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  • L’été des Petits Frères des Pauvres contre l’isolement des aînés à Marseille

    L’été des Petits Frères des Pauvres contre l’isolement des aînés à Marseille

    Pour que les personnes âgées ne soient pas seules pendant les vacances, qu’elles aient encore des projets », s’enthousiasme Anne Salvador, bénévole depuis 20 ans au sein de l’association les Petits frères des pauvres et responsable de la campagne Le Marnier. Bastide avec un grand jardin, la maison d’accueil à la journée et siège de la branche marseillaise de la structure, se remplit de bénévoles et de personnes âgées pour les journées estivales. « Toute l’année on accompagne des personnes de plus de 50 ans souffrant de solitude, qu’elles habitent à domicile, en maison de retraite ou à la rue. L’été, on organise 20 journées estivales de rencontre et d’activité », explique Anne Salvador.

    Les journées se partagent entre petit-déjeuner, apéritif, déjeuner et activité du jour. Ce mardi 21 juillet, c’est chanson et coiffure. « C’est un moment de bonheur, très festif et c’est très bien cuisiné », applaudit Claudine, accompagnée par les Petits Frères des Pauvres depuis 2 ans. Dans le jardin, sous la tonnelle, tous partagent un moment de convivialité autour du déjeuner. Ils profitent de la fraîcheur des arbres, de la brise et du chant des cigales, particulièrement bruyant en ce milieu de journée. « Qui veut un autre yaourt glacé ? », « Qui veut des pêches ? ». Autour des grandes tables, les bénévoles servent dans la bonne humeur les personnes âgées autour de la table. Aujourd’hui, le plus jeune des convives a 65 ans, le plus vieux 95 ans.

    « Je viens pour me changer les idées »

    Les conversations fusent, Jean-Marc évoque sa jeunesse aux South-Winners, les ultras du virage sud du Vélodrome, Frederic raconte les années qu’il a passées au Brésil et Robert raconte son passé de syndicaliste à la CGT. Si l’activité du jour tourne autour de la chanson et de la coiffure, certains ne sont intéressés ni par l’une, ni par l’autre, mais viennent quand même pour vivre ce moment privilégié. « Je viens pour profiter de l’après-midi et pour me changer les idées », témoigne Jean-Marc. C’est son premier été avec l’association et il vient souvent aux journées estivales : « Il y a une bonne ambiance ! » félicite-t-il. Bébert est bénévole ici depuis 52 ans, « ce qui me plait, c’est la fraternité », déclare-t-il.

    « Il n’y a que les Petits frères des pauvres qui m’ont tendu la main, vous savez, la rue c’est dur. » Pascal, sans domicile fixe accompagné depuis un an, exprime sa gratitude.

    L’atelier chanson débute et un artiste, engagé par l’association, entame les plus grands titres « de votre jeunesse au siècle dernier » lance-t-il gentiment aux spectateurs. Tous reprennent en chœur Charles Aznavour, Jean Ferrat ou encore Luis Mariano.

    « T’es super Dominique ! Ça te va bien ! » , complimente André, responsable des bénévoles. Dominique vient de se faire couper les cheveux par la coiffeuse présente pour l’après-midi. « Prendre soin de soi ça reste important. Les personnes ici ne le font plus, surtout pour des raisons financières, alors on leur amène gratuitement un coiffeur », commente André.

    Des activités tout l’été

    « Aujourd’hui c’est un chanteur, demain ça sera peut-être un magicien, on essaie de varier les propositions, on se doit de les faire profiter au maximum », ajoute André.

    Tout l’été, les Petits frères des pauvres organisent des journées comme celle-ci, musique brésilienne, loto, accordéon, il y en a pour tous les goûts. Sophie, bénévole depuis 2 mois, a rejoint l’association pour s’occuper des aînés isolés : « C’est super important, ils ne voient personne d’autre de la journée. Ça permet de les sortir et de créer du lien social. »

    Les bénévoles aussi s’enrichissent de ces journées de partage. « C’est mon petit bonheur de venir ici, et eux ils sont trop contents », termine-t-elle.

  • Marseille, avec les Terre-neuve sauveteurs aquatiques

    Marseille, avec les Terre-neuve sauveteurs aquatiques

    Comme chaque dimanche matin, dix chiens sauveteurs aquatiques de l’association Terre-neuve 13 s’entraînent avec leur maître dans la base nautique de Corbières. « Ils nagent la brasse avec leurs quatre pattes palmées comme des canards. Leur musculature est puissante, leur poil est huilé de sebum, c’est leur combinaison. »

    Etrangement, ce chien qui a un instinct de sauvetage très développé n’est intégré à aucune équipe de secours en France, alors que les noyades explosent. On est à l’opposé du Saint-Bernard en montagne. « On aimerait aider les maîtres-nageurs à surveiller les plages. En Italie, ils le font depuis 40 ans, c’est très efficace et en plus on est des bénévoles, mais en France, ça ne semble pas intéresser. On fait des démonstrations, de la surveillance de course de natation à l’occasion de la fête de la mer. Tout le monde nous félicite, dit que ce sont des chiens extraordinaires, mais ça s’arrête là », s’étonne avec regret Michelle Salel, la présidente de cette association qui forme au secourisme canin.

    Un nageur déjà palmé

    Équipés d’un harnais de sauvetage, Cara, Enjoy, Mikki, Ronan, Alba, Vick, Agathe et les autres aboient gaiement, impatients de bondir dans l’eau. Mais avant, Patrick, éducateur canin, les sociabilise, les fait s’exercer avec leur maître pour reproduire dans l’eau les ordres appris à terre. « Assis, pas bouger, suite au pied. »

    « Le Terre-neuve est un chien très têtu qu’il faut canaliser, lui apprendre des codes de sauvetage. C’est une éducation ferme mais douce qui commence à partir de trois mois », explique-t-il en tenant Ronan, un mâle de 6 ans qui pèse déjà 70 kilos. Dans le groupe, une chienne semble jouir d’un statut particulier. « C’est Cara la mamie, elle a 9 ans, elle est à la retraite. »

    En mer, le chien apprend à saisir un manchon, tirer une bouée. Il paraît lourd mais flotte sur l’eau. Sa nage ne consiste pas à battre frénétiquement des pattes avant mais à équilibrer sa brasse. « On fait toujours attention qu’avec ses griffes, il ne blesse pas la victime en s’approchant. » Avec une forte capacité pulmonaire, il peut tenir deux heures dans l’eau sans se fatiguer. Leurs pattes ont des membranes très développées qui relient les doigts jusqu’à la base des griffes. Le Terre-neuve est comme un nageur déjà palmé.

    La récompense pour un exercice réussi, ce sont toujours des félicitations du maître, beaucoup de câlins et parfois des friandises pour ces ours de mer totalement affectueux. « Ce sont des chiens puissants qui fonctionnent toujours en binôme de soutien avec leur maître. Le sauveteur va sécuriser la personne en détresse qui peut avoir des gestes de panique. Le chien lui s’occupe du paddle puis quand la victime est sécurisée, qu’elle tient bien le “rescue tube” ou les sangles de prise du harnais, le chien remorque tout le monde jusqu’au bord. Ils peuvent tracter une tonne en mer. » En plus du harnais de sauvetage, certains chiens sont équipés autour du cou d’un airbag. « C’est une sécurité ultime pour nos chiens qu’on déclencherait en cas d’urgence. C’est arrivé une fois pour un chien qui comme un humain a fait un malaise. Il a eu une hydrocution. L’airbag gonfle une bouée qui tient émerger la tête du chien hors de l’eau », explique Martine, la coordinatrice.

  • « Avant le soir » une édition théâtrale et familiale à Marseille

    « Avant le soir » une édition théâtrale et familiale à Marseille

    Lancé depuis le début du mois de juillet, le festival « Avant le soir » est de retour jusqu’au 28 août dans les parcs et jardins des 1er et 7e arrondissements de Marseille. La programmation, confiée à l’association Didascalies & Co. est cette année consacrée entièrement aux pièces de théâtre et ce pour tous les âges.

    Et, parmi les nouveautés, des pièces sont prévues au jardin Saint-Nicolas. Ce lundi, c’est du théâtre jeunesse qui vous est proposé aux jardins Benedetti (7e) avec la pièce Jack et le haricot magique proposée par la compagnie Les Sauces.

    Rendez-vous gratuit à 18h30.

  • A Port-de-Bouc, la Maison des projets ouvre ses portes aux centres sociaux

    A Port-de-Bouc, la Maison des projets ouvre ses portes aux centres sociaux

    Vous savez où vous êtes ? » demande Fabienne Sanchez. « Au PAJ ! », lui répond Malek. La réponse, si évidente pour cette jeune Port-de-Boucaine, fait sourire la responsable de la Maison des projets. Car si le point accueil jeunes (PAJ) a investi l’aile sud du bâtiment de l’ancienne criée aux poissons, c’est avant tout la Maison des projets qui y est installée.

    La visite des jeunes du centre social Fabien Menot vendredi matin leur permet de découvrir le travail des différents services de la Ville qui y sont, comme la Gestion urbaine et sociale de proximité ou le Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) dont Fabienne Sanchez est la responsable.

    Dans la salle de réunion qui accueille les jeunes, pour la plupart issus des quartiers des Aigues-douces et de la Lèque, les différents plans de situation exposés permettent de se projeter dans le futur de la grande rénovation urbaine que connaît la Ville. En montrant la carte de la Presqu’île, Fabienne Sanchez explique les grandes lignes de la démarche. « On souhaite raccrocher le port et le centre-ville, notamment par des cheminements piétons », explique-t-elle, notamment par l’axe de la rue de Turenne. Cela passe par la démolition de la barre de la Lèque. « Il y aura de nouvelles constructions, avec reprise des rues », qui passeront par-dessus l’ancien emplacement de la Barre, comme le montre la responsable sur le plan, « et on va réaménager le terrain pour les boulistes et le city stade qui existe déjà ».

    « On va planter des arbres partout »

    Actualité oblige, le programme chasse les îlots de chaleur. « On va planter des arbres partout, pour se protéger de la chaleur, comme c’est le cas devant le centre Fabien Menot », détaille-t-elle, « on va aussi retirer l’enrobé de la place Lazzarino pour que ça absorbe moins la chaleur. On pense au changement climatique car on sait qu’autrement, c’est invivable comme en ce moment ». Les nombreux petits pois verts sur le plan en attestent.

    Déjà introduits à la rénovation urbaine par leur travail dans le journal de quartier avec le centre social, les questions viennent facilement. « Quand on va démolir, y’aura pas de morceaux qui vont tomber sur les maisons à côté », demande Zakaria. « C’est une très bonne question qui ressort souvent » lui répond Fabienne Sanchez, « tous les gens autour s’inquiètent de tremblements ou de fissures dans leurs maisons. Mais les entreprises de démolition sont habituées à ne pas créer trop de nuisance », assure-t-elle.

    De quoi inquiéter au vu du programme de démolition aux Aigues douces. « Les bâtiments H, J, et F vont être démolis et tous les espaces du centre social et du théâtre vont être refaits en concertation avec les habitants », détaille Fabienne Sanchez, avant la rénovation des bâtiments. Amine se demande : « Pourquoi on ne démolit pas plus ? » « Car il faut reloger tous les gens », lui répond la responsable, ce qui n’est pas encore terminé pour le bâtiment F.

    Amine embraye sur le calendrier. « Le désamiantage et la démolition de H9 et J10 doivent se faire d’ici la fin de l’année, la barre de la Lèque en début 2027 comme pour la place Lazzarino, puis on passera à la rénovation des bâtiments », lui expose l’urbaniste. La concertation est un maître-mot à toutes les étapes, des réunions publiques sont prévues en septembre pour présenter les travaux de rénovation des logements aux habitants.

    En attendant, la Maison des projets reste ouverte pour accueillir tous les publics. « Ici c’est un lieu où vous et vos parents pouvez venir poser des questions », affirme Fabienne Sanchez. Et bientôt plus encore : « On construit une exposition avec des maquettes virtuelles où vous pourrez vous balader dans les quartiers pour voir les aménagements. » À découvrir d’ici la fin d’année.

  • Quatre amis, du futsal, des maillots et une belle initiative à Miramas

    Quatre amis, du futsal, des maillots et une belle initiative à Miramas

    Comme les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas, ils sont quatre.

    Mathieu Roux, Kaya Ozusen, Simon Lucan et Léa Lindo se sont connus sur les bancs du lycée Jean Cocteau de Miramas. Ensemble, ils ont eu l’idée de créer un tournoi de futsal, dont la seconde édition a eu lieu l’hiver dernier. De cette complicité est né un projet plus vaste.

    « Ce tournoi, qui a pris de l’ampleur car plusieurs établissements de la région y ont participé, c’est un peu notre laboratoire. Il nous a donné envie de proposer d’autres rendez-vous, toucher à d’autres sports », indique Mathieu. D’où la création de la NAFS League, dont le but « est de pérenniser le tournoi de futsal et s’ouvrir à d’autres organisations ».

    Une vitrine avec le futsal

    Les quatre amis ont saisi l’opportunité de la Coupe du Monde de football. Le soir de la finale, ils ont mis en place un atelier d’animations et de débats autour de la compétition. Un premier rendez-vous qui a attiré plus d’une centaine de curieux. Curieux qui se sont pris au jeu des questions et ont passé une soirée agréable, malgré le triste spectacle de l’affiche Espagne – Argentine.

    Cette première va servir de tremplin. « Nous avons plein d’idée pour des manifestations sportives », assure Kaya. Si le tournoi de futsal va rester la vitrine du savoir-faire de la NAFS League, cette dernière compte bien proposer d’autres rendez-vous autour de la pétanque, du handball, de la natation ou encore du MMA.

    Tous les quatre réfléchissent depuis un an et demi avant de se lancer dans le grand bain. Ils vont bientôt quitter leur lycée, appelés par les études supérieures, et comptent bien trouver la relève au sein de l’établissement. « Car ce tournoi, nous aimerions qu’il aille au-delà de la troisième édition en préparation », poursuit Mathieu.

    Les quatre compères ont des idées pour que s’étende la zone d’influence de leur association. « Nous aimerions proposer des rendez-vous autour des matches de l’OM. Je pense que ce que nous avons fait pour la finale de la Coupe du Monde peut se refaire à l’occasion des grands matches du club marseillais » estime-t-il.

    Outre l’événementiel, les quatre amis ont également créé une entreprise d’équipements sportifs. Lors du dernier tournoi interlycées, les deux équipes aux couleurs de Jean Cocteau arboraient des tenues entièrement conçues par Kaya et ses associés. « Le tournoi nous a permis de nous faire connaître. Les maillots que nous avons désignés pour l’occasion sont en quelque sorte devenus l’image de marque de notre association. Nous avons réussi à rester dans les clous financièrement et nous aimerions que la marque se développe. »

    Du côté de la Ville de Miramas, on salue cette belle initiative. « Ils ont de beaux projets pour sensibiliser les jeunes à la pratique sportive, organiser des ateliers d’initiation aux gestes de premier secours en collaboration avec les pompiers. Ce qu’ils proposent va au-delà du simple événementiel et ils ont besoin d’être encouragés et soutenus », confie Christophe Caillault, adjoint à l’éducation et à la jeunesse.

    Ceux qui souhaitent rejoindre l’aventure d’un groupe qui indique « avoir besoin de musiciens pour assurer notre musicalité » peuvent les retrouver sur les réseaux sociaux.

  • L’État va-t-il condamner l’unique papetier français ?

    L’État va-t-il condamner l’unique papetier français ?

    L’heure est cruciale : le tribunal de commerce de Toulouse se prononce ce lundi après-midi sur l’avenir de Fibre Excellence. C’est l’audience de la dernière chance pour le groupe de pâte à papier placé en redressement judiciaire en avril dernier. Une seule offre de reprise, déposée mi-juin par l’entrepreneur Matthieu Pigasse, a reçu le soutien à la fois des salariés, des syndicats et des collectivités locales. Projet qui a fait renaître l’espoir au sein de toute la filière. C’était sans compter sur la fin de non-recevoir opposée par le gouvernement. Jusqu’à la dernière minute, la CGT a poussé l’exécutif à soutenir le projet : « Plus que jamais, l’État doit agir pour la préservation de ce fleuron industriel français. » Et pour cause : « Il dispose des leviers pour ce faire : au-delà des plus de 100 millions d’euros mobilisés depuis 2020 dans cette entreprise, il peut agir sur les tarifs de l’électricité [produite à partir des copeaux de bois et vendue à EDF], la régulation du marché du bois, les garanties financières… », écrit la CGT ce vendredi.

    Car sur les sites de Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône, et Saint-Gaudens, en Haute-Garonne, l’inquiétude plane. Un sentiment alimenté par les propos de Roland Lescure, qui a jugé l’offre « pas au niveau » et accusé Matthieu Pigasse de faire « de la politique », estimant que le financier entraînerait les salariés vers un « cauchemar » économique : « Cette déclaration est indigne de la part du ministre, qui s’acharne à décrédibiliser cette offre par pur calcul politicien. Au contraire, un tel projet devrait recevoir le plein soutien du gouvernement compte tenu des enjeux qui le traversent », estime le syndicat.

    Les salariés qui ont annoncé placer les deux usines « sous protection », en les occupant à durée indéterminée, redoutent la liquidation judiciaire de Fibre Excellence. Si tel était le cas, les 660 salariés de Tarascon et Saint-Gaudens, les 228 de la Chapelle-Darblay, et les 10 000 emplois indirects s’ajouteront aux centaines de milliers détruits dans l’industrie par la macronie depuis son accession au pouvoir. Un bilan désastreux, loin de la réindustrialisation promise. « Si l’État ne suit pas, c’est lui seul qui condamne la filière et les milliers d’emplois qui en découlent », prévient la centrale de Montreuil.

  • À Béziers, R. Ménard déroule le tapis rouge au Canon français

    À Béziers, R. Ménard déroule le tapis rouge au Canon français

    Et deux de plus ! Le Canon français – société détenue à 30% par le milliardaire d’extrême droite Pierre-Édouard Stérin – revient dans la cité de Riquet pour organiser deux de ses banquets on ne peut plus décriés les 18 et 19 septembre prochains aux Arènes. Car il faut dire que si les organisateurs mettent en avant le bien-manger et la festivité de la manifestation, il en ressort plutôt des propos racistes, sexistes tenus par certains de ses participants, comme lors de celui organisé à Caen, en avril dernier et révélés par Radio France.

    Mais pas de quoi inquiéter l’édile d’extrême droite de Béziers, Robert Ménard, qui a fait signer une convention de partenariat avec le Canon français, début juillet. Louant « un événement culturel à destination du grand public » participant à « la valorisation du patrimoine biterrois », cette dernière prévoit notamment le prêt de matériel (chaises, tables, barrières, conteneurs). La police municipale sera également mobilisée afin d’assurer la sécurité pour le banquet du 19. Un partenariat qui provoque l’ire des oppositions. « C’est une démarche politique pour mettre en avant les idées d’extrême droite et conservatrices. On met en scène une vision caricaturale de la France. Il ne faut pas être dupe. Il n’y a pas que des gens qui viendront faire la fête », dénonce l’écologiste Thierry Antoine.

    Mais c’est surtout la participation de la municipalité qui a du mal à passer. « L’argent public n’a pas à financer ou à soutenir ce genre d’initiatives. D’ailleurs, Stérin ne paie pas ses impôts en France mais en Belgique », soutient Thierry Mathieu, du groupe Rassembler Béziers. D’autant que l’événement n’est pas gratuit, les heureux élus devront débourser pas moins de 80 euros pour s’offrir le billet – sauf pour l’édile et ses copains puisque 50 billets leur ont été offerts pour chaque soir. « Comment peut-on parler “d’ événement culturel grand public” lorsqu’il s’agit d’un repas à 80 euros par personne ? », s’indigne Catherine Vandroy, de Rassembler Béziers. La cité de Riquet étant l’une des plus pauvres de France, il y a peu de chances d’y retrouver beaucoup de Biterrois aux banquets. Mais Robert Ménard aura, une nouvelle fois, fait parler de lui.

  • [Kallisté] La posidonie sur nos plages : pas de quoi bisquer !

    [Kallisté] La posidonie sur nos plages : pas de quoi bisquer !

    Chaque été, les feuilles brunes accumulées sur certaines plages corses provoquent les mêmes réactions. Elles sont parfois accusées de gâcher le paysage, de dégager une odeur désagréable ou de salir le sable. Pourtant, la posidonie n’est ni une algue ni un déchet, mais une véritable plante à fleurs qui pousse uniquement en Méditerranée.

    Sous la mer, elle forme de vastes herbiers, comparables à des forêts sous-marines. Ils oxygènent l’eau, stockent du carbone et offrent nourriture, abri et lieu de reproduction à de nombreuses espèces. Ils contribuent également à stabiliser les fonds marins.

    Comme les arbres perdent leurs feuilles, la posidonie renouvelle naturellement les siennes. Les feuilles mortes sont alors ramenées vers le rivage par les vagues et forment ce que l’on appelle des « banquettes ». En amortissant la houle et en retenant le sable, celles-ci constituent une protection naturelle contre l’érosion.

    Une espèce protégée qui protège les plages

    Leur présence est donc parfaitement normale et témoigne généralement de l’existence d’herbiers à proximité. Un rivage entièrement débarrassé de ses éléments naturels n’est pas forcément plus propre ni en meilleure santé.

    À Santa Giulia, près de Porto-Vecchio, deux opérations mécanisées ont récemment suscité des interrogations. Comme l’a indiqué Corse-Matin, elles avaient bien été autorisées. Cet épisode rappelle néanmoins que la posidonie est une espèce protégée, y compris lorsqu’elle est échouée, et que sa gestion doit rester strictement encadrée et adaptée à chaque site.

    Alors, si quelques feuilles brunes s’invitent au bord de votre serviette, inutile de bisquer : elles ne salissent pas le littoral. Elles racontent la vie de la Méditerranée et contribuent surtout à protéger nos plages.

  • Sous les étoiles, les Nuits musicales d’Uzès

    Sous les étoiles, les Nuits musicales d’Uzès

    Quand le jour tombe sur la cité ducale, les vieilles pierres changent de partition. Du 18 au 29 juillet, les Nuits musicales d’Uzès célèbrent leur 55e édition entre les cours du Duché et de l’Évêché ainsi qu’à L’Ombrière. Huit concerts composent une affiche cousue main, fidèle au triptyque défendu par Éric Desnoues : artistes, œuvres et lieux.

    La jeunesse donnera le premier accord avec Didon et Énée de Purcell, interprété par le Jeune Orchestre baroque européen. Seize musiciens, sélectionnés parmi plus de 400 candidats, participeront à ce dispositif d’insertion professionnelle. Le lendemain, le sopraniste Samuel Mariño fera résonner Vivaldi et Haendel.

    Du classique
    aux musiques de l’exil

    Alexandre Tharaud jouera Mozart avec l’Orchestre national Avignon-Provence, avant que Benjamin Grosvenor ne traverse Beethoven, Schumann, Scriabine et Chopin. Jean-Christophe Spinosi dirigera l’Ensemble Matheus dans un voyage symphonique tourné vers l’Italie.

    Puis les frontières s’effaceront. Avec La Sultane, André Manoukian puisera dans ses racines arméniennes pour mêler jazz, classique et musiques sacrées. Stochelo et Mozes Rosenberg feront glisser Charlie Chaplin vers le jazz manouche. Enfin, les anciens musiciens de Cesária Évora refermeront le festival en faisant revivre la morna de la Diva aux pieds nus.

    Un tarif à 10 euros est proposé pour les moins de 25 ans.

  • L’association marseillaise Résidence Collectif célèbre ses 3 ans

    L’association marseillaise Résidence Collectif célèbre ses 3 ans

    Trois ans après sa création, l’association d’éducation populaire Résidence Collectif fête son anniversaire ce samedi au Couvent (3e arrondissement). Une soirée à prix libre, de 18h à 23h30, pensée comme le reflet de son engagement. « Le temps fort sera la table ronde autour de la question : “Peut-on devenir ce que l’on n’a jamais vu ?” On est pile dans le cœur de l’association et la question de la représentation », résume Inès Svartz, responsable de projet de l’association. Viviane Nora Adjutor, basketteuse et fondatrice de Balle en main, la réalisatrice et directrice de casting Samia Kadiri et le danseur Nadim Bel Lallahom partageront leurs parcours. « Ils ont connu ces problèmes de représentation et sont devenus des modèles », souligne Inès Svartz.

    La harpiste

    Sophye Soliveau en guest

    Créée pour « diffuser de nouveaux récits », Résidence Collectif est née d’un constat : « Beaucoup de jeunes sont peu ou mal représentés et n’accèdent pas aux milieux de l’audiovisuel, du journalisme ou de la création numérique. » Toute l’année, l’association accompagne ces jeunes lors d’ateliers pratiques, animés par des professionnels « qui ont eu un parcours similaire au leur ».

    La soirée se poursuivra avec « le classico de l’éloquence marseillaise » entre Eloquentia et Project’toi, avant des concerts. La harpiste Sophye Soliveau, nouvelle étoile de la scène soul et RnB française, proposera un solo harpe-voix. « C’est un symbole fort car la harpe est un instrument socialement situé », note Inès Svartz. Le DJ set sera assuré par Sabria B, qui anime un atelier de création sonore au sein de l’association. « L’objectif, c’est que les participants de l’atelier la rejoignent sur scène », conclut Inès Svartz.