Category: accueil-third

  • Deux offres de reprise pour le verrier Duralex

    Deux offres de reprise pour le verrier Duralex

    Les candidats avaient jusqu’à jeudi midi pour se manifester : deux ans seulement après sa reprise par les salariés sous forme de Scop (société coopérative et participative), Duralex joue à nouveau son avenir devant le tribunal de commerce d’Orléans. La verrerie de la Chapelle-Saint-Mesmin, dans le Loiret, placée en redressement judiciaire le 1er juin dernier pour cause de « tensions de trésorerie », cherche un repreneur.

    Parmi les candidats révélés à l’heure où nous écrivons ces lignes, le groupe français Carlesimo, spécialisé dans la fonderie et la transformation de matériaux, qui avait annoncé à ICI Orléans le 10 juillet dernier être « prêt à investir cinq millions d’euros de fonds propres pour relancer Duralex ». Mais aussi l’entrepreneur Cédric Meston, qui a racheté Tupperware France l’an dernier et s’était également positionné sur Brandt, en vain.

    Quand Jean-Christophe Chanjou, le fondateur d’APAr, a indiqué se retirer de la course estimant, ce jeudi matin sur BFM Business que « le niveau d’investissement à réaliser pour remettre l’entreprise à niveau nous semble démesuré ». « Le critère fondamental, c’est la viabilité, est-ce que je peux tenir mes engagements, payer les salaires, mes créanciers. Les hypothèses que j’ai faites pour sortir l’entreprise de l’eau me semblent avec mes moyens pas réalisables », a-t-il précisé sur la chaîne.

    250 salariés dans l’incertitude

    Pour les 250 salariés du site c’est une nouvelle période d’incertitude qui s’ouvre. C’est la troisième fois en six ans – et la cinquième en moins de vingt ans – que l’emblématique verrerie fondée en 1945 est placée en redressement judiciaire. 60% des travailleurs de l’usine avaient investi dans la coopérative, soutenue, y compris financièrement, par la région Centre-Val de Loire et Orléans Métropole.

    « Il n’est pas envisageable qu’une nouvelle industrie en France connaisse le même sort que toutes les autres avec ses milliers de travailleuses et de travailleurs et leur famille jetés à la rue ! À l’image de Brandt et de ses 700 travailleuses et travailleurs, la casse industrielle, le chômage de masse et la perte de souveraineté dans la production industrielle n’ont que trop duré. Les salariés ne sont pas des variables d’ajustement et ne veulent plus perdre leur vie à essayer de la gagner », alertait il y a un mois déjà dans un communiqué l’UD CGT 45.

    Pour le syndicat, « l’industrie verrière a un avenir en France et l’engouement de la population française et mondiale pour cette marque emblématique Duralex, symbole du “made in France” est porteur de perspectives solides et viables ». En atteste la levée de fonds lancée à l’automne dernier avait enregistré près de 20 millions d’euros de promesses d’investissement d’environ 20 000 particuliers. Si les Français sont attachés aux verres incassables qui évoquent l’enfance, les investissements pour sauver l’outil de production et ses salariés sont nécessaires. L’audience est prévue le 17 septembre prochain.

  • Les principaux rendez-vous en région pour la nuit des étoiles

    Les principaux rendez-vous en région pour la nuit des étoiles

    Aix-en-Provence.
    Conférence « Saint-Aubin, la plus
    grosse météorite de France
     ».
    Le samedi 8 août, de 14h30 à 16h, au Planétarium Peiresc.

    Roquefort-la-Bédoule.
    Observation du ciel au télescope et animation « Comprendre la pollution lumineuse ». Le samedi 8 août, de 21h à minuit, au Stade Baou Redon.

    Martigues.
    Conférences, animations et observations. Le vendredi 7 août, à partir de 21h30, au Parking des Ragues.

    Sanary-sur-Mer.
    Conférences suivies d’observations à l’œil nu ou avec instrument.
    Le vendredi 7 août, à 21h, et le samedi 8 août, à 23h, au Parvis de la Chapelle.

    Saint-Raphaël.
    Observations au télescope.
    Le dimanche 9 août, de 20h à 23h40,
    à l’esplanade du Bachaga boualam.

    Courthézon.
    « Val Seille sous les étoiles » : animations, conférence et observations. Le vendredi 28 août, de 18h à 2h, au Parc Val Seille.

    L’Isle sur la Sorgue.
    Observations au télescope. Le samedi 8 août, de 21h à 2h, au Stade Saint-Jean.

    Robion.
    Formations de montreurs d’éclipse avec Les Amis Astronomes Amateurs du Petit Robion. Jusqu’au dimanche 9 août, à la Mairie de Robion.

    Saint-Étienne-les-Orgues. Conférence « Mondes Extraterrestres ». Le samedi 8 août, de 20h30 à 22h, à la station de Lure.

    Suivie d’observations aux télescopes de nébuleuses et galaxies, de 22h30 à 02h30, au parking aux pieds des pistes de ski.

    Conférence « Comètes : archives du Système Solaire », le samedi 15 août, de 20h30 à 22h, à la station de Lure.

    Les Orres.
    Conférence « En attendant l’éclipse du 12 août ». Le dimanche 9 août, de 20h30 à 23h, à l’espace rencontre et culture.

    La Roche des Arnauds.
    Projection d’un documentaire sur les éclipses et observations, ce vendredi 7 août, de 21h à minuit, à l’Observatoire Copernic.

    Andréa Goyard de Castro

  • OM : Facundo Medina et Geronimo Rulli dans le sas de sortie

    OM : Facundo Medina et Geronimo Rulli dans le sas de sortie

    Le club marseillais poursuit sa politique de réduction de sa masse salariale.

    Deux joueurs sont en effet proche de quitter l’OM. À savoir Geronimo Rulli et Facundo Medina. Pour le premier, un accord a été trouvé avec Manchester City. Pour le second, malgré l’arrivée de Miguel Gutierrez, le Bayer Leverkusen a accepté de verser les 25 millions d’Euros demandés par les dirigeants marseillais.

    Concernant Facundo Medina, les trois parties étant sur la même longueur d’onde, la finalisation du dossier devrait se faire dans les prochaines heures. Pour Geronimo Rulli, la balle est dans le camp de l’agent du gardien de but. Mais les clignotants semblent au vert, là aussi.

  • [Entretien] Yann Bisiou : « La DZ Mafia est une franchise, une sorte de KFC de la drogue »

    [Entretien] Yann Bisiou : « La DZ Mafia est une franchise, une sorte de KFC de la drogue »

    La Marseillaise : Le 16 juillet,
    le maire d’Alès a fait l’objet de menaces de mort signées «
     DZ Mafia ». À qui fait référence cette appellation ?

    Yann Bisiou : Il faut être vigilant sur cette affaire. La DZ Mafia est une organisation criminelle qui est devenue progressivement une marque, une sorte de franchise du narcotrafic. C’est un peu le KFC de la drogue. Cela signifie qu’on peut se réclamer de la DZ Mafia simplement pour susciter de l’inquiétude ou des réactions dans la presse. Par exemple, en début d’année à Alès, une affaire de chantage a été menée au nom de la DZ Mafia et pourtant, aucun des huit auteurs interpellés ne faisait finalement partie de cette organisation. S’agissant des menaces visant Christophe Rivenq, il est plus que probable qu’elles soient liées au trafic de drogue. En revanche, on ne sait pas encore si elles émanent bien de la DZ Mafia.

    Mais alors, s’agit-il d’une mafia ou n’en a-t-elle que le nom ?

    Y.B. : La DZ Mafia n’est pas du tout une mafia au sens où on l’entend pour les organisations italiennes par exemple, soit des organisations très hiérarchiques, organisées et quasi militaires. Au contraire, elle a toujours été horizontale. Ce n’est pas une organisation structurée, mais plutôt des gens qui se connaissent sur un territoire et qui mettent en commun leurs compétences criminelles. Ce qui ne signifie pas qu’elle n’est pas dangereuse : ses membres restent ultra-violents. Cependant, en France et ailleurs dans le monde, le trafic de stupéfiants a évolué. Si le modèle classique des années 1970 à 1990 avec des points de deal identifiés qui changent de propriétaire au gré des interpellations existe toujours, il est concurrencé par une nouvelle forme de trafic plus horizontale. Celle-ci s’organise à travers des relations interpersonnelles entre des criminels qui se connaissent ou se rencontrent, et ne vont faire parfois qu’une seule opération ponctuelle ensemble. Une autre évolution notable est le passage depuis cinq ou six ans à des formes de trafic digitalisées, via le dark web, les réseaux sociaux ou les messageries cryptées. En résumé, il a deux caractéristiques principales du narcotrafic aujourd’hui : l’absence de hiérarchie stricte et un caractère éphémère de la structure. C’est ce que démontrent d’ailleurs les rapports d’agences comme Europol ou Interpol, qui dressent tous le même constat.

    Comment expliquer ces mutations ?

    Y.B. : Il y a plusieurs facteurs d’explication, mais le plus évident reste l’explosion de la consommation de stupéfiants. La demande a augmenté, donc automatiquement, le marché est moins concurrentiel. Pour être plus précis, en France, les chiffres de 2025 de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), montrent une stabilisation voire une légère diminution de la consommation de cannabis, même s’il demeure la drogue illégale la plus consommée avec 900 000 usagers quotidiens. En revanche, la consommation de cocaïne a explosé, avec 1,1 million de Français âgés de 11 à 75 ans qui en ont consommé au moins une fois dans l’année.

    Toutes ces évolutions ont-elles une incidence sur les dispositifs de lutte contre le narcotrafic ?

    Y.B. : Bien sûr. La nouvelle génération de narcotrafiquants a davantage une logique territoriale qu’une logique hiérarchique. Or, en France, l’organisation de la lutte contre le trafic de stupéfiants en bande organisée n’a pratiquement pas bougé depuis 1953 et les services d’enquête restent spécialisés dans l’infiltration des mafias traditionnelles. Ce savoir-faire est adapté à des organisations criminelles structurées, hiérarchisées et pérennes. À mon sens, le fait que la police et la justice communiquent régulièrement sur les saisies et les interpellations est la preuve d’un échec de la lutte contre le narcotrafic. Si l’action était efficace, on devrait constater une baisse des saisies et des interpellations. De mon côté, je regarde toujours trois indicateurs pour évaluer l’état du narcotrafic : la prévalence, les prix et la pureté. La prévalence, nous l’avons vu, c’est le taux estimé de consommateurs et il ne cesse d’augmenter. Les prix des stupéfiants sont en baisse en euros constants. Enfin, la pureté des produits n’a jamais été aussi élevée. Autrement dit, le marché illégal des stupéfiants se porte très bien. Il faut que les politiques de lutte évoluent.

    À votre avis, dans quel sens doivent-elles évoluer ?

    Y.B. : Il y a plusieurs évolutions nécessaires, notamment la réintroduction de la police de proximité. Je fais aussi partie de ceux qui pensent que le seul et unique moyen de couper les revenus des narcotrafiquants est de légaliser la consommation de stupéfiants. Et ce pour toutes les drogues, bien qu’avec des cadres différents, évidemment. En France nous en sommes loin malheureusement, avec en moyenne une nouvelle loi répressive tous les six mois en matière de stupéfiants depuis 56 ans. Dans le même temps, il y a un abandon complet du volet prévention, ainsi qu’un renoncement à la réduction des risques, qui a pourtant fait ses preuves.

  • Les pompiers occitans sur tous les fronts

    Les pompiers occitans sur tous les fronts

    Si l’inquiétude est bien présente chez les services départementaux d’incendie et de secours (Sdis) du Gard et de l’Hérault, la situation reste pour l’heure calme dans les deux départements. Tous les départs de feux ont été rapidement traités évitant ainsi à la situation de dégénérer comme dans le Var ou la Gironde. Les pompiers gardois sont par exemple intervenus sur 508 feux dans le département qui ont parcouru 836 hectares, dont 450 hectares pour le seul feu de Lédenon début juillet. Depuis la première quinzaine de juillet, aucun feu important n’a ainsi été signalé.

    Après les averses du dernier week-end de juillet et un vent qui s’est calmé, le risque incendie a été revu à la baisse dans les deux départements. Plus aucune zone n’est en « risque très sévère » même si les pompiers demandent toujours la plus grande vigilance. Trois régions de l’Hérault (Escandorgue et Larzac, Gangeois et Collines du Centre Hérault) et l’ensemble du département du Gard (à l’exception du territoire de Costières Petite Camargue) sont cependant toujours placés en « risque élevé ».

    Fin juillet, ce sont aussi d’importantes fumées qui ont touché nos départements. Après vérification, les Sdis ont indiqué que ces fumées avaient été produites par le feu de Gironde à cause « des conditions climatiques (nuages bas) ». « En raison des incendies en cours en Gironde, le département est exposé à une hausse des concentrations en particules en suspension, et particules fines », ont par la suite indiqué les préfectures qui ont mis en place « des mesures d’urgence » comme la « suspension d’utilisation d’appareils de combustion de biomasse non performants et des groupes électrogènes, de l’écobuage ainsi que le brûlage des sous-produits agricoles à l’air libre ».

    Des pompiers gardois

    en Sardaigne

    Tout en poursuivant leur mission dans leur département, les Sdis 30 et 34 sont parvenus à déployer une partie de leurs moyens vers les incendies les plus inquiétants. Pour le feu de Pontevès dans le Var (aujourd’hui fixé après 750 hectares brûlés), 20 sapeurs-pompiers et 5 véhicules sont venus en renfort du Gard ainsi que 72 sapeurs-pompiers et 19 véhicules de l’Hérault.

    En Gironde et dans les Landes où le feu n’était pas fixé à l’heure où nous écrivons ces lignes, après avoir ravagé plus de 42 000 hectares, une colonne de renfort est partie de l’Hérault ainsi que 36 sapeurs-pompiers et une équipe de feux tactiques du Gard. Le Sdis 30 a également engagé deux cadres feux tactiques en Corse (où plus de 1 000 hectares sont partis en fumée près de Corte, le feu de Biguglia est maîtrisé et celui d’Albertacce est fixé) depuis le 15 juillet, rejoints depuis par 18 sapeurs-pompiers.

    Les sapeurs-pompiers gardois participent aussi à la solidarité européenne. Ainsi, une équipe de cadres feux tactiques et une équipe de soutien sanitaire ont intégré un module de sécurité civile français en Sardaigne depuis le 12 juillet, l’île italienne étant touchée par plusieurs feux depuis le début de l’été.

  • Les herbiers de Thau, un précieux patrimoine à préserver

    Les herbiers de Thau, un précieux patrimoine à préserver

    Chaque été depuis 2016, grâce aux financements du programme Natura 2000, le Syndicat mixte du Bassin de Thau (SMBT) anime une campagne estivale de sensibilisation aux herbiers marins, afin de mieux les faire connaître et favoriser la préservation de ces véritables forêts sous-marines, indispensables à l’équilibre de la lagune.

    En 10 ans, cette campagne, « devenue la seule initiative spécifiquement consacrée aux herbiers marins en France », souligne le SMBT dans un communiqué, a permis de sensibiliser plus de 12 000 personnes au travers d’animations organisées sur les plages du bassin de Thau (voir encadré). « Nous avons également mené des actions avec les centres nautiques, pour sensibiliser les stagiaires qui viennent apprendre la voile sur notre bassin. Certaines années, on a travaillé avec les écoles et avec le lycée de la mer, pour faire connaître cet écosystème aux jeunes et aux futurs professionnels de la mer. Et depuis quelque temps, on innove avec des interventions sur la navette maritime qui relie Sète à Mèze », détaille Camille Pfleger, chargée de mission biodiversité et Natura 2000 au SMBT. À l’occasion de cette édition anniversaire, le SMBT lance le « Défi des 10 ans »*, opération invitant chacun à adopter des gestes simples pour contribuer à la préservation des herbiers de Thau.

    « Ce sont des zones de concentration de la vie »

    La lagune de Thau, site classé Natura 2000, abrite sur un tiers de sa surface l’un des plus vastes herbiers de zostères des rives méditerranéennes d’Europe. « On a à peu près 2 000 ha de surface recouverte d’herbiers sur la lagune de Thau. Ce qui constitue presque la moitié des herbiers d’Occitanie », illustre Camille Pfleger. Ces prairies marines, dont la présence est « le témoin de la bonne qualité d’un milieu », sont précieuses à plus d’un égard. « Ce sont des zones de concentration de la vie. Des zones de passage, pour beaucoup. De petits poissons viennent s’y réfugier, de plus gros viennent y chasser. Ce sont aussi des zones de ponte. L’oursin, qui est un brouteur, les affectionne particulièrement : il s’en nourrit. On y trouve également des espèces emblématiques. Sur Thau, on en a deux qui sont souvent associées à cet habitat : la Grande Nacre et l’hippocampe », liste la représentante du SMBT. Outre une zone de refuge ou de ponte pour la vie marine, ces herbiers participent à l’oxygénation de l’eau via la photosynthèse, constituent des puits de carbone, qu’ils absorbent et stockent, et permettent également de limiter l’érosion, en stabilisant les fonds lagunaires. Ils ont aussi des vertus contre le réchauffement climatique : « Ce sont une sorte de retardateur d’effet de canicules marines. L’Ifremer notamment a montré que les zones où, au sol, on retrouve des herbiers, permettent de retarder les mortalités de coquillages pendant les canicules marines », indique Camille Pfleger.

    D’où l’impérieuse nécessité de protéger ces écosystèmes des dégradations mécaniques (piétinement par les baigneurs, arrachage par les ancres de bateaux…) ou chimiques (herbicides) auxquelles ils sont hélas exposés.

    * Détails sur le site ou les réseaux sociaux du SMBT.

    Calendrier des stands d’animation

    – Balaruc-les-Bains, plage du poste de secours. Mercredis 19, 26 août.

    Bouzigues, plages de la Trémie et/ou de la Pyramide. Mardis 4 et 11 août.

    Mèze, plages du Taurus et/ou de la Plagette. Jeudis 6 et 13 août.

    Sète, plage des Mouettes. Mardis 18 et 25 août.

    Les animations, gratuites, ont lieu de 15 h 30 à 18h30.

  • [C’est l’été] La voie de Valdonne et ses fantômes

    [C’est l’été] La voie de Valdonne et ses fantômes

    « Le charbon descendait par charrettes, à dos de mulet sur Marseille. Il y avait des convois pour les savonneries, les huileries… Il y avait 500 à 600 muletiers qui descendaient tous les jours à Marseille, car à l’époque c’était le seul moyen de transport et de livraison du charbon », expliquent les témoins rencontrés au fil des entretiens par Marie d’Hombres, fondatrice de l’association Récits et auteure de Les portes de Valdonne. Un ouvrage publié en 2012, et réalisé en partenariat avec la communauté
    d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Étoile, pour rendre compte de l’histoire de cette ligne de chemin de fer, étroitement liée aux mines et au développement industriel de la vallée de l’Huveaune.

    Sauf que face à la concurrence de la houille anglaise et gardoise qui arrivait par bateau et en train à Marseille, les patrons des mines ont exigé de la compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM), la réalisation d’une ligne pour relier dans un premier temps Valdonne et Aubagne, afin d’acheminer le lignite par wagon entier. Les 17 km de ce premier tronçon sont inaugurés en 1868 pour charger la production des mines de Valdonne, Peypin, Saint-Savournin… Des mines à l’ancienne, travaillées à la main et à la pioche. « Et quand les mines se sont déplacées vers le nord du bassin minier, comme à Gréasque, la ligne a été prolongée », reprennent les témoins. Un nouveau tronçon est inauguré en 1904, faisant la jonction entre Valdonne et Fuveau. « Il existait le long de cette section plusieurs autres mines d’extraction de lignite ou de ciment », renseigne un historique réalisé dans le cadre de la rénovation de la ligne. En parallèle des trains de transport, la ligne assurait aussi une desserte pour les voyageurs des différentes villes et villages. Celle-ci effectuait quatre allers-retours par jour, suivant notamment le rythme des trois-huit appliqué dans les puits. Pourtant, dès 1939, la ligne de voyageurs ferma une première fois, victime de la trop forte concurrence des autobus, notamment entre La Bouilladisse et Marseille. Elle reprit du service avec un « train de mineurs » quotidien qui reliait Aubagne à Cadolive. Puis le train fit le chemin en sens inverse, au rythme des fermetures de mines. Le transport de marchandises s’arrêta entre la section de Valdonne et La Barque en 1964, puis c’est la fermeture définitive en 1987 du trafic de marchandises sur la section Aubagne-Valbonne.

    Du bleu de chauffe

    aux cols blancs

    « Elle a continué à tourner vers 1987 en approvisionnant la maison de Valdonne – fabriquant des célèbres sirops éponymes – en bouteilles vides, c’était le fameux train des bouteilles », rappelle Jean Pugens, administrateur de l’association Se déplacer en Liberté (ASDEL), qui milite de longue date pour la réouverture de cette ligne. La dernière locomotive est passée. Puis la rouille est venue ronger les rails tandis que les herbes hautes ont commencé à recouvrir la voie tombée, au fil des décennies, en désuétude. Au milieu des années 70, la construction de l’autoroute passant par Aubagne et reliant Aix à Marseille parachève le réseau autoroutier. Jusqu’à l’asphyxie. La route traversant la vallée de l’Huveaune culmine à plus de 17 000 véhicules par jour traversant les villages de La Bouilladisse à Roquevaire jusqu’à Aubagne. L’autoroute est également saturée. C’est dans ce contexte que « dès 2012, nous avons mis en chantier un collectif citoyen pour réfléchir à la réutilisation de cette voie, explique Jean Pugens. La ligne pouvait potentiellement aller jusqu’à Gardanne et, de l’autre côté, vers Canjuers », souligne-t-il… L’association préférait à l’époque la solution du « Tram-Train » au « Val’Tram », validée par la Métropole aujourd’hui. Celui-ci aura le grand mérite, dès 2027, si le calendrier des travaux est respecté, de redonner vie à cette voie sur 14 kilomètres et de relier les communes de La Bouilladisse, La Destrousse, Auriol, Roquevaire et Aubagne au fil des 11 stations prévues.

  • [C’est l’été] Sainte-Marthe en fête pour la 3e édition du Festival de l’Été

    [C’est l’été] Sainte-Marthe en fête pour la 3e édition du Festival de l’Été

    Cinq quartiers pour un seul festival. C’est ce que propose le centre social de Sainte-Marthe-La Paternelle avec son Festival de l’Été. Il se tient jusqu’au vendredi 7 août entre la Visitation, la Simiane, Vieux Moulin Saint-Joseph, la Paternelle et Vieux Moulin Arnavaux.

    Organisé sur cinq jours, l’objectif est clairement affiché : dynamiser le quartier de Sainte-Marthe. Houssam Zguep, directeur du centre social Sainte-Marthe-La Paternelle, explique : « On choisit toujours les mêmes dates, début août, lorsqu’il n’y a plus trop d’activités à faire, pour que les gens retiennent le rendez-vous et que le festival s’installe sur le long terme ».

    Le fondateur revient sur les origines du festival : « Ici, il y a huit quartiers différents et les gens ne bougeaient pas d’un quartier à l’autre. Alors, on a eu l’idée de venir directement à eux en changeant de quartier chaque jour avec des activités différentes pour les motiver à se déplacer ». Pour l’organisation, le centre social s’appuie sur des collectifs qu’il a créés dans les quartiers éloignés du centre social. « La Visitation, par exemple, est à 4 km de notre centre, forcément c’est compliqué pour les gens de venir. Alors on organise les animations devant notre local qu’on a là-bas », explique Houssam Zguep.

    Le rituel est bien rodé : « On commence par tourner dans le quartier avec la batucada, un petit orchestre de musique brésilienne, pour réveiller les gens et les faire venir. Alors les enfants se mettent à suivre le cortège. Dans les premières éditions, ça ne marchait pas, mais désormais ils reconnaissent le son », détaille le directeur du centre social.

    Une variété d’animations

    Chaque soir, un quartier différent s’anime de 17h à 21h entre musiques, restauration, animations et performances artistiques. Le lundi était consacré à un spectacle de magie, le mardi à une pièce de danse contemporaine et le mercredi à un groupe de musiques traditionnelles de la côte caraïbe colombienne. Ce jeudi, vous pourrez, dès 18h, à la Paternelle, écouter un concert théâtralisé de l’artiste Kimsar avec l’association Kalabazi. Le festival se conclura ce vendredi sur une soirée-concert avec la venue de trois rappeurs locaux au Vieux Moulin Arnavaux : Thabiti, Hiiitch et Le Bigs.

  • [Entretien] Pierre Villard, Mouvement de la paix : « C’est toujours émouvant de venir à Hiroshima »

    [Entretien] Pierre Villard, Mouvement de la paix : « C’est toujours émouvant de venir à Hiroshima »

    La Marseillaise : Dans quel contexte s’inscrit votre nouveau déplacement au Japon ?

    Pierre Villard : L’urgence de l’élimination des armes nucléaires est encore plus forte aujourd’hui que ce qu’elle était il y a un an. Je le sens dans le contenu des débats. C’est-à-dire que 2025, était une année anniversaire, c’étaient les 80 ans des bombardements donc il y avait beaucoup d’expressions sur la réalité de la bombe avec des témoignages des hibakushas [personnes ayant survécu aux bombardements, ndlr]. Évidemment, c’est toujours très présent. Mais les mobilisations pour l’élimination des armes nucléaires, notamment en vue de la première conférence d’examen du Tian (traité sur l’interdiction des armes nucléaires), qui aura lieu en novembre prochain, ont pris plus de place. Nous sommes par ailleurs porteurs d’une action qu’on va proposer dans le monde entier le même jour à l’ouverture de la conférence du traité d’interdiction. La question de la convergence des actions pacifistes dans le monde entier, pour contraindre les gouvernements toujours réticents, reste au centre de nos discussions. Ces États sont de moins en moins nombreux quand même, puisque là, on vient d’avoir le centième, les Îles Tonga, qui a signé le traité d’interdiction des armes nucléaires, quand 75 l’ont ratifié. Aujourd’hui, la majorité des États s’engagent pour le traité, considérant que le seul moyen de se prémunir de la menace atomique, ce n’est pas de la contrôler, mais c’est de l’éliminer.

    Qu’est-ce qui a changé depuis
    votre première visite
     ?

    P.V. : C’est la sixième fois que je viens ici, la première fois, c’était il y a 15 ans donc je vois aussi des évolutions. Cette fois, il y a énormément de gens de Corée du Sud car c’est le pays où il y a le plus d’hibakushas après le Japon. Et pour cause, pendant la Seconde guerre mondiale, du fait de l’impérialisme japonais, il y avait énormément de prisonniers coréens au Japon, et qui, eux aussi, ont été victimes des radiations. En France, on a les victimes des essais nucléaires français, à la fois en Algérie et en Polynésie. Ici, j’ai posé concrètement la question du lien et de la solidarité entre toutes les victimes des politiques nucléaires, qu’elles le soient des bombardements ou des recherches et des essais. Les milliers de Français qui, actuellement, sont membres de l’Association des vétérans des essais nucléaires (Aven) eux, ne se revendiquent pas comme étant victimes de la bombe atomique.

    Comment ces échanges nourrissent vos actions ?

    P.V. : À titre tout à fait personnel, c’est toujours à la fois émouvant, enrichissant et rafraîchissant de venir ici. C’est émouvant parce qu’on a du mal à s’imaginer qu’il y a 80 ans, la ville était rasée. Cela renforce, à la fois la valeur de l’engagement pour la paix et l’interdiction des armes nucléaires et la nécessité de le développer encore. On réfléchit à faire venir les hibakushas à nouveau, début 2027 dans le cadre des actions qu’on va développer pour la campagne des élections présidentielles. Nous sommes engagés sur plusieurs mois d’actions pour l’élimination des armes nucléaires avec une montée en puissance jusqu’à l’élection présidentielle pour que cette question-là soit dans le débat public.

  • Des CRS bien occupés assurent la sécurité sur la plage des Catalans

    Des CRS bien occupés assurent la sécurité sur la plage des Catalans

    Venue du Sud Ouest, la CRS 14 assure depuis le 14 juillet la surveillance d’une des plages les plus fréquentées de la ville, les Catalans. Les 5 policiers, maîtres-nageurs sauveteurs et Vttiste ont fort à faire, ont-ils expliqué ce mercredi 5 août à la préfète de police déléguée, Corinne Simon, venue leur rendre visite.

    Pas moins de 200 amendes forfaitaires spécifiques, des vols, des malaises et beaucoup d’incivilités, dont les enceintes à fond, le tout par 31 à 38 degrés, sept jours sur sept, de midi à 19h30, raconte le brigadier-chef Jean-François. Dans un seau, il a rassemblé un tas de matériel confisqué, destiné à la consommation de stup’, sur le mois. Quelques minutes auparavant, un homme complètement ivre et sous l’emprise de drogue a été arrêté.

    « Jusqu’à présent, il y avait deux plages surveillées par les CRS, Sormiou et La Ciotat », explique la préfète, « une demande a été faite auprès du cabinet du ministre de l’Intérieur pour avoir des effectifs supplémentaires parce qu’à chaque bilan que nous faisons en fin de saison, on s’aperçoit que la plage des Catalans est énormément fréquentée, il était important de mieux sécuriser ». Les CRS travaillent en partenariat avec la police municipale, précise Joël Canicave (PS), adjoint au maire en charge des finances. À l’ombre du mur du poste de secours, Simone, Albert, Pierrette, Corinne, Chantal, Lucie et Sabrine, qui « viennent là depuis 50 ans » sont ravis. « Cela fait du bien de les avoir, on va les regretter », déplore la bande de copines.