Category: accueil-third

  • Fibre Excellence : l’ultimatum du préfet à la société Realtec

    Fibre Excellence : l’ultimatum du préfet à la société Realtec

    Ce qui était anormal aujourd’hui, c’est que les personnes chargées de la liquidation ont refusé de se conformer à ce qui a été demandé et nous mettent dans une situation à rebours où je suis obligé de taper du poing sur la table pour exiger quelque chose d’une banalité absolue » a justifié Jacques Witkowski en marge de la visite ministérielle de Jean-Didier Berger. « J’ai pris cette mesure pour défendre santé humaine et l’environnement ».

    La société Realtec missionnée par les administrateurs judiciaires pour procéder à la mise en sécurité du site Seveso sera-t-elle capable de réaliser la mise en sécurité du site ? « Cette décision de justice s’applique par elle-même et j’ai demandé une astreinte de 50 000 euros par jour pour non mise en œuvre des mesures demandées par les services experts », a-t-il précisé. Fort de la sanction financière, le préfet semblait ce 11 septembre plus confiant que les ingénieurs experts la veille devant tribunal administratif de Marseille.

    Pollution et réquisition évaporées

    Si Jacques Witkowski convenait d’un risque : « il est impératif que le site soit sécurisé. Nous avons eu une intrusion. Et il faut vérifier que les effluents soient traités pour ne pas avoir de rejets extérieurs », il rassurait quant à une pollution du Rhône : « avec toute la littérature dont je dispose sur cette question, à ma connaissance il n’y en a pas eu ». Or, lors de l’audience au tribunal administratif où Realtec contestait l’arrêté préfectoral de réquisition, Romain Delmon, secrétaire général de la préfecture des Bouches-du-Rhône avait indiqué : « à la sortie de l’usine vers le Rhône, les sondes de conductibilité enregistrent des mesures en hausse depuis l’arrêt ». Les mesures de conductivité servent de base au calcul du degré de pollution des sites industriels. Il confirmait ce que le délégué CGT du site avait annoncé après avoir eu connaissance des courbes : « Nous rejetons 2 m3 par heure d’eau chargée en conductivité ». L’UD CGT 13 demande « une analyse pour déterminer de quels produits chimiques il s’agit ».

    De même, Dan Meller, chef du service prévention des risques à la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement Paca, qui remerciait « les salariés de Fibre Excellence qui ont répondu à toutes nos questions », s’est montré explicite : « sur le site il va y avoir des opérations de vidange plus complexes les unes que les autres. Il y a d’ailleurs déjà eu un déversement ». Avec guère plus d’assurance sur le process proposé par Realtec : « On nous dit qu’il y a une fosse à la sortie de l’usine mais ses volumes sont largement insuffisants pour recevoir des milliers de m3 de produits divers ».

    Le préfet appuie sur l’accélérateur : « si on suit une méthode fiable, nous aurons très rapidement un site inerté. Il reste à évacuer un certain nombre de matériaux dangereux. Dont 17 000 tonnes de bois ». Mais dès que le site sera dépollué, les offres pourront pleuvoir : « nous travaillons avec la région sur la reprise du site par un opérateur industriel ».

    Quant à la réquisition, bien que la demande en annulation de Realtec a été rejetée par le juge des référés liberté, elle n’est plus à l’ordre du jour : « à date, je n’ai pas information que cela nécessiterait une intervention tierce, a-t-il indiqué, nous avions proposé une solution à l’époque mais le liquidateur a préféré une autre solution ». La question sociale est rapidement évacuée : « Tous les salariés de Fibre Excellence Provence ont reçu leur licenciement et ils sont en cours de percevoir leurs indemnités. Nous avons mis en place un dispositif avec France travail ». Un traitement d’une « banalité absolue » pour un site Seveso dont la fin d’activité compromet près de 5 000 emplois dans la filière.

  • Les grands électeurs vont rebattre les cartes du Sénat

    Les grands électeurs vont rebattre les cartes du Sénat

    Dans les Bouches-du-Rhône, la gauche nourrit de l’ambition dans un scrutin incertain

    Dans les Bouches-du-Rhône, la liste de gauche unie espère décrocher quatre sièges sur huit au Sénat, alors que la droite s’avance très divisée.
    Huit sièges à pourvoir et une élection qui s’annonce incertaine dans les Bouches-du-Rhône où les sénateurs sont élus à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne. Avec 3 695 grands électeurs, le quotient théorique s’établit à environ 462 voix par siège.

    Neuf listes en lice

    Mais dans un scrutin très éclaté (neuf listes sont inscrites), le dernier siège pourrait être décroché avec bien moins. Une liste réunissant moins de 10% du collège électoral pourrait en effet envoyer un élu au Palais du Luxembourg. À l’inverse, il faudrait alors s’approcher des 1 700 voix pour décrocher quatre sièges.
    À gauche, la principale liste, celle de l’union de la gauche, est menée par le communiste Jérémy Bacchi, avec Marie-Arlette Carlotti (PS) et Guy Benarroche (Écologistes). Trois sièges obtenus en 2020 avec 987 suffrages. Forts des résultats aux dernières municipales, ils devraient logiquement être réélus. La question est de savoir si la quatrième de liste, Clara Jaboulay, adjointe (PM) au maire de Marseille, les rejoindra ?

    À gauche toujours, Michelle Blanchard-Svoboda (LFI) à la tête d’une liste 100% insoumise se revendiquant du Nouveau front populaire, devrait manquer de réserve. L’ancien député Jean-David Ciot (DVG) se présente lui avec Sophie Jardinot, maire (SE) de Saint-Estève-de-Janson et Arthur Salone, conseiller municipal aubagnais. Il pourrait gratter de précieuses voix à la droite centriste plus qu’à la gauche. Au même titre que la sénatrice guériniste sortante Mireille Jouve (DVG). <br /> D’autant qu’à droite, la désunion interpelle à quelques mois de la Présidentielle. Élue sur la liste d’union de la droite et du centre en 2020, Valérie Boyer (LR) est partie seule, soutenue par Bruno Retailleau mais sans l’appui officiel de son parti. Autre sortant, Stéphane Le Rudulier (LR) tente aussi une aventure autonome.

    La liste officiellement défendue par la majorité sénatoriale de droite et du centre est, elle, conduite par Brigitte Devésa (UDI), qui a hérité du siège laissé vacant après le décès de Patrick Boré. On y retrouve le président de la région Renaud Muselier (REN), en 2e position, suivi de Véronique Miquelly (LR) et Michel Pécout (LR). Ajoutant au désordre, la liste d’Hervé Granier, le maire (LR) de Gardanne se revendique des élus de terrain. Y figure notamment l’ancienne adjointe à la culture de Marseille de Jean-Claude Gaudin, Anne-Marie d’Estienne d’Orves.

    À l’extrême droite, après deux mandats, le sénateur Stéphane Ravier (ex-RN puis Reconquête !) trouve face à lui, la liste du RN conduite par Marie-Pierre Callet.

    Valérie Boyer se manifeste

    La sénatrice (LR) des Bouches-du-Rhône sortante n’a pas tardé à répondre au maire (LR) d’Allauch, Lionel de Cala qui a interpellé les candidats aux sénatoriales cette semaine pour leur demander de se positionner sur un manifeste en vue d’une réforme de la loi SRU.« J’ai toujours été opposée » à ce « texte de loi dirigiste » qui « punit les villes », rappelle Valérie Boyer dans une vidéo face caméra postée sur les réseaux sociaux. Elle se dit favorable à un calcul des objectifs à l’échelle métropolitaine, aux logiques de flux, à une adaptation des objectifs à chaque commune, à la réversion de l’argent des pénalités aux communes et territoires, et à rendre au maire la maîtrise de l’attribution des logements sociaux.

    Dans le Var, les communistes en ordre de bataille derrière Sylvie Vinceneux

    La chef de file du PCF dans le Var Sylvie Vinceneux dévoile la liste qu’elle va conduire pour défendre les valeurs de gauche et des territoires au Sénat.

    Dans le Var, les grands électeurs devront désigner quatre sénateurs. Et avec 153 communes ayant renouvelé leurs équipes municipales on pourrait croire les cartes rebattues. Mais pour mémoire la gauche n’avait obtenu qu’un seul siège en 2020. Et au final, même pas ! puisque le sénateur André Guiol (ex PS) a presque aussitôt rejoint le camp macroniste.

    Et cette année les socialistes et Les Écologistes ont choisi de soutenir le maire sans étiquette de la Roquebrussanne Michel Gros qui souhaite s’inscrire dans la continuité d’André Guiol. Une position rédhibitoire pour le reste de la gauche. C’est dans ce contexte que s’inscrit la bataille qu’entendent mener les communistes sur un positionnement politique, lui, on ne peut plus clair, avec à sa tête la secrétaire de la fédération varoise du PCF Sylvie Vinceneux. « Notre liste Le Var, Notre bien commun est la seule à porter une alternative de progrès et de défense des territoires au Sénat », affirme-t-elle sans détour.

    Pour mener la bataille l’ex- candidate du Nouveau Front populaire aux dernières législatives sur la 6e circonscription et tête de liste de rassemblement aux municipales à Saint-Cyr peut compter sur une équipe soudée et investie pour battre le terrain et mener campagne.

    Avec entre autres Filippo Signorino Gelo (PCF), conseiller municipal d’opposition à La Garde ; Marie-Pierre Burlando (PCF), élue d’opposition également, à Montfort-sur-Argens. Mais aussi, celui qui a mené la bagarre en première ligne à Six-Fours, l’apparenté communiste Pascal Cabras. Et en suppléants : Christine Romano, conseillère municipale à Fréjus et Philippe Mignoni.

    Pas d’unité à droite et un RN en embuscade

    Avec un département presque tout entier tombé sous la coupe de l’extrême droite aux législatives, envoyant 4 députés RN sur 5 à l’Assemblée nationale, la droite varoise pourrait bien perdre cette année sa situation quasi hégémonique au Sénat également. De ce côté-là aussi on part à la bataille en ordre dispersé. Le sénateur LR Michel Bonnus ne se représentant pas pour raison de santé, après sa défaite aux municipales à Toulon, se paie le luxe de ne pas soutenir la candidate investie par son parti mais le dissident Marc Lauriol, qui va indubitablement piquer des voix à celle conduite par l’officielle Françoise Dumont. Une division qui peut coûter cher. Et cela pendant que l’extrême droite fait bloc avec une liste RN-UDR conduite par le RN Frank Giletti.

    Stanzione se pose en « praticien du quotidien » dans le Vaucluse

    Le sénateur PS sortant a présenté, vendredi, une liste divers gauche composée de trois maires et d’une conseillère départementale. Il se prévaut de sa connaissance du terrain pour répondre aux attentes.

    Sept listes, contre 5 en 2020, se disputeront les trois sièges de sénateurs vauclusiens. Sans surprise, Lucien Stanzione, sénateur PS sortant, sera de la partie. L’ex-maire d’Althen-des-Paluds a présenté, ce vendredi à Sorgues, sa liste. Complètement remaniée par rapport à celle d’il y a six ans. « Une liste divers gauche bâtie sur l’intérêt des communes au-delà de la question partisane car les élus locaux n’attendent pas des réponses politiques mais des praticiens du quotidien », défend Lucien Stanzione.

    Si le premier fédéral du PS est secondé par Sophie Rigaut, conseillère départementale socialiste de Vaison, les trois autres candidats sont des maires issus de la diversité géographique : Philippe Armengol (Velleron), Sandrine Raymond-Lucarini (Saint-Pierre-de-Vassols) et Christian Vachier-Moulin (Vitrolles-en-Luberon). Par ailleurs, Jean-François Lovisolo, maire de la Tour d’Aigues et coprésident de l’association des maires de Vaucluse, Max Raspail conseiller départemental et maire DVG de Blauvac mais Claude Haut, ex-sénateur et ancien président du Département, ont pris position pour Lucien Stanzione.

    Viala, une autre liste à droite

    Sylvie Viala, présidente du Modem 84, a aussi déposé une liste. La conseillère régionale qui propose une 3e autre voie à droite et à son centre. Cette liste, baptisée « Union des centres républicains de Vaucluse », « est une démarche collective portée par la volonté de défendre nos territoires », indique l’élue de Sarrians. Elle dresse trois priorités : patrimoine, jeunesse et formation. Derrière Sylvie Viala, on retrouve deux élues en 3e et 5e positions : Leïla Estellon, adjointe au maire de la Roque sur Pernes, et Françoise Lemaignan, élue d’opposition à Carpentras. Olivier Calay-Roche, (Valréas), et Ludwig Ferren (Avignon) sont 2e et 4e.

    Dans les Alpes

    Jean-Yves Roux brigue un troisième mandat

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, les sénatoriales prennent les allures d’un duel entre le sénateur sortant Jean-Yves Roux (PRG-RDSE, centre-gauche), élu depuis 2014, et Stéphanie Colombero (DVD), candidate de la majorité départementale. 565 grands électeurs sont appelés aux urnes et trois autres candidats sont annoncés Marianne Mougey (LFI), Fabrice Durnerin (UDR-RN), et Stéphane Durbec, un fidèle de Jean-Marie Le Pen.

    Michel Arnaud se pose en favori

    Dans les Hautes-Alpes, 449 grands électeurs et un siège à pourvoir, Jean-Michel Arnaud, le sénateur centriste sortant, part favori malgré la poussée de l’extrême droite aux législatives 2024. Face à lui, Michel Pons (LFI)et Jean-François Baudin pour la gauche unie. Jérôme Sainte-Marie sera le candidat du RN.

  • À Montpellier, un Bal’lumé autour des danses et musiques trad’

    À Montpellier, un Bal’lumé autour des danses et musiques trad’

    Pas besoin d’être un danseur aguerri pour rejoindre la piste. Le programme a été pensé pour tous les âges et tous les niveaux, avec notamment un bal familial et une initiation pour les débutants.

    Dès 16 h, les Petits Crins Sauvage ouvriront les festivités avec un bal gratuit pour les petits comme pour les grands. Une entrée en matière ludique et accessible pour découvrir les danses traditionnelles en famille.

    À 17h45, place à l’initiation. Les débutants pourront apprendre quelques pas.

    À 19 h,Laurent Cavalié, poète occitan, musicien et fondateur de Du Bartàs, également auteur et compositeur pour La Mal Coiffée, ouvrira le bal au son de sa voix, avec peut-être quelques invités… Il sera suivi du duo Krinkrin, composé d’un violon et d’un violoncelle, dont le set est très apprécié des danseurs. Entre les différents temps forts, La Grive, menée par Thomas Georget, assurera les inter-plateaux avec ses chants. Le bal s’achèvera en douceur avec une jam.

    * Maison pour tous Léo-Lagrange,155 rue de Bologne. 12 euros plein tarif, 10 euros tarif réduit et 15 euros en tarif soutien. Le bal est gratuit pour les enfants. Buvette et petite restauration sur place.

  • Un salon culturel pour créer du lien à Figuerolles

    Un salon culturel pour créer du lien à Figuerolles

    Grâce à la pugnacité de la Carmagnole et au soutien d’associations telles que Ademass ou l’Atelier d’écriture, une nouvelle édition (gratuite) aura lieu dimanche 13 septembre. De 10h à 17h, plusieurs dizaines d’auteurs, la plupart locaux, présenteront leurs ouvrages place Salengro.

    « Faire vivre Salengro »

    À l’origine littéraire, le rendez-vous s’étend désormais à plusieurs pans de la culture afin d’élargir son public. Certains stands seront tenus par des photographes, peintres, conteurs tandis que des musiciens se chargeront de l’animation musicale. « On s’est posé la question et on a voulu poursuivre le festival de Thierry Arcaix en lui donnant une ambiance de festival de quartier, avec des animations de rue et de quoi se restaurer », résume Jean-Philippe Martin.

    Militant de la Carmagnole, située à deux pas, rue de la Palissade, il insiste aussi sur la nécessité de faire vivre un quartier gangrené comme tant d’autres par le trafic de stupéfiants. « La place Salengro est un peu en déshérence, des commerces ont fermé, des points de deal se sont installés. Il nous semble important de recréer du lien, donner envie aux gens de sortir, d’échanger, se cultiver ». Avant la brocante de mai ou le rendez-vous jazz du printemps, la Maison pour tous organisera un autre événement musical et culturel samedi 19 septembre.

  • À Aramon, « Émergences » fait de l’eau une affaire commune

    À Aramon, « Émergences » fait de l’eau une affaire commune

    À Aramon, l’eau ne sera pas un décor. Du 11 au 13 septembre, Émergences revient pour une cinquième édition qui entend faire de cette ressource vitale un sujet de culture, de débat et d’action. Né en 2022 dans le sillage de la mémoire des inondations meurtrières de 2002, le festival revendique depuis sa devise : « Alerter et émerveiller ». Une manière de ne pas opposer la fête à l’urgence écologique.

    Au bord du Rhône, dans une commune de 4 500 habitants, Émergences assume ainsi le contre-pied des grands rassemblements. « Alors que certains événements se pressent dans la course au gigantisme, nous opposons une logique de sobriété, un festival à taille humaine », revendiquent les organisateurs : jauges modestes, lieux déjà existants, hébergement des artistes dans le village, circuits courts, tri des déchets, fontaines à eau et zéro bouteille plastique, limitation des impressions, covoiturage et mobilités douces. Le festival, labellisé « Événement détonnant » niveau 1, met aussi en avant une « green team » chargée de réduire son empreinte. Environ 3 000 visiteurs sont attendus sur trois jours.

    Du climat à la piste

    de danse

    Mais l’écologie ne se limite pas aux coulisses. Elle irrigue toute la programmation. Deux tables rondes doivent aborder la gestion de la ressource, le risque inondation et les solutions locales d’adaptation. Dans la zone humide des Paluns, balades botaniques, spectacle « L’arbre fleuve » et sorties à vélo invitent à regarder autrement des milieux fragiles. Expositions sur les glaciers et les deltas, marché de producteurs, ateliers de réparation, cuisine durable ou fresque de l’eau prolongent cette volonté : donner des clés concrètes plutôt que réduire le climat à une menace abstraite.

    La musique reste toutefois au cœur du rendez-vous. Vendredi 11 septembre, la pianiste Bridget Yee précédera Walid Ben Selim, voix profonde de la poésie soufie. Samedi 12, le Brésilien João Selva mêlera samba, soul et funk, avec un engagement assumé contre la déforestation. Dimanche 13, La Mal Coiffée refermera le week-end avec ses polyphonies occitanes et ses percussions. La plupart des rencontres, animations et balades sont gratuites, tandis que les concerts au château sont annoncés à 18 euros, 12 euros en tarif réduit. À Aramon, Émergences veut ainsi faire de l’eau un bien commun dont on parle ensemble, sans renoncer au plaisir de chanter, marcher ou danser.

  • Police municipale : des propos racistes révélateurs du RN

    Police municipale : des propos racistes révélateurs du RN

    Ils roulent vite ces bougnoules (…) J’en peux plus, en centre-ville, du bicot, du nègre, du nègre, du bicot, de l’Afghan… ». Les propos racistes mais aussi misogynes, transphobes et complotistes de policiers municipaux de Carcassonne filmés à leur insu et dévoilés mardi 8 septembre par Midi Libre sont si abjects que le RN – dont est proche l’un des agents incriminés – s’est lui-même vu obligé de réagir.

    Christophe Barthès, le nouvel édile RN de Carcassonne, a qualifié les propos « d’inacceptables » et promis d’engager « des procédures et des sanctions (…) à la hauteur de la gravité des faits ». Lesquels remontent à novembre 2025, mais semblent, depuis son arrivée fin mars, avoir été portés à sa connaissance sans provoquer de réaction.

    Du côté du RN, pour lequel le principal auteur visé, un ex-militaire de 50 ans, était bénévole (notamment auprès de Jordan Bardella), il a été « immédiatement suspendu de ses fonctions de bénévoles auprès du service d’ordre du parti ». Une « procédure d’exclusion » a été engagée par le RN. « Ces gens-là sont des irresponsables dangereux. Ils jettent la suspicion sur l’ensemble du corps de la police municipale. C’est évidemment un cas isolé », tempère le maire RN de Perpignan, Louis Aliot.

    Pour beaucoup d’autres au contraire, ce scandale est révélateur. À la fois des maux dont souffre la police et du vrai visage du parti d’extrême droite. « Que ceux qui passent leur temps à dédiaboliser le RN ouvrent les yeux : rien n’a changé dans ce parti infesté par le racisme et le fascisme », a lancé sur X Manuel Bompard (LFI). La présidente PS de la Région Occitanie, Carole Delga, s’est dite sur X « écœurée par ces propos racistes, misogynes et ces appels à la violence de policiers municipaux de Carcassonne ». Elle a appelé à des sanctions.

    Du côté de SOS Racisme, qui a porté plainte et se constituera partie civile en cas de procès, « cette affaire grave montre une fois de plus la réalité crasse du racisme des individus qui gravitent autour du RN. Et l’absence de fermeté des élus face au racisme dans la police ». Le parquet de Carcassonne qui a fait suspendre les policiers, a fait savoir qu’une enquête est en cours depuis plusieurs mois. De son côté, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé un contrôle de la police municipale de Carcassonne par l’Inspection générale de l’administration (IGA). En 2023, le même prétendait qu’« il n’y a pas de racisme dans la police »…

    En novembre 2025, une patrouille de 4 policiers municipaux avait filmé à son insu 6h de ses interventions. Sur la vidéo, s’enchaînent les tirades tantôt misogynes : « Le patriarche, c’est celui qui commande à la maison, celui qui bande et qui a les muscles (…). les connasses à l’époque dans les grottes, si elles n’étaient pas avec leur mec, elles se faisaient buter à l’extérieur ». Tantôt complotistes transphobes visant Brigitte Macron. Et systématiquement xénophobes, comme sur la guerre d’Algérie. « Et alors ? On a niqué des bougnoules, on a niqué des bougnoules ! Et eux, combien de soldats ils ont niqué ? (…) Après, où commence la torture ? ». Enfin des relents colonialistes sur les peuples africains. « Entre tribus, ils se vendaient, ces singes (…) Je crois que je commence à devenir raciste ». Un éclair de lucidité dans un océan de vomi.

  • Édouard Philippe en campagne à Alès

    Édouard Philippe en campagne à Alès

    Après Gérald Darmanin et Gérard Larcher (LR), c’est donc Édouard Philippe (Hor.) qui s’est rendu à Alès pour soutenir son maire Christophe Rivenq (LR) après les menaces reçues cet été signées DZ Mafia. Alors que la campagne présidentielle s’accélère en cette rentrée, Alès est devenue le symbole de ces villes moyennes gangrenées par le trafic de drogue et donc le lieu idéal pour les responsables politiques pour affirmer leur combat contre le narcotrafic à peu de frais.

    L’ancien Premier ministre a donc rencontré le maire d’Alès lundi 7 septembre. Après avoir rencontré les membres de la majorité municipale, déjeuné avec des chefs d’entreprise et échangé sur les enjeux de sécurité, de justice, et la lutte contre le narcotrafic à l’hôtel municipal d’Alès, il a détaillé plusieurs mesures face à la presse.

    Édouard Philippe a par exemple proposé la mise en place d’un « état d’urgence » sur le narcotrafic qui permettrait, selon lui, de « prendre des mesures administratives, de réaliser des perquisitions, d’utiliser des moyens technologiques comme la reconnaissance faciale, d’interdire l’accès d’une zone à des trafiquants ». Le maire du Havre souhaite aussi « taper les narcotrafiquants au portefeuille » et être « beaucoup plus ferme avec les consommateurs ».

    Celui qui a reçu le soutien de Gérald Darmanin cet été, ministre de la Justice depuis 2024 et ancien ministre de l’Intérieur entre 2020 et 2024, s’inscrit donc dans la lignée du tout répressif de son allié alors que les résultats en la matière sont plus que contestables. La consommation de cocaïne a par exemple triplé en cinq ans, celle d’ecstasy/MDMA a doublé entre 2019 et 2023, les violences pour le contrôle des points de deal ont explosé et le trafic n’a cessé de s’étendre ces dernières années, touchant désormais une majorité de communes rurales. L’actuelle situation à Alès, comparable à celle également très inquiétante de Bagnols-sur-Cèze, n’en est qu’un nouvel exemple. Dans ce contexte, les remèdes du candidat Édouard Philippe semblent loin de pouvoir régler le problème.

  • Digne-les-Bains, un collectif intersyndical pour fédérer contre l’extrême droite

    Digne-les-Bains, un collectif intersyndical pour fédérer contre l’extrême droite

    Les trois syndicats ont décidé d’unir leurs forces face à la montée de l’extrême droite, et lancent samedi un collectif antifasciste à l’occasion d’une journée festive et militante à la salle Perchot, à Digne. « Entre Carcassonne, la chasse au voile, l’extrême droite en Allemagne… L’actualité nous montre tous les jours à quel point il est nécessaire et utile de se fédérer et de combattre tout ce qui est fascisme, extrême droite, racisme… », avance Gweltaz Broudic, cosecrétaire départemental de la FSU. « On a quand même deux députés RN dans le 04 », ajoute Eric Robineau, du collectif d’animation Solidaires 04. Pour lancer ce collectif VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes), une journée festive, culturelle et militante est prévue samedi prochain à la salle Perchot, avec une table ronde, une pièce de théâtre, un repas, un concert et un DJ set. « L’idée est de manifester cette envie de combattre les extrêmes droites en prenant le contre-pied de ce qu’ils sont, c’est-à-dire en faisant un événement ouvert, culturel, festif, populaire, ouvert à tous. On a envie de faire de cette journée un lieu de rassemblement pour tous ceux qui veulent s’engager dans ce combat », explique Gweltaz Broudic.

    Les trois syndicats organisent chacun régulièrement des actions contre l’extrême droite, mais « le fait d’être chacun dans son coin, vu le contexte, ça ne suffit plus. Il faut essayer de faire quelque chose de plus important et de plus fédérateur », avance Eric Robineau.

    L’idée de ce collectif et de cette journée de lancement samedi prochain est « de montrer que, malgré deux députés RN sur le département, la population n’est pas d’extrême droite, et qu’il y a un élan dans la population pour la combattre », explique Gweltaz Broudic.

    « En opposition à ce que fait l’extrême droite »

    La journée de samedi commencera par une table ronde sur l’extrême droite au pouvoir, dans les collectivités et les moyens d’y résister. « L’idée, c’est de partir de ce qui se passe dans des communes où l’extrême droite a gagné les élections, et en établir les conséquences concrètes pour les gens, les services publics, la culture, les syndicats », détaille le cosecrétaire de la FSU 04. « On le voit notamment depuis mars, avec plusieurs victoires de l’extrême droite dans des communes, il y a eu directement des attaques sur les libertés syndicales, la culture, avec des budgets qui ont été sabrés et des événements qui n’ont pas pu se produire. À cette rentrée scolaire, c’était flagrant de voir le nombre de mairies RN qui ont supprimé les fournitures scolaires, voire des transports scolaires, la semaine précédant la rentrée », cite-t-il en exemple.

    « Le principal but, c’est d’expliquer que le vote à l’extrême droite, il n’est pas sans conséquences sur les questions sociales. De partout, l’extrême droite a pris des mairies, et les conséquences sont immédiates pour les travailleurs », regrette le secrétaire général de l’union départementale de la CGT, Sylvain Moretti.

    Samedi, après la table ronde, une pièce de théâtre intitulée On n’a pas pris le temps de se dire au revoir sera proposée à 17h. Elle raconte l’histoire d’une famille de Kabylie « qui arrive en France dans une cité qui est démolie par des bulldozers », explique Sylvain Moretti. « L’idée, c’était d’avoir une pièce qui soit en adéquation avec l’initiative, notamment sur tout ce qui est quartiers populaires et vie en commun : tout ce que l’extrême droite souhaite casser au quotidien, puisque leur objectif, c’est d’individualiser un maximum, et de casser toutes les solidarités qu’on a pu connaître, notamment dans ces cités ouvrières », avance le syndicaliste.

    « Cela nous tenait à cœur d’avoir une initiative culturelle, parce que l’accès à la culture est difficile pour une très grande partie de la population du département. Le fait de proposer du théâtre gratuit, ça permet à beaucoup de personnes de découvrir le théâtre, en opposition à ce que souhaite faire à l’extrême droite, qui s’attaque en premier lieu à la culture », se réjouit Sylvain Moretti.

    Le samedi 19 septembre,
    salle Perchot, de 15h à minuit.

  • Pour adopter les bons réflexes en cas d’inondation à Marseille

    Pour adopter les bons réflexes en cas d’inondation à Marseille

    Premier risque naturel en France par le nombre de personnes exposées, les inondations menacent 9 millions d’habitants sur le pourtour méditerranéen, en particulier en automne. La saison est en effet propice à l’apparition d’« épisodes méditerranéens », autrement dit des épisodes de très fortes précipitations où peuvent tomber l’équivalent de plusieurs mois de pluie en seulement quelques heures ou quelques jours. De quoi motiver le gouvernement à lancer une nouvelle campagne de prévention, dont le coup d’envoi a été donné vendredi, au Centre zonal opérationnel de crise (10e). « L’été 2026 a été celui de tous les superlatifs et le rôle de l’État est d’anticiper les prochains risques, qui sont des risques fréquents sur l’arc méditerranéen, actifs du fait du dérèglement climatique, a noté en introduction Mathieu Lefèvre, ministre délégué auprès du ministre de la Transition écologique. Nous venons avec plusieurs messages (…) [dont celui] de la prévention et de la préparation à la fois collective et individuelle, en rappelant les bonnes conduites à adopter ». Parmi les bons réflexes à adopter en cas de fortes pluies : laisser ses enfants en sécurité à l’école, ne pas prendre sa voiture, car seuls quelques centimètres d’eau peuvent suffire à l’emporter, couper, si possible, les réseaux de gaz, d’électricité et de chauffage, ne pas descendre en sous-sol ou dans les parkings souterrains, ou encore s’éloigner des cours d’eau, des berges et des ponts… « Dans notre pays, beaucoup de moyens sont déployés pour assurer la sécurité de nos compatriotes, a souligné Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur. Mais au-delà de ces moyens, il faut que nos compatriotes deviennent eux-mêmes acteurs de leur sécurité. (…) Par une bonne pratique, ils peuvent sauver leur vie, mais également celles des autres Français ». À voir ce qu’en pensent les sapeurs-pompiers, qui annoncent une mobilisation historique le 29 septembre pour dénoncer la saturation du système de secours.

  • L’ambition de tendre versun réseau routier plus vertueux dans le Var

    L’ambition de tendre versun réseau routier plus vertueux dans le Var

    La rencontre vendredi matin à l’Hôtel du Département a été marquée par la signature du nouveau pacte d’engagement pour la période 2026-2030, présenté comme une étape importante pour le territoire et la continuité d’un partenariat engagé depuis plus de quinze ans entre le Département, les entreprises de la route, les fédérations professionnelles et le CEREMA. L’objectif affiché étant de concilier sécurité, performance environnementale, innovation et maîtrise des coûts, tout en répondant aux enjeux liés au changement climatique.

    Le pacte 2026-2030 doit surtout permettre de passer « aux actes ». Il repose sur 24 actions concrètes, notamment autour de l’économie circulaire, du recyclage, de la décarbonation, de l’adaptation des infrastructures et de la digitalisation.

    Des engagements pris

    Un volet important concerne la réutilisation des matériaux. Des objectifs sont fixés à l’horizon 2030 pour augmenter la part d’agrégats recyclés et aller jusqu’à la valorisation des matériaux bitumineux. Plusieurs chantiers sont cités comme exemples, notamment sur les RD 97 et RD 554, où des techniques de retraitement à froid sont expérimentées.

    Les intervenants ont également insisté sur la dimension économique et sociale locale de la filière. Avec des entreprises fortement implantées dans le territoire : leurs agences, ateliers et usines y sont installés et leurs salariés sont majoritairement recrutés localement. La route est ainsi décrite comme une « industrie de proximité qui ne se délocalise pas ».

    « Dès cette année, nous expérimentons l’Intelligence artificielle pour piloter l’entretien de notre patrimoine et de nos ouvrages d’art », précise le président du Département Jean-Louis Masson (LR).

    Bref, des engagements ont été pris pour une démarche plus vertueuse. Est-ce que ce sera suffisant ?