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  • Deux demi-lignes mises en place par la RTM suite à un accident mortel avec le tramway

    Deux demi-lignes mises en place par la RTM suite à un accident mortel avec le tramway

    Un accident impliquant un tramway et un piéton s’est produit ce mercredi 3 juin, peu avant 16h, cours Belsunce à Marseille.

    Le piéton, grièvement blessé lors de la collision, est décédé malgré l’intervention rapide des secours.

    Une enquête a été ouverte et confiée aux services de police afin d’établir les circonstances précises de cet accident.

    Toutes les infos trafic.

  • Des granulés plastiques industriels polluent les plages

    Des granulés plastiques industriels polluent les plages

    « Les larmes de sirène. » Voilà un nom bien poétique pour une réalité qui l’est beaucoup moins. Cette expression désigne de petits granulés plastiques, dont la taille varie entre 1 et 5 mm, d’origine industrielle (GPI). « On s’est aperçus qu’il y en avait beaucoup sur les plages du Jaï et des Marettes, raconte Audrey Souloumiac, responsable de l’observatoire citoyen de l’environnement de l’Institut écocitoyen pour la connaissance des pollutions. On s’est demandé s’il n’y avait pas un protocole de sciences participatives à mettre en place pour quantifier cette pollution et déterminer sa provenance. »

    Quelques mois plus tard, cette méthodologie, imaginée avec l’association Wings of the Ocean, rend ses premiers résultats. Ils révèlent une contamination majeure, concentrée sur certaines plages. Plus de 1 000 granulés par m2 ont été comptabilisés en moyenne à l’arrière de la plage du Jaï-nord, et jusqu’à 2 000 granulés par m2 dans la laisse de mer de la plage du Cavaou (528 granulés/m2 en moyenne). À Martigues, la plage de Bonnieu est elle aussi concernée, tout comme le Cavaou à Fos.

    S’agissant de l’étang de Berre, « on a identifié plusieurs industries probablement à l’origine de cette pollution : LyondellBasell et Kem One », révèle Audrey Souloumiac. Un dialogue a été entamé et une campagne de dépollution devrait être mise en place par les entreprises, « qui ont pris le problème très au sérieux ». Du côté du golfe de Fos, Naphtachimie se trouve en face des plages contaminées. L’industriel n’a pas encore été contacté.

  • La CGT alerte sur la situation de l’hôpital de Digne

    La CGT alerte sur la situation de l’hôpital de Digne

    Fermeture du service de pneumologie deux ans après celui de cardiologie, fermeture de 30 lits de psychiatrie sur 80, départ annoncé de la cheffe du pôle pédopsychiatrie cet été… Dans un communiqué, la CGT alerte sur la situation de l’hôpital de Digne et regrette ne pas avoir eu de réponse de la mairie, de la communauté de communes, de l’ARS, du sénateur ou encore de la préfecture après une lettre que le syndicat leur a adressée le 20 mai.

    « Nous faisons le triste constat de l’absence totale de réponse à ce courrier ! Aucun élu, aucun représentant de l’État n’a jugé bon de nous rencontrer, ni même de nous répondre. Nous en déduisons que la santé des citoyens ne fait pas partie de leurs préoccupations, notamment en dehors des périodes électorales », déplore la CGT lundi.

    Dans sa lettre envoyée le 20 mai, le syndicat déplorait « un déficit record et un exode médical massif » : « la pérennité de certains services est largement menacée, avec son corollaire de suppression d’emplois et de réduction de l’offre de soins », avançait la CGT. Elle citait notamment la pédopsychiatrie : « Les perspectives sont effrayantes. À partir de septembre, il n’y aura plus qu’une seule praticienne hospitalière pour l’ensemble du département sur les six normalement financés. » Concernant la psychiatrie adulte, « sur les 16 postes financés, il y a onze praticiens. La plupart sont à temps partiel, trois sont très proches de la retraite et deux vont quitter l’hôpital cet été, sans aucune perspective de remplacement ». La CGT appelle à « une prise de conscience générale » et exige « un plan massif de recrutements ».

    Contactée, la mairie de Digne a indiqué attendre la prochaine réunion du conseil de surveillance de l’hôpital, retardée, et l’élection du maire à sa présidence.

  • Alcome et la Confédérations des Buralistes du Var s’associent autour d’une campagne anti-mégot

    Alcome et la Confédérations des Buralistes du Var s’associent autour d’une campagne anti-mégot

    Créé en 2021, dans le sillage de la loi Agec, Alcome est le seul éco-organisme agréé par les pouvoirs publics, en charge de la filière à responsabilité élargie du producteur (REP) dédiée aux produits du tabac, en France. « C’est un principe de pollueur/payeur », explique Jonathan Decottignies, directeur des opérations chez Alcome. « On perçoit une éco-contribution sur chaque mégot acheté, financée par les collectivités locales. » Son objectif : réduire de 40% la présence des mégots jetés au sol en se basant sur la sensibilisation, la compréhension du geste des fumeurs, l’accompagnement des collectivités, et l’amélioration des équipements de rue (cendriers de poche, de rue, éteignoirs pour poubelles…).

    C’est dans cette optique qu’Alcome s’est associé à la Confédération des Buralistes du Var pour mener une campagne de sensibilisation à Toulon. 53 buralistes sont ainsi mobilisés afin de remettre 32 000 cendriers de poche et kits méthodologiques pour sensibiliser le grand public au bon geste. « Un fumeur sur quatre jette au moins occasionnellement son mégot par terre. C’est le déchet le plus jeté au sol, avec un milliard ramassé ou évacués on ne sait où chaque année. Il a un impact écologique très négatif, même si aucune étude ne montre vraiment dans quelle mesure », précise Jonathan Decottignies.

    Bientôt à Marseille et Aix

    Une opération nationale conduite dans une vingtaine de villes de plus de 50 000 habitants, qui implique 1 600 buralistes, et la distribution de près de 850 000 cendriers de poche. Des espaces qui ont été ciblés en priorité, justifie le directeur des opérations d’Alcome : « Il y a 4, 5 mégots tous les 10 mètres dans l’espace public, un tous les 20 mètres en milieu rural. Le problème est très marqué en milieu urbain dense. » Et il est d’autant plus marqué dans les villes littorales et/ou fluviales, « où l’impact environnemental est encore plus important. »

    D’autres campagnes seront donc menées dans des villes comme Marseille, Aix-en-Provence, Nantes et Caen, alors qu’Alcome travaille également avec des collectivités (métropoles, communautés de communes, universités…) autour de la distribution de cendriers de poche, et de l’installation de cendriers de rue.

  • Histoire et anecdotes sur la création de Provence Rugby

    Histoire et anecdotes sur la création de Provence Rugby

    Cinquante-six ans de vie et peut-être une première dans l’élite du rugby français. À travers toutes ces saisons, le club aixois a progressé dans la hiérarchie nationale jusqu’à s’établir depuis quelques années en deuxième division. Mais tout a commencé lors de l’été 1970. « Il y avait un club de rugby sur Aix, qui était l’AUC Rugby, donc une section du club omnisports universitaire d’Aix-en-Provence. Cette section rugby avait été assez florissante, puisqu’elle avait des équipes à tous les niveaux, c’était un club assez important. Il y a un ensemble de dirigeants qui en ont eu un peu marre de cette direction de l’AUC. Ils ne se reconnaissaient pas trop dans cette direction universitaire et ils ont décidé de débaptiser le club et de fonder l’Aix Rugby Club », explique Jean-Luc Chovelon, ancien journaliste de La Marseillaise et auteur d’un livre historique sur Provence Rugby.

    Un nom aujourd’hui bien connu a lancé cette nouvelle aventure : Maurice David. Avocat aixois et amateur de rugby, il va être l’un des instigateurs de ce projet. « C’est effectivement la figure tutélaire de la création de ce club », appuie Jean-Luc Chovelon. Il en a été le premier président, jusqu’en 1973, alors que le club évoluait dans les championnats régionaux.

    Pour chaque nouvelle équipe, il faut forcément des couleurs. Il a fallu trouver un terrain d’entente et se réunir autour d’une seule nuance. Le choix a été vite fait. « Ils avaient tous des maillots à dominance jaune et noir, qui étaient les couleurs de l’AUC. Ils ont tout teint en noir, c’était la seule couleur qui leur permettait de pouvoir uniformiser tous ces maillots. » La couleur noire est restée jusqu’à aujourd’hui. Dès la fin des années 1970, l’ARC découvre les compétitions nationales et ne fait que progresser…

  • Sophie Binet à l’offensive pour le 54e congrès de la CGT

    Sophie Binet à l’offensive pour le 54e congrès de la CGT

    De notre envoyé spécial Amaury Baqué

    « Un congrès de la CGT, c’est 1 000 luttes en puissance. » C’est devant plus de 1 000 délégués et avec un discours enflammé que Sophie Binet a officiellement ouvert le 54e congrès de la CGT, ce lundi. Lequel se déroule « dans un contexte inédit ». « Les bruits des bottes s’amplifient. Jamais l’extrême droite n’a été au pouvoir dans autant de pays », s’inquiète-t-elle. Une situation qu’elle lie avec la crise du capitalisme. « Pour le capital, la démocratie est maintenant un problème, c’est la raison pour laquelle l’alliée indispensable du capital, c’est l’extrême droite », analyse Sophie Binet. Elle prend pour exemple concret « le Medef qui, pour la première fois depuis 1945, traite le RN comme un parti comme les autres ». Et martèle : « L’extrême droite est la pire ennemie du monde du travail. Face à elle, l’antidote c’est le syndicalisme CGT. »

    Des messages pas anodins puisqu’ils sont en lien avec les échéances électorales françaises à venir : « Nous allons nous mêler du débat présidentiel pour remettre les travailleurs et travailleuses au centre du jeu. » Elle s’adresse d’ailleurs à Fabien Roussel (PCF), Marine Tondelier (EELV), Manuel Bompard (LFI) et Olivier Faure (PS), tous présents ce jour : « Je note que la CGT fait l’unité, pourvu que ça dure ! ». Et de lancer un « appel de Tours » : « aucun candidat n’aura les voix de la CGT, des travailleurs, sans s’engager à abroger la réforme des retraites ».

    Mais ce discours est aussi, et surtout, le moment pour elle de faire le bilan de son mandat. « Faisons les comptes, depuis 2023, quatre Premiers ministres contraints à la démission, cinq réformes enterrées, deux budgets d’austérité en partie vidés de leur contenu », énumère-t-elle. La secrétaire générale revient sur l’exemple de la réforme des retraites. « Nous avons refusé de tourner la page, nous avons fait échouer le conclave et décalé l’application de la réforme des retraites », se félicite-t-elle. Elle réalise aussi un bilan plus critique : « Il y avait plus de manifestants que de grévistes. Nous n’avons pas réussi à étendre la grève le jour où l’intersyndicale avait appelé à mettre le pays à l’arrêt […] Tous les syndicats CGT n’ont pas appelé à la grève. »

    FSU et Ictam comme dossiers chauds

    Le lien est tout trouvé avec les propositions émises par la direction sortante : « Nous sommes rassemblés pour adopter notre plan de bataille pour les trois prochaines années. Pour cela, tirons les leçons de la mobilisation contre la réforme des retraites. » Outre les orientations générales sur lesquelles les congressistes doivent se prononcer comme « socialiser les richesses pour mieux protéger » ou tendre vers une « planification industrielle et écologique », Sophie Binet évoque sans détour les propositions qui peuvent provoquer le plus de remous. Comme le rapprochement avec la FSU : « Il ne s’agit ni d’une fusion, ni de la création d’une superstructure, mais d’un cadre de coopération permanent. » Ou le développement de la CGT auprès des Ictam (ingénieurs, cadres, techniciens, agents de maîtrise) : « La mission des Ictam n’est pas de mener les luttes à la place des ouvriers, c’est de développer les luttes chez les cadres et professions intermédiaires. »

    De quoi occuper les congressistes pour les prochains jours.

    AU PROGRAMME

    Mardi. Les congressistes entrent dans le dur des débats avec le vote du rapport d’activité, qui permet de juger l’appréciation du bilan de la direction sortante. Vient ensuite une initiative autour de la Palestine en présence d’Hala Abou Hassira, ambassadrice de la Palestine en France, de Yousef Habache, du syndicat des journalistes palestiniens, et de Luc Triangle, secrétaire général de la Confédération syndicale internationale (CSI). Avant un meeting « international » contre l’extrême droite en présence de nombreux syndicalistes venus du monde entier.

  • La loutre officiellement de retour dans le Buëch

    La loutre officiellement de retour dans le Buëch

    « Sa présence a été repérée tout autour, notre bassin est le prochain à être colonisé, c’est pour ça qu’on est aux aguets. » En cette matinée d’avril, Théophane Rouballay a enfilé ses bottes pour aller arpenter les cours d’eau du Buëch. Chargé de mission Natura 2000 au sein du Syndicat mixte de gestion intercommunautaire du Buëch (Smigiba), il cherche des preuves de présence d’un animal dont la fréquentation est fortement suspectée dans les Hautes-Alpes depuis plusieurs années : la loutre. « On cherche en particulier des épreintes sur les berges, explique-t-il. Ce sont des déjections très reconnaissables, que l’animal laisse volontairement en évidence comme trace olfactive. Ça lui permet de marquer son territoire. »

    Sur l’un des rochers de la rive, dont il préfère taire l’emplacement pour ne pas attirer trop de curieux qui pourraient déranger l’animal, il trouve des excréments qui pourraient correspondre. Après inspection, il est catégorique, c’est bien une épreinte de loutre. « On peut voir des arêtes, des écailles… Il y a de fortes chances que ce soit la loutre. Localement, il n’y a pas d’autres mustélidés qui se nourrissent essentiellement de la faune aquatique, détaille Théophane. L’odeur est très reconnaissable, personnellement je trouve que ça ressemble un peu à du miel. » Si ces découvertes du mois d’avril étaient encourageantes, il lui restait encore à consolider ses preuves pour être sûr du retour de l’animal dans le Buëch.

    Un mois plus tard, le Smigiba est formel : la loutre fréquente à nouveau cette zone où on la considérait disparue depuis 1986. « Une épreinte a été observée par un naturaliste local et confirmée par la LPO. Toutefois nous sommes passés la même année mais plus tard sur le lieu de l’observation et nous n’avons rien vu, raconte Théophane. Cette année nous avons observé plusieurs empreintes à divers endroits. L’hypothèse d’un territoire occupé paraît donc plus probable. » Pour lui, c’est aussi un signe de bonne santé des écosystèmes locaux : « On a pu retrouver des indices de présence sur différents secteurs du Buëch et de ses affluents, éloignés de plusieurs dizaines de kilomètres. La présence de cette espèce est souvent considérée comme un indicateur de bonne qualité écologique des cours d’eau. »

    Disparue depuis

    les années 1980

    La progression de l’animal se confirme à l’échelle nationale depuis plusieurs années. Passée de 50 000 individus au début du XXe siècle à 1 000 en 1976, on compte désormais plus de 3 000 loutres, qui ont regagné 40% de leur territoire perdu entre 2009 et 2023 selon le CNRS (Centre national de la recherche scientifique).

    Elle fait même l’objet depuis 2019 d’un plan national d’action. Dans le bassin du Buëch, le Smigiba, l’Office national de la biodiversité et le Parc régional des Baronnies provençales y contribuent pleinement : en 2026, leurs équipes ont prospecté plus de 12 km de cours d’eau.

    Cette confirmation de la présence de la loutre ne sonne cependant pas la fin de leurs recherches. D’abord, parce que la loutre n’a pas encore été observée directement, c’est pourquoi après avoir récolté épreintes et empreintes de l’animal, Théophane va s’atteler à collecter des images via des pièges photographiques. Mais aussi car il reste encore difficile d’évaluer la pérennité de sa présence. « Il n’est pas certain qu’elle reste dans le Buëch cet été. Avec les beaux jours, les cours d’eau vont être très fréquentés, cela risque de la faire partir », analyse-t-il.

  • Un village bas-alpin détruit par une tempête de grêle

    Un village bas-alpin détruit par une tempête de grêle

    « Ici, c’est Beyrouth ! Il faut que je refasse la toiture, les plafonds sont morts, mon parquet a gonflé » : à Châteauneuf-Val-Saint-Donat, à 10 km de Château-Arnoux-Saint-Auban, les habitants ont été surpris par une tempête de grêle d’une ampleur inédite et ont subi de nombreux dégâts. Plusieurs d’entre eux ont dû être relogés suite à l’effondrement de leur plafond, et de nombreuses voitures ont été endommagées. La salle des fêtes, qui sert aux mariages, aux anniversaires, et, toutes les semaines, à la gymnastique des enfants et à l’atelier tricot des seniors, a été condamnée, son plafond s’étant en partie effondré.

    « On était en route pour l’Espagne, on a dû annuler nos vacances, rentrer en urgence et faire demi-tour à Bordeaux », témoignent Jean-Marc et Marie-Andrée Gubierrez, venus déclarer leur sinistre en mairie. « En 30 ans que j’habite ici, c’est la première fois que je déclare un sinistre comme ça ! », lance Marie-Andrée. Leur voiture achetée il y a seulement un an, leurs gouttières et « toutes les tuiles » de leur maison ont été endommagées. « Nous, encore, on s’estime heureux, c’est rien de grave », relativise le couple de retraités, alors que certaines familles vont devoir attendre plusieurs semaines avant de pouvoir revenir chez elles suite à l’effondrement de leur plafond.

    Des récoltes entières perdues

    Plusieurs agriculteurs ont subi des dégâts, et l’un d’entre eux envisage même de fermer son exploitation suite à la perte de toutes ses récoltes. « C’est le travail de toute une saison qui est détruit, ça met du temps à repartir », regrette le maire de la commune de 536 habitants, Didier Rouit (SE), se demandant si les indemnisations vont couvrir toute la récolte. « Samedi matin, la préfète est venue constater les dégâts. À 10h30, il y avait encore des gros tas de grêle ! », affirme-t-il. « Les anciens nous disent qu’ils n’ont pas vu un orage aussi violent depuis 1985. »

    Thomas Brignals a lui eu le pare-brise, le pare-chocs et une vitre de sa voiture et de son camping-car cassés. « La troisième est assurée au tiers, donc c’est pas la peine », regrette-t-il. Les garagistes, débordés par l’affluence de voitures abîmées par la grêle, ont dû, pour certains, faire appel à des renforts de Manosque.

    Les Alpes-de-Haute-Provence sont à nouveau placées en vigilance jaune orages ce mardi entre 13h et 20h, a annoncé la préfecture lundi. Ces orages pourront être localement forts et à nouveau s’accompagner de chutes de grêle, a indiqué la préfecture, qui appelle à la vigilance.

    Vigilance jaune orages ce mardi entre 13h et 20h. Pour plus d’informations, consulter le site de Météo-France meteofrance.fr ou appeler le 32 50.

  • À Avignon, la révision du plan Faubourg contestée par des habitants

    À Avignon, la révision du plan Faubourg contestée par des habitants

    La clé de treize en or qu’Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon, a utilisée pour démonter en grande pompe quelques panneaux stop va-t-elle aussi ouvrir les vannes d’un trafic accru dans certaines rues apaisées par le plan Faubourg ? C’est en tout cas ce qu’estime l’association des Quatre boulevards, qui milite contre plusieurs révisions lancées par l’édile, notamment le projet de réouverture à double sens au carrefour entre le boulevard Jacques-Monod, l’avenue Saint-Ruf et le boulevard Sixte-Isnard.

    Devant le siège de l’association, situé justement sur le boulevard Jacques-Monod, sa présidente, Valérie Villette, estime que rouvrir ce double sens « ramènerait toute la circulation de transit ». La structure avait en effet été créée en 2020 à la suite de l’amplification du trafic sur ces axes, consécutive à la réduction des voies autour des remparts et sur la rocade Charles-de-Gaulle pour laisser de la place au tram. « De 3 000 véhicules par jour, on était passé à jusqu’à 17 000 passages. Et pour beaucoup, c’était du transit, pas des Avignonnais », assure la présidente.

    La municipalité compte rouvrir ce double sens, ainsi que dans d’autres rues, accompagnée de différentes mesures, cet été, « après le Festival, sans doute en août », affirmait, lors de la présentation des premières décisions il y a dix jours, l’adjoint au maire délégué à la circulation, aux mobilités et à la voirie, Nicolas Donadille. Mais les prises de position du maire, notamment lorsqu’il expliquait que « tout le monde prenait ces sens interdits » et que « donc, à un moment, ce ne sont pas les gens le problème, mais bien les sens interdits », se font déjà ressentir sur le terrain. « Des adhérents m’expliquent qu’il y a plus d’agressivité envers les cyclistes », pointe notamment Valérie Villette, alors que quelques voitures s’engouffrent déjà à contresens sur le boulevard, sur la voie réservée aux vélos, bus et véhicules de secours.

    Demande de moratoire

    La structure pointe également le manque d’échanges avec les élus. « On n’a pu échanger qu’à une seule reprise avec Olivier Galzi. C’était pendant la campagne et il avait dit qu’il ne démantèlerait pas totalement le plan. On ne parvient pas à obtenir de rendez-vous avec Monsieur Donadille, malgré de multiples relances », regrette la dirigeante associative.

    Elle compte également, avec d’autres associations, demander un moratoire sur les modifications programmées. « Il faut que ce plan soit réellement étudié de manière scientifique et non pas juste au doigt mouillé. Les villes prospères ont arrêté le tout voiture depuis un moment », clame Valérie Villette.

    La question d’un contournement de la ville, la fameuse LEO (liaison Est-Ouest), est aussi évoquée. Tout en estimant que « le tracé doit être revu pour ne pas passer par la ceinture verte, une voie faisant le tour de la ville est perçue comme une solution pour apaiser les quartiers résidentiels en extra-muros. Le projet d’étoile ferroviaire autour du Grand Avignon est également vu d’un bon œil. « Il faut favoriser ces modes de déplacement. Les gens peuvent prendre le vélo dans le train pour aller au boulot sans perdre trop de temps, par exemple », illustre Valérie Villette.

  • Une offre de reprise pour Fibre Excellence

    Une offre de reprise pour Fibre Excellence

    « L’offre a été déposée à 12h, lundi 1er juin. L’objectif est de créer une nouvelle entité qui reprendra l’intégralité des actifs et des salariés », a annoncé la direction du groupe Fibre Excellence, qui emploie 670 salariés sur les sites de Tarascon et de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne. Il s’agissait de la date butoir fixée par le tribunal de commerce de Toulouse pour le dépôt des offres de reprise. C’est la seule qui aurait été déposée.

    Considérant « qu’il est établi que la SAS Fibre Excellence est dans l’impossibilité de faire face au passif exigible avec son actif disponible et est en conséquence en état de cessation des paiements », le tribunal avait placé l’entreprise en redressement judiciaire, dans sa décision du 27 avril. Il estimait cependant que « l’entreprise semble avoir les moyens de se diriger vers un plan qui aurait pour finalité la poursuite de l’activité, le maintien de l’emploi et l’apurement du passif » et avait accordé six mois de délais d’observation. L’entreprise doit revenir deux fois devant le tribunal pendant cette période : « Le mercredi 3 juin à 9h, munie d’une situation de trésorerie, d’une situation financière », explique la juridiction. Laquelle « renvoie l’affaire en chambre du conseil à l’audience du mercredi 17 juin à 9h, afin de déterminer si l’entreprise dispose des capacités financières suffisantes à sa poursuite d’activité et le maintien de la période d’observation ».

    « Il faut y aller ! »

    En mai, Carole Delga, présidente (PS) de la Région Occitanie, avait fait savoir que la collectivité était prête à intégrer la gouvernance de l’entreprise et à investir 5 millions. Elle avait rencontré, avec les représentants des salariés, le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin. Et de promettre : « Je continuerai à me mobiliser. »

    Vendredi, la direction de Fibre Excellence a fait savoir que l’offre de sauvetage des deux dernières usines de pâte à papier de France avait obtenu le soutien des Régions Occitanie et Sud. L’offre a été présentée aux salariés. La relance de l’activité de cette entreprise survient après le désengagement de son actionnaire indonésien. « C’est la seule offre, a réagi Laurent Quinto, délégué CGT. Alors il faut y aller ! »

    Avec un bémol : « Ce plan de reprise doit permettre de redémarrer l’activité avec une trésorerie saine et retrouver un investisseur pour appuyer la relance. Il faut que, d’ici le 17 juin, l’état prenne une décision sur l’augmentation du prix de rachat du kWh sur lequel repose ce plan. »