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  • Une nuit au plus près des démunis et sans-abri

    Une nuit au plus près des démunis et sans-abri

    C’est tout sauf une opération de communication ! » Au sein de La Grande Maison dans le 3e arrondissement de Marseille, un centre d’hébergement d’urgence géré par le CCAS (centre communal d’action social) et plusieurs associations, la Ville et l’État ont présenté les grandes lignes de la prochaine nuit de la solidarité. Cet événement, qui rassemble 1 000 bénévoles, a pour objectif de « mesurer les besoins des personnes sans-abri à un instant T » et se tiendra le 22 janvier prochain, de 17h à 23h. « À travers un questionnaire anonyme, on essaie d’identifier les urgences auxquelles ils et elles sont confrontés », rappelle Audrey Garino (PCF), adjointe au maire de Marseille, en charge des affaires sociales et de la solidarité. « Ces données permettent de qualifier les urgences sur notre territoire. Et de pouvoir déployer des dispositifs pour y répondre », développe l’adjointe communiste. L’opération est d’ampleur : « Elle agrège un très large réseau d’acteurs de la solidarité », avec une dizaine d’associations parties prenantes. Le tout, dans un cadre national puisque se déroulant sur plusieurs communes simultanément.

    Une dimension scientifique et humaine

    Mais forcément, elle a une résonance particulière dans la cité phocéenne. « Notre ville souffre d’un taux de pauvreté conséquent, plus que la moyenne nationale. Ce taux ne fait qu’augmenter et tous les chiffres locaux en attestent », déplore Audrey Garino. « On n’a jamais eu autant de places d’hébergement mais il n’y a jamais eu autant de personnes dans la rue », abonde Léopold Carbonnel, directeur adjoint de la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS).

    Ce dernier pointe l’importance d’un tel événement : « Il y a aussi une dimension scientifique car nous sommes sur des phénomènes qui ne sont pas simples à mesurer. La grande précarité est souvent invisible et il y a un vrai enjeu à mieux l’appréhender. » Pour cette 5e édition, l’opération a évolué : Elle prendra la forme de maraudes dans certains arrondissements. La Ville prévoit aussi la distribution de produits pour lutter contre le froid grâce à une grande collecte menée depuis plusieurs semaines. Et des formations sont prévues pour les bénévoles qui participeront à l’opération, délivrées par l’association La Cloche. « Plus de 700 et 800 Marseillais ont été formés sur les premières éditions à l’aller vers, c’est-à-dire la déconstruction des clichés », explique Pauline Deluca, responsable de l’association. Elle insiste sur ce volet humain « pour mieux comprendre la grande exclusion ». D’où un site internet* pour les inscriptions des volontaires. « Il y a besoin de bénévoles, sans eux cette opération n’est pas réalisable », martèle Audrey Garino. Avant de rappeler que cette nuit est « un point d’appui indispensable pour engager des politiques publiques ».

    *nuit-solidarite.marseille.fr

    « Un point d’appui indispensable pour engager des politiques »

  • La CGT, qualifiée de « mafia des dockers », porte plainte

    La CGT, qualifiée de « mafia des dockers », porte plainte

    Dans un communiqué commun diffusé ce mercredi, la CGT des dockers et portuaires de Fos, les dockers CGT de Marseille, le syndicat CGT du Grand Port maritime et de Fluxel, ainsi que la fédération nationale CGT des ports et dock, ont annoncé qu’ils allaient déposer plainte suite à des « propos mensongers et insultants », tenus par le chroniqueur de l’émission « Les Grandes Gueules », Jean-Loup Bonnamy, sur les ondes de RMC ce mardi.

    « Les dockers de la CGT ont complètement détruit l’activité du port de Marseille, les bateaux préfèrent aller à Gênes, où c’est bien tenu, plutôt qu’à Marseille, où c’est complètement tenu par la mafia des dockers. Ils jouent un rôle dans le narcotrafic », osait le normalien, dans la foulée d’une visite à Marseille sans annonces concrètes d’Emmanuel Macron.

    « Les ouvriers dockers et travailleurs portuaires sont les premières victimes de ce narcotrafic et nos camarades du Havre en ont payé un lourd tribu avec l’assassinat d’un des leurs », rappellent les organisations syndicales, cinq ans après l’assassinat d’un docker CGT par des trafiquants dans le port normand. « Comment peut-on affirmer que les marchés sont détournés vers Gênes, “mieux organisé”, alors que la réalité est très différente avec une précarisation des emplois et des problématiques justement d’organisation qui amènent régulièrement à des tensions sociales en Italie ? », interpellent aussi les signataires du communiqué, soulignant que, au contraire, les propositions formulées par leurs organisations « ont été partagées par de nombreux acteurs économiques et politiques et plus particulièrement du port de Marseille – Fos ».

    « Ce genre de dénigrement nous conforte dans nos valeurs d’unité, de solidarité et de lutte des classes pour améliorer nos acquis sociaux, nos emplois et développer nos activités de nos ports », écrivent-ils. Des actions sont envisagées pour obtenir des excuses du chroniqueur, mais aussi de la chaîne et de ses propriétaires, la CMA CGM.

    De son côté, le sénateur PCF Jérémy Bacchi a aussi apporté une condamnation immédiate des propos. « Laisser entendre qu’ils seraient complices est grave, faux et irresponsable », appuie-t-il, rappelant qu’ils sont « des travailleurs essentiels qui défendent leurs droits et un outil stratégique pour le pays ».

  • Municipales : les écolos de Vitrolles en soutien de Loïc Gachon

    Municipales : les écolos de Vitrolles en soutien de Loïc Gachon

    Le maire de Vitrolles Loïc Gachon (PS) a le soutien des Écologistes. Réunis en assemblée générale stratégique, les adhérents ont acté leur appui à la future candidature de l’édile.

    « Aujourd’hui, on ne peut que saluer toutes les positions prises par la Ville sur les sujets écologiques », affirme Frédéric Izacard, représentant du groupe local de Vitrolles, Rognac et Cabriès depuis 2024. Parmi les projets plébiscités : la communauté d’énergie citoyenne, qui permet aux particuliers de s’associer à la municipalité pour produire et consommer une électricité locale, d’origine renouvelable, en installant des panneaux solaires sur les bâtiments, le renouvellement du chauffage du centre urbain par des systèmes décarbonés ou encore le plan d’alimentation territorial. « Ce ne sont pas des positions programmatiques, ce sont des choses qui sont lancées, qui sont déjà en cours », constate Frédéric Izacard.

    Rassembler la gauche

    Avec ce soutien, le groupe local s’inscrit dans la ligne nationale des Écologistes. « On est souverain, on n’a pas de consigne mais les grandes orientations privilégient les rassemblements de gauche, ce qui explique le choix fait sur Vitrolles », explique le représentant.

    Loïc Gachon affrontera Damien Bravi, directeur de cabinet du maire de Rognac Christophe Gonzalez, investi par le Rassemblement national. Le groupe local des Écologistes dit ne pas avoir de « peur particulière par rapport à cette candidature-là », bien qu’elle soit « agressive et professionnelle », le délégué général du label d’extrême droite « La Provence qu’on aime » étant expérimenté. « La menace du RN est un sujet d’actualité puisqu’on a une dynamique assez forte au niveau national, on la suit avec beaucoup d’attention, mais Vitrolles fait partie des villes qui ont connu l’extrême droite et, aujourd’hui, la politique locale contribue à éviter ce risque, analyse Frédéric Izacard. Le travail de fond est fait. »

  • Remises de diplômes sur le stade nautique Florence Artaud

    Remises de diplômes sur le stade nautique Florence Artaud

    La formation Premiers Secours Citoyens ou PSC est une formation qui aide à avoir les bons réflexes pour les incidents les plus communs : malaise, brûlure, étouffement…

  • Avignon : Cécile Helle « inquiète » face à la désunion à gauche

    Avignon : Cécile Helle « inquiète » face à la désunion à gauche

    Dix mois après avoir renoncé à briguer un 3e mandat, Cécile Helle voit toujours sa majorité se disputer sa succession à trois mois des municipales (15 et 22 mars). Avec, à ce stade, quatre possibilités (David Fournier, Paul-Roger Gontard, Joël Peyre et Avignon collectif) voire cinq avec Benoît Belvalette (Place publique), soutenu par le premier adjoint.

    « Je suis inquiète », nous confie-t-elle. Un sujet encore abordé, lundi dernier, en réunion de majorité préparatoire au conseil municipal.

    « Je ne comprends pas la difficulté qu’on a à se rassembler. Oui, il y a des ambitions, mais fondamentalement, les projets seront les mêmes, à quelques exceptions près, et dans la continuité de ce qu’il s’est fait, en approfondissant ou en faisant différemment certaines choses. Cela empêche aussi de revendiquer le bilan, sur les écoles et les solidarités par exemple, et les valeurs auxquelles nous sommes profondément attachés », prévient la maire.

    « Une dynamique de rassemblement doit absolument se mettre en place au risque de perdre la ville », redoute-t-elle. Quant à son choix parmi les prétendants, « j’ai ma préférence », glisse-t-elle, sans vouloir se prononcer, même si plusieurs bruits se tournent vers Joël Peyre.
    « Je vais m’exprimer », assure Cécile Helle. Certainement en janvier.

    Plus d’informations sur le 94e et dernier conseil municipal en tant que maire d’Avignon de Cécile Helle, à lire ce jeudi dans La Marseillaise.

  • [Grand entretien] Eric Bringuier : « On ne rend plus un service public, on fait de l’argent »

    [Grand entretien] Eric Bringuier : « On ne rend plus un service public, on fait de l’argent »

    RECRUTEMENT

    LM : Quels sont les besoins ? La perte du statut est-elle une épine pour recruter ?

    Eric Bringuier : On s’est aperçu que dans certains métiers (conducteur de train, aiguillage…) où l’on tourne en « trois huit », la fin du statut n’a rien réglé et ne permet pas de recruter. À la SNCF, les salaires sont bas. En passant les examens, quand ils découvrent leur future paye, des candidats arrêtent avant. Il n’y a plus d’avancement systématique, chacun va négocier son salaire avec le directeur, c’est compliqué. Le manque de moyens dans les gares est lié à cela. Depuis le Covid, les jeunes sont plus exigeants. Et puis, la SNCF a tout misé sur la digitalisation : on a de moins en moins de vendeurs. On ne rend plus un service public, on fait de l’argent.

    LIGNE À GRANDE VITESSE ET CGT

    LM : Les gares TGV de Montpellier et Nîmes sont-elles satisfaisantes ?

    Eric Bringuier : Ce qu’on voulait à Montpellier c’était relier les deux gares au-delà du tramway. Quand vous arrivez par TGV de Frontignan à Saint-Roch, vous avez 30 minutes de tramway. On veut un TER qui puisse aller aussi bien à Saint-Roch qu’à Sud de France. C’est faisable, le matériel est équipé. On l’a fait lors des inondations. À Nîmes, les voyageurs de TER arrivent sous la gare TGV.

    La LGV est indispensable ? Faut-il une ligne mixte ? Une autre gare TGV ?

    E.B. : Indispensable oui, la ligne littorale est saturée et à terme sera submersible. La LGV vers Perpignan doit être mixte tout le long, on doit y faire passer du fret. Ça permettra de libérer des sillons TER sur la ligne historique. Si on met une gare TGV à Béziers et une à Narbonne, on ne va pas s’arrêter de s’arrêter. Pourquoi pas essayer d’entrer dans Béziers et d’en ressortir avec une bifurcation ? Il faut y réfléchir vite.

    Dire que c’est à l’État de s’occuper des petites lignes et pas à la Région, n’est-ce pas maladroit ?

    E.B. : Non. Au rassemblement d’Alès j’ai dit qu’on a une Région volontariste pro-ferroviaire. Mais ce n’est pas parce que la Région fait un transfert de gestion sur les petites lignes qu’elles vont rouvrir plus vite. On a fait Montréjeau-Luchon, on fait Alès-Bessèges. Mais les autres lignes ? La Région ne va plus pouvoir les prendre. Le rôle de l’État est d’être garant du service public, c’est à lui d’investir. Qu’on entre dans un plan État/Région, on l’entend mais pas la gestion et les travaux. Car la Région devra payer l’entretien. Or il manque 1 milliard d’euros sur le réseau.

    PETITES LIGNES FERROVIAIRES

    LM : Rouverte l’été 2023, la ligne de la Rive droite du Rhône est-elle satisfaisante ?

    E.B. : Oui parce qu’on voit que là où l’on rouvre, la ligne ça fonctionne de suite. Il y a des voyageurs mais des études montrent qu’on peut aller plus loin. On avait fait nos calculs avec des arrêts à Remoulins, Villeneuve-lès-Avignon et Laudun-l’Ardoise. Là, on a des quais neufs comme à Remoulins mais on ne s’y arrête pas ! On porte cela avec les associations d’usagers. S’il faut on rouvrira des guichets.

    Avez-vous encore de l’espoir pour la réouverture d’Alès-Bessèges ?

    E.B. : Oui il y a de l’espoir. La ligne ouvrira d’abord en 2028 jusqu’à Saint-Ambroix puis en 2030 jusqu’à Bessèges. On pousse mais on dit à la Région d’arrêter, c’est à l’État de faire et de payer.

    La nationalisation d’ArcelorMittal donne-t-elle un argument de plus pour des travaux sur la ligne Béziers-Neussargues ?

    E.B. : Cette ligne est rénovée par des pansements depuis des années. Même si Arcelor n’était pas nationalisée, cette ligne doit servir de délestage. On a d’autres entreprises, le Massif Central se développe car le foncier est moins cher. Cette ligne est utile à la population. Je vous défie d’aller travailler à Béziers avec des cars de substitution, ça fait long. Les lignes fines de desserte du territoire doivent être à la fois voyageurs et fret. L’État doit le faire, de l’argent il y en a.

    INFRASTRUCTURES

    LM : La SNCF a annoncé la fermeture du dépôt de Béziers défendu depuis 30 ans par la CGT. Ce combat est-il perdu ?

    E.B. : À la CGT, on ne capitule pas facilement. On fait toujours des propositions faisables. La direction veut fermer ce dépôt depuis 1993. La Région a commandé des matériels neufs qu’il faudra entretenir en Occitanie. Il y a la possibilité de faire un centre de maintenance régional (CMR) qui serait moins cher qu’ailleurs car les terrains appartiennent à la SNCF. Le dossier est fiable, cela créerait une cinquantaine d’emplois. On doit convaincre la direction et la Région qui finance. On a été reçus par Jean Castex (PDG de la SNCF) à qui on a remis notre dossier. On ne lâchera pas.

    La modernisation du port de Sète semble une bonne nouvelle pour le fret…

    E.B. : C’en est une sans en être une. On a rappelé à Jean Castex que le plan de discontinuité fait au fret est une aberration. On a capitulé face à l’Europe. Or, aucun fret n’est capable de vivre sans être subventionné. On demande d’arrêter ce plan via lequel l’Europe interdit à la SNCF de se positionner sur toutes les autoroutes ferroviaires qui sont inaugurées. Le fret du Port de Sète fonctionnera avec les concurrents qui prennent le marché et… le sous-traitent à la SNCF ! On marche sur la tête. La CGT considère que le fret est un service public, il ne sert pas qu’à faire de l’argent pour les patrons.

    TER MIS EN CONCURRENCE EN 2032

    E.B. : L’État oblige la Région à ouvrir les TER à la concurrence en 2032 avec RATP, Veolia… C’est dogmatique. Regardons partout ce que ça a amené à l’usager et combien ça coûte à la collectivité. En Angleterre, il y a 30 ans, ils ont libéré les voyageurs et le rail. Ils en reviennent. On pensait qu’ils ne reprendraient que le réseau mais ils reprennent tout car ce n’est pas rentable. Dès que les privés ne sont plus sous perfusion de l’entreprise historique, cela ne fonctionne plus. Le prix du billet ne baissera pas quand la Région ne mettra plus au pot. Le matériel et le réseau ne seront plus entretenus. C’est ce qu’à l’air de penser Castex, on le jugera aux actes.

  • Un grand tournoi de padel débarque à Marseille

    Un grand tournoi de padel débarque à Marseille

    Les sports de raquette restent en rois dans le calendrier sportif marseillais. Le Marseille FIP Platinum, édition inaugurale, se déroulera du 2 au 8 février 2026 au Palais des Sports. Le padel entre en scène pour la première fois au niveau professionnel dans la cité phocéenne, avec un tournoi regroupant 64 paires masculines et féminines. Pour les spécialistes de tennis, l’événement est équivalent à un ATP 250. Ce qui était justement la catégorie de l’Open 13. Ce dernier a désormais disparu des radars et a laissé un trou au mois de février.

    Julien Nazarian, instigateur du projet Marseille FIP Platinum, explique qu’il a pris ses dates car le créneau était disponible. « La Fédération Internationale de Padel m’a demandé des dates autour du mois de février. Le créneau était libre car, au début, l’Open 13 devait se poursuivre en octobre. C’est vraiment une bonne période, je ne peux pas dire le contraire, je ne peux pas dire que ce soit une mauvaise période pour faire des événements sportifs à Marseille. » L’envie n’était donc pas de remplacer l’Open 13, mais d’avancer côte à côte avec le tournoi de tennis marseillais. Mais la disparition annoncée cette année a bouleversé les plans. « Je suis Marseillais, je suis souvent allé à l’Open 13 par le passé. Sincèrement, je trouve ça dommage qu’il se soit arrêté. Quand j’ai commencé mon projet, c’était au mois de février dernier, l’Open 13 était toujours prévu. J’ai débuté mon projet indépendamment de tout ça », décrit Julien Nazarian.

    Trois années de contrat pour le tournoi

    Obtenir le Palais des Sports de Marseille pour débuter cette compétition est également de bon augure pour l’organisation. La salle de 5 000 places accueillera pour la première fois du padel. « C’est la salle idéale, l’emplacement est super, il y a de l’accessibilité, des parkings, de nouvelles tribunes annoncées… C’est top franchement », détaille l’organisateur. Le tournoi est donc classé Platinum, ce qui est la plus haute catégorie possible sur le FIP Tour. Ce n’est pas encore du niveau des Majors (comme ceux de Paris et Bordeaux), qui sont le produit d’un autre tour mondial dans la discipline. La compétition marseillaise n’en sera qu’à son coup d’essai en février prochain et quelques-uns des meilleurs joueurs du monde seront tout de même présents.

    Des balbutiements, mais le but est de s’installer dans le paysage mondial du padel. L’événement se produira plusieurs années de suite, une chose déjà certaine, comme nous le confirme Julien Nazarian : « C’est effectivement un objectif de pérenniser l’événement le plus longtemps possible. C’est parti pour trois ans et j’espère plus. » Ce sport se développe à vitesse grand V partout sur la planète et ses envies de grandir sont encore fortes. « S’il continue de se développer, il devrait être aux JO », juge Nazarian. Ce serait au plus tôt en 2032, pour les Jeux de Brisbane, mais, en attendant, la « padel mania » passe aussi par les bords de la Méditerranée.

    Un tournoi à suivre du 2 au 8 février 2026. Qualifications lundi et mardi, début du tableau principal le mercredi, quarts de finale le vendredi, demies le samedi et finales dimanche.

  • Les Spartiates sortis de la Coupe après un match fou

    Les Spartiates sortis de la Coupe après un match fou

    À match historique, scénario dingue. Les Spartiates jouaient le premier quart de finale de leur histoire, ce mardi, au Pomge. Contre Chamonix, Marseille a manqué sa première partie avant de se réveiller de manière extraordinaire. Quatre buts remontés puis un final sur un fil, où la décision a tourné en faveur des Pionniers (4-6). Ces derniers sont qualifiés pour les demi-finales, pas Fabien Colotti et ses coéquipiers.

    Cette rencontre a rapidement tourné au vinaigre pour les locaux. Dominants sur les premiers instants, les hockeyeurs phocéens ont été punis par un tir lointain du défenseur finlandais Santeri Koponen dès la 5e minute. Les Spartiates ne se sont pas démobilisés en campant dans le camp adverse et en plaçant de nombreux palets devant la cage chamoniarde. Les Finlandais étaient visiblement à la fête au Palais Omnisports, ce mardi soir, puisque Saku Kivinen a inscrit le but du break pour les Pionniers. Une tentative pas assez rapidement repoussée par Marseille et Kivinen pousse le puck au fond des filets. Loin d’être l’entame espérée pour les joueurs de Luc Tardif.

    Le deuxième tiers s’est ensuite complètement emballé. Chamonix a continué son entreprise de destruction avec deux autres buts coup sur coup grâce à Malo Ville. 4-0, affaire pliée ? Non, loin de là.

    De 0-4 à 4-4

    Les Spartiates se sont ressaisis en l’espace de 7 minutes. Lindgren, Bourgeois et Da Costa ont enchaîné les réalisations pour recoller à 4 à 3 avant la dernière période. Pendant ce temps, le groupe de supporters poussait derrière son équipe. Une banderole « On veut la Coupe ! » a été déployée à plusieurs reprises durant la soirée. Les joueurs de la vallée du Mont-Blanc ont pris un coup derrière la tête, mais ils étaient encore devant au score.

    Le scénario de ce quart de finale a été haletant jusqu’au bout. Égalisation marseillaise par Jan Dufek, mais les Chamoniards sont immédiatement repassés devant, abaissant l’euphorie du public phocéen. Les locaux ont tenté le tout pour le tout dans les deux dernières minutes en jouant en double supériorité numérique pour trouver la faille. Il n’y en a pas eue, les Pionniers inscrivent un dernier but en cage vide, à trois secondes de la fin. Une défaite 6-4 lors d’une rencontre folle où les Marseillais ont failli renverser une partie bien mal engagée. La Coupe de France, c’est terminé pour cette saison.

    Marseille 4 Chamonix 6

    Quart de finale de la Coupe de France

    Palais omnisports

    Buts : Lindgren (31e), Bourgeois (33e), Da Costa (38e), Dufek (50e) pour Marseille ; Koponen (5e, 51e, 59e), Kivinen (15e), M.Ville (25e, 29e) pour Chamonix

    MARSEILLE : Kasik – Petersson, Lindgren, Coulaud, Bourgeois, Corvez, Cantagallo – Bouvet, Da Costa, Welsh, Wong, Thompson, Lavoie, Tavernier, Stromberg, Dufek, Joubert, Colotti, Dair

    Entraîneur : Luc Tardif

    CHAMONIX : Aubrun, Garnier – Koponen, Pantzare, Thyni, Penz, Durand, Delmas – Tarabusi, Convert, M.Ville, G.Ville, Tugnutt, Colombin, Fortin, Broutin, Simond, Kivinen

    Entraîneur : Anatoli Bogdanov

  • [Entretien] Stéphane Galais : « Leur vision de l’agriculture finira par tous nous tuer »

    [Entretien] Stéphane Galais : « Leur vision de l’agriculture finira par tous nous tuer »

    Les annonces de la ministre de l’Agriculture vont-elles apaiser la colère agricole qui gronde ? Rien n’est moins sûr. À la sortie d’une réunion de crise à Matignon mardi soir Annie Genevard affirme qu’un total de 750 000 bovins seront vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) « dans les semaines qui viennent », de la manière « la plus rapide possible ». La stratégie gouvernementale d’abattage systématique d’un troupeau de bovins dès la détection d’un cas, contestée par la Confédération paysanne et la Coordination rurale ne semble pas pour autant abandonnée…

    La Marseillaise : Qu’attendez-vous du gouvernement sur la dermatose nodulaire contagieuse ?

    Stéphane Galais : De ce que j’ai compris, le gouvernement veut élargir la vaccination mais ne veut pas revenir sur le protocole d’abattage. J’ai très moyennement apprécié l’analyse du Premier ministre de la situation en Ariège, c’est vraiment très déplacé de dire que c’était lié aux black blocs, alors qu’il n’y avait que des paysans. C’est la même chose dans le Doubs, où les forces de l’ordre ont été déployées. Tout ça prouve que le gouvernement n’a pas conscience de la défiance et de la violence qu’il a créées. Ça m’inquiète sur l’analyse qu’il peut avoir de la situation et la capacité à recréer du dialogue. On dira tout ça à Sébastien Lecornu vendredi. Cette crise est révélatrice de la gestion de la politique agricole en général. Si ce n’est pas la maladie qui nous tue, ce sera peut-être la stratégie sanitaire. Sinon, c’est leur vision de l’agriculture qui finira par tous nous tuer.

    Vous dîtes que le commerce doit s’adapter au sanitaire et pas l’inverse. Ce n’est pas le cas ?

    S.G. : Ce cadre administratif est organisé pour protéger en grande partie le libre-échange et l’exportation. On comprend que c’est une nécessité parce qu’on a plein d’adhérents, qui sont, quelque part, très liés au marché. C’est aussi la preuve que notre agriculture est très fragile. Ce constat doit poser la question des relocalisations et sur des façons de rendre notre élevage plus résilient, parce qu’on a spécialisé les régions et les animaux pour le productivisme. Le gouvernement ne semble pas tirer de leçons de cette crise. On a vu Annie Genevard parler de souveraineté alimentaire à Rungis et dire « c’est la guerre, il faut qu’on produise ». Ils vont tous nous emmener dans le mur. On va être de plus en plus fragilisés par cette concurrence déloyale des accords de libre-échange, par le réchauffement climatique et la possibilité de crises sanitaires à répétition. In fine, ceux qui vont disparaître, c’est bien les éleveurs et pas les productions animales industrielles qui, de toute façon, supporteront ces crises sanitaires.

    Sur ce dossier vous semblez être raccord avec la Coordination rurale [proche de l’extrême droite] à laquelle vous êtes généralement opposée. Qu’est-ce qui vous rassemble ?

    S.G. : On n’a pas de convergence idéologique avec la Coordination rurale, loin de là. On est opposés sur plein de sujets comme l’usage des pesticides mais aussi la vision libérale qu’ils peuvent avoir. Pour nous, c’est un peu l’ombre de la FNSEA, mais avec un relent identitaire, agrarien, on n’a rien en commun. Pour autant, on reconnaît leur sincérité à défendre l’élevage. On se retrouve au moins là-dessus.

    Vous fustigez a contrario la FNSEA qui défend, comme le gouvernement, l’abattage systématique ?

    S.G. : Il faut faire un vrai distinguo avec les adhérents de base et les dirigeants de la FNSEA qui siègent au Comité national d’orientation des politiques animales et végétales, où est décidée la stratégie sanitaire. Ceux qui orientent la politique de la FNSEA sont les grands betteraviers qui ont des accointances XXL avec les grands groupes alimentaires. Ses dirigeants défendent les intérêts de la filière et plus particulièrement de l’agro-industrie mais jamais ceux des paysans ou des éleveurs. De nombreux membres de FDSEA locales sont avec nous sur les barrages et font des communiqués de presse pour dire qu’ils ne suivent pas la politique du national. Ce qu’on va dire au Premier ministre, c’est qu’on n’en peut plus de cette cogestion avec la FNSEA. Ça devient vraiment très problématique, ça prend en otage toute l’orientation de l’agriculture française. On a l’impression que tous les ministres qui passent sont des marionnettes de la FNSEA. La crise sanitaire révèle toutes ces failles. On doit avoir la capacité démocratique à porter une vision de l’agriculture qui va dans le sens de l’intérêt général.

    Le gouvernement a demandé le report du vote européen prévu cette semaine sur le Mercosur. Est-ce suffisant ?

    S.G. : La DNC est une maladie du libre-échange. Le Mercosur va nous fragiliser davantage et nous emmener vers plus de compétitivité et de mise en concurrence les uns avec les autres. L’agriculture hyperproductiviste est aussi extractiviste, elle va détruire les systèmes et la biodiversité. C’est ce qu’on voit dans les campagnes, ça fragilise les animaux qui ne peuvent plus lutter contre les maladies émergentes. Cette vision productiviste-exportatrice nous détruit à petit feu. Le gouvernement essaye de gagner du temps et trouver une porte de sortie pour ne pas perdre la face au niveau européen. Il a manqué de fermeté dès le départ.

  • [Comment préparez-vous les fêtes ?] À Martigues, des livres à partager en famille

    [Comment préparez-vous les fêtes ?] À Martigues, des livres à partager en famille

    L’avez-vous vu, ce petit bonhomme au chapeau pointu ? Si ce n’est pas le cas, les enfants de l’école maternelle Font Sarade ont en tout cas reçu sa visite ce mardi matin, pour recevoir sous le sapin quelques cadeaux peu anodins.

    C’est en compagnie de Bidule et Craquotte, deux lutins « du département du livre du père noël » comme elles se présentent, que la classe de petite section découvre Hector le Magichien, de Sophie Ledesma. Un chien qui, « abracadatchoum ! », se change en chat ou en paon lorsqu’il éternue. À l’aide de leur kamishibai, ce théâtre illustré de poche japonais, les deux lutins racontent des histoires à partir d’illustrations, comme le Noël des animaux où l’on trouve les rennes des neiges, un chat-pin de noël félin, et des kangourous qui n’ont pas besoin de hotte pour les cadeaux.

    Des thèmes et des histoires qui pourraient prêter à sourire, mais qui revêtent une grande importance pour le développement des enfants, selon l’adjointe à l’éducation (PCF) Annie Kinas, qui tend les livres aux enfants en leur expliquant que « ce cadeau là, c’est le maire qui l’a mis sur la liste, ce sont de jolis livres avec des belles histoires que vous regarderez avec la maîtresse en classe et avec vos parents ».

    Près de 2 300 livres offerts par la Ville aux enfants

    Hector le magichien est l’un des trois livres offerts aux enfants dans toutes les écoles maternelles et établissements d’accueils de jeunes enfants de la ville. Au total, ce sont près de 2 300 livres qui sont offerts aux enfants martégaux, pour un budget de 30 000 euros. « La tradition se poursuit car il n’est pas question d’enlever ce moment de rêve et de bonheur aux enfants », insiste Annie Kinas, qui parle de « permettre l’accès et encourager la lecture en classe et à la maison », comme de « rêver à travers un livre lu en famille ».

    Mais cela va plus loin. « Ça contribue aussi à faire les petits champions de la lecture de demain », complète l’adjointe, ce concours de lecture à voix haute que la Ville a accueilli l’année dernière et dont un élève martégal avait remporté la finale départementale. L’élue pense aussi que « lire dès le plus jeune âge repousse l’utilisation abusive du téléphone et des écrans », mais aussi « suggère l’idée d’aller feuilleter d’autres livres à la médiathèque ».

    Nul doute que les livres et le théâtre kamishibai stimuleront l’imagination des enfants, captivés par les lutins racontant l’histoire du loup voulant manger le petit chaperon rouge et que « le père noël prend par la peau des fesses », pour le gronder.