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  • Vaucluse : un bus médical mobile pour dépister le cancer du sein

    Vaucluse : un bus médical mobile pour dépister le cancer du sein

    Jacqueline Bouyac, vice-présidente de la Région, le confesse. « Moi la première, on se dit toutes, oui je vais prendre rendez-vous et on laisse traîner alors qu’il ne faut pas négliger ce dépistage ». Ce mardi matin, devant la gare de Jonquières, l’élue traduit un chiffre : seules 57% des femmes en âge cible (50-74 ans) du dépistage du cancer du sein réalisent une mammographie au mieux tous les deux ans.

    Pour améliorer ce taux, qui est pénalisé aussi par les délais de rendez-vous de plusieurs mois, et en ciblant les communes rurales et populations plus vulnérables, un mammobile vient d’être lancé. Soutenu par la Région, l’Agence régionale de santé ou l’assurance maladie, ce bus itinérant permet de réaliser des radios et échographies du sein. Un projet porté par trois centres de cancérologie de la région (Sainte-Catherine à Avignon, IPC à Marseille et Lacassagne à Nice). Après des passages dans les Bouches-du-Rhône mais aussi dans le Mercantour, ce mammobile faisait étape pour la première fois en Vaucluse.

    Un examen pris en charge à 100%

    Sur rendez-vous, 17 femmes ont pu être dépistées. À l’instar d’Isabelle, 57 ans, dont le profil ressemble à celui décrit par Jacqueline Bouyac. « J’avais deux ans de retard pour une mammographie, on reporte en se disant qu’on a pas le temps, c’est ma fille qui travaille à l’IPC qui a pris rendez-vous pour moi », témoigne cette professeure vivant à Camaret. Bien lui en a pris car les résultats de la mammographie ont décelé un kyste, fort heureusement « sans gravité » après une échographie plus poussée. « Il y a un staff complet, c’est très rassurant », approuve Isabelle.

    Si le mammobile est mis en lumière en ce mois d’Octobre rose, le dispositif est voué à s’inscrire dans la durée. Ici, « cela évite de se rendre à Orange ou Carpentras et permet d’aller vers les personnes isolées, de manière intimiste et personnalisée », apprécie Maëva Renaudeau, adjointe au maire de Jonquières en charge de la santé. Mais « le chemin est encore long pour atteindre l’objectif de 80% de taux de dépistage », admet Nadia Bendraya, directrice adjointe de l’ARS Vaucluse. « Les difficultés financières ne doivent pas être un obstacle à la santé », assure Hugo Magnard, sous directeur de la caisse d’assurance maladie 84. Ce dépistage étant couvert à 100% par la CPAM, « sans avance de frais ».

    Octobre rose à l’hôpital d’Avignon

    Dans le cadre d’Octobre rose, l’hôpital d’Avignon organise, ce mercredi 14, une journée d’information, de prévention et d’accompagnement gratuite et ouverte à tous à partir de 10h. Le public et les professionnels pourront rencontrer les équipes de l’hôpital ainsi que des partenaires engagés dans l’accompagnement des personnes touchées par la maladie. Plusieurs stands seront proposés : stand d’autopalpation sur mannequin, conseils nutritionnels adaptés, ateliers autour des soins de support… Concert (10h-11h) et exposition photos sont aussi au programme.

  • Un moment de recueil au lendemain du drame au collège Lakanal d’Aubagne

    Un moment de recueil au lendemain du drame au collège Lakanal d’Aubagne

    Les sentiments sont encore très partagés pour les Aubagnais, près de 36 heures après le drame. En face du cinéma le Pagnol, plusieurs centaines de personnes se sont réunies. Enfants, adolescents, adultes, personnes âgées, tout le monde s’est déplacé pour témoigner leur soutien et leurs pensées au corps enseignant. Une ambiance positive s’est dégagée du rassemblement.

    « Ça aurait pu être moi » lance Paolo, un ancien élève du collège Lakanal. « C’est pas normal qu’on puisse entrer dans le collège avec une arme et tirer comme ça sur ses professeurs. » Bastien et Mathieu sont élèves en classe de 3e dans ce même collège. « Ça va déjà mieux qu’hier, ça nous a fait bizarre tout ça. Mais c’était important de venir ici, pour le geste qu’a pu faire le CPE », témoignent les collégiens. « On le connaissait mais pas plus que ça, on savait qui c’était. C’est difficile de savoir si tout ce qui se dit dans les médias est vrai quand on ne le connaît pas personnellement », finissent par conclure les deux adolescents.

    Pour Jean-Pierre Squillari, maire (DVG) d’Aubagne, « l’objectif de ce rassemblement est de se recueillir ensemble ». « Et le tout sans prise de parole, sans banderole, sans message. Nous voulons laisser la place aux gens pour échanger, discuter. » L’élu est satisfait de la démarche mise en place. « C’est quelque chose que nous avons l’habitude de faire à Aubagne, donc c’était une évidence que de proposer ce rassemblement. C’est un moment où il faut avoir du lien, se parler. Il ne faut pas se renfermer. »

    De nombreux enseignants ont fait le déplacement pour participer à ce rassemblement. Céline est professeure d’EPS, et a enseigné dans le passé au collège Lakanal. « Je suis venue témoigner mon soutien aux collègues, c’est une émotion particulière quand on a nous-mêmes travaillé dans cet établissement. En plus je suis aussi parent d’élève donc j’ai la double casquette », s’exprime-t-elle. Deux professeurs de Gémenos étaient également présents à Aubagne lors de cette soirée de mardi. Ils ont notamment évoqué « la journée de commémoration pour Samuel Paty et Dominique Bernard qui a eu lieu, comme prévu, dans l’établissement, avec une pensée forcément pour les enseignants blessés lundi ».

    Parents et enfants marqués

    Du côté des parents, la plaie semble encore à vif pour certains. Élodie et Charlotte ont toutes les deux une fille de 14 ans, scolarisées en classe de 3e dans l’établissement. La première précise que sa fille « s’est retrouvée face à l’assaillant », ce qui l’a « énormément marquée ». « Elles discutent beaucoup entre elles, elles se refont en boucle le scénario, étant donné qu’elles n’étaient pas au même endroit au moment des coups de feu », complète Charlotte. « Ça leur fait du bien d’être ensemble et d’en parler, d’avoir du lien. C’est bien que ce rassemblement ait été proposé », poursuivent-elles. « Malgré tout, le sentiment qui se dégage c’est surtout beaucoup de tristesse et de la peine pour le gamin. Pourquoi rien n’a été fait pour découvrir ce problème ? Ça reste un enfant de 14 ans, qui a gâché sa vie », concluent les deux mamans.

    « Je n’ai pas encore eu l’occasion d’aller rencontrer le proviseur, qui est encore à l’hôpital. J’aimerais le voir demain, ou bien essayer d’avoir son contact pour l’appeler. Il lui faut du repos, il me semble qu’il a eu la jambe cassée, il a donc certainement dû être opéré », confie le maire, en réitérant son soutien à l’ensemble du corps professoral. Alors que le rassemblement commence à se disperser près d’une heure après avoir commencé, Jean-Pierre Squillari a également exprimé son soulagement : « J’estime que l’on a réussi ce qu’on a voulu faire. L’objectif était de laisser la place au dialogue et je pense que c’est le cas », conclut le maire d’Aubagne.

  • Parents d’élèves, enseignants et travailleurs aux côtés des jeunes

    Parents d’élèves, enseignants et travailleurs aux côtés des jeunes

    « Ils nous donnent une belle leçon. Quand je vois les lycéens, les étudiants et les adultes qui sont là aujourd’hui, ça promet des jours heureux ». Gilet blanc de la Ligue des Droits de l’Homme sur le dos, Bernard Eynaud, co-président de l’organisation pour les Bouches-du-Rhône a plus que l’habitude de battre le pavé et en a vu des défilés sur la Canebière. Pourtant, ce mardi, il a des étoiles dans les yeux devant la fougue et la ténacité de la jeunesse : « Ils portent des revendications importantes qu’il faut prendre au sérieux. Si j’étais jeune aujourd’hui, je serais également très inquiet ». Leurs revendications le concernent malgré l’écart générationnel : « Au-delà des questions factuelles, comme l’état des établissements, c’est l’inquiétude autour du dérèglement climatique, c’est le fascisme qui n’est pas loin ».

    Avis partagé par Marc Pietrosino, secrétaire général de l’Union Départementale CGT 13 qui juge le soutien des travailleurs au mouvement lycéen plus que nécessaire : « On doit leur permettre de porter leurs revendications qu’on trouve justes ». Et sur le fond, il juge que les syndicats des travailleurs « ont les mêmes revendications » que la jeunesse. « Pas besoin d’être syndicaliste pour vouloir la fin de Parcoursup : c’est une usine à inégalités, c’est du stress pour les enfants comme pour les parents », martèle-t-il. Justement, les syndicats d’enseignants étaient encore de la partie ce mardi avec des appels à la grève. « La FSU appelle à la grève car les revendications des lycéens et étudiants sont également celles que nous portons : rénovation du bâti scolaire, des moyens humains en nombre dans tous les métiers, fin de Parcoursup… », développe Virginie Akliouat, secrétaire générale de la FSU 13.

    « C’est notre place »

    Plus que les enseignants, c’est tout un pan du monde du travail qui a défilé aux côtés de la jeunesse, à l’image de plusieurs agents hospitaliers marseillais aux blouses blanches colorées d’un badge rouge de la CGT AP-HM et aux pancartes limpides : « Arrêtez de mutiler les enfants, on a déjà assez de travail ! ». Même des élus locaux ont apporté leur pierre à l’édifice, à l’image de Marie Batoux (DVG), adjointe au maire de Marseille (DVG) en charge de la lutte contre les discriminations : « Je défends le service public comme projet de société fondamental. On doit converger largement dans cet objectif-là ». Et certains travailleurs viennent aussi, et surtout, avec la casquette de parent. « C’est évidemment notre place d’être dans les manifs ! On soutient les revendications des lycéens car on les porte depuis des années », conclut Christophe Merlino, président de la FCPE 13.

  • Aubagne : le parquet national antiterroriste se saisit de l’affaire Lakanal

    Aubagne : le parquet national antiterroriste se saisit de l’affaire Lakanal

    L’affaire du collège Lakanal à Aubagne prend une autre tournure… Les premières investigations, « notamment l’exploitation des supports numériques du mineur, mettent en évidence la probable adhésion à la mouvance True Crime Community (TCC) ainsi que l’inscription de l’action criminelle intervenue au sein de son établissement scolaire dans cette idéologie », a indiqué le Parquet national anti-terroriste (Pnat) dans un communiqué ce mardi 13 octobre, précisant qu’il se saisissait de faits. Et de détailler : « La TCC est un écosystème de communautés numériques qui glorifie les auteurs de tuerie de masse et incite, dans certaines formes, au recours à la violence extrême. »

    Une enquête a été ouverte pour « tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste », « association de malfaiteurs terroriste en vue de crimes contre les personnes et infractions à la législation sur les armes, en relation avec une entreprise terroriste » et confiée à la Sdat (sous direction anti-terroriste), service coordonnateur, à la DGSI et à la direction zonale de la police nationale Sud. Des précisions devant être apportées à l’issue de la garde à vue du jeune homme démarrée lundi.

    De « mal aimé » à « acte prémédité »

    Élève de troisième au sein du collège, le jeune homme qui a tiré, à plusieurs reprises, au fusil de chasse sur le principal et une professeure, avait dans un premier temps été décrit comme mal dans sa peau, se « sentant mal aimé » selon les premières constatations. Mais sur les ondes de FranceInter ce mardi le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, avait lui insisté sur « le caractère prémédité » de l’acte. « Il avait organisé son périple et il a eu le temps quand même de recharger son fusil en cours de route. Donc, on est quand même bien sur un jeune qui avait une intention claire de tuer », a-t-il ajouté.

    Dans les témoignages des autres élèves recueillis devant l’établissement quelques heures après le drame, une de ses camarades, Sarah, également élève de 3e et en classe avec lui l’an dernier, raconte être sortie de son cours en courant et être tombée sur le jeune tireur. « Il a dit : “Je suis venu que pour les profs, pas pour les élèves. De toute façon, les profs font chier” », assurait-elle décrivant « un élève perturbateur, qui avait beaucoup de rapports mais s’en fichait (…) il n’obéissait pas aux profs ». Alors que d’autres évoquent un élève qui « avait l’air calme ». Le père et la mère de l’adolescent ont aussi été placés en garde à vue « pour essayer de comprendre comment ce jeune s’est retrouvé en possession de cette arme », avait indiqué lundi le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez venu avec son homologue de l’Éducation, sur les lieux.

  • Les nouveaux tarifs de la Métropole Aix-Marseille enterrent la gratuité pour la RTM

    Les nouveaux tarifs de la Métropole Aix-Marseille enterrent la gratuité pour la RTM

    Trois semaines après les premières annonces, c’est depuis la tour La Marseillaise que la Métropole Aix-Marseille a présenté à la presse ce mardi après-midi la nouvelle grille des tarifs de la RTM. Une grille qui vient enterrer définitivement les gratuités dans les transports en commun étendues le 1er septembre 2025, et qui s’appliquera à compter du 1er novembre prochain si elle est approuvée en conseil métropolitain ce jeudi.

    « Demain, si chacun contribuera au financement des transports, chacun le fera aussi en fonction de sa situation », résume ainsi le président (LR) de la Métropole Nicolas Isnard, en défendant une évolution « courageuse ». « Quelque chose de rouillé, il fallait le dérouiller, il fallait en avoir le courage politique », insiste aussi la présidente (DVG) de la RTM, Samia Ghali.

    2 euros le ticket

    À Marseille, Allauch, Plan-de-Cuques et Septèmes, le ticket prend 20 centimes et passe à 2 euros, comme le révélait La Marseillaise ce mardi. Pour ceux qui l’achètent auprès des conducteurs de bus, il coûtera désormais 2,50 euros. à Aix, Aubagne, à l’est de l’étang de Berre, Vitrolles et Marignane, il s’élèvera à 1,40 euro. Pour les zones les moins desservies, il passe à 1,20 euro. De la même manière, les abonnements augmentent de 14%,pour s’établir à 56,50 euros le pass mensuel à Marseille. Les prix restent inchangés pour les lignes interurbaines.

    Mais c’est la nouvelle tarification sociale que mettent davantage en avant les élus. Les enfants de moins de 11 ans pourront encore accéder sans payer au réseau de transports en commun. Les jeunes de moins de 26 ans, qu’ils soient boursiers ou bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, ainsi que les plus de 65 ans non imposables pourront bénéficier d’un nouveau pass au tarif symbolique de 20 euros par an. Un tarif qui profitera aussi aux bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). « C’était une vraie demande de leur part, et c’est une première », souligne Samia Ghali, rappelant le retard pris dans l’accessibilité. Tandis que le Printemps marseillais promettait la gratuité des transports pour les moins de 26 ans, les étudiants non boursiers ne profiteront pour l’instant que d’une baisse de 20 euros par an sur leur abonnement, avec un pass à 200 euros sur la zone marseillaise. Les lycéens en revanche sont exclus de ce dispositif. Quant aux plus de 65 ans imposables, ils bénéficieront pour leur part d’une réduction de moitié sur leur abonnement. Enfin, une tarification solidaire est mise en place pour les plus précaires, de -80% pour ceux dont le quotient familial est inférieur à 500 euros par mois, de -50% en dessous d’un quotient de 650 euros, et de -20% pour un quotient inférieur à 810 euros par mois. Dans l’immédiat, ces gratuités bénéficieront à 100 000 usagers environ, estime la Métropole, pour deux tiers aux jeunes du territoire. « L’histoire nous donne raison, le pouvoir d’achat des jeunes, c’est le pouvoir d’achat des familles », souligne Samia Ghali, évoquant le mouvement lycéen. Le bouclier tarifaire mis en avant concerne donc environ 20% des usagers seulement, tandis que la nouvelle grille doit rapporter 21,6 millions d’euros par an à la RTM à partir de 2028. « Nous essayons d’améliorer le réseau, justifie le vice-président (DVG) aux transports, Frédéric Vigouroux. Mais ce ne sont pas les recettes de la tarification qui vont le permettre, nous avons besoin d’augmenter le versement mobilité. » Lequel n’est pas inscrit dans le projet de loi de finances.

  • [En direct] Les lycéens descendent dans la rue pour l’acte V

    [En direct] Les lycéens descendent dans la rue pour l’acte V

    Après deux manifestations ayant réuni près de 50 000 personnes, le rendez-vous s’annonce encore très suivi ce mardi.

    7h33 : À Toulon, les lycéens sont prêts devant le lycée Bonaparte. Bonne ambiance et détermination ce matin. Malgré les tentatives de dissuasion les lycéens sont parvenus à se poster devant la porte du lycée Bonaparte.

    7h45 : Devant le lycée Langevin de Martigues, un groupe d’une vingtaine lycéens tente un nouveau blocage. À peine quelques barrières et poubelles posées contre l’entrée que le Groupe de sécurité de proximité de la police nationale intervient pour débloquer, peu avant 8h.

    8h15 : Une centaine de lycéens sont mobilisés dans le calme ce matin devant le lycée Mistral à Avignon. L’établissement n’est pas bloqué. Les jeunes ont pour projet de rejoindre les étudiants qui bloquent la fac.

    8h55 : Ça y est, la manifestation vient de partir, le cortège est à présent sur le boulevard de Strasbourg à Toulon

    9h : Environ 130 personnes, dont beaucoup d’adultes, syndicalistes, professeurs et parents d’élèves, sont rassemblés devant le lycée Alexandra David Néel à Digne-les-Bains. « Sortez, sortez ! » « ne nous regardez pas, rejoignez- nous », interpellent les manifestants devant le lycée, alors que la mobilisation est affaiblie.

    9h01: À Avignon, les lycéens arrivent devant l’Université en chantant «Plus de places à la fac pour pas finir à la bac.» Face à face tendu devant une seconde entrée de la fac d’Avignon où étudiants et forces de l’ordre se font faces.

    9h10 : Le cortège composé de l’intersyndicale, les professeurs, les lycéens et les étudiants arrive à présent à la hauteur de la symbolique, place de la liberté à Toulon. Il se dirige vers le lycée Dumont d’Urville.

    Les lycéens manifestent dans la bonne humeur, sur la musique des gilets jaunes, devant le lycée Alexandra David Néel à Digne.

    9h13 : Sciences Po Aix de nouveau bloquée ce matin. Les étudiants se préparent pour la mobilisation de 11h.

    Une soixantaine de personnes mobilisées à Gap devant le lycée Aristide Briand, dont beaucoup d’adultes. Pas de blocage, pas de pancarte. Le cortège va bientôt partir vers le centre-ville.

    9H35 : À Martigues, la police municipale a bouclé l’avenue du docteur Fleming, aux abords du lycée Paul Langevin

    9h30 : Au siège du journal La Marseillaise, une classe de seconde est accueillie pour la conférence de rédaction quotidienne dans le cadre de son projet « d’éducation aux médias». Les élèves sont accompagnés par Nadia Spire, professeur documentaliste et Evelyne Brunet-Berger, leur professeur d’ Histoire Géo EMC.

    9h50 : Ambiance DJ, petit déjeuner, jeux devant l’IEP d’Aix . Une AG rassemblant plus de 150 personnes, tenue hier sur le parvis de Sciences Po, a permis d’établir ce nouveau format de mobilisation. «On a voulu changer nos modes de mobilisations pour plaire a un plus grand nombre», rapporte Gabriel, pour le Collectif Sciences Po Aix en Lutte. Un panneau «Solidarité» est affiché sur la porte de l’IEP. Le soutien aux mobilisations lycéennes sont toujours au cœur du mouvement.

    10h : À Gap, les lycéens appellent les élèves du lycée Dominique Villars à les rejoindre. «C’est un peu un flop aujourd’hui», admet un lycéen.

    10h35 : À Marseille une battle d’aura s’est organisée sur le square des Réformés avant le départ de la manifestation. Le cortège va s’élancer sur la Canebière en direction de la Porte d’Aix. Déjà beaucoup de monde sur place.

    « C’est la place des parents d’élèves d’être dans les manifestations. On est là pour encadrer, accompagner. On soutient les revendications des lycéens car on les a aussi : Si aujourd’hui on en est là, c’est que quelque chose cloche », explique Christophe Merlino, président de la FCPE 13. Son organisation est présente dans le cortège marseillais avec une banderole

    10h54 À Marseille, le cortège s’élance sur la Canebière.

    10h57 : À Martigues, le cortège de lycéens s’élance du lycée Jean Lurçat vers la place Jean Jaurès. India, une élève en bac pro, témoigne : « Il faut nous écouter, c’est notre santé mentale qui est en jeu. »

    Le cortège vient d’arriver devant le lycée du Parc St Jean, à Toulon.

    11h : Changement de programme à Martigues : le cortège remonte finalement en direction du lycée Jean Lurçat pour aller chercher leurs camarades qui bloquent l’établissement

    11h25 : À Aix, une dense foule se rassemble sur le parvis de la Rotonde, en attendant le départ.

    11h27 : Parmi la foule, Nao, lycéen, fait tourner une cagnotte. «Il y a une coordination nationale lycéenne qui a été crée. Le 18 octobre, une délégation sera envoyée sur Paris pour continuer la mobilisation, pendant les vacances, pour que la lutte ne s’essouffle pas». Les fonds récoltés permettront notamment de financer les billets de train.

    11h36 : Le président de l’université d’Avignon George Linarès est allé à la rencontre des étudiants. « Soutenez nous et venez avec nous. Vous ne vous mouillez pas » lance un étudiant. « Chacun a son rôle et moi je porte votre parole » répond le président sans convaincre la centaine de manifestants toujours présents.

    11h39 : À Manosque, des lycéens doivent rencontrer le maire, Camille Galtier (DVD), en mairie, après des échanges tendus et les annonces de sanctions de l’édile.

    11h43 : À Marseille, un énorme cortège qui rassemble lycéens, étudiants et travailleurs à Marseille avec plusieurs dizaines de milliers de manifestants selon les premiers calculs des syndicats.

    « Le sens de notre présence aujourd’hui c’est de permettre à la jeunesse de s’exprimer et de porter des revendications que l’on trouve juste. Pas besoin d’être syndicaliste pour être contre Parcourssup : c’est une usine à inégalité, c’est du stress pour les enfants comme les parents », explique Marc Pietrosino, secrétaire général de l’UD CGT 13, alors qu’il bat le pavé marseillais avec les lycéens ce mardi.

    Un minot largement applaudi par les manifestants sur le boulevard des dames à Marseille.

    12h27 : A ce stade de la mobilisation, la police annonce 1200 manifestants à Aix-en-Provence.

    12h45 : Prise de parole à la porte d’Aix à Marseille pour la fin de la manifestation. « On est au début de quelque chose de grand. Le mouvement ne s’essouffle pas, on est plus nombreux que la dernière fois », lance Eustache pour l’organisation le poing levé.

    15h10 : À Avignon, le cortège des lycéens, étudiants et de l’intersyndicale s’élance vers la direction académique. Un millier de personnes défilent.

  • Montpellier : une multirisques habitation communale bientôt proposée

    Montpellier : une multirisques habitation communale bientôt proposée

    C’était une promesse de campagne de Michaël Delafosse, elle sera tenue. Mardi 6 octobre, le conseil municipal a validé à l’unanimité le souhait de la Ville de bientôt proposer aux Montpelliérains (ouverture possible aux 31 communes de la métropole) une assurance multirisques habitation communale.

    Va être lancé un appel à manifestation d’intérêt (AMI) avec déploiement des offres en janvier 2027. « Nous dupliquons la recette de la mutuelle communale qui garantit des prix de 20% inférieurs à ceux du marché et une hausse maîtrisée (3% au lieu de 4,5%) », résume Julie Frêche (PS). « Nous allons essayer d’offrir un niveau de protection qui soit le plus satisfaisant possible proposé par l’assureur, pour protéger le pouvoir d’achat », abonde le maire socialiste.

    Après la gratuité des transports ou la mutuelle communale qui cartonnent, ce choix fort résulte d’un constat accablant. À Montpellier, la précarité est supérieure à celle de l’Hérault, département déjà pauvre. Le revenu médian stagne à 1 787 euros, soit 270 de moins que la moyenne héraultaise (-400E comparé à la France). Le taux de pauvreté atteint 31%. Or, le logement représente le premier poste de dépenses (28%). Lesquelles bondissent chaque année, dont celle de l’assurance habitation (+11% en 2026, +13% en 2025), rappelle J. Frêche. « La hausse du coût de la vie frappe tout le monde. C’est le sens du bouclier social bâti depuis 2020. »

    Rapport de force inversé

    Fait rare, la mesure a convaincu l’ensemble des élus, y compris les Insoumis de l’opposition. « Toute aide au pouvoir d’achat est bonne à prendre », salue Rhany Slimane (LFI), tandis qu’Antoine Bertrand (LFI) pointe le phénomène de « non-assurance et de mal assurance avec réductions des garanties ». Ce dernier nuance toutefois. « La Ville ne crée pas un service public municipal de l’assurance. Elle joue en réalité un rôle de courtier, d’intermédiation. » Pour A. Bertrand, il faudra veiller au « niveau des franchises, les exclusions de garanties, les plafonds d’indemnisation, l’évolution des cotisations dans le temps (3 ans) ». Et ne pas renoncer à une véritable politique du logement. « On a besoin de mobiliser les logements vacants, amplifier la rénovation thermique, développer le logement social, mieux encadrer les loyers. »

    Du côté du groupe communiste, Clara Gimenez promet de continuer à militer pour le 100% Sécu. « On continuera à se battre pour la nationalisation des assurances car (…) à l’heure du changement climatique, les exigences de rentabilité des actionnaires des grandes assurances ne vont pas dans le sens de la protection des habitants. »

    D’ici là, M. Delafosse joue la transparence. « Il y a des transferts de charges, de fiscalité sur les mutuelles santé. Même dans les contrats collectifs employeurs, elles répercutent sur les tarifs. Les primes d’assurance liées à la sinistralité augmentent à cause des incidents climatiques qu’on subit. » La mutualisation permet néanmoins de négocier des tarifs réduits. « Seul face à son assureur, un habitant ne pèse rien mais au nom de 300 000 Montpelliérains, la Ville inverse le rapport de forces », insiste J. Frêche. À l’avenir, cette méthode devrait être utilisée sur les alarmes, les brasseurs d’air ou les contrats d’énergie.

  • Les salariés d’Arkema votent la fin de la grève

    Les salariés d’Arkema votent la fin de la grève

    « On a tenu tête et on a tenu bon face à notre direction », se félicite lundi Rémi Thuaire, délégué syndical CGT de l’usine Arkema située dans le 11e arrondissement de Marseille. Une centaine de salariés – sur les 300 que compte le site – se sont réunis plus tôt dans la journée et ont voté à 70% la fin du mouvement de grève reconductible débuté le 29 septembre. « Même les salariés qui étaient pour la poursuite du mouvement sont relativement satisfaits », assure le syndicaliste pour qui « il en ressort énormément de choses positives dans le combat syndical et la lutte collective ».

    Car dès le deuxième jour de mobilisation, qui réunissait plus de 80% des ouvriers, la direction générale de l’entreprise a annoncé lors d’un comité social et économique (CSE) extraordinaire la mise en chômage technique sans aucune rémunération de l’ensemble du site à compter du 7 octobre. Une méthode fortement décriée, qualifiée d’« entrave au droit de grève » qui a déjà été utilisée par la direction en décembre dernier, suite à des négociations annuelles obligatoires (NAO) jugées « méprisantes ».

    Déterminés, les salariés ont voté vendredi pour reconduire la grève et durant le week-end, ils ont obtenu gain de cause. Les jours chômés seront payés. « On n’a pas pu avoir des hausses de rémunérations d’un seul coup sur l’ensemble du site mais on va pouvoir négocier service par service », indique Rémi Thuaire, « notre demande c’était du pouvoir d’achat sous n’importe quelle forme ».

    Ainsi, la direction leur a promis revalorisations de primes, des indemnités kilométriques revues à la hausse et l’augmentation des astreintes. Le sénateur communiste des Bouches-du-Rhône, Jérémy Bacchi, qui était sur site ce lundi pour apporter son soutien aux travailleurs, salue leur combat. « C’est la démonstration supplémentaire que la lutte paie et que là où tout semblait impossible il y a quelques semaines dixit la direction, les choses se sont débloquées par miracle dès lors que les salariés ont démontré qu’ils voulaient poursuivre le mouvement ». Le rapport de force a payé.

  • [#DisMoiPourquoi] je la retiens mieux quand je raconte une histoire à quelqu’un ?

    [#DisMoiPourquoi] je la retiens mieux quand je raconte une histoire à quelqu’un ?

    Jade, 8 ans en CE2 à l’école Jean Henri Fabre d’Avignon

    On retient mieux quelque chose quand on fait l’effort de l’expliquer à quelqu’un. Car, pour l’expliquer à un autre, tu dois d’abord l’avoir compris. Mais en plus, une histoire, c’est une construction, avec un début, un milieu et une fin. Ce qu’on appelle un récit, qui donne du sens à tous les détails. C’est pour cela que le philosophe Paul Ricoeur a fait un lien entre le récit et l’Histoire ; un événement historique, c’est un événement qu’on a raconté d’une certaine façon, pour lui donner du sens. Donc, avant de raconter une histoire à quelqu’un, tu dois d’abord la retenir, et ensuite retrouver l’ordre du récit. Si on élargit encore la réponse à ta question, les humains ont toujours inventé des histoires. Avant l’invention de l’écriture, la transmission de ces histoires était toujours orale. Les conteurs, les aèdes, connaissaient par cœur la structure et des formules qui les aidaient à avancer, comme des étapes pour ne pas perdre le fil. Ils inventaient les détails, ce qu’on appelle « étoffer ». Le fil, l’étoffe, le textile, tu vois que le mot « texte » est lié au tissage ? comme quand tu déroules un fil, avec une idée précise du résultat. »

    Caroline Antherieu-Yagbasan. Chercheure en philosophie AMUau Centre Gilles-Gaston-Grange.

  • Le maire de Banon répond aux attaques sur l’Ehpad

    Le maire de Banon répond aux attaques sur l’Ehpad

    Le maire de Banon, Sylvain Ricci, a répondu lundi aux attaques frontales de Camille Galtier, maire de Manosque et président du conseil de surveillance du centre hospitalier, qui lui avait reproché par voie de communiqué de presse et sur le plateau de BFM DICI de vouloir faire payer à l’hôpital le terrain sur lequel un Ehpad doit être construit. « La responsabilité des élus est d’aider l’hôpital, pas de lui présenter la facture. La solidarité doit fonctionner dans les deux sens », avait lancé Camille Galtier, accusant le maire de Banon de vouloir « imposer à l’hôpital une charge supplémentaire ».

    « Hors de question

    de céder gratuitement »

    Le maire de Banon a regretté lundi soir d’avoir été « pris à partie ». « Camille Galtier nous dit que c’est normal que les communes offrent puisque, eux, à Manosque, ont offert le terrain de l’hôpital. Mais comment comparer une ville qui a 55 millions d’euros de budget de fonctionnement, à Banon qui a 1,3 million ? C’est la souris et le mammouth. Les marges de manœuvre sont incomparables », a-t-il argumenté. « On a déjà fait beaucoup d’efforts financiers, et en retour on a pas vu grand-chose. »

    Sylvain Ricci entrevoit tout de même « une sortie possible à ce mini-conflit ». « On peut descendre à 500 euros par mois sur 30 ans », a-t-il proposé. Il a cependant fermement maintenu sa position : « Nous ne céderons pas ce terrain gratuitement, c’est hors de question ! »

    Les deux maires ont convenu, vendredi, de se rencontrer en novembre. La décision concernant l’investissement pour l’Ehpad doit être prise lors du prochain conseil de surveillance, le 4 décembre.