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  • La majorité fait adopter un budget très controversé à Aubagne

    La majorité fait adopter un budget très controversé à Aubagne

    « La Chambre régionale des comptes a confirmé que notre collectivité est exemplaire. Nos choix de gestion ont été reconnus. Il aura fallu deux mandatures pour relever Aubagne. Nous l’avons faite entrer dans le XXIe siècle. Les Aubagnais sont fiers de leur ville », se félicite l’adjointe aux finance,s Danielle Menet jeudi soir, salle du Bras d’Or.

    Elle vient de détailler le budget primitif 2026. Fixé à plus de 112 millions d’euros, il se compose de plus de 86 millions en fonctionnement (dont les dépenses de personnel, avec 47 M, représentent 61%) et plus de 26 M d’investissement. Ce budget, indique-t-elle, s’appuie « sur la stabilité des taux d’imposition, inchangés pour la 12e année consécutive », « et un niveau d’investissement élevé ». L’adjointe précise « qu’une part importante » de ce dernier – soit plus de 7 millions d’euros – seront consacrés au pôle éducatif des Passons. Sa construction, qui a débuté fin 2024, doit être achevée à la fin de l’été 2026, pour une ouverture prévue pour la rentrée scolaire, en septembre. « La création de la nouvelle voie desservant le parvis de l’équipement sera programmée au printemps 2026 », a-t-elle déclaré. Dans les écoles, la Ville programme, pour l’an prochain, l’installation de brasseurs d’air ou climatiseurs. Engagée depuis 2016 dans la rénovation énergétique de son réseau d’éclairage public afin d’économiser 75% de consommation annuelle, la Ville traitera « 8 000 nouveaux points lumineux en 2026 ».

    18 millions à rembourser

    Danielle Menet a assuré tenir bien serrés les cordons de la bourse, avec « la maîtrise des dépenses de fonctionnement », et « la poursuite de la trajectoire de désendettement engagée en 2024 », même si l’annuité (capital et intérêts) de la dette s’élèvera à 18 M en 2026. « Il ne s’agit pas d’une dette, mais d’un surendettement », a rugi Joëlle Mélin (RN). « Nous découvrirons les chiffres quand nous serons à la mairie le 22 mars », a-t-elle rêvé tout haut…

    Juste avant, après avoir estimé ce budget « fictionnel, car la Ville ne connaît pas l’impact réel du budget de l’État sur les collectivités locales », Jean-Pierre Squillari, conseiller municipal (RGE) et tête de liste de Aubagne en commun a lancé : « le 29 mars prochain, quel que soit le verdict des urnes, le travail sera à reprendre de fond en comble ». Ce à quoi a réagi le maire (LR) Gérard Gazay : « Il va y avoir embouteillage, le 22 mars… » En ce dernier conseil municipal de la mandature, chacun était bien déjà en campagne. Jean-Pierre Squillari a profité de son intervention sur le budget pour évoquer largement son programme. Candidat à sa réélection, Gérard Gazay a rétorqué : « C’est facile de dénigrer comme vous le faites. Vous ne rentrez pas dans le budget, cela montre votre incompétence. Vous faites de la mauvaise littérature. Les Aubagnais sauront apprécier le travail qui a été fait. »

  • Toulon vote un budget pour maintenir un cap « responsable »

    Toulon vote un budget pour maintenir un cap « responsable »

    « Je ne vous cache pas que c’est pour moi un moment important, un moment porteur de sens, car voter un budget, c’est forcément projeter la collectivité dans l’avenir, même si, ici, dans cette assemblée, aucun de nous ignore les échéances à venir », commence la maire sans étiquette de Toulon Josée Massi, en rappelant le contexte national de grande imprévisibilité dans lequel il a dû être élaboré. Et sous le poids des contraintes qui pèsent sur les collectivités locales. « Cela ne nous a pas empêchés de nous atteler à la tâche avec sérieux et responsabilité », ajoute-t-elle. Avec un budget qui « s’inscrit dans une continuité ».

    C’est-à-dire qu’il respecte les même impératifs suivis depuis 2001, date de la prise de la ville au Front national par Hubert Falco (DVD). À savoir, pas d’augmentation d’impôt, « une dette maîtrisée et un équilibre raisonné entre épargne et emprunt pour financer [les] investissements ».

    La première magistrate a mis ensuite en avant les priorités dont ce budget se veut le reflet. Avec en tout premier lieu l’éducation et la jeunesse. Mais aussi la culture, et la poursuite de la renaissance du centre-ville. Sans compter les subventions aux associations qui augmentent de 8,7% en 2026. Et de conclure : « Ce budget montre que la Ville de Toulon avance, investit, protège et prépare son avenir. »

    La conseillère municipale d’opposition Cécile Muschotti (Union des écologistes centristes) considère que « cette stabilité a du sens », mais elle regrette « une forme de retenue, une prudence, qui laisse un peu de place à l’expression d’un souffle nouveau pour la ville ».

    La dernière séance

    « Les gouvernements Macron pratiquent un double standard : opulence pour les uns et austérité pour les autres avec l’étranglement des collectivités territoriales », commence le conseiller municipal de Toulon en Commun André De Ubeda (PCF). Une situation, déclare-t-il, qui conduit à des difficultés encore plus importantes pour la municipalité.

    Et de prendre pour cible le député Yannick Chenevard (Ensemble) adjoint de cette majorité. « Comment faire semblant de regretter à Toulon ce que vous votez à Paris ? », interroge l’élu.

    L’extrême droite en prend également pour son grade, en rappelant que « quand Bayrou demandait 40 milliards d’économie le RN en demandait 100 ! ».

    Toulon en Commun reconnaît l’inflexion positive donnée par Josée Massi depuis presque trois ans, mais la juge encore « malheureusement insuffisante pour répondre aux besoins des Toulonnais ».

    Pour André De Ubeda, « les investissements augmentent mais trop tard et l’endettement légitime mais tardif va creuser la dette ». Et de conclure : « Nous restons sur notre position : la dette n’est pas une mauvaise chose si elle permet des investissements vertueux et susceptibles de procurer des économies et des revenus supplémentaires. Mais quel dommage de ne pas l’avoir fait avant lorsque les taux d’intérêt étaient moins élevés. »

    Josée Massi, répondra que c’est un budget de responsabilité, de solidarité et d’ambition. « Car seule une gestion saine permet d’agir et d’investir », conclut-elle. Une séance riche et apaisée pour un bel exercice de démocratie communale.

    En bref

    André Herrero, « Le Grand »

    Le 23 octobre 2025 disparaissait le rugbyman André Herrero qui a marqué de son empreinte la grande Histoire du rugby français et toulonnais.

    Surnommé « Le Grand », véritable légende du Rugby Club Toulonnais, André Herrero est reconnu pour son courage et sa combativité.

    Le Conseil municipal lui rend hommage en donnant son nom au parvis du stade Mayol.

    Médiathèque François Trucy

    Dans le cadre du projet de création d’une médiathèque et d’un jardin au cœur du quartier de Saint-Jean-du-Var, rue Marnata, la Ville de Toulon souhaite rendre hommage à l’ancien sénateur-maire François Trucy, disparu le 25 mars 2025.

    Celle-ci portera donc son nom.

    La gauche a rappelé qu’elle avait demandé qu’elle soit appelée Aragon, né à Toulon. Mais poursuit : « Nous avons du respect pour M. Trucy notamment parce que c’est le seul maire qui n’a pas été condamné avec vous madame le maire en 66 ans de mandature de la droite et de l’extrême droite. »

    Yannick Chenevard s’improvise chef de file

    La situation est assez cocasse pour être relatée. Nous avons plutôt l’habitude en d’entendre l’opposition se positionner sur le budget, un peu moins un adjoint de la majorité. Le député Yannick Chenevard a en effet pris la parole pour dire « Nous voterons ce budget ». Est-ce à dire qu’un traquenard avait un été un temps envisagé pour embarrasser la maire sortante ?

    Les adieux émouvants de Léopold Trouillas

    Le conseiller municipal de la majorité a fait en guise d’au revoir un plaidoyer pour la culture qui « arme nos cerveaux ». Et a conclut en citant Christian Bobin : « C’est en se quittant qu’on se dit tout. »

  • Le bus à haut niveau de service jusqu’à la Duranne en débat

    Le bus à haut niveau de service jusqu’à la Duranne en débat

    Le dossier était attendu de pied ferme, mais ses modalités restaient des nébuleuses. Après une approbation en conseil métropolitain le 15 décembre dernier, c’est au tour du conseil municipal aixois d’approuver, ce vendredi 19 décembre un programme de travaux qui permettrait, à terme, d’installer une ligne de bus haut niveau de service (BHNS) depuis la gare routière de la capitale de Provence placée en centre-ville, vers le pôle d’activités économiques (PAAP) de la Duranne. La ligne permettra également de desservir le quartier des Milles et la zone de la Pioline, de la Constance (sud), en longeant le Pôle d’échanges multimodal et le Plan d’Aillane. Il aura néanmoins fallu patienter près de deux décennies pour que les premières signatures autour du projet ne soient couchées sur le papier : en juillet, Martine Vassal, présidente (DVD) de la Métropole et François Rebsamen, ministre de l’Aménagement du territoire, signaient enfin cette mise en service. « Il y a ceux qui parlent, et ceux qui font. Le maire d’Aix en Provence fait », félicitait, en amont des présentations, Eric Chevalier, premier adjoint de Sophie Joissains, maire UDI de la commune.

    Les travaux s’annoncent d’ampleur sur cette ligne dont une longue présentation, en amont des débats, en a décrit la disposition : 18 kilomètres de distance au total, 28 stations desservies pour un fonctionnement continu du lundi au samedi. Coût total du programme : 153 millions d’euros hors taxe. « L’insistance que nous avons mise sur ce dossier depuis plusieurs années vous pousse à trouver des solutions très électorales », ironisait de son côté Cyril Di Méo, élu d’opposition dans le groupe mené à gauche par Marc Pena (PS), candidat au fauteuil de maire.

    « Le projet est perfectible »

    « La physionomie du projet a massivement changé. Les scénarios évoqués, il y a un an et demi deux ans, étaient sur des budgets au maximum de 80 millions d’euros. Là, on est passés à des travaux à bientôt 200 millions. Les tracés aussi sont complètement modifiés », poursuit l’élu, qui estime que le tracé desservira mal le cœur de la Constance. Même remarque chez Anne-Laurence Petel (Aix-au-Coeur) qui rappelle : « L’exigence pour valider le dossier de la Constance était d’avoir un réseau de transport pertinent. Le BHNS ne passe plus par la Constance ! » « J’ai soutenu et lundi dernier voté très favorablement pour ce projet, qui a des conséquences écologiques (…) j’espère que sa mise en place soit facile, j’ai peur que 2030 soit une date un peu trop optimiste », pointait de son côté Philippe Klein, chef de file du groupe d’opposition Aix Autrement. Marc Pena lui, ajoute une couche sur le sujet : « Quelle que soit la municipalité qui viendra au printemps prochain, elle aura pour objectif de travailler encore plus le projet avec la Métropole et faire en sorte que ce projet soit un projet qui réponde aux besoins. Là, pour l’instant, on est à mi-chemin. Je suis inquiet des sommes envisagées. Et il se dit partout que la mise en service effective sera 2035. » « La commune est allée chercher la solution financière auprès de l’Europe. C’est pour ça que ce projet s’est débloqué, et ça va aller très vite », rétorque Jean-François Dubost, adjoint à l’économie. « Le projet sera perfectible, et développé », tranche Christophe Chenaud, directeur général adjoint urbanisme.

  • Les jeunes placés de Bois Fleuri reçus au Département

    Les jeunes placés de Bois Fleuri reçus au Département

    « On voulait surtout que la date de fermeture du centre de Bois Fleuri soit décalée, mais je pense que ça n’arrivera pas. » Shayma, l’une des jeunes majeures hébergées dans les appartements de la maison d’enfants à caractère social (Mecs) Bois Fleuri, se désole que le rendez-vous ce vendredi au conseil départemental 13 n’ait pas changé la donne. La fermeture de la structure, prévue ce lundi, a été annoncée le 10 décembre par un arrêté départemental pour cause d’« encadrement défaillant mettant en danger ces enfants », expliquait le Département dans nos colonnes le 18 décembre.

    Cette fermeture est jugée précipitée pour les 18 jeunes du service autonomie de la Mecs qui ont décidé de s’organiser pour se faire entendre. Ce vendredi, Shayma, 19 ans et Yassmine, 18 ans ont donc été reçues par le conseil départemental 13. « On voulait juste changer de date [de fermeture], explique Shayma. Là c’est juste avant les fêtes. C’est terrible parce qu’on n’a pas forcément de famille et donc on comptait faire un petit truc tous ensemble. » Un report impossible pour le Département car ils « ne peuvent pas mettre d’autres salariés en place tant que l’enquête est en cours ». Lors de ce rendez-vous, le Département a donc réaffirmé que les 18 jeunes du service autonomie devraient quitter leur appartement dès lundi.

    Les deux filles comprennent cependant la nécessité de la fermeture, mais déplorent la façon dont elle a été organisée. « Il y a eu un manque de communication, et ils nous préviennent seulement 10 jours en avance. C’est du manque de respect, se désespère Yassmine. C’est une situation qui nous stresse tous beaucoup. Surtout que certains d’entre nous ont des fragilités psychologiques à cause de nos différentes histoires », explique la jeune fille qui avait retrouvé une certaine stabilité psychologique avec cet hébergement.

    Les jeunes filles ont également plaidé pour que des solutions de relogement qui répondent aux besoins de chacun soient proposées. Une demande qui a été entendue pour Yassmine qui, quelques minutes après le rendez-vous, s’est vu proposer un logement « dans la même résidence que mon logement actuel », annonce-t-elle à son amie émue. Mais certains jeunes dénoncent l’état des logements proposés… « On ne veut diaboliser personne, on sait qu’au sein de l’aide sociale à l’enfance beaucoup essayent de faire au mieux. Mais on ne veut pas que d’autres jeunes aient à vivre la même situation stressante », explique Yassmine.

  • Le bras de fer se poursuit entre salariés et direction d’Arkema

    Le bras de fer se poursuit entre salariés et direction d’Arkema

    « Le dialogue social avec notre direction générale est extrêmement tendu ! ». Ce vendredi, les salariés d’Arkema Marseille ne voient pas de bonnes nouvelles pointer le bout de leur nez à l’horizon.

    Ils poursuivent leur mouvement de grève, reconduit jusqu’au mardi 23 décembre après avoir été entamé le 11 décembre. « On a reçu la visite d’huissiers sur le site, ce vendredi, et l’on sait que des camarades d’autres sites ont eu le même traitement », explique Rémi Thuaire, délégué syndical de l’usine. La veille, un comité social et économique (CSE) extraordinaire s’était tenu sur le site phocéen, avec au menu la potentialité d’une mise au chômage technique pour une partie des salariés (lire notre article du 19/12). Dans le même temps, des instances similaires se déroulaient sur d’autres sites du chimiste français. Selon la CGT, plus d’une dizaine d’entre eux sont concernés, à des niveaux différents, par le mouvement social. Pour certains, des débrayages de quelques heures ont lieu quand la production est totalement à l’arrêt pour d’autres. C’est le cas du site marseillais, classé Seveso seuil haut, du fait de sa production particulièrement sensible. D’où la menace de chômage technique. « La direction générale souhaite sa mise en place et le justifierait car il n’y a pas de production », expliquait jeudi, Philippe Gomez, directeur général du site marseillais. « Les chefs de service ont distribué des lettres de mise en chômage technique à certains salariés dans la journée, par exemple à des travailleurs du laboratoire », confirme Rémi Thuaire, vendredi en début de soirée. Il note que le dispositif est mis en place « lundi et mardi prochain », c’est-à-dire jusqu’à la fin de l’actuel appel à la grève.

    Une production sensible

    à l’arrêt

    Rappelons que l’usine produit de l’acide amino-undécanoïque, une matière première pour la fabrication d’un plastique technique, le polyamide 11 Rilsan®, issu de l’huile de ricin. Si des discussions ont lieu entre la CGT, à l’origine de la grève, et la direction générale, reste que cette dernière dénonçait, à l’AFP, un mouvement qui met « en péril des activités concurrencées en France pour lesquelles ces clients […] trouveront aisément d’autres solutions d’approvisionnement ». En clair, pas d’avancées concrètes, sur une hausse de salaire supérieure à ce que la direction proposait pour les négociations annuelles obligatoires (NAO). Celle-ci tablait sur une augmentation de 1,2% quand la CGT réclame une hausse de 160 euros de salaire pour tous.

  • Enfin un QG pour rêver ensemble

    Enfin un QG pour rêver ensemble

    Parmi les grands carnavals provençaux, celui de Martigues se distingue par sa notoriété et son inventivité. Sa fabrication est en cours et a désormais son lieu de ralliement, un QG installé au cœur de l’espace Simone-Veil de la Venise provençale. En ce mois de décembre, habitants et artistes travaillent ensemble pour réussir le carnaval 2026. Ici point de barrières et encore moins de compétition entre Martégaux. Le carnaval est une affaire citoyenne et collective. Il mobilise les quartiers et les services publics. On y cultive l’esprit transgressif et émancipateur de la culture carnavalesque.

    Faire vivre la cité

    Cela peut sembler d’une folle légèreté mais réussir à fédérer, à embarquer les habitants dans cette aventure est un acte politique au sens premier du terme : faire vivre la cité, promouvoir la concorde, l’amitié, la fraternité. Avec sa dimension théâtrale, mythique et délurée, le carnaval devient, dans ses temps sombres où les semeurs de divisions pullulent, un acte de résistance. Une résistance de joie que l’on se fabrique, de bonheur que l’on se tricote ensemble, dans le partage et les savoir-faire. Non pour oublier les duretés du quotidien mais pour puiser l’énergie indispensable pour faire face aux désordres du monde, à l’égoïsme triomphant. C’est à cela que l’on reconnaît, outre sa qualité, la visée d’une politique culturelle ouverte sur le monde et tournée vers l’autre à commencer par son voisin. Cultiver l’altérité et offrir des outils pour grandir, c’est aussi le sens du carnaval martégal qui sait fédérer au-delà de la commune. En cette fin d’année, c’est un sacré message d’espoir.

  • Aix : Philippe Klein candidat aux municipales

    Aix : Philippe Klein candidat aux municipales

    La nouvelle est tombée en plein conseil municipal, le dernier du mandat de Sophie Joissains, maire sortante UDI et de l’année. Philippe Klein, référent aixois du parti Horizons , désigné chef de file par son parti et conseiller municipal d’opposition à la tête du groupe Aix Autrement est candidat pour les élections municipales 2026. «Oui, je suis candidat», nous confirme l’élu, après l’avoir déclaré dans les colonnes de La Provence. Il retrace : «J’ai été nommé responsable du comité Horizons d’Aix en Provence, puis nommé chef de file pour discuter avec les formations politiques. J’ai discuté avec toutes les formations politiques et notamment le maire sortant. Ce maire sortant ne m’a jamais répondu positivement alors que mon parti me demandait de faire une alliance avec tout le bloc central», rapporte Philippe Klein. Les discussions, qui auraient débuté le 25 juillet dernier, n’ont pas abouti. «Aucune réponse depuis », poursuit l’élu. En l’absence de toute réponse, «le parti Horizons a décidé de m’investir en tant que candidat aux élections d’Aix, ce qui est une décision extrêmement importante, puisque la politique générale est celle de dire qu’on ne présente pas de candidat contre un candidat du bloc central.»

    Philippe Klein affrontera donc Sophie Joissains, maire sortante UDI, qui devrait officialiser sa candidature d’ici le mois de janvier, Marc Pena, député PS de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône et meneur du groupe d’opposition de gauche Aix en Partage, ainsi que Julie Boronad, investie par LFI.

    « verbatim »

  • Un dernier conseil tout sauf anodin pour la majorité

    Un dernier conseil tout sauf anodin pour la majorité

    Ce n’est pas un exercice qui manquera à Cécile Helle. La maire (PS) va tenir, ce samedi matin, son ultime conseil municipal, sans a priori d’émotion spéciale. « C’est un conseil comme un autre, je ne me projette pas sur des choses particulières », nous a-t-elle confié (notre édition de jeudi). Après deux mandats, elle laissera son fauteuil en mars prochain. La multitude de prétendants à sa succession dans la majorité ne devrait toutefois pas permettre un hommage sans dissonance. « J’ai prévu de la remercier et de la féliciter », glisse Joël Peyre, élu aux finances. Les élus, par l’entremise du premier adjoint Claude Nahoum, ont toutefois organisé une collecte afin de remettre un cadeau à Cécile Helle à l’issue de la séance.

    « Cela reste un conseil important, puisqu’il va y avoir le vote du budget », note la maire. Une délibération qui sera la première des 44 du jour, auxquelles s’ajouteront 4 questions écrites du RN. « Un budget responsable et prudent, qui prépare aussi la transition municipale et garantit à la future majorité la latitude financière nécessaire pour mettre en œuvre son programme », peut-on lire dans le rapport. Le budget, qui s’élève au global à 246 millions d’euros, garde les mêmes grands principes de la majorité sur la maîtrise des dépenses de fonctionnement, la stabilité des impôts, environ 38 millions d’euros d’investissements, et une dette en très léger repli. Plusieurs traductions trouveront place dans les délibérations suivantes, comme le vote des premières subventions aux associations sportives (1,8 million) et culturelles (1,9 million d’euros) dispatchées sur une soixantaine de structures.

    +65% de capacité pour la nouvelle cuisine centrale

    « On va créer un centre de loisirs du Clos de la Murette, qui va se positionner à la place de l’école maternelle de la Murette », souligne Cécile Helle. Avec une mise en activité prévue à la rentrée scolaire 2026. La première magistrate rapportera aussi un dossier qui lui tient à cœur, l’héritage de Terre de culture 2025, avec la volonté de pérenniser certains lieux (Maisons Folie) ou événements (Explorateurs de la culture, festival Tous artistes ou l’Odyssée des petits curieux).

    Enfin, en guise de dessert avant de laisser une nouvelle équipe aux manettes, la Ville tient à lancer l’opération de construction d’une nouvelle cuisine centrale. Une première base d’un lourd projet à 18 millions d’euros qui doit permettre, toujours sur l’enceinte du MIN, de faire passer l’unité centrale de production alimentaire de 4 800 repas par jour à 7 300 repas. « L’outil actuel est vieillissant, sous-dimensionné et inadapté aux évolutions actuelles (+ de 1 000 couverts par jour en 8 ans) », indique la municipalité, qui a remis dans le giron public la restauration scolaire puis a baissé les tarifs.

  • Un ultime conseil qui élude les questions budgétaires à Aix -en-Provence

    Un ultime conseil qui élude les questions budgétaires à Aix -en-Provence

    Dernier conseil de l’année, dernier conseil avant les élections municipales et pas moins de 199 rapports à l’ordre du jour. En toile de fond de cette assemblée, la course au fauteuil de maire d’Aix. Dans la salle des États de Provence siégeront les deux candidats officiellement déclarés. D’un côté, Marc Pena, député PS de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône et président du groupe d’opposition Aix en Partage, de l’autre, Sophie Joissains, maire UDI sortante.

    Les élus municipaux se réunissent, ce 19 décembre, pour la dernière fois avant que le nom du prochain maire ne soit révélé. Ce vendredi, ni rapport d’orientation budgétaire, ni vote du budget ne figurent au programme. Cette absence à l’ordre du jour serait notamment justifiée par le contexte incertain qui pèse sur les collectivités, auxquelles le gouvernement demande un effort supplémentaire : le Sénat a revu la contribution à 2 milliards d’euros, contre 4,6 milliards initialement. Pour rappel, le conseil municipal a jusqu’au 30 avril pour voter son budget.

    BHNS et équipements culturels

    Pour Marc Pena, l’absence de débat budgétaire constitue un faux pas. « Je suis étonné que pour ce dernier conseil municipal de la mandature, nous ne débattions pas de l’orientation budgétaire de notre ville. C’est une question éminemment politique et stratégique. Les Aixois et les Aixoises méritent de savoir quelles seront les priorités de la municipalité sortante pour les mois à venir », déplore le candidat socialiste.

    « Cette (raison) ne se justifie pas pour moi, pointe de son côté Philippe Klein, à la tête du groupe municipal d’opposition Aix Autrement et référent aixois du parti Horizons. J’espère que c’est une réalité et pas une difficulté que l’on voudrait soustraire. J’ai des interrogations légitimes : le fait que le gouvernement sollicite les communes est quelque chose de connu. On en a déjà tenu compte (…). C’est de nouveau un débat dont on prive les électeurs. » L’élu d’opposition devrait par ailleurs saisir le maire sur la question des mobilités. Des embouteillages, plus précisément.

    Outre les débats liés à la campagne électorale qui risquent de teinter la séquence, plusieurs dossiers majeurs seront étudiés. Parmi eux : le renouvellement des délégations de service public, dont les lauréats pour le Grand Théâtre de Provence et le 6MIC doivent être annoncés ce vendredi, et l’approbation du programme de travaux du BHNS (bus à haut niveau de service), qui doit relier le centre-ville au pôle d’activités d’Aix, dans le quartier de la Duranne.

  • Vifs débats lors du dernier conseil municipal d’Aubagne

    Vifs débats lors du dernier conseil municipal d’Aubagne

    Après qu’André Lévisse, délégué à l’aménagement économique, ait vanté « la performance, la proximité et le prix » de l’Eau des collines, saluée par le maire (LR) Gérard Gazay, « parmi les outils de la Métropole les plus efficaces » ; l’élue d’opposition Rassemblement gauche et écologistes (RGE) Clémentine Fardoux demande la parole. « La faiblesse de nos forages de secours fait courir un risque réel de pénurie d’eau sur notre territoire. Des travaux sur les forages ont-ils été menés en 2025 ou au moins planifiés à court terme pour en augmenter l’efficacité ? », interroge-t-elle. Ce à quoi André Lévisse a répondu : « La vraie sécurisation l’est par la sécurisation des réseaux et le maillage. C’est prévu sur dix ou vingt ans, par la Métropole Aix-Marseille. »

    Hausse du prix de l’eau

    Clémentine Fardoux aborde également « le prix de l’eau. Pour un foyer de 2 adultes et 2 enfants consommant 120 m3 d’eau par an, la facture globale augmente de 25% entre 2024 et 2025 ! Sur les onze dernières années, c’est une augmentation de 35% pour ce foyer-type ! ». « On est parmi les moins chers de la Métropole », réplique André Lévisse. Ce rapport d’activité de la SPL a été voté par la majorité et l’opposition de gauche. Le groupe RN de Joëlle Mélin s’est abstenu.

    Juste avant, la décision de la Ville de mettre à disposition l’aile droite du 1er étage de la bastide du Camp Lambert à l’association Irvin, « basée en Bretagne » a vivement fait réagir l’opposition. Dans cette bâtisse « récupérée dans un état dégradé », a rappelé le maire, la Ville, sollicitée par le général Lambert, de la Légion étrangère, a trouvé, expose Alain Rousset, le 1er adjoint, opportun le projet de mettre à disposition une partie des lieux à cette asso, à titre gratuit et pendant douze ans. « L’association propose un parcours aux jeunes, étudiants, décrocheurs scolaires… pour leur redonner du sens », a-t-il exposé. En échange, a indiqué Gérard Gazay, « Irvin fera les travaux, autant d’argent à demander en moins aux Aubagnais ».

    Drôle de deal

    Clémentine Fardoux n’en croit pas ses oreilles. « Le fait de répondre positivement à la première sollicitation venue nous semble poser un problème en matière de saine concurrence et en même temps témoigne d’une façon de diriger la ville plutôt aléatoire », pose-t-elle. Il aurait selon elle été plus judicieux de mettre à disposition cet espace aux agriculteurs accueillis au Camp Lambert qui, « n’ayant pas les moyens de se loger à Aubagne, sont contraints à des déplacements quotidiens depuis Marseille ». La durée de mise à disposition gratuite lui semble également énorme, sans avoir établi au préalable la nature et le chiffrage des travaux. La délibération a été votée. Jeannine Levasseur, dans l’opposition, a voté pour, alors que RN et RGE ont voté contre.