Category: accueil-second

  • [Entretien] Michel Mafioly : « Cigal’, un festival populaire, ouvert et fraternel » à Avignon

    [Entretien] Michel Mafioly : « Cigal’, un festival populaire, ouvert et fraternel » à Avignon

    La Marseillaise : Pouvez-vous nous présenter ce festival ?

    Michel Mafioly : Organisé chaque année par des militants de l’antenne Casi du Vaucluse, ce festival repose sur un principe fort : ouvrir une scène de dimension professionnelle à des groupes amateurs de cheminots, en première partie d’une tête d’affiche.

    L’objectif est double : démontrer qu’en dehors du travail, les cheminots possèdent de véritables talents artistiques et les partager avec un public mixte, composé à la fois de cheminots et de publics extérieurs.

    C’est aussi la volonté de rendre la culture accessible à tous ?

    M.M. : Oui, à tous et toutes ! Les cheminots, leurs proches ainsi que les privés d’emploi peuvent assister gratuitement à un concert de qualité. Pour les autres publics, l’entrée est proposée au tarif symbolique de 5 euros. Un festival populaire, ouvert et fraternel, qui fait vivre concrètement l’accès à la culture pour tous.

    Un festival également porté par les valeurs de paix ?

    M.M. : En cette année marquant les 40 ans de gestion des Activités sociales et culturelles à la SNCF par les cheminots eux-mêmes, au travers des élus CGT de différents horizons, ce festival porte pleinement des valeurs de paix, d’humanité et de solidarité et contribue à notre mission d’éducation populaire.

    À cette occasion, Cigal’ accueille également plusieurs partenaires engagés, parmi lesquels l’Orphelinat national des chemins de fer français (ONCF), le Mouvement de la paix et le Secours populaire. C’est un moment privilégié pour rencontrer ces partenaires dans le cadre exceptionnel du Centre culturel des cheminots d’Avignon.

    Côté musical, quels groupes programmez-vous ?

    M.M. : Pour faire vibrer Avignon, nous aurons le plaisir d’accueillir deux groupes de cheminots : Mireil m’a tuer et Brett L. Le premier est un groupe à l’énergie brute et festive, mêlant influences rock, punk et chanson engagée dans une ambiance décalée et populaire qui fait rapidement monter la température. Brett L propose un univers musical sensible et puissant, entre rock alternatif et sonorités modernes, porté par des textes sincères et une présence scénique généreuse.

    Pour assurer la deuxième partie de soirée, nous accueillerons Les hurlements d’Léo, groupe incontournable de la scène alternative française, dont l’énergie débordante et l’univers festif laissent présager une soirée endiablée au cœur d’Avignon.

    Samedi 30 mai, à partir de 18h

    1A rue Jean-Catelas, Avignon. Entrée : 5 euros, gratuite pour les cheminots et les privés d’emploi.

  • Les travailleurs hospitaliers de Digne-les-Bains mobilisés contre l’austérité

    Les travailleurs hospitaliers de Digne-les-Bains mobilisés contre l’austérité

    On dégrade complètement l’offre de soins et l’hôpital public pour nous faire payer la dette qu’ils ont causée eux-mêmes » : plusieurs dizaines d’agents hospitaliers se sont retrouvées vendredi pour rassembler leurs revendications et les envoyer à la direction de l’hôpital lundi. « Ce n’est pas aux agents de l’hôpital et aux patients de le payer. Ce n’est pas parce qu’on est une zone rurale qu’on doit être laissés à l’abandon », revendique Kevin Martin, secrétaire général de FO santé 04.

    « On angoisse beaucoup pour cet été qui arrive sous la menace de suppression de postes, de nous enlever encore des moyens », regrette Julien Pignol, infirmier aux urgences de Digne. « Cela fait maintenant deux étés que les urgences de Digne sont les seules à rester ouvertes 24 heures sur 24 dans le département. On angoisse de passer à nouveau un été compliqué avec l’affluence touristique », explique-t-il. « Nos urgences ne sont pas dimensionnées pour répondre à l’urgence, notamment nocturne, de tout le département. »

    Selon les travailleurs mobilisés avec FO, un véhicule de secours SMUR a été en panne, à l’arrêt pendant un mois car la direction n’avait pas payé les pièces nécessaires et « n’honore plus ses factures ». « L’effectif n’y est plus, on a eu un départ en retraite et un congé maternité non remplacés », affirme Julien Pignol. « Cet été, si l’un de nous tombe malade ou se blesse, on sera en sous-effectif. »

    « Médecine au rabais »

    « Est-ce que le 04 mérite d’être le seul département mal soigné de France ? », a interrogé Guillaume Carré, ambulancier. « Un patient du 04 ne vaut pas moins qu’un patient du 83 ou du 13 », a-t-il lancé. Les urgences de Digne doivent combler les fermetures de celles d’autres hôpitaux du département, comme celles de Manosque. « Les autres hôpitaux annoncent des ouvertures de deux nuits par mois », selon Guillaume Carré.

    « On a peur pour la population, nos collègues et nos équipes. Un jour, vous arriverez aux urgences et il n’y aura pas de médecin ni d’infirmier », s’inquiète Julien Pignol. » Est-ce qu’on veut de cette médecine au rabais ? Est-ce qu’on veut continuer de faire plus avec moins ? », a-t-il demandé aux agents hospitaliers présents autour de lui. « Au premier arrêt maladie, blessure ou burn-out, le service va plonger alors qu’on est les seuls ouverts. »

    « Il faut arrêter de bricoler pour pallier un manque de moyens fabriqué », a conclu Julien Pignol.

    « Il y a eu des efforts qui ont été faits du côté de Manosque pour ouvrir les urgences la nuit davantage, évidemment pas 24 heures sur 24 comme Digne, mais on espère que ça permettra de soulager les équipes par rapport à l’année dernière », répond la direction. « Les fermetures de lits en psychiatrie ont été pensées avec les médecins et l’encadrement depuis plusieurs semaines », affirme-t-elle.

  • [Entretien] Brahim Timricht : « Nager est fondamental,au même titre que lire et écrire »

    [Entretien] Brahim Timricht : « Nager est fondamental,au même titre que lire et écrire »

    Brahim Timricht porte l’amour de la mer en lui depuis tout petit. Dans son quartier du 14e arrondissement de Marseille, l’éducateur sportif a lutté contre le manque d’accès des petits à la mer en les emmenant chaque été à la plage. Il constate rapidement que la plupart des enfants ne savent pas nager. Aujourd’hui, le Grand bleu est l’association d’apprentissage de la natation la plus importante de Marseille. Elle dispense également des formations de maîtres-nageurs et de sauveteurs.

    La Marseillaise : Pouvez-vous expliquer le slogan de l’association : « L’avenir c’est l’insertion par les métiers de l’eau » ?

    Brahim Timricht : Nous avons ouvert le pôle formation en octobre 2022 et 80% des jeunes formés proviennent des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Ce pôle formation est nécessaire car la hausse du nombre de noyades est en partie liée au manque de sauveteurs et maîtres-nageurs. Au niveau national, on estime qu’il manque 5 000 maîtres-nageurs et à Marseille, nous sommes la première association à dispenser des formations pour obtenir le brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique (BSSA). On a remarqué que les besoins étaient énormes et que le manque de mobilité faisait partie des freins. C’est pour cela que le pôle formation, basé à Marseille, s’est déplacé à Avignon et à Aix pour former d’autres jeunes.

    De quelle manière l’association s’inscrit-elle dans la réponse aux hausses du nombre de noyades ?

    B.T. : Apprendre à nager est fondamental, au même titre qu’apprendre à lire et à écrire. L’an dernier, 2 500 enfants ont appris à nager au Grand bleu. Mais nous enseignons aussi la natation aux adultes. En 2025, 150 mamans ont appris à nager à l’association. Jusqu’ici nous avons enseigné la natation en piscine et en mer, notamment à la base nautique de Corbière, et nous avons récemment inauguré notre nouveau local : un tiers-lieu situé dans le 14e, avec une grande piscine bientôt fonctionnelle.

    Quels sont les défis auxquels vous faites face et quelles sont les solutions pour répondre aux lacunes en natation ?

    B.T. : Un enfant sur deux ne sait pas nager à son entrée en 6e et c’est un énorme problème. Nous sommes présents sur des quartiers où les enfants n’ont pas forcément accès à une piscine ou à la mer et dont les parents sont submergés, avec beaucoup de familles monoparentales et des mamans seules. Dans le 13e, il n’y a qu’une seule piscine, celle de Frais Vallon, et entre les écoles, les clubs et les particuliers, on ne s’en sort pas. Le « Plan piscine », initié par la Ville, prévoit notamment la rénovation de la piscine Nord, de celle de Bougainville et de Luminy. Mais cela prend du temps. Ce serait pertinent de centraliser les demandes des familles pour des stages et des cours de natation en créant une plateforme dédiée, regroupant Le Grand bleu et les quatre autres associations d’enseignement de la natation à Marseille.

    Entretien réalisé par Diane Villemin

  • Des parlementaires au chevet des cœurs de ville

    Des parlementaires au chevet des cœurs de ville

    Sur la rue de la République, célèbre pour ses façades haussmanniennes, les devantures flambant neuves côtoient les rideaux tirés et les locaux vides. Sur cette artère importante du 1er arrondissement de Marseille, le problème de la vacance commerciale est particulièrement prégnant. C’est la raison pour laquelle le député (PS) des Bouches-du-Rhône, Laurent Lhardit, a décidé d’y faire une audition décentralisée dans le cadre d’un rapport parlementaire sur l’avenir des commerces de proximité.

    « Sur la rue de la République, on a un taux de vacance de 25 % d’après nos estimations », affirme Corneille Fondjo, dirigeant de quatre agences immobilières dans le centre de Marseille et membre de l’association des commerçants de la rue de la République. Un taux largement au-dessus du niveau national, qui est de 14 % et de Marseille qui est de 20 %. Accompagné de son co rapporteur, le député (LR) de Haute-Loire, Jean-Pierre Vigier, Laurent Lhardit a échangé avec les commerçants aux sujets de leurs problématiques.

    5 000 euros par mois

    Si certains évoquent la crise économique, la concurrence d’internet ou des locaux parfois vétustes, tous sont unanimes : leur principal souci est les loyers trop élevés. Mehdi Bouzghaia a ouvert son salon Le barbier de Marseille en 2019 sur la rue. « Notre activité fonctionne bien, mais on a envie de partir tellement on paye cher », se désole le gérant. Même son de cloche dans la boutique Cloclo et Chacha, qui vend jouets et objets de puériculture. Gaelle Genaud a ouvert sa boutique il y a un an et paye 5 000 euros par mois pour 130 m2 : « Au début, j’avais la trésorerie, mais j’ai eu un dégât des eaux et ça a tout foutu en l’air. J’ai des dettes envers l’ancien bailleur maintenant, et je ne sais pas comme on va s’arranger avec le nouveau ». Tout comme Medhi Bouzghaia, elle fait partie des boutiques dont le bailleur a changé (cf encadré).

    Des problématiques de loyers trop élevés qui viennent de l’achat de plus en plus fréquent de locaux par des holdings foncières, dont la rue de la République en a été le triste exemple. « Ces foncières n’achètent que pour spéculer, donc ils font monter les loyers. Et lorsque les locataires ne payent pas ça ne les dérange pas, puisqu’ils défiscalent », se désole le député des Bouches-du-Rhône. Le plafonnement des loyers serait l’une des recommandations des parlementaires pour protéger les commerces de proximité.

    Diversité commerciale

    Une manière de permettre à plus de commerçants de s’installer et ainsi recréer une synergie entre les boutiques. « Les commerces attirent les commerces. Rue de la République, comme il y a beaucoup de locaux vides [notamment à cause des prix] on ne flâne pas dans cette rue donc c’est plus compliqué », explique la gérante de la boutique de puériculture. Pour Jean-Pierre Vigier, la diversité des commerces est également essentielle afin de revitaliser efficacement le centre-ville. L’importance de l’implantation de services publics tout comme une plus grande équité fiscale contre les plateformes de commerce en ligne seront également des pistes de réflexion. Le rapport devrait être présenté devant la commission des affaires économiques en juillet pour tenter de faire rebattre le cœur des villes.

    Un nouveau propriétaire de rue de la République

    Fin du mois d’avril dernier, l’entreprise lyonnaise Régie du commerce, a racheté 129 boutiques de la Rue de la République à l’entreprise Commerces de la République. Le nouveau bailleur est notamment spécialisé dans le rachat de centres commerciaux avec un fort taux de vacance qu’il redynamise en baissant les loyers. Rebecca Bernadi, adjointe (PM) au maire de Marseille en charge du commerce affirme que « son discours est plutôt rassurant ». Les commerçants touchés par le changement de bailleur espèrent trouver un propriétaire plus à l’écoute de leurs problématiques et qui réduira leur loyer afin de redynamiser cette emblématique rue.

  • Provence Rugby face à son destin

    Provence Rugby face à son destin

    Nous y sommes. Le travail harassant effectué tout au long de la saison régulière doit se concrétiser au moment où cela compte le plus. C’est-à-dire maintenant. Provence Rugby est en déplacement, ce vendredi soir (21h), sur la pelouse de Colomiers. À la clé, si jamais les Aixois s’imposent, une place en finale de Pro D2 pour la première fois de leur histoire. Les hommes de Philippe Saint-André se sont préparés au mieux pour ce rendez-vous, seulement 6 jours après leur succès en barrages, contre Brive (39-21).

    La mêlée, clé de la partie ?

    Le manager général a appuyé sur la récupération avant ce choc. « On a axé sur une journée supplémentaire de récupération. Ce qui est important pour nous, c’est d’avoir l’énergie qu’il faut pour demain soir [ce soir]. On a beaucoup fait tourner nos joueurs pour qu’on soit en forme sur cette fin de saison. On vient de gagner six matchs d’affilée, il faut encore en gagner deux. » Les joueurs n’ont pas spécialement évoqué la portée historique de cette rencontre. Bien sûr, en cas de victoire, ils entreraient tous dans le grand livre d’or du club avec cette finale. Mais leurs pensées se tournent essentiellement sur ce qu’ils ont à réaliser pour l’emporter. « Honnêtement, on n’y pense pas. Personne n’en parle dans le vestiaire, on n’en parle pas entre nous, parce que chaque saison est différente. Évidemment, quand on se pose la question, on se dit que ça peut être exceptionnel, ça peut être incroyable pour le club, pour la ville, mais en soi, c’est chaque chose en son temps », détaille Pierre Lucas, sur le point de terminer sa première saison à Provence Rugby.

    Ce vendredi soir, à Colomiers, il ne faut pas s’attendre à voir autre chose qu’un match équilibré, serré. Deux équipes habiles, appréciant jouer à la main, avec des phases longues. Le plus créatif et le plus efficace sera-t-il le gagnant ? Sans doute. « Après, c’est une équipe qui est quand même beaucoup pénalisée aussi. Ils sont énormément pénalisés en mêlée. Nous, c’est l’un de nos points forts. Déjà, je pense qu’ils vont vouloir attaquer pied au plancher. Il va falloir faire un début de match bien meilleur que ce qu’on avait fait, ici, à domicile. Je ne vais pas vous le dire, mais on a une stratégie, on a un plan. Les joueurs sont déterminés », appuie Philippe Saint-André.

    Même loin de leurs bases, les Provençaux ont l’opportunité de frapper un grand coup. L’exploit est à leur portée, 80 minutes décideront de leur sort.

    Demi-finale de Pro D2

    Stade Michel-Bendichou (21h)

    Arbitre : Pierre Bru

    Colomiers : Giral – Pinto, Dulon, Nuu, De Bivar – Delpy, Danglot – Timu, Bazin, Plataret – Adelaide, Granouillet – Simutoga, Dimcheff, Etchebehere

    Provence : Vareiro – Lapegue, Bituniyata, Lucas, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Zafra – Francis, Latterrade, Wegrzyn

  • [Entretien exclusif] Josée Massi : « Je ne me suis pas battue contre le RN mais pour les Toulonnais »

    [Entretien exclusif] Josée Massi : « Je ne me suis pas battue contre le RN mais pour les Toulonnais »

    La Marseillaise : Vous êtes parvenue à déjouer tous les pronostics en écartant la menace du RN, grâce notamment à l’électorat de gauche. Une partie de celui-ci a même voté pour vous dès le premier tour. Diriez-vous que cette confiance vous engage ?

    Josée Massi : Je mesure la confiance que tous les Toulonnais m’ont apportée, parce que c’est vrai que si on a réussi c’est grâce à un élan. Je ne me suis pas battue contre le RN mais pour les Toulonnais et avec tous les Toulonnais, quels que soient les partis. C’est bien pour ça que mon slogan, c’était « Toulon, mon parti », et pas un autre. Et je remercie aussi bien la droite que la gauche et même ceux qui n’ont pas de parti. Je crois que ça m’a un peu réconciliée avec la nature humaine. Et ça fait sens.

    Pardonnez-moi d’insister sur la gauche. Elle a disparu du conseil municipal. Est-ce que, selon vous, ce n’est pas un peu dommageable ?

    J.M. : C’est le principe de la démocratie.

    Par contre, j’ai l’intention de les associer, notamment dans les conseils de secteur. Ça sera mon travail de l’été, pour voir leur composition et que cela soit vraiment des conseils de secteur démocratiques. Mais c’est vrai que je n’ai pas encore eu le temps de m’y pencher parce qu’entre la Métropole et la Ville, il y a beaucoup de désignations à faire. Mais j’ai à cœur d’avoir une nouvelle gouvernance et ces conseils de secteur pourraient être un lieu où chacun puisse exprimer ses opinions mais toujours bien sûr dans le sens de l’intérêt général et de la ville.

    En parlant de changement de gouvernance vous avez refusé de donner des vice-présidences à la Métropole aux maires RN…

    J.M. : Oui, ils en réclamaient trois sous prétexte que c’est ce qui se faisait habituellement… Chaque maire avait c’est vrai une vice-présidence. Mais ça se faisait au moment où il n’y avait qu’une majorité. On m’a rétorqué que Marc Vuillemot [ancien maire de gauche de La Seyne, Ndlr.] avait une vice-présidence. Mais il faut rappeler que de lui-même, il était venu nous voir pour dire qu’il était dans la majorité métropolitaine, ce qui n’est pas le cas des trois maires RN. Alors chacun sa place. On ne peut pas être à la fois opposant et dans l’exécutif. Mais je n’oublierai pas les habitants des trois communes, parce que ce sont des habitants métropolitains. Il n’y a pas de souci. Je ne vais pas pratiquer la chasse aux sorcières. Et bien sûr, ils font partie de la métropole. On travaillera avec eux.

    Aujourd’hui, on se retrouve avec un groupe RN très agressif, surtout Mme Lavalette. Ça risque d’être un peu long 7 ans comme ça, non ?

    J.M. : Pour elle vous voulez dire ! Parce que dans l’opposition, elle va au moins y rester 7 ans… Alors, elle a beau dire qu’elle a recueilli 48% et lancer en conseil municipal « Il faut oser, Josée ! », comme je lui ai répondu l’autre fois, les Toulonnais ont osé puisque c’est nous qui avons été élus.

    Elle a la défaite amère. Voilà. Mais en même temps elle croyait tellement être maire… Après, elle a une tribune, une fois par mois, au conseil municipal. En fait, Laure Lavalette ne cherche pas le débat mais à faire le buzz. Ma mère disait que le silence, c’est le plus grand des mépris. Quand on ne peut pas débattre, ce n’est pas la peine.

    Vous insistez sur le fait de n’appartenir à aucun parti mais votre victoire a provoqué un espace politique. Comment cela va se traduire pour les prochains scrutins électoraux ?

    J.M. : C’est vrai qu’ils vont s’enchaîner, là. Mais, oui, je pense que notre étiquette « Majorité municipale » est toute trouvée et qu’on soutiendra des élus. Sauf pour les sénatoriales où je ne pense pas que nous ayons de candidat. Mais vous savez, je suis très convoitée pour ces sénatoriales. J’ai à présent beaucoup d’amis depuis le 22 mars, c’est marrant ! Mais, c’est peut-être le privilège de l’âge : je ne suis dupe de rien. Et je le répète : je n’ai pas d’ambition politique. Vous ne me verrez pas sur des sénatoriales, sur des législatives ou même sur des départementales. Je pense qu’être maire et président de la métropole, c’est plus qu’un temps complet. Et quand on s’engage sur un mandat, il faut pouvoir le tenir.

    Les Toulonnais vous ont élue sur un programme. À quoi peuvent-ils s’attendre prochainement ?

    J.M. : Sur la sécurité, on met en place la police de proximité sur le Pont du Las et sur Saint-Jean du Var. De façon à ce que les habitants connaissent les équipes et qu’on ne soit pas seulement dans la répression mais aussi dans la prévention, c’est important.

    Sur la proximité, on travaille sur les maisons de santé. Celle de Claret est bien lancée et j’espère pouvoir l’inaugurer au premier trimestre 2027. Pour celle de Pont du Las, la ville a préempté le local. En parallèle, on facilite également l’implantation de toutes les maisons de santé privées, avec différents médecins qui se regroupent.

    Proximité encore avec la concertation. On a pu le voir sur les plages de Mourillon, avec l’inauguration de la plaine de jeux que j’avais initiée en 2023. C’est un lieu qu’on améliore d’année en année avec une vraie concertation avec les utilisateurs de la plage. Il faut que le Mourillon reste ce lieu où les Toulonnais qui ne partent pas peuvent se considérer un petit peu comme s’ils étaient en vacances.

    Et dans les 5 jours, une expérimentation va débuter sur le boulevard de la République avec l’aménagement d’une piste cyclable sécurisée à double sens. On va voir ce que ça donne par rapport aux flux de voitures qu’amènent les embarquements de ferries. Mon objectif, c’est de faire des pistes cyclables continues, un réseau.

    Concernant le scandale des crèches privées, comment se prémunir de ce type de dérives ?

    J.M. : Nous avons prioritairement des crèches publiques et des crèches associatives que l’on finance. Vous savez, je l’ai souvent dit, l’objectif des crèches privées c’est faire du business. Et je peux vous dire, pour en avoir gérées, que pour faire du bénéfice sur une crèche, il faut soit réduire l’encadrement et avoir des personnes moins diplômées, soit rogner la qualité des services qu’on rend aux enfants. Alors nous on va en construire une de plus. On a rénové les deux de Lamalgue et on finance les associatives, puisqu’il y en a une qui va se faire à Barbès. Et on s’engage à ce que tous les parents qui travaillent aient une place en crèche.

    On a vu la semaine dernière dans cette barre délabrée de Pontcarral que la misère sociale continue de causer des ravages…

    J.M. : Un drame épouvantable ! Mais j’en profite pour rappeler à nouveau, qu’il n’y avait eu aucun signalement concernant cette famille. Ces enfants qui avaient été inscrits à l’école Basse Convention en avaient été radiés au mois de mars, parce que la maman avait déménagé et les avait inscrits à Marseille.

    Mais on ne reste pas sans rien faire. On travaille avec la préfecture sur deux copropiétés qui sont à peu près dans le même état : La Grande-Plaine et Pontcarral. La première étant plus facile à appréhender que celle de Pontcarral, parce qu’il n’y a que deux propriétaires. J’ai écrit au ministre pour avoir une dérogation parce que vous savez qu’on est en Quartier prioritaire de la ville et qu’on n’a le droit normalement de rajouter du logement social. Et si on rénove la Grande-Plaine, on va y faire des services publics en plus, avec un centre social dans la Maison Verlaque.

    Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour ce mandat ?

    J.M. : Que Toulon continue à être une ville apaisée, où il faut bon vivre, où on est contents de s’installer. On veut l’améliorer, mais ce que je veux dire aussi c’est que ça ne se fait pas à sens unique, pour reprendre la parabole du Colibri : il faut que chacun fasse sa part. Et puis que les habitants s’engagent aussi dans les CIL [Comité d’intérêts locaux, Ndlr.] qui sont les mieux placés pour remonter les besoins de la population.

  • Ernest Pignon-Ernest réactive les mémoires à Martigues

    Ernest Pignon-Ernest réactive les mémoires à Martigues

    Dur de circonscrire l’œuvre de l’un des pionniers de l’art urbain dans un espace fermé. Un défi pourtant relevé par le Musée Ziem, qui donne à voir au public gratuitement, du 23 mai au 15 novembre, la « carte blanche » qu’il octroie à Ernest Pignon-Ernest. Un « compagnon de route » de la ville de Martigues, où il a construit « un espace artistique avec des habitants qui s’en souviennent encore aujourd’hui », contextualise le troisième adjoint au maire, Florian Salazar-Martin. Et laissé sa trace, notamment dans les années 1980, illustrent certains de ses projets comme Prométhée et la Martégale.

    « À cette époque, on assistait dans la région à des relents racistes et une ville était tombée aux mains du Front national. J’ai presque copié le tableau qui représentait cette femme, qui pouvait venir aussi bien d’un côté que de l’autre de la Méditerranée », rappelle Ernest Pignon-Ernest. « Comme une rétrospective », situe Céline Laudin, directrice du Musée Ziem, qui parcourt la vie et l’œuvre du plasticien niçois, désormais 84 printemps, marquées au fer rouge par sa mobilisation dans le contingent des appelés lors de la guerre d’Algérie, dont on trouve trace sur l’un de ses premiers dessins, réalisé en 1962 : un taureau digne de Guernica collé sur du papier journal de la Dépêche d’Alger.

    Mais ce n’est que quelques années plus tard que celui qui se vouait à l’origine à la peinture, décide « d’intervenir directement sur les lieux eux-mêmes. Pour les stigmatiser et non pas les figurer », se remémore l’artiste, qui répond alors à « une alerte de René Char, qui s’élève contre l’implantation de la force de frappe atomique sur le plateau d’Albion. Mon œuvre n’est pas le dessin lui-même, mais ce qu’il provoque dans la rue », souligne-t-il, devant des photos de son intervention au métro Charonne, tapissant des cadavres sur les marches de la bouche. Pour réactiver la mémoire collective autour de la répression d’une manifestation contre la guerre coloniale ayant provoqué huit morts et 250 blessés en ces lieux en 1962.

    Éphémère vivace

    « La mort annoncée de mes images fait partie de la proposition », répète à l’envi Ernest Pignon-Ernest. Un credo rimbaldien assumé par cet homme qui transpire aussi la littérature par tous ses pores, montre ainsi une série de photos avec le poète du Dormeur du val, de Charleville à Paris. Bordel, un peu de poésie et de politique ne peuvent que hisser vers le sursaut. Sa référence ultime ? Pier Paolo Pasolini, écrivain « visionnaire » qui a annoncé « l’appauvrissement et le recul culturel de la société ». Dans ses performances urbaines, Ernest Pignon-Ernest l’a ainsi placardé sur certains lieux emblématiques de son existence, comme à Ostie où il fut assassiné. « C’est lui qui porte son corps, comme s’il nous disait : qu’est-ce que vous avez fait de ma mort ? », décrypte-t-il. Que dire encore de son hommage à Antonin Artaud dans des salles abandonnées de l’hôpital d’Évry, où le poète marseillais est mort, comme si ce dernier se poignardait le dos à coups de crayon. Autant d’auteurs faisant cruellement défaut dans notre époque aseptisée, son dernier exemple en date étant sa série représentant l’écrivain palestinien Mahmoud Darwich. « C’est l’image de lui en train d’avancer », commente le plasticien devant des images réalisées il y a une dizaine d’années, de Gaza à Ramallah.

    Un éclaireur et des traces

    Ernest Pignon-Ernest réactive et exalte la mémoire humaine, souvent sur les lieux de son affliction. « Cela peut nous suggérer autant d’imaginaires qu’un roman », estime-t-il. Parfois, « pas besoin de mettre un dessin, l’œuvre est déjà là », indique-t-il devant sa série Les expulsés (1977). « Mon matériau, c’est l’événement lui-même, et quelques fois, les lieux », prouve l’un de ses actes réalisé en 1974 – des habitants noirs derrière des barbelés – en réaction au jumelage de sa ville natale de Nice avec celle du Cap, en Afrique du Sud, en plein Apartheid. Doux euphémisme de dire qu’Ernest Pignon-Ernest est habité par la mémoire humaine et des lieux. Symbole suprême avec ses collages en souvenir de Maurice Audin, mathématicien et militant communiste pour l’indépendance de l’Algérie, assassiné par l’armée française, à l’endroit même « où il a été torturé ».

  • Les futures stars mondiales du football réunies en Provence

    Les futures stars mondiales du football réunies en Provence

    Le tournoi international de football espoirs est de retour à partir de ce dimanche 31 mai à 15h en Provence. La Chine affrontera l’Arabie saoudite au Parc des Sports d’Avignon. La compétition se déroulera jusqu’au samedi 13 juin. Dix équipes venues des cinq continents tenteront de succéder à la France, absente pour la première fois du tournoi depuis 2003.

    Une absence notable, mais pas catastrophique pour l’organisation. « La dernière fois que c’était comme ça, il y a eu une finale Portugal-Argentine avec Javier Mascherano et Cristiano Ronaldo sur le terrain. Donc on souhaite la même réussite cette année », tempère Amayes Brahmi, coorganisateur de l’événement. Une absence expliquée par « des raisons budgétaires », qui auraient été avancées par la Fédération française, explique l’organisation, les équipes U21, U18 et U19 étant déjà mobilisées sur différentes compétitions internationales, tandis que les U20 n’ont pas joué depuis la Coupe du monde de leur tranche d’âge, fin 2025.

    Mais les absents n’éclipsent pas les présents. Deux poules de cinq équipes vont se disputer la première place de leurs groupes à Avignon, Aubagne ou Toulon, avant des matches de classement. Avec des pays de « tous les continents », comme le rappelle Laurent Lauricella, coorganisateur. À savoir donc la Chine et l’Arabie saoudite. Mais aussi la République démocratique du Congo, la Tunisie, le Japon, la Côte d’Ivoire, le Venezuela, le Canada, le Portugal et la Colombie. Toutes les rencontres seront également gratuites, « même la finale », insiste l’organisation.

    Plateau relevé

    Les organisateurs insistent également sur le renouvellement des nations invitées, avec le retour du Congo pour la première fois depuis 13 ans, ou du Portugal depuis 2019. Et n’hésitent pas à mettre en avant les grands joueurs qui ont foulé les prés provençaux depuis la création du tournoi, avec notamment quatre Ballons d’or que sont Zinedine Zidane, Cristiano Ronaldo, Jean-Pierre Papin et Hristo Stoichkov. Mais aussi d’autres grands noms, citant pêle-mêle Thierry Henry, David Beckham ou, plus récemment, Marquinhos et Maghnes Akliouche.

    « On promet du spectacle », ajoute Laurent Lauricella, mettant en avant la moyenne de 70 buts par édition depuis la première édition. Il voit l’équipe ivoirienne comme favorite de cette quinzaine avec des joueurs comme Abdoul Ouattara, qui évolue à Strasbourg en Ligue 1, ou Kader Meïté, transféré pour une trentaine de millions d’euros de Rennes au club saoudien Al-Hilal FC, lors du dernier mercato hivernal. Sans oublier le Portugais Mateus Mané, qui évolue en Premier League anglaise à Wolverhampton, ou encore le Japonais Nick Schmidt, défenseur chez les Allemands du FC Sankt Pauli de Hambourg.

    Tous les matches sont gratuits. Programme complet sur tournoimauricerevello.com

    La Sud ladies cup n’aura pas lieu

    Alors qu’elle se déroulait en préambule du Maurice-Revello, la Sud ladies cup n’aura pas lieu cette année.

    Le comité d’organisation a jugé que les indicateurs actuels ne permettaient pas de garantir aux délégations étrangères le niveau d’accueil et de performance qui a bâti la réputation et l’attrait de ce tournoi féminin réservé aux U20.

    Loin d’être un désengagement, cette pause est présentée comme « une mise en stand-by et nous aimerions relancer le tournoi, si nous trouvons une solution », confie Amayes Brahmi. Le coorganisateur regrette qu’après le lancement en 2018, « il y a eu de belles paroles, mais peu d’actions malgré de belles affluences ».

    M.Ga.

  • Un colloque pour décrypter l’anéantissement de Gaza

    Un colloque pour décrypter l’anéantissement de Gaza

    Faire face à l’anéantissement de Gaza. C’est le thème du colloque organisé durant deux jours au Mucem (2e), ces 21 et 22 mai. Tenu dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026, le rendez-vous ambitionne de réunir « des artistes et chercheurs de Gaza (…), des institutions culturelles et artistes engagés pour la Palestine, ainsi que des spécialistes de la région et des migrations artistiques ».

    La journée de jeudi, après un accueil introductif d’une trentaine de minutes le matin, s’est ouverte avec un « état des lieux » de l’anéantissement à Gaza. Animée par la journaliste d’Orient XXI Sarra Grira, la rencontre a été l’occasion de revenir sur la destruction du patrimoine gazaoui. Une présentation assurée par Ahmed Ashour, chercheur à l’Université de Tours, spécialiste des politiques culturelles et de l’apprentissage communautaire dans des contextes marqués par la guerre et l’oppression.

    Aïda Delpuech, journaliste indépendante, a évoqué l’écocide en cours à Gaza, d’après elle outil important de la destruction durable de l’enclave. « Attaquer l’écosystème palestinien fait partie du mode opératoire israélien. Il faut comprendre que l’écocide est d’abord un outil du génocide à court terme, car si on prive une population de ses outils de production agricole, on alimente la famine et donc le génocide en cours, détaille-t-elle. Mais aussi à long terme : les bombardements rendent Gaza inhabitable pour une longue durée. On détruit les écosystèmes sur le moment, mais aussi après, avec des ressources, comme les sols, l’eau, l’air, qui sont durablement contaminées. »

    Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les territoires palestiniens occupés, est également intervenue, en visioconférence. « Nous devons accepter que nous vivons une destruction totale de ce qui est la Palestine en tant qu’identité », martèle-t-elle. Et de rappeler la définition des termes qu’elle emploie : « On parle de génocide lorsqu’il y a volonté de détruire totalement ou partiellement un groupe et religieux. Ici, la volonté n’est pas cachée. » D’après le ministère de la Santé du Hamas, plus de 70 000 personnes sont mortes dans l’enclave palestinienne, chiffre jugé fiable par l’ONU, depuis l’attaque terroriste du 7-Octobre du Hamas sur le sol israélien, qui a déclenché la guerre à Gaza.

    Protestations

    C’est notamment pour protester contre la présence de Francesca Albanese que le président du Crif Marseille, Bruno Benjamin, avait appelé, en début de semaine, à un rassemblement devant les portes du Mucem, qualifiant la rapporteuse de l’ONU d’« antisémite notoire ». Il reproche aussi à l’événement d’être trop orienté politiquement et exige qu’il y ait « la même chose pour le 7-Octobre ». Lui et une trentaine de soutiens, dont le collectif Nous vivrons, sont venus manifester, jeudi matin, devant le musée. En réaction, plusieurs collectifs de défense de la Palestine sont, eux aussi, venus protester. « Mettre sur le même plan le dominant et le dominé, le colonisateur et le colonisé, ça n’a strictement aucun sens », s’est indigné Pierre Stamboul, membre de l’Union des juifs français pour la paix, collectif pro-palestinien.

    Les 428 militants de la flottille pour Gaza expulsés d’Israël

    Les quelque 430 militants de la Global Sumud flotilla, interceptés entre lundi et mardi au large de Chypre par les forces israéliennes, ont finalement été renvoyés en Turquie. Jusque-là détenus dans la prison israélienne de Ktziot, ils ont, jeudi, « tous été expulsés », a indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien. Mercredi, le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, avait provoqué un tollé international en publiant une vidéo montrant des militants agenouillés et les mains liées.

  • OM : une finale pour l’Europe

    OM : une finale pour l’Europe

    Malgré les matches ratés, les coups durs et autres départs vaudevillesques, l’OM peut toujours prétendre être européen la saison prochaine.

    Certes, s’ils retrouvent les joutes continentales en septembre, ce ne sera pas celles de la Ligue des Champions. Néanmoins, deux options s’offrent encore aux Marseillais. La Ligue Europa et la Conférence européenne, cela en fonction de ce qu’il se passera dimanche au Vélodrome, avec la réception de Rennes, en clôture d’une saison éprouvante.

    « Jouer une Coupe d’Europe, c’est toujours bien », confesse Timothy Weah. Le lauréat 2026 du prix Orange de la presse ne galvaude pas une éventuelle participation à la Ligue Europa. Il voit dans une qualification l’occasion de « finir sur quelque chose de positif ».

    Même son de cloche du côté de son entraîneur. Habib Beye sait ce que représente une belle épopée en Ligue Europa. « J’en ai vécu une avec l’OM, avec une finale, c’est exceptionnel », insiste-t-il. Et même si la Ligue des Champions, qu’il devait aller chercher avec son équipe, se jouera sans l’OM la saison prochaine, l’ancien défenseur reste positif. « Nous avons la chance d’avoir ce dernier match au Vélodrome. Ils seront nombreux à être contents de nous voir gagner contre Rennes et finir cinquième. Ce match, c’est l’occasion d’avoir une belle sortie », continue-t-il.

    Habib Beye est optimiste. La victoire, même poussive, ramenée du Havre a permis de regonfler le moral de ses troupes. « Ce sera une bataille, et nous sommes prêts ! », confirme Timothy Weah. Prêts à couper la route de la Ligue des Champions à des Rennais qui sont revenus dans la course, sous la houlette de Franck Haise et d’un collectif revanchard, après une première moitié de saison ratée.

    Rennes a fait ce que l’OM aurait dû faire depuis le mois de janvier. À présent, c’est l’occasion pour les Phocéens de faire d’une pierre deux coups. Montrer que le groupe mérite d’aller chercher l’Europe. Et se réconcilier avec le Vélodrome.

    Les derniers matches ont montré une fracture profonde entre les joueurs et le peuple olympien. Timothy Weah en a conscience et lui lance un appel. « Les supporters ont le droit d’être exigeants et en colère. Je comprends que c’est dur pour eux de nous soutenir. Mais nous avons besoin d’eux pour aller chercher l’Europe. »

    Pour Habib Beye, la recette est simple. « Nous devons faire un grand match, en étant plus solidaires et meilleurs qu’au Havre. Être moyen ne suffira pas. »

    « Je comprends que c’est dur pour les supporters de nous soutenir »