ses portes à la diversité des expressions artistiques et au plaisir du partage », se targue, dans l’édito de présentation, la présidente du Département, Dominique Santoni (LR). Humour, concert, magie, danse ou théâtre seront proposés aux spectateurs.

    Pour les trois coups, le 11 octobre, place à l’humour avec Yann Marguet, vu et entendu sur Quotidien et France Inter. Dans le même registre, Marine Leonardi le samedi 14 mars ou Blandine Lehout le jeudi 2 avril, seront sur scène pour faire rire. Alex Lutz, avec une touche sensible, revient pour la seconde année consécutive au Thor (7 mai) avec Sexe, grog et rocking-chair, qui parle d’un père absent. Patrick Timsit et François-Xavier Demaison misent sur l’humour noir dans la pièce La Famille (15 janvier).

    Fanny Ardant foulera pour la première fois les planches de l’auditorium, le 23 novembre, dans un seul en scène, intitulé La Blessure et la soif. La chanson française n’est pas oubliée avec des noms qui évoquent les filiations artistiques : Louis Chedid (16 octobre) ou Thomas Dutronc (5 décembre). Côté danse hip-hop, le chorégraphe Mourad Merzouki (2 décembre) présentera Cartes blanches.