Category: accueil-merge

  • L’OM boucle enfin ses premières ventes estivales

    L’OM boucle enfin ses premières ventes estivales

    Greenwood en Turquie

    Le premier grand feuilleton estival a trouvé sa conclusion. L’OM a trouvé un terrain d’entente avec Fenerbahçe concernant le transfert de Mason Greenwood. L’Anglais, après deux saisons intéressantes sous le maillot olympien, était suivi par plusieurs clubs. La Roma a été la première à faire des avances. Mais sanctionné par l’UEFA, le club de la capitale italienne a finalement renoncé.

    Trois autres sont alors entrés dans la danse. Fenerbahçe, l’Atlético de Madrid et al-Ahly. Les offres étaient proches, avec une base de 40 millions d’euros. Seul le montant du bonus différait.

    Mason Greenwood a refusé de s’engager du côté d’al-Ahly. Si elle semblait la plus intéressante pour lui, il ne se sentait pas de prendre aussi tôt sa retraite sportive, en rejoignant un championnat saoudien peu intéressant sportivement.

    Restaient en lice Fenerbahçe et l’Atlético de Madrid. C’est finalement le club turc, qui avait dépêché un négociateur à Marseille pour appuyer sa requête, qui décroche la timbale. L’OM va empocher 40 millions d’euros, auquel s’ajoutera un bonus en cas de revente. Néanmoins, les dirigeants marseillais devront verser une partie de cette indemnité à Manchester United.

    Mason Greenwood a signé un contrat de quatre ans. Assorti d’une conséquente revalorisation salariale. Il est le second départ, après le prêt payant de Hamed Traoré au Genoa.

    Des pistes défensives pour l’après-Balerdi

    Si la priorité reste aux ventes, l’état-major marseillais continue de surveiller certaines opportunités, notamment dans le secteur défensif. Après la piste Jean-Clair Todibo, celle menant à Malang Sarr est apparue. Libre de tout contrat, le défenseur de 28 ans s’est parfaitement relancé cette saison sous les couleurs lensoises, au point de figurer dans l’équipe type de Ligue 1 des trophées UNFP. Ses performances ont également attiré l’attention de la Real Sociedad.

    Accessible financièrement, puisqu’aucune indemnité de transfert ne serait à verser, l’arrivée de Malang Sarr semble toutefois conditionnée au départ de Leonardo Balerdi. Avec l’une des plus fortes valeurs marchandes et l’un des salaires les plus élevés de l’effectif, l’international argentin, actuellement blessé, figure parmi les candidats au départ cet été. En quête d’un défenseur central, la Juventus Turin garde un œil sur l’ancien capitaine olympien, mais seulement en cas d’échec dans le dossier menant au Slovène Tarik Muharemovic.

    Benatia toujours là

    Toujours dans un souci de vendre, la direction de l’OM continue de faire confiance à Medhi Benatia, son ancien directeur sportif. Selon L’Équipe, il continue de peser sur certains dossiers internes, notamment en ce qui concerne le mercato. L’ancien international marocain aurait d’ailleurs obtenu une proposition en provenance d’Arabie saoudite pour Pierre-Emile Højbjerg.

    Premier match amical en Côte d’Ivoire

    Dans le cadre de leur préparation estivale en vue de la saison à venir, les Olympiens s’envoleront mercredi pour la Côte d’Ivoire. Ils y séjourneront durant trois jours à l’occasion du partenariat noué avec « Sublime Côte d’Ivoire », un programme porté par le ministère du Tourisme et des Loisirs du pays ouest-africain. Un déplacement qui sera également l’occasion pour les Marseillais de disputer leur première rencontre amicale, jeudi à 15 heures, face au Yamoussoukro FC.

    Selon la communication officielle de l’OM, l’ensemble des rencontres du Summer Tour sera diffusé sur OM.fr et sur la chaîne Twitch officielle du club. L’accès au direct sera réservé aux membres Peuple Bleu & Blanc Essential, Gold et Platinum, ainsi qu’aux abonnés (subs) de la chaîne Twitch officielle de l’OM.

  • À Avignon, le monde culturel maintient la pression sur le gouvernement

    À Avignon, le monde culturel maintient la pression sur le gouvernement

    C’est malheureusement une pièce à succès qui se joue lors de ce Festival d’Avignon. Avec dans la mise en scène un gouvernement austéritaire et comme acteurs principaux et victimes les professionnels du spectacle vivant. Après une manifestation jeudi dernier devant l’hôtel de Ville et avant une agora ce jeudi 16 devant le palais des Papes, une nouvelle mobilisation s’est tenue ce lundi soir, également sur la place papale. « On construit un mouvement unitaire en intersyndicale avec des organisations d’employeurs et de salariés », pose Joris Mathieu, coprésident du Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac).

    À ses côtés, la CGT spectacle, le Synavi (syndicat national des arts vivants), Scène ensemble ou le collectif Livrer bataille. Tiago Rodrigues, directeur du festival, se joint aussi au mouvement. « Le service public de la culture est un patrimoine démocratique, ce festival n’est pas possible sans lui, à partir du moment où ce service public est en danger, on est tous en danger », estime-t-il. Sa voisine de tribune est l’une de ses prédécesseurs à la tête du festival, Hortense Archimbault. L’actuelle directrice de la MC 93 [Maison de la culture de Seine-Saint-Denis] confie n’avoir « jamais affronté ça en 22 ans ». Le ça en question : le gel de dotations par l’État pour le second semestre mettant en péril de nombreux spectacles et donc d’activités pour les artistes. « Je ne veux pas déprogrammer et renier la confiance accordée aux artistes et au public, en faisant cela, je crée un gros déficit pour ma structure », assume-t-elle. Et ce « alors qu’il y a une forte demande sociale pour le spectacle vivant avec jamais autant de monde dans les salles ».

    Un « saccage délibéré

    des services publics »

    « Nous n’accepterons pas de mourir en silence », prévient Delphine Lalizout, coprésidente du Synavi. L’intersyndicale pose trois revendications : un moratoire urgent sur ces coupes budgétaires, la création d’une commission interministérielle en lien avec les collectivités territoriales pour mener une vraie concertation, et porter à 1% minimum la part de la culture dans le budget de l’État. « Une catastrophe sociale s’annonce avec un grand mépris du gouvernement qui ne nous a pas concertés », s’insurge Ghislain Gautier, secrétaire général adjoint de la CGT spectacle qui brandit la menace d’une grève. « On exige une prise en considération du gouvernement d’ici au 16 juillet, avoir au moins un rendez-vous, sinon on discutera des modalités d’action qui peuvent aller jusqu’à la grève », annonce le représentant syndical.

    Si pour l’heure il ne s’agit que d’une hypothèse, « c’est l’exécutif qui, par son mutisme, son mépris et son saccage délibéré des services publics, en porterait la responsabilité », conclut Joris Mathieu.

  • Le spectacle de rue s’invite à Lodève avec Résurgence

    Le spectacle de rue s’invite à Lodève avec Résurgence

    Cirque, musique, danse, théâtre. Une pluralité d’arts sera représentée au festival Résurgence, qui se déroulera à Lodève, du 16 au 19 juillet. Une diversité artistique mise en avant par les organisateurs. « On essaye que chacun puisse trouver des spectacles qui l’attirent en fonction de ses goûts », fait valoir Franck Loyat, directeur du pôle culture du Lodévois Larzac, communauté de communes qui organise la manifestation. Une manière que chacun puisse trouver chaussure à son pied tout en mettant en lumière des artistes émergents. Car ici, pas de tête d’affiche. « On a fait le choix d’axer le festival sur la découverte et la création artistique afin de stimuler la curiosité du public », poursuit Franck Loyat.

    Une tâche à laquelle s’attelleront les 22 compagnies qui donneront une quarantaine de représentations – auxquelles s’ajoutent une vingtaine du « off » du festival, une carte blanche donnée aux associations locales -dans les 17 lieux publics de la ville (places, écoles, parcs, etc.). Ainsi, premier rendez-vous est donné le 16 juillet, à 20h30 à l’hôtel de ville pour « Le mariage forcé », de la compagnie 800 litres de paille. « Cette pièce de Molière est revisitée reposant sur l’énergie, la fougue des artistes », note Franck Loyat. Côté circassien, la compagnie Hors surface présentera Home, « une histoire mettant en scène un acrobate faisant du fil au-dessus d’un trampoline. » (18 et 19 juillet à 18h, au parc municipal).

    Les artistes ne sont pas les seuls acteurs du festival. En effet, le public est appelé à monter sur les planches. À l’instar de la pièce Jours de la compagnie Kiroul (19/07, 10h, au parking du parc municipal). « C’est un spectacle étrange sur la joie de vivre dans toutes les situations. Les artistes ont trouvé une dizaine de volontaires qui débarqueront avant le spectacle sans savoir à quelle sauce ils seront mangés », précise le directeur culturel.

    Si les journées sont dédiées aux spectacles, les soirées s’animent en laissant la place aux concerts avec notamment le groupe Deli Teli qui revisite le laïko, musique populaire grecque des années 50 (18/07, 23h) ou encore la fanfare Cornélius (19/07, 23h). En somme, la recette d’un festival réussi.

    Programme complet à retrouver sur : festival-resurgence.fr.

  • [14-juillet] Les rendez-vous dans le Sud

    [14-juillet] Les rendez-vous dans le Sud

    Bouches-
    du-Rhône

    Marseille

    Le feu d’artifice a eu lieu exceptionnellement le lundi 13 juillet à 22h30. Le défilé militaire du 14-Juillet débutera à 17h sur le Vieux-Port. Il rejoindra l’esplanade du J4 après revue des troupes, remise de décorations, spectacle aérien et démonstration de parachutistes.

    Martigues

    Le traditionnel défilé militaire se fera le 14 juillet à 18h30 depuis la place des Martyrs. Suivra un apéritif offert à la population et animé par la Fanfare de Martigues. Trois quartiers du centre-ville accueilleront des concerts de 21h à minuit seront organisés place Jean-Jaurès, cours du 4-Septembre et place de la Libération.

    Port-de-Bouc

    Si le défilé avec fanfare et majorettes a été annulé pour cause de canicule, le dépôt de gerbe au Monument aux morts de la Lèque prévu le 14 juillet à 18h30 avec allocution du maire est maintenu. Un spectacle pyrotechnique offert par la ville est prévu à 22h30 mais pourrait être reporté.

    Vitrolles

    La journée du 14-Juillet s’ouvrira à 18h sur le parvis de l’hôtel de Ville pour la cérémonie officielle. Dès 19h, la place de la Liberté vibrera au rythme d’un concert. Nouveauté de cette année, une projection animée sur la façade de la médiathèque la Passerelle à 22h.

    Istres

    Comme chaque année, la ville célèbre la fête nationale le 13 juillet. Rendez-vous sur l’esplanade Charles-de-Gaulle à 19h30 pour une prise d’armes, suivie d’un défilé militaire à 20h depuis le collège Pasteur. Un bal populaire est prévu à partir de 21h30 sur l’esplanade Bernardin-Laugier.

    Aix-en-Provence

    Le bal se déroulera sur le haut du cours Mirabeau le lundi 13 juillet de 18h à 1h, avec des concerts toute la nuit.

    Gardanne

    Le 14-Juillet s’ouvrira à 17h30 par le défilé des forces de sécurité civile, municipale et militaire depuis le boulevard Bon temps. La cérémonie officielle se fera devant le monument aux morts, face à l’hôtel de Ville. Côté festivités, rendez-vous à 20h pour un spectacle assuré par le groupe de variétés Haute Tension Nouvelle Génération.

    Aubagne

    Le bal aura lieu le mardi 14 juillet sur le cours Foch à partir de 21h30 avec l’orchestre Solaris.

    La Ciotat

    Le bal s’est déroulé le lundi 13 juillet dès 21h sur la place de l’Escalet. Dans la soirée, un feu d’artifice tiré à 22h30 depuis la mer, face au port de plaisance. Le mardi 14 juillet sera consacré au défilé des sapeurs-pompiers dès 9h30 sur le Port Vieux. Une remise de diplômes et décorations est prévue à 10h30, avant le vin d’honneur à 11h45, place Émile-Zola.

    var

    Toulon

    Pour la deuxième année consécutive, le défilé militaire se déroulera sur le boulevard de Strasbourg, au niveau du Musée d’Art à 18h le 14 juillet. En soirée, rendez-vous à 22h sur le Carré du port pour un spectacle de 1 000 drones et le traditionnel feu d’artifice, avant de conclure sur avec le bal populaire, cours Louis Blanc.

    Draguignan

    Le défilé est prévu lundi 13 juillet à 19h sur le boulevard Clemenceau. La soirée du 14 juillet débutera par un concert à partir de 21h30 place Cassin.

    Hyères

    La cérémonie du 14-Juillet se tiendra place de la République dès 9h30 avec prises d’armes, revue des troupes, décorations et hymne national. La journée s’achèvera à 21h30, place Clemenceau, sur un concert en plein air gratuit du New Jazz Big. Le feu d’artifice sera tiré en mer à 22h30.

    Brignoles

    Le mardi 14 juillet, un défilé motorisé et le dépôt de gerbes auront lieu dès 10h sur la place Carami, avant une soirée cabaret suivie d’un DJ live.

    vaucluse

    Avignon

    La cérémonie de célébration de la Fête nationale se déroulera le mardi 14 juillet à 10h30 devant l’hôtel de Ville. À 11h, des Avignonnais seront mis à l’honneur dans la salle des fêtes de l’hôtel de Ville, avant de partager un vin d’honneur à 12h. Le bal se tiendra place de l’Horloge de 21h à 1h du matin, animé par l’orchestre MusicLive.

    Apt

    La soirée du mardi 14 juillet débutera dès 19h sur le cours Lauze de Perret avec un spectacle musical et familial. Le feu d’artifice sera tiré à 23h.

    Carpentras

    Une soirée musicale aura lieu le 14 juillet de 19h à 20h45 au square Champeville. Elle sera assurée par le groupe de reprises The Pickles.

    Alpes-de-Haute-Provence

    Digne-les-Bains

    Mardi 14 juillet, la cérémonie officielle à 19h sera suivie d’un défilé de la place Général-de-Gaulle au boulevard Gassendi. La soirée débutera à 22h30 par un feu d’artifice au Grand Pont et au boulodrome Claude-Ginier et se poursuivra par un bal place Général-de-Gaulle.

    Sisteron

    Le défilé militaire est annulé pour cause de canicule, mais le reste des festivités est maintenu. À 16h, des chars s’élanceront depuis l’avenue Alsace Lorraine, avec Le Quadrille Sisteronais et La Fanfare du Boumas. La place de la Mairie accueillera à 17h la cérémonie des honneurs rendue aux pompiers et à 21h le défilé des chars allumés. Le feu d’artifice sera tiré depuis la Citadelle, à 22h30.

    Manosque

    Les célébrations auront lieu le lundi 13 juillet. La soirée débutera à 19h par un apéro-concert rock au Parc de Drouille. Le feu d’artifice sera tiré à 22h, suivi du bal des pompiers.

    Hautes-Alpes

    Gap

    Le bal et le feu d’artifice sont reportés au mercredi 15 juillet. Le feu d’artifice aura lieu au parc Bernard-Givaudan et sera suivi du bal animé par l’orchestre Gérard Sinclair.

  • À Bagnols, la nouvelle maire RN s’en prend aux centres sociaux

    À Bagnols, la nouvelle maire RN s’en prend aux centres sociaux

    L’association se savait dans le collimateur de la nouvelle maire Pascale Bordes. Après l’annonce d’une coupe d’environ 40% dans le budget des associations, Mosaïque en Cèze s’attendait justement à voir sa subvention réduite d’environ 80 000 euros. Mais jamais elle n’aurait pensé que la nouvelle équipe irait jusqu’à supprimer l’intégralité de la subvention d’une association dont l’action est pourtant reconnue sur le territoire bagnolais depuis 1992.

    « Nous gérons deux centres sociaux qui ont pour objectif l’animation de la vie sociale sur un territoire, c’est-à-dire de lutter contre toutes les formes d’isolement et d’exclusion », explique Vincent Poutier, le président de l’association qui s’appuie sur 18 salariés. « Nous avons 600 familles qui adhèrent à Mosaïque en Cèze, c’est-à-dire entre 1 200 et 1 500 personnes. C’est 8 000 personnes accueillies sur une année. Nous organisons environ un millier d’animations par an, soit 3 ou 4 activités par jour comme nous sommes fermés le dimanche. » Après le vote de la suppression de cette subvention lors du conseil municipal du 25 juin, les sympathisants RN présents ont applaudi cette décision…

    Un avenir incertain

    À la suite de l’élection municipale de mars dernier, Vincent Poutier avait tenté de rencontrer la majorité pour présenter les actions de l’association et essayer de la convaincre de son importance sur le territoire. Mais aucun dialogue n’a pu s’installer alors que deux élus de la majorité ont, de fait, un siège à l’Assemblée générale de l’association. « Sous prétexte qu’on gérait mal et que la Ville était au bord de la cessation de paiement alors qu’il y a un compte administratif positif d’1,9 million d’euros, on nous annonce qu’on n’aura pas de subvention en 2026. On ne peut pas dire que les rapports sont mauvais, il n’y en a pas. C’est une décision violente car nous n’avons aucun aménagement possible et que cela concerne l’année en cours. Qu’il n’y ait même pas de dialogue, je trouve que c’est extrêmement difficile à vivre parce que c’est un vrai mépris et ça empêche de pouvoir se projeter sur l’avenir », précise Vincent Poutier.

    Pour l’heure, l’association peine à réellement évaluer toutes les conséquences de cette décision mais elle s’attend à réduire la voilure l’an prochain. Cette aide de la mairie représente en effet 45% des subventions perçues par Mosaïque en Cèze. C’est 20% du budget total de l’association. « Moins 20% dans le budget, ce n’est pas moins 20% d’activités parce que lorsqu’on lance une activité, il y a des cofinancements de plusieurs acteurs et la subvention municipale permettait justement de compléter pour lancer une activité. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, les 20% d’argent en moins, ça remet en cause pratiquement 30 à 35% de nos projets », explique Vincent Poutier.

    Les équipes de l’association sont donc à pied d’œuvre pour analyser projet par projet, comment ils peuvent sauver le plus d’activités possibles. L’association devrait communiquer en septembre pour détailler les conséquences concrètes de l’absence de subvention communale. Au-delà des activités, elle devra également supprimer des postes pour retrouver l’équilibre budgétaire. D’autant que les autres collectivités ne souhaitent pas rallonger leur aide tant pour des raisons financières que politiques. « Cette année va être difficile parce qu’on a déjà engagé des choses depuis janvier et qu’on sait désormais qu’on n’aura pas les financements pour. On va finir l’année dans le rouge », s’inquiète le président de l’association qui espère désormais recevoir du soutien de la population locale.

    « Indépendamment du RN, parce que le mouvement associatif est attaqué par les gouvernants actuels, je réfléchis actuellement avec un certain nombre de gens, pour se mobiliser et défendre le mouvement associatif en sachant que c’est un travail de longue haleine et qu’il ne va pas payer tout de suite », conclut Vincent Poutier.

  • Plusieurs feux d’artifice annulés ou repoussés par sécurité

    Plusieurs feux d’artifice annulés ou repoussés par sécurité

    Déconseiller : le verbe utilisé par le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski pour s’adresser aux maires du département vendredi dernier concernant l’organisation de feux d’artifice le 14 juillet dénote un haussement de ton par rapport au premier courrier envoyé le 3 juillet sur ce même sujet. La troisième vague de canicule en moins de deux mois qui doit persister jusqu’en milieu de semaine, fait craindre la propagation des incendies et a poussé l’État et ses représentants en région à intervenir pour limiter le nombre de feux d’artifice. Dans le Vaucluse, le préfet Thierry Suquet a pris un arrêté dès le 10 juillet pour interdire les feux d’artifice jusqu’au 15 juillet. Dans le Var, l’interdiction vise la seule utilisation « des articles pyrotechniques pour les particuliers » jusqu’au 15 juillet inclus, comme dans les Bouches-du-Rhône d’ailleurs, mais des villes ont déjà annoncé l’annulation comme Pignans et Vidauban.

    Dans les Bouches-du-Rhône, plusieurs villes ont déjà communiqué sur l’annulation ou le report du feu d’artifice : Martigues, Carry-le-Rouet, Saint-Victoret, Châteauneuf-les-Martigues, Fos-sur-Mer ou Salon-de-Provence à l’ouest du département, Ceyreste, Cuges-les-Pins, La Penne-sur-Huveaune à l’est ou encore Éguilles, Meyreuil, Aix-en-Provence… La liste ne cessait de s’allonger dimanche. Gardanne doit communiquer ce lundi, le cabinet indiquant que la ville allait « suivre les préconisations du préfet qui sont sages et basées sur du bon sens, les risques sont trop importants ». La Ciotat en revanche, où le feu doit être tiré depuis la mer, disait dimanche vouloir le maintenir. À Marseille, la mairie a décidé de le maintenir, affirmant que celui-ci est prévu sur le Vieux-Port et donc loin de toute zone boisée et que « le dispositif avait été mis en place en concertation avec les marins-pompiers ».

    Le préfet a demandé aux mairies décidant de le maintenir de lui signifier officiellement et se réserve le droit d’interdire des festivités maintenues en fonction de l’évolution de la météo, des risques incendies et de l’analyse des soldats du feu.

  • [La guerre d’Espagne 2/3] La « non-intervention » une trahison française

    [La guerre d’Espagne 2/3] La « non-intervention » une trahison française

    Le coup d’État du 18 juillet 1936 contre le gouvernement légitime de la République espagnole bénéficiera
    de ce que l’on a appelé
    le pacte de « non-intervention » initié par la France et l’Angleterre. Hitler et Mussolini ont pu aider militairement Franco en toute impunité pendant
    près de trois années.

    Le 18 juillet 1936, la rébellion de Franco contre le gouvernement républicain légitime de l’Espagne a éclaté avec le soutien d’Hitler et Mussolini. Le 25 juillet, le gouvernement de Léon Blum dénonce partiellement le traité commercial franco-espagnol conclu en 1935 qui faisait obligation au gouvernement de Madrid de passer par priorité toute commande d’armes à la France. La politique dite de « non-intervention » est alors inaugurée. Le 8 août, ce traité avec l’Espagne est totalement abrogé. Cette « non-intervention », en fait, était bien une forme d’intervention, puisqu’elle modifiait, en opérant un blocus sur la fourniture d’armes, le rapport de force au détriment de la République espagnole.

    Au sein du gouvernement de Léon Blum, deux courants s’opposaient, ceux qui voulaient que l’Espagne républicaine soit aidée craignant à juste titre que la France à terme en paierait les conséquences, et d’autre part ceux qui pensaient que Franco pourrait abattre la République en quelques jours, et qu’il valait mieux ne rien faire, afin de préserver les futures relations gouvernementales avec les vainqueurs. Léon Blum devait alors se ranger de ce côté, persuadé que c’était la meilleure façon d’éviter une extension du conflit.

    À l’Assemblée Nationale, le 4 décembre 1936, cinq mois après le début de la guerre, le député communiste Gabriel Péri dénonce la non-intervention comme étant une duperie : « Les 5 et 6 août, la France proposait une mesure internationale d’embargo sur les armes destinées à l’Espagne… » embargo qui concernait donc aussi l’Allemagne et l’Italie qui ont souscrit à cet accord le 21 et 24 août. Le député cite alors un correspondant du Times à Hendaye qui constate que « les rebelles franquistes ont reçu le 25 août 21 avions Junker avec lesquels ils ont effectué le bombardement de deux aérodromes près de Madrid ». Le 29 septembre un lot de matériel de guerre, provenant d’Italie était expédié de Lisbonne pour passer en Espagne. L’Allemagne et l’Italie, comme on pouvait s’y attendre n’entendaient pas respecter le pacte de non-intervention. « C’est dans la période qui va de fin août à la fin septembre 1936 que les rebelles ont pris Irun, Saint-Sébastien, Tolède et progressivement resserré leur étau sur Madrid. Ce n’est pas la République, c’est la rébellion et ce sont les ennemis de la France qui ont été les plus grands bénéficiaires de la non-intervention » dénonce alors Gabriel Péri au Parlement.

    Quelle aurait été l’issue de la guerre d’Espagne, si la France et l’Angleterre avaient soutenu le camp républicain, qui combattait contre l’agression fasciste internationale ? Nul ne le sait. Ce qui est sûr, c’est que la politique de « non-intervention », a carrément été ressentie comme un coup de poignard dans le dos de la part de ces deux pays, et plus particulièrement de la France, qui s’était dotée tout comme l’Espagne d’un gouvernement de Front Populaire.

    L’Espagne républicaine, n’a pu compter pendant les trois années de guerre contre le fascisme, du 18 juillet au 31 mars 1939, que sur l’aide des brigades internationales, ces 35 000 volontaires internationaux venus de 54 pays, et sur le soutien de l’URSS. Certes, on ignore si Franco aurait été empêché de renverser la République espagnole, mais une attitude loyale du gouvernement de la République française à l’égard de la République espagnole en danger de mort, aurait été d’un apport considérable pour lutter contre l’ennemi commun. Hitler a pu agir impunément en Espagne pour en faire son terrain d’entraînement, et ainsi lancer son offensive destructrice sur l’Europe.

  • La mairie de Lodève ferme ses portes au festival les Fourmilières

    La mairie de Lodève ferme ses portes au festival les Fourmilières

    Le festival les Fourmilières, organisé dans plusieurs villes d’Occitanie du 25 septembre au 10 octobre, devra revoir sa copie à Lodève. Cette manifestation antifasciste et antiraciste réunit associations, artistes, conférences, ateliers et débats autour de la lutte contre l’extrême droite et les discriminations. La nouvelle municipalité de droite a refusé de mettre à disposition les salles demandées par le collectif, estimant que l’événement est « trop politisé ».

    Une atteinte aux libertés

    Les organisateurs pointent du doigt « un maire qui se
    dit apolitique, mais qui s’affiche avec la députée du Rassemblement national Manon Bouquin
     ». Une vision apolitique à géométrie variable dont les conséquences sont dénoncées par les organisateurs : « C’est une attaque aux libertés fondamentales ! »

    Le collectif rappelle qu’« en France, on ne peut interdire une manifestation pour des raisons politiques sans porter atteinte à la démocratie qui a pour principe premier la garantie des libertés fondamentales ».

    Si les événements prévus à Lodève seront finalement accueillis dans des lieux privés ou dans des communes voisines, les organisateurs regrettent « que la nouvelle municipalité de Lodève, censée concourir au bien de toutes et tous, ait fait le choix de ne pas soutenir ces idéaux ». Le collectif annonce par ailleurs se réserver « le droit d’attaquer cette décision au tribunal administratif parce que ça commence à être un peu du proto fascisme, avec une censure politique, nous sentons les choses venir ».

  • À Montpellier, l’association Les Ziconofages lance un cri d’alerte

    À Montpellier, l’association Les Ziconofages lance un cri d’alerte

    Depuis 25 ans, les Ziconofages, association d’éducation populaire implantée essentiellement à Montpellier, propose « à des publics en situation de précarité ou issus des quartiers populaires de prendre la parole à travers l’outil vidéo et de coréaliser des films. Nous apportons notre savoir-faire audiovisuel et eux, leur expertise d’usage du territoire », explique Pascal Biston, coordinateur de l’association. Les films sont ensuite diffusés dans des médiathèques, des cinémas ou des lieux partenaires. À titre d’exemple, cette année, une vingtaine d’ateliers ont permis de réaliser des films sur les questions de santé et de précarité, qui ont été projetés récemment au Gazette café. Les Ziconofages ont également un travail en cours sur les violences faites aux femmes, à la fois sur le territoire de Montpellier et sur celui du Clermontais-Lodévois. « L’idée est aussi de déconstruire les préjugés sur les gens pauvres. On subit tous les images, mais les gens des quartiers populaires encore plus. C’est pour ça qu’on propose, avec ces films, d’inverser les rôles pour qu’ils créent leurs propres images et leurs propres paroles », insiste Pascal Biston.

    « L’état se désengage

    jour après jour »

    Un travail de terrain au plus près de l’humain qui pourrait bien disparaître faute de moyens. « Comme beaucoup de structures associatives du social et du culturel, les politiques publiques se désengagent de ce champ de l’action sociale et culturelle », dénonce le coordinateur de cette petite association locale, qui compte deux salariés, une vingtaine de bénévoles et une centaine d’adhérents.

    « Nous avons perdu petit à petit des aides précieuses qui nous permettaient de mener des actions dans de bonnes conditions », poursuit-il. « De 3 salariés, nous sommes passés à 2 car nous avons perdu un poste adulte-relais en 2021 (financé par l’État) ; en 2024, on a subi une baisse de 33% de notre principale subvention, allouée par le Département de l’Hérault, du fait des contraintes budgétaires de la collectivité ; et nous venons d’apprendre la suppression de 2 subventions de la DDETS (direction départementale de la cohésion sociale) pour un montant de 5 000 euros sur nos stages vidéo jeunes », liste Pascal Biston. « Sur un budget de 70 000 euros, c’est considérable. Sachant que ma collègue salariée et mois ne travaillons qu’à 70%, sinon on fermerait l’association », souligne-t-il.

    Ce désengagement est surtout le fait de l’État, qui a également réduit la somme allouée dans le cadre du fonds de développement de la vie associative, passée de 5 000 euros à 1 000 euros l’an dernier. « Et cette année, on ne sait pas ce qui nous attend… » La Ville de Montpellier, elle, maintient sa subvention annuelle (5 000 euros) et le Département a consenti cette année une petite rallonge de crédits en lien avec le sujet sur les violences faites aux femmes.

    « On est représentatif de ce qu’il se passe dans le monde associatif », estime Pascal Biston. Une réunion entre plusieurs associations de La Mosson a d’ailleurs eu lieu au mois de mai pour évoquer ces problématiques des coupes budgétaires qui se multiplient et des restrictions financières, notamment nationales. « L’état choisit de mettre sans problème de l’argent pour pourchasser quelques teufeurs, financer les industries d’armement, mais se désengage jour après jour sur l’éducation, le social et le culturel, qui viennent en appui aux populations les plus vulnérables, aidant à la cohésion sociale, à la lutte contre les inégalités et au vivre ensemble », dénonce le représentant des Ziconofages. « On a l’impression qu’on a une politique de droite voire d’extrême droite quand on voit les choix qui sont faits. C’est un peu reprendre les idées des villes qui ont basculé RN et qui coupent les budgets à beaucoup de structures associatives qui font de l’éducation populaire, comme nous. »

  • [Entretien] Éric Navarro : « Le public est acteur du spectacle »

    [Entretien] Éric Navarro : « Le public est acteur du spectacle »

    La Marseillaise : Quelle est l’idée derrière le groupe Jukebox Connexion ?

    Éric Navarro : On a appelé le groupe ainsi en référence à cet appareil dans lequel on mettait une pièce pour choisir un morceau. Le jukebox, pour nous, c’est un QR code qu’on dispose partout sur le lieu où on joue, et les gens peuvent le scanner pour avoir accès à toutes les listes d’une trentaine de titres que le groupe peut jouer. En fonction des votes par chanson, on va rééquilibrer, réorganiser la soirée.

    Pourquoi avoir imaginé ce concept ?

    E.N. : La relation au public est essentielle, parce que la fête est là, parce que le public se ressemble. Donc ça a toujours été important pour moi, d’écouter quelles étaient les demandes du public et de faire en sorte qu’il soit aussi un acteur du spectacle.

    Quel est le style musical du groupe ?

    E.N. : On va plutôt se diriger vers les années 70, 80 et 90, avec beaucoup de chansons françaises. Le point commun entre toutes ces chansons, c’est qu’elles sont positives. Parce qu’on considère qu’aujourd’hui, la musique est fédératrice et que certaines chansons sont des symboles. Elles relient autant les jeunes que les plus âgés, mais aussi toutes les personnes socialement parlant. On a un public familial, et pourtant des jeunes qui, d’habitude, n’écoutent que du rap sont venus nous voir en disant : « On s’est éclaté. »

    Vous avez déjà participé à la Tournée d’été l’année dernière. Pourquoi être revenu ?

    E.N. : L’année dernière, c’était un vrai bonheur de faire la Tournée d’été. Ce que j’ai aimé, c’est justement qu’à travers La Marseillaise, il y a des valeurs de tolérance et de confiance qui sont portées, et c’est aussi ce que nous avons essayé de véhiculer dans notre prestation. Par exemple, dans toutes les communes où on s’est retrouvé, il y avait un public qui était très éclectique. Et pourtant, sur une chanson qui est Le Temps des fleurs de Dalida, tout le monde s’est pris la main et tout le monde a chanté ensemble.

    Y a-t-il des nouveautés dans le spectacle ?

    E.N. : Spécialement pour La Marseillaise, nous allons inaugurer à Rousset un écran géant. Pour toutes les chansons françaises, on va donc pouvoir diffuser les paroles au public et créer un karaoké géant en live avec le groupe.