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  • Changer de regard sur le vivant au Musée-Muséum de Gap

    Changer de regard sur le vivant au Musée-Muséum de Gap

    Depuis début juin, une cinquantaine de dessins de l’artiste Philippe Comar sont gratuitement visibles au sein du Musée muséum Départemental, à Gap. Cet artiste, né en 1955, est principalement connu en tant que dessinateur, spécialisé dans la représentation de l’anatomie humaine et animale, alliant à la précision et la rigueur scientifique, une virtuosité des formes et une véritable fascination pour le vivant.

    À travers ses dessins, on découvre les animaux de la Grande Galerie de l’Évolution à Paris, on adopte le point de vue d’un poisson dans un aquarium qui voit les visiteurs le regarder, ébahis, de l’autre côté de la vitre, on découvre aussi la reproduction des pièces d’anatomie humaine utilisées dans les études de médecine et conservés dans les musées médicaux.

    « L’idée, c’est d’avoir l’ambiance d’un cabinet de curiosité dans la scénographie pour inciter à être plus curieux, à avoir envie de découvrir des comportements animaux ou des enjeux environnementaux que l’on va traiter par la suite dans l’exposition “Sauvage“, qui ouvre le 5 novembre au musée », annonce Agathe Frochot. Le Musée accueille en effet en novembre l’exposition « Sauvage », en collaboration avec le Muséum d’Histoire naturelle de Neuchâtel en Suisse, qui permettra de redécouvrir les collections scientifiques remaniées de Gap.

    Depuis l’été 2025, le Musée a par ailleurs créé un nouvel espace permanent où sont exposés à la fois des animaux empaillés et des peintures de paysage d’artistes alpins, où l’on voit l’apparition puis l’évolution de la représentation de la Nature dans l’art. Quant aux collections de taxidermie des sous-sols du Musée, elles seront également présentées dans un nouvel espace permanent intitulé « Cohabiter, petite histoire de nos relations au vivant », incluant une nouvelle muséographie pédagogique.

    Susciter la curiosité

    pour le vivant

    « Depuis quelques années on essaye de revaloriser les fonds scientifiques du Muséum, dont la majorité sont reliés à l’histoire naturelle. Jusqu’à présent, ils étaient assez peu représentés dans le Musée. Ça nous paraissait justifié de les ressortir, d’autant qu’on a des spécimens uniques mais aussi des spécimens qui représentent vraiment nos écosystèmes de nos montagnes », poursuit Agathe Frochot. La volonté est d’attiser la curiosité pour le vivant, si proche, surtout dans les Hautes-Alpes, mais qui a toujours de quoi surprendre. Le Musée travaille par exemple avec un malacologue (spécialiste des mollusques), du Parc National des Écrins à la valorisation de sa collection d’escargots de montagne.

    « L’idée c’est de créer plus de liens aussi avec l’environnement qui nous entoure, avoir plus d’envie d’y aller, de le comprendre et de le respecter. De comprendre toutes les interdépendances qui nous relient au monde naturel, développe Agathe Frochot. C’est un sujet sur lesquels les Muséum d’Histoire Naturelle ont toujours travaillé mais on ne peut pas s’empêcher de penser qu’avec les crises actuelles auxquelles on est confrontés, ce besoin de compréhension est très contemporain. »

  • Vaucluse : pour la droite sortante, être sénateur ne s’improvise pas

    Vaucluse : pour la droite sortante, être sénateur ne s’improvise pas

    Être sénateur, ça ne s’improvise pas. C’est en substance le message distillé, jeudi soir à l’Hôtel de ville de Gordes par Jean-Baptiste Blanc, sénateur LR sortant et ses colistiers, devant une centaine d’élus locaux grands électeurs en vue des sénatoriales du 27 septembre. Un message à peine subliminal adressé à la liste concurrente à droite, portée par Anaïs Hausmann, nouvelle adjointe au maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD), dont elle est la compagne. « La liste du bon sens c’est celle de Jean-Baptiste Blanc, un sénateur exemplaire », claironne Gérard Larcher, président du Sénat, en écho au Bon sens des territoires, courant porté par Olivier Galzi.

    Alors qu’Anaïs Hausmann entend « ouvrir une nouvelle voie » avec un « regard neuf », dans un esprit d’addition plutôt que de division, Gérard Larcher fait remarquer « qu’avec la proportionnelle, on n’additionne pas ». « Elle incarne quelque chose de respectable et d’intéressant, mais pour cette élection d’élus, ils attendent de l’expérience et une grande connaissance du territoire, qui défend tout le Vaucluse dans sa ruralité », souligne Jean-Baptiste Blanc. Il est vrai qu’Anaïs Hausmann n’a guère d’ancrage local bien qu’elle mène depuis deux mois une campagne de terrain tous azimuts.

    Dominique Santoni

    ne lâchera pas le Vaucluse

    « Ce n’est pas une élection où l’on découvre le territoire, l’expérience est un atout », ajoute Dominique Santoni, présidente LR du Département, et 2e de liste comme en 2020. Mais en cas d’élection, elle devra abandonner la présidence. « Quoiqu’il advienne je resterai conseillère départementale et prendrai la délégation du budget, je garderai le lien avec les communes et continuerai à les défendre ici et à Paris car mon expérience permettra de faire bouger les choses », répond-elle. Sa candidature pourrait finalement être contre productive pour Jean-Baptiste Blanc où des grands électeurs préféreraient garder Dominique Santoni en présidente, plutôt appréciée localement des maires. « C’est un discours flatteur que j’entends mais je ne quitterai pas le Vaucluse ! », soutient-elle.

    Dans la démonstration d’une liste d’expérience et de diversité territoriale, Pierre Gonzalvez, maire de L’Isle-sur-la-Sorgue sera en 3e position. « On a besoin de sénateurs qui ne sont pas là pour recenser les besoins mais qui ont des idées et des solutions », appuie celui qui copréside l’association des maires de Vaucluse. Dominique Plancher, maire de Venasque, et Patrick Adrien, maire de Valréas et conseiller régional complètent le casting. « J’en appelle aussi à l’humilité, il faudrait avoir eu 2-3 mandats locaux avant de prétendre être sénateur », juge Alain Milon, sénateur LR sortant et non partant, président du comité de soutien de Jean-Baptiste Blanc. Le message vers Avignon est limpide.

  • Un devoir de mémoire tout en acrobaties pour le RN

    Un devoir de mémoire tout en acrobaties pour le RN

    « Se souvenir de la Libération, c’est aussi se souvenir de celles et ceux qui ont résisté », affirme avec force l’élu d’opposition du groupe Alternative Progressiste Cédric Turco (PCF), histoire de ne pas laisser la parole au seul maire d’extrême droite de la deuxième ville du Var Dorian Munoz (RN). Ce dernier dont le parti est l’héritier de celui fondé par d’anciens Waffen SS et Jean-Marie Le Pen, a sans scrupule évoqué le Conseil national de la Résistance, et dans sa lancée a salué, sans la nommer bien sûr, la résistance communiste et cégétiste et leurs héros seynois, en citant entre autres Louis Puccini et Marius Traversa ou encore Michel Garcia.

    « Des Seynoises et des Seynois ont refusé de se soumettre. Parmi eux, les ouvriers des Chantiers navals ont joué un rôle majeur. Dans une ville profondément ouvrière, ils ont résisté, par les grèves, les sabotages et leur refus de participer à l’effort de guerre allemand. Ils ont payé leur engagement au prix fort », rappelle l’élu d’opposition de gauche.

    Le groupe explique qu’une commémoration de la Libération ne peut se réduire à une prise de parole institutionnelle de la mairie. Et de préciser : « Le devoir de mémoire appartient à toutes et tous, et particulièrement à celles et ceux qui, depuis des décennies, œuvrent à faire vivre l’histoire de la Résistance et du combat contre le fascisme. »

    L’Anacr privée de micro

    Alternative progressiste déplore par conséquent que l’Association nationale des anciens combattants et amis de la Résistance (Anacr) n’ait pas pu prendre la parole pendant la cérémonie alors qu’elle l’avait demandée – le maire ayant fallacieusement prétexté qu’il y avait déjà trop d’intervenants programmés.

    La gauche salue en revanche la participation des collégiens ainsi que celle des jeunes du Conseil municipal, « dont la présence et l’engagement sont essentiels pour transmettre cette mémoire ».

    À La Seyne, il est une réalité que même l’extrême droite ne peut dévoyer, et une mémoire indissociable de son histoire populaire et ouvrière, de l’histoire de ses Chantiers et de toutes celles et ceux qui, au péril de leur vie, ont contribué à combattre l’occupant. Qu’on se le dise.

    À La Garde, le RN tente de récupérer l’hommage aux libérateurs

    Ici, bien que la municipalité n’ait pas basculé dans le camp de l’extrême droite son candidat Nicolas Salsou est venu déposer une gerbe en compagnie du député RN lors de la commémoration de la libération de la ville. « La mémoire de la Libération doit rester une mémoire de combat contre le nazisme, le fascisme et la collaboration », s’indigne le conseiller municipal d’opposition Filippo Signorino Gelo (PCF). « Les commémorations doivent demeurer des moments de rassemblement républicain autour des valeurs de la République, de la liberté et de la démocratie », insiste-t-il en dénonçant la récupération politique et l’iniquité. Et de conclure : « À La Garde, comme partout en France, la Libération est aussi l’héritage de celles et ceux qui ont combattu dans la Résistance, souvent au péril de leur vie. Les communistes y ont pris toute leur part. Je refuse simplement que leur rôle soit effacé ». T.T.

  • À La Ciotat, des restaurants poursuivis refusent de tirer le rideau

    À La Ciotat, des restaurants poursuivis refusent de tirer le rideau

    « La Préfecture reprend la syntaxe de l’enquête, alors qu’elle est pleine d’erreurs. On ne peut pas exiger une fermeture sur la base de soupçons, il faut des certitudes », s’est indigné Maitre Nicolaï Gregory, jeudi, devant le Tribunal administratif de Marseille, dans le cadre d’un plaidoyer pour demander la réouverture des restaurants cassidains Don Camillo et Dolce Vita, dans le viseur de la justice depuis quelques mois. Visés par enquête menée par le parquet de Marseille, la brigade de recherches d’Aubagne et le groupe interministériel de recherche (GIR) de Marseille pendant un an d’après La Provence, les établissements avaient été perquisitionnés en juin pour soupçons de blanchiment et travail dissimulé. Les enquêteurs estimaient alors, toujours selon La Provence, une dissimulation de recettes d’au moins 700 000 euros par an et par établissement. Les propriétaires avaient dans la foulée été placés sous contrôle judiciaire et ont été interdits de gérer leur structure. Mais, alors qu’aucun procès n’a encore eu lieu, la Préfecture des Bouches-du-Rhône a décidé de renforcer ses mesures de précaution en ordonnant leur fermeture administrative pour six mois, sur le fondement de la loi narcotrafic, dans le cadre de soupçons de blanchiment d’argent. De quoi pousser Maitre Nicolaï, avocat des deux structures, devant le Tribunal administratif à demander l’annulation de cet arrêté. « Les anciens responsables ont été écartés et c’est désormais un nouveau gérant qui s’occupe des structures et, malgré le harcèlement que lui imposent les forces de police, aucune infraction n’a été constatée, a-t-il souligné pendant l’audience. Et cette durée de six mois est folle, les restaurants ne pourront pas survivre. »

    La Préfecture entend

    « défendre l’économie »

    La représentante de la Préfecture a, sans surprise, maintenu ses positions, soulignant que les activités de blanchiment, répondant à un « système installé depuis plus de 10 ans d’après l’enquête », constituaient un danger pour l’équilibre de l’économie locale. « Le blanchiment ne se contente pas d’accompagner, il participe à la criminalité organisée, (…) ce qui justifie cette décision », a-t-elle par ailleurs souligné en introduction. À propos du changement de propriétaire, elle assure que la Préfecture ne l’a jamais directement mis en cause, mais insiste sur sa présence dans l’entreprise depuis 2024 et note « une forme de continuité » entre l’ancienne et la nouvelle équipe. Concernant le reste des employés, pour beaucoup venus en soutien lors de l’audience, une démarche interprétée par Maître Nicolaï comme preuve de l’absence de « traite des êtres humains » évoquée dans l’enquête, la Préfecture y voit, elle, une certaine logique. « Nombreux d’entre eux sont là depuis un moment et sont même accusés d’avoir participé aux infractions », a-t-elle asséné.

  • [Entretien] Daniel Bretonès, CGT : « L’industrie est menacée par la crise et la financiarisation »

    [Entretien] Daniel Bretonès, CGT : « L’industrie est menacée par la crise et la financiarisation »

    La Marseillaise : La rentrée sociale va être dense. Quelles sont les dates à ne pas manquer ?

    D.B. : Il va y avoir pas mal de journées d’action : le 15 septembre dans la santé et l’énergie, puis le 29 septembre dans la fonction publique. Dans notre périmètre, on a l’industrie qui est menacée par la crise mais aussi par la financiarisation. Avec la Fédération de la Chimie et la Ville, on organise des assises de l’industrie à Martigues le 1er octobre, parce que Kem One est très menacé.

    Quelle est la problématique ?

    D.B. : C’est une entreprise qui est en difficultés financières seulement à cause de son montage financier. C’est une LBO, donc un système où l’entreprise qui reprend fait payer le crédit qu’elle a elle-même engendré par le site lui-même. Kem One a été rachetée en 2021 par le fonds de pension américain Apollo quasiment sans dette. Pourtant, on parle aujourd’hui de 700 millions d’euros de dette, et ce sont les salariés qui remboursent. Kem One fait plus de 60 millions de bénéfices mais a un budget de fonctionnement (hors salaire et maintenance) qui est au-delà de ce qu’elle gagne. C’est une gestion purement financière de l’économie. La LBO mise en place par Maastricht sert juste à engraisser la finance et à détruire notre industrie.

    Aujourd’hui on craint une revente de Monarch Alternative Capital, qui a pris le contrôle de l’entreprise en juin après qu’Apollo lui a cédé. Le groupe Apollo accepte de s’asseoir sur une partie de la dette, mais demande à l’État de compenser. Il y a une menace sur l’emploi, il y a quand même plus de 1 300 salariés concernés. C’est un groupe qui a un impact important sur la France et qui est primordial pour l’industrie. Il fait du PVC, du chlore et de la soude, qui est utilisée dans les centrales nucléaires et dont la production doit être locale parce qu’elle ne peut pas être transportée. Si Kem One tombe, aucun acteur en France ne sera capable de prendre le relais. C’est aussi un des premiers clients de Naphta Chimie, de LyondellBasel à Berre…

    Pour nous, il y a urgence de dénoncer ce genre de choses mais aussi proposer des solutions comme la nationalisation, ou un principe qui permet à l’État de devenir actionnaire quand il met de l’argent. Quand Kem One était en redressement, l’État a investi 300 millions d’euros. Aujourd’hui, il aurait pu être gestionnaire de cette boîte.

    Quel regard portez-vous sur
    la décarbonation après que
    le Carbon, qui était présenté comme l’une des locomotives,
    a finalement été abandonné ?

    D.B. : On met la lumière sur des projets qui n’arrivent jamais. Tout tombe à l’eau pour la simple et bonne raison que l’État français est créditeur et dépendant des banques. À l’époque, on empruntait à la banque de France avec un taux d’intérêt de 0, donc on ne payait pas de dette. Aujourd’hui, si on veut une vraie planification écologique ou industrielle, il faut sortir de la loi Pompidou-Giscard-Rothschild de 1973.

    Comment va se poursuivre la lutte pour le redimensionnement de l’hôpital ?

    D.B. : On est très inquiets, avec toutes les maladies professionnelles et les expositions, de savoir l’état de l’hôpital de Martigues. On se dit qu’en cas d’incident majeur, il n’y aura pas de service de santé puisqu’on est même pas capables de gérer des épidémies saisonnières. Les soignants sont maltraités par l’État, par leur direction, qui leur demande de travailler plus pour compenser le manque de personnel, mais aussi par les patients, qui sont en colère. Et puis, on a un gros souci au niveau du respect du droit de grève, avec des soignants qui sont systématiquement assignés. On a déjà interpellé la direction, les salariés en ont marre, ils peuvent même plus s’exprimer. Jeudi prochain il y aura une assemblée générale pour coordonner des journées de grève, mais aussi pour interpeller la population, parce que c’est notre hôpital à tous en tant que citoyens. C’est un bien commun.

    La campagne pour l’élection présidentielle va aussi rythmer l’année. Comment préparez-vous cette échéance ?

    D.B. : On a une réflexion pour rentrer dans une campagne contre les idées d’extrême droite, que même les politiques libéraux récupèrent. Pour nous, le gros combat à mener c’est de faire comprendre que le RN ne s’attaque pas qu’aux étrangers mais aussi aux personnes handicapées, aux services publics, à l’écologie, aux salariés… Les premières lois que passe l’extrême droite au pouvoir c’est pour réformer le droit du travail pour asservir les travailleurs. Parce que l’extrême droite travaille pour le grand capital.

  • La liquidation du Grand prix du Castellet traîne encore

    La liquidation du Grand prix du Castellet traîne encore

    Plus de deux ans après la dissolution, par un arrêté préfectoral du 1er mars 2024, du groupement d’intérêt public (GIP) du Castellet, sa liquidation n’est toujours pas achevée. Ce mercredi, le GIP a donc de nouveau lancé un marché public pour trouver un liquidateur judiciaire, après déjà deux renouvellements successifs. Si l’essentiel des actifs a été cédé, « une dette fournisseurs très importante subsiste, dont le règlement est conditionné au versement d’avances par les collectivités membres des fonds nécessaires », alerte le cahier des charges.

    Malgré un accord partiel, « des différends existent au sein des membres du groupement qui n’ont pas permis à ce jour une extinction de la dette totale », alors même que le taux des intérêts moratoires « obère la dette de façon très significative chaque mois, rendant urgente une fin de liquidation ». Des nombreux contentieux sont ainsi en cours, dont certains « engagés par des membres du Groupement eux-mêmes » – le Département du Var et la Métropole de Toulon -, et s’y ajoute un contrôle de TVA également en cours. Le 23 juin dernier, la chambre régionale des comptes avait épinglé sa gestion, avec 103 millions d’euros de dépenses publiques pour organiser quatre épreuves de Formule 1 « sans que les retombées économiques soient avérées ».

    « Pouvoirs

    les plus étendus »

    Au 30 juin 2025, la dette de ce grand prix impulsé en 2017 par l’ex-président du conseil régional Christian Estrosi (Hor.) s’élevait à 35,7 millions d’euros que doivent notamment éponger la Chambre de commerce et d’industrie du Var et les collectivités locales, mais aussi les Métropoles de Nice et Aix-Marseille, le Département des Bouches-du-Rhône, la CCI régionale. « Le liquidateur sera investi des pouvoirs les plus étendus », indique le cahier des charges, avec une mission d’une durée prévue de neuf mois renouvelable deux mois.

  • [Sénatoriales] Stéphane Le Rudulier ira-t-il jusqu’au bout ?

    [Sénatoriales] Stéphane Le Rudulier ira-t-il jusqu’au bout ?

    Il est vrai que dans les Bouches-du-Rhône, la droite et le centre ne manquent pas de candidats. Il y a la liste soutenue par le président du Sénat Gérard Larcher conduite par le tandem Brigitte Devésa (UDI)-Renaud Muselier (Renaissance). Celle du maire LR de Gardanne, Hervé Granier et celle de la sortante LR Valérie Boyer.

    Officiellement toujours en lice, Stéphane Le Rudulier (ex-LR) s’était déclaré candidat début juillet. Mais alors que le scrutin prévu le 27 septembre approche, il semble avoir quitté les radars des grands électeurs. « On ne le voit pas sur le terrain, il n’a pas de noms pour sa liste, il n’ira pas au bout », glisse un membre d’une équipe de campagne concurrente pour qui « il a du mal à se dépêtrer de ses affaires ».

    Stéphane Le Rudulier est en effet visé, avec Sylvie Miceli-Houdais qui a pris sa relève à la mairie de Rognac, par une enquête préliminaire pour détournements de fonds publics par le parquet d’Aix ouverte en 2024. Il est aussi l’objet d’une plainte pour « violences volontaires » déposée par sa successeure. Depuis la mairie est tombée aux mains du RN.

    S’il ne poursuit pas seul, Stéphane Le Rudulier peut-il rallier une liste ? Celle de Brigitte Devésa et Renaud Muselier est déjà complète. Chez Valérie Boyer on ne l’imagine pas sur la liste mais on ne serait pas contre un appel à voter.

    Le sénateur sortant dont la campagne est très discrète n’a pas donné suite à nos sollicitations. Un indice ?

  • À Saint-Menet, les minots des Mecs font le cirque

    À Saint-Menet, les minots des Mecs font le cirque

    « Je suis l’étoile de la Reynarde ! » s’écrie Kylian en s’élançant sur le trapèze, bras écartés et tête en bas. Un des cinq ateliers déployés par la Fondation culture et diversité, le Centre international des arts en mouvement (Ciam) et l’Association médicosociale de Provence (AMSP) dans le parc du château de la Mecs à Saint Menet, dans le 11e arrondissement.

    « C’est un projet artistique et sportif qui s’étend sur deux ans, avec une succession d’ateliers de médiation culturelle, de stages de cirque, pour tous les enfants qui y participent, de 5 à 18 ans », explique Valentine Bellone, responsable pédagogique du Ciam, « on va même les emmener au spectacle pour les festivals Jours et Nuits de cirques et Nuits du Magic… ». La Fondation culture et diversité, qui œuvre depuis vingt ans en faveur de l’égalité des chances par l’accès aux arts et à la culture, lançait ces 27 et 28 août dans les Bouches-du-Rhône son programme Arts, cultures et publics en Mecs. « On avait connaissance de cette expérience menée dans le Nord, on s’est dit qu’on allait la reproduire ici, en plus grand », s’enthousiasme Valentine Bellone au milieu des dizaines d’enfants qui se familiarisent au jonglage, à la voltige ou à l’équilibrisme encadré par les animateurs circassiens et éducateurs sociaux.

    « J’ai pris la confiance »

    Sur le câble de fer tendu à trente centimètres du sol, Liam, 9 ans, « bientôt en CM2 », tente d’avancer sans perdre l’équilibre. « J’ai pas peur de glisser et de tomber, ça m’arrive tout le temps », lâche-t-il, fier du mètre parcouru. « Les arts du cirque sont un vecteur extraordinaire pour le développement, atteste Valentine, pour la motricité, la gestion des émotions, l’esprit de coopération, le respect des règles ». Ou la prise de risque maîtrisée. Comme pour Samra, 13 ans, perchée sur le grand trapèze à quelque mètre du sol, en fait l’expérience. Rapidement à l’aise, elle s’élève dans l’air et exécute une figure élégante. « Je fais de la danse », avoue-t-elle. Elle appréhendait cependant cette première expérience de voltige « à cause de la hauteur ». L’adolescente en ressort grisée par la sensation de liberté : « après, j’ai pris la confiance et quand on se lâche, avec l’élan c’est trop bien ».

    Plus loin, Louis, intervenant du Ciam, donne des conseils pour manier le diabolo à Younès, 17 ans, qui préfère rester au sol : « je n’aime pas trop la hauteur ». Evan quant à lui, n’en revient pas de son exploit : « j’ai marché sur le fil ! Pourtant j’ai peur quand c’est dangereux, mais ils m’ont motivé ». Dans un groupe de petits, il faudra à Louis plutôt remettre en face de la réalité les prétentions de deux minots qui pensent savoir « déjà jongler avec trois balles », au regard de la maîtrise qu’ils ont d’une seule. La concentration sera de mise. Découverte, sensibilisation, exaltation, mais aussi un temps calme avec l’atelier du musée numérique créé par La Villette installé dans une des salles du château. Des tables d’écolier, une projection sur écran et des tablettes devant eux, les enfants sont invités à entrer dans l’univers des collections des musées nationaux en « likant » des images.

    Mickael Roman, directeur des deux mecs de l’Amsp fait le tour des ateliers un sourire aux lèvres. Il ne cache pas son bonheur d’assister à ces parenthèses magiques dans les parcours marqués par les ruptures et fragilités multiples des petits et des ados qu’il accueille sur les sites de Saint-Menet et de l’Arbois : « Sans l’aide de la Fondation, on n’a pas les moyens de financer ce type de projets, pourtant essentiel ». Qui pourrait même créer des vocations.

  • La Busserade évacuée et 24 personnes abritées à l’hôtel

    La Busserade évacuée et 24 personnes abritées à l’hôtel

    Ce jeudi 27 août, la préfecture des Bouches-du-Rhône a coordonné une opération d’évacuation d’un squat situé rue Busserade dans le 3e arrondissement de Marseille. Une expulsion qui fait suite à « une décision du tribunal judiciaire de Marseille prise en mai 2025 » ont précisé les services préfectoraux. La dangerosité du site est invoquée dans les motifs de la décision. Il « présentait des risques et des dangers caractérisés pour la sécurité des occupants et des riverains. En effet, il existait des risques incendies majeurs, en raison des branchements électriques sauvages, et le bâtiment souffre d’une fragilité structurelle à divers niveaux. Les nuisances étaient également importantes pour les riverains », indique le communiqué de la préfecture.

    La ville de Marseille, propriétaire du foncier, avait sollicité le concours de la force publique, « ce qui a été porté à la connaissance des occupants par courrier du 7 juillet 2026 ». Et « le concours de la force publique a été accordé à compter du 27 juillet dernier, afin que les occupants puissent se préparer à quitter les lieux, anticiper l’opération d’évacuation et préserver la scolarisation des enfants ».

    À quelques jours de la rentrée, le délai semble d’autant plus court qu’aucune solution n’a été proposée alors qu’un accompagnement social était mené depuis des mois par l’Addap 13 auprès de 58 personnes sur le site. La majorité des familles ont quitté les lieux avant l’expulsion. Des associatifs étaient aux côtés des 24 occupants présents le jour de l’opération, des femmes enceintes avec des enfants en bas âge et une personne malade, qui ont été dirigés dans des hôtels. Les travailleurs sociaux du Samu social et de Saralogisol les accompagnaient.

  • Les favoris du Provençal sur du velours au Parc Borély

    Les favoris du Provençal sur du velours au Parc Borély

    Ils sont venus, ils sont tous là. Les grosses pointures de la longue distance avaient fait le déplacement à Marseille pour jouer dans ce Borély unique, magique. Deux légendes du Provençal ont fait le déplacement. Il s’agit de Patrick Griseri et Jean Pierre Pironti. Ils sont là et bien là et arrivent à attirer la galerie. Un Pironti égal à lui-même avec la verve qui le caractérise. Dans la deuxième partie il lance à la cantonade, après un tir réussi de son adversaire sur une boule embouchonnée « ils sont durs à cuire, au début de la partie ils nous ont demandé d’être cléments avec eux. Maintenant on est 8 à 8 et le tireur a frappé 6 boules sur 9. Sacré Bambi. Il l’a fait à l’ancien et ça fait du bien ».

    Pour le reste que dire si ce n’est que les principaux favoris ont passé sans trop souffrir la première journée.

    Toutefois Fafou Cognard, Robin Rio et Adel Djafari demi-finales de l’édition 2024 ont baissé pavillon face à l’équipe emmenée par le redoutable Mathieu Moscioni.

    Les tenants du titre Fabrice Rouvin, Mohamed Benmostefa associé à Thierry Terreno ont bricolé la première partie avant de dérouler tout au long de la journée. Ils portaient un brassard pour rendre hommage à Patrick Pedragosa disparu il y a quelques semaines avec qui ils avaient gagné la dernière édition.

    À noter également les défaites de Michel Propos et Francis Conte, Stéphane Girardet

    Partis à l’aventure séparément mais qui ont connu le même sort

    Il y a aussi les anciens comme le vieux lion Franck Secchi qui rugit toujours et l’incontournable Félix Solinas qui a toujours bon pied, bon œil

    Cette première journée disputée un jeudi, une fois n’est pas coutume, a confirmé l’aisance d’anthologie de Anthony Kerfah avec son canonnier Julien Martinez et Christophe Martello semblent monter en puissance au fil des parties.

    À l’heure où nous écrivons ces lignes des parties de cadrage se jouent encore. Le nouveau concept ( un jour en moins) a contraint les organisateurs à programmer trois parties par jour. Pour la première fois, l’éclairage a été utilisé au Parc Borély. Ce ne sera sans doute pas la dernière fois.

    Aujourd’hui nous rentrons dans une deuxième phase où la fatigue va commencer à se faire sentir, où les novices auront plus de mal à tenir la distance, pendant que les adaptes de la discipline auront plus de facilité physique. Et ouï le Jeu Provençal est un véritable sport et le Provençal est un véritable défi physique indispensable pour tenir la distance et toucher au but dimanche.