Category: accueil-third

  • Le Grand Port accélère ses investissements

    Le Grand Port accélère ses investissements

    Le Grand Port maritime de Marseille-Fos (GPMM) monte en puissance en termes d’engagements financiers. En 2026, l’établissement prévoit près de 125 millions d’euros d’investissements, dont 95 millions d’euros déjà engagés à la fin du mois de juin. À titre de comparaison, le Port a investi 51 millions d’euros au cours de l’année 2020. « Ce premier semestre, on est sur la conclusion de financements importants, sur l’obtention d’autorisations administratives, notamment environnementale, et sur le démarrage de premiers chantiers », précise le président du directoire, Hervé Martel.

    En février, le GPMM a signé un Projet urbain partenarial (PUP) avec la Métropole et les acteurs privés propriétaires fonciers afin d’organiser la participation au financement des routes qui vont desservir les terrains. « Ce sont 99 millions d’euros qui vont aller pour l’aménagement du môle central », précise Hervé Martel. Les premières opérations sont engagées.

    Il faut dire que « les projets industriels avancent vite, ce qui renforce la pression sur le Port pour être au rendez-vous ». Gravithy « dépose très prochainement ses autorisations ». Chez H4 « un certain nombre de sujets importants comme le sourcing électrique sont en train de se concrétiser ».

    C’est sur ce terrain que la future Zone de services portuaires n° 2, de 45 ha, devrait bientôt voir le jour. « On a obtenu les autorisations administratives, c’est l’entreprise Guintoli du groupe NGE qui a obtenu ce marché de 25,9 millions d’euros, détaille encore le président du directoire. C’est quelque chose qui était attendu par les armateurs, pour stocker et réparer les conteneurs vides. La zone n°1 est à saturation, donc cette activité se fait partiellement sur les terminaux à conteneurs qui ne sont pas faits pour ça. »

  • [C’est l’été] Une boum pour enfants au cœur des parcs marseillais

    [C’est l’été] Une boum pour enfants au cœur des parcs marseillais

    Plumes roses, tutus fuchsia et lunettes de toutes sortes. Mardi 8 juillet, l’énergie de la Boum Boum s’est emparée du parc de la Porte d’Aix à l’occasion de l’Été marseillais. Ce concert « ludique et sportif » souhaite parler « de la vie quotidienne des enfants », selon son producteur, Claude Freissinier.

    La formule semble séduire les plus jeunes. Près de la scène, Maelys et Inaya observent attentivement les chorégraphies avant de les reproduire. « La danse des métiers » et le « voyage dans l’espace » sont les tableaux qu’elles ont préférés, expliquent-elles. Après cinquante minutes de spectacle, « l’excitation et l’envie d’y retourner » sont toujours au rendez-vous, confient les deux amies.

    Les parents aussi s’amusent

    Mais les plus jeunes ne sont pas les seuls à profiter. Quelques mètres plus loin, Myriam, maman d’Inaya, laisse échapper quelques rires et confie trouver « le spectacle sympa et rigolo ». Pour les parents, c’est aussi l’occasion de « souffler, tout en ayant quelqu’un qui s’occupe des enfants », estime Hachimia.

    Trois autres dates de la Boum Boum sont prévues en juillet, dans les parcs Billoux (15 juillet), de la Moline (22 juillet) et du 26e Centenaire (29 juillet).

  • [C’est l’été] Quand les plages marseillaises s’adaptent au handicap

    [C’est l’été] Quand les plages marseillaises s’adaptent au handicap

    « Tu étales la crème solaire sur tes jambes, Yanis ? » Casquette sur la tête et sac à dos, un groupe de sept jeunes de l’IME Les Fauvettes, à Vitrolles, s’est rendu ce matin-là sur la plage des Corbières, dans le 16e arrondissement de Marseille. Âgés de 14 à 25 ans, ils présentent tous un handicap physique ou mental. Une sortie à la plage pas comme les autres, rendue possible grâce au dispositif « À nous la mer ! ».

    « On s’adapte à eux »

    Mis en place par la Ville de Marseille durant les mois de juin, juillet et août, ce dispositif permet aux personnes en situation de handicap « d’accéder à la mer en douceur », explique Yasmine, l’une des éducatrices du groupe. Pour en bénéficier, aucune inscription n’est nécessaire, même s’il est recommandé de signaler sa venue au préalable.

    Pour encadrer, quatre saisonniers sont présents, dont une kinésithérapeute. Tous ont suivi une formation spécifique. « On s’assure que les personnes à mobilité réduite (PMR) trouvent une place de parking, puis on aide pour la mise à l’eau », explique Youcef, responsable depuis 3 ans.

    Au programme ce matin : baignade dans la Méditerranée avec les éducateurs, les pieds dans l’eau ou jusqu’aux épaules selon les envies. Pour faciliter l’accès à la mer, trois fauteuils roulants amphibies sont mis à disposition. « Une fois la baignade finie, les personnes peuvent se reposer sur un transat adapté », précise Brianna, une des saisonnières.

    Succès du dispositif

    L’initiative est en plein essor, avec « 1 200 personnes bénéficiaires l’été dernier, et 56% d’augmentation de fréquentation en juin », selon Sophie Guérard, adjointe déléguée aux personnes en situation de handicap, à l’inclusion et l’accessibilité. Un succès à nuancer d’après Céline, éducatrice : « Il faudrait un endroit spécifique pour se changer et des douches adaptées, là, on va devoir utiliser les douches communes. » Avant de conclure : « Ça nous aide quand même beaucoup. C’est important d’avoir ce genre de moments festifs, ça montre que ces jeunes font aussi partie du monde. »

  • Les congés payés en débat 90 ans après le Front populaire

    Les congés payés en débat 90 ans après le Front populaire

    « Il faut continuer le combat. » Dans le quartier de Menpenti à Marseille, le 14-Juillet est, comme chaque année, l’occasion d’une grande fête sur la place Pierre-Roux. Historiquement organisée par le Parti communiste français, elle est désormais portée par une vingtaine d’associations avec le soutien de la mairie des 4e et 5e arrondissements. Fidèle à ses racines, le PCF reste néanmoins la seule formation politique présente. Au programme : un débat public consacré aux congés payés, 90 ans après l’arrivée du Front populaire en France.

    Durant une heure, Annick Riani (docteure en histoire) et Gérard Leidet (président de Promémo, Provence Mémoire et Monde ouvrier) ont animé les discussions. S’ils ont apporté un éclairage local sur les luttes de cette époque, ils ont également insisté sur l’importance que ces questions revêtent aujourd’hui. Le temps de travail est d’ailleurs « une question essentielle à l’approche de la présidentielle », affirme Annick Riani à la fin du débat.

    La chercheuse remarque « les tentatives de bousiller les jours fériés » par le gouvernement, « comme ce fut le cas pour le 1er-Mai », s’indigne-t-elle. Autre source de colère pour elle : une proposition du député Les Républicains Rémi Pilato visant à « renoncer à une semaine de congés afin d’être rémunéré sur celle-ci », une preuve de plus, selon elle, de « la volonté du gouvernement de vouloir faire travailler toujours plus ». Pour l’avenir, elle dit avoir un message : « Il faut se mobiliser, faire grève et être offensif. »

    Les festivités se sont ensuite poursuivies jusqu’au soir, avec un marché paysan, un repas chaleureux autour d’un aïoli, un karaoké et un bal populaire.

  • Des navettes franco-italiennes inaugurées dans les Hautes-Alpes

    Des navettes franco-italiennes inaugurées dans les Hautes-Alpes

    « Une date importante dans l’histoire de nos deux communautés » : c’est ainsi que Michel Mouront, président de la Communauté de communes du Guillestrois-Queyras, a qualifié ce lundi 13 juillet, jour de l’inauguration des navettes reliant les vallées du Queyras et du Val Varaita. Les élus des deux territoires se sont donné rendez-vous au col Agnel, à 2 744 mètres d’altitude, là où les minibus franchissent la frontière. Sur la route, l’ascension peut s’avérer impressionnante. Mais, une fois au sommet, le panorama spectaculaire à 360 degrés sur les vallées françaises et italiennes révèle le col non pas comme un obstacle, mais comme un lieu de passage.

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme Alcotra, un projet européen de coopération transfrontalière entre les Alpes françaises et italiennes. Du 5 juillet au 30 août, une à deux navettes quotidiennes assureront un aller-retour entre Ville-Vieille, dans le Queyras, et Sampeyre, en Italie, en passant par Molines-en-Queyras, Chianale, Pontechianale et Casteldelfino. Du côté français, les départs sont prévus les mardis, jeudis, vendredis et dimanches à 8h et 13h30, ainsi que le samedi à 9h30. Depuis Sampeyre, les navettes partiront les mercredis, jeudis, vendredis et dimanches à 10h30 et 16h40, et le samedi à 15h40. Le trajet simple coûte 4 euros. « Nous pensons qu’il y aura des voyageurs, des gens qui vont faire les marchés en Italie et des randonneurs, détaille Michel Mouront. Or, on voit très bien que le col Agnel, notamment la descente italienne, est impressionnant et certains hésitent à s’y engager. Notre but est aussi d’apporter une offre touristique supplémentaire. »

    Le projet vise à renforcer l’attractivité touristique du territoire, mais aussi les liens entre les deux vallées. « On y travaille depuis longtemps, on pense que c’est vraiment important, car ça permet de faire passer les gens de chaque côté, de les faire se rencontrer, a souligné Silvano Dovetta, président de l’Union de montagne Val Varaita, en Italie. Il y a la coopération politique et aussi un rapprochement humain, des rencontres, du travail ensemble, des maires qui sont devenus des amis. »

    Un lieu symbolique

    Le budget total de l’opération est de 68 000 euros pour la communauté de communes du Guillestrois-Queyras et 30 000 euros pour le Val Varaita, pris à charge à 80 % par l’Union européenne. « Les habitants de nos différentes vallées vont se rendre compte que les projets européens ont des effets concrets et leur permettent de se déplacer facilement entre vallées », espère Michel Mouron. Pour l’élu, faire de ce lieu un point de concorde revêt aussi une portée symbolique : « Le but est de nous rapprocher et de construire à notre niveau une Europe pacifiée, sereine, où nous nous comprenons. Il ne faut pas oublier qu’ici même dans les Alpes, en 1940, les armées françaises et italiennes se sont affrontées. »

  • Foule des grands jours pour le défilé militaire

    Foule des grands jours pour le défilé militaire

    Si le feu d’artifice a été avancé au 13 pour respecter un « temps national de commémoration pour les attentats de Nice », c’est bien le 14 juillet que Marseille a accueilli son traditionnel défilé militaire. Dès 17h, la foule était au rendez-vous le long du parcours ralliant le quai de la Fraternité et l’esplanade J-4 Gisèle-Halimi malgré d’écrasantes températures. Et, comme le veut la tradition militaire, les festivités ont débuté pile à l’heure, à 17h25, avec un salut au drapeau suivi d’un chant de la Marseillaise.

    Sur le parvis de la mairie, au pied d’une scène sur l’eau pour l’occasion occupée par une fanfare militaire, et face à des gradins pleins à craquer, plusieurs soldats se sont vus remettre des récompenses. Cinq ont été décorés de la médaille militaire, trois ont été distingués du grade de chevalier de l’ordre national du mérite et une a reçu la Légion d’honneur. Un moment solennel auquel a succédé une impressionnante performance vocale de Barbara Bourdarel, chanteuse d’opéra, avant que les quais ne laissent place aux hommes et femmes ce jour-là mis à l’honneur.

    Honneur et divisions

    Une centaine de militaires, policiers et pompiers – qui ont été reçus avec un enthousiasme tout particulier en cette période estivale d’incendies –, ont alors pu entamer leur marche. Cinq parachutistes ont également été largués au-dessus du Vieux-Port avant d’atterrir, en douceur, au pied de la mairie centrale. « C’est un beau moment. On rend honneur aux soldats qui combattent pour nous, aux pompiers aussi, qui sont très importants en ce moment. C’est l’occasion de les remercier », s’enthousiasme Martine, attentive au spectacle. À quelques mètres, Fatima expose un sentiment plus mitigé : « C’est toujours bien de voir défiler les forces françaises mais c’est vrai qu’on ressent un certain malaise. On sent bien qu’au moment de chanter la Marseillaise le public est timide. J’ai l’impression que l’actualité crée un certain sentiment de division », note-t-elle. Plus loin, quelques militants sont d’ailleurs venus revendiquer leur colère : « Loi de présomption de légitime défense des policiers = totale impunité », lit-on sur l’affiche qu’ils ont amenée pour l’occasion.

  • À Primark, les salariés à temps partiel veulent travailler davantage

    À Primark, les salariés à temps partiel veulent travailler davantage

    Face à une conjoncture économique difficile pour de nombreux foyers, en particulier ceux dotés de ressources limitées, il n’existe parfois qu’une seule solution : travailler davantage. Une conception très libérale du monde du travail, promue par Nicolas Sarkozy à travers son slogan de campagne pour la présidentielle 2007, qui ne traduit pas toujours une orientation politique, mais une nécessité dans la situation actuelle, avec des salaires qui ne suivent pas l’inflation.

    Les salariés de Primark, à La Valette-du-Var, sont concernés. Certains d’entre eux (86 sur les 123 vendeurs de l’enseigne), employés à temps partiel (25 heures hebdomadaires maximum), souhaitent travailler davantage, mais ne se voient pas proposer d’heures supplémentaires ou complémentaires par leur direction. « Pour beaucoup, le temps partiel n’est pas un choix, mais une contrainte. Les heures complémentaires représentent un ajout indispensable pour payer un loyer, financer des études, assurer les dépenses du quotidien ou constituer une épargne pour les mois où les revenus diminuent », dénonce la CGT Primark La Valette. Parmi eux, des contrats étudiants (8 à 16 heures), qui se retrouvent « particulièrement touchés. Pendant les vacances d’été, nombre d’entre eux ne perçoivent pas de bourse et comptent sur leur emploi pour préparer leur rentrée universitaire. Aujourd’hui, cette possibilité leur est refusée, les plaçant dans une situation financière difficile ».

    L’ombre de la grève

    Une situiation incompréhensible pour la CGT, eu égard aux récentes embauches, dont elle se félicite cependant, mais qui « ne doivent pas se faire au détriment des salariés déjà présents qui souhaitent augmenter leur temps de travail. Embaucher est une nécessité ; permettre à ces salariés de bénéficier d’heures complémentaires, lorsque l’activité le permet, l’est tout autant ».

    Alertée par les syndicats, la direction a indiqué « faire le maximum dans la mesure de [ses] possibilités économiques et organisationnelles, pour proposer des compléments d’heures lorsque les besoins de l’activité le permettent. Leur engagement (…) est reconnu, apprécié, et il constitue un élément important dans [ses] réflexions ». Des mots que la CGT considère comme « contradictoires » et « insuffisants » vis-à-vis de la situation, alors que les salariés s’étaient vus présenter la possibilité d’effectuer des heures supplémentaires lors de leur recrutement. Elle demande à la direction de « respecter les engagements affichés envers les salariés à temps partiel », sans quoi un mouvement de grève pourrait être enclenché.

  • À Martigues, un village sportif pour se dépenser les pieds dans l’eau

    À Martigues, un village sportif pour se dépenser les pieds dans l’eau

    À une vingtaine de mètres du rivage, un petit groupe de personnes sillonne la plage de Ferrières, de l’eau jusqu’à la taille. « Ce n’est pas du longe-côte, mais de la gym aquatique », précise Salim Boumezzou, responsable du service animation de la Ville de Martigues. Bien que ce dispositif estival existe depuis quatre ans, Christiane y participe pour la première fois ce lundi 13 juillet.

    En sortant de l’étang de Berre, la retraitée confie : « J’avoue que j’ai beaucoup apprécié, ça faisait un moment que je ne bougeais plus. Ça fait du bien en temps de canicule. On combine le rafraîchissement et le sport. »

    Sans oublier le vivre-ensemble. Le maire Gaby Charroux (PCF) y met un point d’honneur : « L’entretien physique est important, certes, mais surtout la rencontre : parler, échanger, évoquer ses difficultés, ses bonheurs et ses plaisirs aussi. C’est l’un de nos leitmotivs. L’Homme est un animal social, donc c’est important. »

    Christiane, de retour sur la Côte Bleue depuis peu après une vingtaine d’années passées dans les Landes, se réjouit d’avoir pu rencontrer du monde : « J’ai discuté avec quelques personnes, ça m’a permis d’anticiper le forum des associations de septembre et d’en savoir plus sur les activités proposées par le tissu associatif local. »

    Accueil des enfants

    Cette année, Martigues a prolongé le dispositif avec un village sportif, qui restera installé jusqu’à la mi-août. Le programme d’activités fourmille : disque golfe, slack line, jeux d’adresse, water-polo, water-basket ou encore parcours de motricité aquatique… L’infrastructure et les dix encadrants qui l’animent resteront en place jusqu’au 14 août. « Ce qui est nouveau, c’est qu’on a matérialisé l’espace, qu’on a organisé l’accueil des enfants », explique Pierre Dharréville (PCF), adjoint au maire délégué aux services publics et à la jeunesse.

    Salim Boumezzou détaille : « Les créneaux du matin sont réservés aux centres sociaux, aux centres aérés, aux Maisons de quartier et aux clubs sportifs. L’après-midi, de 11h30 à 14h30, c’est un temps libre pour les autres jeunes publics. Pour les plus âgés (10 ans et plus), on propose aussi du kayak et du paddle. On accueille environ 400 enfants par semaine. »

    Animatrice au centre social de Canto-Perdrix, Lilya trouve l’initiative « top », « surtout avec cette chaleur, ça leur fait du bien de se baigner ». « C’est bien organisé et ça leur fait découvrir des activités », affirme-t-elle. À côté d’elle, Alya se « régale ». La petite martégale va encore passer deux semaines au centre social, alors elle est contente de cette journée : « Ça change, même si on fait plein de jeux tous les jours. »

    Organiser, faciliter

    et inciter

    Gaby Charroux résume : « C’est un centre aéré d’extérieur et de centre-ville permanent, jusqu’au 14 août. » L’édile se satisfait de voir la population profiter de « cet endroit privilégié ». « On voit tout l’intérêt que la réhabilitation de l’étang de Berre peut avoir en ces périodes de chaleur, avec une lagune en bien meilleure santé que les années passées et d’une plage de centre-ville comme Ferrières. Cet aménagement est une opportunité pour les habitants qui peuvent venir à pied ou se garer aisément, tout est organisé pour ça. »

    « Je pense que nous sommes dans notre rôle, en tant qu’élus municipaux, de gestion communale, poursuit-il. Permettre, autoriser, faciliter, inciter nos populations… Organiser la vie générale, sur tous les plans, ici sur le plan de la détente et de l’activité de physique et de loisir, jusqu’à hier avec les Fadas sur le plan de la réflexion, de l’accès à la culture… Ça va s’enchaîner tout l’été encore. »

    Informations auprès
    de la direction des sports

    04.42.44.37.19 / 04.42.44.36.54

  • Il souffle comme un air d’embellie sur la Belle de Mai

    Il souffle comme un air d’embellie sur la Belle de Mai

    « Lacoste, Jézéquel… avant c’était Saint-Fé ! Avec les collègues des Iris, on venait s’habiller rue Belle de Mai », assure Bacri, la cinquantaine. Face à lui, les devantures murées « seventies » d’Yves Rocher, ainsi que celle du Logis Moderne, à la typographie caractéristique des années 1950, témoignent d’un dynamisme disparu depuis des lustres. « Les usines ont fermé, il y a eu le chômage et ils sont tous partis. Après, les gens sont venus habiter là parce que c’était le moins cher », résume cet habitant du quartier.

    Une nouvelle passerelle

    « C’est un quartier résolument populaire et militant, attachant et casse-couilles à la fois, un condensé de Marseille, qui s’est pris la crise du choc pétrolier de 70 en pleine poire. Abandonné des politiques publiques, il a décliné au point de devenir un terreau pour les marchands de sommeil », confirme Serge Pizzo, historique président du CIQ.

    Mais depuis quelque temps, on le sent renaître, par petites touches. Ici, on ne fait pas table rase du passé pour édifier des écoquartiers au bulldozer. « On n’a pas Euromed, mais c’est peut-être une chance, estime Serge Pizzo. Le quartier se prend en main comme il l’a toujours fait, avec toutes les bonnes volontés qu’il compte. » Michel Kelemenis y a créé sa Maison de la danse il y a 15 ans. Le couvent Levat est venu compléter l’offre de la Friche et du Comptoir de la Victorine. L’Embobineuse distille ses sons boulevard Bouès, Le Chapiteau tire l’animation jusqu’à Plombières. Et rue Belle-de-Mai, les rideaux de fer se dégrippent. Le Barjo, redynamisé par Camille, a relevé le défi il y a quatre ans. L’Idéaliste y fabrique depuis quelques mois sa magie et La Camaraderie commence à brasser du monde.

    Le quartier rouge a conservé « son énergie militante et populaire, solidaire. Oui, il y a de la vie ! », souligne Serge Pizzo. En témoigne le succès de la Belle fête de Mai, qui a célébré ses 25 ans en remplissant les places Caffo et Cadenat. L’événement a fusionné avec Les Plus Belles de Mai, manifestation portée par la mairie qui met à l’honneur les initiatives féminines. « Il y a encore pas mal de trous dans la raquette, relativise le CIQ. Il faut une vraie volonté politique et de la concertation. Faire, oui, mais le maître-mot c’est : ensemble. »

    Après l’ère Gaudin, la municipalité issue du Printemps marseillais semble avoir pris le pouls du secteur. Les écoliers ont fait leurs premiers pas, à la rentrée, dans le groupe scolaire Jolie-Manon. La friche de l’ancienne usine de farine de la rue Loubon accueillera, en 2027, une médiathèque très attendue dans ce quartier qui n’a jamais disposé d’une bibliothèque. La police municipale s’y est également installée.

    « La transformation du quartier est un vrai enjeu, assure Anthony Krehmeier, maire des 2-3, qui sort de l’inauguration de la remise à neuf du jardin de la Maternité. La place Cadenat est une des priorités et nous portons une attention particulière aux besoins des habitants ». La campagne de consultation « Prenez place » a fixé les grands axes d’un futur jardin pour enfant et d’un marché. Autour de la place, les ouvriers arrachent le bitume défoncé des rues pour les paver et les arborer. « Ce n’est pas parce qu’on est pauvres qu’on n’a pas droit à des trottoirs carrossables ! », salue Milène, 82 ans, de retour du marché en tirant son cabas. Pour les commerces, « nous intervenons avec des appels à projet pour imposer une diversité », précise l’édile.

    Autre symbole de renouveau : « Faire tomber la passerelle de Plombières pour laisser place au tram et à une trame verte connectée à Saint-Gabriel Bon-Secours », annonce encore Anthony Krehmeier. Les transports en commun restent toutefois à la traîne et l’on attend avec impatience le prolongement du T2, promis par la Métropole pour 2030. La ligne reliera Saint-Charles au Canet, puis à la place Burel et enfin à Saint-Jérôme. Un projet suivi par le collectif « Qu’est-ce qui s’Tram ? », qui veille au grain pour éviter un tracé trop destructeur du bâti. Certains craignent « l’effet gentrificateur ». Un spectre qui agace : « En 30 ans, la Friche n’a pas produit de remplacement de population », souligne Anne Pfister. L’adjointe déléguée à la vie scolaire estime en revanche : « On souffre du manque de mixité sociale et il faudra plus que Jolie-Manon pour enrayer l’évitement scolaire. On s’y attelle. »

  • Des chevreuils dans le viseur de l’état

    Des chevreuils dans le viseur de l’état

    Un arrêté visant à permettre la « destruction administrative » des chevreuils. C’est ce qu’a publié la préfecture des Bouches-du-Rhône, le 7 juillet, afin de « réguler [la] présence » des bêtes et de « prévenir les atteintes aux cultures ». Concrètement, Didier Vigo, lieutenant de louveterie des Bouches-du-Rhône, est autorisé, « à toute heure du jour et de la nuit », à abattre un chevreuil, dans les parcelles agricoles de Clément Klein, où des nuisances ont été constatées, mais aussi « sur tous les secteurs d’où proviennent les chevreuils, ainsi que sur tous les secteurs sur lesquels ils se réfugient ». Didier Vigo pourra être accompagné de chasseurs qu’il aura désignés et qui resteront sous sa supervision.

    L’article 5 de l’arrêté précise par ailleurs que « tout acte d’outrage ou de violence à l’encontre du lieutenant de louveterie ou des participants à l’opération de destruction administrative, notamment s’il constitue une entrave à son exécution, fera systématiquement l’objet de poursuites pénales ». Cette mention s’explique sans doute par l’opposition de certaines associations de protection animale, fermement opposées à ce type de pratiques.

    Régulation naturelle

    « C’est vraiment désolant de vouloir régler tous les problèmes à coups de fusil », s’indigne Muriel Arnal, présidente de One Voice, association qui milite pour une « éthique animale et planétaire ». « Il y a une volonté, de la part de certains syndicats agricoles et des fédérations de chasse, de faire de la nature ce qu’ils veulent », ajoute-t-elle. L’activiste pointe du doigt « l’incohérence des politiques publiques », qui choisissent de « supprimer certains prédateurs naturels, pourtant indispensables à la régulation de l’environnement ». La militante se réfère en fait au cas du loup. Depuis septembre 2024, une dérogation permet en effet d’effectuer des tirs sur cette espèce pourtant protégée depuis 1993, dans certaines conditions. Ces tirs doivent s’effectuer de « manière proportionnée aux atteintes subies par un élevage ». « Quand les loups sont dans une zone, il n’y a pas de problème de chevreuils, car ce sont leurs prédateurs naturels. Il y a un équilibre », insiste-t-elle.

    Poursuite juridique ?

    En 2022 déjà, une autorisation similaire, sur la commune du Puy-Sainte-Réparade (Bouches-du-Rhône), avait été attaquée par l’association en référé, révoltée par ce qu’elle qualifiait de « massacres autorisés par les préfets ». « Des recours pour sauver les animaux, nous en faisons peut-être 100 par an, détaille Muriel Arnal. On attaque dès qu’on peut. Donc, si c’est possible, nous attaquerons cette décision ».

    L’arrêté s’applique jusqu’au 12 septembre 2026.