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  • [Recette] Courgettes rôties, ricotta et condiment aux tomates séchées

    [Recette] Courgettes rôties, ricotta et condiment aux tomates séchées

    Il vous faudra :

    – Quelques courgettes, du thym, de l’ail en poudre, des graines de cumin

    – De la ricotta, une échalote, du jus de citron, de l’ail haché

    – 10 pétales de tomates séchées, 1 c. à s. de miso, 200 g de concentré de tomate, 10 gousses d’ail, 1 c. à c. de fleur de sel, 4 c. à c. de cumin, paprika fumé, piment, 150 ml d’huile d’olive et un oignon rouge

    – Du basilic frais, de l’huile neutre, du sel, de l’huile d’olive

    Des courgettes colorées

    Pour commencer, choisissez des courgettes de la couleur qui vous plaira. Lavez-les et découpez-les en tronçons, déposez-les du côté de la peau sur la plaque du four recouverte de papier cuisson. Arrosez avec de l’huile d’olive et parsemez de graines de cumin, de thym et d’ail en poudre. Enfournez à 210° en four sec pendant une quinzaine de minutes. Pendant la cuisson, attelez-vous à la préparation de la ricotta. Commencez par la mixer avec du sel et le jus d’un citron pressé. Une fois que c’est mixé, débarrassez et ajoutez l’échalote ciselée et l’ail hâché. mélangez et réservez au frais. Une fois que les courgettes sont rôties, sortez-les du four et laissez-les refroidir à température ambiante.

    Pendant ce temps, préparez le condiment aux tomates séchées en déposant dans un mixeur les tomates séchées, l’oignon rouge ciselé grossièrement, le concentré de tomate, les gousses d’ail, la fleur de sel, le paprika fumé, le piment et le cumin, viennent ensuite le miso et l’huile d’olive. Mixez le tout jusqu’à obtention d’une crème similaire à un pesto rosso. Réservez.

    Une huile bien verte

    Faites ensuite blanchir quelques belles feuilles de basilic frais quelques secondes dans une eau frémissante et bien salée. Egouttez et plongez les feuilles dans de l’eau glacée pour garder une couleur bien verte. Mixez le basilic avec de l’huile neutre type huile de tournesol et passez au chinois pour avoir une huile colorée et lisse. Si vous n’avez pas de chinois un collant fera parfaitement l’affaire.

    Pour le dressage, déposez une grosse cuillère de ricotta en fond d’assiette, vos tronçons de courgettes, quelques points de condiment et parsemez d’huile de basilic. Bon appétit !

    PORTRAIT

    Lily, de bons mets et du bon vin

    Privilégier les produits frais, de saison et le fait maison de A à Z, tel est le credo du restaurant Lily. Ici, pas de carte interminable mais une ardoise avec pas plus de six propositions pour se restaurer en toute simplicité mais avec raffinement. Quant à la cave à vin, elle est à la vue de tous et chaque bouteille est sélectionnée avec soin.

    4, boulevard Bompard , 13007 Marseille

  • Toulon diminué face à Toulouse

    Toulon diminué face à Toulouse

    Une montagne se dresse face au Rugby Club Toulonnais. Ce samedi soir, au stade Vélodrome, les Varois accueillent, dans l’enceinte marseillaise, le Stade Toulousain. Toujours un rendez-vous marquant pour le Top 14, une fête du rugby qui rassemble les fans des deux formations. La saison passée, les joueurs du bord de la Garonne n’avaient pas fait dans la dentelle en disposant du RCT sur le score de 50 à 16.

    De toute évidence, le rapport de force est également déséquilibré en ce mois de mai 2026. Après Gabin Villière, Mathis Domon et Lewis Ludlam, blessés de longue durée, deux nouveaux éléments ont rejoint l’infirmerie. Et pas des moindres. David Ribbans doit soigner son dos, il est d’ores et déjà forfait pour ce match. En plus de l’Anglais, un autre cadre pourrait manquer le choc face aux Toulousains. « Charles [Ollivon] est incertain. C’est un petit pépin musculaire, mais ce n’est rien de grave », a annoncé le manager varois Pierre Mignoni, jeudi, en conférence de presse.

    Retrouver la victoire

    après la défaite au Leinster

    Le RCT enchaîne un second grand match, moins d’une semaine après la cruelle défaite en demi-finale de la Coupe d’Europe, sur la pelouse du Leinster (25-29). Un nouvel affrontement majeur après avoir fait face au cador du rugby irlandais. L’occasion de passer rapidement à autre chose et de se concentrer sur une fin de saison intense, d’après Pierre Mignoni : « Ce n’est jamais facile de perdre un match comme ça, c’est même toujours très difficile. On a un grand match qui arrive, il faut vite basculer, on n’a pas le temps de se lamenter. »

    Même s’ils ne viennent qu’une fois par saison, les Toulonnais ont désormais des repères bien précis au Vélodrome. L’arène leur est familière et l’équipe espère voir l’engouement de Mayol à Marseille. « Jouer au stade Vélodrome, c’est toujours un plaisir. On joue dans un stade que l’on connaît maintenant, avec un public toulonnais, mais aussi plus régional. On a envie de garder cette ferveur toulonnaise, on ne veut pas perdre ça », appuyait Mignoni.

    Toulon peut encore aller accrocher les phases finales de Top 14, même si la tâche ne sera pas aisée. Quatre matches, quatre finales et, au bout, le RCT saura si sa saison s’achève plus tôt que prévu. « On fera le point après Toulouse, mais il faut tout donner. Comme on le fait depuis quelques semaines, il faut jouer avec beaucoup de solidarité, pour ne pas avoir de regrets. » Face à un autre géant français et européen, Paolo Garbisi et ses coéquipiers devront se sublimer pour l’emporter devant plus de 60 000 personnes.

    REPÈRES

    Double poste pour Azéma

    Le propriétaire du RCT, Bernard Lemaître, a assuré que Frank Azéma prendrait bien le poste de coach principal à partir de la saison prochaine. Ce dernier s’occupera également de l’attaque. Pierre Mignoni sera bien directeur du rugby, comme prévu.

    Maillots mis aux enchères

    Les maillots toulonnais de cette rencontre face à Toulouse seront mis à la vente. L’argent récolté sera reversé aux enfants malades de l’hôpital Sainte-Musse deToulon, dans le cadre de l’opération « Muguet de l’espoir ».

    TOULON – TOULOUSE

    23e journée de Top 14

    Samedi 9 mai à 21h

    Stade Vélodrome, à Marseille

    Arbitre : Pierre Brousset

    Toulon : Jaminet – Dréan, Brex,Frisch, Ferté – Albornoz, Serin(cap) – Mercer, Kpoku, Abadie -Mézou, Halagahu – Gigashvili, Lucchesi, Gros.

    Manager : Pierre Mignoni

    Toulouse : Kinghorn – Thomas, Barassi, Chocobares, Lebel -Ntamack, Dupont (cap) – Willis, Roumat, Cros – Flament, Meafou -Merkler, Mauvaka, Baille.

    Manager : Ugo Mola

  • Les Aixois face à une montagne avant les playoffs

    Les Aixois face à une montagne avant les playoffs

    C’est presque un air de Top 14 qui va souffler, ce jeudi soir, entre les travées du stade Maurice-David. Provence Rugby reçoit Vannes, leader incontesté du championnat, pour le compte de l’avant-dernière journée de Pro D2. Un défi XXL qui aura également des allures de phases finales, alors que ce rendez-vous va très vite arriver pour les deux formations. Les Aixois doivent encore assurer une 3e place, la meilleure position atteignable sur cette fin de saison. Julien Dupuy sait très bien que la tâche sera difficile pour vaincre l’ogre breton. « Vannes fait son championnat, on fait le nôtre. Ils vont venir avec l’équipe que le staff de Vannes pense être la meilleure. C’est surtout à nous de nous concentrer sur ce que l’on fait bien récemment. »

    L’entraîneur des arrières poursuit avec une phrase choc : « Vu leur calendrier, de les battre, ce serait un miracle. » Les Vannetais évoluent sur une autre planète depuis l’ouverture du championnat, fin août 2025. Assurés de la première place, ils comptent déjà 110 points et réalisent l’une des plus grosses saisons de l’histoire du championnat. Les 1 000 points marqués ont été dépassés (1 014), soit près de 200 unités de plus que Provence Rugby, 3e attaque sur 16.

    Thomas Sauveterre donne lui des raisons d’y croire avant cette rencontre. Le talonneur affirme qu’il n’y a pas spécialement de stress avant un tel match. « On a eu un exemple qui a été bien fait par Angoulême il y a quelques semaines [victoire 29-26 des Charentais, Ndlr]. On sait qu’il va falloir mettre une très grosse énergie, gagner les collisions, ne pas les laisser s’installer dans le match. Il ne faut pas qu’ils jouent dans un fauteuil. Pas de pression, on le prend surtout comme un test à cette période de l’année », appuie le massif première ligne provençal.

    Plus de fraîcheur à l’entame du sprint final

    Après deux semaines de trêve, le groupe veut prendre match par match et ne pense pas encore au déplacement à Valence, la semaine prochaine. Surtout que cette courte période sans jouer a permis de conserver une fraîcheur mentale et physique. Important pour ne pas arriver cramé lors de ces phases finales si importantes pour l’avenir du club.

    « Physiquement, je trouve qu’on est très bien. Certains qui ont beaucoup joué ont peut-être été un peu ménagés. On avait eu beaucoup de blessures la saison dernière et on est arrivé avec un groupe qui avait très peu tourné. Nous avions beaucoup de joueurs avec des blessures plus ou moins graves lors de ce match à Grenoble », se rappelle Thomas Sauveterre.

    La dynamique est donc inversée par rapport à la même période en 2025. Les blessés s’accumulaient à ce moment, alors que, ce mois de mai, plusieurs joueurs clés retrouvent aujourd’hui le groupe. Des retours qui vont forcément faire un bien fou aux Provençaux. Teimana Harrison, Charly Gambini, Andres Zafra, ils sont tous présents dans l’effectif pour affronter le leader vannetais. Leur énergie, leur puissance et leurs efforts ont pu parfois manquer lors de certains matches, ces deux derniers mois.

    La performance face à Vannes donnera une première indication sur ce que peut réaliser Provence Rugby lors de cette fin de saison. Il n’y a plus une seule rencontre abordable dans ce sprint final de Pro D2. Comme si les phases finales avaient déjà débuté dans les Bouches-du-Rhône.

    29e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (21h)

    Arbitre : Adrien Marbot

    PROVENCE : Vareiro – Lapegue, Bituniyata, Finau, Cellio-Zwiler – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Van Eerten – Yemsi, Sauveterre, Taofifenua

    VANNES : Bouthier – Surano, Roudil, Boudehent, Senga-Kouo – Debaes, Judd – Kalamafoni, Gorrissen, Augry – Desjeux, Marks – Medrano, Beziat, De Benedittis

  • [Travailleur de demain] Luis Araujo Da Costa, cador du codage

    [Travailleur de demain] Luis Araujo Da Costa, cador du codage

    Un attrait pour la machine né bien avant l’âge de coder. Luis Araujo Da Costa, vice champion de France des WorldSkills 2025 dans la catégorie « Solutions logicielles en entreprise », dit hériter son goût pour l’informatique de sa plus tendre enfance, déjà magnat des écrans en classe de primaire. « Petit, quand je rentrais de l’école, j’allais sur l’ordinateur de ma mère puis je me mettais à bidouiller des trucs. Ça m’amusait », raconte le jeune homme, comme une évidence. Et le passage au collège n’aura pas eu raison de cette passion précoce. « On a commencé à utiliser Scratch [langage de programmation graphique à but éducatif, utilisable sur le logiciel du même nom, Ndlr] en classe. J’y ai passé des heures, peut-être 10 par semaine en dehors des cours, dès la primaire puis j’ai continué au collège, se souvient-il. C’est là que j’ai commencé à apprendre à créer des sites web, ce genre de truc, ça me plaisait. » Comme un hobby donc, qu’il traîne jusque sur les bancs de l’Université Côte d’Azur, où il suit désormais une licence 3 MIAGE (Méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises). Ce qui lui plaît dans l’informatique : mettre sa créativité au service de la résolution de problème. « On est constamment confronté à de nouvelles problématiques et nous avons tous notre façon de les résoudre, s’enthousiasme-t-il. Chacun peut venir avec son idée et c’est vraiment quelque chose que j’apprécie. Tester les différentes options, voir ce qui marche le mieux, c’est ce que j’aime le plus. »

    Viser la lune

    Passé par un BTS, qu’il qualifie de « petite erreur de parcours », Luis espère obtenir un ticket pour entrer l’an prochain à l’Ensimag, école d’ingénieur à Grenoble spécialisée dans l’informatique et les mathématiques appliquées. « En général, le parcours classique c’est plutôt d’aller en classe préparatoire puis de passer les concours pour entrer en École, détaille-t-il. Mais certaines permettent de rentrer avec un bac +2. J’ai choisi le BTS, conseillé par mes parents, car ça permettait de directement travailler si jamais je ne voulais pas poursuivre. Malheureusement, j’ai voulu continuer et l’école m’a refusé l’an dernier ». Le jeune informaticien retente donc sa chance cette année, l’occasion, peut être, de se sentir un peu plus « challenger ». Car que ce soit au lycée, dans sa spécialité NSI qu’il a jugé « un peu trop simple », ou lors de son BTS au cours duquel « il a toujours été premier », Luis a souvent constaté qu’il « était bon en informatique », sans jamais savoir « à quel point ». « C’est aussi pour ça que j’ai voulu tenter ma chance aux WorldSkills, pour voir ce que je valais au-delà de ma classe. Participer à une compétition des métiers au niveau national me permettait d’avoir un vrai point de comparaison », retrace-t-il. Exigeant, il ne souhaite pas se contenter de la deuxième place obtenue en octobre. « Ça s’est joué à vraiment pas grand-chose et je dois Reconnaître que les résultats m’ont un peu déçu », se désole-t-il. Pas question d’en rester là donc. Luis tentera sa chance aux WorldSkills mondiaux, organisés à Shanghai dans cinq mois. « Cette fois je compte vraiment bien me préparer, pour être sûr de pouvoir donner le meilleur de moi-même », promet-il. Verdict en septembre.

  • Le burger de la Nonna chez Casa Mamma

    Le burger de la Nonna chez Casa Mamma

    Une polenta crémeuse

    Commencez par réaliser la polenta, c’est ce qui vous prendra le plus de temps car vous devez la faire refroidir avant de la travailler. à la maison, Nadine vous conseille d’utiliser un paquet de polenta express que vous trouverez dans le commerce et qui fera parfaitement l’affaire. Suivez les instructions mais restez sans cesse devant la casserole pour surveiller la cuisson et éviter que votre préparation se transforme en plâtre, conseil de la Mamma ! Quand vous arrivez en fin de cuisson, n’hésitez pas à ajouter dans la polenta un peu de mascarpone pour lui apporter douceur et onctuosité. Une fois la préparation terminée, étalez-la dans un plat et faites refroidir pour enfin en faire des palets à l’aide d’un emporte-pièce par exemple. Vous pouvez aussi couper des carrés au couteau.

    Un goût inégalé

    Pour la caponata, cuisez les légumes séparément. Pour cela, coupez tous vos légumes en petits morceaux, commencez par faire confire l’oignon dans l’huile d’olive avec un peu de sucre ou de miel si vous le souhaitez. Une fois qu’ils sont prêts, réservez et vous en ferez de même pour chaque ingrédient. Suivi du poivron et ce dans la même poêle. Le poivron va donner du goût à l’huile d’olive et vous pouvez à ce moment-là faire cuire également vos deux gousses d’ail. Enfin les aubergines qui vont s’imprégner des saveurs des légumes cuits précédemment. Mélangez ensuite tous les légumes et ajoutez de la sauce tomate et un peu de vinaigre, Quelques pignons peuvent venir compléter la recette. D’ailleurs en Italie, ils font partie de la recette authentique et traditionnelle. Réservez. Faites frire vos palets de polenta à la friteuse ou dans une poêle avec de l’huile jusqu’à ce qu’ils soient dorés et croustillants. Dans votre assiette déposez un palet de polenta puis la caponata et de nouveau la polenta. Râpez du parmesan et ajoutez une feuille de basilic. Bon appétit.

    Il vous faudra :

    – Un paquet de polenta express

    – Un pot de mascarpone

    – Une aubergine, un oignon, un poivron rouge, 2 gousses d’ail

    – De la sauce tomate

    – Une feuille de basilic frais, de l’huile d’olive, du vinaigre

    – Du parmesan en copeaux

  • L’OM à la dérive à Nantes

    L’OM à la dérive à Nantes

    Geronimo Rulli forfait de dernière minute, Himade Abdelli prié de rester à la maison. Ajoutés aux autres absences, prévues celles-là, cela donnait un onze de départ olympien totalement inédit. Avec le retour de Jeffrey de Lange dans le but.

    Le Néerlandais n’était plus apparu depuis le naufrage au Parc des Princes. A la Beaujoire, face à des Nantais à la dérive, il a permis à l’OM d’atteindre la pause sans handicap. Grâce à ses deux duels gagnés face à Rémi Cabella (34) puis Mohamed Kaba (37), Jeffrey de Lange a été l’homme de la première période. Mais il ne se doutait pas que la suite serait cauchemardesque.

    Le premier acte a ressemblé à un interminable enterrement des espoirs bretons de rester en Ligue 1. Tandis que l’OM ne donnait pas le sentiment d’avoir envie d’aller chercher les points lui permettant de rester dans la course au podium. Il fallait en effet attendre la toute fin de la première période pour assister à la première occasion marseillaise. Mais Pierre-Emerick Aubameyang manquait de conviction face à Patrick Carlgren, la doublure d’Anthony Lopes dans le but ligérien.

    Néanmoins, au retour des vestiaires, l’OM devait reprendre le rôle du début des années 2000, quand les Olympiens prenaient un malin plaisir à réveiller les morts. Leur prestation insipide redonnait vie à la Beaujoire, après que la défense marseillaise ait craqué face à Ignatius Ganago et, comme au Vélodrome, Rémi Cabella.

    Ces deux buts donnaient le coup d’envoi d’un feu d’artifice nantais. En huit minutes, les dernières illusions européennes des Phocéens étaient parties en fumée, après une troisième réussite des Canaris, signée Matthis Abline. Les Nantais pouvaient finir leur match en roue libre, face à des Olympiens qui ne montraient pas d’envie d’aller, au moins, sauver l’honneur. Ils subissent une nouvelle humiliation fragilisant un peu plus leur position au classement. Et qui devrait les priver de Ligue des Champions.

    Nantes – OM 3 – 0 (0 – 0)

    32e journée de Ligue 1

    Stade de la Beaujoire (29 000 spectateurs environ).

    Arbitre : J. Pignard.

    Buts : Ganago (50), Cabella (54), Abline (58).

    Avertissements : Abline (18) à Nantes, Timber (32), Lago (48), Medina (81) à l’OM.

    NANTES : Carlgren – Guilbert (Youssuf, 79), Awaziem, Cozza ( c ), Machado (Acapandié, 25) – Kaba (Coquelin, 69), Sissoko (Radakovic, 79), Lepenant – Cabella (Leroux, 69), Ganago, Abline.

    Entraîneur : V. Halilhodzic.

    OM : de Lange – Nnadi, Balerdi (Hamzaoui, 88), Medina, Emerson – Vermeeren (Gouiri, 62), Höjbjerg ( c ), Timber (Paixão, 46) – Greenwood, Aubameyang (Lago, 46), Traoré (Lamare, 90+2).

    Entraîneur : H. Beye.

  • [Entretien] « Les enfants de 6 à 10 ans sont les plus contaminés, il y a une accélération »

    [Entretien] « Les enfants de 6 à 10 ans sont les plus contaminés, il y a une accélération »

    Il se veut un « scientifique qui alerte ». C’est ce que son association a fait dès 2023, puis en 2025 en soutenant les travaux menés par la Conférence nationale des médecins libéraux et appelle à l’action.

    La Marseillaise : Peut-on rappeler ce qu’est le cadmium ?

    Pierre Souvet : C’est un métal lourd qui n’a aucune vertu pour l’organisme contrairement au fer, calcium, zinc, cuivre, naturellement présent dans le sol mais on a augmenté les stocks à cause de l’épandage d’engrais trop riches en cadmium depuis de très nombreuses années. Le flux vers les aliments a augmenté puisque l’Anses, dans son « Étude de l’Alimentation Totale 3 » (EAT 3), sortie en février, dit qu’elle a trouvé dans des céréales, notamment au chocolat, trois fois et demie plus que dans la précédente étude EAT 2 [publiée en 2011, Ndlr.].

    Quels sont les effets sanitaires ?

    P.S. : Il a une capacité très inquiétante : il altère votre ADN et sa réparation. Il perturbe la mort cellulaire, l’apoptose, qui fait qu’une cellule ne peut pas se transformer en cellule cancéreuse. Il est lié à plusieurs cancers, du poumon, du sein, de la prostate, de la prostate, du pancréas, parce qu’en plus d’être cancérigène, il est perturbateur endocrinien. Il donne des neuropathies, provoque des troubles osseux avec le doublement du risque de fracture du col du fémur ou du rachis par ostéoporose à partir de la dose de 0,50 microgramme par gramme de créatinine dans les urines. C’est la dose établie par l’Anses à partir de laquelle les premiers signes cliniques apparaissent, dans une analyse qui date de 2011. Le cadmium altère aussi le foie, les reins, la reproduction.

    Y a-t-il des populations plus exposées que d’autres ?

    P.S. : Tout le monde est fragile, mais il y a des gens plus exposés. Ceux qui ont une alimentation qui va favoriser l’absorption, et ceux qui en plus respirent le cadmium parce qu’ils sont dans des zones industrielles exposées. La pénétration par voie respiratoire est de 50%, beaucoup plus forte. On s’est toujours inquiété pour les gens de Fos, parce que la métallurgie rejetait beaucoup de cadmium. C’était une tonne par an, on est passé à peu près à 300 kg. Il y a eu des progrès, mais c’est un produit toxique qui s’accumule, sa demi-vie est de 20 à 30 ans. Selon Santé Publique France, les enfants de 6 à 10 ans, en moyenne, ont 0,31 microgramme par gramme de créatinine. 0,31, vous entendez bien ! Ce sont les plus contaminés, comme s’il y avait une accélération brutale…

    Le taux de cadmium autorisé dans
    les engrais reste élevé alors que vous n’avez cessé d’alerter, que l’Ansès
    a fait des recommandations. Comment l’expliquez-vous
     ?

    P.S. : Le taux légal en France est à 90 milligrammes par kg, le taux européen est à 60, une décision qui avait été prise en 2018. L’Anses a demandé de baisser les taux à 20 milligrammes dès 2021. Il y a des intérêts géopolitiques, financiers… du fait qu’on se sert dans un pays où les taux de cadmium sont trop élevés comme le Maroc. Alors qu’il est possible moyennant un coût de 2 à 3 euros à l’hectare d’aider à l’enlever sur place.

    L’agriculture bio fait-elle partie des solutions ?

    P.S. : Oui. Il faut ne plus subir en limitant les aliments les plus contributeurs. Chez l’adulte, c’est le pain, tout ce qui dérive des céréales, et les pommes de terre. Chez l’enfant, le premier contributeur, ce sont les pommes de terre. Après il y a les biscuits sucrés et les céréales. Nous avons fait une fiche à l’ASEF avec 15 unions de médecins libéraux sur 17, soit 80% des médecins français que nous mettons à disposition du public sur notre site.

    L’information du public c’est l’un de vos axes d’action ?

    P.S. : Il faut se protéger, mais aussi prendre des mesures en faveur de l’agroécologie et former les professionnels de santé. C’est ce que disent notamment les quatre grandes sociétés mondiales de cardiologie.

    Dans votre livre, « Anti-toxique,
    Le guide des polluants cachés
     »*,
    vous proposez des solutions pour
    un certain nombre de polluants
     ?

    P.S. : On est entouré de polluants invisibles. C’est un livre très simple, qui permet de comprendre et d’agir. Parce que l’objectif, ce n’est pas de faire peur.

    *sous la direction du Dr Pierre Souvet, Éditions Albin Michel, 24.90€, avril 2026

  • Fusion chez Free, la justice tranche en faveur des syndicats

    Fusion chez Free, la justice tranche en faveur des syndicats

    Une petite victoire pour les salariés… Dans son délibéré en date du jeudi 30 avril, le tribunal judiciaire de Marseille a fait pencher la balance en faveur des demandeurs… La CGT Telecoms, suivie par la fédération SUD Telecoms et la CFDT S3C Provence Alpes, avait attaqué en référé Certicall, un des trois centres d’appels de Free basé à Marseille, avec Centrapel à Paris et Equaline à Bordeaux. Les élus du comité social et économique (CSE) dénonçaient l’absence de concertation sur la fusion des trois entités au sein d’une seule, le centre de management MCRA, au 4 mai, pour ensuite être absorbée par une filiale, Protelco, baptisée « Free assistance ». Et, au-delà, une atteinte à la représentation des salariés, le nombre d’élus se restreignant singulièrement.

    Le tribunal a finalement décidé de leur donner raison sur la première partie de leur demande. Et a enjoint Certicall de « consulter valablement le comité social et économique sur le projet de fusion (…) dans les quinze jours » suivant le délibéré. Jugement assorti d’une astreinte provisoire de 1 500 euros par jour de retard.

    De multiples chevaux

    de bataille

    Il retient l’argument des syndicats selon lequel « les quatre entreprises qui seraient amenées à fusionner n’ont pas les mêmes accords collectifs » et que cela aurait des « conséquences sur les conditions d’emploi et de travail ». Et qu’il y a bien urgence, « en ce que ce projet de fusion est imminent ».

    Lors de l’audience reportée au 21 avril, leur avocate, Mathilde Fruton-Létard, avait d’ailleurs dénoncé l’attitude de l’entreprise qui selon elle jouait la montre, arc-boutée sur son projet. Elle avait également rappelé que l’impact de la décision de l’entreprise serait aussi local et que si une concertation avait eu lieu, la direction de Protelco reconnaissait elle-même dans un compte rendu qu’elle ne traçait que « les grandes lignes » et que chaque établissement devait adapter ce projet.

    De leur côté, les avocats des entreprises estimaient que la caducité des mandats des représentants du personnel relevait « d’un effet juridique automatique » et que bloquer la fusion constituait carrément « une atteinte à la liberté d’entreprendre des sociétés ».

    Un premier pas pour les syndicats qui alertaient aussi sur les conditions de travail au sein des « Free proxi », une alerte pour danger grave et imminent ayant été déclenchée assure-t-il et un questionnaire sur les risques psychosociaux étant en cours.

    La direction nous a pour sa part indiqué qu’elle ne commentait pas les décisions de justice et que cela ne remet pas en cause son projet.

  • La CGT porte plainte contre ArcelorMittal pour délit d’entrave

    La CGT porte plainte contre ArcelorMittal pour délit d’entrave

    « Arcelor va s’expliquer devant les juges pour ses mensonges et ses entraves au CSE et à la CSSCT », lance Zidane Mérabet, récemment élu délégué syndical central CGT à l’assemblée générale du syndicat CGT de l’aciérie de Fos-sur-Mer, qui s’est tenue mercredi à la Maison de la mer et du sport. Le syndicat CGT a annoncé à cette occasion lancer une procédure judiciaire pénale en citation directe au tribunal correctionnel à l’encontre de l’entreprise et de quatre dirigeants du site.

    En cause selon Me Julie Andreu du cabinet TTLA, avocate de la CGT, « un délit d’entrave de la commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) ». Plus précisément, la direction est accusée d’avoir « caché un prélèvement positif et délibérément menti en réunion » à ce propos. « Les agissements de la direction sont révélateurs de cette infraction, d’où la citation directe devant le tribunal correctionnel car nous estimons avoir tous les éléments pour se dispenser d’une enquête préliminaire », affirme l’avocate.

    « Des documents modifiés »

    Le secrétaire général du syndicat CGT de l’usine Stéphane Martins de Araujo, resitue le contexte de cette démarche. « Nous avons lancé une procédure de danger grave et imminent [DGI, Ndlr.] sur un calorifuge situé au finissage », une procédure liée à la présence d’amiante pour demander une action et permettre d’exercer un droit de retrait. « Nous avons forcé la direction à faire un prélèvement de contrôle et à accompagner le préleveur. Les deux chefs présents étaient très confiants pour nous dire que ce serait forcément négatif. Le lendemain, en même temps qu’on avait réunion, nos camarades nous ont avertis qu’ils avaient vu le préleveur revenir », raconte le responsable. Les syndicalistes ont alors contacté le préleveur pour connaître la raison de son retour, qui doit normalement faire l’objet d’une information auprès des dépositaires de la procédure DGI, en l’occurrence la CGT. « Sa réponse a été “on m’a demandé de revenir car les prélèvements étaient amiantés” », affirme Stéphane Martins de Araujo.

    « Le jour d’après la direction nous a présenté le rapport : aucun prélèvement n’était amianté. Ils nous ont demandé de lever le DGI, nous leur avons dit que c’était inacceptable et qu’ils avaient modifié des documents agréés Cofrac », tonne le syndicaliste, visiblement en colère. « Ils ont mis la pression aux autres syndicats pour faire lever le DGI. Quand on vous dit qu’ils nous envoient à la mort c’est réel ! » conclut le responsable. Zidane Mérabet abonde en ce sens. « Ce combat dépasse la boîte, quand on voit les déchets amiantés transportés par camions parfois non bâchés et traités comme des déchets industriels banals, cela met en danger tout le monde. » La première audience de citation directe est programmée au 7 juillet.

    Préjudice d’anxiété

    Outre cette procédure, le syndicat est en campagne sur le préjudice d’anxiété lié à l’amiante et aux produits cancérigènes ouverte à tous les salariés et sous-traitants. « Les expositions diffuses et étalées dans le temps n’ont jamais été limitées à une seule substance. L’amiante reste présent partout malgré son interdiction en 1997 », détaille Zidane Mérabet, faisant état de « 600 salariés en suivi médical renforcé amiante dans l’entreprise », et 200 de plus l’ayant quitté. Rendez-vous le 28 mai au conseil de prud’hommes de Martigues.

    De son côté, ArcelorMittal « n’entend pas commenter une procédure en cours ». Plus largement, elle rappelle ses engagements : « La santé et la sécurité au travail sont une priorité absolue pour ArcelorMittal. Sur le site de Fos-sur-Mer, les évolutions en matière de santé et de sécurité reposent sur des investissements permettant d’améliorer la protection collective, mais aussi sur un dispositif de prévention complet, associant formation, amélioration continue des pratiques et suivi médical de tous les salariés », assure-t-elle. « Ces sujets de santé et de sécurité sont au cœur des échanges réguliers avec les instances représentatives du personnel », affirme l’entreprise.

  • Une extrême droite déstructurée face à « un budget structurant »

    Une extrême droite déstructurée face à « un budget structurant »

    Les premières séances de conseil municipal de la mandature sont courtes, et personne ne s’en plaindra. Mais le mandat s’annonce long au regard de la faiblesse de l’opposition des élus d’extrême droite. Rassemblement national, UDR et Reconquête font bloc dans un grand n’importe quoi. Sur les gros dossiers du jour, consacrés aux questions budgétaires, le masque est vite tombé.

    582 millions d’efforts d’investissements

    Au moment de voter le rapport 6 actant le maintien des taux d’imposition de la commune, inchangée depuis 2022, Jessy Nakache (RN) s’embrouille, confond taxe foncière et taxe d’habitation, et reprend la question de son président de groupe, Franck Allisio, posée au conseil précédent, sur la crainte d’une augmentation des impôts durant le mandat. « Je ne peux pas prendre ce genre d’engagement », réplique Benoît Payan, arguant d’un contexte national incertain et renvoyant l’extrême droite à ses turpitudes, trois de ses parlementaires présents, ayant voté à l’Assemblée nationale le désengagement de l’État dans les collectivités territoriales.

    Les prises de paroles suivantes, sur le budget primitif (rapport 7), ne sont guère plus brillantes. Jöel Canicave, l’adjoint (PS) aux finances de la ville présente « un budget équilibré avec une trajectoire maîtrisée ». D’un montant de 2,16 milliards pour 1,57 milliard de fonctionnement, il confirme une capacité à maintenir « un haut niveau d’investissement ». « La dynamique des recettes de services constitue un levier majeur », observe l’élu de la majorité dans un contexte où les dotations de l’État (248 millions) compensent à peine l’inflation et celle des dépenses (+5%) est « maîtrisée au regard des contraintes nationales ».

    L’effort d’investissement (582 millions) « élevé et structurant » inclut 318 millions de dépenses nouvelles et dans la continuité des années précédentes : l’éducation avec la poursuite du plan école, la sécurité avec le doublement des effectifs de la police municipale… « Une stratégie financière responsable et tournée vers l’avenir et le maintien des équilibres budgétaires au plus près des ratios prudentiels », assume Joël Canicave.

    « Fiers de nos agents »

    Un « budget d’illusion » avec « une vision à court terme et sans cap » pour Franck Allisio qui n’a pas saisi la nature des 31,5 millions de reprise de résultat de 2025 et dénonce de façon populiste une masse salariale en hausse. « Les agents de cette ville ne sont pas simplement une charge », lui répondra Thomas Roller (PS), « Nous sommes fiers d’avoir plus de policiers municipaux, plus d’agents dans les écoles et dans notre ville. Ce ne sont pas des chiffres, ce sont ces femmes et des hommes qui font vivre nos services publics, gardent nos enfants, entretiennent nos parcs et sont au service des Marseillaises et des Marseillais. »

    « Un budget pas maîtrisé » et « une faute stratégique », attaque encore Thibaut Charpentier (RN) pour justifier le vote contre de son groupe. « Une lecture caricaturale », répond Pierre Huguet (G.s), assis au perchoir. Par la voix de Romain Simmarano (Ren.), « heureux de se prononcer sur un budget » après que les maires de la Métropole s’y soient refusés la veille, la droite républicaine plus constructive va s’abstenir.

    « Ce budget vous ressemble et ressemble au programme pour lequel vous avez été élus », glisse-t-il avant de pointer trois points d’attention. Le premier sur les fonds européens, « le 13e mois des collectivités ». Il réitère sa demande d’objectifs fixés. « Ils le seront en 2027 », lui assure Joël Canicave. Le deuxième sur la masse salariale avec une demande de clarification « pour comprendre de quoi il s’agit ? ». Le troisième enfin sur le désendettement, rappelant justement que « celui d’une commune ne peut pas être pris comme un signe de bonne santé par principe ».

    Contractualisation

    « Ce n’est pas maintenant qu’on va décider si ce budget est bon, c’est dans huit mois. C’est pour cela que nous nous abstiendrons », conclut-il, attendant de voir des bibliothèques ouvertes, un « mieux » sur les piscines, et de compter le nombre d’écoles construites. Évoquant une « période plénipotentiaire » pour un maire disposant désormais à la Métropole de « l’ensemble des outils » et « de toutes les manettes sans aucune contestation possible », Romain Simmarano amène une réaction attendue de Benoît Payan.

    « Ce n’est pas le climax du plénipotentat », répond ce dernier, rappelant malicieux qu’il n’a pas la main sur la Région et le Département. « Mais quoi de plus normal que la Métropole et la ville centre s’entendent ? », note-t-il avant d’évoquer une série de rendez-vous avec les deux collectivités : « Nous allons soumettre un certain nombre de demandes pour que nous puissions nous aussi avoir droit à un certain nombre de dispositifs », précise-t-il, répétant que la Ville n’a reçu que 2% de l’aide départementale aux communes alors qu’elle compte 42% de ses habitants.

    « M. Simmarano, nous comptons sur vous pour faire en sorte que les contrats ville-région et ville-département émergent assez rapidement », abondera un peu plus tard Joël Canicave.

    ET AUSSI

    Hommage à Hammache

    La séance s’est ouverte par « un hommage appuyé » à Azdine Hammache, adjoint (PM) à la culture à la mairie des 13 -14, décédé la semaine passée. Sa famille était présente dans l’hémicycle. « Nous ne l’oublions pas et il est ici », assure Benoît Payan, rappelant le livre de Rûmî, un poète perse, qu’il lui avait offert lors de leur première rencontre. Il « aurait apporté à ces arrondissements auxquels il tenait, la force de ses connaissances, la puissance de ses engagements, la beauté de son esprit, la force de ses mots et notre histoire collective. Il sera une grande perte pour nous toutes et tous », estime le maire avant de longs applaudissements.

    L’été marseillais est voté

    L’été marseillais permettra aux habitants d’accéder gratuitement à toute une série d’activités nautiques, sportives et culturelles, spectacles et concerts, du 21 juin au 6 septembre. Cette délibération présentée par le maire de Marseille, en personne, a été la première à être votée ce mercredi lors du conseil municipal par la majorité de gauche.

    Ravier grand-remplacé

    Le rapport 16 portant sur des subventions urgentes à destination des acteurs associatifs, a donné l’occasion à l’élu d’extrême droite, Antoine Baudino (REC), de déverser son fiel haineux. Dans son viseur, l’argent versé à « une filiale de l’Addap 13 » prenant en charge les mineurs non accompagnés pour qui « l’immigration est un business lucratif ». Après avoir fait le lien avec SOS Méditerranée, il s’en prend à l’Algérie, à ceux qui viennent « se faire soigner à l’œil », dénonce de « l’argent dans la poche des immigrationistes » et crie à la « submersion migratoire ». « Il fallait bien que quelqu’un remplace M. Ravier », ironise Benoît Payan, demandant une annotation au PV après qu’Antoine Baudino ait assimilé l’Addap 13 à la DZ Mafia. « Pour les financer un peu plus mais ce sera sur votre argent », conclut-il avec malice.

    Kit de rentrée scolaire

    Le rapport 11 présenté par Pascaline Lécorché (PP) sur le kit de rentrée scolaire, la dotation de fourniture de la ville dont le montant est revalorisé à 8,4 millions pour 2026, 2 de plus qu’en 2025, donne encore l’occasion à l’extrême droite de patauger. Thomas Battesti (RN) convoque l’école d’Aristote et les Hussards noirs pour parler « éducation populaire » et réclamer un effort de la ville sur « les niveaux d’apprentissage des enfants, et les savoir fondamentaux ». Après « une leçon d’histoire », le maire rappelle qu’il n’est pas ministre de l’éducation nationale et n’a pas accès aux contenus pédagogiques.