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  • Le patrimoine architectural sous tous les angles s’expose à Marseille

    Le patrimoine architectural sous tous les angles s’expose à Marseille

    À l’occasion du Bicentenaire de la photographie, le réseau des maisons de l’architecture, en lien avec le ministère de la Culture, présente une exposition photographique itinérante de septembre 2026 à septembre 2027 consacrée aux édifices et ensembles bénéficiant du label Architecture contemporaine remarquable (ACR). Sur les 35 édifices sélectionnés, deux sont dans les Hautes-Alpes, un dans les Alpes-de-Haute-Provence, deux sur Marseille et deux dans le Var. Comme cet incroyable Palais bulles croisement de l’habitat troglodyte avec un vaisseau spatial, sans aucun angle situé à Théoule-Sur-Mer et réalisé en 1975 par l’architecte et habitologue d’origine hongroise Antti Lovag.

    Le label ACR valorise les réalisations les plus significatives de la production architecturale de moins de 100 ans et développe leur compréhension.

    Des visites guidées

    Composée d’une soixantaine de photographies, cette exposition invite le public à découvrir un patrimoine des XXe et XXIe siècles qui façonne notre quotidien. À l’occasion du mois de l’architecture, jusqu’au 31 octobre sa programmation sera enrichie d’une série de conférences et des visites guidées, ainsi que par la projection de films produits par Image de ville. Après Marseille, Toulon, Poitiers, Saint Denis de la Réunion et Paris accueilleront tour à tour l’exposition.

    Entrée libre et gratuite, ouvert
    au public du 1
    er octobre au 16 octobre, du lundi au vendredi, de 9h à 17h. 12 bd Théodore Thurner, 13006 Marseille

  • [Sénatoriales] Dans l’Hérault et le Gard, l’union de la gauche résiste

    [Sénatoriales] Dans l’Hérault et le Gard, l’union de la gauche résiste

    Dans le département du Gard, alors que la liste d’union de la gauche conduite par le sortant Denis Bouad (PS) pouvait remporter le troisième siège en lice et ainsi faire élire la communiste Cathy Chaulet, elle n’arrive finalement qu’en deuxième position avec 32,16%, soit 596 voix. Elle fait moins bien qu’en 2020 et les 35,7% obtenus (663 voix) malgré la victoire de la gauche à Nîmes aux dernières élections municipales. La division aura été fatale avec notamment la candidature de la conseillère départementale Carole Bergeri (164 voix, 8,2%) et de l’insoumis Jean-Baptiste Thibaud (65 voix, 3,3%).

    C’est donc la liste d’union les Républicains avec le centre qui arrive en tête. Le sortant Laurent Burgoa (LR) totalise 601 voix (36,19%) et est réélu. In fine, la candidature dissidente à gauche de Bergeri offre le troisième siège au RN. Sylvie Josserand (RN) obtient en effet 493 voix et siégera donc au Palais du Luxembourg. Dans le département de l’Hérault, si le PS perd un siège par rapport à 2020, (là aussi à cause de la division avec les listes concurrentes de Laurence Brutus et Audrey Imbert), la liste d’union de la gauche arrive tout de même en tête avec près de 30% et le sénateur socialiste Hussein Bourgi est réélu. Sa colistière Julie Frêche va faire son entrée au Sénat. En revanche, la droite perd son unique siège avec la défaite de la liste conduite par Jean-Pierre Grand (Horizons). Ce troisième siège tombe dans l’escarcelle de l’homme d’affaires Joseph Francis. L’extrême droite RN rafle le 4e siège dans l’Hérault et sa représentante, Manon Bouquin, est élue.

  • [Sénatoriales] Jean-Michel Arnaud largement reconduit dans les Hautes-Alpes

    [Sénatoriales] Jean-Michel Arnaud largement reconduit dans les Hautes-Alpes

    Jean-Michel Arnaud (Les Centristes) renouvèle son mandat de sénateur avec comme suppléante Christine Maximin. Élu dès le premier tour avec 77,5 % des suffrages exprimés, il a dépassé de loin ses adversaires. Jean-François Baudin, Écologiste soutenu par le PS et le PC, a recueilli 11,1% des suffrages exprimés. Jérôme Sainte-Marie (RN) a reçu 6,7% des suffrages exprimés et Michel Pons (LFI) 4,6%. « Ce soutien massif est le reflet de notre travail, a réagi le sénateur. Nous continuerons d’agir sur l’adaptation au changement climatique, la problématique des logements et la réussite des Jeux olympiques 2030 ».

  • [Sénatoriales] Les Républicains perdent un siège, le RN confirme sa montée en puissance dans le Var

    [Sénatoriales] Les Républicains perdent un siège, le RN confirme sa montée en puissance dans le Var

    C’était le scénario redouté, mais qu’il semblait pratiquement impossible d’empêcher. Renforcée par les dernières élections municipales, la liste RN menée par Frank Giletti apparaissait en mesure d’obtenir deux sièges. Seule une dispersion des voix, eu égard à la présence de deux autres listes d’extrême droite, laissait espérer une issue différente, mais il n’en fut rien. Le (désormais ex) député de la 6e circonscription du Var et Carine Leroy, adjointe de David Rachline à Fréjus, accèdent au Palais du Luxembourg.

    Un de ces deux strapontins a été obtenu au détriment des Républicains. Arrivée en tête (39,6% des suffrages, contre 30,2 pour le RN), la liste conduite par la seule sortante à se représenter, Françoise Dumont, réélue en compagnie du maire de La Crau Christian Simon, perd un siège. « C’est un très beau score. Le contexte de 2026 n’est pas celui de 2020, avec 11 listes et le RN qui a remporté des communes », relativisait la cheffe de file LR, qui refuse de voir ce nouveau succès électoral du RN comme une bascule : « Absolument pas. Je considère qu’avec plus de 900 voix, on résiste quand même pas mal. »

    La gauche trop loin

    L’autre a été pris à la gauche, qui perd son seul siège. La liste d’union (Écologistes, PP, PS) de Michel Gros arrive 4e (8% des voix). Celles d’Aurélien Lacour (LFI, 0,9%) et de Sylvie Vinceneux (PCF, 0,8%) n’obtiennent que des miettes. « Une union n’aurait servi à rien », constate cette dernière, résignée : « C’était pareil aux législatives, même si on était moins loin. Le Var vire à l’extrême droite, il faut voir comment changer ça, arriver à parler aux gens. » La secrétaire départementale du PCF regrette toutefois que des élus « désemparés, en colère », se tournent vers le RN, « responsable d’un amendement qui prive les collectivités de 6 milliards d’euros. Ils vont avoir un groupe au Sénat, on s’appuiera sur ce qu’ils font pour montrer leur vrai visage. »

  • [Sénatoriales] Dans les Bouches-du-Rhône, la gauche unie en tête, l’extrême droite s’installe

    [Sénatoriales] Dans les Bouches-du-Rhône, la gauche unie en tête, l’extrême droite s’installe

    Les résultats ne sont pas encore officiellement proclamés que déjà les applaudissements éclatent dans les escaliers d’honneur de la préfecture de région. Avec 1 008 voix et 27% des suffrages, la liste d’union de la gauche est arrivée en tête des sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône, une première depuis 2008. Elle conserve ainsi les trois sièges des sénateurs sortants, Jérémy Bacchi (PCF), Marie-Arlette Carlotti (PS) et Guy Benarroche (EELV). « La gauche fait la démonstration qu’elle est le meilleur rempart contre l’extrême droite », réagit le sénateur communiste tête de liste de la gauche. Et d’insister : « Cela nous oblige pour la suite, nous devons parler à l’ensemble des maires des forces républicaines pour leur dire qu’il y a un danger réel dans ce département ». Avec en ligne de mire les prochaines échéances électorales.

    « Je veux simplement retenir une leçon : l’unité de la gauche amène à la victoire, souligne lui aussi le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan. Nous sommes dans un département où la droite et l’extrême droite poussent et où la gauche résiste et gagne ». Mais il aurait fallu à peine plus d’une centaine de voix supplémentaires pour que soit remporté un quatrième siège. « Ce soir, nous aurions une sénatrice de plus si certains n’avaient pas joué aux apprentis sorciers, si certains ne s’étaient pas adonnés à leur propre égo », charge l’édile marseillais. En ligne de mire, le maire du Puy-Sainte-Réparade Jean-David Ciot (PS) et ses 249 voix (6%), qui lui-même reconnaît que ce résultat « n’est pas ce que j’attendais ». La sénatrice guériniste sortante Mireille Jouve obtient, elle 168 voix (4%), la France insoumise, 77 voix (2%).

    En face, le RN célèbre bruyamment sa victoire, avec l’élection de deux sénateurs dans le département, Marie-Pierre Callet et Fabien Bravi. « C’est une première étape vers la présidentielle», se gargarise le député RN Franck Allisio qui annonce la constitution pour la première fois d’un groupe au Palais du Luxembourg. Les 685 voix obtenues (18%) placent même la liste d’extrême droite devant la liste d’union de la droite et du centre, de Brigitte Devésa (UDI) et Renaud Muselier (Ren.).

    Le prix des divisions

    Le président de Région a malgré tout remporté son siège, à une quarantaine de voix près. Sa liste obtient seulement 16% des suffrages (581 voix). « Le total de nos voix est clair : unis, nous remportions ce quatrième siège », déplore-t-il dans un communiqué en pointant le prix de la division à droite, « un sénateur RN de plus ». Le pari de la sénatrice sortante LR Valérie Boyer a pourtant été payant. Elle conserve son siège en obtenant 395 voix (10%), et ne cachant pas son émotion face aux félicitations envoyées par l’ancien Premier ministre François Fillon. Le maire (LR) de Gardanne Hervé Granier lui n’obtient finalement que 201 voix (5%). «Il faut accepter les résultats », glisse-t-il, inquiet pour la prochaine présidentielle. Quant à Stéphane Ravier (ex-RN), il quitte le Sénat avec ses outrances xénophobes et 265 voix (7%).

    « La gauche est le meilleur rempart contre l’extrême droite »

  • [Sénatoriales] Dans les Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Yves Roux réélu au 1er tour

    [Sénatoriales] Dans les Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Yves Roux réélu au 1er tour

    L’élection a été remportée haut la main par le sénateur sortant, Jean-Yves Roux, dès le premier tour avec 334 voix sur 557 suffrages exprimés. « On a gagné ! », s’exclamaient ses sympathisants en applaudissant à sa sortie de la préfecture. Maire du Brusquet, près de Digne, de 2001 à 2010, l’élu bénéficiait d’un fort ancrage local, et son bilan était salué par beaucoup de grands électeurs, de gauche comme de droite. Il a remercié « les élus de la majorité départementale qui ont voté pour lui » et désavoué l’appel de la présidente du département à voter pour la candidate LR, Stéphanie Colombero, qui a obtenu seulement 21,9% des suffrages. Fabrice Durnerin (UDR-RN) est à 8,26%, Marianne Mougey, (LFI), 6,64% ; et l’ancien collaborateur de Jean-Marie Le Pen, Stéphane Durbec, 3,23%.

  • [Sénatoriales] La droite conserve ses deux sénateurs, l’extrême droite remplace la gauche dans le Vaucluse

    [Sénatoriales] La droite conserve ses deux sénateurs, l’extrême droite remplace la gauche dans le Vaucluse

    Au bout d’une longue soirée, où il a fallu patienter près de 2h30 après la clôture du scrutin pour officialiser les résultats, les 1 318 grands électeurs ont finalement été fidèles à la physionomie politique de Vaucluse post-municipales. Avec 501 voix (38%), la liste de droite glane deux sénateurs : le sortant LR Jean-Baptiste Blanc et la présidente LR du conseil départemental, Dominique Santoni. Derrière, le RN récolte 349 voix (27%) et empoche le 3e siège avec Thierry D’Aigremont.

    L’extrême droite ravit ce poste à la gauche du sénateur PS sortant, Lucien Stanzione. Bien que handicapé par les pertes de Carpentras et d’Avignon, le parlementaire socialiste « n’a pas démérité », glissait-on à droite, avec 198 voix (15%) soit 86 de moins qu’en 2020. En 4e position, la liste « Le bon sens des territoires », d’Anaïs Hausmann (DVD) recueille 173 voix (13%). « La graine est désormais plantée, réagit, par un communiqué, l’adjointe avignonnaise, propulsée dans cette campagne par son compagnon Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon. Le score pour cette toute première élection est une victoire et montre qu’il existe une place pour notre démarche et ouvre de belles perspectives pour l’avenir. » Notons toutefois que la candidate a préféré s’éclipser avant la proclamation des résultats.

    Plus loin derrière, la liste LFI de Julien Gautier recueille 30 voix (2%). «C’est un petit score mais en dynamique car on avait un socle de 15 grands électeurs », se contente l’élu de la Tour d’Aigues, qui voit « un département politiquement sinistré avec une droite qui va travailler avec l’extrême droite et une gauche dite raisonnable qui a abandonné ses idées et donc perd sans avoir besoin de nous. » Enfin Sylvie Viala (Modem) avec 19 voix et Jade Escoffier (div. EXD, 16 voix) ferment la marche.

    Au final, si la droite conserve ses deux sénateurs, elle est en recul de 260 voix en six ans. « L’ambiance était difficile, avec plus de listes et une liste avignonnaise qui a déployé beaucoup de moyens et nous a mordu les mollets », analyse Jean-Baptiste Blanc. Bien que quasi assuré de sa réélection, le Cavaillonnais avait le visage fermé pendant la soirée. « Cela prouve quand même qu’il y a une morale et que le travail de terrain paye », se félicite-t-il. Dans la même veine, Dominique Santoni abonde : « Les élus ont choisi l’expérience, la proximité et le bilan, ce soir, c’est le bon sens vauclusien qui a gagné. » Allusion au mouvement lancé par Olivier Galzi et dont cette campagne a fortement distendu les liens entre la majorité avignonnaise et le reste de la droite départementale. Dimanche soir encore, le calumet de la paix était loin d’être fumé entre les deux camps.

    Loin de ces dissensions, l’extrême droite a fait le plein, élisant là son premier sénateur. « Cinq des 8 parlementaires vauclusiens sont du RN », se délecte Thierry D’Aigremont. Le néo-sénateur, patron du RN 84, confirme aussi vouloir abandonner son poste de conseiller régional. « On était l’alternance, ça s’est concrétisé », acquiesce-t-il, « tendant la main » à ses homologues de droite « pour travailler ensemble pour le Vaucluse sur des sujets transpartisans ». « À condition qu’on ne parle pas de politique mais que des dossiers », pose Jean-Baptiste Blanc.

    L’accession au Sénat de Dominique Santoni provoque une autre élection en Vaucluse, celle au sein de l’hémicycle du Département. Sauf recours sous 10 jours, la présidente a un mois pour démissionner. Elle présidera la prochaine séance du 9 octobre. Dès ce lundi, une réunion de majorité devrait débattre d’un potentiel successeur. Ce pourrait être Christian Mounier, vice-président à l’eau et l’agriculture.

    « Ce soir, c’est
    le bon sens vauclusien
    qui a gagné »

  • Les Bleus version « Zidane » en quête de repères

    Les Bleus version « Zidane » en quête de repères

    Il commence donc son mandat à la tête de l’équipe de France par un succès. Zinédine Zidane a ouvert son compteur de victoires, vendredi, à l’occasion de la première journée de Ligue des Nations contre la Turquie (1-0), grâce à un but signé Kylian Mbappé.

    Mais le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France a dû céder sa place dans la foulée en se tenant le genou gauche. Un coup dur d’entrée pour Zidane, qui a annoncé après la rencontre que l’attaquant allait rentrer se soigner à Madrid en raison d’une « lésion tendineuse » et qu’il ne sera pas remplacé dans le groupe tricolore.

    Plus de peur que de mal finalement d’après le média espagnol la Cope : Kylian Mbappé sera absent pendant 2 semaines, soit jusqu’à la fin de la trêve.

    En son absence, le brassard de capitaine devrait revenir entre les mains du Ballon d’Or 2025, Ousmane Dembelé, en cas de titularisation. Il porterait ainsi cette responsabilité pour la première fois au coup d’envoi d’un match international.

    La prochaine journée de Ligue des Nations se tient ce lundi (20h45) en Belgique. Portés par un Kévin De Bruyne magistral, les Diables Rouges ont réalisé une brillante performance en s’imposant face à l’Italie (2-0), grâce au Parisien Mika Godts et Dodi Lukebakio. Comme chez les Bleus, ce succès du « plat pays » marque le début d’une nouvelle ère sous le commandement du Néerlandais Mark Van Bommel.

    Deux forfaits belges

    Si Zinédine Zidane a perdu le soldat Mbappé en cours de route, l’ancien capitaine du Bayern Munich a lui annoncé deux joueurs forfaits pour la rencontre dans ses rangs : Leandro Trossard et Mike Penders. « Nous devons voir comment leur situation évolue. Je ne peux rien dire de plus à ce sujet », a-t-il ajouté.

    Le joueur de Besiktas souffre d’un œdème osseux au talon tandisque le gardien de Chelsea est touché par une légère blessure au quadriceps. Le nouveau sélectionneur de la Belgique en a également profité pour faire un petit commentaire sur la blessure de la star française. « C’est un joueur de moins pour la France. Il est important, mais ils ont d’autres bons joueurs », a glissé Van Bommel, persuadé que le secteur offensif des Bleus, composé de Dembélé, Olise et Barcola, peut faire des ravages.

    Par ailleurs, le nouveau capitaine a été encensé par la légende du football français. « C’est un joueur intelligent dans sa façon d’aller presser. Il a toujours un œil derrière, il va presser », a expliqué Zidane, pour qui le match face aux Diables Rouges sera un bon test pour jauger la valeur de son groupe.

    2e journée – Ligue des Nations

    Lundi 28 septembre,
    au stade du roi Baudoin, à Bruxelles

    Arbitre : Rade Obrenovic (SLO)

    BELGIQUE (probable) : Lammens – Castagne, Debast, Theate, De Cuyper – Raskin, Tielemans, De Bruyne – Lukebakio, Openda, Godts. FRANCE (probable) : Maignan – Lacroix, Koundé, Upamecano, Diouf – Da Cunha, Cherki, Rabiot – Dembélé, Barcola, Olise.

  • [Sénatoriales] Le RN fait une percée, la droite s’érode et la gauche résiste à la Chambre haute

    [Sénatoriales] Le RN fait une percée, la droite s’érode et la gauche résiste à la Chambre haute

    Alpes-Maritimes, Var, Bouches-du-Rhône, Vaucluse… Avec au moins 14 sièges acquis au parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella ou à leurs alliés de l’Union des droites pour la République (UDR), le RN a rempli son objectif avant même l’officialisation des derniers résultats de la soirée.

    « Pour la première fois de son histoire, le Rassemblement national va constituer, avec ses alliés de l’UDR du président Éric Ciotti, un groupe au Sénat », a écrit Jordan Bardella sur X.

    Une marche symbolique, mais pas que : elle sera synonyme de temps de parole accru, de moyens supplémentaires… et surtout de relais précieux pour la candidature de Marine Le Pen à l’Élysée.

    Même s’il passe au second plan dans l’ombre de 2027, ce scrutin indirect, reflet des élections municipales, sera analysé avec soin par les états-majors des partis, à sept mois de la présidentielle.

    Deux constats : l’implantation locale du RN est en nette progression, celle de la France insoumise reste faible, malgré l’élection du premier élu insoumis dans le Rhône.

    Alors qu’on le disait battu, le député LFI Gabriel Amard, par ailleurs gendre de Jean-Luc Mélenchon, a créé la surprise. Les insoumis devraient toutefois être plus nombreux à la Chambre haute en 2029, avec le renouvellement des sénateurs d’Île-de-France et du Nord.

    Érosion à droite

    La mainmise des Républicains sur l’hémicycle, avec leurs alliés centristes, n’est pas bouleversée par ce renouvellement de 178 sièges sur 348, pas plus que la réélection probable de Gérard Larcher (LR) à la présidence de l’institution, programmée jeudi.

    Mais l’érosion de LR (131 sièges avant le vote), qui pourrait perdre une dizaine de sièges en attendant les décomptes définitifs, révèle un certain affaiblissement, alors que Bruno Retailleau -facilement réélu en Vendée- espère damer le pion aux candidats du bloc central en vue de la présidentielle.

    « Il n’y aura pas de porosité. Nous resterons sur notre ligne », a insisté le chef du groupe LR Mathieu Darnaud, réélu confortablement en Ardèche. Les Républicains ont souffert dans la couronne méditerranéenne. À gauche, la présence quasi-systématique de listes LFI en concurrence avec les autres formations politiques a créé une certaine dispersion des voix, comme chez les Français de l’étranger.

    Le Parti socialiste (65 sièges avant le scrutin) a perdu quelques plumes, dans la Creuse par exemple, mais a obtenu quelques gains, dans le Doubs et l’Hérault notamment. Les décomptes définitifs diront si le PS reste ou non la deuxième force du Sénat devant l’Union centriste (59 sièges).

    Quant aux Écologistes, ils ont perdu un siège en Gironde et en Alsace, conséquence logique de la bascule de Bordeaux et Strasbourg aux municipales. Le PCF conserve ses quatre sièges qui étaient en jeu : Jérémy Bacchi dans les Bouches-du-Rhône, Céline Brulin en Seine-Maritime, Gérard Lahellec dans les Côtes-d’Armor et Marie-Claude Varaillas, dès le premier tour en Dordogne.

    Horizons, représenté par le groupe des Indépendants (20 membres), peut pour sa part légitimement croire à quelques gains, non négligeables pour la dynamique d’Édouard Philippe sur la route de l’Élysée.

    Alors qu’une incertitude planait sur l’avenir du groupe macroniste RDPI (19 membres), orphelin de son influent président François Patriat décédé cet été, son représentant Xavier Iacovelli a assuré qu’il se maintiendrait.

  • [Témoignages] La fonction publique chevillée au corps

    [Témoignages] La fonction publique chevillée au corps

    De quoi remettre en avant le travail quotidien des agents des services publics qui œuvrent au quotidien, et parfois dans l’ombre, pour le bien commun. Et qui s’alarment du budget de l’État à venir qui risque bien de réduire encore leurs moyens. Des moyens dont ils manquent déjà cruellement à l’image des sapeurs-pompiers, en grève depuis début septembre et figures de proue du mouvement. En bref, les petites mains de l’État ne veulent pas subir à nouveau l’austérité.

    « Le gouvernement met école publique et fonctionnaires en porte-à-faux »
    Julien Saint-Roman professeur d’histoire-géo-EMC (FSU) à Toulon

    Être enseignant, de nos jours, c’est « faire face à des injonctions contradictoires ». Professeur d’histoire-géographie au collège des Pins d’Alep de Toulon, Julien Saint-Roman a la sensation d’être pris dans un étau, entre les difficultés « de permettre à tout le monde d’accéder aux mêmes chances » d’un côté, et « les attaques de la droite et de l’extrême droite, en des temps où tout n’est qu’opinion, avec des parents d’élèves, des politiques, voire des élèves qui remettent en question la vérité des faits, le travail scientifique » de l’autre. Ajoutez à cela « la concurrence féroce de l’enseignement privé sous contrat », autre entrave à l’égal accès à l’enseignement, et vous obtenez « séparatisme sociologique et politique », favorisé par « un gouvernement qui met l’école publique et ses fonctionnaires en porte-à-faux ».

    Les conditions matérielles d’exercice du métier sont elles aussi pointées du doigt, entre un pouvoir d’achat en berne provoqué par « une inflation qui augmente deux fois plus vite que le point d’indice depuis 2010 », « une charge de travail multipliée à cause du nombre croissant d’élèves, qui nécessiterait plus de 40 000 professeurs supplémentaires pour avoir le même taux d’encadrement qu’en 2007 », des profils qui « ne sont plus pris en charge correctement » et des « bâtiments vieillissants soumis à la canicule et au froid l’hiver ». Il y a « de multiples facteurs qui peuvent conduire à la mobilisation » pour le secrétaire adjoint de la FSU du Var.

    « Pendant le Covid, on était applaudi, aujourd’hui, la situation est pire »
    Ludivine Russo agent de service hospitalier (CFDT) à Avignon

    À l’hôpital d’Avignon, Ludivine Russo est « partie de tout en bas », assure-t-elle. Aujourd’hui agent de service hospitalier (ASH), elle a commencé par de la plomberie avant de monter des échelons et de prendre des responsabilités syndicales à la CFDT.

    Dans l’établissement hospitalier, le plus important de Vaucluse avec pas moins de 3 600 agents, « on galère », regrette-t-elle. « On tient grâce à notre engagement et notre sens du service public », explique-t-elle. Et prône la volonté de tous d’assister les patients et les familles, mais aussi entre collègues. « C’est la force des services de s’aider. Quand les services ne s’aident pas, la moitié se barre. Alors qu’un service super soudé, les filles se disent on est dans la mouise, mais on l’est ensemble », poursuit l’ASH. Au quotidien, des agents constatent un manque de reconnaissance. « Pendant le Covid, on était applaudi. On pensait que ça changerait dans le bon sens mais non, c’est encore pire ! On n’a jamais vu l’hôpital comme ça », illustre la responsable syndicale.

    Ce mardi, une mobilisation intersyndicale avec la CGT et FO est prévue sur le site pour sauver la crèche hospitalière qui va potentiellement être externalisée. « Cela permettait aux agents de travailler plus sereinement et ça illustre ce qu’il se passe au niveau national. On est en train de démanteler le service public », pointe-t-elle.

    « Nous sommes le dernier recours pour la population » Laurent Guilloteau sapeur-pompier (CGT) dans les Bouches- du-Rhône

    Le quotidien de Laurent Guilloteau, sapeur-pompier professionnel pour le service départemental d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône (Sdis 13) et secrétaire général de la CGT Sdis 13 est pour le moins chargé. « Une journée classique de pompiers débute par une prise de garde entre 7 et 8 heures, pour une garde de 12 ou 24 heures. Il y a ensuite un appel des présents, où l’on va savoir sur quel engin on va intervenir dans la journée. On a aussi une vérification des engins, pour être sûr qu’ils soient bien opérationnels. On enchaîne ensuite sur du sport ou alors sur des manœuvres et des entraînements pour nos futures missions… Ensuite, la journée est cadencée par les interventions », explique-t-il. Ces interventions justement « peuvent durer 10 minutes comme 12 heures, cet été, on a dépassé les 500 interventions par jour dans le département ». De quoi donner un aperçu de la charge de travail : « Fin juin, on a eu une très forte activité sur une journée, j’ai retrouvé des collègues arlésiens qui n’avaient pas eu le temps de manger le midi et qui n’avait toujours pas mangé à 2h du matin. »

    De quoi surtout remettre en perspective le rôle de ces fonctionnaires territoriaux : « On subit depuis des années la dégradation de l’ensemble des services publics : nous sommes le dernier recours pour la population. Si l’hôpital public ne peut pas prendre en charge la population, si elle n’a pas accès à de l’aide sociale, elle fait appel aux pompiers. »