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  • Les élus PCF des Bouches-du-Rhône tendent le micro sur l’enfance

    Les élus PCF des Bouches-du-Rhône tendent le micro sur l’enfance

    Notre objectif premier est d’écouter. C’est pour ça que c’est ouvert à tous, car tout le monde à quelque chose à dire. » C’est ainsi que le conseiller départemental (PCF) Gérard Frau présente le conseil de canton organisé par le groupe communiste du Département, mardi à 18h.

    Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la préparation des Assises départementales de la protection de l’enfance, prévues les 18 et 19 novembre. Un rendez-vous « que nous avons obtenu », souligne l’élu, président du groupe communiste au Département.

    « Notre enjeu est de rencontrer le maximum de monde possible, de recueillir les témoignages, questionnements, propositions et exigences que nous porterons lors des Assises. » D’autant que, rappelle-t-il, « ces Assises prépareront le schéma départemental de protection de l’enfance pour les années à venir ».

    « Une volonté politique »

    Pour l’élu, l’enjeu dépasse le seul cadre départemental : « C’est une compétence compliquée qui est déléguée par l’État, mais sans les moyens qui vont avec. Le projet de loi en discussion au Sénat n’en rajoute pas. » « C’est une question de volonté politique » estime Gérard Frau, surtout quand « on a des enfants en danger, qu’on pourrait parfois croire de seconde zone, pas accompagnés par la République, et c’est inacceptable ».

    Cette réunion revêt une résonance particulière à Martigues, un des exemples du communisme municipal français. « Avec onze maisons de quartier, les services municipaux, les moyens mis dans les écoles, nous avons un panel de travailleurs et d’enseignants qui peuvent repérer au plus tôt les problématiques, troubles et souffrances. »

    Le rendez-vous est donné mardi, à 18h, salle Raoul-Dufy.

  • Le boxeur Souleimane Mohammedi est prêt pour le rebond

    Le boxeur Souleimane Mohammedi est prêt pour le rebond

    Quatre mois. C’est le temps qu’il a fallu à Souleimane Mohammedi pour digérer son échec du 25 avril. « Cette période, elle a été celle d’une grosse, grosse, grosse remise en question », confesse-t-il. Une séquence qui lui a permis d’analyser ce qui n’a pas fonctionné ce soir-là. « J’ai commis une erreur, à savoir tout miser sur ce combat. » Comme rien ne s’est passé comme prévu, « j’ai dû chercher pour comprendre ce qui avait cloché », poursuit-il.

    Ce combat face à Uisma Lima, il l’a vu et revu. Une sorte de psychanalyse « qui m’a fait comprendre beaucoup de choses. Notamment que j’ai sans doute fait preuve d’un trop-plein d’orgueil. Au final, j’ai surtout compris que j’avais eu tout faux sur la préparation ! »

    Renfort dans le staff

    La boxe est une discipline exigeante. Un art qui nécessite patience, humilité et abnégation. Où la moindre erreur se paie cash. Dans les deux mois qui ont suivi sa recherche, Souleimane Mohammedi s’est lancé dans une remise en question complète. « J’ai compris qu’il me fallait retrouver les fondamentaux. Retrouver la patience. Car la boxe, c’est ma vie ! »

    Comprenant ainsi que « Rome ne s’est pas faite en un jour », le kid du Jas-de-Bouffan a décidé de suivre le conseil de Nicolas Boileau : « Hâte-toi lentement et sans perdre courage. » C’est pourquoi il a décidé de changer sa façon de se préparer. « Prendre mon temps pour devenir la personne que je veux être. »

    Pour y parvenir, il a ainsi décidé d’étoffer son staff. Si les historiques du Team Larbi Mohammedi sont toujours là, ils ont été rejoints par Nadir Benazza. « Nous avons beaucoup échangé en amont, avant que je vienne le rejoindre », confie le coach. Avec sa vision extérieure, « nous avons pu repenser sa façon de boxer, en conservant sa tonicité tout en y ajoutant un peu plus de science du mouvement. Lui faire comprendre que dans un combat, il y a d’autres combats qu’il faut savoir maîtriser. L’objectif étant de lui faire trouver l’étincelle qui lui permettra d’aller chercher le haut niveau. »

    En vue de son prochain duel, le 12 novembre au Pasino d’Aix-en-Provence, Souleimane Mohammedi a varié les exercices et multiplié les sparring-partners. Samedi, il s’est mesuré à Elies Abdelali, classé au plus haut niveau mondial en boxe pieds-poings du One championship. « Je sais que Souleimane a un rendez-vous important qui l’attend. Je suis content de pouvoir l’aider à le réussir et pour qu’il engrange de la confiance », confie le champion. Le compte à rebours est en route. « J’ai hâte de voir si j’ai appris de mes erreurs », souligne Souleimane Mohammedi.

  • Les Entrepreneurs de la Région Sud font leur programme

    Les Entrepreneurs de la Région Sud font leur programme

    Les Entrepreneurs Sud (ex-CMPE) lancent leur « Grande consultation des entrepreneurs », une initiative nationale qui se déroule jusqu’au 15 janvier avec l’ambition de faire « remonter les préoccupations et propositions du terrain » en vue de l’élection présidentielle de 2027. L’organisation souhaite associer entrepreneurs, salariés, indépendants, partenaires institutionnels et citoyens afin d’élaborer des solutions concrètes pour l’économie française.

    Laboratoire d’idées

    La démarche reposera sur plus de 100 rencontres organisées à travers le pays, dont six en région Sud. Sur le territoire régional, six réunions sont programmées : à Aix-en-Provence le 17 novembre, à Manosque le 24 novembre, à Gap le 3 décembre, à La Garde le 14 décembre et à Avignon le 15 décembre. Une plateforme participative (lagce.fr) et un laboratoire d’idées réunissant experts et dirigeants d’entreprise sont mis en place.

    Cent vingt fédérations professionnelles vont être mobilisées. Les échanges porteront sur cinq grands thèmes : la création de richesses, la valorisation du travail, le redressement des finances publiques, la souveraineté économique et les opportunités liées à la transition écologique.

    Présentée comme strictement non partisane par le président des Entrepreneurs Sud, Alain Gargani, élu de la majorité de droite au conseil régional, et Daniel Salenc, le futur président des Entrepreneurs 13, candidat du Rassemblement national aux dernières élections municipales à La Ciotat, cette consultation entend partir des réalités vécues par les entreprises afin de produire des propositions chiffrées et opérationnelles. Ces recommandations seront ensuite remises aux candidats à l’élection présidentielle de 2027.

  • [La recette du Vieux-Port]Le sar moelleux au four

    [La recette du Vieux-Port]Le sar moelleux au four

    C’est sur le Vieux-Port, au marché au poisson, que l’on apprend les meilleures recettes. Celles des traditions orales, de tous les pays de la Méditerranée. Voyez vous-mêmes !

    Le sar est le « cousin » de la daurade, mais plus gras et moins cher. Jean-Paul habitué des quais ne s’y trompe pas : « Pour moins de 10 euros, j’en prends deux. Je vais les faire au four sur un lit de tomates, d’oignons et quelques tranches de citron. » La poissonnière lui propose « vidés et écaillés ? » Il bondit « que vidés ! » Il a un petit secret. « Je conserve les écailles car je vais les recouvrir d’un peu de gros sel avant cuisson. Ainsi, ils ne sèchent pas. » Et de poursuivre : « Je les enfourne 5 minutes de chaque côté. Quand je les tourne, je remets du gros sel sur l’autre face. » Une fois cuits, la peau se détache toute seule grâce à cette astuce.

  • Les travaux du nouveau réseau de chaleur d’Avignon sont lancés

    Les travaux du nouveau réseau de chaleur d’Avignon sont lancés

    L’un des plus gros chantiers d’Avignon pour les prochaines années débute ce lundi 2 novembre avec la première étape des travaux de création du nouveau réseau de chaleur-fraîcheur de la ville.

    En 2032, pas moins de 7 km de « froid » et 36 km de « chaud » seront établis, comme le précise Laurent Ecoffey, chef de projet et réalisation chez Dalkia, l’entreprise chargée du chantier dans le cadre d’une délégation de service public de 29 ans accordée par la Ville. Celui-ci souhaite mettre en avant les avantages de ce projet, notamment du côté de l’empreinte carbone, le taux d’énergie renouvelable utilisée étant de 90% : « L’intérêt est d’avoir de l’énergie qui est produite bas carbone. Par rapport à ce qu’on voit aujourd’hui au niveau des prix des énergies fossiles, on sera sur quelque chose de beaucoup plus stable et moins coûteux pour les habitants. »

    Avec de nouvelles centrales de production : une première en biomasse avec des déchets de bois. Une autre basée sur de la récupération de chaleur au niveau de la station d’épuration. Tandis que le froid sera « récupéré » au niveau de la nappe phréatique souterraine. « Ce chaud et ce froid seront rehaussés par des pompes à chaleur pour s’adapter aux origines de températures chaudes ou froides du réseau. Les régimes de température de 16 degrés pour le froid ne sont pas exploitables en l’état, par exemple. Il faut l’abaisser », précise tout de même Laurent Ecoffey.

    Un chantier à plus de 123 millions d’euros lancé par la précédente municipalité. Christian Paly, actuel adjoint délégué à la transition énergétique et au réseau de chaleur, se réjouit d’un « dossier structurant qui apportera aux Avignonnais une source de chaleur et fraîcheur à des tarifs extrêmement compétitifs et stables ».

    Circulation réduite

    Les opérations commencent dans les quartiers des Olivades et de la Grange d’Orel avec la rénovation des trois réseaux déjà existants. L’entreprise Dalkia précise que les premiers coups de pelle, « à l’automne 2026, vont permettre de remplacer les réseaux souterrains existants âgés de plus de 25 ans afin de les moderniser et d’adapter la tuyauterie aux futurs besoins ». 4,5 km de tuyauterie vont donc être totalement renouvelés pendant les deux prochaines années.

    Des activités qui vont réduire un temps la circulation dans les quartiers concernés. Des annonces et des campagnes d’information vont être réalisées conjointement par la Ville et les différents acteurs. « On a une approche assez globale pour que nos travaux soient bien intégrés dans la vie des quartiers de la ville. Déjà, on fait beaucoup d’informations à la sortie des écoles au niveau des parents d’élèves, les commerçants qui pourraient être impactés », précise Laurent Ecoffey.

  • Le zoo de La-Londe-les-Maures accueille deux lémuriens « en danger »

    Le zoo de La-Londe-les-Maures accueille deux lémuriens « en danger »

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    Quand l’amour n’est pas dans le pré, il faut parfois lui donner un coup de pouce. Face au risque d’extinction qui menace l’Eulemur collaris (lémur à collier), le Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures a accueilli, le 27 octobre, deux nouveaux pensionnaires : Joly, une femelle venue de Berlin, et un jeune mâle, encore sans nom, arrivé de République tchèque.

    L’objectif est double : contribuer à la préservation de l’espèce et favoriser la formation d’un nouveau couple reproducteur. Une mission qui semble déjà bien engagée. « Les deux animaux se sont rapidement toilettés mutuellement […]. Ils font cette fusion où vous avez l’impression d’avoir une boule à deux têtes », indique Céline Dupuyoo, membre de l’équipe du parc animalier. Cette arrivée coïncide avec la Journée mondiale des lémuriens (30 octobre), créée en 2014. L’espèce figure sur la Liste rouge de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), qui recense les espèces menacées à travers le monde. Cette dernière établit l’ensemble des espèces, à l’échelle mondiale, dans la catégorie « en danger ».

    Originaires du sud-est de Madagascar, ces primates aux grands yeux sombres sont principalement menacés par la déforestation. « Au lieu d’avoir une très grande forêt dans laquelle ils peuvent circuler et rencontrer des congénères pour former des couples […], vous avez des fragments de forêts », explique Céline Dupuyoo. S’ajoute à cela le braconnage. Bien qu’« interdite » par le pays, souligne-t-elle, la chasse aux lémuriens perdure. « Il arrive encore que l’on retrouve de la viande de lémurien », évoquant le phénomène de la viande de brousse.

    Toutefois, faibles sont les chances de voir des bébés d’ici peu dans le Var, étant donné le jeune âge de Joly. « On leur laisse avant tout le temps de se connaître, de grandir, indique Céline. Peut-être l’année prochaine. »

  • [Entretien] « La guerre devrait être déclarée hors-la-loi »

    [Entretien] « La guerre devrait être déclarée hors-la-loi »

    La Marseillaise : Quel enseignement tirez-vous de votre expérience en tant que médecin militaire ?

    Raphaël Pitti : Je suis rentré dans l’armée en 1977 et j’ai donc couvert plusieurs conflits comme celui de l’ex-Yougoslavie, la guerre civile au Liban ou encore la première guerre du Golfe. à travers eux, j’ai compris que ceux qui en souffrent le plus ce sont les populations.

    À travers votre livre « Va où l’humanité te porte. Un médecin dans la guerre », pourquoi avez-vous ressenti le besoin de mettre votre expérience par écrit ?

    R.P. : Avec mon métier de médecin dans l’armée, j’étais principalement dans l’action. à partir de 2016, j’ai été approché par plusieurs éditeurs, mais chaque fois, je refusais l’exercice de l’écriture. Puis j’ai fini par accepter car j’y ai vu une forme d’engagement pour alerter autrui. La vie nous est donnée, mais sans mode d’emploi, donc l’engagement était un moyen de donner un sens à ma vie.

    Quand les moyens et les infrastructures sanitaires sont détruits, comment peut-on encore soigner ?

    R.P. : Malheureusement, on est amené à trier et ce tri se fait en fonction des moyens que l’on a. Auparavant, on triait entre « urgence absolue » et « urgence relative ». Le blessé très grave prévalait sur celui moins grave. Mais avec des conflits comme celui de Gaza, où même les infrastructures sanitaires sont visées, on peut être amené à faire ce que l’on appelle le « triage inverse ». C’est-à-dire qu’on abandonne les blessés les plus graves au profit des moins graves dont on est sûrs de pouvoir soigner avec le peu de moyens qui nous reste. C’est ce que j’ai vécu pour la première fois, en 2024, à l’hôpital européen de Gaza.

    Qu’est-ce que cette situation dit du droit international et des droits fondamentaux de l’Homme ?

    R.P. : Il y a une perte de nos valeurs fondamentales. Les biens matériels nous rendent esclaves et on évolue dorénavant dans l’individualisme total au détriment du groupe social. Depuis plusieurs années, on met en avant la réussite personnelle qui permettrait le bonheur. Or, c’est faux ! Le bonheur, c’est de pouvoir partager avec les autres.

    Vous vous êtes engagé auprès de populations dont vous ne partagez pas forcément la langue, l’histoire… Qu’est-ce qui rend possible cette rencontre ?

    R.P. : Quand il souffre, l’être est dans toute son humanité. Il perd toute son arrogance et c’est à ce moment-là que la relation médecin-malade est la plus pure. Plus besoin de parler, en un regard, on se comprend.

    Lorsque vous revenez en France après une mission, ressentez-vous un décalage entre la réalité vécue sur le terrain et la manière dont les conflits sont perçus ici ?

    R.P. : Effectivement, les gens ne s’imaginent pas justement les horreurs vécues ailleurs, car ils sont pris par leurs propres problèmes quotidiens. Or, il n’y a pas de distinction entre la misère internationale et celle plus locale. Donc, la situation d’un sans domicile fixe fait autant appel à votre humanité que celle du blessé de guerre.

    Que souhaitez-vous que les lecteurs retiennent de votre ouvrage ?

    R.P. : Je veux que le lecteur se pose la question : « Quel monde je veux pour demain ? » Et s’il conclut qu’il souhaite un monde différent, alors il doit s’engager et donc agir concrètement. Mais pour ça, il doit accepter de prendre des risques.

    Que peut-on faire concrètement pour soutenir les populations touchées par les conflits ?

    R.P. : On ne doit plus être indifférent face à la situation actuelle. Nos dirigeants accordent un budget colossal à la défense, mais aucun pour la défense de la paix. Or, si on prenait, ne serait ce, qu’1% du budget alloué à la défense, cela représenterait déjà 500 millions d’euros. Une somme qu’on pourrait accorder alors à la sensibilisation pour la paix ou à l’éducation à l’interculturalité, par exemple.

    Comment transmettre aux jeunes générations ce sens de l’engagement et de la responsabilité collective ?

    R.P. : Les images, dorénavant retransmises en temps réel, doivent nous aider à agir. On doit vouloir autre chose, espérer autre chose. Le XXe siècle nous a donné une leçon sur ce qu’est la confrontation, avec une violence à son paroxysme. Donc le XXIe siècle doit être celui de la conciliation. Or, on est entrés dans ce XXIe siècle avec des hommes, des dirigeants, qui ont conservé la mentalité du XXe siècle. Cette situation doit alerter la jeunesse : ne vous laissez pas imposer ce discours par ces hommes de la confrontation ! On doit faire taire ces voix.

    Quelle leçon majeure retirez-vous de votre parcours dans la médecine de guerre ?

    R.P. : La guerre devrait être déclarée hors la loi. Cette interdiction devrait même être inscrite dans la Constitution. Certes, on doit conserver le droit de se défendre, mais on doit abroger celui de décider de faire la guerre.

    On a appris la semaine passée l’arrestation de Lina Attalah, rédactrice en chef du média indépendant égyptien « Mada Masr », qui devait participer aux Nouvelles rencontres d’Averroès. Selon vous, que traduit cet événement concernant la liberté d’expression ?

    R.P. : Le but, aujourd’hui, est de terrifier les populations pour ensuite mieux les museler. Avec des actions pareilles, les hommes au pouvoir conservent des états de guerre bien plus lucratifs que l’état de paix. Par exemple, pour la France, qui est un des premiers pays producteurs d’armes au monde, l’état de guerre lui ramène de nombreux acheteurs prêts à payer le prix fort pour se défendre face à l’adversaire. C’est un système révoltant.

    « Va où l’humanité te porte. Un médecin dans la guerre », 304 pages, éditions Tallandier
  • Christian Mounier élu nouveau président du département de Vaucluse

    Christian Mounier élu nouveau président du département de Vaucluse

    Le Vaucluse a un nouveau président : Christian Mounier, candidat de la majorité de droite. Ancien maire (DVD) de Cheval-Blanc et actuel vice-président délégué à l’eau et à l’agriculture, il a été élu ce lundi matin après trois tours de vote. Avec 15 voix, il arrive en tête devant la socialiste Sophie Rigaut (8 voix) et le maire (DVC) de Bollène Anthony Zilio (3 voix). Huit bulletins blancs ont aussi été enregistrés, émanant vraisemblablement des élus d’extrême droite qui n’avaient pas présenté de candidat.

    Un scrutin rendu obligatoire après la démission de Dominique Santoni, ex-présidente LR élue sénatrice fin septembre.

    Plus d’informations dans La Marseillaise du 3 novembre.

  • Des élèves à Gap contraints de changer d’école

    Des élèves à Gap contraints de changer d’école

    La rentrée des vacances de la Toussaint sonne de manière inhabituelle pour certains élèves de l’école Porte-Colombe, à Gap. Après la chute d’un élément du plafond, le maire, Roger Didier (DVD), a décidé, « par mesure de précaution, de ne pas rouvrir la partie historique dans l’attente des travaux, qui seront réalisés avec un an d’avance sur le calendrier prévu ».

    Cette partie du bâtiment, qui abrite huit salles de classe, le dortoir, la salle multi-activités, le réfectoire et le bureau de la direction, sera rouverte pour la rentrée de septembre 2027. En attendant, la restauration scolaire sera assurée « sur un site à proximité » et cinq classes seront transférées jusqu’à la fin de l’année scolaire à l’école Beauregard. « Afin de faciliter le quotidien des parents dont les enfants seraient séparés entre les deux sites, tous les enfants seront accueillis à Porte-Colombe. Un transport par bus est organisé pour assurer le transfert », a indiqué le maire, précisant que « tout est mis en œuvre pour limiter les contraintes pour les familles ».

    « L’urgence d’aujourd’hui ne doit pas faire oublier le défaut d’anticipation d’hier, a réagi le parti d’opposition de gauche, Ambitions pour Gap. Cette organisation reste contrainte. Mais surtout, cette situation pose une question de fond : pourquoi n’a-t-elle pas été anticipée ? Les problèmes rencontrés dans ce bâtiment ne sont pas apparus du jour au lendemain. C’est la politique d’entretien des bâtiments publics qui est en question. »

  • Un ciné-débat à Manosque établit le lien entre 1936 et 2026

    Un ciné-débat à Manosque établit le lien entre 1936 et 2026

    Les mêmes affrontements, les mêmes combats, les mêmes interrogations » : avec son ciné-débat sur le Front populaire organisé vendredi, l’assemblée citoyenne du bassin manosquin a voulu mettre cette période charnière de l’histoire politique et sociale du XXe siècle en résonance avec l’actualité, entre difficultés sociales et économiques grandissantes, montée de l’extrême droite et instabilité politique. « 1936 renvoyait à 2026 », soulève Jean-Claude Cauvin, l’organisateur de cette soirée, également membre de la section de Manosque du PCF.

    Des enseignements à tirer pour les luttes actuelles

    Le documentaire de France 3 1936, le Front populaire entre joie et colères a été projeté en début de soirée. Ce dernier rassemble des témoignages d’ouvriers et d’acteurs politiques de l’époque, à gauche comme à droite, ayant vécu cette période. Le film raconte la société de l’époque, ses réalités, ses fractures politiques et ses transformations culturelles et sociales qui ont façonné la France.

    La projection a été suivie d’un échange un échange avec Gérard Leidet, président de Promémo et historien spécialiste du mouvement ouvrier, qui a contribué à la réalisation du documentaire en tant qu’expert. Les échanges ont porté sur les enseignements à tirer pour les luttes actuelles comme pour la perspective politique. « L’incontournable rassemblement des forces de gauche » a notamment été évoqué, raconte Jean-Claude Cauvin. « Une voie nouvelle ne saurait déboucher sans rassemblement de toutes les forces de gauche, sans la reconnaissance de leur diversité et surtout sans un puissant mouvement populaire avec au cœur le monde du travail », avance-t-il, qualifiant l’union de la gauche d’« indispensable, mais très compliquée ».

    Dans les prochains jours, avec la suite de la mobilisation, « ce qui va être fondamental, c’est l’irruption du monde du travail dans le mouvement, et la journée du 5 novembre va être déterminante », espère le communiste, fondateur de l’assemblée citoyenne du bassin manosquin. Cette association a pour objectif de promouvoir l’éducation populaire, la défense des droits humains et combattre les logiques financières.