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  • Beaucaire : le bâillon RN retoqué par la justice

    Beaucaire : le bâillon RN retoqué par la justice

    C’est un revers cinglant pour l’extrême droite beaucairoise. Le 8 juillet 2026, le tribunal judiciaire de Nîmes a débouté Julien Sanchez, Nelson Chaudon et la mairie de Beaucaire de l’intégralité de leurs demandes contre L’Arlésienne et Street Press. Les deux médias d’investigation avaient été traînés en justice pour avoir enquêté en automne 2025 sur la politique discriminatoire d’attribution des commerces du centre-ville, où des témoignages évoquaient une mise à l’écart de commerçants d’origine maghrébine ou latino-américaine. Une pratique que Sanchez lui-même avait résumée, sans la moindre gêne, dès son arrivée à l’hôtel de ville en 2014 : « Le souk, c’est terminé. »

    Le juge des référés a tranché net. Il a estimé que « le caractère manifestement illicite du trouble n’est pas caractérisé » et que « l’exception de bonne foi [constitue] en l’espèce un caractère sérieux ». En clair : l’enquête est suffisamment solide pour ne pas relever de la diffamation manifeste. La justice rappelle aussi les limites du référé : apprécier « la réalité du sérieux de l’enquête », la « base factuelle suffisante » ou encore la « mesure dans l’expression » relève d’un débat au fond. Or la mairie RN avait choisi l’urgence, celle qui sert à faire taire vite, à retirer vite, à intimider fort. Résultat : un camouflet pour des plaignants qui réclamaient la dépublication des articles, le retrait des numéros papier des kiosques (en pleine période électorale, faut-il le rappeler), et pas moins de 18 000 euros de dommages et intérêts au total.

    « La justice a suivi nos arguments, les pièces fournies de notre enquête ont prouvé la bonne foi de notre travail », se félicite Me Valentine Rebérioux, avocate commune de L’Arlésienne et de Street Press. Lors de l’audience du 27 mai, l’avocate avait rappelé que la mairie avait été sollicitée à trois reprises sans jamais répondre, et que la Chambre régionale des comptes avait elle-même pointé des dysfonctionnements au sein de la commune dès 2020.

    Une victoire, mais la facture reste

    Cette victoire juridique ne doit pas masquer le coût réel des procédures-bâillons. L’Arlésienne devra avancer à ses propres frais les honoraires d’huissier pour notifier la décision à la mairie, à sa charge, donc. Ses frais d’avocat ne seront pas mis à la charge des plaignants. Aucun dommage et intérêt pour procédure abusive n’a par ailleurs été retenu. Le RN dispose encore de quinze jours pour faire appel et porter l’affaire devant la cour d’appel. L’épuisement financier et procédural des rédactions indépendantes : c’est précisément la mécanique des bâillons.

    Éric Besatti, directeur de publication de L’Arlésienne, l’avait dit sans détour à L’Humanité début juillet : enquêter sur le RN est « très difficile », car « tout le monde a peur de parler ». Sept témoignages étayent pourtant l’enquête, minutieusement recoupés. « Ce qu’on écrit, on le pense, et on le prouve », tranchait-il. Street Press comptait début 2026 une quinzaine de procédures en cours, dont les deux tiers émanant de l’extrême droite. Zéro condamnation à ce jour.

    Pendant ce temps, la mairie de Beaucaire continue de s’affranchir de ses obligations légales en ne publiant pas les procès-verbaux complets de ses conseils municipaux, contrairement à ce qu’exige pourtant la loi. Les élus d’opposition réclament depuis des années la liste des locaux préemptés, leurs attributaires et les critères retenus. Silence total. La transparence, visiblement, est réservée aux autres communes.

    Désormais, le délai de prescription de trois mois pour attaquer l’enquête au fond est dépassé : la mairie ne peut plus, juridiquement, s’en prendre au contenu des articles. Il ne lui reste plus qu’une option : répondre sur le fond. Ce qu’elle refuse depuis le premier jour. L’Arlésienne affirme rester ouverte à la publication des réponses de la Ville. Or, depuis des années, l’opposition municipale réclame déjà la liste des locaux préemptés ou loués, l’identité de leurs bénéficiaires et les critères d’attribution. Sur ces demandes comme sur celles des journalistes, la mairie fait silence radio. Mais comme le rappelait Besatti, « le journalisme est un sport de combat ». Round gagné.

    La Marseillaise est solidaire de L’Arlésienne et de Street Press. Pour les soutenir et financer leurs frais de justice : journaux en kiosques ou larlesienne.info et streetpress.com

  • Le énième volte-face de Trump au sommet de l’Otan

    Le énième volte-face de Trump au sommet de l’Otan

    Le sommet de l’alliance transatlantique s’est clôturé hier à Ankara. Et, encore une fois, c’est Donald Trump qui a mené la danse, imposant son rythme aux 32 États membres. Dans la matinée, il lâche : « Je suis très en colère contre l’Otan parce qu’ils n’ont pas voulu nous aider face au principal État qui soutient le terrorisme, à savoir l’Iran. » Les États-Unis ont mené la veille une série de frappes sur la République islamique. « Le cessez-le-feu est terminé », proclame Trump, « nous allons frapper l’Iran ce soir », prévient-il, estimant qu’« il n’y a rien que les Iraniens puissent faire pour nous empêcher (…) ils méritent ce qui va leur arriver ». Et les Européens se couchent. Pour Emmanuel Macron, « les Iraniens ont eu tort de frapper ». Des tirs sont imputés à Téhéran sur trois navires commerciaux.

    À ce manque de soutien dans sa guerre lancée avec Israël au Moyen-Orient, Trump expose une autre de ses frustrations : « Le Groenland est très important pour les États-Unis, mais n’est pas important pour le Danemark », estime-t-il au sujet du territoire autonome danois. Forçant la Première ministre du Danemark Mette Frederiksen à réaffirmer que le Groenland « n’est pas à vendre ». Puis, le chef d’État étasunien s’en prend à l’un des rares gouvernements qui osent le défier : l’Espagne, qu’il qualifie de « cause perdue », assurant que Washington allait « cesser tout échange commercial » avec Madrid accusé de ne pas participer aux dépenses de défense de l’Otan. Face à ces pressions, le Premier ministre Pedro Sanchez calme le jeu et loue des relations « très positives » avec les États-Unis.

    Les alliés ont tout donné pour amadouer le milliardaire républicain, le convaincre de rester et éviter tout accès de colère dont il est coutumier. Dès lors, après les dorures du château de Versailles à la fin du sommet du G7, l’Otan sort cette fois le chéquier. Son secrétaire général, Mark Rutte a évoqué des contrats d’armement à hauteur de 50 milliards de dollars, entre les États membres « et des entreprises des deux côtés de l’Atlantique ». Les Européens veulent prouver aux États-Unis qu’ils investissent dans leur propre sécurité, craignant de voir Trump se retirer totalement du continent, ce qu’il a menacé de faire à moult reprises.

    À l’issue du sommet, les pays de l’Alliance atlantique ont confirmé leur engagement « indéfectible » envers la clause d’assistance mutuelle, consacrée par l’article 5 du traité.

    Déclaration commune autour de l’article 5

    « Une attaque contre un Allié est une attaque contre tous », est-il ainsi inscrit dans un texte commun, « notre unité, notre solidarité et notre force collective restent le socle sur lequel reposent la paix, la sécurité et la prospérité ».

    Les courbettes ont payé, le ton du président américain s’est apaisé. « C’était une très bonne rencontre, il y avait beaucoup d’amour dans la pièce, beaucoup d’unité », fait-il valoir. Aux côtés du président ukrainien Volodymyr Zelensky, son homologue américain juge que les frappes sur la Russie, pourraient « aider » à mettre fin à la guerre. Et annonce autoriser Kiev à fabriquer des missiles Patriot, indispensables pour intercepter les missiles balistiques russes qui frappent l’Ukraine. Une demande de longue date. S’il ne change pas d’avis d’ici là.

  • [Incendies] Christian témoigne de ses difficultés à (se) reconstruire

    [Incendies] Christian témoigne de ses difficultés à (se) reconstruire

    Tout en haut de la montée Pichou, une vue à couper le souffle sur la mer… Et des collines toujours noircies après le passage des flammes, voilà un an déjà. C’est là qu’habite Christian Apercé. De sa petite maison de 50 mètres carrés au sol il ne restait rien que quatre murs noircis. « On a évacué avec ma femme et nos petits-enfants. Je suis toujours perturbé, en colère, parce que j’estime que ma maison n’aurait pas dû brûler », nous confie-t-il ému.

    S’il a eu « la chance » de pouvoir être logé par sa famille puis de trouver un appartement meublé en location au Rove, il aura passé l’année à se battre avec les assurances. « C’est un véhicule qui a brûlé qui a provoqué l’incendie, on a notre assurance en première ligne, qui rembourse en principe les frais de la maison, mais pas tout », explique-t-il. Et pour ce qu’elle ne prend pas en charge, c’est avec celle de « la voiture, la Métropole, la commune des Pennes Mirabeau, du conseil départemental » qu’il faut traiter. Malgré six réunions, le chiffrage des dégâts est repoussé « en novembre, puis décembre, janvier, février » poursuit-il, « et là, je l’ai eu dernièrement au mois de juin. » Problème : il n’est pas d’accord. Pour lui il manque 50 000 euros…

    Des normes drastiques

    Car sa maison, située en zone rouge, nécessite des mises aux normes drastiques. « Certains postes n’ont pas été pris en compte pour la reconstruction », précise Christian, comme l’installation d’un écran entre les tuiles et la charpente pour éviter l’embrasement ou des volets capables de résister une demi-heure au feu.

    Membre de l’association des victimes de l’incendie qui rassemble selon lui 200 personnes, il attend toujours le compte rendu de l’intervention des pompiers pour savoir ce qui s’est passé ce 8 juillet 2025, estimant que les réponses de la préfecture ne sont « pas très claires. » « Pourquoi les pompiers ont mis tant de temps à venir ? Pourquoi on n’a pas eu les canadairs ? Pourquoi nous a-t-on confinés ? Une voisine a cru mourir dans sa cave ! », déroule-t-il dans un souffle. Il raconte les gens qui ont éteint avec des seaux plongés dans la piscine, cette voisine qui a été brûlée par le nuage de cendres chaudes… « Et pendant qu’on cramait, Monsieur le préfet félicitait ses troupes », s’indigne-t-il.

    Durant 20 ans, il a sensibilisé sur les risques incendie avec son association environnementale. « On a mis des citernes dans la colline autour, elles n’ont pas servi. Tout ça pour ce résultat catastrophique… », se désole-t-il. Ce qui le fait tenir, c’est la solidarité. « On sent qu’il y a des liens très forts, des copains que je n’avais pas vus depuis longtemps m’ont recontacté », raconte-t-il. Malgré les incendies qui ont de nouveau démarré cette année, il n’a « pas peur ». Et pense réintégrer ses pénates en début d’année prochaine, « si ça se passe bien… ».

  • À l’Estaque, un an après, le feu pose question

    À l’Estaque, un an après, le feu pose question

    Des flammes hautes de plusieurs mètres, poussées par le vent, avec des sautes de feu de 300 mètres, atteignant au plus fort de son activité les 1 200 mètres par minute… De l’enfer de l’incendie du 8 juillet 2025, les sinistrés de l’Estaque n’ont rien oublié, encore traumatisés. Parti d’une voiture en feu aux Pennes-Mirabeau en fin de matinée depuis le tunnel des 4 vents, sur l’A55, l’incendie avait atteint rapidement le Jas de Rhode, nourri par les déchets du centre de tri de la métropole, avant d’accélérer, encore, jusqu’au nord de Marseille, s’attaquant aux collines du Verduron. En centre-ville, une ambiance fin du monde. Un panache de fumée jaunâtre, avec des quantités de particules fines « 10 fois supérieures au seuil journalier réglementaire », analysait alors AtmoSud, association de surveillance de qualité de l’air, avait obscurci le Vieux-Port, recouvrant la ville de cendres.

    Bilan malgré la mobilisation de 875 sapeurs et marins-pompiers : 750 hectares ravagés, 91 maisons touchées. Et tout de suite, lors des premières réunions avec les autorités, une polémique majeure sur la lenteur d’intervention des secours et l’absence de moyens aériens immédiats. S’ils soulignaient la réaction rapide de la Ville avec la mise à disposition du centre social pour l’accueil, les dons et des permanences pour les accompagner dans leurs démarches, les habitants des Hauts de l’Estaque pointent la responsabilité du préfet d’alors, Georges-François Leclerc qui a pris la main sur les opérations et transféré le commandement des sapeurs-pompiers, en charge du départ du feu aux Pennes-Mirabeau, aux marins-pompiers de Marseille, compétents sur le territoire de la deuxième ville de France, au milieu de l’après-midi. Dans la foulée, un collectif est créé.

    Après le feu, la pluie

    et les coulées de boue

    Le très long communiqué du préfet qui tente de se justifier ne convainc pas. Nombre de sinistrés reprennent les propos de Grégory Allione, ex-patron du Sdis 13 (Service départemental d’incendie et de secours) jusqu’en janvier 2023, aujourd’hui député européen macroniste, qui s’insurge contre une décision purement « administrative » des opérations de secours prise par la Direction générale de la sécurité civile à Paris, pour l’envoi des canadairs. « Quand vous êtes dirigés par des gens qui n’ont jamais commandé un feu c’est une difficulté opérationnelle, ce type de décision m’exaspère », dénonce-t-il à qui veut l’entendre.

    Plaintes contre X

    « Pour avoir des réponses »

    Deux mois plus tard, les sinistrés allaient subir la double peine. À l’incendie dévastateur, succèdent des coulées de boues lors des premiers épisodes cévenols de la fin septembre. Le mur de la gare de l’Estaque, une dizaine de mètres de haut, explosé par les flots, les rails emportés. Chemin de la Nerthe, chemin du Marinier, d’énormes bouts de bitumes dévalent la route. Là encore la solidarité joue à plein.

    Au fil des mois, la galère se poursuit avec les assurances qui font traîner. Si le directeur de « France assureurs » a assuré dans nos colonnes au lendemain du feu que des correspondants en région étaient missionnés pour faciliter les choses, les experts tardent à passer et les litiges se multiplient retardant d’autant la reconstruction. Le conseil municipal a voté une aide exceptionnelle d’un million d’euros, la métropole de 500 000 euros pour éviter de faire l’avance des frais.

    Du collectif émane mi-décembre une association des victimes de l’incendie de l’Estaque, les plaintes contre X « pour avoir des réponses »
    commencent à tomber. Aujourd’hui, elles seraient une centaine. Le mode de commandement n’a pas évolué et Georges-François Leclerc est devenu préfet d’Île-de-France. Promis en février, le comité local d’aide aux victimes n’a pas eu lieu assure un sinistré quand pour l’actuel préfet Jacques Witkowski, cette aide relève du ministère de la Justice…

  • Fos-Salon : le passage à l’autoroute à péage critiqué

    Fos-Salon : le passage à l’autoroute à péage critiqué

    Les associations dénoncent un simulacre de concertation. Alors que le deuxième atelier sectoriel dédié au tracé nord de la liaison Fos-Salon a lieu ce soir, à 18h30, dans la salle Gérard Philippe à Grans, un collectif composé de sept organisations affirme que « le choix de transformer cette nationale en autoroute à péage confiée à un concessionnaire privé est, lui, déjà acté ».

    À l’origine, le projet consistait en une deux fois deux voies gratuite, principalement basée sur le réaménagement de la RN569. Le ministère de la Transition écologique avait arrêté cette position dans une décision publiée au Journal officiel le 30 juin, suite au débat public qui s’était déroulé du 1er septembre 2020 au 31 janvier 2021 : « Le principe de la réalisation d’une infrastructure au statut autoroutier sur la totalité de l’itinéraire est écarté. Celui d’un aménagement au statut de route express est retenu, à l’exception, le cas échéant, de la section nord, entre l’A54 et le carrefour de Toupiguières, qui bénéficierait du statut d’autoroute dans l’hypothèse où cette section serait réalisée par adossement à la concession ASF. »

    Un report de trafic

    Alors que la troisième séquence de concertation consacrée au choix des variantes et aux modalités de financement s’est ouverte le 22 juin, la DREAL a annoncé vouloir saisir « l’opportunité offerte par le renouvellement des concessions autoroutières historiques » en 2031 pour boucler ce projet à 566 millions d’euros, après que l’hypothèse d’un financement public à hauteur de 50% a été écartée en 2025.

    « C’est brutal : on ne débat plus, on aura une autoroute. La DREAL nous met devant le fait accompli, le projet est bâclé, il faut aller vite pour intégrer les concessions et le choix des variantes au nord et au sud s’est considérablement réduit », accuse Christian Marquis, représentant du collectif signataire Cistude, qui regrette cette situation alors qu’en 2021 « on s’approchait d’une solution acceptable pour toutes les parties ». « On aurait pu concevoir un projet à moindres frais, plus respectueux de l’environnement et le faire financer par l’État, poursuit-il. On nous dit qu’il n’y a plus de budget, mais c’est un choix politique. Si on choisit de le faire financer par le privé et de le faire reposer sur les particuliers, c’est que l’État se désengage. »

    Avec un tarif estimé à 2,40 euros l’aller en cas de péage sur l’ensemble du tracé de 25 km, les associations s’inquiètent du report de trafic sur les routes secondaires. « Ça va surcharger les autres tronçons, assure Jean-Louis Sanial, représentant de l’organisation Sauvons nos étangs. Ça ne correspond pas aux attentes de la population. On pense plus aux industriels qu’aux habitants. » Le Fosséen estime que « les modes de transports alternatifs sont pas assez exploités », malgré « d’énormes possibilités avec le ferroviaire avec la gare de triage à Miramas, mais aussi avec le fluvial ».

  • [Résultats] Trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes

    [Résultats] Trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes

    8ème de finale

    CADETS: LAMOTTE Tom bat Ethan AUBIN 13-0

    CORTES Ezekiel bat ASCUDE-MORGAN Ephraim 13-0

    TERRYN Mylan bat D’AMORE Andria 13-1

    SALAZAR GIMENEZ Diego bat MONJO Thibault 13-7

    BONTOUX Estéban bat GASSIN Nolhan 13-1

    HUSSET Djemisson bat JULIA Ugo 13-6

    SLUGA Noah bat Patrac Franki 13-4

    RENARD Messon bat LANDAT Alban 13-6

    Tirage 1/4 CADETS:

    TERRYN Mylan contre SLUGA Noah

    RENARD Messon contre BONTOUX Estéban

    CORTES Ezekiel contre SALAZAR-GIMENEZ Diego

    HUSSET Djemisson contre LAMOTTE Tom

    Tirage 1/4 de finale MINIMES:

    DUBOIS Franzy contre FRANCESCU GUAZZINI Lisandru

    CORTES Esaie contre CALLUHEDEN Robin

    LLINARES Vincent contre HERLEMANN Meysson

    WINTERSTEIN Kaylon contre RAVUNG-WILLIAMS Théo

    8ème de finale JUNIORS:

    GUINTRAND Mathis bat CANTARELL Dylan 13-12

    DANIEL Nolann bat NIOULON Enzo 13-7

    GARNERO Louis bat BERKANE Yamine 13-12

    ARRAMON Reda bat THERY David 13-3

    DELATTRE SACHA bat RODRIGUES PINTO Leonel 13-6

    DEL RIO Ilan bat DEMOL Sydney 13-5

    BAILLEUL Maelys bat GIAQUINTO Alessio 13-5

    GIBELIN Lucas bat MASTRAPASQUA Tom

    Tirage 1/4 de finale JUNIORS:

    GARNERO Louis contre GUINTRAND Mathis

    DEL RIO Ilan contre DANIEL Nolann

    DELATTRE Sasha contre BAILLEUL Maelys

    GIBELIN Lucas contre ARRAMON Reda

  • [Mondial La Marseillaise] Les finalistes du Crédit Mutuel des jeunes sont connus

    [Mondial La Marseillaise] Les finalistes du Crédit Mutuel des jeunes sont connus

    Les Minimes

    La finale se jouera entre Callu-Hedin Robin dans l’Hérault qui joue contre Llinares Vincent de la boule Batarelloise à Marseille.

    Les Cadets

    Cortes Ezekiel (NEH) joue contre Mylan Perryn de la boule aixoise.

    Les Juniors

    Delattre Sasha (NEH) contre Guntran Mathys (NEH)

  • Tirages Grand Prix Féminin Paprec

    Tirages Grand Prix Féminin Paprec

    16ème de finale Grand Prix Féminin PAPREC:

    COULANGE Marie France bat MATTEI Corinne 13-9

    RATTANAWONG Kanittha bat BEN HOCINE Muriel 13-10

    MAILLARD Anna bat MIZONY Adeline 13-4

    PICARD Camille bat DUCROIS Lolita 13-9

    MORDENTI Mélissa bat NIOULON Liviana 13-5

    MARSILLE Mélissa bat SARHAN Marie France 13-7

    BERTRAND Maelle bat DIERCKX Chloé 13-8

    MAHE Manon bat TANIDI Sophie 13-6

    JULLIEN Mélanie bat BERDOYES Fabienne 13-11

    GUITKI Joscya bat SIEBER Ludivine 13-4

    VICTOOR-DEMETER Kaylie bat MANNIA Corinne 13-12

    ROMUALD Amélie bat BAILLY Virginie 13-5

    CARATINI Coralie bat AGOUNI Nadia 13-11

    TRINCI Eliane bat STUDER Annette 13-9

    FARA Sabine bat ESTEVE Elodie 13-4

    LOVET Ludivine bat RAHELISON Lanja 13-2

    8ème de finale Grand Prix Féminin PAPREC:

    LOVET Ludivine bat MAHE Manon 13-5

    COULANGE Marie France bat RATTANAWONG Kanittha 13-9

    FARA Sabine bat MARSILLE Mélissa 13-5

    MAILLARD Anna bat CARATINI Coralie 13-3

    JULLIEN Mélanie bat GUITKI Joscya 13-6

    ROMUALD Amélie bat TRINCI Eliane 13-8

    MORDENTI Mélissa bat BERTRAND Maelle 13-8

    PICARD Camille bat VICTOOR-DEMETER Kaylie 13-10

    Tirage 1/4 de finale Grand Prix Féminin PAPREC

    ROMUALD Amélie contre LOVET Ludivine

    JULLIEN Mélanie contre MAILLARD Anna

    MORDENTI Mélissa contre COULANGE Marie France

    FARA Sabine contre PICARD Camille

  • Une Pride très politique face à l’extrême droite

    Une Pride très politique face à l’extrême droite

    La Pride de Marseille a lieu ce samedi 4 juillet. Elle clôture ce Mois des fiertés où une quarantaine d’événements culturels, militants et festifs se sont déroulés dans toute la ville.

    À l’aube de l’élection présidentielle, l’extrême droite se présente comme le protecteur de la communauté LGBTQIA+. Des collectifs de « gays patriotes », comme Eros, s’organisent et ciblent les homosexuels. Une partie de la communauté est tentée par ce vote de l’extrême droite. Mais pas toute. Au Centre LGBTQIA+ de Marseille, les membres, réunis ce jeudi soir à l’occasion d’une réunion interassociations en vue de la Pride, expriment clairement leur opposition. « Les idées portées par l’extrême droite ont toujours été des idées contre nous, pour nous museler. Aujourd’hui l’appel du pied homonationaliste est totalement incompatible avec les valeurs de la communauté LGBTQIA+ », défend Télio, 34 ans, étudiante en troisième année d’éducatrice spécialisée et membre de la coordination de la Pride.

    « Ils ne sont pas de notre côté »

    Un sentiment partagé par Lua, 39 ans, secrétaire générale du Centre. « Ce sont des personnes qui instrumentalisent des causes qu’ils ne connaissent pas. Ils viennent mélanger des discours de haine à des sentiments de frustration de minorité. C’est un terreau fertile pour que des personnes qui se sentent délaissées, puissent être séduites par des discours superficiels. Ils ont un processus de simplification, de dédiabolisation. Ils cherchent à drainer des électeurs par tous les moyens possibles. C’est indigne. Ce qu’il sera proposé à ces personnes-là, ça ne sera jamais d’être défendu. »

    Ce qui alerte la communauté, mais qui n’a pour autant pas l’intention de se laisser faire. « Ce qu’on peut faire dans les moments comme la Pride, c’est d’être clair sur nos positions, et dire que chez nous, cette tentative de récupération ne marchera pas », soutient Alexis Doghmane, 30 ans. Et à ceux qui rejoignent ces groupes d’extrême droite, cet ingénieur a un message à leur faire passer. « Réveillez-vous. Ne soyez pas naïfs de croire que les choses vont s’arranger en votant pour les mêmes personnes qui nous ont trahis maintes et maintes fois. C’est faux. Regardez l’histoire, regardez les faits, regardez leur programme. Ça se voit qu’ils ne sont pas de notre côté. »

    L’enjeu est de taille avec la présidentielle l’année prochaine. Jérémie Dubois, 27 ans, membre du conseil administratif du centre et à la coordination de la Pride en est conscient. « On essaye de mobiliser toute la communauté. Sauf les homos nationalistes, qui restent assez marginaux, on est tous et toutes contre le Rassemblement national car ce parti incarne des idées politiques et des valeurs qui vont à l’encontre de ce que nous représentons. »

  • Sauramps liquidée, la dernière page d’une institution

    Sauramps liquidée, la dernière page d’une institution

    Le silence a remplacé le bruissement des pages. Ce vendredi 3 juillet, le tribunal de commerce de Montpellier a prononcé la liquidation judiciaire du groupe Sauramps, refermant une histoire commencée en 1946 et transmise de génération en génération de lecteurs. Dans les couloirs du tribunal, comme devant les vitrines désormais figées, la stupeur avait pourtant quelque chose d’attendu : depuis des mois, la grande librairie du Triangle se vidait, ses rayons se clairsemaient, ses salariés travaillaient dans l’incertitude et les clients cherchaient en vain les nouveautés qui ne pouvaient plus être commandées.

    Placée en redressement judiciaire à la mi-juin, l’enseigne n’aura bénéficié que d’un court sursis. Aucun repreneur crédible ne s’est manifesté. Les pertes, évaluées autour de 4 millions d’euros, ont emporté les derniers espoirs d’un plan de continuation. À Montpellier, 48 salariés sont concernés. À Alès, six autres voient disparaître une librairie ouverte depuis vingt-quatre ans. Derrière le mot froid de « liquidation », il y a des métiers, des visages, des conseils donnés entre deux étagères, des paquets cadeaux de fin d’année, des livres glissés entre deux générations.

    Dans un message d’adieu publié par les équipes, l’émotion affleure à chaque ligne. « Après 80 ans d’existence au cœur de Montpellier et 24 ans au cœur d’Alès, les librairies Sauramps tournent une page avec beaucoup d’émotions », écrivent les salariés, remerciant « lectrices, lecteurs de tous âges, de tous horizons » pour leur fidélité, et saluant « le travail formidable des libraires » qui ont partagé leurs coups de cœur « avec passion ».

    Un gâchis social et culturel

    Sauramps n’était pas seulement un commerce. C’était une adresse populaire du livre, un lieu où l’on venait flâner, choisir un roman, chercher un manuel, discuter d’un auteur, croiser la ville. Sa disparition dit quelque chose de la fragilité d’une culture de proximité quand les charges explosent, quand les locaux vieillissent, quand les grandes plateformes imposent leur rythme et quand les pouvoirs économiques laissent les salariés porter seuls l’angoisse de l’effondrement.

    Après la décision du tribunal, la Région Occitanie et Montpellier Méditerranée Métropole ont assuré rester « plus que jamais mobilisées pour l’avenir de Sauramps ». Carole Delga, Michaël Delafosse et Christian Assaf disent apporter leur « soutien renouvelé » à la direction comme aux salariés « durement touchés ». Surtout, les collectivités veulent maintenir une perspective : « l’histoire de Sauramps n’est pas terminée », affirment-elles, en indiquant travailler depuis plusieurs semaines à un nouveau projet porté par David Lafarge, directeur général du groupe, en lien avec l’actionnaire principal François Fontès.

    L’enjeu est désormais de construire, « dans les prochaines semaines », une offre de reprise autour d’un projet « largement repensé et économiquement viable ». Plusieurs scénarios seraient en cours. La Région et la Métropole promettent d’accompagner cette reprise si elle se concrétise, au nom d’une marque jugée « emblématique » de la politique du livre à Montpellier et du rayonnement culturel régional. Une lueur, donc, mais qui ne doit pas masquer la violence du jour : 54 salariés se retrouvent au bord du vide.

    Le commerce fragile des idées

    La chute n’est pas née d’hier. Déjà sauvée en 2017 après un précédent redressement judiciaire, la librairie avait été reprise par l’architecte montpelliérain François Fontès, via Amétis. Depuis, plusieurs tentatives de relance n’ont pas suffi. Ces derniers mois, l’absence de trésorerie, les difficultés d’approvisionnement, le poids du magasin du Triangle et la perte progressive de confiance ont transformé l’institution en navire à quai. Même la Comédie du livre, rendez-vous historique du paysage littéraire montpelliérain, s’est déroulée sans elle cette année : un symbole de trop.

    Cette liquidation s’inscrit dans un secteur déjà secoué : Gibert, Furet du Nord, Decitre… les grandes enseignes du livre physique traversent une zone de tempête. Mais à Montpellier comme à Alès, la blessure est singulière. Sauramps faisait partie du décor mental des villes, de ces lieux où la culture se feuillette sans rendez-vous. Une librairie n’est jamais seulement une caisse enregistreuse : c’est un service public sans statut, tenu par des salariés passionnés, souvent peu payés, mais essentiels à la circulation des idées.

    Ce vendredi de juillet, l’année des 80 ans de Sauramps s’achève donc sur une liquidation. Peut-être pas sur une disparition totale, si le projet de reprise annoncé par les collectivités aboutit. Mais la page qui se tourne aujourd’hui, elle, est bien réelle : écrite non par les lecteurs, mais par les comptes, les loyers, les choix de gestion et l’impuissance collective à préserver, à temps, un bien commun. À Sauramps, les livres n’ont jamais manqué d’histoires. En espérant que la sienne puisse encore trouver une fin heureuse.