Category: accueil-second

  • Catherine Vautrin loue la « complémentarité » de l’armée et de la sécurité civile face aux incendies

    Catherine Vautrin loue la « complémentarité » de l’armée et de la sécurité civile face aux incendies

    Avec les canicules à répétition, les risques d’incendie deviennent de plus en plus importants en Méditerranée. Près de 2 500 départs de feu sont recensés chaque année dans la zone. L’année dernière, le département du Var a subi 183 incendies pour 152 hectares brûlés, contre 65 en 2024, mobilisant au total 26 151 sapeurs-pompiers. Une infime partie d’un bilan record sur le plan national, avec près de 20 000 hectares ravagés (deux fois plus que la moyenne annuelle habituelle), dont 11 300 dans l’Aude en à peine deux semaines, en août, effarant bilan du feu le plus ravageur de l’histoire du pays.

    Pour lutter, depuis 1984, l’opération Héphaïstos mobilise plus de 200 sapeurs-pompiers militaires, dont la mission est de protéger les populations face aux feux de forêts sur la période estivale, en appui aux Services départementaux d’incendie et de secours (Sdis). Elle a été lancée avec une semaine d’avance par rapport au calendrier habituel, eu égard à la situation météorologique, telle que l’a annoncé la ministre des Armées Catherine Vautrin, jeudi, lors de sa visite au 7e Régiment d’instruction et d’intervention de la sécurité civile (7e RIISC).

    Composante de la Brigade des militaires de la sécurité civile (BMSC), cette unité, garnie de 600 sapeurs-sauveteurs militaires, est spécialisée dans le soutien aux populations face aux catastrophes naturelles. Elle est en charge de la coordination de l’opération Héphaïstos, exemple, pour la ministre des Armées, de la « complémentarité » et de la « capacité à accompagner la sécurité civile pour des épisodes de feux de forêts ».

    Envoi de secouristes

    au Venezuela

    Elle a pu s’en rendre compte à travers une simulation d’intervention sur un feu factice réalisé par un détachement aéroporté de sécurité civile du 7e RIISC. Celui-ci est composé d’un hélicoptère de reconnaissance, avec à son bord le chef du détachement, chargé d’évaluer la situation et d’édicter les procédures à suivre, et de deux hélicoptères de manœuvre, transportant des sapeurs-sauveteurs. Une plus-value importante, permettant d’intervenir rapidement sur des terrains difficiles par hélitreuillage, de transporter du matériel et d’évacuer dix à quinze personnes en quelques minutes, ce que seules les 1ère, 4e et 7e RIISC sont en mesure de réaliser.

    Ces unités peuvent être déployées sur l’ensemble du territoire national, en métropole comme en outre-mer. Essentiel quand « des départements comme le Cher, qui n’est pas un département dans lequel on s’attend à avoir des feux de forêt, sont en canicule niveau rouge », souligne Catherine Vautrin, pour qui ces fortes chaleurs sont un appel à « équiper le pays » face aux risques générés. « C’est tout l’esprit de l’actualisation de la loi de programmation militaire », qui prévoit supplémentaires 36 milliards d’euros d’ici 2030, soutient-elle, et qui sera votée à l’Assemblée nationale et au Sénat la semaine prochaine.

    Autre fonction du 7e RIISC : le déploiement à l’étranger en appui aux pays sinistrés. C’est à ce titre que la ministre des Armées a annoncé l’envoi de 85 secouristes vers le Venezuela, frappé par un séisme meurtrier mercredi (164 morts et plus de 1 000 blessés à l’heure où nous écrivons ces lignes).

  • Des contrefaçons broyées pour l’exemple à Marseille

    Des contrefaçons broyées pour l’exemple à Marseille

    Pas moins de 206 054 marchandises contrefaisantes, d’une valeur de 42 millions d’euros, avaient été saisies, en février, sur le Marché du soleil, dans le cadre d’une enquête judiciaire du parquet de Marseille pour trafic de contrefaçon et blanchiment, après la saisie des murs en novembre 2025, entraînant la fermeture des lieux pour six mois.

    Dans la cour intérieure de la cité des douanes (3e) ce jeudi 18 juin, une partie d’entre elles sont étalées au pied d’un camion dans lequel a été installée une déchiqueteuse. Lunettes de soleil, sacs haute couture approximatifs, chaussures de sport et claquettes en cuir, maillots de foot plus ou moins olympiens et tee-shirt, le panel est impressionnant. On trouve également des machines à coudre pour doter les textiles d’étiquettes contrefaites.

    Pour la préfète de police déléguée, Corinne Simon, il s’agit d’une « opération emblématique ». D’abord « parce qu’elle permet de mettre en avant toute l’efficacité de la loi narco du 13 juin dernier », estime-t-elle. Un texte qui permet aux préfets « de pouvoir fermer administrativement les commerces dès lors où une infraction est caractérisée, que ce soit sur du trafic de stupéfiants, de l’association de malfaiteurs, du recel ou de la présomption de blanchiment », précise-t-elle. Et c’est sur cette dernière que Corinne Simon s’est appuyée pour la fermeture du Marché du soleil.

    Autre objet de satisfaction pour la préfète de police déléguée, il s’agit « d’une opération d’envergure qui a nécessité un travail de préparation important, un travail interservices », où une centaine de douaniers, une quinzaine d’officiers de police judiciaire, à la fois de police et de gendarmerie nationale, et des CRS ont été mobilisés. Cela fait aussi « 40 ans que ce marché existe » a-t-elle rappelé, et « d’année en année, on a vu qu’il s’était modifié pour devenir un marché à ciel ouvert de contrefaçons, il était impératif que nous puissions y mettre un terme, parce que c’est une concurrence déloyale par rapport aux marques et que cela permet de déclencher une économie souterraine qui finance des activités illégales ».

    Un milliard de taxes

    en moins pour l’État

    Le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, a lui aussi insisté sur la contribution des douanes. C’est sur la base de leurs saisies « menées régulièrement de 2024 à 2025, et à chaque fois, c’était bingo, que nous avons pu déterminer qu’on était dans le cadre de la marchandise contrefaisante en bande organisée » assure-t-il, s’étonnant que « dans les guides touristiques, l’existence de ce marché soit donnée comme un must ». Le procureur se félicite au passage d’une opération « gagnant-gagnant », le « représentant du consortium des marques » prenant en charge les coûts de la destruction, et du don des machines à coudre « à l’administration pénitentiaire pour fournir du travail aux détenus ».

    Pour l’État, le manque à gagner reste important, insiste Delphine Sarfati-Sobreira, directrice générale de l’Union des fabricants (Unifab). « C’est un milliard d’euros de taxes que la contrefaçon fait perdre, en période économique compliquée, on ne peut pas passer à côté et 38 000 emplois perdus par an », ajoute-t-elle. Soulignant le danger pour les consommateurs qui achèteraient ces produits, avec des lunettes de soleil qui n’ont pas de filtre, des teintures pouvant provoquer de graves allergies, elle précise que ces marchandises « fabriquées à des milliers de kilomètres ont un bilan carbone absolument désastreux et les usines qui fabriquent de la contrefaçon rejettent leurs déchets dans la nature ».

    Malins, les fraudeurs ont prévu également de dissocier les textiles des logos pour mieux écouler la marchandise, note-t-elle. « L’assemblage se fait en France, révèle-t-elle. C’est moins compliqué de se faire envoyer un carton de logos en cas de saisies que tout un lot de vêtements complet ». Tout un système qui sera explicité lors du procès. Parmi les 15 prévenus, les gardiens du marché, le gérant administratif, une gérante sur le terrain, une agente de la préfecture et deux policiers municipaux…

  • Alpes 2030 : les emblèmes olympique et paralympique révélés

    Alpes 2030 : les emblèmes olympique et paralympique révélés

    Au moment où apparaissent à l’écran, ce jeudi soir à Briançon, les deux formes triangulaires, représentant de manière épurée, mais claire, deux massifs montagneux, emblèmes des futurs Jeux d’hiver 2030, aussitôt, dans le public, les avis fusent. « C’est beau, sobre et élégant », pour l’un ; « c’est tout, juste deux dessins de montagne ? », questionne une autre.

    Désormais, pour chaque événement sportif international, JO ou Coupe du monde, la conception du logo et les débats qui en découlent constituent un passage médiatique majeur. Les Jeux de 2030 n’y échappent pas, bien au contraire. Mais, que l’on aime ou non, résumer le design des futurs logos à un simple dessin de montagne est un peu réducteur. Leur créateur a poussé loin le souci de communication et même de sémiotique.

    « Les Alpes françaises sont disposées du nord au sud et, avec le mouvement solaire, on a une épiphanie quasiment quotidienne, explique Mathieu Sakkas, directeur de la marque et de l’image du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) Alpes Françaises 2030. Cette traversée des cimes crée une diffraction de lumière, qui nous a beaucoup inspirés. On l’a capturée à la Pointe percée [sommet de 2 750 m d’altitude en Haute-Savoie] et l’on a pu en retirer une forme minimaliste et sa contre-forme. »

    Surtout, le double logo permet de représenter les Jeux olympiques et paralympiques « Ces deux formes sont complémentaires, se répondent, détaille Mathieu Sakaks. À partir de ce dessin, on s’est dit : pourquoi ne pas exprimer l’identité olympique et paralympique avec une forme chacune ? Pour la première fois de l’histoire, on aurait deux formes complémentaires. » Une idée qu’a appréciée Oscar Burnham, skieur para-alpin : « La complémentarité des deux emblèmes me touche beaucoup. En tant qu’athlète paralympique, on bénéficie de l’effervescence des Jeux olympiques. C’est important pour nous d’avoir cette mise en lumière et cela peut susciter des vocations », a-t-il réagi.

    Quant aux couleurs, là aussi, rien n’a été laissé au hasard. Le bleu azur représente le ciel méditerranéen reflété dans les lacs de montagne, et le rouge-rose les teintes que le soleil de l’aurore ou du crépuscule dépose sur les sommets. Les deux, associés, rappellent évidemment les couleurs du drapeau tricolore. Au total, Mathieu Sakkas a travaillé six mois avec l’agence Saint-Lazare, studio de design graphique basé à Paris, à la conception des logos et leur déclinaison sur les différents visuels et produits commercialisés.

    Un moment festif malgré la pluie

    « Je ne sais pas vous, mais moi, j’adore. Ils sont simples, purs, élégants. Finalement, ils ressemblent tellement à nos montagnes qui sont tout ça à la fois », s’est enthousiasmée la ministre des Sports, Marina Ferrari, qui s’est d’ailleurs rendue à Briançon avec le président de la Région Sud (Ren.), Renaud Muselier, à bord de l’Alpe Express. Ce train express relie Briançon à Marseille en 3h40 et sera mis en place pendant les Jeux, puis maintenu après, à raison de deux trajets par jour.

    Pour la présentation, la mairie de Briançon a organisé un moment musical et festif au Parc des Sports, avec concerts et prises de parole. L’événement, retardé d’1h30 à la suite d’un fort épisode pluvieux, a attiré près d’un millier de personnes.

    Ange Fabre

    La carte des sites validée ce vendredi ?

    Le comité d’organisation se réunit, ce vendredi, lors d’un nouveau bureau exécutif. L’objectif est de « stabiliser » la carte des sites, en vue de la validation par CIO, qui doit arriver début juillet.

    Si celle des Jeux paralympiques s’éclaircit, celle des JO reste incertaine. Les sites de ski alpin doivent encore être déterminés et les sports additionnels doivent, eux, être confirmés. Ces derniers seront de toute façon placés au sud, selon un accord entre Régions.

    P.G.

  • Au Vélodrome, Toulouse et le Racing visent la finale

    Au Vélodrome, Toulouse et le Racing visent la finale

    Le gratin du rugby français fait étape le temps d’un week-end au stade Vélodrome. L’écrin habituellement utilisé par l’Olympique de Marseille reçoit, vendredi et samedi, les demi-finales du Top 14. La discipline est une habituée des lieux entre les délocalisations du RC Toulon, mais aussi l’accueil de ces mêmes demi-finales en 2017 et de la finale il y a deux ans. Le Stade Toulousain et le Racing 92 seront les deux premières équipes à fouler l’herbe marseillaise, ce soir (21h05).

    Une rencontre au sommet, dans un antre que les deux coachs, Ugo Mola et Patrice Collazo, apprécient tout particulièrement. « Je suis content de venir au Vélodrome. Pour moi, c’est le plus beau stade de France, voire du monde. Je trouve que c’est un endroit rêvé pour le rugby, que ça donne une dimension à ces demi-finales. C’est un stade avec une caisse de résonance monstrueuse », appuyait Collazo. Mola le Toulousain a aussi raconté que le pèlerinage au Vélodrome était commun, lorsqu’il était joueur, dans les années 1990.

    Les Racingmen savent pertinemment qu’ils sont loin d’être favoris lors de cette rencontre. Ce costume leur sied à merveille, vu qu’ils viennent simplement d’infliger à Pau sa seule et unique défaite de la saison à domicile (33-31), lors du barrage. Avec ce phrasé qui lui colle à la peau, Patrice Collazo a évoqué un Toulouse « en formule all inclusive », avec toutes ses stars disponibles pour le choc de la soirée. Surtout que les différentes statistiques à propos des phases finales ne penchent pas en faveur des Franciliens. Depuis 2018, aucun barragiste n’a atteint la finale du Top 14. Pire encore, les Haut-Garonnais sont des monstres de réussite lorsque l’été approche. Terminer parmi les deux premiers du championnat les amène forcément en finale par la suite. 7 sur 7 lors des deux dernières décennies.

    Dupont IN, Ramos OUT

    Patrice Collazo a d’ailleurs catégoriquement refusé d’évoquer la soi-disant méforme de son adversaire. « Ce sont les médias qui ont dit ça. Ça fait deux semaines qu’ils étaient dans les eaux profondes. Pour connaître un peu la maison, quand ils ferment les écoutilles et qu’ils descendent dans les eaux profondes, ça veut dire qu’ils se préparent. Heureusement, il y a des articles qui sont réapparus un peu aujourd’hui. Je vous laisse interpréter la saison de Toulouse, je n’ai pas la prétention d’interpréter. »

    Ugo Mola n’a pas laissé planer le doute trop longtemps en révélant qu’Antoine Dupont sera dans le groupe pour ce match. Il sera même titulaire aux côtés de Romain Ntamack. Seule ombre au tableau, Thomas Ramos est absent. D’après les explications de son entraîneur, il a lui-même préféré ne pas tenter le coup pour le bien de l’équipe. Blair Kinghorn le remplace au poste de numéro 15.

    Demi-finale du Top 14

    Stade Vélodrome (21h05)

    Arbitre : Pierre Brousset

    TOULOUSE : Kinghorn – Thomas, Barassi, Chocobares, Lebel – Ntamack, Dupont – Roumat, Willis (cap.), Cros – Meafou, Brennan – Merkler, Mauvaka, Neti

    RACING : James – Manu, Fickou, Tuisova, Spring – Gibert, Carbonneau – Hughes, Manyarara, Baudonne – Taofifenua, Hill – Bamba, Tarrit, Gogichashvili

    Plusieurs animations à travers la ville

    Marseille se met, le temps d’un week-end, au rythme du rugby. Des animations liées à la discipline sont prévues dans les prochains jours sur le Vieux-Port et sur le parvis du stade Vélodrome. De nombreuses activités et initiations sont au programme, avec entrée gratuite pour tous, fans de rugby ou non.

    Un village éphémère a été installé, face à la mer, en partenariat avec plusieurs sponsors du Top 14 et de la Ligue Nationale de Rugby. Une « Sensory Room » a également été mise en place au Vélodrome et sera destinée à des personnes souffrant de troubles sensoriels, cognitifs ou neurodéveloppementaux. 28 personnes suivront les matches en audiodescription, pour une immersion totale.

  • [Entretien] « La réouverture d’Ormuz sera la question centrale de cette réunion »

    [Entretien] « La réouverture d’Ormuz sera la question centrale de cette réunion »

    La Marseillaise : Enfin la signature de cet accord tant attendu entre les États-Unis et l’Iran ?

    David Rigoulet-Roze : C’est un protocole d’accord, soit un accord cadre qui fixe des paramètres généraux. On spécule beaucoup sans disposer pour autant de la teneur exacte du texte. On a une idée de ce qu’il y a dedans, notamment sur deux points principaux : la réouverture du détroit d’Ormuz, avec des modalités incertaines pour l’instant et des narratifs contradictoires, ainsi que la question nucléaire dans une seconde séquence. Pour le reste, il semblerait que la question des missiles ne soit pas mentionnée explicitement, ni celle des proxys, ce qui ne convient pas à Israël.

    L’administration Trump affirme qu’il n’y aura pas de péage dans le détroit d’Ormuz tandis que Téhéran annonce le contraire. Qui croire ?

    D.R.-R. : Ce n’est pas clair du tout, d’autant que Mehr, une des agences du régime iranien, laisse entendre – ce qui n’a pas été confirmé, ni infirmé officiellement – que les Américains auraient potentiellement accepté le principe de frais de gestion, un peu comme ce qui existe au niveau du détroit du Bosphore et des Dardanelles. La différence, c’est que la Turquie gère les deux rives. Si ça devait être le cas, ce serait une victoire pas seulement symbolique pour les Iraniens. Mais, pour l’instant, rien n’est moins sûr. La position officielle des Américains, ainsi que de la Chine d’ailleurs, c’est la restauration de la libre circulation du transit. Cela montre à quel point il faut être prudent sur les attendus sémantiques et linguistiques du protocole d’accord.

    Qui ressort « victorieux»  de cette séquence ?

    D.R.-R. : Il est difficile de le dire de manière définitive tant qu’on ne dispose pas des termes précis de l’accord. Chaque partie va faire en sorte de montrer qu’elle a gagné, ça fait partie du jeu. Pour évaluer ce qu’il en est réellement, il faut attendre de voir ce qui est demandé, ce qui a été validé et selon quelles modalités et/ou contraintes. Si l’on écoute les détracteurs avérés – parfois avec raison – de Donald Trump : c’est un échec total des États-Unis et une victoire de l’Iran. Pour les défenseurs de Donald Trump, c’est l’inverse. Une cérémonie de signature officielle est prévue vendredi et là, on aura le texte qu’on n’a pas pour l’instant.

    Israël a-t-il été impliqué dans ces discussions ?

    D.R.-R. : Non, c’est le problème pour Israël, qui considère ne pas se sentir liée par l’accord en question, ça a été dit publiquement. Sur la question du Liban, Israël Katz [ministre israélien de la Défense, Ndlr.] a dit que, de toute façon, l’armée israélienne ne se retirerait pas. Il s’agirait manifestement d’une demande faite par les Iraniens au dernier moment. Ce qu’il s’est passé, c’est qu’il y a eu un tir de drone de la part du Hezbollah sans doute avalisé par Téhéran sur le nord d’Israël, qui a mécaniquement répliqué en frappant un immeuble à Beyrouth. Les Iraniens ont par la suite menacé de répliquer à leur tour, ce qui ne s’est pas produit à la demande de Trump. En contrepartie de quoi, les Iraniens auraient obtenu l’intégration d’une clause particulière relative au front libanais, inscrivant la nécessité de respecter l’intégrité territoriale du Liban, impliquant, plus ou moins implicitement, le retrait israélien. C’est un jeu de ping-pong à tous les niveaux, entre tous les acteurs.

    Ce sera le sujet principal de ce G7 ?

    D.R.-R. : Le G7, théoriquement, c’est un forum économique. Là, il se trouve que la question centrale, c’est la réouverture du détroit, avec un point d’interrogation sur les modalités. Avec ou sans péage ? Du côté occidental, c’est irrecevable. Côté iranien, il y a une habileté à dire il n’y aura pas de péage, mais des frais de gestion. Il y a un néanmoins un soulagement des pays du G7 qui s’engagent maintenant à appliquer l’initiative franco-britannique d’une potentielle opération de déminage réalisée dans le prolongement de la signature attendue de cet accord.

    Les relations entre les pays du G7 et les États-Unis sont-elles impactées ?

    D.R.-R. : Il y aura des séquelles, on le verra au sommet de l’Otan. Les Américains ont laissé entendre qu’ils ne mettraient plus à la disposition des Européens un certain nombre de matériel américain et qu’il y aurait une prise de distance renforcée par rapport à l’Otan, avec, en arrière-plan, la question de l’Ukraine. Trump a été furieux que l’Otan et les Européens membres de l’Otan n’aident pas au motif que la guerre contre l’Iran leur avait été imposée dans ses conséquences. Il s’agit, pour lui, d’un manque de soutien qu’il a manifestement l’intention de faire payer.

  • Donald Trump impose son agenda au G7

    Donald Trump impose son agenda au G7

    Évian accueille, jusqu’à mercredi, un sommet du G7 une nouvelle fois rythmé par l’imprévisibilité du locataire de la Maison Blanche. Alors que les États-Unis sont empêtrés depuis 108 jours dans une guerre au Moyen-Orient qu’ils ont déclenché aux côtés de leur allié israélien, Donald Trump annonce finalement ce dimanche, jour de son 80e anniversaire, sur son réseau social : « L’accord avec la République islamique d’Iran est désormais finalisé », clame-t-il, comme une façon d’imposer une énième fois son agenda.

    Il s’agit en réalité d’un cadre d’accord, signé électroniquement, lundi en fin d’après-midi, par le président américain, son vice-président JD Vance, ainsi que le président du Parlement iranien et principal négociateur Mohammad Bagher Ghalibaf, juste avant l’arrivée du milliardaire dans la station thermale.

    Sur place, il assure que le détroit d’Ormuz sera « complètement ouvert » vendredi et que l’accord sera publié dans la foulée de la cérémonie de signature, à Genève. Donald Trump estime par ailleurs ne pas avoir « besoin de beaucoup d’aide » internationale pour rouvrir cette artère essentielle pour le commerce mondial de brut. À ses côtés, Emmanuel Macron réitère son « offre » d’une mission militaire internationale franco-britannique. « Peut-être que ça ne sera pas souhaité, peut-être que ça ne sera pas nécessaire, mais en tout cas, c’est une disposition qui marque notre volonté d’aider », insiste-t-il.

    Les modalités de cet accord restent floues. L’agence de presse iranienne Fars indique que Téhéran aurait ajouté l’imposition de frais de services maritimes à Ormuz dans les derniers instants des négociations. « L’utilisation du terme “services maritimes” signifie que Washington a accepté que des frais soient versés à l’Iran », précise-t-elle, citant une « source informée ». Dans ce cas, ce serait une victoire pour la République islamique qui, malgré de nombreuses pertes, voit son régime recentré autour de son noyau dur et ferait désormais payer le passage dans le détroit…

    Une guerre pour rien ? « Plus de 7 400 morts, la majorité des civils. Des centaines de foyers, d’écoles et d’hôpitaux détruits. Une hausse généralisée des prix et des milliards d’euros de pertes, également en Europe. Tel est le bilan de ce conflit en Iran. Nous comptons sur le fait que l’accord de paix annoncé aujourd’hui mette fin à cette absurdité, qu’il soit respecté par toutes les parties et qu’il marque ainsi le début d’une nouvelle ère au Moyen-Orient. Célébrons. Mais n’oublions pas. Et apprenons une fois pour toutes que la guerre est un échec. Le dialogue et la diplomatie sont la seule voie », exhorte le Premier ministre socialiste espagnol, Pedro Sanchez.

    Du Liban à l’Ukraine

    Selon l’agence de presse iranienne Mehr, le texte prévoit un « arrêt permanent et immédiat de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban ». Pris de court, Israël rejette la paix. « L’accord de Trump ne nous engage pas, nous ne sommes pas une colonie des États-Unis », fait valoir le ministre israélien d’extrême droite de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir.

    Sur un autre front, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a une nouvelle fois proposé à son homologue russe une rencontre en marge du sommet. Sans réponse à ce stade. Dans sa grande mansuétude, le New-Yorkais qui se rêve lauréat du Nobel de la Paix, pense « peut-être » pouvoir « faire quelque chose » pour mettre fin au conflit.

    « Célébrons. Mais n’oublions pas. »

  • Pour sensibiliser au cancer du col de l’utérus, le mois de juin se met au vert

    Pour sensibiliser au cancer du col de l’utérus, le mois de juin se met au vert

    Avec 3 000 nouveaux cas recensés chaque année et 1 100 décès en France, le cancer du col de l’utérus est un véritable enjeu de santé publique. Aussi, plusieurs acteurs de la santé occitans – notamment l’ARS Occitanie, l’Assurance maladie ou encore le CHU de Nîmes – ont lancé l’opération « juin vert », une vaste campagne de sensibilisation au dépistage du cancer du col de l’utérus.

    Causé principalement par les papillomavirus humains (HPV), qui se transmettent lors de rapports sexuels, le cancer du col de l’utérus est le seul à pouvoir être éradiqué par des dépistages précoces, capables de prévenir la maladie. « L’objectif est de réduire de 30% la mortalité et le nombre de cas d’ici 10 ans », souligne François Mengin Lecreulx, directeur de l’ARS Occitanie.

    Car la France est à la traîne en matière de dépistage. Alors que le seuil européen acceptable est fixé à 70%, seulement 60,9% des Françaises ont été dépistées en 2025. L’Occitanie fait un peu mieux avec 63,2%. Mais là encore, on observe des disparités géographiques entre départements : le Gard est au-dessus de la moyenne régionale (63,5% en 2024) tandis que l’Hérault récolte le bonnet d’âne (59,8%). Pourtant, un dépistage précoce permet d’éviter les drames. « Il est recommandé de réaliser un premier dépistage à 25 ans car l’infection HPV peut se faire très tôt, dès les premiers rapports sexuels – 80% des femmes ont été infectées au cours de leur vie. Or le temps entre l’infection et l’apparition des premières lésions cancéreuses est de 10 ans », insiste Pierre Mares, président du Centre régional de coordination du dépistage des cancers en Occitanie (CRCDC-OC) et gynécologue obstétricien au CHU de Nîmes.

    « Aller vers »

    le public éloigné

    Le chiffre médian de l’apparition du cancer étant de 52 ans, un dépistage à 25 ans peut donc permettre d’éradiquer la maladie. Proposé à toutes les femmes de plus de 25 ans et pris en charge à 100% par la Sécu, le dépistage est réalisé par un frottis tous les 1 à 3 ans pour les 25-29 ans puis par un test HPV tous les 3 à 5 ans pour les femmes de plus de 30 ans. Tout l’enjeu pour les professionnels de santé est d’aller chercher les publics éloignés des parcours santé et donc non dépistés. « La précarité joue sur le dépistage. On remarque aussi un décrochage sur une population plus vieille, ménopausée », soutient Noémie Aldigier, directrice adjointe CPAM de l’Hérault. « Il y a une vie après 65 ans, le dépistage ne doit pas s’arrêter », confirme Pierre Mares. La Sécu organise donc des événements de sensibilisation avec l’objectif « d’aller vers » le public concerné sur le terrain afin d’informer, d’accompagner dans la réalisation du dépistage. Aussi, des centres téléphoniques ont été mis en place où les agents contactent directement ces femmes éloignées des soins afin de les accompagner. Il n’y a pas que l’Assurance maladie qui met la main à la pâte. La ligue du cancer s’y attelle également. « Nous disposons d’un proxi-bus afin de sillonner le Gard pour rencontrer des femmes éloignées de l’accès aux soins. C’est une volonté d’y aller, y compris dans les quartiers prioritaires de la Ville, (QPV) », illustre Charlotte Voulouzan, directrice du comité du Gard de la Ligue contre le cancer.

    Cette campagne œuvre à une meilleure sensibilisation au dépistage, mais aussi à la vaccination contre les HPV, notamment pour un public jeune.

    Vacciner 80% des élèves de 5e d’ici 2030

    Dès 11 ans, les filles et les garçons peuvent recevoir deux injections du vaccin (trois injections pour les 15-26 ans). Cette vaccination peut se faire par le médecin traitant ou en milieu scolaire. Une manière de prévenir le virus, mais qui ne remplace en aucun cas le dépistage. « L’objectif est de vacciner 80% des 5e [onze ans] en 2030. Nous en sommes cette année à 51% des filles et 32% des garçons. On progresse d’année en année », avance François Mengin Lecreulx. le Gard et l’Hérault sont à la traîne avec 46,7% des Gardoises et 48,6% Héraultaises vaccinées contre 27,9% de Gardois et 30,7% d’Héraultais.

    Mais grâce au travail de terrain mené par les professionnels, ce chiffre devrait progresser.

  • [Recette] Les raviolis chinois et dentelle fine croustillante

    [Recette] Les raviolis chinois et dentelle fine croustillante

    Il vous faudra :

    – De l’eau, de la farine et du sel pour la pâte à raviolis

    – Des filets de poulet, un poireau, de l’ail des ours et un ou deux œufs pour la farce

    – De l’huile neutre pour la cuisson

    Un pliage harmonieux

    Commencez d’abord par réaliser la pâte à raviolis. Pour cela, faites bouillir de l’eau et mélangez la farine et le sel jusqu’à obtention d’une pâte lisse et homogène. Déposez dans du papier sulfurisé et laissez reposer une trentaine de minutes. Formez ensuite de petites boules de taille similaire et enfarinez-les pour éviter que la pâte ne colle aux doigts, notamment.

    Une fois vos boulettes prêtes, étalez-les en formant un cercle dont le diamètre est à peu près équivalent à la taille de la paume de votre main. Attention, la surface doit être bien plane et fine, mais pas trop pour éviter qu’elle ne se troue. Enfarinez de nouveau les deux côtés. Réservez.

    Pour la farce, libre à vous de mettre les ingrédients qui vous font plaisir, mais en général, celle-ci est composée de viande, de légumes et de sauce soja, par exemple. Pour la recette du restaurant Le Mandarin, la farce réalisée est à base de poulet, d’ail des ours, de poireau, d’œufs et de sel. Passez le tout au hachoir pour avoir une jolie farce fine, moelleuse et qui se tient.

    Des raviolis savoureux

    Déposez environ une petite cuillère à café de farce au centre du ravioli et pliez-le en deux pour former une demi-lune. Pour bien fermer le ravioli et éviter qu’il ne s’ouvre, il est important de serrer les bords avec le pouce et l’index en exerçant une pression et un léger pliage. Autre astuce qui semble évidente, mais qui a son importance : ne pas mettre trop de farce à l’intérieur !

    Enfin, pour la cuisson, c’est à vous de choisir ce que vous préférez. Vous pourrez les faire cuire dans de l’eau portée à ébullition : lorsqu’ils sont prêts, les raviolis remonteront à la surface. Sinon, un peu d’huile dans une poêle, déposez les raviolis en étoile, ajoutez un demi-verre d’eau et de farine mélangés. Couvrez, laissez cuire 7 minutes puis déposez l’assiette sur la poêle et retournez façon tatin. Bon appétit !

    PORTRAIT

    Le Mandarin, une institution en Provence

    Il est le plus ancien restaurant asiatique de Provence. Le Mandarin a ouvert ses portes pour la première fois en 1948 et, depuis, la tradition et l’établissement perdurent. Les propriétaires actuels y ont posé leurs valises il y a plus de 20 ans pour partager une cuisine fraîche, savoureuse et authentique.

    A.Lh.

    5, cours Jean-Ballard (1er étage) 13001 Marseille

  • Au Centre pénitentiaire de la Farlède, une grève pour plus de sécurité après la prise d’otage d’une infirmière

    Au Centre pénitentiaire de la Farlède, une grève pour plus de sécurité après la prise d’otage d’une infirmière

    À l’entrée du Centre pénitentiaire de la Farlède, ce jeudi matin, trône une banderole sur laquelle on peut lire : « Prenez soin de nous comme on prend soin de vous. » Un message qui fait écho à la prise d’otage subie par une infirmière dimanche dernier, ressentie comme « une prise d’otage générale, qui a eu beaucoup de répercussions au niveau des salariés », décrit Ludivine, l’une des infirmières de l’établissement. Celles-ci se sont toutes réunies en blouses blanches, dès 7h, devant le centre pénitentiaire, répondant à l’appel à la grève des syndicats FO du Centre hospitalier Toulon-La Seyne (CHITS) et de l’établissement psychiatrique du Var.

    Un mouvement soutenu par les syndiqués FO Pénitentiaire avant leur prise de poste, la grève ne leur étant pas permise. Et qui pourra être reconduit « pour faire comprendre qu’on a besoin de réponse », affirme Jessica Michel, secrétaire générale FO CHITS, reçue ce vendredi par l’Agence régionale de santé (ARS), en compagnie de membres du personnel. « On va exiger de mettre la pression sur la direction du centre pénitentiaire pour mettre en œuvre les choses qu’on a demandées », promet-elle.

    Car selon la syndicaliste, cette situation aurait pu être évitée si les infirmières avaient été écoutées. Or, « on a toujours eu des réponses négatives de la part de la direction du centre, qui rétorque qu’on ne peut pas tout faire en milieu pénitentiaire. On peut l’entendre, sauf que la sécurité des agents est notre priorité, et que ce qu’on réclame est a priori faisable ».

    La surpopulation, facteur d’insécurité pour tous

    Les mesures demandées, dès lors : la création d’un troisième poste d’infirmière le week-end – elles n’étaient que deux au moment de l’incident -, et le renforcement du dispositif de sécurité. Cela, au moyen de portiques de sécurité positionnés devant l’infirmerie, d’un système d’alarme silencieuse déclenchable à tout moment contrairement aux alarmes sonores pouvant faire davantage dégénérer les situations. Mais aussi par un réaménagement des bureaux, avec l’installation d’alarmes, et un positionnement dos à la porte pour que les soignants puissent s’enfuir plus rapidement, chose qui a déjà commencé à être mise en place cette semaine.

    Derrière ces demandes, une réalité : celle d’un système carcéral à bout de souffle, où la surpopulation (130% à la Farlède, 850 détenus pour 660 places) « met en jeu la sécurité de tous, des détenus comme des personnels pénitentiaires et génère des pertes de qualité, bien évidemment », déplore Marion, l’une des infirmières. Pour autant, elle et ses collègues n’ont jamais pensé à exercer ailleurs, elles qui évoluent dans ce milieu par vocation et humanisme au nom de « l’accessibilité aux soins pour tous, à ces personnes-là qui sont au ban de la société ». Des détenus sur lesquels elles refusent de jeter l’opprobre : « Ils sont à nos côtés et sont généralement les premiers à nous protéger », appuie Ludivine.

    Au-delà de ces revendications, le manque de reconnaissance financière est également déploré par les soignants, à qui l’on octroie seulement une famélique prime de risque de 90 euros bruts mensuels : « Une revalorisation nationale du salaire infirmier est attendue depuis des années. Est-ce que la vie d’un soignant en détention vaut 90 euros, pour soigner des gens qui, comme on a pu le voir, peuvent nous prendre en otage ? », demande Ludivine.

    Des questions adressées aux pouvoirs publics à travers une lettre ouverte, alors que les syndicats ont sollicité une entrevue avec le préfet (jusqu’ici restée sans réponse), et que des échanges auront lieu entre les directions des établissements de santé et du centre pénitentiaire, les 24 et 25 juin.

  • Vente du Fort-des-Têtes : les opposants aux JO voient rouge

    Vente du Fort-des-Têtes : les opposants aux JO voient rouge

    Les dernières annonces de la Solideo et de la mairie de Briançon ne semblent pas avoir dissipé les inquiétudes, au contraire. Point de cristallisation de cette colère : le projet qui consiste en l’acquisition par la Ville du Fort-des-Têtes, une fortification Vauban du XVIIIe siècle propriété inoccupée de l’armée, pour la somme de 250 000 euros. Le site doit être ensuite revendu à la Solideo, la société de livraison des ouvrages olympiques, qui, après réhabilitation, revendra in fine les bâtiments à des investisseurs privés afin d’en faire des logements en copropriété.

    Un « deal scandaleux », selon Stéphane Faure-Brac, fondateur du collectif local d’alerte sur les Jo 2030 (Caojop) : « Ce que personne ne dit c’est qu’un monument comme celui-là, fait l’objet d’une loi spéciale monument historique, quiconque investit sur le Fort peut défiscaliser énormément. » Pour lui, le projet n’apportera pas une solution de logement pour les Briançonnais, sur un territoire où le logement est rare et très onéreux, mais va plutôt profiter à des acteurs à hauts revenus qui réaliseront des projets immobiliers en défiscalisant leurs investissements.

    La crainte de surcoûts pour le contribuable

    Autre sujet de discorde : les 4,5 km de remparts, actuellement entretenus par l’armée, qui resteront la charge de la municipalité. « Nous, les Briançonnais, on hérite d’un bien inestimable, classé à l’Unesco, et derrière c’est la Solideo tout de suite qui le rachète au même prix, pour être revendu aux promoteurs privés. On appelle ça une captation d’héritage. Plein d’argent public va contribuer à l’entretenir mais on le refile à quelqu’un d’autre qui va faire de l’argent avec ! », dénonce-t-il.

    D’autant que le collectif soupçonne également la Solideo et la Région Paca de sous-estimer le coût de l’opération de réhabilitation du Fort des Têtes et de l’usine de la Schappe. « La réhabilitation du Fort, des remparts et toute la viabilisation nécessaire, puisqu’il n’y a pas de route, d’électricité, d’égouts ou d’eau, plus l’ascenseur valléen, tout ça devait coûter à l’origine 300 millions environ. Là, dans les médias, on nous annonce une réhabilitation à 133 millions, affirme Stéphane Faure-Brac. On redoute qu’il y ait des surcoûts colossaux pour les collectivités. »

    De son côté, au dernier conseil municipal, le maire Arnaud Murgia avait tenu à rassurer quant au bien-fondé du projet, rappelant notamment que le fait d’imposer une part importante de logement en accession sociale serait « une ligne de force », sur laquelle il ne dérogerait pas. En réponse aux critiques sur l’entretien des remparts par la Ville, il avait rappelé que c’était déjà le cas « pour la totalité des autres fortifications sur la commune depuis vingt ans sans que ça n’inquiète personne ». Cela n’a visiblement pas suffi à rassurer les opposants déclarés aux JO 2030.