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  • Le grand JT des territoires du 4 avril

    Le grand JT des territoires du 4 avril

    Sommaire :

    Cette semaine dans le Grand J.T. des Territoires de Cyril Viguier sur TV5 Monde

    Le marché de l’électrique à la côte ! Avec la flambée des prix à la pompe à essence, les concessionnaires automobiles constatent une augmentation des ventes de voitures électriques. Explications dans ce journal.

    Immersion tout à fait captivante. Le Grand J.T. des Territoires plonge au cœur d’un centre d’appel de la gendarmerie pour y découvrir son fonctionnement. Ici les forces de l’ordre reçoivent des centaines d’appels chaque jour.

    Insolite : Jules, un jeune garçon de 10 ans, est un prodige du puzzle. Il vient de terminer une maquette … de 40 320 pièces ! Une performance remarquable.

  • Une soirée entre engagement, culture et solidarité

    Une soirée entre engagement, culture et solidarité

    Derrière l’atmosphère festive, la soirée se voulait aussi militante. Le Comité des activités sociales interentreprises (Casi) cheminots a, comme chaque année, organisé son concert pour la paix, la solidarité et l’humanité, ce vendredi 3 avril, au 6MIC.

    Avant le spectacle, manière d’en rappeler la dimension engagée et progressiste, un temps de débat était proposé. La salle, pleine, a d’abord accueilli plusieurs figures d’associations partenaires du Casi : Michel Dolot du Mouvement pour la Paix, Michèle Giovanetti pour SOS Méditerranée, Catherine Zaparty pour le Secours populaire, ainsi que Charlotte Soller et Cyrille Bottey pour Orphelinat des chemins de fer français (ONCF).

    Dans un second temps, le débat a suivi un fil rouge : la culture et l’éducation populaire. Étaient invités l’écrivain et défenseur de la culture Pierre Dharréville, Guizmo du groupe Tryo, Mike du groupe Sinsémilia – tous deux artistes engagés – et Sébastien Gronnier, secrétaire Casi cheminots Paca. Une rencontre animée par Émilien Urbach, journaliste à L’Humanité.

    « Aller de l’avant »

    « Il serait dangereux de laisser la culture, notre imaginaire, simplement entre les mains du marché, prévient Pierre Dharréville. Des politiques publiques doivent être au rendez-vous pour nous permettre de ne pas subir, mais bien avoir des outils communs. (…) Continuons à pratiquer la culture pour nous exprimer, pour vibrer, nous interroger, comprendre le monde et aller de l’avant. » Pour Mike, si « nos chansons ne peuvent sauver le monde », on peut « avoir le rôle de haut-parleur ». Pour l’artiste, la culture est un vecteur de mobilisations, de messages. Le lieu où elle se pratique compte tout autant, estime Guizmo, rappelant que Tryo est né dans la MJC de Fresnes : « Ce sont des espaces temps ou différentes personnes se rencontrent. »

    « Si vous n’étiez pas là, on ne pourrait pas faire de concerts pour la paix, soutient un syndicaliste, dans la salle. Une société sans arts, sans musique, ce n’est que de la terre, que du sable. » E.B.-G.

  • [Entretien] « Trump veut porter un coup à la révolution cubaine »

    [Entretien] « Trump veut porter un coup à la révolution cubaine »

    La Marseillaise : Un an jour pour jour après votre départ de l’Assemblée nationale, vous participez, ce mardi soir, à un colloque consacré à la situation cubaine. De quoi s’agit-il ?

    André Chassaigne : Ce colloque est à l’initiative du groupe d’amitié France-Cuba de l’Assemblée nationale que j’ai présidé jusqu’à mon départ. Le nouveau président, qui est aussi membre du groupe de la Gauche démocrate et républicaine [GDR, à majorité communiste, Ndlr.] Jean-Victor Castor, député et indépendantiste guyanais, est très engagé aux côtés de Cuba. Il voit une forme de proximité qui est déjà géographique, mais aussi dans ce que lui peut porter comme valeur, avec la question de la souveraineté des peuples. Il est très impliqué là-dessus.

    Quels seront les thèmes abordés lors de cette conférence ?

    A.C. : Le programme est découpé en quatre parties. Otto Vaillant-Frias, l’ambassadeur de Cuba en France interviendra sur la première partie et dressera un tableau de la situation actuelle, qui est absolument catastrophique. Il n’y a plus du tout d’arrivée de pétrole avec les impacts que ça peut avoir sur la vie économique, sur les hôpitaux, les soins, la pénurie de médicaments. On est dans une situation absolument inédite. Depuis la révolution cubaine (1953-1959), c’est la première fois qu’il y a une situation qui est aussi terrible. Cuba est proche de l’asphyxie ! Je qualifie ça de siège moyenâgeux dont l’objectif est aussi d’affamer la population pour qu’elle se révolte.

    Le deuxième thème, celui que je porterai est consacré à la structuration de la solidarité internationale, le combat politique à mener et les leviers d’action à activer. J’anime au sein du PCF avec Charlotte Balavoine, une coordination qui rassemble toutes les associations de solidarité avec Cuba, les organisations syndicales, la CGT (les unions départementales et locales), ainsi que les fédérations du Parti communiste. Notre volonté, c’est de rassembler tous ceux qui agissent aux côtés de Cuba et organiser cette solidarité concrète face à l’extrême urgence. De grandes manifestations seront organisées durant le week-end des 11 et 12 avril dans plusieurs villes du pays.

    Le troisième thème, animé par Jean-Victor Castor, c’est sur les enseignements pour les petits territoires. Il consistera véritablement à aborder les questions de dépendance énergétique et les fragilités des économies insulaires, comme Cuba ou aux Antilles par exemple, ainsi que les héritages coloniaux et la nécessité d’autonomie énergétique. La question est de savoir comment les petits États peuvent maintenir une souveraineté pour ne pas être sous la coupe de l’impérialisme. Le quatrième thème sera développé par Éric Coquerel, le président LFI de la commission des finances de l’Assemblée, et portera sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la souveraineté, la non-ingérence et plus généralement le droit international, le rôle de l’ONU et la responsabilité de la communauté internationale. On sait qu’il y a une menace aujourd’hui sur le territoire. Ce qu’a dit Trump, c’est que la prochaine excursion sera à Cuba.

    Il faut prendre au sérieux ces menaces de Donald Trump ? Après le Venezuela et l’Iran, il veut désormais attaquer Cuba ?

    A.C. : J’y crois vraiment parce que son objectif est de porter un coup à la révolution cubaine. C’est une ingérence sur le droit des Cubains à disposer d’eux-mêmes avec la volonté d’introduire des capitaux américains. Car si à Cuba, il n’y a pas de pétrole, ni de richesse particulière, c’est un réservoir de consommation de 10 millions d’habitants à 120km de Miami, il faut bien mesurer ça. L’objectif que Trump a derrière le faux prétexte de la démocratie est de mettre main basse sur Cuba. Il veut renverser le régime ou obtenir, dans un premier temps, des concessions pour qu’il n’y ait pas d’intervention militaire. Ce qu’il y a de terrible, c’est que Cuba est une garantie contre le commerce du narcotrafic. Le régime cubain travaillait, jusqu’à présent, main dans la main y compris avec la police des États-Unis. Il est, au contraire, un barrage contre le narcotrafic. Mais, Trump ne tient pas compte de ça.

    Trump et ses prédécesseurs n’ont-ils pas tous tenté de « tuer » la révolution cubaine ?

    A.C. : C’est ce que j’appelle – je l’avais développé dans mon livre* – la théorie du fruit mûr. Ils attendent que le fruit soit suffisamment mûr, pourri, pour qu’il tombe dans leur escarcelle. C’est une théorie qui date du début du XIXe siècle et les Américains sont toujours là-dessus, ils veulent faire pourrir la situation. Le blocus, c’est une asphyxie complète, de façon à ce que le peuple cubain se révolte contre le régime cubain pour y installer un gouvernement fantoche qui serait, bien évidemment, la marionnette des États-Unis.

    Le directeur général de l’OMS a alerté, mercredi, sur une situation « profondément préoccupante » dans les hôpitaux cubains avec des opérations reportées. Tout cela est lié au blocus énergétique américain…

    A.C. : C’est scandaleux, c’est une honte et c’est en infraction avec les accords de Genève qui ne sont pas respectés. Le droit international protège normalement la santé et les mesures sanitaires. Or, là, les États-Unis ne tiennent pas compte de ça. En empêchant toute arrivée de pétrole, ils privent l’île d’électricité et donc les Cubains ne peuvent plus faire les opérations chirurgicales, par exemple. C’est une honte !

    C’est pour médiatiser cette situation que nous organisons ce colloque et ces manifestations durant le week-end du 11 et 12 avril. Il faut briser le mur du silence.

    Face à cela, la solidarité internationale s’organise, entre le départ de flottilles et containers à destination de l’île. Que met en place le PCF ?

    A.C. : Il y a bien sûr eu la flottille qui est partie du Mexique la semaine dernière et qui a une dimension symbolique. Nous, en France, le Parti communiste a fait un autre choix, celui d’un pont aérien. J’ai négocié avec la direction d’Air France pour envoyer à peu près 20m3 de médicaments et de matériel médical. On a fait ce choix-là pour que ça soit immédiat, tout est déjà arrivé sur place. Il y a aussi des containers qui sont en partance. Tout ce qu’on peut faire au niveau humanitaire, on le fait avec des moyens divers.

    Que pensez-vous de la réaction de la France et plus globalement de celles de la communauté internationale ?

    A.C. : La réaction de la France n’est pas à la hauteur. Il y a quelques mots, qui, d’ailleurs vont quelquefois dans le sens de Trump, parce qu’ils font allusion aux questions de démocratie à Cuba. Et ce, alors qu’il y a une constitution qui a été discutée par la population, des milliers de réunions ont eu lieu pour l’élaborer collectivement et celle-ci a été votée en grande majorité par le peuple cubain. Malgré cela, il y a toujours une petite allusion à la démocratie cubaine, il n’est pas question de ça ! La France ne fait pas suffisamment. C’est-à-dire qu’il y a des mots, mais il n’y a pas d’actes. On sent bien qu’il y a derrière tout ça, un manque de courage pour affronter Trump. Et cela touche beaucoup de pays, notamment en Amérique latine, Trump fait des menaces et tout le monde met le petit doigt sur la couture du pantalon. Derrière les mots, il n’y a pas d’actes. C’est extrêmement gravissime, parce que derrière tout ça, des vies humaines sont en jeu.

    *Cuba, une étoile dans
    la nuit aux éditions
    Le Temps
    des Cerises

  • Festival de Pâques : une grande fresque baroque et mystique

    Festival de Pâques : une grande fresque baroque et mystique

    Le Grand Théâtre de Provence a tremblé dimanche soir aux accents cataclysmiques du Requiem de Verdi. Architecte de cette cathédrale sonore, le chef Gianandrea Noseda à la tête de l’Orchestre et Chœur de l’Opéra de Zurich. Avec un quatuor (à peu de chose près) de haut rang et l’on obtient une soirée pas loin d’être mémorable.

    Le Requiem est composé à la mémoire du romancier et poète Alessandro Manzoni que Verdi admirait beaucoup. Plus opéra que messe, plus théâtral que religieux ?

    Le Requiem reste cependant une partition sincère pour cet anticlérical bon teint. Le déchaînement apocalyptique du « dies irae, dies illa » (jour de colère que ce jour-là), les trompettes du jugement dernier tombant de la hauteur des galeries, du « Tuba Mirum », frappent l’auditeur.

    Expérience sonore

    et mystique

    Ce Requiem reste une expérience sonore et mystique (malgré qu’on en ait), toujours exaltante. L’Orchestre et Chœur de l’Opéra de Zurich sont deux phalanges d’exception. Gianandrea Noseda connaît son affaire. Le geste est souple, l’architecture puissante. Il bâtit une église au baroque à la Bernin, avec les couleurs d’une grande fresque michelangelesque.

    Il s’en est fallu de peu que le quatuor vocal emporte l’adhésion. La soprano Marina Rebeka surplombe le « Libera me » d’une voix étincelante, armée d’aigus d’un somptueux métal.

    Tout aussi souveraine, le très beau et très profond alto (le grave le la tessiture) d’Agnieszka Rehlis impressionne. Leurs duos dans le « Salva me » et l’« Agnus dei » sont les plus beaux duos féminins de l’œuvre de Verdi.

    La basse Alexander Vinogradov fait le job avec des accents à la Philippe II de Don Carlo. En somme, un beau trio. Làs ! Le ténor maltais Joseph Calleja, poitrine et s’étrangle avec des aigus aigres et mal placés. Il rate son « Ingemisco » et détonne dans les ensembles.

    À vouloir chanter en force (le Requiem n’est pas Paillasse) on obtient ce douteux résultat. On était à deux doigts d’entrer au Paradis.

  • [Grève dans l’éducation nationale] Les principales mobilisations

    [Grève dans l’éducation nationale] Les principales mobilisations

    Bouches-du-Rhône

    Marseille. 11h aux Réformés

    Arles. 12h devant la sous-Préfecture

    Var

    Toulon. 10h30 devant la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN), 98 rue Montebello.

    Vaucluse

    Avignon. 11h devant la DSDEN au 49 rue Thiers.

    Hautes-Alpes

    Gap. 11h30 devant la DSDEN au 12 avenue du Maréchal-Foch.

    Alpes-de-Haute-Provence

    Digne. 12h devant la DSDEN, 3 avenue du Plantas.

  • Nicolas Isnard officialise sa candidature à la présidence de la Métropole Aix-Marseille

    Nicolas Isnard officialise sa candidature à la présidence de la Métropole Aix-Marseille

    Attendue depuis un moment, la candidature du maire (LR) de Salon-de-Provence, Nicolas Isnard, à la présidence de la Métropole Aix-Marseille a été officialisée, ce lundi soir, lors des rencontres des Maires de Provence, à une semaine de la première réunion du conseil métropolitain, prévue le mardi 7 avril prochain.

    Devant les élus adhérents au label qui rassemble 100 communes des Bouches-du-Rhône, celui-ci a partagé son attente d’une «Métropole au service des maires, et pas au dessus des maires, aux mains des maires et pas aux mains d’une technostructure».

    «L’occasion est belle de prendre une nouvelle orientation et de faire de ce que l’une d’entre nous appelait la “Monstropole” un outil au service de chacun d’entre nous pour une Métropole des maires, au service des maires, œcuménique», a-t-il décrit. Et d’annoncer : «Si vous le souhaitez, j’aspire modestement à porter cette voix, non pas d’un maire, non pas d’un territoire, mais de 92 maires.»

  • La tension sur le logement social au plus haut niveau

    La tension sur le logement social au plus haut niveau

    Jamais les demandes de logements sociaux n’auront été aussi élevées en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Selon le bilan des attributions publié le 12 mars dernier par la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), quelque 256 893 familles y sont désormais en attente d’une attribution à la date du 31 décembre 2025, dont près des trois quarts qui résident encore dans le parc privé. Soit l’équivalant, au total, de près du double du nombre de ménages recensés dans la seule ville d’Aix-en-Provence.

    De quoi donner l’ampleur du phénomène. Leur nombre a explosé au fil de la décennie, avec aujourd’hui quelque 116 000 demandes de plus qu’en 2016 (+ 81%), seule l’année de la pandémie de Covid ayant enregistré une baisse au milieu de cette hausse continue. En première ligne, les Bouches-du-Rhône
    – et pour l’essentiel la métropole Aix-Marseille – représentent à elles seules près de la moitié de ces demandes, 117 000 au total, loin devant les Alpes-Maritimes (60 000), le Var (48 000) ou le Vaucluse (22 000). C’est que dans la région, environ 70% de la population est éligible au logement social, et même plus des trois quarts des habitants de Marseille. Pour la plupart, ils pointent comme premier motif pour accéder au parc social un logement inadapté (44%), des raisons familiales (17%) ou professionnelles (9%). Mais surtout, ils sont plus de 18 000 à faire leur demande parce qu’ils ont perdu leur logement, et plus de 13 000 qui pointent les mauvaises conditions de leur logis actuel.

    Deux ans d’attente

    À chaque fois, il y a l’attente. En moyenne dans la région, ceux qui ont signé le bail de leur logement social en 2025 patientaient déjà depuis plus de deux ans. Un délai qui en une seule année a augmenté d’un mois et deux semaines environ. Dans les Bouches-du-Rhône, cette attente dure presque trois mois de plus.

    L’objectif de production de logements sociaux a pourtant été atteint l’an passé dans la région, avec quelque 8 500 agréments accordés en 2025 dont près d’un tiers pour la seule métropole Aix-Marseille. En comptabilisant la reconstitution de l’offre, pour compenser les destructions des grandes opérations de renouvellement urbain, pour la première fois depuis 2019 la barre des 10 000 nouveaux logements sociaux sur une année est franchie.

    Mais cela ne suffit pas, et face à l’afflux des demandes dans un contexte de crise du logement qui continue de s’aggraver, le système est complètement embolisé. Les mutations, soit un quart de l’ensemble des demandes restent coincées dans les tuyaux, bloquant des familles dans des logements inadaptés, parfois trop grands – la moitié des demandes concernent des personnes seules – souvent trop petits aussi pour les familles. Il faut ainsi attendre plus de 28 mois avant d’obtenir un T5 ou un T6. Et sans cette mobilité interne, les attributions restent trop souvent bloquées : depuis 2021, le nombre de signatures de baux diminue.

    En attendant la carence

    La tension sur le parc social atteint ainsi des niveaux records : on compte désormais au 31 décembre 2025 quelque 11,67 demandes pour une seule attribution dans la région, soit une demande de plus qu’en 2024. Derrière les Alpes-Maritimes (16,45 demandes par attribution), ce sont les Bouches-du-Rhône qui sont les plus touchées (13,29), suivies du Var (9,88). Et derrière ces chiffres, la réalité de l’habitat indigne de toutes ces personnes qui, faute de solution, se tournent vers le logement social « de fait », alors que la production de logements sociaux se heurte aux réticences de maires.

    La prochaine réunion du comité régional de l’habitat et de l’hébergement (CRHH) est donc attendue par les acteurs du logement, avec en ligne de mire de nouveaux avis de carence pour les communes n’atteignant pas les 25% de logements sociaux imposés par la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain). Et de nouvelles amendes à la clé.

  • Le désarmement, guest-star du carnaval de la Plaine

    Le désarmement, guest-star du carnaval de la Plaine

    Un défilé bien en ordre, c’est juste une parade militaire ! » Derrière ses ailes d’ange, sous le panneau « Attention danger : fête libre », Justine réagit au serrage de vis préfectoral : Fin du bal à 19h sous peine d’écoper de 6 mois de prison assortis de 7 500 euros d’amende. Quant à l’interdiction de vente d’alcool sur la voie publique, carnaval ou pas, pas besoin de produire un arrêté, c’est la loi.

    Le carnaval indépendant de La Plaine, Noailles, Réformés réunit autour de 10 000 personnes chaque année. Afin d’éviter les « graves troubles à l’ordre public » qui, lors des éditions précédentes, « ont mis en danger des manifestants, causé des dégradations matérielles importantes (mobilier urbain, caméras de vidéoprotection) et des incendies nécessitant l’intervention des marins-pompiers, provoquant de fortes nuisances pour les riverains alentours, notamment à partir du début de soirée », la préfecture des Bouches-du-Rhône a pris de nouvelles précautions.

    L’humour pour dénoncer

    Pas de quoi désarmer les 14 000 carnavaliers, selon les estimations de la préfecture, qui, dimanche, ont démarré la fête dans un esprit bon enfant tout autant que revendicatif, fidèle à ses origines : un bateau pirate « Free Palestine », une fusée « objectif loin » avec à bord Trump, Musk, Macron ou Dati, ou Netanyahu en cow-boy sur un missile. Dans la foule, une baignoire réclamait « des bains de mousse pas des bains de sang » aux côtés d’un héros de manga porteur d’un message « Donald, je te yochi à la gueule ».

    Une fête joyeuse anti-militariste, anti-fasciste, anti-homophobie avec pour seules armes l’humour et les fanfares. Le défilé de chars hauts en couleurs a embarqué les carnavaliers de La Plaine à Noailles, via le Cours Julien. Et cette 27e édition n’a pas connu de débordements en soirée.

  • [Mars bleu, le colon passé au crible 3/3] Adapter les traitements en fonction du profil de la tumeur

    [Mars bleu, le colon passé au crible 3/3] Adapter les traitements en fonction du profil de la tumeur

    Médecin senior depuis plus de trois ans, Roxane Mari est oncologue spécialisée en oncologie digestive à l’Institut Paoli-Calmettes. Une discipline transversale où le travail se fait en collaboration avec des chirurgiens, des gastro-entérologues ou encore des radiologues. « Ainsi, nous pratiquons beaucoup de traitements en radiologie interventionnelle avec des thérapeutiques faites par les radiologues », souligne la professionnelle. Comme pour la chirurgie (lire édition du 20 et 21 mars) les traitements administrés dépendent du stade de la maladie. Il faut d’abord la définir pour savoir si elle est, ou non métastatique.

    Si ce n’est pas le cas, le traitement en première intention sera la chirurgie, pierre angulaire du traitement. Elle-même précédée ou suivie d’une chimiothérapie. « Avant, pour essayer de faire diminuer le volume de la lésion tumorale et donc de la rendre plus facilement résécable. Après, s’il s’agit d’une tumeur à risque plus élevé de récidive et ainsi diminuer ce risque », précise le docteur Mari.

    Trouver la meilleure option

    « Si une tumeur est localisée au niveau du rectum et non métastatique alors il y aura un traitement néo-adjuvant, c’est-à-dire avant la chirurgie qui est un traitement lourd avec trois mois de chimiothérapie puis de la radiothérapie associée à cette chimiothérapie par voie orale, suivi de la chirurgie et enfin la possibilité en cas de nécessité de refaire 3 mois de chimio par voie intraveineuse cette fois. » Un traitement lourd car ce genre de tumeur est plus agressive et présente un risque plus fort de récidive à l’endroit même où elle a été opérée. « Avec ensuite de gros retentissements fonctionnels et des chirurgies secondaires à haut risque d’être très délabrantes », ajoute-t-elle.

    Quoi qu’il en soit, les traitements proposés sont, le plus possible, personnalisés en fonction du profil de la tumeur mais aussi du patient. « Nous ne ferons pas le même traitement à un patient de 50 ans qu’à un patient de 85 ans, c’est une évidence. Sans compter que nous essayons également de nous adapter autant que faire se peut aux souhaits que peuvent avoir les patients concernant leur traitement », indique Roxane Mari.

    C’est donc à ce moment-là qu’intervient la réunion pluri-disciplinaire afin de trouver la meilleure option. « En effet, c’est très codifié mais rien n’est jamais tout blanc ou tout noir », constate-t-elle. Le tout en essayant là aussi en fonction des traitements de trouver un équilibre. « Seuls 10 à 15% des patients ont des tumeurs qui permettent d’avoir accès à une immunothérapie. Pour la chimiothérapie, nous utilisons un agent qui s’appelle Oxaliplatine et qui peut entraîner une toxicité neurologique. Tout l’enjeu c’est donc de trouver un équilibre pour ne pas que le patient subisse des toxicités au long cours et même après guérison. »

  • Un plan très ciblé pour contrer la flambée des prix

    Un plan très ciblé pour contrer la flambée des prix

    « Cette crise énergétique a des impacts très concrets pour nos concitoyens, nous avons donc, sur le plan national, construit une réponse graduée, ciblée, sectorielle et limitée au mois d’avril », marque d’emblée le ministre de l’Économie Roland Lescure. « Mon souci premier c’est avant tout de préserver la croissance tout en étant soucieux de l’efficacité de chaque euro public dépensé », ajoute-t-il. Plus tôt dans la journée, lors d’une conférence de presse à Bercy, le Premier ministre avait prévenu qu’il n’y aura pas de mesures générales : « Quand on est à 5,1% de déficit, il n’y a pas de cagnotte », assurait-il. Et critiqué les responsables politiques « qui parfois nous ont fait la leçon sur le déficit à l’automne dernier » et qui « sont les premiers cette semaine à nous demander des chèques à l’aveugle ».

    Les mesures annoncées se limitent donc aux transporteurs routiers, aux pêcheurs et aux agriculteurs, pour un coût estimé à 70 millions d’euros au total. C’est ainsi que le ministre des Transports, Philippe Tabarot confirme la mise en place d’une aide « exceptionnelle » mensuelle forfaitaire pour les PME les plus en difficulté, celle-ci sera de 20 centimes d’euros par litre de carburant durant le mois d’avril, effective « en métropole et dans les Outre-mer ». « Les transporteurs ne peuvent pas supporter seuls le poids des surcoûts qui doivent être répartis sur l’ensemble de la chaîne de valeur », appuie-t-il, pour une enveloppe totale de 50 millions d’euros.

    Concernant les pêcheurs, une aide de « 20 centimes par litre » de gazole marin en avril sera accordée par un remboursement sur présentation des factures de carburant afin de « permettre aux navires de continuer à sortir en mer », affirme la ministre de la Mer et de la Pêche Catherine Chabaud. Une mesure estimée à 5 millions d’euros. La ministre en charge demandera lundi le feu vert de la Commission européenne pour mettre en place « un dispositif d’aide directe » pour les professionnels du secteur, et ira plaider pour engager sans délai « une révision du cadre juridique européen » dans le but d’engager « le renouvellement » et la « décarbonation » de la flotte française.

    Enfin, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, a, de son côté assuré que le gazole non routier (GNR) agricole sera exonéré de « tout droit d’accise » durant ce mois d’avril, soit une baisse de 4 centimes d’euros par litre.

    Le plan d’électrification de l’économie lundi

    Cela représente « un effort budgétaire de 14 millions d’euros sur le mois », poursuit la ministre LR. Elle aussi demandera une « suspension immédiate du MACF » (mécanisme d’ajustement carbone aux frontières) lors d’un Conseil européen des ministres de l’agriculture et de la pêche prévu lundi.

    Pour réduire la dépendance de la France aux énergies fossiles, dont les prix explosent en pleine guerre au Moyen-Orient, le gouvernement présentera la semaine prochaine son « grand plan d’électrification ». « Nous devons garantir sur le long terme une énergie stable, décarbonée, accessible à tous et produite en France », a martelé la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon. « Cette solution, elle a un nom, c’est l’électrification », grâce au nucléaire ou aux énergies renouvelables, précise-t-elle.