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  • Mort de Lionel Jospin, Premier ministre de la « gauche plurielle »

    Mort de Lionel Jospin, Premier ministre de la « gauche plurielle »

    Le 21 avril 2002, le coup de tonnerre tombe. Pour la première fois, le Front national et son fondateur Jean-Marie Le Pen accède au second tour de l’élection présidentielle. C’est le choc, l’effroi. Contre toute attente, Lionel Jospin, le Premier ministre socialiste, arrive troisième de ce scrutin aux 16 candidats, marquant la division de la gauche et la montée de l’extrême droite, dans une campagne où le thème principal sera l’insécurité.

    À 22h30, depuis son QG de campagne, il prend la parole : « Au-delà de la démagogie de la droite et de la dispersion de la gauche, qui ont rendu possible cette situation, j’assume pleinement la responsabilité de cet échec et j’en tire les conclusions en me retirant de la vie politique après la fin de l’élection présidentielle », lâche celui dont ce fut la deuxième – et dernière – tentative de briguer l’Élysée. Dans la salle, les militants crient en chœur leur stupeur. C’est ainsi que se sont achevées trente années de militantisme au sein du Parti socialiste.

    Lionel Jospin est mort ce dimanche 22 mars à l’âge de 88 ans, a annoncé sa famille à l’AFP. Il avait indiqué en janvier avoir subi une « une opération sérieuse ». Un hommage national lui sera rendu jeudi. L’annonce de son décès a soulevé une nuée d’hommages unanimes, provenant de tous les bords politiques et au-delà des frontières hexagonales. « Lionel Jospin avait fait de la méthode une vertu et de la clarté une exigence. Il incarnait cette politique qui refuse l’outrance pour lui préférer le respect du contradicteur et la dignité du débat », écrit sur X l’ancien Premier ministre de droite Dominique de Villepin (2005-2007), qui officiait en tant que secrétaire général de l’Élysée lors de la période de cohabitation.

    Réformes sociales

    et privatisations

    Né en 1937 au sein d’une famille protestante de gauche, Lionel Jospin est dans ses jeunes années militant trotskiste au sein de l’Organisation communiste internationaliste (OCI) et s’engage à l’Unef contre la guerre d’Algérie. Il rejoint le Parti socialiste après le congrès d’Épinay en 1971 et sera élu premier secrétaire de 1981 à 1988, puis de 1995 à 1997. Proche de François Mitterrand, il deviendra son ministre de l’Éducation entre 1988 et 1992. En 1997, à l’issue d’élections législatives ratées pour Jacques Chirac qui entendait conforter son pouvoir avec une dissolution de l’Assemblée nationale, la gauche impose une cohabitation au président gaulliste. Lionel Jospin est alors à la tête d’une majorité de gauche plurielle alliant socialistes, communistes et écologistes.

    Ses ministres sont Martine Aubry (PS) à l’Emploi et la Solidarité, Jean-Pierre Chevènement (MDC) à l’Intérieur, Dominique Voynet (Les Verts) à l’Aménagement du territoire et de l’Environnement et Marie-George Buffet (PCF) à la Jeunesse et les Sports, pour ne citer qu’eux. Ensemble, ils mettent en place des réformes sociales ambitieuses et majeures. Le gouvernement Jospin aura porté les 35 heures hebdomadaires, l’instauration de la couverture maladie universelle (CMU), la mise en place d’un contrat d’union civile : le Pacs, ouvert aux couples hétérosexuels et homosexuels, et fait voter la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU). Mais aussi la généralisation de la police de proximité, la création du congé paternité, la loi sur la parité hommes-femmes en politique et l’aide médicale d’État (AME).

    Mais Lionel Jospin aura aussi été le chef de gouvernement ayant le plus privatisé en termes de montants, avec un total de 31 milliards d’euros. Parmi les privatisations les plus emblématiques figurent France Télécom, Air France, le Crédit lyonnais, ainsi que les autoroutes. Le bilan de son passage à Matignon reste également entaché par son impuissance face à la suppression par Michelin de 7 500 emplois dans toute l’Europe. « Il ne faut pas attendre tout de l’État ou du gouvernement, il faut aussi que se mobilisent à la fois l’opinion et les salariés de l’entreprise », affirmera-t-il à ce sujet en septembre 1999. Des propos qui choqueront les syndicats et provoqueront un séisme politique. « Une phrase comme celle-là me consterne. La séparation du politique et de l’économique ne correspond pas à la pensée socialiste. Je ne peux pas dire autre chose : c’est un revirement ! », disait Jean-Luc Mélenchon à l’époque dans les colonnes de Libération.

  • Des lycéens à la découverte de la police et de la justice

    Des lycéens à la découverte de la police et de la justice

    Magistrats, avocats, scènes de crime, armes… Des lycéens de filière professionnelle de Martin Bret à Manosque ont pu découvrir lundi les coulisses et les rouages de la justice et de la police nationale. Le matin, ils se sont rendus au tribunal d’instance, où ils ont reconstitué un procès. L’après-midi, ils sont allés au commissariat, où les policiers leur ont montré une fausse scène de crime, les cellules de garde à vue ou encore leurs armes.

    Casser la barrière

    entre jeunes et policiers

    L’objectif de cette journée en immersion était de susciter des vocations et de « casser la barrière qu’il peut y avoir entre les jeunes et les policiers », explique Caroline Paolasso, vice-présidente à la politique de la ville de l’agglomération Durance Luberon Verdon, qui organisait l’événement avec le CDAD 04 (conseil départemental d’accès aux droits).

    « Il faut passer l’examen du barreau, c’est très difficile, il faut s’accrocher », raconte aux jeunes Me Julie Okon, avocate à Manosque. Mais, « il ne faut pas se laisser effrayer par le travail. Quand on a envie, on y arrive », les rassure Me Emmanuelle Orta.

    « Pourquoi on a pas le droit d’aller en boîte de nuit quand on est avocat ? », demande un lycéen, étonné de la remarque de la bâtonnière qui leur a expliqué que, lorsqu’on était avocat, on ne pouvait pas « danser sur les tables en boîte de nuit ». « Notre attitude doit être irréprochable, nous représentons la justice partout, en toutes circonstances », lui répond Me Orta.

    « Est-ce que vous avez le droit de porter des armes à feu ? », « vos vitres, elles sont blindées ? », « est-ce que vos gilets arrêtent les balles de fusil à pompe ? », ont ensuite demandé les lycéens aux policiers manosquins.

  • Loup : la hausse des abattages ne satisfait personne

    Loup : la hausse des abattages ne satisfait personne

    Ce ne sont pas des grosses avancées… voire pas des avancées du tout », constate Rémy Marseille, responsable de la commission loup des Jeunes agriculteurs des Hautes-Alpes. Selon lui, les mesures d’assouplissements d’abattage du canidé sont trop timides. Fin février, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, avait pourtant annoncé une augmentation du quota d’abattage, réclamée par la majorité des syndicats d’agriculteurs. Désormais, 21% des individus présents sur le territoire, (on en estime environ mille), pourront être tués, contre 19% auparavant. Soit une augmentation de 200 à environ 220 individus abattus par an.

    Les conditions et critères de restriction des possibilités de tirs ont été également grandement simplifiés de manière à rendre plus souple la réactivité des éleveurs sur le terrain. En pratique, il y a désormais beaucoup moins de critères à remplir et de démarches administratives à effectuer avant de procéder à un tir de défense.

    Pourtant, cela n’est pas suffisant selon Rémy Marseille. « Les attaques augmentent et le front de colonisation aussi, la régulation est trop faible, déplore-t-il. On ne peut pas plus se protéger que ce que l’on fait déjà. D’autant qu’avant de demander à un sergent de louveterie de venir tirer, il faut attendre une deuxième attaque. Mais en une attaque, on peut perdre beaucoup de bêtes. » Bien que critiqués, les tirs restent selon lui la meilleure solution pour éviter les attaques. « Quand on abat un loup tôt dans la saison, cela peut stopper les attaques. Sur la commune d’Ancelles l’an dernier, il y avait eu beaucoup de pertes de bétail, trois loups ont été prélevés et le secteur a été épargné pendant les trois semaines suivantes. » Comme beaucoup d’éleveurs, il ne réclame pas une augmentation des quotas, mais leur suppression pure et simple.

    Les associations crient

    au non-sens

    Pour les associations de défense de l’environnement comme One Voice, cette politique est une impasse. « On essaie de les massacrer, mais ça ne marchera jamais. Ils reviennent depuis l’Italie où ils sont plus nombreux et mieux protégés qu’en France. Il y a d’ailleurs là-bas beaucoup moins de dégâts causés par les loups parce qu’il y a une réelle volonté de cohabitation », rétorque Muriel Arnal, fondatrice de One Voice.

    De l’autre côté des Alpes, où l’on compte environ 3 000 loups, il semble y avoir moins d’attaques par individu, et la coexistence électrise moins le débat, principalement en raison d’une organisation pastorale et d’un système d’aide aux bergers bien rodés, car habitués depuis longtemps à la présence de l’animal qui n’a jamais totalement disparu. Paradoxalement, l’Italie dépense pourtant moins que la France sur ce volet.

    Pour Muriel Arnal, c’est bien du côté italien que devraient regarder les autorités françaises. « Le préfet, au lieu de mettre en place des mesures de protection des troupeaux, élargit la possibilité de tuer, alors qu’on sait très bien que ce n’est absolument pas efficace. » Pour elle, il s’agit d’une « volonté électoraliste » qui « ne cherche pas à résoudre le problème sur le long terme ». Si l’efficacité des tirs est sujette à débat, leur augmentation ne menace pas directement la survie du loup. Selon les scientifiques, le paradoxe est plutôt que des tirs trop nombreux risquent de désorganiser les meutes… ce qui conduit à des attaques plus fréquentes.

  • La lutte contre le narcotrafic reste la priorité numéro 1

    La lutte contre le narcotrafic reste la priorité numéro 1

    La lutte contre le narcotrafic, qui a marqué le Vaucluse en 2025 avec plusieurs fusillades mortelles notamment à Avignon, restera en 2026, comme en 2025, « la priorité numéro 1 », assure le préfet Thierry Suquet, lors d’une conférence de presse pour faire le bilan de l’activité des services de sécurité publique au cours de l’exercice.

    Entouré des représentants des forces de police, de gendarmerie et des parquets d’Avignon et de Carpentras, le préfet chiffre cette lutte sur 2025 et entend la poursuivre. La préfecture affirme que 11 points de deal ont été fermés en un an. Il en resterait 19 sur le territoire, contre 30 en 2024 et 66 en 2022. Mais aussi 364 armes saisies, soit 11,7 % de plus qu’en 2024. Dans le même temps, 4 653 infractions à la législation sur les stupéfiants ont été constatées en zone police et gendarmerie. Une progression liée notamment à la loi contre le narcotrafic de juin 2025. Celle-ci a notamment permis 4 fermetures administratives de commerces dont le lien avec des activités illégales avait été constaté. « Quand c’est lié à la délinquance, ces fermetures sont très importantes car cela permet de taper dans le porte-monnaie. Les saisies, cela fait parfois plus mal aux délinquants que d’aller en prison », glisse le colonel de gendarmerie William Mialon.

    Du côté de la procureure d’Avignon, Stéphanie Aouine, qui affirme que le Vaucluse « s’est approprié très rapidement les nouveaux dispositifs », on se réjouit également d’une collaboration plus poussée entre les services dans ce combat. « C’est une stratégie qui paye. Il n’y a pas un jour où on ne travaille pas un dossier en lien avec le narcotrafic. Il faut être cohérent et coordonné sur ce sujet », ajoute-t-elle. « Les trafics et la délinquance s’adaptent. Ces dossiers nécessitent plus de technicité », ajoute Hélène Mourges, procureure de Carpentras, qui assure que sa juridiction a deux fois plus de dossiers liés au trafic de stupéfiants que d’autres de taille similaire. D’autant que le nombre de tentatives d’homicide a également augmenté de 28 % avec 45 faits en 2025. Et que « bon nombre de ces faits ont un lien, direct ou indirect, avec des réseaux criminels impliqués dans le narcotrafic », assure la préfecture.

    Violences familiales

    « Les stupéfiants, et les addictions en général, y compris à l’alcool, sont aussi présents dans énormément de dossiers de violences par exemple, notamment intrafamiliales », poursuit Hélène Mourges.

    La lutte contre les violences intrafamiliales est d’ailleurs pointée comme la deuxième priorité des forces de sécurité. Car celles-ci ont nettement augmenté sur le département avec une hausse de 32,5 % des interventions de la police et de la gendarmerie, avec 1 946 actes. Mais surtout quatre homicides en contexte familial.

    Mais aussi la lutte contre les violences faites aux femmes, dans un territoire qui a été le théâtre du procès des viols de Mazan. En 2025, il y a eu 3 842 plaintes de femmes majeures enregistrées, soit une augmentation de 7,2%. Et souligne qu’en 2025, il y a eu moitié plus de peines d’emprisonnement dans des affaires liées à ces violences. Tout en restant vigilants sur d’autres facteurs comme la sécurité routière ou encore les atteintes aux biens.

  • Nouvelle mobilisation dans l’éducation annoncée jeudi

    Nouvelle mobilisation dans l’éducation annoncée jeudi

    Non au budget d’austérité ! Des moyens pour l’école ! » Ce sont les mots d’ordre de l’appel à la grève générale pour ce jeudi 26 mars par l’intersyndicale des Bouches-du-Rhône, qui rassemble la CGT Educ’Action, la FSU, la Fnec FP-FO et SUD éducation.

    « Nos revendications portent sur les moyens humains. Les personnels sont impactés par la loi de finances avec les suppressions de postes qui se matérialisent par la fermeture de classes dans le premier degré et la perte d’heures dans les lycées généraux, professionnels et polyvalents », explique Magali Hidalgo, membre de la CGT Educ’Action. Assistantes sociales, enseignants et lycéens devraient suivre l’appel à la grève et se mobiliser ce jeudi.

    Écoles et collèges concernés

    Le premier degré est également touché. Les préoccupations concernent le manque d’enseignants et les remplacements. Des collèges et écoles primaires commencent à rejoindre la mobilisation des lycées dans le département. Le lycée Diderot (13e) créé un mouvement de jonction avec l’école élémentaire Malpassé (13e) avec une réunion publique, ce mardi 24 mars à 18h, pour préparer la journée d’action de jeudi.

    Un rassemblement est organisé par les parents d’élèves de l’école élémentaire Gilles-Vigneault (5e), ce mardi à 16h30, devant l’annexe Pardigon, contre la potentielle fermeture de deux classes. Un appel à la grève nationale est prévu le 31 mars. Il sera un « rebond pour la mobilisation », pour Magali Hidalgo.

    Jeudi 26 mars, le rassemblement est prévu à 11h aux Réformés à Marseille

  • Le recrutement d’un agent administratif à Arles fait tiquer le préfet

    Le recrutement d’un agent administratif à Arles fait tiquer le préfet

    La commune d’Arles a-t-elle employé un collaborateur politique sous le statut d’adjoint administratif ? C’est ce que soupçonne la préfecture des Bouches-du-Rhône, qui a mené une action au tribunal administratif de Marseille au titre de son pouvoir de contrôle de légalité.

    Elle demande la suspension du contrat à durée déterminée signé le 30 septembre 2025 portant le recrutement d’un assistant d’élu pour une période de six mois, entre le 15 octobre 2025 et le 14 avril 2026. Ce recrutement s’appuie sur une délibération du conseil municipal datée du 2 octobre 2025, créant un emploi permanent à temps complet au sein du cabinet du maire, sur le cadre d’emploi des adjoints administratifs.

    La préfecture fait valoir des missions qui pourraient dépasser le cadre des tâches administratives d’exécution, « puisqu’il est demandé à l’agent d’organiser l’agenda des élus, de préparer des réunions publiques, de rédiger des discours ou des éléments de langage, de filtrer les sollicitations extérieures et assurer une interface entre l’élu, les services et les partenaires institutionnels ». Elle note que « loyauté, discrétion et disponibilité, en plus d’une expérience professionnelle politique et institutionnelle », sont attendues.

    Pour la préfecture, ces éléments pourraient correspondre « davantage à celles de collaborateur de cabinet », la procédure de recrutement ayant été directement conduite par la directrice de cabinet et le chef de cabinet, « en dehors de l’organigramme administratif de la collectivité ». Elle note, par ailleurs, que l’effectif maximum de collaborateur de cabinet d’un maire est fixé à trois pour les communes de 4 001 à 85 000 habitants, « or, la commune d’Arles est déjà dotée de trois collaborateurs ».

    « Nous apprenons par ailleurs l’existence de dix autres emplois d’assistants d’élu qui sont susceptibles d’être des emplois de collaborateur de cabinet et qui feront l’objet prochainement d’un contrôle de légalité », fait savoir le représentant de la préfecture, qui met l’accent sur la période « préélectorale » dans laquelle a été signé ce contrat. « La jurisprudence administrative a déjà eu à considérer que l’utilisation, pour les besoins d’une campagne électorale, de certains emplois communaux, devait être intégrée dans le compte de campagne du candidat et pouvait même conduire à l’inéligibilité d’un candidat et à l’annulation de son élection », rappelle-t-il. De son côté, l’avocat de la Ville d’Arles pointe une incompréhension. « Pris isolément, on peut concevoir que ça interroge, mais en fait, on est sur le recrutement d’une personne qui vise à remplacer l’un des dix secrétaires d’élu qui partait à la retraite et c’est vraiment pour assurer la continuité du service. (…) Ce sont des agents qui effectuent des tâches purement administratives, qui vont assurer l’interface avec le public et les élus, organiser leur agenda, les réunions, gérer leur courrier… » Il assure par ailleurs que le contrat dépasse la période électorale, puisqu’il « a été prolongé pour six mois », une décision « assez récente ».

    L’affaire est mise en délibéré, la décision devrait être rendue la semaine prochaine.

  • Le Tour de France esquive les canicules mais pour combien de temps ?

    Le Tour de France esquive les canicules mais pour combien de temps ?

    Ivana Cvijanovic n’en croyait pas ses yeux. « Comment était-ce possible ? », s’amuse encore la chercheuse de l’Institut de recherche pour le développement au laboratoire Espace-Dev de Montpellier. Depuis cinquante ans, le Tour de France masculin a esquivé toutes les vagues de chaleur les plus extrêmes ayant frappé l’Hexagone. « Les coureurs arrivaient parfois dans une ville deux jours après un pic record », poursuit la climatologue qui a étudié les données climatiques sur le parcours de la célèbre course cycliste depuis 1974 et publie ses résultats dans Scientific Reports.

    L’idée était d’évaluer la dégradation des conditions sur le parcours. « De plus en plus de cyclistes disent souffrir de la chaleur », souligne Ivana Cvijanovic. Au-delà d’un certain seuil, le corps humain peine à réguler la chaleur et l’effort intense n’est pas conseillé. Mais cela ne dépend pas uniquement du thermomètre : « Une température très élevée dans un air sec est moins problématique qu’une température plus basse dans un air humide », précise la chercheuse. Raison pour laquelle nombre d’organisations sportives utilisent l’indicateur Wet-Bulb Globe Temperature (WBGT) qui prend en compte la température ambiante, l’humidité de l’air, le vent et les radiations du soleil. L’Union cycliste internationale considère qu’un WBGT supérieur à 28°C présente un « risque élevé ».

    Flexibilité

    Depuis 1974, les périodes et les lieux confrontés à ce seuil de 28°C s’étendent. Le Sud-Ouest de la France, autour de Bordeaux et Toulouse, est particulièrement exposé avec des valeurs de WBGT supérieures à 30°C parfois enregistrées dans l’après-midi. Tout comme les environs de Nîmes. Une zone à risque émerge également dans le centre de la France, incluant Paris.

    La bonne étoile qui a suivi le Tour de France jusqu’à présent pourrait donc ne pas l’accompagner éternellement. « L’organisation et les cyclistes pourraient être confrontés à des situations difficiles à l’avenir, souligne Ivana Cvijanovic. À moins qu’ils ne puissent être flexibles. » Par exemple en décalant les départs vers les heures plus favorables de la matinée ou en privilégiant les régions les moins à risque lors de la définition du parcours. « Les zones de montagne sont épargnées par des valeurs élevées de WBGT », note-t-elle.

    En attendant, Ivana Cvijanovic souhaite étudier l’effet de la chaleur extrême sur le corps humain lors d’un effort intense et prolongé. « Il subsiste des zones d’ombre », souligne la chercheuse. Et l’intérêt n’est pas purement sportif : « Cela aide à comprendre l’effet de la chaleur sur la population générale, notamment les personnes les plus vulnérables [voir interview, Ndlr] », précise-t-elle. Raison pour laquelle elle convoite les données physiologiques anonymisées des cyclistes. « Mais tout cela est très confidentiel, regrette-t-elle. Nous serions ravis qu’une équipe accepte de collaborer. »

  • Le ciel célèbre le retour du printemps avec l’équinoxe

    Le ciel célèbre le retour du printemps avec l’équinoxe

    C’est quoi, l’équinoxe ?

    L’équinoxe est connu pour marquer le retour du printemps, mais pour les astronomes, c’est aussi le moment où le Soleil se trouve directement au-dessus de l’équateur. Les hémisphères Nord et Sud sont alors éclairés de la même façon et les durées du jour et de la nuit sont égales.

    Cet événement naturel, qui se produit chaque année à la même période, offre aux curieux comme aux passionnés l’occasion d’observer le ciel et les étoiles pour remonter le fil de l’Histoire, de l’apparition du genre humain jusqu’à nos jours, thématique de cette nouvelle édition.

    Le tout en gardant à l’esprit que la lumière voyage à une vitesse finie : elle met du temps à parcourir les distances immenses qui nous séparent des astres. De ce fait, nous voyons les objets célestes aujourd’hui tels qu’ils étaient, pour la plupart, il y a plusieurs années.

    Divers temps forts

    Dès le crépuscule, la Lune en croissant, ainsi que Vénus et Jupiter, ouvriront le bal, suivies de près par les merveilles du ciel : amas, nébuleuses ou encore galaxies, visibles à l’œil nu, aux jumelles ou au télescope.

    Ainsi les rendez-vous sont donnés à L’Isle-sur-la-Sorgue samedi à partir de 19h au stade Saint-Jean, à Martigues le même jour au niveau du Phare de la Couronne, parking de la Maison médicale à Velaux, dès 19h. Et le dimanche, l’événement se déroule à la Base nature de Fréjus, dès 17h.

  • Florent Chevalier, l’acier dans le sang

    Florent Chevalier, l’acier dans le sang

    Né dans le métal, son père ayant un atelier de métallerie à Malijai, Florent Chevalier a choisi d’en faire lui aussi son métier. « Quand j’étais gamin, il m’emmenait à l’atelier. Au début, je ne voulais pas faire ce métier-là, mais au bout d’un moment, ça m’a plu et j’y ai pris goût », se rappelle-t-il. Il a baigné dedans depuis petit. « Au lycée, tous les week-ends, dès que je n’étais pas en cours, j’étais à l’atelier. »

    Un serrurier métallier, « c’est celui qui va construire tout ce qui est en métal dans un bâtiment. Portes, fenêtres, vérandas, pergolas, portails, rampes d’escalier… », explique le jeune homme, âgé de 21 ans. « C’est un métier assez physique, on doit lever des charges lourdes. Il faut être malin. On travaille une matière, principalement l’acier, qui impose beaucoup de discipline, qui est exigeante, dans le sens où c’est une matière qui est dure », précise-t-il. « On ne fait pas ce qu’on veut avec, et pas avec n’importe quels outils. Il y a beaucoup de connaissances, de gestes, de réflexes à avoir. Il faut du temps pour avoir quelqu’un de compétent. On dit qu’il faut 10 ans pour être autonome », ajoute le serrurier métallier.

    Le jeune bas-alpin décrit son métier comme « un métier passion ». « Il y a vraiment un aspect artistique », avance-t-il, évoquant également « la précision, l’ingéniosité que ça demande ».

    En plein tour de France

    Florent Chevalier est actuellement en formation en alternance chez les Compagnons du devoir et fait un tour de France « riche en rencontres et en partage », puisqu’il habite avec une soixantaine d’autres compagnons. Chaque année, il change de ville « pour travailler dans un endroit différent et apprendre son métier ». En ce moment, il étudie à Angers. Avant cela, il est passé par Cagnes-sur-Mer, Montpellier et Strasbourg. La journée, il est en entreprise, puis, le samedi et tous les soirs de la semaine, de 20h à 22h, il a des cours. « C’est dense. Mais quand on aime, on ne compte pas ! », lance-t-il. Il va même faire une étape à l’étranger, en Irlande, pendant un an.

    Florent Chevalier a un côté hyperactif : quand il ne travaille pas, il fait de la randonnée ou de la boxe. « Ne rien faire, c’est compliqué pour moi. J’aime bien me mettre au défi », lance-t-il. Originaire des Mées, le jeune homme reste très attaché à sa région et y retourne régulièrement. « Ce que j’aime bien, c’est que c’est entre la mer et la montagne. On est vraiment à mi-chemin entre le côté méditerranéen et le côté haute montagne. En une heure de voiture, on est sur des paysages complètement différents », décrit-il. Avant de rentrer chez les Compagnons du devoir, à l’âge de 17 ans, Florent Chevalier a passé un baccalauréat général à Digne-les-Bains.

    Le concours World Skills, dont il a remporté la médaille d’or en métallerie, l’a « vraiment amené à se dépasser ». « Pour moi, c’est vachement plus important que tout le reste », insiste-t-il. Quand il a appris qu’il avait gagné le concours, « c’était une grande joie, parce que ça faisait un peu plus de deux ans que j’y pensais tous les jours et que je m’entraînais ». « Cela m’a fait un bien fou de voir que mes efforts payaient. C’est quand on lâche rien qu’on peut avoir du résultat et être fier de soi », affirme-t-il. Le jeune homme a eu la chance d’être accompagné par les entreprises chez qui il était apprenti pour la préparation du concours.

  • Le maire et ses adjoints élus à Forcalquier

    Le maire et ses adjoints élus à Forcalquier

    Vendredi soir, le maire réélu David Gehant (DVD) et son opposant Jean-Michel Grès (liste citoyenne DVG) ont tous deux parlé de « vote d’adhésion » pour décrire les résultats du scrutin de dimanche, qui a donné David Gehant grand gagnant avec 60,69% des voix. « Neuf fois au sol, dix fois debout », a lancé Jean-Michel Grès, à qui David Gehant a donné la parole lors du conseil municipal d’installation. « Notre objectif était de rapprocher les citoyens de la politique, on y est arrivé mais pas exactement comme on voulait », a-t-il ironisé.

    David Gehant l’a félicité pour son « courage » et sa « dignité ». Le maire sortant a été réélu à 27 voix sur 29. Trois élus de l’opposition ont voté pour lui pour « montrer une volonté de travailler ensemble ». « Après avoir été élu le plus jeune maire de Forcalquier, j’ai cette fois conduit la liste qui a obtenu le plus de suffrages de l’histoire », s’est félicité le maire réélu. Les délégations ont été attribuées et Gérard Vasseur a été élu premier adjoint.