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  • Les sénatoriales avancent à grand train

    Les sénatoriales avancent à grand train

    Alors que les formations politiques digèrent à peine la fin des municipales, un nouveau scrutin est en préparation : les sénatoriales du 27 septembre, où le Vaucluse est amené à renouveler ses trois sénateurs. Une élection loin de passionner comme les municipales, puisque seuls de grands électeurs (parlementaires, élus régionaux, départementaux, municipaux) sont amenés à désigner leurs représentants au Palais du Luxembourg. Dans le département, ils seront quelque 1 300 à devoir se prononcer. Le 5 juin, les conseils municipaux se réuniront pour finaliser la liste des grands électeurs.

    En 2020, la droite avait aisément glané deux sénateurs, Jean-Baptiste Blanc (LR) et Alain Milon (LR), qui avaient mené deux listes respectives arrivées en tête. Le 3e siège revenant à Lucien Stanzione, 1er secrétaire fédéral du PS, à la tête d’une liste d’union de la gauche. Loin derrière, l’extrême droite, divisée entre le RN et le clan Bompard, avait présenté deux listes, celle du RN recueillant 157 voix, quand il faut entre 280 et 300 voix pour espérer décrocher un siège.

    Sortant le mieux élu, Jean-Baptiste Blanc sera de la partie. Il a officialisé sa candidature dans une lettre aux élus jeudi dernier, dans laquelle il vante son bilan, autour de la loi ZAN (artificialisation des sols) ou ses 117 propositions de loi. « Je pense que mon travail mérite d’être poursuivi, j’ai été un vrai pont pragmatique entre Paris et le Vaucluse », estime le parlementaire, qui a déjà rencontré quelques-uns des 50 nouveaux maires vauclusiens. Seconde de sa liste en 2020, la présidente LR du Département, Dominique Santoni pourrait de nouveau être candidate mais reste, pour l’heure, en observatrice des configurations éventuelles. Âgé de 78 ans, Alain Milon devait initialement passer la main mais, selon Vaucluse Matin, une nouvelle candidature n’est pas à exclure. « Je suis pour une liste d’union la plus totale car sinon, plus il y a de listes, plus on favorise le RN », analyse Jean-Baptiste Blanc. La droite est sortie confortée (Apt, Cavaillon, Vaison…) voire renforcée des municipales (Avignon). Avec l’élection d’Olivier Galzi (DVD) à la tête de la ville-centre, la droite peut espérer 80 grands électeurs de plus.

    Olivier Galzi pousse

    sa compagne

    Sauf que le premier magistrat entend peser dans l’élection « d’une manière ou d’une autre », se contente-t-il de répondre, sans préciser s’il compte pousser une liste autonome ou s’allier avec la droite. Interrogé jeudi dernier, Olivier Galzi avait des atours macronistes d’il y a dix ans. « Notre large mouvement sans étiquette et transpartisan s’est levé pour faire bouger les lignes, nous devons peser dans les échéances qui arriveront », plaide Olivier Galzi. Si lui-même ne sera pas candidat, sa compagne et adjointe au maire, Anaïs Hausmann, pourrait l’être. Questionné, le maire préfère éluder dans un sourire. Toujours est-il que jeudi dernier, c’est Anaïs Hausmann qui a représenté la Ville lors de l’assemblée générale des maires de Vaucluse. Une présence remarquée où l’élue a engagé bon nombre d’échanges. Une rencontre Blanc-Galzi est prévue le 22 mai. Ex-présidente de Renaissance 84, Malika Di Fraja vient aussi de se déclarer candidate à l’investiture.

    À gauche, « le contexte est moins favorable », sait bien Lucien Stanzione, au moment d’aborder sa seconde campagne, marquée par les pertes d’Avignon et de Carpentras. Le sénateur PS compte bien rempiler et miser sur le soutien des partenaires de gauche. « J’ai fait un tour pour le moment informel, mais cela va s’accélérer avec l’idée de présenter ma liste début juillet », projette-t-il. Côté PCF, si rien n’a été validé du côté des instances, « on considère que Lucien a fait le travail et si la gauche a une chance de conserver un siège, il doit lui revenir », estime Julien De Benito, secrétaire du PCF 84. Une liste a priori sans insoumis, qui pourraient présenter leurs propres 5 candidats. « Toutes les élections nous intéressent mais aucune décision ne sera prise tant que des chefs de file ne seront pas désignés, d’ici à la fin du mois », temporise-t-on chez LFI.

    Quoi qu’il en soit, Lucien Stanzione espère convaincre au-delà du simple sérail de la gauche. « Il y a 6 ans je démarrais comme candidat, là je pense que mon bilan et travail, sur l’agriculture par exemple, peut être reconnu au-delà des étiquettes », projette-t-il. Et ce « alors que le danger RN tape à la porte ». L’extrême droite rêve de glaner son premier sénateur vauclusien – Thierry D’Aigrement, délégué du RN 84 est pressenti –, elle qui a déjà 4 députés sur 5. La probabilité existe mais elle est loin d’être assurée, l’étiage actuel de grands électeurs RN serait autour de 200.

  • Une fusion redoutée à l’école Simone-Veil

    Une fusion redoutée à l’école Simone-Veil

    Un projet de fusion des écoles maternelle et élémentaire Simone-Veil à Avignon, souhaité par la précédente municipalité, provoque encore quelques remous. Le syndicat Snudi-FO 84 regrette en effet que la direction académique ait retiré « le poste vacant de direction de l’école maternelle Simone-Veil pour préparer la fusion avec l’école élémentaire pour la rentrée 2027… après avoir échoué à la réaliser pour la rentrée 2026 ».

    Le syndicat estime que « rien ne justifie de soustraire ce poste au mouvement » et que le projet de fusion « n’avait pas l’adhésion des équipes pédagogiques ». « Pour diverses raisons, il a été décidé de prendre une année supplémentaire pour finaliser ou non ce projet. L’ensemble des acteurs concernés seront donc consultés l’an prochain, notamment les conseils d’école. Les échanges se poursuivront l’an prochain et la direction académique mettra en œuvre les décisions qui auront été prises. Le sujet sera donc abordé avec la nouvelle équipe municipale dans les semaines ou mois à venir », précise, contactée par La Marseillaise, la direction académique de Vaucluse.

    Si la fusion des écoles n’est pas prévue avant 2027, une direction unique pour la maternelle et l’élémentaire sera bien mise en place à la rentrée 2026 pour l’heure.

    La direction académique confirme bien ce retrait, mais ajoute que c’est seulement de façon temporaire. « Dans la mesure où un des deux postes de direction d’école sera vacant à la rentrée 2026, il a été décidé de n’y affecter un personnel qu’à titre provisoire, le temps de s’assurer que la fusion aura lieu (auquel cas, il n’y aura plus qu’une direction unique). Si le projet est abandonné, le poste de direction sera de nouveau proposé au mouvement des personnels pour la rentrée 2027 », confirme la direction académique de Vaucluse.

  • Une société varoise crée des biberons sans plastique

    Une société varoise crée des biberons sans plastique

    Après avoir donné naissance à son troisième enfant dans les années 2010, Allison Piraud s’interroge. Comment éliminer les plastiques des objets nécessaires au quotidien d’un nourrisson tels que les tétines et les biberons ? « Mon mari, qui travaille dans la plasturgie, me déconseillait formellement le plastique pour les risques de migration de substances vers le lait. Je me suis alors tournée vers le verre, mais il cassait. » Après deux années de recherche, l’idée du silicone pur de grade médical, matériau biocompatible (donc toléré par l’organisme), s’impose comme la meilleure alternative. Utilisé, comme son nom l’indique, en médecine, du soin infirmier jusqu’à la chirurgie, garanti sans BPA, BPS, phtalates, PVC, plomb ou nitrosamines, ce matériau ne libère aucune substance volatile ni microparticule sous l’effet de la chaleur, et constitue une alternative saine et sûre aux contenants alimentaires traditionnels. « Je cherchais un matériau qui puisse répondre à des exigences sanitaires extrêmement élevées pour des produits destinés aux nourrissons. Et au-delà de l’aspect sanitaire, le silicone médical est aussi un matériau durable et réutilisable, conçu pour durer dans le temps », souligne Allison Piraud. Elle lance alors l’entreprise Elhée, en 2018, dont le nom est inspiré de celui de sa fille, Éléonore.

    Objectif : multiplier le chiffre d’affaires par 3 ou 4

    Naît alors le « Biberond », premier produit de la gamme, un biberon anti-coliques, qui offre un confort digestif et sensoriel. Dans sa lignée sont conçus d’autres objets (tétines, tasses, chauffe-biberon…), en collaboration avec d’autres marques de l’univers de la puériculture, et bientôt une ligne de soins dermocosmétiques. Toujours avec une double visée sanitaire et écoresponsable : « Nos produits sont évolutifs, avec des accessoires interchangeables et des pièces détachées pour prolonger leur durée de vie et limiter les déchets. »

    Avec des produits imaginés à Toulon et conçus en Isère, Elhée entend privilégier des circuits courts, des matières premières sourcées en Europe et une conception durable. Actuellement « dans une phase d’accélération importante », tel que le décrit sa présidente, présente dans 35 pays, la marque revendique un chiffre d’affaires de 4 millions en 2025, et vise 7 millions cette année, puis 15 à 20 millions à l’horizon 2030. Des objectifs d’expansion qui vont « s’accompagner d’investissements industriels et du renforcement progressif des équipes », prévoit Allison Piraud, qui compte aujourd’hui cinq salariés et une vingtaine d’emplois indirects générés à travers ses partenaires industriels et ateliers français.

  • Les leçons d’un syndicalisme toujours en lutte et en résistance

    Les leçons d’un syndicalisme toujours en lutte et en résistance

    L’Institut d’histoire sociale (IHS CGT) du Var se propose une fois encore de puiser dans la richesse des luttes passées de quoi éclairer les combats d’aujourd’hui et de demain, pour arracher par la mobilisation de nouveaux conquis sociaux et mener la bataille contre les idées d’extrême droite. La conférence de ce soir, qui sera donnée à 17h30 à l’Igesa, se donne pour objectif de mener une réflexion collective sur la manière dont s’est bâtie « une conscience de classe universaliste, offensive et émancipatrice » dans notre département, et comment celle-ci est capable encore aujourd’hui « de répondre aux défis du capitalisme en crise », si l’on parvient à la réactiver.

    L’occasion de rappeler que, des chantiers navals de La Seyne à l’arsenal de Toulon, mais aussi des mines aux industries métallurgiques, s’est constituée au XXe siècle une classe ouvrière dense, organisée et fortement marquée par l’internationalisme.

    Une situation qui s’est radicalement modifiée depuis la fin des années 1970 avec une désindustrialisation planifiée et mise en œuvre à grands coups de casse sociale. Ce qui a en plus profondément désorganisé les collectifs de travail et freiner la circulation des valeurs portées depuis toujours par la CGT. Rien d’étonnant donc, que dans un contexte de crise, les vieux démons ressurgissent face à « l’instrumentalisation des divisions opposant travailleurs et chômeurs, nationaux et immigrés », en faisant renaître la figure du bouc émissaire.

    L’unité face à la haine

    Comment donc aujourd’hui reconstruire l’unité du monde du travail quand le capitalisme et les forces de la réaction prospèrent sur sa fragmentation ? C’est le défi auquel doit répondre aujourd’hui le syndicalisme

    Alain Henckel rappellera en première partie le riche héritage des solidarités mises en mouvement par la CGT dans le Var avant de laisser la parole à André Prone, essayiste et secrétaire général de l’IHS, qui mettra en exergue « la résistance syndicale face à la crise du capitalisme et la montée de l’extrême droite ».

    « Ce qui se joue aujourd’hui dans le Var ne tombe pas du ciel », explique-t-il. Mais le fruit de transformations profondes qui ont généré un accroissement des inégalités, la fragilisation du travail, le recul des solidarités et la progression du racisme. Ce qui se traduit aujourd’hui dans les urnes par les conquêtes du parti à la flamme.

    Et de poursuivre : « Le Var est ainsi devenu un département où l’emploi est majoritairement dispersé, fragmenté et moins organisé collectivement que les bastions ouvriers d’hier. » Avec des milliers de salariés vivant avec des revenus modestes, des contrats courts, des temps partiels imposés, des horaires éclatés, et un taux de chômage global supérieur à la moyenne nationale d’environ de trois points.

    « L’histoire du Var montre que des femmes et des hommes venus d’origines diverses ont su s’unir, lutter ensemble, gagner des droits, défendre la paix, résister au fascisme, s’impliquer dans les luttes au niveau international, arracher des conquêtes sociales », insiste l’intellectuel marxiste.

    Et de conclure : « Si cela fut possible hier, cela reste possible aujourd’hui et demain. » Ce qui suppose de « reconstruire du collectif là où règne l’isolement, de la solidarité là où l’on organise la concurrence, de la conscience là où l’on entretient la confusion, et de l’unité là où l’on diffuse la haine. » Tout un programme.

  • Le projet Bio-Méthane en débat public

    Le projet Bio-Méthane en débat public

    Ils seront nombreux à répondre au rendez-vous organisé par l’Association des travailleurs de la centrale de Gardanne (ATCG). Partant d’une démarche volontaire, les salariés de la centrale, porteurs du projet Bio-Méthane Provence (BMP), lancent depuis ce lundi une consultation publique autour de celui-ci. Dans ce cadre-là, trois réunions publiques sont organisées par la CGT du site. La première se tiendra ce mardi 12 mai, dès 18h, à la Maison du Peuple de Gardanne. Pour rappel, le projet BMP est porté par la Société de production d’énergie gardannaise (Speg), sous l’égide de l’ATCG, en association avec Gazotech. Née de longues années de lutte, après la fermeture de la tranche charbon de la centrale, celle-ci a pour objectif de « produire de l’énergie verte à partir de ressources locales et contribuer ainsi à la décarbonation du territoire et à son indépendance énergétique », indique la CGT dans un tract distribué à la population la semaine dernière.

    Les porteurs du projet Bio-Méthane organisent, dans le cadre de cette concertation, trois réunions publiques, permettant de présenter le projet en détail, mais aussi de répondre aux questions des citoyens, comme tenter de rassurer les plus sceptiques vis-à-vis du projet. « Le projet n’a jamais été présenté au public (sous cette forme-là), même si nous avons toujours été clairs sur notre projet et avons toujours informé le public de notre projet. Mais cette réunion permet une information pleine et entière pour tous les riverains, recontextualise Jean-Michel Roccasalva, secrétaire général de la CGT du site. (Cette consultation), nous n’avions pas obligation de la faire. Mais selon la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), il y avait une forte probabilité qu’on soit amenés à la faire via la Commission nationale du débat public (CNDP). » Celle-ci, a donc été saisie au plus tôt. La consultation elle, est ouverte jusqu’au 22 juin. Parmi les trois réunions publiques, la première se tiendra ce mardi 12 mai, dès 18h, à la Maison du Peuple de Gardanne.

    Associations, partis et élus présents

    L’entrée à cette rencontre reste libre, dans la mesure des places libres. Parmi les présents dans la salle, une délégation envoyée par la majorité – le maire, Hervé Granier (LR), se rendra sur place entouré de quelques élus. François Canu, secrétaire de l’Union départementale CGT et secrétaire général de l’Union locale d’Aix, sera lui aussi présent. « La lutte des salariés de la centrale est un dossier départemental, rappelle ce dernier. Le meeting tenu avec Sophie Binet à la centrale [en février 2026, Ndlr] était une première victoire, nous venons soutenir les camarades qui sont encore en train de boucler le projet. » Ce lundi soir, l’Union locale PCF, qui se rendra également à la Maison du peuple, indiquait recevoir dans ses locaux l’ATCG. « Ce projet, on le soutient. Il correspond à tout ce que l’on veut au niveau de l’emploi, de l’industrie… », souligne Amélie Barbey. Mais également, plusieurs associations et militants, notamment écologistes, opposés au projet devraient être présents.

    « Cette réunion permet une information pleine et entière »

  • La chasse aux rodéos sauvages de motocross dans les massifs

    La chasse aux rodéos sauvages de motocross dans les massifs

    Le résultat de l’intervention ce dimanche de la police nationale a amené à plusieurs amendes forfaitaires et des mises en fourrière de véhicules, indique la Ville de Septèmes. Ces rodéos avec plusieurs dizaines de motards se déploient dans le massif de l’Étoile depuis plusieurs années constituant un risque de sécurité pour les riverains, des risques pour l’environnement et notamment des nuisances sonores intenses…

    Intervention et action

    Et les rodéos perdurent, à cause notamment d’effectifs de police trop faibles et pas toujours équipés pour se rendre dans les massifs. L’action dominicale de la police nationale serait amenée à se renouveler, selon la Ville. Le maire (PCF) André Molino confirme :
    « J’apporte une attention particulière [à cette situation], ce sera suivi de très près. » À l’assemblée générale de l’Union des maires des Bouches-du-Rhône le 8 mai dernier, l’édile a interpellé les parlementaires afin de demander des propositions de lois qui permettraient de saisir définitivement ces motos qui n’ont souvent pas de plaque d’immatriculation, sans quoi « ils paient une amende, (…) et ils reviennent », conclut-il.

    Lavinia Scott
  • Sur la côte Bleue, le surf comme argument touristique

    Sur la côte Bleue, le surf comme argument touristique

    Du surf en Méditerranée ? Pas connue pour ses vagues déchaînées, elle accueille pourtant une certaine communauté de surfeurs. Sur la Côte Bleue et vers Martigues surtout, une véritable scène surf s’est développée au fil des années. Avec l’été en approche, l’office de tourisme de Martigues compte mettre en avant cette activité de son territoire. Sa particularité ? Une configuration géographique unique qui capte les houles et les vents pour créer des vagues.

    « C’est la chasse à la vague »

    « Au cœur du village de Carro, le spot de surf des Arnettes est l’un des lieux incontournables de la glisse en région Sud », renseigne l’office de tourisme. Martigues, Carry-le-Rouet, Sausset-les-Pins : de nombreux endroits le long de la Côte Bleue sont souvent investis par les planches. Pablo Pelle est surfeur depuis dix ans. Il habite Marseille et cela fait trois ans qu’il côtoie les vagues de Martigues : « Pas plus tard qu’hier [dimanche] soir, je surfais à La Couronne. Il y en a pour tous les niveaux sur la côte et les paysages sont vraiment magnifiques », décrit-il. La particularité de cet endroit, c’est justement cette configuration géographique qui capte houles et vents pour créer des vagues. La culture du surf ne se limite pas à l’Atlantique, mais en Méditerranée elle reste extrêmement dépendante de la météo…

    « La pleine saison, c’est entre novembre et mars. Quand il y a le Mistral, c’est mieux pour former les vagues. Avant ou après, c’est deux ou trois sessions par mois », explique Arthur. L’étudiant de 21 ans poursuit : « C’est un peu le souci de la Méditerranée, c’est la chasse à la vague. » Des sessions de surf précieuses qui n’ont pas empêché une communauté de se créer. Ces deux habitués croisent « souvent les mêmes visages dans l’eau, beaucoup de locaux », d’après Arthur, qui a commencé ce sport à 13 ans. Pour ces sportifs, promouvoir le surf à Martigues est une bonne chose. « C’est un sport de partage », se réjouit Arthur, tout en nuançant : « Plus il y a de monde, moins on peut surfer. »

  • Mathieu Claveau encore vainqueur d’une course en duo

    Mathieu Claveau encore vainqueur d’une course en duo

    Parfois, la voile offre également des dénouements incertains et un suspense jusqu’aux derniers instants de la course. C’est ce qu’il s’est passé durant la 2e édition de la CIC Med Channel Race. Ce Marseille – Marseille, avec des passages par la Corse, la Sardaigne et Majorque, a finalement tourné en faveur d’un local. Membre de l’équipe Phare 40, le Marseillais Mathieu Claveau s’est imposé après 5 jours et 23 heures en mer avec son acolyte François Verdier. Les deux hommes ont empoché la victoire pour seulement 10 minutes et 15 secondes, par rapport au duo Naas/Torreilles sur leur bateau Stella Terra Nova. Le podium s’est même joué en 45 minutes avec la 3e place pour l’écurie RDT Logistic – Ocean Connect.

    « Cette victoire valide tout le travail engagé depuis le début de la saison. Nous avons eu des conditions très variées, du portant, du près, du petit temps comme du vent plus soutenu, et le bateau a répondu présent dans tous les registres. C’est extrêmement encourageant pour la suite. Le Class40 [voilier utilisé sur cette course, Ndlr] est très sain, performant et agréable à mener, et avec François nous avons trouvé un très bon fonctionnement à bord », détaille Mathieu Claveau, en pleine préparation pour la Route du Rhum, son objectif de l’année (1er novembre).

    Nouvelle course

    cette semaine

    Le skipper originaire de Lozère améliore son résultat lors de la première édition puisqu’il était 3e en 2025. Il l’évoque rapidement, mais son entente avec François Verdier s’est avérée être une évidence. Les deux navigateurs n’ont eu que trois jours ensemble avant la Paprec 600, à Saint-Tropez, mais « l’osmose » est présente entre eux. Ils ont justement remporté cette première course et enchaînent un nouveau succès avec la Channel Race. « Remporter deux courses d’affilée en Méditerranée donne beaucoup de confiance avant les grands rendez-vous de la saison. Chaque mille parcouru est précieux dans la préparation de la Route du Rhum, et cette course nous permet de franchir un nouveau cap sportivement. »

    Les événements s’enchaînent pour la paire Claveau/Verdier. Dès ce mercredi et jusqu’à dimanche, ils participeront à la Porquerolles Race, mais cette fois en équipage. Avec les deux hommes, des blessés de guerre comme compagnons de navigation. Car c’est bien le but premier de l’équipe Phare 40 et leur bateau Phenix, permettre à des militaires et gendarmes de retrouver une mobilité par la pratique de la voile. Les rendez-vous sont encore nombreux avant ce fameux départ de la Route du Rhum, à Saint-Malo.

  • Le club phare de Château-Gombert triomphe sur la scène féminine

    Le club phare de Château-Gombert triomphe sur la scène féminine

    Quelques semaines après avoir été sacré champion de France par équipes en National 1 de tennis-fauteuil, le Tennis Club de Château-Gombert a décroché, dimanche au Centre de Ligue Paca de tennis à Puyricard, un nouveau titre avec son équipe 1 féminine, sacrée championne régionale R2. Invaincues toute la saison, les Marseillaises ont conclu leur magnifique parcours par une victoire en finale face au TC Vitrolles (4-2). « Notre projet a porté ses fruits », s’est réjoui Stefano Cimtile, président du TC Château-Gombert, dans le 13e arrondissement. Aux côtés de Mathieu Chagachbanian, moniteur et entraîneur de la section féminine, il a assisté au sacre de ses protégées. « Ça fait trois ans que l’on travaille sur le développement de cette équipe », souligne le dirigeant, conscient que la Ligue demande davantage aux clubs de développer la féminisation du tennis. La présence d’Aurélie Sciara, présidente et membre de la commission fédérale Para-Tennis à la Ligue Paca, permet au TC Château-Gombert d’insuffler cette dynamique, au travers d’événements comme des portes ouvertes ou des opérations spéciales comme « ramène ta copine ».

    Franchir le pas

    « On s’est rendu compte que beaucoup de femmes se mettent des barrières et ne franchissent pas le pas », glisse Stefano Cimtile, un président très porté sur la question de l’inclusion au sein de son association. À l’avenir, le président marseillais souhaite continuer à développer le tennis féminin. Avec l’espoir d’être reconnu comme un club pionnier en la matière.

  • L’œuvre de Werner Herzog, aventurier de l’écran, à Aix

    L’œuvre de Werner Herzog, aventurier de l’écran, à Aix

    En pleine fièvre du caoutchouc, un fêlé d’art lyrique rêve de construire le plus grand opéra du monde en plein cœur de l’Amazonie. Fitzcarraldo (1982), la folie des grandeurs en personne auquel Klaus Kinski prête ses traits, finit par faire voguer son navire, théâtre incandescent au milieu de la forêt. Sûrement le film le plus fou et mémorable de Werner Herzog parmi la dizaine projetée jusqu’au 31 mai à l’École supérieure d’art d’Aix, dans le cadre d’un cycle proposé par l’Institut de l’image. L’intense Klaus Kinsky, un acteur fétiche d’Herzog que ce dernier rencontre à l’âge de 12 ans et apparaît dans sa filmographie dès 1972 avec Aguirre, la colère de dieu, métaphore bien réelle du pouvoir dans laquelle il joue le rôle d’un aventurier aux dents longues, au temps des conquistadors.

    Vampires et volcans

    De quoi placer Werner Herzog comme pionnier du nouveau cinéma allemand, au même titre que Fassbinder et Schlöndorff. « Depuis près de 60 ans, de Cœur de verre à Nosferatu, ses fictions ont marqué l’histoire du cinéma », indique l’Institut de l’image d’Aix, s’appuyant sur le premier nommé (1976), cauchemar extatique dans un village de Bavière, et le second, remake autour du vampire de Murnau dans lequel Kinski se métamorphose en un Dracula fidèle sous la direction d’Herzog. Un cinéaste qui s’est aussi distingué au cours de sa carrière avec des documentaires, tels que La grotte des rêves perdus (2010) « qui nous ramène aux origines de l’humanité et de l’histoire de l’art », ou encore le plus récent Au cœur des volcans, « qui résume à lui seul l’affection d’Herzog pour les aventuriers de l’extrême ».

    Programme détaillé sur www.institut-image.org