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  • Inéligible, la députée Lorho (RN) de Vaucluse doit veiller aux immunités

    Inéligible, la députée Lorho (RN) de Vaucluse doit veiller aux immunités

    Marie-France Lorho nommée membre titulaire de la commission chargée de l’application de l’article 26 de la Constitution. L’information, parue au journal officiel du 10 octobre, peut sembler anodine. Elle l’est beaucoup moins au regard du profil de la députée RN d’Orange et de ladite commission.

    À l’Assemblée nationale, cette instance paritaire de 15 députés est « chargée de l’examen des demandes de suspension de la détention, des mesures privatives ou restrictives de liberté ou de la poursuite d’un député ». En clair, elle statue sur l’immunité parlementaire. Y trouver Marie-France Lorho a de quoi laisser pantois : fin janvier, elle a été condamnée – en même temps que Yann Bompard alors maire (Ligue du sud) d’Orange – à 18 mois de prison avec sursis, 10 000 euros d’amende et à 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, pour détournement de fonds publics et subornation de témoins. Même en ayant fait appel, l’exécution provisoire la rend inéligible et elle ne pourra se présenter aux prochaines législatives.

    La députée condamnée et inéligible a donc autorité pour décider parmi ses collègues qui mérite ou non son immunité. Contactée, Marie-France Lorho éteint la polémique : « Cela a été une erreur, j’ai posé ma démission ce matin [lundi] à la première heure », assure-t-elle. Quant à savoir comment elle s’est retrouvée malgré tout nommée, mystère : « Je ne sais pas, ce n’est pas de mon fait, je suis droite dans mes bottes et ne risquais pas de siéger dans cette commission. » Où a aussi été nommé son voisin vauclusien, Hervé de Lépinau (RN).

  • Manifestations : Les différents points de rendez-vous du 13 octobre dans la Région

    Manifestations : Les différents points de rendez-vous du 13 octobre dans la Région

    Dans les Alpes de Haute Provence , les Hautes alpes, le Var, le Vaucluse, et les Bouches- du-Rhône, des rendez-vous ont été donnés par les lycéens soutenus par différents syndicats.

    Dans les Bouches- du- Rhône

    Marseille, 10h30. Rendez-vous aux Réformés

    Aix-en-Provence, 11h. Rassemblement à la Rotonde.

    Martigues, 10h. Marche du lycée Langevin à la place Jean Jaurès.

    Dans le Var

    Toulon, 7h30. Rassemblement devant le lycée Bonaparte.

    Dans le Vaucluse

    Avignon, Mobilisation à 7h devant le lycée Frédéric Mistral, puis à 10h cortège vers le lycée Aubanel et enfin à 14 heures manifestation place de l’Horloge.

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence

    Digne, dès 8h rassemblement devant les lycées Beau de Rochas et Alexandra David Neel.

    Manosque, 8h. Mobilisation devant le lycée Esclangon.

    Dans les Hautes-Alpes

    Gap : appel à manifester de 8h à 12h par les lycéens et la CGT05. Le rendez-vous est devant le lycée Aristide-Briand.

    Briançon : départ à 14h du lycée d’Altitude.

  • [En direct] Le principal et une enseignante du collège Lakanal à Aubagne blessés par un élève

    [En direct] Le principal et une enseignante du collège Lakanal à Aubagne blessés par un élève

    Le principal du collège Joseph Lakanal a été touché par un tir de fusil de chasse ce matin à Aubagne ainsi qu’une enseignante. Ils ont été rapidement évacués par les pompiers. Un élève de 3e qualifié de dépressif selon de premières informations, a été interpellé.

    Aucun élève n’ a été blessé. Les demi-pensionnaires restent sur place, les externes sont sortis. Le maire d’Aubagne Jean-Pierre Squillari est sur place, ainsi que le recteur, le préfet et les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône. Aucun lien ne peut être établi avec le mouvement des lycéens.

    Le procureur de Marseille, Nicolas Bessone, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray ainsi que la ministre déléguée à l’Enseignement et à la Formation professionnels et à l’Apprentissage Sabrina Roubache sont attendus sur place dans la journée.

    Le maire Jean Pierre Squillari était présent sur place depuis 10h, 30min après les événements. Il explique que «le collégien en question n’était pas connu par les services de police et que c’est le CPE qui l’aurait désarmé» avant de souligner : « c’est un collège connu pour son travail sur l’inclusion.» Le collégien participait ainsi la semaine dernière à l’inauguration d’une fresque.

    La présidente du Département, Martine Vassal, est également dans l’établissement auprès des agents du département.

    Des parents, en pleurs pour certains, récupèrent les enfants qui sortent au compte goutte du collège accompagnés par des agents et des enseignants.

    Un gros dispositif des forces de l’ordre est déployé aux abords du collège. Une enquête est en cours sur les raisons de la fusillade. Martine Vassal, présidente du département, Jean Pierre Squillari le maire d’Aubagne ainsi que le préfet sont présents sur place. Les ministres de l’intérieur et de l’éducation sont toujours attendus pour l’après-midi.

    Martine Vassal sort du collège après un temps auprès des fonctionnaires du département : « tout le monde est choqué ! » . Elle explique que le « CPE a été extrêmement courageux car c’est lui qui a arrêté » le suspect. Ce dernier « serait entré avec un fusil de chasse caché dans un étui de guitare ». La présidente du département annonce que le « 100% sécurité », dispositif qu’elle porte de longue date avec l’instauration de vidéoprotection, tourniquets et autres bardages autour des collèges, va être mis en place pour tous les collèges du département en réaction aux événement de ce matin « avec ou contre l’avis du conseil d’administration des établissements ». « La principale précédente n’avait pas accepté la sécurisation de l’établissement », dénonce-t-elle.

    Le calme revient petit à petit sur le collège Lakanal alors que la plupart des parents qui attendaient leurs enfants devant l’établissement partent avec soulagement.« C’est un sentiment de sidération qui prédomine. C’est un super collège avec des dispositifs harcèlement qui fonctionnent bien. Il y a une proximité avec les élèves qui est très forte », explique Julien Coclet, représentant des parents d’élèves de l’établissement qui a une fille en seconde, un fils en 4e et une autre fille en 6e. Devant les grilles de l’établissement, il explique que le « principal est proche des gamins » et que « les 40 ans du collèges ont été fêtés la semaine dernière avec une fresque ».

    Jean-Pierre Squillari le maire d’Aubagne explique « qu’il y avait une osmose entre les enseignants et les gamins pour les 40 ans de l’établissement. Ils ont fait une fresque, suite à une initiative du principal qui essaie de sortir des sentiers battus. C’est un collège à la pointe de l’innovation positive ». Avant de marteler : « Il y a une solidarité entre les parents, les enfants et les enseignants. Les gamins ont été choqués que leur principal ait été blessé ». Il fait aussi un point factuel sur la situation : « le principal est en urgence relative, ces jours ne sont pas en dangers, il n’a pas été touché à des points vitaux mais aux membres inférieurs ». Et développe : « Le profil du gamin, à priori il ne posait pas trop de problèmes. Je sais juste que son père avait demandé un rendez-vous au CPE mais je ne sais pas sur quel sujet ». Enfin, sur la situation des collégiens et des parents qui quittent l’établissement : « On a laissé le choix aux collégiens et aux parents : soit ils les récupèrent de suite, soit ils restent pour prendre le repas la cantine puis de rentrer chez eux ».

    Le parquet de Marseille annonce avoir ouvert une enquête pour tentatives d’assassinat, confiée à la brigade criminelle de la DCOS.

    «Selon les premiers éléments recueillis, un élève âgé de 14 ans, scolarisé en 3ème au sein du collège, est entré dans l’établissement avec un fusil de chasse dissimulé dans un étui à guitare. Peu après 9 heures, le collégien a tiré à une ou deux reprises dans les espaces communs du 1er étage, blessant le principal et une professeure, présents dans le couloir. Touchés tous les deux aux membres inférieurs, ils ont été transportés à l’hôpital, sans pronostic vital engagé. Le collégien s’est ensuite rendu au 2 étage, et a tiré à deux reprises, une première fois devant une professeure en direction du sol, et une deuxième fois à l’intérieur d’une salle de classe occupée, le tir atteignant le tableau. Les deux professeures , ainsi que les élèves, n’étaient pas blessés mais fortement choqués.»

    L’auteur parvenait à être maîtrisé alors qu’il redescendait dans les escaliers par un membre du personnel de l’établissement avant d’être interpelé et placé en garde à vue. Les élèves ont été mis en sécurité et ont pour la plupart rejoint leurs familles.

    Le parquet de Marseille a immédiatement saisi l’AVAD (association d’aide aux victimes), qui s’est rendue sur place.

    Alors que sa fille vient de sortir de l’enceinte du collège Lakanal, un parent affirme être « rassuré », malgré le fait qu’il soit indigné du fait qu’un enfant puisse avoir une arme entre les mains. « Visiblement il va falloir renforcer la sécurité ? C’est fou qu’à 14 ans, peu importe la raison, on puisse avoir une arme et l’idée de tirer sur son proviseur ou sur sa professeur ».« Je pense qu’avec l’accès à internet, l’IA et les fausses informations, les enfants ne peuvent pas discerner le vrai du faux. et si les parents ne peuvent pas être derrière leurs enfants, l’Etat devrait être là pour nous aider, nous les parents. Mais ce qu’il faut surtout c’est que nos enfants soient protégés et que ça n’arrive plus du tout ».

    Il évoque également une société de plus en plus violente : « Je suis plutôt en colère. Avant, excusez moi du terme, il y avait une bagarre on se mettait sur la gueule. Maintenant vous prenez un coup de couteau ou un coup de fusil. Aujourd’hui on ne discute plus on n’échange plus, on est directement dans l’affront, et je trouve que c’est dommage ».

    Sa fille, dans l’établissement au moment des coups de feu, n’a pas vu la scène mais malgré tout aperçu « une flaque de sang » au moment de rejoindre les autres élèves dans la cour.

    Procureure adjointe, Audrey Jouaneton s’exprime devant le collège Lakanal et apporte de la nuance aux différentes informations qui circulent : « les investigations démarrent, les constatations sont toujours en cours. Pour l’heure, nous n’avons que des informations parcellaires ».Elle revient ensuite en détail sur le déroulé de la matinée : « Un collégien, aux alentours de 9h25, est entré dans l’établissement. Il est âgé de 14 ans et est en classe de 3e. Il est entré avec un étui à guitare dont il a, manifestement, sorti une arme, un fusil long de chasse. Il est monté au 1er étage de l’établissement. Au premier étage, il a tiré en direction de deux personnes, le proviseur de l’établissement et un professeur qui était présent. On ne sait pas encore s’il les a visés mais en tout état de cause, elles ont été blessées au niveau des membres inférieurs. Les victimes n’ont pas encore pu être entendues ». Elle continue le récit : « Il a ensuite continué sa progression vers le deuxième étage où il y a eu deux autres séquences de tirs. Une première à côté d’un professeur, en direction du sol, un impact a été identifié en bas d’un mur. Il a continué pour la deuxième séquence : il est arrivé au niveau d’une salle de classe, qui était occupée par les élèves et un professeur. Il a tiré en direction du tableau de la salle, là encore un impact a été identifié. L’élève a été maîtrisé et désarmé par un personnel de l’établissement qui a arrêté sa progression ».La procureure adjointe insiste sur la précaution à prendre pour le moment sur les raisons de cet acte : « En l’état des investigations, les témoins et victimes n’ont pas été entendus. Pour l’heure, l’élève ne se serait pas exprimé. Il y a toute une série d’hypothèses qui vont être étudiées par les enquêteurs. Tout va être analysé mais le mobile n’est pas encore établi à l’heure qu’il est ».

    Dans un communiqué, la FSU 13 adresse «Tout son soutien à l’ensemble des personnels (enseignant·es, AESH, CPE, AED, infirmièr·e de l’Éducation Nationale, assistant·e social·e, administratifs, agent·es de la collectivité, personnel de direction) dans cette épreuve. Elle envoie tous ses vœux de rétablissement au principal et à la professeure blessés. Cet acte terrible ne doit en aucun cas faire l’objet d’une récupération politique. Le tout sécuritaire n’est pas la réponse à une jeunesse qui va mal. L’École mérite mieux que des effets d’annonce, au niveau ministériel tout comme au niveau des collectivités territoriales. L’heure est à la prise en charge du traumatisme vécu par les élèves et les personnels. L’enquête judiciaire devra déterminer les causes du passage à l’acte et la justice doit pouvoir faire son travail en toute indépendance. La FSU 13 réclame des moyens urgents pour l’Education Nationale. Alors que le budget 2027 prévoit nationalement la suppression de 1500 postes d’enseignant·es titulaires, et la création de seulement 304 postes d’infirmières et assistantes sociales, les besoins sont tout autres. Dans les Bouches-du-Rhône, il faudrait plusieurs centaines postes d’infirmières, de postes d’enseignant·es dans les écoles, les collèges et les lycées.

    C’est en partie pour ces raisons que la FSU 13 appelle à la grève et manifestation demain.

    Le collège Lakanal se remplit à nouveau avant l’arrivée des ministres. Le sénateur communiste des Bouches-du-Rhône, Jeremy Bacchi est présent. De nombreux autres élus, comme Martine Vassal, et représentants d’institutions sont aussi là.

    La réaction de Nicolas Isnard : « Rien ne peut justifier une telle violence »« Après les graves événements survenus ce matin au collège Joseph-Lakanal d’Aubagne, je veux exprimer tout mon soutien aux personnels blessés, à leurs proches, ainsi qu’à la communauté éducative de l’établissement, aux élèves, à leurs familles et aux élus d’Aubagne qui affrontent cet événement avec courage et dignité.

    L’école de la République doit rester un lieu de savoir, de transmission et de sécurité. Rien ne peut justifier une telle violence à l’encontre de celles et ceux qui ont pour mission d’éduquer nos enfants.

    Face à cette violence inacceptable, c’est toute notre communauté et nos institutions qui doivent faire bloc pour défendre et protéger l’école et ceux qui la font vivre. »

    C’est au tour du Président de la République, Emmanuel Macron de réagir dans une publication, postée sur X : «Au principal et à l’enseignante blessés ce matin dans un collège à Aubagne, aux élèves et aux parents sous le choc, j’adresse ma pleine solidarité et mon total soutien», a-t’il d’abord écrit. Avant de poursuivre : «Je salue le sang-froid et la réaction exemplaire de l’équipe éducative, qui a permis d’éviter le pire».

    En micro tendu à la sortie d’une visite au sein de l’établissement, Laurent Nunez, ministre de l’intérieur explique qu’il « était important de venir témoigner le soutien du gouvernement. Pour la partie qui me concerne, c’est la brigade criminelle qui a été saisie, c’est dire la gravité des faits ». Il rappelle que les investigations sont en cours et que des perquisitions sont en cours mais que la plupart des auditions n’ont pas encore eu lieu.

    Édouard Geffray, ministre de l’éducation nationale explique que « cet acte criminel a une résonance particulière ». Il cite notamment « la semaine de commémoration des assassinats de Samuel Paty et Dominique Bernard » même si « le contexte n’a rien à voir ». « Il faut mesurer ce que signifie qu’un élève commette un acte criminel. Pour nous, venir ici c’est rappeler que nous sommes une communauté éducative. C’est comme un corps : quand on touche une partie du corps, tout le corps réagit », explique-t-il, sur le parking devant l’établissement.

    Avant de marteler : « On doit apporter une réponse sociétale. L’école ne peut pas tout, elle ne peut pas traiter de la grande violence. On doit avoir une réponse collective »

  • Après leur vol, deux tableaux de Renoir mis à l’abri à Marseille

    Après leur vol, deux tableaux de Renoir mis à l’abri à Marseille

    Elle a beau avoir servi de modèle à Auguste Renoir il y a 114 ans, Madame Colonna Romano (1913) apparaîtrait presque, sur la toile qui la fige, encore traumatisée par ce qu’elle a subi le 8 septembre. La main gauche posée sur un coussin déchiré par son chapardage et son regard bleu perçant devenu hébété, la voilà soumise aux inspections de scientifiques, en ce lundi 12 octobre au Centre interdisciplinaire de conservation et de restauration du Patrimoine (CICRP) de Marseille. Avec Femmes au puits, datant quant à elle de 1886, deux huiles sur toile et bois retrouvées par les enquêteurs vendredi, suite à leur vol, un mois auparavant au Musée Renoir de Cagnes-sur-Mer. Des cambrioleurs s’étaient alors introduits dans ce musée municipal, où le peintre impressionniste installa son atelier et passa les dernières années de sa vie (1841-1919), pour scier au petit matin leurs accroches.

    Dommages divers

    « Afin de s’assurer de leur état et de garantir leur préservation, la ministre de la Culture a demandé le transfert des deux tableaux au CICRP. Les spécialistes y procéderont à un examen approfondi des œuvres et, si nécessaire, à leur restauration, sous la responsabilité scientifique du Musée d’Orsay », stipule un communiqué du ministère de la Culture, daté du 12 octobre, à propos de ces toiles retrouvées dans l’Hérault vendredi par les services de police. « à chaque fois qu’une œuvre est endommagée, c’est une blessure culturelle car notre patrimoine est atteint » estime Claire Rannou, directrice des Affaires culturelles de la région Paca. Pour l’esquisse sur bois Femmes au puits, « pas de dommages importants hormis pour le cadre et ses angles endommagés », pointe avec soulagement Annick Lemoine, présidente de l’établissement public du Musée d’Orsay qui en a la collection et fait le dépôt au Musée Renoir de Cagnes en 1985. En ce qui concerne le Portrait de Madame Colonna Romano, « les dommages sont plus importants avec des déchirures sur la toile ».

    Inspection de A à Z

    « Les dommages sont certes impressionnants mais pas trop importants. Et ils pourront être restaurés. Cela aurait pu être bien plus grave » assure Annick Lemoine, aux côtés de l’équipe scientifique du Centre interdisciplinaire de conservation et de restauration du Patrimoine (CICRP), rassemblée autour des deux tables recouvertes de papier blanc où sont exposés les Renoir, comme on ausculte un patient à qui l’on s’apprête à prodiguer des soins. Autant de dégâts dont ce fleuron marseillais va désormais s’occuper. Avec pour première étape, « un dossier d’imagerie scientifique, à savoir des images et photos en lumière directe, rasante, pour voir absolument tous les désordres de la couche picturale », détaille Dominique Vingtain. L’amorce d’un long diagnostic, souligne la directrice du CICRP, qui aboutira à des « opérations de restauration dans nos différents ateliers ». Et au bout de combien de temps le Portrait de Madame Colonna Romano et la Femmes au puits retrouveront leur éclat ? « On espère le plus tôt possible. Bien des semaines ou des mois. Mais parler en année serait déraisonnable. »

  • Les raisons d’un été touristique en retrait comparé à 2025

    Les raisons d’un été touristique en retrait comparé à 2025

    Le bilan touristique global de cet été (juin-septembre) affinera l’analyse mais on a déjà une idée précise du reflux observé en Occitanie en juillet puis août comparé à la saison 2025. Un retrait documenté par le Comité régional du tourisme et des loisirs (CRTL) et l’agence Ad’Occ de la Région qui indique que seuls 54% des professionnels estiment leur activité satisfaisante en août : soit 13 points de plus qu’en juillet mais 14 de moins qu’en août 2025.

    Sur les 820 verbatims recueillis au sujet du mois d’août, trois causes principales reviennent spontanément dans la bouche des professionnels du secteur. D’abord les effets néfastes de la canicule. Il faut savoir qu’avec en moyenne 3,7 degrés supérieurs aux normales de saison en Occitanie (jusqu’à +4,8° sur les maximales) et un épisode particulièrement étiré (28 juillet-19 août), la troisième vague de chaleur subie cet été est « la plus longue jamais enregistrée en France ». Ce qui place le cru 2026 en seconde position des mois d’août les plus caniculaires derrière le meurtrier août 2003. Selon l’étude du CRTL, ces chaleurs ont influencé les choix de 62% des vacanciers. Certains sont allés ailleurs, d’autres sont venus mais ont « privilégié les activités du matin et du soir », renonçant aux activités les plus exposées.

    Seconde raison essentielle : la crise du pouvoir d’achat qui a conduit les touristes présents à limiter leurs dépenses. « Le panier moyen des clients a clairement baissé, la clientèle est peu sortie du camping cette année », témoigne un responsable. « Les familles ont privilégié les activités gratuites », ajoute un autre professionnel d’un site de loisirs. L’envolée du prix de l’essence a été un marqueur de plus comparé à l’été 2025.

    Il en va de même des nombreux incendies recensés cet été. Aux yeux des professionnels du tourisme, ce serait le troisième facteur clé. « La forte médiatisation a fait beaucoup de tort auprès de nos clientèles étrangères », assure un gérant de l’hôtellerie de plein air quand un autre pointe une « communication anxiogène ».

    Des séjours plus courts

    Et pourtant… 74% des Français sont partis en vacances contre 62% des intentions exprimées au début du printemps selon une enquête nationale. Un phénomène inversé chez les étrangers : seuls 27% ont voyagé au lieu des 34% escomptés. Il semble surtout que les comportements se modifient durablement. On observe une réduction des temps de séjours (une semaine ou moins dans 60% des cas) avec des destinations moins éloignées (16% des vacanciers sont restés dans leur région). Enfin, l’attentisme devient la norme au sujet des réservations de plus en plus tardives. Mi-septembre, l’état des réservations pour la fin de l’été n’incitait pas à l’optimisme (36% de satisfaits pour septembre, 23% pour octobre, 10% pour novembre).

    En Occitanie en août, le ressenti reste inégal suivant les secteurs. Si un pic de satisfaction est atteint pour les gîtes et locations (71%), moins d’un restaurateur sur deux (45%) est content de son activité. Même chose du côté des hôteliers (48%), tandis que les hébergeurs de chambres d’hôtes (50%), de tourisme sportif et de loisirs ou de campings (52%) franchissent péniblement la barre des 50%.

    À noter enfin que parmi les 7 grandes destinations touristiques en Occitanie, certaines s’en sont mieux sorties que d’autres. La montagne pyrénéenne notamment semble avoir mieux résisté que le littoral quand bien même la fréquentation y reste moindre.

    Météo : un été hors-norme

    Avec 23 jours de canicule du 28 juillet au 19 août 2026, cette 3e vague de chaleur – la plus longue jamais enregistrée en France avec 53 jours de chaleur cumulée – fait de l’été 2026 le plus chaud (second mois d’août le plus chaud après 2003) depuis 1900.

    En Occitanie, l’anomalie de température moyenne atteint +3,7 °C sur l’été, et +4,8 °C sur les maximales. En Méditerranée, la température de surface de la mer a atteint une moyenne estivale inédite de 26,2 °C (+2,8 °C), avec un maximum quotidien de 29,2 °C. Le déficit pluviométrique s’atténue en août, à un peu plus de 10% contre 50% en juin et 70% en juillet (44% sur l’ensemble de la saison).

  • À Montpellier, une mobilisation attisée par la répression policière

    À Montpellier, une mobilisation attisée par la répression policière

    Désormais, chaque mouvement social d’ampleur en France s’accompagne d’une répression policière inédite. Les premiers blocus de lycées n’ont pas fait exception et ont confirmé qu’un mouvement constitué principalement de mineurs n’était pas une raison suffisante pour adapter le « maintien de l’ordre ». Une stratégie confirmée par le ministre de l’Intérieur sur le plateau de TF1, qui a reconnu qu’« aucune consigne de retenue » n’avait été donnée.

    Mais après qu’un lycéen lensois de 15 ans a eu la main arrachée lundi 5 octobre suite à l’utilisation d’une grenade, Laurent Nuñez a suspendu l’usage des grenades assourdissantes. La mobilisation syndicale mardi 6 octobre, entourant les cortèges lycéens jusque devant les établissements scolaires, a également permis de faire baisser la tension puisqu’aucun débordement majeur n’a été recensé. Une accalmie après dix jours de violences.

    L’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, a en effet ouvert 18 enquêtes depuis le déclenchement du mouvement lycéen. Deux concernent deux possibles tirs de LBD qui ont entraîné pour l’un une mâchoire brisée, et pour l’autre la perte d’un œil. Une enquête a même été ouverte pour tentative de meurtre. Un lycéen a en effet déposé plainte contre un policier qui « lui avait maintenu la tête sous l’eau ». Au total, 215 lycéens ont été blessés, selon les autorités.

    « Nous avons passé un cap collectivement. Dans les premiers jours du mouvement, il y a eu 5 000 arrestations, c’est le total de plusieurs mois de Gilets jaunes. À Montpellier, sur une semaine, il y a plus d’une cinquantaine d’interpellations. Et sur toutes ces interpellations, il n’y a qu’une seule personne majeure. Surtout, il y a des charges policières sans sommation », indique Sophie Mazas, avocate et présidente de la Ligue des droits de l’Homme de l’Hérault.

    Double fracture au visage

    La répression policière n’a pas épargné Montpellier. Une jeune fille de 17 ans souffre en effet de deux fractures au visage et a longtemps eu peur de perdre la vision d’un œil. « Elle a pris un coup après une charge sans sommation sur un groupe de jeunes pacifiques donc elle n’a rien vu venir. Elle a pris deux coups de bouclier dans le thorax et un coup de matraque qui lui a fracturé le visage à deux endroits. C’est hyper violent », précise Sophie Mazas qui confirme que « plusieurs enfants sont blessés » et juge « inadmissible de voir que les forces de l’ordre chargent d’aussi jeunes enfants ». Le même jour, un journaliste montpelliérain a été « volontairement percuté » par un policier à moto. Le Club de la presse de l’Hérault a immédiatement dénoncé des « intimidations et les entraves manifestes que les professionnels de l’information subissent » et confirmé que le « journaliste, qui souffre d’un gros hématome et d’éraflures au niveau du tibia, prévoit de porter plainte ».

    Dans un communiqué, l’Observatoire des libertés de Montpellier a en effet listé les violences policières observées : absence de RIO (matricule) visible, pourtant obligatoire ; usage de gaz lacrymogène contre des lycéens parfois même depuis l’intérieur de l’établissement, comme au lycée Jean Mermoz, déploiement de la police municipale qui « ne dispose d’aucune compétence en termes de maintien de l’ordre », charges policières sans sommation préalable et « prise à partie de trois medics par des policiers : leurs sacs ont été fouillés et leurs visages photographiés, notamment en vue d’une inscription au fichier des antécédents judiciaires ». La LDH a également attaqué l’arrêté préfectoral interdisant les équipements de protection individuelle (coudières, genouillères, masques, casques), mais le tribunal administratif a donné raison à la préfète au motif de la dissimulation du visage. Un appel devant le Conseil d’État est prévu.

    « La brutalité avec laquelle le gouvernement a répondu aux premiers blocus des lycéens est inédite. Tous les commentateurs ont été surpris par la démesure de la répression policière », regrette également Serge Ragazzacci, secrétaire général de l’UD CGT 34. Face à cette situation et puisque la mobilisation lycéenne, rejointe par les étudiants, ne semble pas ralentir, Sophie Mazas appelle « les adultes à venir protéger nos enfants aux abords des lycées » et à suivre « des formations par la LDH pour faire de l’observation des pratiques policières ».

  • Les « fiches poissons » de La Marseillaise à la rencontre du public

    Les « fiches poissons » de La Marseillaise à la rencontre du public

    « Oui, oui, lui je le connais. Ma mère en prépare ! » lance joyeusement Assia, 9 ans en pointant le labre. L’élève de l’école d’Air Bel (11e) est venue visiter le Village des sciences avec sa maîtresse. Daniela Banaru, maîtresse de conférences à Aix-Marseille université, se prête avec enthousiasme au jeu de la découverte auprès des enfants.

    Au mur, une multitude d’articles « entretien » dédiés aux poissons réalisés pour La Marseillaise en collaboration avec la scientifique, Christian Qui, chef cuisinier, les pêcheurs du Vieux-Port, Chimène Voronkoff pour les illustrations et Marie-Laure Thomas pour les enquêtes.

    « Qui es-tu ? D’où viens-tu ? Quand te consomme-t-on ? Et comment te mange-t-on ? » : telles sont les quatre questions posées chaque semaine à une espèce différente, en fonction de sa saisonnalité. L’idée était de sensibiliser à la diversité des poissons frais, sources de protéines accessibles, disponibles sur les étals du Vieux-Port. Toutes les espèces présentées ont été observées à la vente au marché aux poissons au fil des mois.

    « Fielas, sardines, calamars, poulpes ou encore daurade… Nous avons plus 263 espèces en Méditerranée. Certaines sont davantage pêchées que d’autres, ce qui entraîne parfois leur raréfaction, voire leur disparition », explique Daniela Banaru le doigt sur les articles plastifiés.

    Les enfants témoignent en avoir déjà mangé, mais aussi « en avoir vu nager en mer ». La Grande bleue leur est familière. Eden s’exclame : « Il y en a même un qui m’a mordu ! » « Ça doit être un baliste, ce n’est pas bien méchant », le rassure la scientifique. À côté, Naïssa se renfrogne : « Mais moi, je ne sais pas nager. » Des jeux permettent également de mieux appréhender la faune et la flore marines. Le stand, aux couleurs vives, enthousiasme les enfants. On y croise même le spécialiste du crabe bleu, Guillaume Marchessaux, intarissable lorsqu’il s’agit d’évoquer cette espèce invasive.

  • En danger, le secteur des solidarités se mobilise

    En danger, le secteur des solidarités se mobilise

    En Occitanie, plus de 230 organisations privées à but non lucratif travaillent sur le handicap, l’exclusion, le grand âge ou l’enfance. Elles s’estiment aujourd’hui à bout de souffle. Faute de moyens, ces associations, mutuelles ou fondations ont de moins en moins la capacité de répondre aux besoins croissants de leurs bénéficiaires.

    L’organisation qui les représente, l’Uniopss*, et son antenne régionale, l’Uriopss Occitanie, ont préparé une grande campagne de sensibilisation intitulée « Et si nous arrêtions vraiment ? ». L’objectif est de faire réagir l’opinion sur les conséquences qu’occasionnerait la disparition de ces structures. Du 12 au 17 octobre, elles sont appelées à ouvrir leurs portes au grand public, à s’exprimer sur les réseaux sociaux et à s’adresser aux décideurs politiques.

    L’Uriopss Occitanie compte sur cette mobilisation pour interpeller les parlementaires de la région, qui débattent actuellement du budget. L’organisation professionnelle demande une hausse des crédits publics afin d’accompagner l’évolution démographique et notamment le vieillissement de la population. « Le minimum serait que les moyens suivent le niveau de l’inflation », avance son directeur Guillaume Fritschy. Au niveau national, le président de l’Uniopss, Daniel Goldberg, espère provoquer un sursaut chez les candidats à la présidentielle. « Nous voulons poser une question très simple à toute la société : et si nous arrêtions vraiment, que deviendrait notre cohésion sociale ? Qui ferait ce que nous faisons aujourd’hui ? », questionne-t-il dans un communiqué.

    Le scénario d’une disparition relève de moins en moins de la science-fiction. Le secteur associatif est confronté à un effet de ciseau. Les crédits publics, dont il dépend largement, connaissent une érosion. En 2025, la moitié des associations ont fait état d’une perte de financements publics, selon l’Uriopss. En face, les dépenses s’accroissent. À la faveur de l’ancienneté, une partie des salaires augmentent. Les employeurs de l’économie sociale et solidaire doivent également assumer la fin de l’exonération de la taxe d’apprentissage. L’inflation aggrave le tout.

    Contre-attaque

    Les associations sont d’autant plus fragilisées qu’elles sont mises en concurrence avec des opérateurs à but lucratif, par exemple dans le cas des crèches. Leur modèle économique n’est pas adapté aux lois du marché. Car, comme le rappelle le directeur de l’Uriopss Occitanie, elles ne peuvent pas jouer sur les prix. Pire, leur vocation d’intérêt général est invisibilisée. « Les pouvoirs publics vont considérer les associations par leurs prestations et beaucoup moins pour ce qu’elles sont, c’est-à-dire des espaces de construction citoyenne », pointe Guillaume Fritschy.

    L’Uriopss Occitanie entend aussi riposter à la suite de la parution, le 20 septembre, de la Une du Journal du dimanche titrée « 60 milliards engloutis par les associations ». L’organisation professionnelle estime que le secteur a été injustement mis en cause par l’hebdomadaire, propriété du milliardaire Vincent Bolloré. « Les associations n’engloutissent rien », clarifie Guillaume Fritschy. « Leurs financements sont réinjectés dans le service rendu aux personnes les plus vulnérables. »

    *Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux

  • [Billet] Un mouvement de libération est né…

    [Billet] Un mouvement de libération est né…

    On les disait atones, rivés à leur portable, fascinés par les influenceurs. Les voilà dans la rue, par dizaines de milliers. Pour une école qui leur ouvre un autre avenir que celui préparé par Macron, Lecornu et leurs prédécesseurs.

    Cette révolte est un mouvement de libération. Une jeunesse refuse une école délabrée, la concurrence qu’incarne Parcoursup, la précarité et le carcan des besoins du marché, où seule une partie trouvera son compte.

    Dans le secondaire public, 15 millions d’heures de cours ne sont pas remplacées, jusqu’aux classes de brevet ou de bac. Autant d’apprentissages interrompus, d’élèves abandonnés à leurs difficultés. Et toujours cette injonction : être « les meilleurs » pour échapper au chômage et aux boulots « bullshit ».

    La réponse de Sébastien Lecornu, avec l’aval du président ? Réduire de 200 millions d’euros net le budget de l’Éducation nationale et supprimer plus de 1 588 postes d’enseignants ! Au nom d’une dette dont Macron est responsable et comptable, qui pénalise la France mais rapporte chaque année plus de 60 milliards aux créanciers privés, soit l’équivalent du budget de l’Éducation nationale.

    Les lycéens ont compris le message : faute de professeur, ce sera encore la permanence ou la cour. Moins de cours, alors qu’on annonce un durcissement des conditions d’obtention du bac, notamment en orthographe.

    Le 17 septembre, les élèves du lycée Antoine-de-Saint-Exupéry, à Créteil, dans le Val-de-Marne, ont exprimé leur refus de ce scenario. Ils ont bloqué leur établissement. Lecornu a répondu par l’envoi de policiers de la BAC, armés de matraques et de Flash-Ball. Traités en délinquants, les jeunes Cristoliens ont reçu le soutien d’autres lycées, mobilisés contre ces violences et contre leur propre sort.

    Le gouvernement se comporte en maltraitant : il abuse de son pouvoir, frappe à l’aveugle, inflige des blessures disproportionnées. Main arrachée, mâchoire fracturée, œil énucléé : des adolescents mutilés à vie. Mais Macron et Lecornu ont échoué à étouffer les revendications par la peur et à retourner l’opinion contre les lycéens. Les parents se sont indignés.

    Selon Elabe pour la MAE, « 80 % des parents se disaient inquiets pour l’avenir scolaire de leurs enfants ». Selon l’IFOP pour Elle, 66 % des 15–17 ans sont anxieux face à l’avenir. Et, selon Ipsos, en janvier 2025, 70 % des jeunes de 20 ans jugent le travail plus stressant qu’épanouissant. Des alertes ignorées par Macron et ses gouvernements.

    Mardi, sous la pression lycéenne et populaire, Sebastien Lecornu évoquait « l’ouverture de discussions, « de possibles rallonges budgétaires », et une réflexion sur « Parcoursup », cette machine à produire des inégalités. Ces trop vagues annonces ne répondent pas aux besoins des lycéens, ni à l’inquiétude de nombreux parents

    Le même jour, Marine Le Pen promettait aux marchés financiers 140 milliards d’économies le temps d’un mandat présidentiel notamment en réduisant les dépenses publiques, notamment l’éducation, pour payer les agios de la dette.

    Toujours mardi, Fabien Roussel, candidat communiste à la présidentielle, présentait des propositions immédiates à engager pour l’éducation : un professeur toujours présent dans chaque matière, la suppression de Parcoursup et de Mon Master, la restitution aux collectivités des 7 milliards spoliés dans le projet de budget pour entretenir le patrimoine éducatif, etc.

    Puis, il a formulé son projet : « Je veux une école et une université de la réussite pour chacune et chacun. » Il prône un « pacte républicain pour la jeunesse et l’éducation »

    Il entend faire de la jeunesse et de l’éducation une grande cause nationale pour les 20 prochaines années engageant toutes les forces vives de la Nation : « C’est l’horizon d’une génération scolaire entière. C’est le temps nécessaire pour inscrire notre action dans la durée et permettre aux jeunes d’en mesurer les effets tout au long de leur parcours ».

    « Ce pacte engage la capacité des jeunes à construire leur vie et celle du pays à réparer la France et relever les défis du siècle » a souligné Fabien Roussel. « Donner à un jeune, quel que soit son milieu, les moyens concrets d’être hautement cultivé et hautement formé, c’est lui donner les moyens d’être libre. Libre de choisir sa voie et de décider de sa vie. » a-t-il insisté ajoutant : « Une jeunesse forte c’est l’assurance d’une France forte ».

    Cette ambition pour la jeunesse est l’un des piliers du « pacte populaire de confiance et de progrès » que nous voulons construire et mettre en œuvre avec le peuple de France » a-t-il annoncé.

  • François de Canson pour succéder à Renaud Muselier

    François de Canson pour succéder à Renaud Muselier

    Avant même que ne soit lancée pleinement la bataille des sénatoriales, Renaud Muselier (Ren.) avait clairement annoncé son soutien à François de Canson, « le meilleur de très loin », lançait-il, en juin, à la veille de sa dernière séance. Devant la presse, après avoir démissionné officiellement de son poste car élu sénateur, Renaud Muselier mettait logiquement en avant « un maire réputé, un élu local reconnu qui sera un président compétent ».

    Maire (DVD) de La Londe-les-Maures (Var), président de la Communauté de communes Méditerranée Porte des Maures, troisième vice-président de la Région Sud et président du comité régional du tourisme, François de Canson s’est dit prêt à prendre la suite et sera donc candidat, ce lundi 12 octobre. Il fait indéniablement partie des fidèles de l’ex-président de la Région, qui n’entend pas s’éloigner totalement des affaires régionales. Depuis le Palais du Luxembourg, Renaud Muselier restera ainsi « conseiller régional spécial » sur les fonds européens, les Jeux olympiques d’hiver 2030 et le département des Bouches-du-Rhône.

    Son poulain compte néanmoins mettre sa patte. Il assurait, dès avril sur l’antenne d’Ici Provence, qu’il serait « un président de terrain, au contact des habitants et du territoire, quelqu’un qui connaît les bassins de vie ». Il indiquait également se « préparer » sur le tourisme, l’économie et mettait en avant sa connaissance des « grands dossiers », entendre « les équilibres budgétaires, les contraintes de l’action publique, les attentes des habitants ». Et d’enfoncer le clou : « Continuité ne veut pas dire immobilisme. Je ne serai pas un clone, il y aura un style François de Canson. »

    Un candidat unique ?

    Reste à savoir s’il sera le seul candidat. Premier vice-président de la Région, Christian Estrosi (Horizons) assure actuellement l’intérim. En 2019, il avait laissé la présidence à Renaud Muselier afin de se consacrer à son mandat de maire de Nice. Battu et « trahi » par son ex-bras droit, Éric Ciotti (UDR), qui lui a ravi la place et basculé à l’extrême droite, il pourrait vouloir reprendre son fauteuil à la Région, même s’il n’a rien déclaré officiellement. En mai dernier, trois de ses proches, conseillers régionaux et élus dans les Alpes-Maritimes, Roger Roux, Bruno Bettati et Colette Fabron, ont aussi quitté la majorité de Renaud Muselier, lui imputant « l’échec des JO », laissant entrevoir des dissensions au sein du groupe. De son côté, l’opposition RN n’a rien laissé filtrer sur une éventuelle candidature.

    Pour être élu au premier ou au deuxième tour, le candidat devra obtenir la majorité absolue des 123 membres du conseil régional. Si aucun ne l’obtient, un troisième tour est organisé, à la majorité relative. La majorité de Renaud Muselier compte 80 sièges et le groupe RN-UDR-Indépendants 39.