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  • [Intempéries] Dégats matériels dans les Bouches-du-Rhône

    Pas moins de 200 interventions ont été réalisées avec des toitures d’entrepôts arrachées dont celle d’Amazon à Saint-Martin-de-Crau, une chute d’échafaudage à La Ciotat et de nombreuses chutes d’arbres avec des vents dépassant les 100 kilomètres par heure. À Saint-Paul-lez-Durance, une ligne de 20 000 V a été endommagée et a plongé une grande partie de la commune dans le noir.

    La circulation des trains a également été impactée avec des retards de plusieurs heures, notamment entre Marseille et Nîmes. La desserte de Saint-Martin-de-Crau était toujours interrompue ce mardi 25 avril, les trains étant détournés sur la ligne Miramas-Avignon via Cavaillon. Le retour à la normale étant prévu pour 16h.

  • Le Provençal : le grand retour

    Le Provençal : le grand retour

    Après une année d’absence, le Provençal est de retour pour quatre jours de compétition qui promettent de faire vibrer le Parc Borély à Marseille.

    C’est un ouf de soulagement pour tous les passionnés. Une année sans Provençal, c’est une saison inachevée.

    Les organisateurs ont voulu que l’épreuve débute un jeudi. Les esprits chagrins ont réagi avec véhémence sur ce choix, à tort ou à raison ? Le nombre d’équipes engagées (588) peut valider leur réticence. Mais il n’est pas dit, compte tenu du contexte actuel, qu’un démarrage, comme de coutume, un jour dominical, eut fait plus d’affluence.

    Toujours est-il que Parc Borély c’est le berceau de la longue distance, le lieu où se sont écrites les plus belles pages de l’histoire du Jeu Provençal.

    D’hier à aujourd’hui

    Les souvenirs s’empilent dans l’esprit des anciennes générations en se remémorant les exploits des stars de la discipline. Ceux de l’incomparable Dédé Massoni véritable idole. Tout Marseille accourait pour voir « le Blond » faire les trois pas dans un style coulé, avec une élégance incomparable et une adresse diabolique. D’autres bien sûr ont marqué l’histoire comme Milou Lovino l’autre star marseillaise.

    Mais l’histoire aujourd’hui s’écrit au présent avec d’autres joueurs, des styles différents, des champions moins charismatiques mais redoutables.

    Deux hommes aujourd’hui ressortent du lot par leur vécu, leur palmarès. leur classe. Mohamed Benmostefa et Anthony Kerfah. Ils ont gagné beaucoup de batailles ensemble mais jamais le Provençal. Ce ne sera pas cette année. Benmostefa et Fabrice Rouvin, tenants du titre, repartent avec Thierry Terreno, l’autre icône de la discipline (il remplace le regretté Patrick Pedragosa) sous les couleurs de l’équipe de France. Ils seront les favoris avec une équipe particulièrement équilibrée à l’expérience consommée et au talent immense. Le seul hic peut être le manque de compétition de Benmostefa et Rouvin. Anthony Kerfah est associé au grand Christophe Martello et Julien Martinez sous les couleurs de Mouans-Sartoux.

    Passion et suspense au rendez-vous

    On suivra également le finaliste 2024 Philippe Stievenart embrigadé avec l’homme en forme du moment Alain Valdés et Claude Salles. Au rayon prétendant, Adel Djafari, Robin Rio et Marc Cognard demi-finalistes de la dernière édition repartent ensemble tout comme l’inusable compétiteur Hervé Fontani avec les deux talents Enzo Paolucci et Juan Lopez également dans le dernier carré en 2024. La liste des outsiders est longue.

    Le Parc Borély va retrouver son ambiance unique, faite de passion, de suspense, de grandes parties et de ces moments de magie qui font la légende du Provençal. Les exploits des Benmostefa, Kerfah, Lopez et de nombreux autres grands noms sont attendus. Mais comme toujours, le charme du Provençal réside aussi dans les surprises, les outsiders et ces équipes capables de faire tomber les favoris au terme de parties acharnées.

    Le Provençal est de retour. Et avec lui, c’est tout Marseille qui va se mettre à l’heure du Jeu Provençal

    ET AUSSI

    Le programme

    Jeudi

    8h30 : premières parties.

    14h : deuxièmes parties suivies du cadrage.

    Vendredi

    8h : troisièmes parties.

    14h : quatrièmes parties suivies des cinquièmes.

    Samedi

    8h30 : 8e de finale.

    15h : quart de finale.

    Dimanche

    8h30 : demi-finale.

    17h : finale.

    Le choc du jour

    Il aura lieu au jeu 348 (les Pétouliers). Yoann Provins, Jérémy Jean et Marc Dusaillant seront opposés à François Gomez, Serge Penna, deux ex-vainqueurs, associés au Varois Laurent Faudon

    Le Provençal c’est aussi …

    Trophée des légendes

    28 et 29 août : huit équipes emmenées par Éric Cantona.

    Petit Provençal

    28 et 29 août : limité à 64 équipes.

    Quelques chiffres

    1908 première édition avec 167 équipes. Les vainqueurs : Baptistin Ravizza dit « le Pich », son frère Charles dit « le Parpelé » et Michel Prébois dit « le Grêlé ».

    Émile Lovino a remporté l’épreuve en 1959 et en 1995 soit 36 ans après. Un record. Il est suivi de près par Louis Ruggeri lauréat en 1963 et 1997.

    Record de participation en 1983 avec 1 849 équipes

    Efficacité au tir en finale : Benmostefa en 2013 avec 14 sur 17

    Le plus jeune vainqueur :

    René Giordanengo en 1983 à 16 ans

    Recordman des victoires : André Massoni avec 7 victoires

  • De moins en moins de femmes parmi les préfets

    De moins en moins de femmes parmi les préfets

    « Un écart persistant subsiste entre, d’une part, les objectifs de parité affichés et, d’autre part, la féminisation des nominations. La proportion de femmes préfètes s’est réduite de 27% à 24% entre 2019 et 2024 », alerte la Cour des comptes dans un rapport consacré à la gestion des préfets, rendu public le 28 juillet.

    Malgré les discours officiels, la fonction de préfet reste donc un bastion masculin où la part des femmes, loin de progresser, accuse un net recul depuis le début des années 2020. « La France ne compte plus désormais que 17,5% de préfètes de département ou de région. Pour 82,5% d’hommes », déplore l’Observatoire régional de la parité d’Occitanie, qui a décidé d’interpeller publiquement le président de la République à ce sujet. Avec 4 de ses 13 départements administrés par une femme (Chantal Mauchet dans l’Hérault, Fabienne Decottignies dans le Gard, Marilyne Poulain dans le Lot et Sibylle Samoyault dans Les Hautes-Pyrénées – nomination effective à partir du 24 août 2026 -), soit une proportion de près de 31% de femmes, l’Occitanie fait mentir les statistiques. Hélas elle est l’exception.

    « User avec audace de son pouvoir exorbitant »

    Créée par Napoléon, la fonction de préfet est très longtemps restée réservée aux hommes. Il a fallu attendre l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981 pour qu’une première femme, Yvette Chassagne, soit nommée préfète. La part des femmes a ensuite progressé très lentement… « En 2012, la loi Sauvadet a imposé aux employeurs publics, donc à l’État, une part d’au moins 40% de femmes dans les premières nominations des emplois supérieurs, dont ceux de préfet », rappelle l’Observatoire régional de la parité d’Occitanie. De 6% en 2005, cette part avait fini par atteindre 27% en 2019… avant de refluer. Au sein de l’administration, peu de secteurs affichent désormais une domination aussi écrasante du genre masculin. « Ainsi, au vu du plafond de verre blindé qui s’ajoute celui du plancher collant pour 38% de sous-préfètes, dans son rapport, la Cour des comptes demande à “l’autorité de nomination” [le président de la République, Ndlr.] de veiller, “à la cohérence de ses décisions avec l’objectif de nomination fixé par la loi”. En foi de quoi l’Observatoire régional de la parité d’Occitanie lui demande à son tour d’user avec audace de son pouvoir exorbitant de choix des personnes pour traduire au sommet de la pyramide administrative ces nominations paritaires qui s’imposent et ne peuvent plus attendre. »

  • La réutilisation des eaux usées traitées arrive à Sète

    La réutilisation des eaux usées traitées arrive à Sète

    Face à la raréfaction de la ressource en eau, Sète passe à la vitesse supérieure. Depuis le début du mois de juillet, les eaux usées traitées par la station d’épuration des Eaux Blanches sont réutilisées pour des usages communaux qui jusque-là nécessitaient de l’eau potable.

    Un arrêté préfectoral fixe les conditions de la réutilisation des eaux usées traitées (Réut) et permet à Sète Agglopôle d’économiser pas moins de 20 000m3 chaque année. « L’autorisation concerne l’hydrocurage des réseaux d’assainissement, l’arrosage du ballast (lors d’une construction d’une route, on arrose afin de compacter un petit peu les cailloux et la terre) et bien sûr les laveuses de la Ville de Sète et potentiellement celles de Frontignan et La Peyrade », énumère Vincent Sabatier, vice-président de Sète agglopôle Méditerranée, délégué au cycle de l’eau.

    La collectivité dirigée par le socialiste Loïc Linarès met également en avant la technologique du dispositif, permettant d’avoir une eau de haute qualité. « C’est une eau de qualité A+, une des rares eaux en France à avoir ce label [la première dans l’Hérault, Ndlr.] puisque la technicité de la station d’épuration nous permet de sortir une qualité très supérieure à l’eau de baignade », poursuit le vice-président. En effet, l’eau usée subit dans un premier temps un procédé d’ultrafiltration membranaire avant d’être désinfectée par rayons UV. Du chlore est également ajouté pour assurer un effet durable et ainsi permettre de la stocker dans une cuve de 20 000 litres. Une réutilisation des eaux usées qui empêche également de rejeter cette eau dans la mer.

    La perspective d’usages industriels de la Réut

    Cette nouvelle économie d’eau vient s’ajouter à celle de 110 000m3 issus de la récupération d’eau de lavage des filtres de la station de potabilisation sétoise. « Potentiellement, cette eau économisée pourra servir pour les “usages nouveaux” de la ressource. Nous sommes de plus en plus confrontés à des conditions météo extrêmes, nous obligeant à arroser plus. Cette eau pourrait subvenir à ces besoins, en particulier l’irrigation », souligne Vincent Sabatier. Seul hic, sa salinité. « Le réseau est au niveau zéro des cartes [zéro hydrographique, Ndlr.], donc nous avons un petit peu d’intrusion d’eau salée. Mais il est toujours moins compliqué d’enlever 3g de sel que 30 comme dans l’eau de mer. »

    Ce nouveau dispositif n’est qu’une première étape dans la réutilisation des eaux usées traitées. En effet, l’Agglo prévoit de développer ses usages, notamment industriels. « Le second projet est de venir alimenter l’usine Saipol, premier consommateur d’eau municipal de la ville de Sète. Là, on vise une économie de 350 000m3 », soutient Vincent Sabatier. Notamment pour refroidir les installations et produire de la vapeur pour cette usine dédiée à la transformation de colza d’import.

    Une démarche qui montre le fort potentiel de cette technologie encore peu développée en France, contrairement à l’Espagne voisine, où l’eau réutilisée peut être consommée par la population. Mais à la vue du dérèglement climatique, il est sûr que la question de la Réut va se poser dans le débat public français.

  • Du Grau-du-Roi à Kherson, des filets pour sauver des vies

    Du Grau-du-Roi à Kherson, des filets pour sauver des vies

    Sur les quais du Grau-du-Roi, les vieux filets de pêche ne finiront pas tous à la benne. Débarrassés de leurs câbles, chaînes, flotteurs et cordages, ils vont prendre la route de l’Ukraine. Destination : Kherson, ville du sud régulièrement frappée par les drones russes. Là-bas, ces mailles usées par la Méditerranée doivent être tendues au-dessus de routes et de passages afin d’accrocher certains drones volant à basse altitude.

    À l’origine de l’opération, Solidarité Ukraine 34, association basée à Lunel et habituée à acheminer tous les deux mois du matériel humanitaire et médical. « On était sensibles à la protection des civils, en plus de l’aide humanitaire habituelle », explique son coprésident Philippe Milon. Inspirée par une initiative menée par des pêcheurs bretons, l’association s’est alors tournée vers les ports méditerranéens.

    Au Grau-du-Roi, le projet a rapidement trouvé un écho. Mairie, responsables du port, pêcheurs, bénévoles et association d’insertion ont travaillé de concert pour récupérer ces filets devenus encombrants et difficiles à recycler. « Il y a eu vraiment une très bonne harmonie entre toutes les autorités pour trouver les solutions. Le port était encombré, il y avait des problèmes de sécurité, et on leur a apporté cette solution », raconte Philippe Milon.

    S’adapter

    aux besoins de la guerre

    Pendant quatre matinées, bénévoles et réfugiés ukrainiens ont ainsi « désarmé » les filets : les étendre, couper les attaches et ne conserver que la maille. Une trentaine de pièces étaient prévues, avant que le bouche-à-oreille ne fasse grossir la collecte. « On doit avoir 35-36 filets, de toutes les tailles possibles », se réjouit le coprésident.

    Certains filets atteignent jusqu’à 150 mètres. Une fois en Ukraine, ils seront tendus en hauteur au-dessus de rues et de points de passage. « Les drones, en tombant, s’accrochent dans les filets, donc ça bloque les hélices et surtout ça retient le drone avant qu’il n’éclate au sol », détaille Philippe Milon. Pour lui, cette protection rudimentaire reste « le système le plus économique, faute de mieux ».

    La cargaison doit être acheminée par un camion ukrainien. Coût annoncé : autour de 5 000 euros. Une cagnotte a donc été ouverte pour financer le convoi, qui emportera aussi du matériel médical, des fauteuils roulants et des consommables. Depuis plus de quatre ans, l’association multiplie les voyages et ajuste ses envois aux besoins du terrain. « On essaie au fur et à mesure de s’adapter », résume Philippe Milon.

    Sur le quai, cette solidarité prend aussi le visage des Ukrainiens réfugiés dans l’Hérault, venus travailler sur les filets destinés à leur pays. « Ils se disent : on ne peut pas rester indifférents », raconte le coprésident. Du pêcheur graulen au bénévole ukrainien, chacun tient ainsi un morceau de la chaîne. Avec, au bout, le même objectif : « On sauve des vies. »

  • Chaleur et œnotourisme, le cocktail ne passe pas

    Chaleur et œnotourisme, le cocktail ne passe pas

    Deuxième département viticole de France et premier département touristique d’Occitanie, l’Hérault accueille chaque année de nombreux passionnés de vin dans le cadre de circuits œnologiques. Mais cette pratique touristique, relativement récente, se retrouve impactée lorsque le mercure s’affole.

    Face à des vagues de chaleur ponctuées par des épisodes caniculaires de plus en plus récurrents, la tendance est à la baisse de la fréquentation touristique dans les vignobles du département. « Il y a moins de gens dans les structures de visites, y compris chez les viticulteurs », explique Magali Boyer, chargée du développement touristique du Département de l’Hérault et responsable de l’Oenotour. Pour tenter de trouver la fraîcheur, les touristes boudent les activités de plein air au profit des musées ou encore des cinémas.

    Conséquences : la baisse des réservations de logements et la diminution du nombre de visiteurs. Un réel manque à gagner pour les structures touristiques, mais également pour les vignerons. Malgré leur fraîcheur, les visites de caves n’attirent pas plus. « Les gens n’ont pas forcément envie de déguster du vin quand il fait chaud », explique Magali Boyer. Une réalité qui peut conduire à une baisse des ventes de bouteilles, la dégustation facilitant l’achat.

    Une ouverture hors saison

    Certaines activités organisées autour des caves et des vignobles sont également impactées par ces chaleurs extrêmes. Le Département a d’ailleurs fait le choix de ne pas communiquer sur les circuits d’oenorando® et d’oenovélo au cours de la période estivale. « C’est quand même beaucoup plus agréable de se promener quand il fait une température correcte », ajoute Magali Boyer. Un choix qui permet de faire d’une pierre deux coups, dans des zones naturelles déjà fragilisées par la chaleur et en proie à un fort risque incendie.

    Du côté des solutions, le Département préconise une ouverture des caveaux et des visites en dehors des périodes de fortes chaleurs. Un certain nombre de vignerons héraultais ont déjà fait ce choix en organisant des circuits et visites au printemps et à l’automne. Les saisons habituellement moins touristiques et leurs vacances scolaires sont alors de nouvelles périodes cibles pour l’œnotourisme. « L’année dernière, il y a eu une bonne fréquentation touristique dans le département aux vacances de la Toussaint », lance Magali Boyer. Un élargissement des périodes d’ouverture au public difficile à assumer dans les petits vignobles familiaux.

    Outre la baisse de fréquentation des circuits, à confirmer à la fin de la saison, l’œnotourisme se confronte à la précocité des vendanges : « J’ai eu une dame qui était débordée parce qu’il fallait qu’elle gère d’un côté, les vendanges précoces et, de l’autre, les touristes », conclut Magali Boyer.

  • [C’est l’été] La ligne des Alpes à l’aube du renouveau

    [C’est l’été] La ligne des Alpes à l’aube du renouveau

    À 8h30, lorsque le train quitte la gare de Briançon, à 1 300 m d’altitude et s’élance à travers la vallée de la Durance dans la fraîcheur du matin, nul besoin de roman ou de série, le spectacle se déroule derrière les larges vitres du TER. Aux cimes qui culminent à plus de 3 000m du massif des Écrins, succèdent les écluses et méandres de la Durance. Dans les allées, on voit de nombreux randonneurs aux sacs à dos chargés, la tête enfouie dans leurs bras croisés, rattraper une nuit de montagne pas tout à fait complète. Beaucoup sont des touristes intrarégionaux, comme Sam, venu de Marseille pour arpenter la montagne : « Je suis arrivé il y a quatre jours à Briançon. De là, j’ai randonné en Italie et je suis revenu par le Queyras, en prenant le train à Guillestre. Là, je fais un saut à Décathlon à Gap pour acheter des chaussures puis je prends le bus pour Barcelonette. C’est super chouette ! Moi, je fais sans voiture, je n’en veux absolument pas ! »

    La ligne est presque une activité en soi, tant elle chemine entre les sites spectaculaires à explorer dans le département. « Par exemple, en train, on a plusieurs tunnels successifs, un coup on découvre la Durance, un coup on découvre autre chose, alors qu’en voiture sur les rampes de l’Argentière, on va passer complètement au-dessus, témoigne Vincent Guazzi, directeur de la ligne pour la SNCF. Quand on part de Marseille, du littoral et qu’on arrive à Briançon, la ville la plus haute de l’Union européenne, ça fait quand même de sacrés changements. » Côté négatif, un chemin de fer de haute montagne est plus complexe à exploiter. « Il n’y a qu’une seule ligne, donc si un train a du retard pour arriver à son point de croisement où l’autre train l’attend, ça fait qu’en cascade, les retards peuvent vite augmenter », explique-t-il.

    À Embrun, un petit garçon, accompagné de sa mère, a même le droit de visiter brièvement la cabine du conducteur. « Vous voyez, on ne voit pas ça partout. Les agents qui travaillent sur cette ligne y sont très attachés », commente Vincent Guazzi. Passé Embrun, le lac de Serre-Ponçon offre à la vue ses eaux bleu turquoise dominées par le pic Morgon baignant dans la lumière encore timide du soleil matinal. À bord, Malika, Embrunaise, emmène ses deux garçons chez le coiffeur à Gap. « C’est plus agréable que la voiture et c’est surtout moins cher, rappelle celle-ci. C’est pratique, mais par contre quand il faut aller à Marseille, c’est long, c’est plus de 4 heures… »

    Avant les JO, un an et demi de chantier

    Pour rallier Marseille et la mer Méditerranée, il faut en effet compter en moyenne 4h53, une durée que l’État, la Région et la SNCF ont promis de raccourcir à 3h40 d’ici 2030. Car la ligne des Alpes vit peut-être son dernier été sous sa forme actuelle. En 2027, des travaux à hauteur de 327 millions doivent débuter pour l’adapter à l’arrivée des JOP d’hiver 2030. Avec, à la clef, la promesse d’une ligne rénovée à hauteur des besoins du territoire.

    Un défi sur lequel les élus se savent attendus. « Les travaux pour les JO 2030 permettront d’avoir des conditions considérablement améliorées, des trains plus souvent et plus rapides. Ceci doit être complété par des parkings à proximité des gares, on travaille aussi avec la SNCF pour avoir plus d’abris vélo, il y a une demande forte à ce niveau, constate Chantal Eymeoud, maire d’Embrun et 2e vice-présidente de la région Paca. La population des Hautes-Alpes attend aussi qu’on désengorge les flux routiers, surchargés pendant l’été et l’hiver. Sur l’axe Briançon-Tallard, on a des kilomètres de bouchon durant les week-ends de neige. » Pour voir advenir cette nouvelle ligne, il faudra passer par une période délicate. De 2028 à 2030, pendant un an et demi, plus aucun train ne circulera sur la ligne des Alpes. « On travaille avec le conseil régional pour mettre en place une desserte de substitution avec des bus. En sachant qu’il y aura aussi d’importants chantiers sur les routes, ça va être un an et demi-compliqué, concède Vincent Guazzi. Mais c’est un mal pour un bien. »

  • Premier cas autochtone de dengue confirmé dans les Bouches-les-Bouches

    Premier cas autochtone de dengue confirmé dans les Bouches-les-Bouches

    Transmise par les moustiques, cette maladie qui se manifeste habituellement par une fièvre brutale avec des douleurs et une éruption cutanée peut dans de rares cas susciter des complications graves, voire mortelles. « Des mesures de gestion ont été immédiatement engagées afin de limiter tout risque de propagation », précise le communiqué, avec des opérations de démoustication dans le voisinage. En complément, des visites seront réalisées par l’ARS et Santé publique France avec l’appui de la municipalité pour identifier de potentiels cas secondaires et sensibiliser les habitants. L’ARS invite à se protéger des piqûres, consulter immédiatement son médecin traitant, limiter ses déplacements en cas de symptômes.

  • La rentrée solidaire d’Emmaüs Pointe-Rouge

    La rentrée solidaire d’Emmaüs Pointe-Rouge

    « Ils sont sympas, je viens souvent leur rendre visite. Aujourd’hui j’ai acheté 35 feutres pour 3,50 euros », détaille Laura trentenaire ravie de son gros paquet de feutre. Pour le matériel de type cahier, feuilles Canson, classeurs, trousses, règles ou ardoises, le prix de 50 centimes est unique. Mais pour les stylos, les feutres et les crayons, l’affaire est encore plus belle. « Je les fais à 50 centimes les cinq », déclare Hervé, compagnon de la communauté en mode « maître d’école » du stand. « Les livres, manuels scolaires, ou les dictionnaires, ça part super bien. Je les choisis moi-même dans notre bibliothèque », poursuit-il joyeusement. Sur le côté du stand, Nora et Aïcha trouvent 4 jolis sacs à dos à trois euros chacun, inespéré avant la rentrée.

    Inquiétudes

    Le stand fournitures scolaires est en plein air et jamais vide. Nouara Bernou explique : « C’est à la demande des clients que nous avons commencé la vente il y a une semaine. Il n’est pas rare de trouver une maîtresse en quête de matériels pour les élèves que les parents n’auront pas pu fournir. » Et de poursuivre « Cette année, c’est un peu particulier. On sent les gens inquiets des factures qui vont arriver, des taxes, de la politique en général. » La clientèle d’Emmaüs a beaucoup évolué ces dernières années, un retour des jeunes par éthique mais surtout par nécessité est observé. « La classe moyenne a de plus en plus de mal à faire face, la précarité est en constante hausse. Les équipements coûtent de plus en plus cher avec l’engouement des marques » observe-t-elle. Elle réfléchit, puis reprend « comment demander à son enfant de bien travailler, si on n’est pas en mesure de bien l’habiller ? » Cerise sur le gâteau, aucun don de grandes surfaces cette année…

    Emmaüs Pointe-Rouge
    110 Trav. Parangon, Marseille 8e.

  • L’UL CGT rappelle son rôle dans la Libération d’Arles

    L’UL CGT rappelle son rôle dans la Libération d’Arles

    C’est une première. Ce mercredi 26 août, l’Union locale CGT s’est réunie devant la stèle de la place Lamartine pour souligner la contribution du monde ouvrier, et en particulier son organisation syndicale, dans la Libération de la ville d’Arles.

    Le secrétaire général Nicolas Bourcy explique : « Nous avons retrouvé dans les archives une déclaration du Comité local de la Libération, chargé de gérer la ville en attendant les élections municipales au printemps 1945, datant du 26 août 1944.» Y sont cités les membres représentant « les divers mouvements de libération, c’est-à-dire : Mouvements unis de la résistance, CGT, Parti communiste, et Front national de lutte pour l’indépendance de la France ».

    Le syndicat est « ainsi reconnu comme tenant une place singulière dans l’histoire résistante de la ville », souligne Nicolas Bourcy. « Son occupation depuis 126 ans de ses locaux historiques dans la Bourse du travail, sa visibilité, avec son signe au fronton, en constituent une reconnaissance matérielle autant que morale. Ceux qui s’y attaquent aujourd’hui n’ont d’autre volonté que de chercher (…) à affaiblir, à nier cette histoire (…).»

    Un moratoire à l’expulsion

    En juillet, le tribunal administratif de Marseille a validé l’expulsion de l’UL de ses locaux, au motif de l’échéance de la convention d’occupation des lieux, en 2023, que le maire (Horizons) Patrick de Carolis a refusé de renouveler. Le syndicat a annoncé faire appel, ce qui ne suspend ni l’expulsion ni l’astreinte financière de 50 euros par jour, qui s’appliquera à compter de la mi-septembre. « Nous demandons un moratoire au préfet, en attendant les conclusions de la mission interministérielle lancée en juillet pour réfléchir à l’avenir des Bourses du travail », précise Nicolas Bourcy.