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  • [Entretien] Benoît Payan : « La pétanque est un art de vivre, c’est dans notre ADN »

    [Entretien] Benoît Payan : « La pétanque est un art de vivre, c’est dans notre ADN »

    La Marseillaise : Pourquoi ce projet de boulodrome couvert à Marseille où il fait toujours soleil ?

    Benoît Payan : Marseille est la capitale de la pétanque. C’est un pays où on joue à la longue, où dès qu’on est petit, on connaît, on aime et on joue aux boules, et puis on a le plus grand concours de pétanque au monde : le Mondial La Marseillaise. Il y a deux sports très identifiés à Marseille, le foot et la pétanque, et il me paraissait donc logique au regard de la manière dont on vit ça, qu’on ait un boulodrome couvert. Après, bien sûr qu’il fait très souvent beau à Marseille, mais on a aussi des périodes pendant l’hiver où ça joue moins en raison du temps. Il nous faut des jeux de pétanque couverts et cet équipement permet de jouer en intérieur, et extérieur, avec des dizaines et des dizaines de pistes.

    Le projet prévoit aussi l’installation d’un musée ?

    B. P. : Oui, il y aura un musée de la pétanque qui permettra de montrer, avec une très belle muséographie, toute l’histoire des boules, comment tout a commencé. Je ne vais pas partir de la boule avec les clous, du pourquoi et du comment… mais peu de gens savent, par exemple, que les boules ont été amenées par les marins partout dans le monde. Ils débarquaient dans les ports avec leurs boules et jouaient sur les quais…

    Ce boulodrome couvert est un serpent des mers à Marseille. En quoi n’est-ce pas une promesse de campagne ?

    B. P. : D’abord, c’est finançable, ça ne coûte pas très cher en réalité. Et ce qu’on veut en faire, comme on a pu le faire avec le stade nautique Florence-Arthaud avec des stages pour les écoles, c’est un lieu qui vive, où on apprend à des générations à jouer et faire connaissance avec les boules. C’est un sport qui a cette identité marseillaise très forte. Ce grand boulodrome couvert manquait vraiment à la ville, pour les petits et les grands. En 2020, on n’a pas fait de promesses irréalisables et on n’en fait toujours pas. On est sur un objet monde que la ville et les Marseillais méritent. La pétanque comme la longue, est un art de vivre, c’est dans notre ADN. Je veux juste qu’on puisse jouer toute l’année. Et puis surtout, ça va permettre l’organisation d’un grand concours l’hiver. On a le Mondial La Marseillaise l’été, on peut avoir une grande compétition internationale l‘hiver.

    Vous aviez été à l’initiative de l’expo Pétanque ! au Musée d’Histoire de Marseille. Quel est votre lien avec la pétanque ?

    B. P. : Le jour où j’ai annoncé à mes équipes que je voulais faire une exposition dans un musée autour de la pétanque, les gens m’ont regardé comme un Ovni. Or, elle a vraiment bien fonctionné parce que beaucoup de gens ont une histoire avec la pétanque. Les gens étaient heureux de voir cette expo, ces photos et le rapport que la ville entretient à la pétanque. Moi, j’ai un grand-père qui était licencié, un père qui est toujours licencié et petit, il m’a traîné sur tous les terrains et tous les concours qui existent. Quand il n’y en avait pas, j’allais tous les dimanches après-midi à Caujolle regarder jouer. Et donc, quand tu es petit, tu commences à t’y habituer, tu prends une boule dans la main, tu joues. Moi, j’ai un rapport familial à la pétanque, mais il y a des gens qui n’ont pas cette chance et qui vont pouvoir, avec un équipement public vraiment structuré, jouer quand ils ont envie.

    Quelle sera la place des clubs ?

    B. P. : Beaucoup de clubs ont des lieux déjà dédiés, mais on peut imaginer qu’ils puissent venir s’inscrire et puissent, comme pour un stade en fait, prendre des créneaux. Après, si tu as 45 pistes à l’intérieur, un club n’a pas forcément besoin de 45 pistes, mais tu peux organiser ton tournoi l’hiver safe en disant, moi j’ai besoin de 10 pistes…. On est vraiment sur un équipement à vocation locale qui peut recevoir des compétitions nationales et internationales.

  • À Château-Arnoux, le PS ne soutient plus l’opposition

    À Château-Arnoux, le PS ne soutient plus l’opposition

    Philippe Bertrand n’est plus le candidat socialiste à la mairie de Château-Arnoux-Saint-Auban. La fédération des Alpes-de-Haute-Provence lui a officiellement retiré son soutien ce mardi 3 mars, en raison « de la composition de sa liste », comme a indiqué le Premier secrétaire fédéral du département, Boulares Soltani. Il lui était depuis longtemps reproché de présenter à ses côtés des personnalités ayant des proximités avec la droite et l’extrême droite. L’intéressé a immédiatement réagi via un communiqué, affirmant que sa liste « est et restera sans étiquette », et se présentant comme « à la tête d’une équipe pluraliste et indépendante ».

    Colistiers problématiques

    La tête de liste de l’opposition, ancien premier adjoint de Patrick Martinelli de 2014 à 2020 à Château-Arnoux-Saint-Auban, était jusque-là officiellement investie par le PS. Pourtant, cette situation suscitait de l’incompréhension au sein de la fédération locale. « Quand on voit les personnes à qui il s’est associé sur la liste, des gens de la droite ciottiste et de l’extrême droite, ça nous mettait extrêmement mal à l’aise », assure Sylvie Lyons, secrétaire de la section PS de Digne-les-Bains. Le candidat avait également revendiqué dans les colonnes de La Provence, le soutien des sections locales de LR et du RN, soutien que la section Rassemblement national du 04 avait ensuite démenti.

    Sylvie Lyons affirme que ses alertes répétées auprès du Premier secrétaire national, Olivier Faure, et du secrétaire fédéral, Boulares Soltani, sont restées lettre morte pendant plusieurs semaines. « On ne peut que se réjouir que le Premier secrétaire fédéral ait rectifié sa position, mais Philippe Bertrand a longtemps affirmé avoir le soutien de la fédération alors qu’il n’en a jamais été question en conseil », s’interroge-t-elle. Pour elle, ce retrait a le mérite de clarifier la position de la fédération, mais à deux semaines du scrutin, il arrive bien tard.

  • Les supporters du Sporting Toulon s’invitent dans le débat

    Les supporters du Sporting Toulon s’invitent dans le débat

    « Alors que le football est le sport le plus populaire, Toulon se distingue comme étant la seule ville parmi les 20 plus grandes du pays à ne pas compter de club professionnel, se privant des retombées sportives, économiques, sociales et sociétales qui vont avec », enrage Emmanuel, un fidèle supporter du Sporting, un club qui a très longtemps brillé et fait vibrer les tribunes de Bon Rencontre avant de tutoyer les abîmes. Et actuellement relégable en Nationale 2 (4e division).

    Une communauté « fortement mobilisée »

    Pour les passionnés de football, « le Sporting est englué dans une gestion inefficace depuis années maintenant ». Et cela, poursuivent-ils, « aussi bien au niveau de la Société anonyme sportive professionnelle (SASP) qui gère l’équipe première, qu’au niveau de l’association qui gère les équipes de jeunes, dont aucune n’évolue au niveau le plus haut de sa catégorie ».

    Les supporters s’estiment par ailleurs méprisés par la direction du club, et se disent obligés de développer eux-mêmes les outils de leur passion à travers des forums en ligne, des réseaux sociaux dédiés et des webmédias. « Car, si le président Claude Joye a réussi le tour de force de vider le stade de Bon Rencontre, il n’en reste pas moins que la communauté des supporters reste fortement mobilisée par ailleurs et milite pour son départ du club », reprend Emmanuel, remonté.

    Et de poursuivre : « À ce jour, nous entendons les prises de position et les promesses des candidats aux élections municipales de Toulon sur le sujet Sporting. C’est une bonne chose au regard des enjeux, de ce que représente cette institution dans l’histoire locale, mais aussi au regard des centaines de milliers d’euros d’argent public attribués au club par les collectivités. »

    Des candidats prévenus

    Pas question, pour autant, de laisser retomber la pression à quelques jours du premier tour. Regroupés comme jamais, ils souhaitent donc les interpeller très clairement : si les choses évoluent positivement après leur prise de fonction, ils seront partie prenante. En revanche, si les engagements ne sont pas tenus, ils sauront faire entendre leur voix pour dénoncer les manquements et faire connaître les responsabilités de chacun.

    Au moins, le message a le mérite d’être clair. La balle est désormais, à nouveau, dans le camp des politiques.

  • À Aix, Marc Pena avance au rythme de l’union

    À Aix, Marc Pena avance au rythme de l’union

    La campagne municipale n’a pas manqué de s’installer, aussi, sur le marché d’Encagnane. Dans ce quartier dit populaire d’Aix-en-Provence ce mercredi matin, les militants LFI tractent d’un côté, la liste Aix Avenir, née d’une union des forces de gauche et écologistes menée par Marc Pena, de l’autre. Cette fois-ci, aux côtés du candidat, se tiennent Jérémy Bacchi, sénateur (PCF) des Bouches-du-Rhône et Cyrielle Châtelain, présidente du groupe Ecologiste et Social à l’Assemblée nationale et députée de la 2e circonscription de l’Isère. Elle était la veille à Hyères, pour soutenir la liste Unie à Gauche. « Aujourd’hui, l’enjeu est celui de la mobilisation, dire aux citoyens que s’ils en ont marre, il y a un moyen de faire autrement et pour cela, il faut aller voter les 15 et 22 mars », assure la députée Écologiste, tract de la liste Aix Avenir en main. Elle constate : « Cela fait 20 minutes qu’on est sur le marché et déjà les questions de logement, de rénovation urbaine, les problématiques de chauffage et d’isolation, reviennent régulièrement. Ce sont des sujets sur lesquels la mairie doit tenir son rôle, dans son rapport au bailleur. Il n’empêche que ça reste des structures financées par le public, c’est un choix ou pas de faire le suivi de ce qu’il se passe. »

    « Basculer » à gauche

    Il y a urgence, pour Cyrielle Chatelain, à mener des rénovations urbaines, végétaliser, et, certes, si les communes sont en proie aux contraintes budgétaires, « dans cette situation difficile, une mairie fait quand même le choix d’investir dans certains sujets (…) Il y a un soutien (national) on est aujourd’hui ici avec un sénateur communiste, la gauche mène globalement bataille pour avoir davantage de moyens pour des collectivités, qu’elles retrouvent une liberté d’administration plus forte ». À ses côtés, Clément-Frel Cazenave (EELV), numéro trois sur la liste, rappelle que « l’écologie politique ce n’est pas juste l’environnement c’est aussi prendre en charge des problématiques sociales (…) ici, on est place Romée de Villeneuve, inaugurée il y a deux semaines : elle est totalement minéralisée. Les habitants ont été concertés sur le sujet, mais leur avis n’a pas été retenu… » Pour le sénateur Jérémy Bacchi, sa présence en soutien au candidat de gauche aixois s’inscrit dans une démarche plus large. « Je suis venu soutenir la liste d’union de gauche et écologiste qu’il conduit comme je le fais dans plusieurs communes de notre département, avec l’idée, plus largement, qu’il peut y avoir plusieurs bascules de villes dans le giron de la gauche, détaille Jérémy Bacchi. Il y a la volonté de créer les conditions pour cela : nous avons signé un accord historique dans 99% des communes que nous portons, pour créer une dynamique globale, et l’emporter dans un maximum de communes. » Ainsi entourés, Marc Pena et ses colistiers s’affairent, eux, à convaincre, distribuer les tracts, entendre les doléances d’habitants et de marchands aussi.

    Des conseils de quartier

    « Nous n’avons jamais eu de place autorisée sur le cours Mirabeau, malgré toutes nos demandes [pour les marchés d’été, Ndlr] », rapporte un vendeur de bijoux et accessoires. « Ils s’arrangent avec certains, c’est toujours les mêmes. Je connais le système. Si je suis maire je le changerai. Ce sera transparent où tout le monde peut candidater », promet Marc Pena. Un peu plus loin, on se plaint des rats dans le quartier, du manque d’arbres, des chaleurs dans les classes l’été… « Alors, qu’est-ce que vous allez changer ? », interpelle une cliente du marché. « Je vais gouverner de manière collective. Je prévois de créer ce qui existe dans la loi mais qui n’a jamais été fait à Aix, des conseils de quartier. »

  • La gauche présente une liste volontariste à Châteauneuf

    La gauche présente une liste volontariste à Châteauneuf

    « Votre présence nous confirme la nécessité d’une candidature comme la nôtre », lance Laurence Jouanaud (PCF) aux soutiens venus au meeting de mercredi soir, à la salle Michel-Blasco de La Mède. L’enseignante retraitée y présente le programme et la liste d’union de la gauche « Un élan pour l’avenir » qu’elle conduit avec ses 34 colistiers qui « ont en commun les mêmes valeurs de justice sociale ».

    Parmi les candidats mis en avant, Marc Lopez (PS), présenté comme « le compagnon de lutte idéal dans la campagne », Élodie Thiebaut, conseillère municipale sortante, Guy Defrance (EELV), également sortant, Jacques Messeguer (PCF), ancien adjoint à l’éducation de Vincent Burroni (PS). Figure aussi sur la liste Cyril Mistral, sapeur-pompier professionnel et président du moulin associatif Les moulins d’Olive, produisant de l’huile. Mais également Sylvie Grosseau, « châteauneuvaine depuis 1966 qui se battra contre l’abandon des quartiers périphériques » selon Laurence Jouanaud, ou encore Toomaï Boucherat, chercheur associé au CNRS.

    La santé sujet n° 1

    « La justice sociale signifie des services publics forts et accessibles à tous » développe Marc Lopez, qui veut répondre à « l’insécurité routière, physique et des biens. Nous voulons un poste de police nationale, combler les municipaux vacants et former les agents », par exemple à l’accueil de femmes victimes de violences. Et propose de créer une « plateforme de veille sociale avec les associations pour lutter contre l’isolement et l’habitat indigne », bref, « les insécurités sociales comme environnementales ».

    Élodie Thiebaut, ancienne infirmière, fait de la santé « un sujet primordial ». « Avec un médecin pour 3 000 habitants, c’est difficile. Le maire sortant s’en remet à l’État, mais nous avons une volonté en attendant », affirme-t-elle, proposant d’« assurer la disponibilité des locaux et le financement du matériel et des internes pour leur installation » sur la ville.

    Un habitant demande : « Pourquoi vouloir municipaliser l’eau ? ». Guy Defrance répond que « l’eau qui passe par Châteauneuf va à Martigues, mais ils paient moins cher que nous. C’est politique, nous voulons passer en régie ». « C’est les actionnaires qui coûtent cher » complète un autre. Un dernier remarque qu’il s’agit d’une compétence de la Métropole. Jacques Messeguer l’affirme : « En votant pour nous et pour les listes de gauche partout, on récupérera la Métropole. » L’ambition est affichée.

  • À Marseille, Martine Vassal se veut la « dame du faire »

    À Marseille, Martine Vassal se veut la « dame du faire »

    Frustrée par une campagne « de caniveau », où « le débat de fond est confisqué aux Marseillaises et aux Marseillais », la candidate de la droite et du centre, Martine Vassal (DVD) a décidé de « mettre un coup d’accélérateur » avec notamment ce mercredi, à quelques jours de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, la question de l’égalité. Réunies à la Coque, place Henri-Verneuil (2e) ce soir-là, on retrouve des amies, des colistières, des cheffes d’entreprise, des ex-avocates… Bref des femmes entrepreneuses qui réussissent à conjuguer « vie quotidienne et professionnelle » et qui mettent évidemment en avant Martine Vassal, « la dame du faire » qui avant « de vouloir être un maire, est une mère ». Alors qu’elle décroche dans les sondages, créditée selon les derniers chiffres de 18% des suffrages à peine dans une ville longtemps sous la coupe de Jean-Claude Gaudin, son mentor, la candidate ne lâche rien et donne sa vision de la femme, entre tradition et réussite toute libérale.

    « On ne nous pardonne rien »

    Pour arriver « à jongler avec nos responsabilités familiales, professionnelles et personnelles » pose-t-elle, après quelques blagues sur « ces messieurs, bien curieux de savoir ce qu’on allait raconter » dans cette soirée exclusivement féminine. « Il faut être un peu plus douées que les autres, affirmer nos compétences parce qu’on ne nous pardonne rien », assène-t-elle.

    Revenant sur son parcours à la tête du Département et de la Métropole, elle raconte avoir vu « des maires engagés pour leur commune », rappelle qu’elle a été choisie « car j’étais issue de la société civile et parce qu’on était des femmes. Il a fallu qu’on prouve qu’on avait des compétences ». Si le « combat municipal est un combat difficile car le maire est le dernier rempart dans la démocratie », elle assure s’être lancée dans la bataille pour lutter contre le « Marseille bashing ». « J’en avais assez de voir ces hommes, car ce sont majoritairement des hommes » appuie-t-elle, « qui faisaient des promesses », lasse « des combats de coqs ».

    Persuadée que « les femmes sont les piliers silencieux de Marseille », elle leur promet de « protéger les plus vulnérables », d’accompagner « les mères isolées » de faire en sorte « que tout le monde ait les mêmes chances de réussite ». Si elle affirme ne briguer qu’un seul mandat, c’est pour « préparer l’avenir du territoire, la jeune génération ». « On ne s’invente pas président d’un exécutif » estime-t-elle, forte du soutien de cette jeunesse, « une chance » pour la candidate.

    Concrètement, elle évoquera la création d’une académie de sports pour les femmes, de mettre le paquet sur l’accès au logement « pas que pour les femmes célibataires » ou de permettre aux femmes de circuler « en toute sécurité dans la ville ».

  • Sophie Camard affiche ses ambitions pour le 1er secteur de Marseille

    Sophie Camard affiche ses ambitions pour le 1er secteur de Marseille

    « Plus que onze jours pour convaincre », lance Leila Becard, colistière de Sophie Camard, venue à la rencontre des habitants. Dans une salle comble, l’ambiance est à la fois électrique et pleine d’espoir pour cette grande réunion publique, dernière étape d’une campagne menée dans un bras de fer face à la droite et à l’extrême droite.

    Faire le lien entre le nord et le sud

    L’occasion de rappeler le rôle central du 1er secteur, « à l’image de la ville, faisant le lien entre le nord et le sud de Marseille », souligne une autre colistière écologiste. Elle met en avant la transformation de l’espace public à Noailles, notamment par la piétonnisation et le développement des pistes cyclables. Le directeur de campagne, Julien Soret, insiste sur la priorité donnée à l’éducation, avec la volonté de construire la première école à Noailles. « On partait de chantiers laissés à l’abandon », rappelle-t-il, avant d’évoquer la mise en place de kits scolaires de 150 euros pour chaque enfant et l’objectif d’un agent spécialisé par classe bientôt en place.

    Sous les applaudissements, Sophie Camard prend enfin la parole. Elle réaffirme son engagement pour la culture et dénonce le fait que « la rénovation du Théâtre de l’Œuvre se fasse sans financement du département ou de la région », uniquement grâce à des fonds européens. Si elle est réélue, la culture sera « au cœur du mandat ». Elle annonce des échéances concrètes : trois mois après les élections, « Noailles devrait accueillir deux équipements de proximité, dont un lieu associatif rue d’Aubagne, en attendant l’ouverture du centre social ». Des travaux sont également prévus place de la Providence, avec la plantation de 50 arbres. « Nous avons gagné cette bataille : les voitures partiront, les arbres arriveront », se félicite-t-elle.

  • Coupe de France : l’OM poussé vers la sortie

    Coupe de France : l’OM poussé vers la sortie

    Entre un OM habitué des scores fleuves et Toulouse qui n’a jamais été mené, ce quart de finale a donné lieu à une belle confrontation.

    Avec des Olympiens qui ont rapidement pris le contrôle du jeu, et du score. Mason Greenwood obtenant et transformant un penalty dès la 2e minute. L’Anglais se faisait pardonner de son échec à Brest. Inscrivant le 19e but de son équipe dans la compétition. Alors que les Toulousains devaient, pour la première, courir après le score.

    L’OM s’était mis dans des conditions idéales. Malheureusement, les bonnes intentions étaient rapidement oubliées. Avec un milieu en manque total d’inspiration. Appelés à suppléer les forfaits de Pierre-Emile Höjbjerg (suspendu) et Quinten Timber (blessés), Himad Abdelli et Arthur Vermeeren n’étaient pas dans le match.

    Malgré une opportunité de but pour chacun, ils ralentissaient le jeu. Quant à Himad Abdelli, en oubliant Gnantin Gboho, il permettait à l’attaquant toulousain de profiter d’une faute de main de Gerónimo Rulli pour égaliser.

    Bien que maîtres du ballon, les Marseillais manquaient de suite dans les idées. Seuls Mason Greenwood et Igor Paixão amenaient un peu de vie dans leur couloir respectif.

    Comme l’Anglais en début de rencontre, le Brésilien remettait l’OM sur les bons rails, en redonnant l’avantage dans l’entame de la seconde période. Mais, comme dans la première, une nouvelle bourde défensive marseillaise, encore sur corner, offrait aux Toulousains une rapide égalisation.

    Les vieux démons phocéens revenaient hanter un Vélodrome qui n’en croyait pas ses yeux. Et qui se mettait à trembler sur chaque incursion toulousaine aux abords de la surface de Gerónimo Rulli. Alors que les hommes de Habib Beye tentaient de reprendre la main, en jouant le plus souvent dans la moitié de terrain de leurs visiteurs. Sans arriver à inquiéter Christian Haug.

    Au bout de quatre minutes de temps additionnel dans la seconde période, c’est finalement aux tirs au but que s’est jouée la qualification.

    OM 2 (1)

    TOULOUSE 2 (1)

    Quart de finale Coupe de France

    Stade Vélodrome (64 523 spectateurs)

    Toulouse qualifié 4 – 3.

    Arbitre : J. Pignard.

    Buts : Greenwood (2 sp), Paixão (56) pour l’OM, Gboho (14), Cresswell (60) pour Toulouse.

    Avertissements : Abdelli (11), Greenwood (35) à l’OM, Emersonn (37) à Toulouse.

    OM : Rulli – Weah, Balerdi ( c ), Aguerd, Medina – Kondogbia, Abdelli (Nwaneri, 46), Vermeeren (Nadir, 57) – Greenwood, Aubameyang, Paixão (Traoré, 89).

    Entraîneur : H. Beye

    T OULOUSE: Haug – McKenzie, Cresswell (Kamanzi, 65), Nicolaïsen ( c ) – Sidibé, Casseres, Diop, Méthalie – Dönnum, Emersonn (Russel-Rowe, 82), Gboho.

    Entraîneur : C. Martinez-Novell.

    Jeudi décisif

    Le dernier quart de finale de la Coupe de France se jouera ce jeudi, opposant Lyon à Lens.

    Avant le coup d’envoi, fixé à 21h10, Loïc Rémy aura procédé au tirage au sort des demi-finales. Quant au stade qui accueillera la finale, le 23 mai, il devrait être connu après le dernier quart. La FFF a deux options, Pierre-Mauroy à Villeneuve-d’Ascq et les Lumières à Décines.

  • [Exclusif] À Marseille, un écrin bouliste en mode capitale

    [Exclusif] À Marseille, un écrin bouliste en mode capitale

    Sa toiture en forme de vague n’est pas sans évoquer la couverture du stade Vélodrome. « C’est un clin d’œil, glisse Benoît Payan, il est beau, il s’intègre au paysage, dans la continuité de cette architecture de vagues », symbole du côté maritime et vallonné de la ville. Le maire (DVG) de Marseille a les yeux qui pétillent au moment de présenter ce projet inscrit au programme du Printemps marseillais en 2026. C’est qu’il lui tient particulièrement à cœur. « Ça va plaire aux gens et c’est un équipement dont le rapport utilisation – satisfaction – financement – entretien, est optimal », poursuit-il.

    Avec 3 500 m2 indoor annoncés, pour plus d’une quarantaine de jeux couverts, des gradins configurés pour accueillir a minima plus d’un millier de spectateurs, des terrains extérieurs, un espace muséal et des zones de loisirs et détente, le futur boulodrome couvert de Marseille a, en tout cas, fière allure sur le papier.

    Un site à Saint-Marcel

    Depuis plus de quarante ans, ce serpent des mers est apparu et réapparu aux quatre coins de la ville. À Sainte-Marthe (14e), aux Trois-Lucs (12e), à la Batarelle (13e)… Dans le milieu bouliste local, berceau de la pétanque, plus personne n’ose y croire. Le dernier projet annoncé avait pris forme sous l’ultime mandature de Jean-Claude Gaudin, en 2019. À un an des municipales, le maire des 6e et 8e arrondissements l’annonçait du côté de l’avenue de Hambourg à Bonneveine (8e) en lieu et place d’un ancien gymnase municipal. « J’ai proposé ce site qui existait à la mairie et à la Métropole et ils ont accepté. Il appartient à la Ville, donc il n’y a pas de problématiques de foncier », expliquait alors Yves Moraine (LR). Un an après, rien n’était lancé. Le projet tombait une nouvelle fois aux oubliettes.

    Sept années plus tard, le boulodrome couvert ressort donc, du côté de Saint-Marcel cette fois, dans le 11e arrondissement, quelque part entre la bretelle d’autoroute de la Valentine et l’échangeur Florian. Le site de l’ancienne usine Rivoire et Carret a été évoqué, mais n’est pas confirmé. L’endroit exact ne peut être précisé pour le moment, mais « il aura un accès facilité malgré l’absence de transports en commun, avec la possibilité d’un parking, note Benoît Payan. On est sur un secteur qui compte beaucoup de boulistes et de clubs. Saint-Marcel, Saint-Loup, le 9e arrondissement… Les boules, c’est surtout le Nord et l’Est de la ville, dans le centre-ville, on joue un peu moins. Et puis avec la L2, on arrive vite par ici ».

    Le projet, qui est en réflexion depuis l’inauguration en 2022 d’un terrain de pétanque sur le Vieux-Port à l’occasion des festivités de l’Été marseillais, n’est pas chiffré au centime d’euros près, reconnaît le maire, sans en dévoiler le montant, « mais objectivement, ce n’est pas un équipement qui est d’une complexité effarante. On n’est pas dans un stade indoor avec des équipements ultra-spécifiques. Il faut des pistes en terre délimitées et une armature la plus simple et la plus écologique possible. » Sur le visuel présenté, la surface du toit recouvert de panneaux solaires doit permettre à l’enceinte d’être autosuffisante d’un point de vue énergétique en matière « d’éclairage, de chauffage, de climatisation et de maintien de son hygrométrie ».

    La gestion de ce boulodrome municipal sera confiée à « des gens qui savent faire : les boules et la pétanque, c’est un métier », résume Benoît Payan, évitant au passage l’épineuse question du club résident. La ville de Marseille en compte pas moins de 65…

    À Sin-le-Noble, dans le département du Nord, où le plus grand boulodrome d’Europe, (8 000 m2) a vu le jour en 2022, elle avait été confié à l’un deux seuls clubs du secteur. L’équipement, qui a coûté 9,5 millions et compte 64 jeux couverts, vient d’accueillir en quelques mois les championnats du monde féminins de pétanque, le Grand huit de la Coupe de France, la finale du PPF, et attend les championnats de France triplette et la Coupe d’Europe des clubs.

    Compétitions internationales

    Son mode de gestion a depuis évolué en délégation de service public. Et les comités boulistes départementaux et régionaux qui y avaient été adossés en ont été éloignés. « Tout peut être envisagé. À côté des pistes, il y aura le Musée de la pétanque qui est très important et il peut y avoir des bureaux pour les assos, les comités. C’est un lieu qui est bien desservi et accessible », poursuit le maire, quand même chagriné lorsqu’on lui fait remarquer que l’enceinte marseillaise ne dépassera pas en taille le boulodrome du Douaisis.

    Les boulistes marseillais qui l’attendent depuis des décennies sauront sans doute s’en accommoder. « Ce sera le plus grand stade de boules couvert, on peut l’appeler ainsi, du Sud de la France, admet Benoît Payan, ça m’énerve un peu, mais mon problème est technique. On n’arrive pas à rentrer 64 pistes… pas encore ». Ce chiffre magique permettrait d’accueillir dans des conditions optimales un championnat de France de pétanque ou de Jeu Provençal à 128 équipes. Pour l’heure, une quarantaine de pistes couvertes sont annoncées. Les règlements fédéraux prévoient des terrains de 15 mètres par 4 pour la pétanque et 24 par 4 pour du jeu provençal.

    Le maire de Marseille se donne trois ou quatre ans pour y voir jouer une première partie, évoque des stages pour les plus jeunes, l’accueil de scolaires et bien évidemment la tenue de grands rendez-vous internationaux, en plus de ceux inscrits à l’agenda du territoire. « On est vraiment sur un équipement local qui peut recevoir des compétitions nationales et internationales en hiver », conclut Benoît Payan.

    3 500

    C’est en mètres carrés la superficie intérieure envisagée pour la construction du boulodrome couvert de Marseille. L’équipement dans la phase actuelle pourrait accueillir une quarantaine de pistes de jeu intéreures et des gradins pour un millier de spectateurs.

  • Var : Cogolin, champion de l’extrême droite

    Var : Cogolin, champion de l’extrême droite

    L’extrême droite est en ordre de bataille dans le Var, avec 32 listes dans 28 communes. En particulier à Cogolin, où quatre listes d’extrême droite se présentent. En plus de Philippe Vallet, investi par le RN, les (ex) proches de Marc-Etienne Lansade se livrent une guerre de succession : la maire par intérim et ex-première adjointe Christiane Lardat (qui a depuis porté plainte contre lui pour harcèlement), ses anciens adjoints aux sports Pascal Cordé (2014-2016) et Francis Laprade (2020-2025, ce dernier partant avec une étiquette DVD), et… sa sœur, Véronique Lansade, novice en politique, dont la candidature de dernière minute – et invisible sur la place publique -, ressemble à une contre-attaque de l’ex-maire, condamné à 3 ans d’inéligibilité en juillet dernier pour abus de faiblesse, et qui semble avoir perdu prise sur ses anciens colistiers.

    Lavalette, Rachline, Boccaletti…

    Mais au premier rang des listes d’extrême droite figure celle conduite à Toulon par Laure Lavalette. La députée RN de la 2e circonscription du Var, également porte-parole du parti, tente de dissimuler son ancrage en se présentant sans étiquette. Une manœuvre qui ne saura faire oublier ses prises de position contre l’IVG, le mouvement LGBT, la PMA, les droits des travailleurs étrangers, ou en faveur de l’OAS.

    Plus sulfureux encore : Frédéric Boccaletti. Le député RN de la 7e circonscription se présente pour la 4e fois à Six-Fours. Ex d’Égalité et Réconciliation, mouvement d’Alain Soral, proche de Jean-Marie Le Pen, admirateur de Charles Mauras, il a détenu une librairie négationniste à Toulon, de 1997 à 1998. Accusé de violences par son épouse en 1999, il fut ensuite condamné, en 2000, à 1 an de prison dont 6 mois fermes pour « violence en réunion avec arme », après avoir poursuivi un groupe d’hommes en compagnie d’autres militants FN, et fourni une arme à l’un d’eux, qui en avait fait usage.

    Enfin, maire de Fréjus depuis 2014, David Rachline va briguer un 3e mandat. Soupçonné de prise illégale d’intérêt, il a été relaxé en janvier mais le parquet a fait appel. Il doit également être jugé en septembre pour favoritisme quant à l’attribution de marchés publics. Deux affaires qui ont poussé le RN à lui retirer son investiture, alors qu’il en était l’une des figures de proue dans le Sud.