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  • À Sorgues, le Pont centenaire des Arméniers entame sa cure de jouvence

    À Sorgues, le Pont centenaire des Arméniers entame sa cure de jouvence

    Le Mistral fait quelque peu bouger les haubans et câbles rouillés du pont des Arméniers, qui relie Sorgues à l’île de l’Oiselay, alors que deux ouvriers casqués et vêtus d’un gilet orange martèlent vigoureusement les charpentes métalliques de l’ouvrage, dans un Mistral qui fait lever quelques vaguelettes sur le fleuve qui passe en dessous. Ce sont les débuts des premiers vrais travaux sur la construction inscrite aux monuments historiques, qui fête ses 100 ans cette année, depuis sa fermeture en 1975 pour des raisons de sécurité.

    L’occasion pour le Département de Vaucluse, qui supervise le projet, de présenter les modifications et rénovations ce jeudi 11 juin. Au pied des pylônes hauts de 44 mètres, la présidente Dominique Santoni (DVD) évoque ainsi un chantier « qui dépasse le seul côté technique ». En effet, de nombreux paramètres compliquent la tâche des architectes et autres conducteurs de travaux. Le fait d’être un monument historique contraint à réutiliser une grosse partie des matériaux d’origine ; seuls les 200 câbles, haubans et suspentes vont être remplacés d’ici avril 2027. Tandis que la zone classée inondable et Natura 2000 réduit également la liberté d’action des entreprises qui s’emploient à la restauration.

    « Ce n’est pas le plus facile des chantiers, mais on fait beaucoup d’études. Ce sera long et beau », ajoute la présidente. « Cela a été une conception longue et difficile. On a aussi vu que la passerelle est très sensible au vent. Avec du Mistral comme il y en a aujourd’hui, ça bougeait tellement qu’on ne pouvait presque pas marcher dessus », précise Thomas Tamisier, conducteur d’opération pour le Département de Vaucluse.

    Plusieurs phases

    Le pont avait été construit en 1926 pour pouvoir faire passer les marchandises des maraîchers d’un côté à l’autre de la Sorgue, avec parfois des camions « jusqu’à 7 tonnes », assure Robert Reboul, petit-fils de l’un des maraîchers de l’îlot qui avait lancé le projet dans les années 1920.

    Deux ans et demi seront nécessaires pour pouvoir, plus de 50 ans après sa fermeture, repasser à nouveau sur le pont suspendu. Celui-ci permettra de compléter la ViaRhôna, voie cyclable qui traverse le Vaucluse. Deux années de travaux divisées en plusieurs phases, donc, jusqu’en 2028. Après les travaux préparatoires lancés en mars, dont l’installation d’une plateforme d’accès sur l’eau, place désormais au démontage de la structure suspendue. D’ici octobre, 25 tronçons du tablier vont être levés, ainsi que les suspentes et les câbles de suspension. Puis, d’octobre à avril 2027, ce sera au tour des pylônes d’être remis à neuf. Ce, avec la mise en place de nouvelles passerelles de visite, une restructuration des parements en béton, mais aussi la construction de quatre massifs de câbles au vent. De mai à octobre 2027, la nouvelle suspension va être installée tout en réinstallant le tablier. Avant de terminer, entre octobre 2027 et juin 2028, par la pose du système de garde-corps, la mise en peinture de l’ouvrage puis les travaux de voirie.

    De quoi réjouir les descendants des instigateurs du projet initial. Avec tout de même la petite crainte « que cela ne ramène une fréquentation accrue autour de cette terre préservée et des élevages », glisse Claude Reboul, autre petit-fils qui possède toujours des cultures sur l’Oiselay.

  • L’ultime match pour la montée de Provence Rugby

    L’ultime match pour la montée de Provence Rugby

    Trente-trois matches, trente-trois batailles et, enfin, la lumière au bout du tunnel. Celle-ci sera sombre ou beaucoup plus claire selon le résultat de cette 34e affiche de la saison. Plus de neuf mois après avoir entamé son exercice 2025-2026, Provence Rugby dispute, ce dimanche au stade Maurice-David (18h), la dernière rencontre de son aventure. L’enjeu est énorme, avec à la clé une promotion historique en Top 14 en cas de victoire contre Perpignan, le barragiste de l’élite. L’Usap connaît parfaitement cette situation, participant pour la quatrième fois en cinq ans à l’access match.

    Les Catalans ont, à chaque fois, bien géré leur passage sur le siège éjectable avec deux victoires dans la capitale des Alpes françaises, contre Grenoble, et une autre contre Mont-de-Marsan. Une expérience précieuse avant d’affronter des Aixois qui n’ont jamais atteint une telle altitude, club et joueurs compris. « On ne s’était pas projetés au-delà de la finale de Pro D2 », disaient en chœur Philippe Saint-André et Joris Cazenave, à l’issue du match perdu d’un cheveu, la semaine dernière, face à Vannes (14-18). Les Provençaux s’étaient préparés pour monter directement et battre leur adversaire breton, mais la balance a finalement penché du mauvais côté.

    Les corps et les esprits ont été touchés par ce revers, les joueurs n’ont repris l’entraînement que mardi, sans deux des leurs. Nous le savions depuis samedi, le pilier gauche Federico Wegrzyn s’est gravement blessé en finale. Provence Rugby a confirmé que l’Argentin souffrait d’une rupture du tendon d’Achille et sera longuement absent. Autre immense coup dur à l’approche de ce barrage, Setareki Bituniyata, le dynamiteur aux 14 essais cette saison, a été touché au pied contre Vannes. Le Fidjien est trop diminué pour être aligné en access match. Forcément une perte considérable.

    Le difficile défi de l’access match

    Le barrage entre le 13e du Top 14 et le finaliste de Pro D2 est un exercice particulier. Réinstauré en 2018, les trois premières éditions ont vu le club de 2e division prendre l’ascenseur. Mais depuis, uniquement des victoires pour les membres de l’élite.

    Le défi est large, même si les Aixois ont l’avantage d’accueillir la partie. « Là, on va jouer Perpignan, qui prépare ce match depuis trois mois. Nous, on va avoir cinq jours pour le préparer. On sera à domicile et j’espère qu’il n’y aura pas 3 000, mais 9 000 supporters de Provence. Avec l’énergie et l’ambiance qu’ils ont mises aujourd’hui [samedi dernier], pour pousser notre équipe dimanche », déclarait « PSA ». Les fans ont répondu présents pour faire bouillir une dernière fois Maurice-David, le guichet fermé ayant déjà été annoncé. Provence Rugby a encore son destin entre les mains, avant l’ultime rendez-vous de la saison, et faire passer le club bucco-rhodanien dans une autre dimension.

    Access match Top 14/Pro D2

    Stade Maurice-David (dimanche, 18h)

    Arbitre : Vincent Blasco Baque

    PROVENCE : Vareiro – Lapegue, Cellio-Zwiler, Lucas, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Zafra – Francis, Latterrade, Nostadt (composition probable)

    PERPIGNAN : Allan – Veredamu, Duguivalu, De la Fuente, Forner – Urdapileta, Hall – Oviedo, Le Corvec, Hicks – Tanguy, Gray – Brookes, Ruiz, Tetrashvili (composition probable)

  • L’humanisme papal face aux réactionnaires

    L’humanisme papal face aux réactionnaires

    Depuis son arrivée à Madrid le 6 juin, le Pape a rencontré des dizaines de milliers de jeunes lors d’une veillée, puis plus d’un million de fidèles pour une messe géante place de Cibeles dans la capitale, il aura rencontré le Roi, le chef du gouvernement Pedro Sanchez, tous les représentants politiques de tous les partis, il est intervenu au Parlement, une première. Rencontre aussi avec des représentants du monde de la culture, comme Antonio Banderas ou encore Bad Bunny. Autant d’occasions pour que celui-ci, à chaque fois, délivre un message de concorde et de paix. Il aura, à la fois appelé à rejeter les discours identitaires et appelé à la solidarité internationale et au multilatéralisme.

    Bien sûr, il a parlé religion, appelé à renouveler la foi catholique, dans un pays si fortement imprégné par le catholicisme, malgré tout en perte de vitesse. Puis à Barcelone, il a inauguré la plus haute tour de la Sagrada Familia et s’est rendu au Monastère de Montserrat où les dénonciateurs des crimes pédophiles de l’Église sont restés sur leur faim. Le souverain pontife a clairement dénoncé cette plaie ouverte en amont de cette visite, mais pas sur le lieu le plus tristement connu pour ces crimes. Cette visite, au-delà de l’hypocrisie ambiante, manifestée par les représentants politiques de droite et extrême droite, qui cachaient mal leur désarroi sur l’évolution de l’Église concernant des sujets tels l’immigration, où l’exigence d’un nouvel ordre mondial multilatéraliste, aura marqué un tournant historique par les messages sans ambiguïtés du Pape. L’Église qui maintient un pouvoir influent dans le monde, est fortement traversée par la volonté de paix et de justice des peuples, ce qui n’empêche pas des divisions internes avec une partie de l’Episcopat espagnol dans la mouvance nationale catholique, qui ne voit pas d’un bon œil les évolutions progressistes portées par Léon XIV.

    L’extrême droite espagnole, qui semble faire bonne figure, constate une fois de plus des divergences de fond avec le Vatican, notamment sur les questions de l’immigration qui viennent contrarier la campagne de Vox, ralliée par le Parti Populaire dans certaines régions sur « la priorité nationale ». Il y a quelque temps, Santiago Abascal leader de Vox, avait accusé les évêques de se taire face à « l’invasion musulmane ».

    Vendredi, tout ce que compte l’Espagne de nostalgiques de la race pure, du franquisme, adeptes de l’intolérance, en ont eu pour leur compte avec le point final de la visite du Pape. Celui-ci a réitéré lors de sa rencontre avec des migrants, et des associations « qu’une conscience humaine, et encore plus une conscience chrétienne, ne peut rester indifférente face aux victimes des naufrages et du manque d’aide, devant ces cimetières de la mer ». Et d’ajouter : « Chaque vie perdue sur ces routes est un échec pour la famille humaine. » Une bataille prioritaire pour le Pape qui a rejoint Rome vendredi après-midi et qui se rendra le 4 juillet prochain sur l’île italienne de Lampedusa, symbole de la tragédie migratoire en Méditerranée.

  • Festival à la Bonne Mère, le théâtre au clair de lune

    Festival à la Bonne Mère, le théâtre au clair de lune

    Organisé depuis quelques années par l’association Théâtre des Criques, le Festival à la Bonne Mère est de retour pour une nouvelle édition à vivre jusqu’au 20 juin et toujours au pied de l’emblématique Notre-Dame de la Garde. Si de nombreuses pièces de théâtre proposées dans les jours à venir affichent déjà complet, celle qui se jouera ces samedi et dimanche est encore accessible.

    Louison et Monsieur Molière raconte l’histoire vraie de Louison, héroïne du roman éponyme de Marie-Christine Helgerson qui est adapté pour la toute première fois au théâtre par Axelle Masliah, jeune adaptatrice et metteuse en scène de 22 ans.

    Une toute première adaptation théâtrale

    Louison a 10 ans. Entre une mère autoritaire et un père effacé, elle ne trouve pas sa place. Jusqu’au jour où ses parents rejoignent la troupe du Palais Royal, celle de Molière. Une rencontre bouleversante avec l’icône, qui voit en elle quelque chose d’unique et lui écrira le rôle de Louison dans sa toute dernière pièce avant de mourir : Le Malade imaginaire. Pour Louison, c’est une évidence désormais, elle sera comédienne.

    Pour rappel, la représentation théâtrale sera comme à l’accoutumée précédée de visites gratuites et sans réservation du Sanctuaire aux côtés d’un guide à partir de 18h30. Vous aurez également l’occasion de vous restaurer à la guinguette le Bon Air ouverte tout au long de la saison estivale. Le coucher de soleil pointera le bout de son nez au moment où le public sera invité à s’installer pour la représentation et cette dernière commencera à 21h45 pour un moment de théâtre au clair de lune et ainsi découvrir la pièce Louison et Monsieur Molière d’une durée totale d’1h20 et accessible à un public large.

    « Louison et Monsieur Molière »

    samedi et dimanche à 21h15.

    Entre 16 et 39 euros la place.

  • Jean-Pierre Squillari plaide pour une meilleure gestion des feux

    Jean-Pierre Squillari plaide pour une meilleure gestion des feux

    Les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône ont été sollicités pour 23 départs de feux, ce jeudi 11 juin. C’est dans ce contexte que Jean-Pierre Squillari, maire d’Aubagne (DVG) et ancien lieutenant-colonel des sapeurs-pompiers, alerte sur les « failles » du système de lutte contre les incendies.

    Le bilan de l’été 2025 est là pour rappeler l’ampleur du risque : 481 feux traités entre juin et août dans les Bouches-du-Rhône, 1 095 hectares brûlés, et un incendie aux Pennes-Mirabeau qui avait atteint les quartiers nord de Marseille, en juillet.

    Pour l’élu, ce dernier exemple illustre précisément les défaillances du système. « Le pompier sur place avait demandé des avions, l’état-major de zone l’a refusé. Et le feu est arrivé dans Marseille. C’est très grave », dénonce-t-il. Jean-Pierre Squillari va plus loin : « Ça veut dire que la personne dans son bureau pense mieux juger la situation que la personne sur le terrain. » Une critique directe de la chaîne de décision, qu’il juge déconnectée des réalités du terrain.

    S’adapter au calendrier

    En attendant les deux nouveaux Canadair commandés par l’État (lire notre édition du 5/06) « qui n’arriveront pas avant 2032 », le maire juge le dispositif actuel « insuffisant », plaidant pour des véhicules prépositionnés sur des points stratégiques et un débroussaillement rigoureux autour des habitations, « fait dans les règles », insiste-t-il.

    Car pour Jean-Pierre Squillari, la prévention prime sur la réaction : « Il faut s’adapter en fonction de la météo et des risques, et pas en fonction d’un calendrier », martèle-t-il. Selon lui, le risque ne s’arrête pas à l’été. « En 1973, j’ai participé à l’extinction d’un feu de 3 200 hectares dans le Var, le 4 décembre. L’hiver, les végétaux sont secs, sans sève, et s’il n’y a pas de pluies, mais par contre beaucoup de vents, il y a un risque sévère d’incendies. »

    De plus, l’élu relève une bataille budgétaire qu’il juge récurrente au sein du ministère de l’Intérieur, où les crédits sont partagés entre plusieurs corps. « La plupart reviennent presque toujours à la police. Je regrette que la profession de pompiers ne monte pas au créneau », déplore-t-il.

    Carmen Vollenweider

  • Les politiques d’accessibilité et d’inclusion en débat à Martigues

    Les politiques d’accessibilité et d’inclusion en débat à Martigues

    L’enjeu, « c’est le vivre-ensemble » pour cette participante à la conférence donnée par la sociologue Sylviane Feuilladieu ce vendredi matin à la salle Dufy. C’est à l’invitation de l’Association pour la promotion et l’organisation d’un réseau de santé ouest étang de Berre (Aporsoeb) que l’enseignante-chercheuse à Aix-Marseille université est venue ouvrir le colloque d’une journée organisée par l’association autour du handicap et de « l’accueil de la différence de chaque enfant ».

    Outre le vivre-ensemble, l’enjeu est aussi d’ouvrir la réflexion des professionnels de santé, du social, de l’éducation et parents invités sur l’accessibilité réelle aux handicapés, au-delà de la simple compensation, et particulièrement en milieu scolaire. « Une situation inclusive peut être inégale, excluante, ségrégative ou non légitimisante » explique la chercheuse, mettant en situation : « si un élève handicapé est en classe avec son accompagnant [AESH, Ndlr] il est inclus avec les autres, et on rend les supports accessibles » pour compenser le handicap. Mais il y a un écueil : « Les interactions ne changent pas, la reconnaissance de l’institution non plus », affirme la sociologue.

    « La justice sociale c’est agir sur un système »

    Sylviane Feuilladieu pousse plus loin l’idée d’inclusion « de masse » des handicapés pour une « démocratisation » de l’inclusion, en considérant « les inégalités sociales d’accès et de participation » des concernés. Plus que l’égalité, ou l’équité, la sociologue en vient au terme de « justice sociale, soit agir sur la manière dont fonctionne le système » pour l’adapter à tous. « Travailler les pratiques inclusives, c’est faire une place à chacun en reconfigurant l’espace social » estime-t-elle, parlant d’« un travail collectif » pour éviter « de ne penser qu’à l’inclusion qui maintient dans l’inégalité d’accès et de participation », et permettre de renforcer « le vouloir agir et le pouvoir d’agir ».

    Mais cette vision suscite le débat. « Certains handicaps sont facilement compensables, mais on ne peut pas inclure tout le monde », estime Michel Roussel, de l’association la Chrysalide qui offre des services d’accompagnement. « Pour les autistes lourds ou les polyhandicapés, c’est un peu des foutaises pour nous, faut pas être des Bisounours », ose-t-il. « La sociologie démontre qu’il faut se donner les moyens de cette ambition », rétorque la chercheuse, indiquant qu’il y a certes « des écarts à la norme plus ou moins conséquents » mais que les sciences du langage étudient l’inclusion des personnes non-oralisantes, et d’autres « sur l’insertion professionnelle des travailleurs en Esat vers le milieu ordinaire ». Claire Burger, participante, considère qu’« on ne peut pas demander à des neurodivergents de penser comme nous, les neurotypiques ». « Ces personnes pensent différemment. C’est un fonctionnement qui n’est pas majoritaire mais qu’on handicape car ils ne rentrent pas dans la norme » précise-t-elle, en aparté.

    Créer cette rencontre est l’objectif de l’Aporsoeb. « Ce colloque permet de prendre du recul pour revenir au travail avec une position différente », indique la coordinatrice Maïté Robin.

  • Lucien Stanzione mise sur son expérience pour rester au Sénat

    Lucien Stanzione mise sur son expérience pour rester au Sénat

    La mode politique locale est aujourd’hui à l’absence d’étiquette ou aux divers quelque chose. Premier fédéral socialiste, Lucien Stanzione assume son appartenance politique mais le sénateur n’entend pas conduire une liste de gauche plurielle qui ferait la part belle aux partenaires classiques. « Cela n’exclut pas les discussions avec eux mais l’élection se fera avec des élus et non des politiciens, une liste d’élus locaux dans laquelle les maires se reconnaîtront », prône le parlementaire qui a, ce vendredi, officialisé sa candidature pour un deuxième mandat.

    Un calcul différent de 2020, car le scrutin du 27 septembre répond à une autre réalité : la perte, aux municipales, de villes de gauche comme Avignon, Carpentras voire Monteux hypothèque grandement les chances de victoire si l’on se fie au pur calcul arithmétique des grands électeurs. Lucien Stanzione doit donc changer de stratégie. « Dans mes visites [il a déjà rencontré 50 des 54 nouveaux maires], les élus attendent vraiment qu’on les accompagne sur leurs problématiques, plutôt qu’un dimensionnement politique », analyse l’ancien maire d’Althen-des-Paluds.

    Sa liste, dont le trio de tête est arrêté mais qu’il ne dévoilera que dans un mois, sera donc divers gauche. « La bataille sera difficile, mais hors de question de renoncer ou se résigner, il faut porter une voix sociale, de solidarité et sur l’environnement », promet-il, tout en excluant tout rapprochement avec LFI qui vient de désigner ses chefs de file (lire l’encadré). La connaissance fine du terrain établie depuis six ans ainsi que son bilan seraient donc la recette pour espérer être réélu. Sur les 3 sénateurs sortants, seul Alain Milon (LR) ne devrait pas repartir. « Dans notre diversité politique, avec aussi Jean-Baptiste Blanc [sénateur LR candidat], l’équipe sortante n’a pas démérité et a répondu aux attentes des élus, en proximité et simplicité en dehors des débats politiciens », estime Lucien Stanzione.

    Alors qu’Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon, a lancé son mouvement Le bon sens des territoires, et positionne son adjointe et compagne Anaïs Hausmann comme candidate et que d’autres possibles candidats de centre droit prennent le pouls d’une candidature (notre édition de mercredi), Lucien Stanzione prévient : « La multiplication des listes et dispersion des voix profitera au RN, je ne me résous pas à ce que le Vaucluse ait un premier sénateur d’extrême droite. » Actions sur la crise de la lavande, des cerises, mais aussi interventions contre les fermetures de service d’urgence ou défense de l’agro pastoralisme sont autant de thèmes évoqués quant à son bilan.

  • L’agriculture durable à l’honneur à Marseille

    L’agriculture durable à l’honneur à Marseille

    Promouvoir une agriculture durable et ouverte à tous, telle est la mission que se sont donnés les Paniers marseillais, il y a déjà 19 ans. Née de l’idée de faire des consommateurs des « consomm’acteurs », l’association permet à chacun de s’approvisionner auprès de producteurs locaux et bios et ainsi de faire vivre l’économie du territoire.

    Pour ce nouvel anniversaire, elle investit le parc du 26e centenaire, dimanche, de 9h à 17h, avec « une programmation gourmande et participative », indique l’association. Un marché bio de 20 producteurs proposera des produits frais et locaux, ainsi que des dégustations. Tout au long de la journée, des initiatives de consommation alternative seront présentées au village associatif, comme le supermarché collaboratif Super Cafoutch.

    Sensibiliser les jeunes

    Pendant une journée, les Paniers marseillais laissent entrevoir une nouvelle manière de cohabiter avec la nature et de la respecter. Il sera ainsi possible d’apprendre à fabriquer son levain, de participer à un atelier sur les plantes sauvages ou encore à une découverte du métier de potière.

    Des ateliers sont également prévus pour les enfants, afin de sensibiliser la jeune génération aux enjeux agricoles. Après quelques saynètes théâtrales participatives, la journée s’achèvera avec l’assemblée générale annuelle de l’association, pour faire le point sur ses activités.

    Accès libre, de 9h à 17h.

  • Les valeurs de la francophonie célébrées à Marseille

    Les valeurs de la francophonie célébrées à Marseille

    Dans le cadre de la Journée internationale de la francophonie, ce vendredi, la Maison de la francophonie de Marseille a organisé diverses animations à l’hôtel de Région. Une date consacrée à la promotion de la langue française et des valeurs qu’elle véhicule. Soutenue par la Région Sud, l’événement a réuni le public autour d’ateliers, d’une dictée, d’expositions, d’une table ronde et de plusieurs remises de prix.

    Plus qu’une langue

    En ouverture, Aurore Bruna, conseillère régionale, a rappelé l’engagement de la Région Sud en faveur de la francophonie. La collectivité prévoit d’accorder « une subvention de 5 000 euros à l’événement, sous réserve du vote de la séance plénière du 26 juin prochain ». L’élue a ajouté : « La francophonie est et restera une priorité politique de notre collectivité régionale. » Avant de souligner le rôle du français dans l’éducation, la culture et le rapprochement entre les peuples.

    Le président de la Maison de la francophonie, Jean-Pierre Chiaverini, a pour sa part insisté sur la définition de la francophonie : « Un espace de coopération multilatérale et de solidarité fondé sur des valeurs de paix, de démocratie et d’égalité. » Il a également rappelé le dynamisme de cet espace qui rassemble aujourd’hui près de 400 millions de locuteurs dans le monde et 90 États au sein de l’Organisation internationale de la francophonie.

    Parmi les moments clés de la journée figuraient la remise des prix du concours photo « Dix mots, dix clichés d’un monde à venir », la remise du prix littéraire francophone à l’écrivaine Maria Larrea, ainsi qu’une table ronde consacrée à la contribution de la jeunesse à la « construction d’un monde plus apaisé ». Une manière de rappeler que la francophonie ne se limite pas à une langue, mais constitue aussi un outil de dialogue et de compréhension entre les cultures.

  • Les Communes forestières affûtent leur stratégie face au risque incendie

    Les Communes forestières affûtent leur stratégie face au risque incendie

    Après les élections municipales, il est temps pour les communes de renouveler leurs représentants au sein de l’association des Communes forestières du département. Interlocuteur privilégié des collectivités sur les questions forestières, cette structure accompagne les élus dans plusieurs projets : gestion des massifs, prévention des risques d’incendie, valorisation du patrimoine forestier…

    Dans un département particulièrement exposé aux feux de forêt, elle joue également un rôle de relais entre les communes, l’État et les différents acteurs de la filière forêt-bois. « Nous sommes le second réseau d’élus après l’Association des maires de France », rappelle Jérôme Bonnet, directeur général.

    Ce lundi 15 juin, le réseau tient justement son assemblée générale. à cette occasion, l’ensemble des maires et des élus communaux se retrouvent à Pélissanne. Premier enjeu de cette rencontre et « caractère particulier » de celle-ci : renouveler les instances qui siègent au sein de l’association. Le président actuel, le maire de Saint-Antonin-sur-Bayon, Christian Delavet, devrait être candidat à sa réélection. « Les Communes forestières sont une force pour les politiques : elles représentent les maires sur l’ensemble des prérogatives forestières », rappelle Jérôme Bonnet.

    Autre enjeu, à l’approche d’une période à haut risque d’incendies : les obligations légales de débroussaillement (OLD), un levier organisationnel essentiel dans la prévention. « L’association est un outil d’accompagnement dans le quotidien des maires », rappelle Jérôme Bonnet. Le réseau d’élus, rappelle le directeur général, permet ainsi de mieux répondre aux défis des maires : renouvellement des forêts et adaptation au changement climatique, prévention des incendies notamment en matière d’aménagement du territoire et mise en œuvre des obligations légales de débroussaillement, jugées « complexes » par de nombreux élus, selon Jérôme Bonnet.

    L’an dernier, le réseau comptait 68 collectivités adhérentes, soit 55% des communes du département, représentant 78% de la forêt communale. Autre motif de satisfaction : son action sur les obligations légales de débroussaillement, avec 261 élus et agents sensibilisés au cours de l’année.